Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNathalie Arthaud· 15 avril 2020 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉducation & recherche

Réouverture des écoles : Macron s'aligne sur la volonté du patronat de faire reprendre le travail.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Nathalie ArthaudFait
    « Aucune des trois conditions nécessaires au déconfinement ne sont réunies. »
  • 0:25Nathalie ArthaudFait
    « La pression sur les hôpitaux, elle est toujours très forte. »
  • 0:35Nathalie ArthaudFait
    « Des masques il n'y en a pas pour toute la population. »
  • 0:45Nathalie ArthaudFait
    « Le gouvernement est incapable de dépister en masse, pour isoler les malades du reste de la population. »
  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « Le Conseil Scientifique est opposé à cette décision ! »
  • 1:40Nathalie ArthaudFait
    « Geoffroy Roux de Bézieux patron du Medef, a d'ailleurs rappelé très clairement, ouvertement, à la reprise. »
  • 2:30Nathalie ArthaudFait
    « Ils sont effectivement prêts à avoir des centaines de milliers de morts sur la conscience. »
  • 3:00Nathalie ArthaudFait
    « Il faut voir comment, dans les entreprises qui tournent, il faut faire des pieds et des mains pour que les salariés obtiennent des protections élémentaires. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nous sommes mercredi 15 avril et je voudrais revenir sur la décision de rouvrir les écoles à partir du 11 mai. Parce que cette décision est irresponsable ! Aucune des trois conditions nécessaires au déconfinement ne sont réunies.

La pression sur les hôpitaux, elle est toujours très forte. Des masques il n'y en a pas pour toute la population. Puis le gouvernement est incapable de dépister en masse, pour isoler les malades du reste de la population.

On avait aussi compris que déconfinement devait être un processus lent, maîtrisé, pour contenir la circulation du virus et donc le nombre de malades. Mais là, le gouvernement ouvre les vannes ! Parce que cela signifie 12 millions d'enfants et de jeunes qui vont reprendre le chemin des écoles.

Alors c'est vrai, que les épidémiologistes disent qu'ils sont très peu frappés par la maladie. Mais les professeurs, leurs parents qui vont les accompagner ? Qu'est-ce qui va se passer dans les transports en commun ?

Alors il nous explique, qu'il y aura quand même des gestes barrières...

Mais alors là, c'est vraiment de la blague. C'est de la blague ! Parce que, y compris dans mon lycée, au mois de mars, il a fallu faire des pieds et des mains, pour obtenir du savon dans les sanitaires des élèves !

Non il n'y aura pas de distanciation sociale dans les écoles. Et concrètement, le gouvernement prend sciemment le risque de relancer l'épidémie. Et ce que Macron a omis d'expliquer, dans sa longue allocution, c'est que le Conseil Scientifique est opposé à cette décision !

En fait c'est le grand patronat qui a arraché cette date du 11 mai. Parce que le grand patronat trépigne déjà depuis des semaines, devant le manque à gagner imposé par le confinement. Geoffroy Roux de Bézieux patron du Medef, a d'ailleurs rappelé très clairement, ouvertement, à la reprise.

Alors beaucoup d'entreprises n'ont jamais fermé leurs portes. Là, oui bien sûr que ça reprend au niveau de l'économie. Alors on a Michelin qui a repris.

Toyota qui va reprendre... le 21 avril.

Et toutes les autres entreprises veulent redémarrer. Alors y avait un obstacle. L'obstacle c'était que des millions de salariés avaient été forcés de rester chez eux, pour garder leurs enfants.

Ben voilà, l'obstacle est levé. L'école va se charger de la garde des enfants. Et des millions de salariés vont être libérés et vont pouvoir reprendre le chemin des d'entreprise pour aller se faire exploiter.

Voilà, alors clairement la gestion de la crise sanitaire. Elle est entre les mains du Medef, des capitalistes. Ce sont eux qui sont vraiment les maîtres de la situation.

Il n'y a pas à s'en étonner, ce sont eux qui ont le pouvoir, depuis toujours, sur l'organisation économique et sociale. Eh bien ça continue et ils ne vont pas s'embarrasser de scrupules. Il faut voir comment, dans les entreprises qui tournent, il faut faire des pieds et des mains pour que les salariés obtiennent des protections élémentaires.

Et on sait ce qui c'est passé avec l'amiante, avec la silicose, pour leur profit. Ils sont effectivement prêts à avoir des centaines de milliers de morts sur la conscience. Ils seraient prêt à tuer père et mère, pour leur part de marché, pour leur compétitivité pour leur rentabilité !

C'est ça la réalité du capitalisme de l'exploitation ! Alors, certes nous sommes confinés... mais il faut tout de même, trouver le moyen de discuter de se rassembler et de s'organiser.

Parce que il y a de grands combats qui nous attendent on voit très bien... que l'après crise, ils vont vouloir nous la faire payer cher.

En nous volant des semaines de congé. En nous imposant des semaines à rallonge. Depuis toujours ça se passe comme ça.

Mais voilà il ya plus grave il y a le combat pour notre droit à la vie... et ce combat là c'est ici et maintenant !