Fin de vie : les trois points contestés par Sébastien Lecornu
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La France va-t-elle rejoindre la liste des pays qui autorisent l'euthanasie et le suicide assisté ? Après des mois de débat et trois rejets au Sénat, le vote définitif de la loi sur la fin de vie est prévu aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Sauf énorme surprise, le texte devrait être adopté mais le combat juridique ne fait que commencer.
Après Gérard Larchet, le président du Sénat, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce à son tour qu'il saisira le Conseil constitutionnel. Il veut faire corriger trois points qu'il juge insuffisamment encadré. Arthur de la borde.
L'adoption est en bonne voie mais le débat va se poursuivre devant le Conseil constitutionnel. Premier point, le délai de réflexion. Le texte prévoit qu'un patient puisse confirmer sa demande d'aide à mourir après seulement 2 jours.
Pour Sébastien Lecnu, c'est trop court au regard de la gravité d'une décision irréversible. Autre sujet, la liberté des établissements privés attachés au respect de la vie. Des structures comme les petites sœurs des pauvres refusent de pratiquer l'euthanasie ou le suicide assisté.
Le premier ministre veut leur permettre de poursuivre leur mission sans avoir à orienter les patients vers cette procédure. Enfin, Matignon s'inquiète de la situation des majeurs protégés. Les opposants dénoncent un paradoxe.
Une personne sous curatelle ne peut pas gérer seul son compte bancaire, mais pourrait demander seul une aide à mourir. Sur le plan politique, Matignon assure qu'Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu ont décidé ensemble cette saisine des sages la semaine dernière. une façon d'afficher un front univergence sur le calendrier de cette réforme.
Sébastien Lecornu