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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 18 juin 2025 19 minActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseImmigration & asileSécurité

Point presse du Président Emmanuel Macron à l'issue du Sommet du G7 au Canada.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Selon vous, ce qu'il s'est passé en Irak en 2003 était une bonne idée ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce que cherche le président Trump, un changement de régime en Iran ?

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Ces menaces d'annexion du Canada par Trump mettent-elles en péril l'unité du G7 ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Quel effet le départ de Trump a-t-il eu sur les discussions sur l'Ukraine ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Le G7 à Evian ne risque-t-il pas de devenir un G6 avec Trump absent ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que Monsieur Carney a réussi à affirmer l'unité du G7 malgré Trump ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Emmanuel MacronChiffre
    « les Européens ont préparé avec des nouvelles sanctions inédites et beaucoup plus fortes »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Kiev a été attaqué directement, plusieurs dizaines de civils sont morts »
  • 9:00Emmanuel MacronFait
    « la position de la France est claire. Elle est inchangée et je la réaffirme avec beaucoup de force »
  • 11:00Emmanuel MacronFait
    « il ne voulait pas avancer seul. Il considère désormais qu'on peut avancer »
  • 13:00Emmanuel MacronChiffre
    « 7 textes ont été validés par ce G7 en plus du communiqué final »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je souhaite remercier le Premier ministre canadien pour son accueil, l'organisation de ce G7, le grand sérieux et l'ambition qu'il a mis au cœur de ce sommet. Comme je l'ai rappelé hier, les principaux acquis de ce G7 à la fois sur les questions des déséquilibres mondiaux, de sécurité de nos chaînes de valeur et de l'immigration comme du narcotrafic, nous a permis d'avancer. Et hier soir, à 7, nous avons abordé des discussions géopolitiques.

Celles-ci ont également permis d'abord de consolider une position commune sur l'Iran, puisqu'un communiqué endossé par l'ensemble des membres du G7 a été publié, qui acte ce que nous avions pu dire les uns et les autres, ces derniers jours, c'est-à-dire notre volonté de ne pas voir l'Iran se doter de l'arme nucléaire qui, en même temps, a appelé à une désescalade dans la région, à l'instauration d'une stabilité, à la protection des civils, et à également rappeler la nécessité d'un cessez-le-feu à Gaza. Je pense que c'est un acquis de ce G7 sur une position commune. Nous avons ensuite eu une discussion sur l'Ukraine avec le président Trump, qui s'est poursuivie ce matin avec le secrétaire Bessent, pour ce qui est des États-Unis, mais le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte et le président Zelensky nous ont rejoints.

Sur le sujet de l'Ukraine, la position commune qui se dégage, c'est, d'une part, de dire qu'il faut renforcer les sanctions. C'est ce que les Européens ont préparé avec des nouvelles sanctions inédites et beaucoup plus fortes, et c'est ce que les sénateurs américains préparent et la convergence entre nos actions, avec une très grande coordination avec le Japon, le Canada et le Royaume-Uni, est de nature à changer la donne, parce que c'est cela qui va permettre de ramener la Russie autour de la table des négociations, comme le demande le président Trump depuis le mois de février dernier. En parallèle, nous avons tous acté la nécessité de continuer de soutenir l'Ukraine et de poursuivre l'effort pour permettre à celle ci-de résister.

Nous l'avons fait dans un contexte qui n'a échappé à personne parce que la nuit dernière a été absolument terrible pour l'Ukraine et le peuple ukrainien. Kiev a été attaqué directement, plusieurs dizaines de civils sont morts, ce qui montre le cynisme complet du président Poutine, qui utilise le contexte international pour renforcer des attaques contre des civils et qui agit a contrario des propos qu'il a pu avoir avec les uns et les autres ces derniers mois. Voilà la position sur l'Ukraine que nous avons dégagée.

Enfin, après avoir remercié le Premier ministre Mark Carney et après avoir résumé nos sessions, j'ai pu annoncer que la France accueillerait le G7 l'année prochaine à Evian. C'est aussi une manière pour nous de poursuivre ces travaux dans une ville, un département, une région qui ont montré une réelle volonté, un réel attachement à accueillir ce grand rendez-vous international. Et je veux ici remercier tous les élus locaux qui ont été très mobilisés dans la préparation de ce travail.

Ce sera pour nous une manière de, comme nous l'avions fait à Biarritz en 2019, de poursuivre ce travail avec des formats qui changeront, j'aurai l'occasion d'y revenir. Je vais à présent répondre aux questions. Au moment où on se parle, le président Trump semble plus que jamais sur le pied de guerre en Iran, si l'on en croit plusieurs médias américains, on semble bien loin du cessez-le-feu que vous évoquiez hier, non ?

Alors écoutez le cessez-le-feu, c'était surtout le président Trump qui l'évoquait hier, et vos collègues Et vos collègues qui l'ont interviewé, comme CNN, l'ont écrit. Et quand le président Trump dit qu'il doit rentrer parce que des discussions sont en cours, qu'ils vont parler, qu'il faut parler. Il s'agit généralement de discussions pour cesser le feu.

Quand nous endossons un texte commun sur l'Iran, texte que j'ai là et qui a été discuté avec le président Trump et qui dit très clairement que l'Iran est la principale source d'instabilité, mais que nous appelons tous à la résolution de la crise en Iran, qui doit mener à une désescalade des hostilités au Proche-Orient. L'intention qui est partagée, c'est quand même qu'il y ait un cessez-le-feu. Vous constatez, comme moi, qu'il y a sans doute eu un changement d'avis, mais je ne suis pas responsable des changements d'avis de l'administration américaine, ce qui tombe bien, parce que le président français parle pour la France.

Donc hier, je vous ai dit ce que j'avais à vous dire, c'est-à-dire que le Président Trump nous a annoncé et a dit à la terre entière qu'il y allait pour discuter, je trouve que c'est une bonne chose et je ne change pas d'avis. Et la France a une position constante à travers les années. Et cette position, c'est celle que j'exprime depuis octobre 2023.

Nous sommes attentifs à la sécurité d'Israël. Nous reconnaissons le droit d'Israël de se défendre. Comme une démocratie, nous sommes à ses côtés quand elle lutte contre les groupes terroristes.

Mais jamais nous ne partageons les actions de déstabilisation régionale. C'est pourquoi, depuis octobre 2023, la France appelle à un cessez-le-feu à Gaza. C'est pourquoi j'ai dit que nous ne voulons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire ou ait ces capacités balistiques.

Mais je pense que la plus grande des erreurs aujourd'hui, c'est de chercher, par la voie militaire, à faire un changement de régime en Iran, parce que à ce moment-là, ce sera le chaos. La responsabilité qui est la nôtre, c'est de reprendre au plus vite des discussions pour permettre de redonner un cadre à la question nucléaire et balistique. C'est ce que la France fait constamment depuis 10 ans et, depuis 8 ans, c'est ce à quoi je me suis attaché.

Je ne change pas d'avis et je ne change absolument rien de ce que je vous ai dit hier. Si des dirigeants changent d'avis, c'est à eux d'y répondre ce n'est pas à moi de les commenter. Vous pensez que c'est ce que cherche le président Trump, un changement de régime ?

Quel message vous lui adressez ? Je ne sais pas, je ne suis pas un commentateur de l'actualité. Vous êtes un interlocuteur.

Oui. Donc j'ai dit ce que j'avais à dire. J'ai dit la même chose au président Trump hier.

Je considère que nous avons besoin des États-Unis d'Amérique pour faire revenir tout le monde autour de la table. Voilà. Je vous ai parlé des objectifs que nous partagions, c'est-à-dire, oui, pour que l'Iran n'ait jamais l'arme nucléaire.

Oui, pour contenir le nucléaire civil et l'encadrer de manière internationale. Oui, pour réduire son programme balistique. C'est ce sur quoi nous œuvrons depuis 8 ans.

Oui, pour réduire toutes les aides aux groupes régionaux qui créent la déstabilisation depuis tant d'années. Non, aux frappes sur les infrastructures énergétiques. Non, aux frappes contre les populations civiles.

Non, aux actions militaires qui conduiraient à un changement de régime, parce que personne ne sait dire ce qui vient après. Et nous ne l'avons pas. Collectivement, nous n'avons pas vu les conséquences que cela avait dans la région et ailleurs.

Est-ce que ce qu'il s'est passé en 2003, en Irak, était une bonne idée ? Est-ce que ce qu'il s'est passé en Libye il y a 10 ans était une bonne idée ? Non.

Je pense aussi à nos amis de la région, en Irak, au Liban et ailleurs. Il faut les aider à réduire tous ce qui, en effet, menacent leur sécurité. Ils ont besoin de tout sauf du chaos.

Donc, là dessus, la position de la France est claire. Elle est inchangée et je la réaffirme avec beaucoup de force. Monsieur le Président, cette menace d'intervention militaire du côté d'Israël, est-elle destinée à inciter Téhéran à négocier ?

Peut être. Je ne sais pas, je ne commente pas. Je dis ce que pense la France, ce que je dis c'est que, de manière constante, le président Trump, avec qui j'ai les meilleures relations, à la fois pendant son premier mandat et aujourd'hui, il essaie d'obtenir la paix, c'est ce qu'il dit à chaque fois et je ne l'ai jamais vu se joindre à des opérations militaires.

Donc je pense qu'il essaie de mettre la pression dans cette situation. C'est sans doute cela. Mais mon rôle n'est pas de faire des spéculations ou de commenter.

C'est au président et à son administration, d'expliciter leur position, ce n'est pas à moi de le faire. [INAUDIBLE] Comme une péripétie. Ce n'est pas la première, ce n'est pas la dernière.

Il a des mots extrêmement amicaux, mais il a voulu remettre de l'ambiguïté dans sa position. Il a donc dit qu'il n'allait pas discuter un cessez-le-feu. Vous savez, cela ne m'émeut pas parce que je le connais et parce que nous avons une relation de long terme.

Il a eu des mots très sympathiques lors des sessions qu'on a pu avoir. Cela ne m'émeut pas et je pense que, dans le moment grave que nous vivons, je pense que mon rôle n'est pas de commenter des propos de ci ou de là, mais d'expliquer ce que nous voulons, d'expliquer ce que nous pouvons faire d'utile et rappeler les priorités, car nos priorités, aujourd'hui, dans la région, elles sont claires : un cessez-le-feu immédiat à Gaza, la libération de tous les otages, la reprise de l'aide humanitaire et la reprise d'un processus politique qui est le seul avenir pour Gaza et un cessez-le-feu au plus vite en Iran, et une reprise des discussions, car les Européens sont disponibles et ont cette légitimité dans le cadre de la commission de résolution prévue par le JCPOA. Voilà ce que nous souhaitons faire. [INAUDIBLE] considère le fait qu'Israël fasse le sale boulot, à Téhéran, en Iran. [INAUDIBLE] au minimum une nuance entre vous deux ?

C'est normal qu'il y ait des nuances. Nous ne voulons pas que l'Iran se dote de l'arme nucléaire. J'ai toujours été clair, mais nous considérons qu'il faut revenir à la table des discussions.

Monsieur Macron, nous sommes en Alberta, au Canada. Encore hier, Donald Trump a dit vouloir faire du Canada le 51ᵉ État. J'aimerais savoir, selon vous, ces menaces d'annexion, est-ce qu'elles mettent en péril l'unité du G7 ?

Ce n'est pas ce qui est ressorti de nos discussions, hier et aujourd'hui, et je veux saluer vraiment l'esprit d'engagement et de négociateur de votre Premier ministre, qui a à la fois pacifié ces débats, mais leur a donné de l'ambition et a eu une très bonne relation avec le président Trump. Et c'est ce qu'il nous faut. Après, oui, je ne vais pas vous dire que je pense que cela va dans la bonne direction, qu'il s'agisse du Canada, du Groenland et de nos amis du Danemark.

C'est pour cela que j'y étais il y a 2 jours. Je pense que dans le monde dans lequel nous vivons, nous faisons face à des défis immenses, on a la guerre sur le sol européen, en Ukraine. Le G7 a un rôle essentiel et on l'a vu ce matin.

Parce que, honnêtement, voir la cohésion que nous avons avec le Canada et le Japon, qui se situent si loin géographiquement, c'est réconfortant pour les Européens, parce qu'on voit bien qu'on partage les mêmes principes d'action. Quand je vois la situation extrêmement critique au Proche et Moyen-Orient, quand je vois les déstabilisations économiques que nous vivons, les tarifs, mais aussi les dépendances, on a besoin de respect. Le Canada est une grande nation souveraine et indépendante.

Elle le restera, elle est amie de la France et nous nous en félicitons. Quel effet le départ de Monsieur Trump a-t-il eu sur les discussions sur l'Ukraine ce matin, au vu de ses déclarations sur les sanctions ? Alors, hier il a été très clair là dessus.

On a eu deux parties de discussion hier, une partie sur l'Iran qui a donné ce communiqué et une partie sur l'Ukraine. On a vraiment été dans le détail et on s'est coordonné là-dessus en disant que nous allons prendre de nouvelles sanctions très fortes. Je vous invite vraiment à regarder le prix du pétrole, les établissements bancaires, des sanctions secondaires comme on les appelle techniquement. [INAUDIBLE] Non, il n'a pas pu malheureusement, il n'était pas physiquement là.

Il ne faut donc pas surinterpréter la chose. Il organisera, je pense, une rencontre de manière spécifique. Mais, à côté de ça, des sénateurs ont proposé des sanctions de même nature.

Il y a une très grande coordination et hier, je l'ai entendu dire, comme mes collègues, que c'est une très bonne chose si tout le monde monte les sanctions, car il ne voulait pas avancer seul. Il considère désormais qu'on peut avancer. Je vais vous dire ce que je pense profondément, c'est que stratégiquement, ni les Américains, ni les Canadiens, ni les Japonais, ni les Européens n'ont le choix.

Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas avoir une administration américaine qui dit que ce qu'il se passe en Indo-Pacifique est stratégique et, de notre côté, être collectivement faible avec ce qui se passe en Ukraine. On n'a pas le droit à montrer de la faiblesse parce que quiconque sera faible en Ukraine, quiconque laissera la Russie gagner ou l'Ukraine capituler perdra toute crédibilité pour assurer la sécurité dans une autre région, en particulier en Indo-Pacifique.

Il est donc dans l'intérêt stratégique américain de continuer cet effort avec nous et de le faire comme on l'a discuté ce matin. Sanctionner la Russie et donner notre soutien militaire à l'Ukraine pour conduire la Russie à revenir autour de la table, ce que demande le président Trump depuis février. Mais aussi un cessez-le-feu et la négociation d'une paix durable.

Vous ne craignez pas que le G7 à Evian se transforme en G6 ? Parce qu'on retient beaucoup la chaise vide de Donald Trump cette année. Je ne parlerai pas de politique de chaise vide.

D'une part parce qu'il a été là, y compris sur les débats les plus importants. À moitié Non, parce qu'il n'a manqué qu'une session du G7 et parce que nous avons abordé tous les sujets, y compris lors du dîner. Donc, je pense que ce serait vraiment pas respectueux et juste à l'égard de la présidence canadienne de dire ça.

Donc, je récuse ce terme. Ensuite, il nous appartient, de continuer à régler les sujets de déséquilibres qui sont les nôtres. Et je pense qu'il nous faut continuer de garder l'unité et de la consolider dans le G7, mais d'engager avec des partenaires de confiance qui nous permettront de peser davantage.

C'est ce que je vais tâcher de faire, dans la continuité de l'esprit de Biarritz, en 2019, où nous avions construit G7 avec beaucoup de pays et où nous avions eu des sessions très intenses et longues, avec d'autres pays qui étaient clés. Monsieur Carney est actuellement en négociation avec Monsieur Trump à propos d'une entente commerciale. Est ce qu'il y a un pont entre l'Europe et les États-Unis ?

Est ce qu'il y a une pensée commune qui pourrait se faire ? Je peux vous dire la pensée des Européens, mais je m'engagerai pas au-delà. Je pense que la volonté est la même chez les Japonais, les Canadiens et les Britanniques.

Je pense que nous sommes convaincus, quand on regarde, aujourd'hui, les déséquilibres commerciaux qui, je le rappelle, est la source de cette discussion. Les déséquilibres commerciaux sont parfois liés au manque de compétitivité ou à des choix sectoriels. Cela se justifie.

Nous pouvons prendre des politiques nationales pour les réduire. Ensuite, il y a un déséquilibre commercial macroéconomique qui devrait se régler de manière intelligente. Je peux plus ou moins vous en donner le tableau final.

Il faut que la Chine arrête de surfinancer ses secteurs économiques et son offre et crée des surcapacités, qu'elle mette davantage d'argent sur son marché domestique. Il faut que les États-Unis ait un modèle qui soit moins en faveur de l'endettement et de la consommation. Et il faut que les Européens investissent davantage.

Si on arrive à coordonner ces actions macroéconomiques, on règlera une bonne partie de ces déséquilibres non justifiés. Et vous voyez bien que ce n'est en aucun cas les tarifs. Les tarifs ne permettent pas de régler ces sujets.

Il s'agit plutôt de l'unité du G7, la question des surcapacités chinoises et la coordination de nos politiques macroéconomiques. C'est ce que nous devons faire. Notre souhait est de régler ces tarifs le plus vite possible.

Si je devais vous dire ce que l'on croit, c'est que l'on arrive à un scénario où, entre les membres du G7 et les alliances dont ils font parties, c'est-à-dire Européens, Américains, CPTPP, on arrive quasiment à zéro tarifs. On peut avoir des différences qui sont réglementaires, mais sur le plan tarifaire, rien ne justifie ces tarifs. Il faut permettre à ces économies d'être beaucoup plus intégrées.

Voilà notre philosophie. Merci beaucoup ! Merci à tous.

Selon vous, est-ce que Monsieur Carney est parvenu à affirmer cette unité comme il voulait faire étant donné, les commentaires de Monsieur Trump ? Moi je dirais que oui. D'abord parce que cela fait peu de semaines qu'il est en charge, qu'il a récupéré ce G7.

Encore une fois, 7 textes ont été validés par ce G7 en plus du communiqué final, un texte très important sur l'Iran qui a été fait hier, et qu'il ne faut pas sous estimer. Et ces 6 textes, sur les minerais critiques, un texte très important qui permet de bâtir une alliance entre nous et qui sera élargie à quelques uns. C'est donc un point vraiment important et il a réussi à garder cette unité.

On ne pouvait pas régler tous les sujets. Il ne faut pas non plus demander à la présidence canadienne de régler tous les sujets de la Terre. Cela serait injuste.

Mais il a tenu le groupe ensemble. Il l'a fait avec élégance et détermination. Je le connais depuis plusieurs années et il ne s'en départit jamais.

Et il a réussi ce G7, je peux vous l'affirmer. Un dernier point simplement pour vous dire qu'au-delà de ce qu'on a dit de la crise, j'ai demandé aux ministres de continuer à veiller à la sécurité de nos ressortissants, de nos équipes diplomatiques et de nos bases militaires dans la région, dans le contexte qui est le nôtre et de poursuivre l'action. Plusieurs annonces ont été faites par le ministre des Affaires étrangères et le Centre de crise du Quai d'Orsay avec nos ambassades à Téhéran et à Tel-Aviv, et je les remercie de continuer l'action.

Plusieurs dispositions militaires ont été prises en ce qui concerne la sécurité de nos bases, de manière tout à fait classique et non escalatoires. Et dès que mon retour en France, demain, je tiendrai un Conseil de sécurité et de défense à 16 h afin de faire le point sur tous ces sujets, sur la sécurité de nos ressortissants, l'adaptation à l'évolution de la menace et d'éventuelles initiatives complémentaires à prendre. Merci beaucoup.

Vous pouvez être fiers de votre Premier ministre.