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interviewPS - Parti socialiste· 12 octobre 2025 32 min

« Je ne recherche pas la dissolution, mais si elle devait arriver, je ne la crains pas. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Olivier Fort, bonsoir Marc Fel. Vous êtes le patron des socialistes. À la surprise générale, Sébastien Lecnu a été reconduit vendredi soir 4 jours après avoir remis sa démission lundi dernier.

L'Élysée dit qu'il a carte blanche désormais pour négocier le budget. Est-ce que vous considérez que son retour est une provocation ou l'une des seules façons d'éviter une dissolution qui pourrait mettre la quasi totalité des partis à terre, y compris le vôtre, y compris le Parti socialiste ? Bon, je ne crois pas que les partis seraient à terre, mais je crois qu'effectivement la situation exige de la part de chacun un minimum de responsabilité et donc je ne suis pas à la recherche absolue d'une dissolution, mais si elle devait intervenir, je ne la crains pas non plus.

Et je crois que il est sain quand tout est bloqué, bah d'aller devant les électrices et les électeurs et de leur dire maintenant choisissez. et nous irions devant les électeurs en leur disant que nous nous sommes bah pour un programme qui permettrait notamment de revenir sur la réforme des retraites, de faire la taxe Zucman, de faire en sorte que les services publics se portent mieux, de faire en sorte que les Français aillent mieux. On va parler de ce sujet et des conditions que vous mettez au nom à un soé la reconduction de Sébastien Lecnu.

C'est pas une provocation pour vous ? Écoutez, c'est assez curieux comme renomination parce qu'effectivement on a l'impression d'un jour sans fin. Le dimanche vous avez un premier ministre, le lundi, il démissionne, le mardi il se va confier une nouvelle mission, le vendredi il est renommé.

Bon, il y a quelque chose qui enfin là n'est pas le plus grave. En réalité, ce qui est le plus grave dans cette histoire, c'est que entre le dimanche dernier et aujourd'hui, vous avez un bloc central, un socle commun qui n'a plus rien de socle et plus rien de commun avec des gens qui se sont tous en train de s'empiller et qui se sont y compris devant nous vendredi à l'Élysée, qui se sont étalés dans leur différence, leur divergence, leurs ambitions respectives. C'est quand même incroyable de voir que donc je reprends la semaine, le dimanche soir, un premier ministre est nommé, un gouvernement est nommé.

Vous avez ensuite donc euh euh Rota qui s'en va, puis le lendemain c'est l'UDI qui part, puis après vous avez euh celui qui est l'héritier de Sébastien Lecornu, Gabriel Atal qui explique qu'il ne comprend plus son président depuis un an. Puis vous avez le premier premier ministre euh Édard Philippe qui explique que lui il veut la démission du chef de l'État. Vous avez une phrase Olivier Fort ce matin interrogée chez nos confrères de la tribune dimanche.

Vous dites que vous avez du mal à comprendre Emmanuel Macron un peu comme Gabriel Atal d'ailleurs. Vous citez une phraseition. Oui, vous citez une phrase d'Instein, vous dites "La folie, la folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent." Vous pensez qu'il y a une part de folie aujourd'hui dans la tête du chef de l'État ?

C'est de la folie de renommer Sébastien le Cornu. Je ne suis pas psychiatre donc c'est pas moi qui vais qualifier. Voilà, c'est pas moi qui vais qualifier mais mais en fait il y a une folie politique bien sûr une forme de folie politique à vouloir toujours se renommer parce qu'au fond c'est ce que fait Emmanuel Macron depuis toujours, c'est qu'à chaque fois quand il nomme un premier ministre quand il lui demande ensuite de de mener une politique, il lui demande de mener la même politique.

Or qu'est-ce qu'on dit les Françaises et les Français ? Que veulent-ils ? Pourquoi sont-ils autant en colère et exaspérés ?

C'est qu'ils ont le sentiment qu'ils ne sont pas respectés. sont pas respectés parce que quand on vote aux européennes, on vote dans des législatives qui ont été commandées par le président lui-même, il y a une priorité donnée à la gauche puisque c'est elle qui sort en tête de l'élection. Européne, c'est le Rassemblement national qui a balayé tout le monde.

Mais qui a été battu ? Emmanuel Macron. Et vous en terme de parti, c'est le RN aussi qui arrive en tête.

Je ne dis pas que nous sommes arrivés en tête. Je dis simplement que lors des législatives, une priorité a été donnée à la gauche sans majorité absolue. C'est un fait.

Et donc personne aujourd'hui n'est titulaire d'une majorité absolue. Mais ce qui est vrai aussi c'est que le parti qui a été sévèrement battu c'est le sien. Et donc il y a quelque chose de complètement fou de se retrouver semaine après semaine avec une réédition là où les Français attendent le changement.

Certes, ils veulent la stabilité mais ils veulent aussi et peut-être même d'abord le changement. L'Élysée affirme qu'Emmanuel Macron vous a passé un coup de fil vendredi soir entre la réunion avec tous les chefs de parti sauf les insoumis et le reine et l'annonce de la reconduction de Sébastien Lecnu. Est-ce que c'est exact ?

Non, c'est exact. C'est exactement un faux. Personne ne vous a appelé, ni Emmanuel Macron, ni ses conseillers à ce moment-là.

Non, mais je vois pas d'ailleurs l'intérêt en fait. Pardon, c'est une fake news l'Élysée qui fait savoir à la FP aux rédactions que vous appelé. Je pense qu'il y a quelque chose qui préoccupe l'Élysée, c'est de laisser penser qu'il y aurait un deal entre les socialistes et l'Élysée.

Il y a pas de qui permettrait aucun deal. Emmanuel Macron avec vous vous disant je vais nommer Sébastien le cornu vous l'acceptez et en échange je vous lâche beaucoup de choses. Cette discussion n'a pas eu lieu.

J'aimerais que cette discussion ait eu lieu pour tout vous dire. J'aimerais que le président de la République m'appelle et me dise "OK, tu as tes conditions, je les prends." En échange de quoi ?

Tu ne censures pas le premier ministre. Donc vous êtes prêt à un deal. Mais je suis prêt non pas à un deal, c'est pas le mot.

On n'est pas en train, on n'est pas dans une forme de commerce pour parler des retraites pour parler. La réité c'est que je suis évidemment prêt à ne pas censurer un premier ministre qui accepterait de revenir dans un premier temps sur la réforme des retraites et ensuite qui gouvernerait 1493. ce qui autoriserait Oui.

Mais la raison pour laquelle mais je en fait je me répète beaucoup, j'ai déjà dit ce que je vous redis ce soir. Moi ce que je souhaite c'est qu'on ait le respect des électrices et des électeurs. Ils ont voté il y a un an, ils ont confié le pouvoir à 577 parlementaires différents.

Cet équilibre là, on peut pas y toucher. Donc si on n'y touche pas, ça veut dire quoi ? veut dire que désormais au lieu d'avoir un 493 qui contraint le parlement, on a des députés qui en leur â et conscience sont amenés à voter texte après texte.

Et le seul sujet sur lequel ça n'est pas possible du fait du règlement, j'entre pas dans les détails, c'est en fait sur les retraites. Et donc c'est la raison pour laquelle je demande avec mes amis que nous puissions parler non seulement de tous les autres sujets mais aussi de la réforme des retraites et que nous puissions la stopper. À cette condition là, il y a quelque chose qui peut se passer.

Il y a quelque chose qui peut se passer. On va reparler des retraites dans un instant parce qu'on on voit bien que c'est le point de crispation aujourd'hui qui peut peut-être permettre de dégager un tout petit peu la situation. Vous nous avez dit il n'y a pas eu de coup de fil avec Emmanuel Macron vendredi, il y en a pas eu depuis, il y a pas eu de contact.

Est-ce qu'il y a aujourd'hui et depuis vendredi des contacts avec Sébastien Lecornu ? Le journal Le Parisien ce matin écrivait même qu'il y a des rendez-vous secrets entre lui et vous à Matignon ces derniers jours. Est-ce que c'est le cas ?

Écoutez ou avec le PS peut-être certains de vos émissaires, je ne sais pas qui au PS serait allé euh parler avec le premier ministre ou ses ministres, mais ce que je peux vous dire c'est que il n'y a aucun contact depuis vendredi et pas un contact avec le premier ministre depuis pas contact depuis vendredi. Ça ne veut pas dire que euh je ne les souhaite pas. Moi je souhaite ces contacts.

Je souhaite que disponible. Je suis disponible pour que nous puissions voir dans quelle mesure nous pouvons faire en sorte que ce pays reparte avec des conditions qui sont des constitu strictes. Moi, je ne suis pas en train de demander, enfin comprenez-moi bien, je ne suis pas en train de dire je veux absolument un girophare, une voiture, un chauffeur, je ne sais quoi encore.

Je ne suis pas demandeur de poste. Par contre, je suis demandeur de respect, respect du vote, respect de la vie des gens, respect de leur retraite, respect du travail, respect de tout ce qui permet de faire en sorte que les gens aient le sentiment que nous sommes utiles. Je suis pas de poste, ça veut dire que vous excluez toute participation de ministres socialistes.

Totalement. Totalement. S'il rentrent, ils sont à sortir du PS immédiatement.

Bien sûr. Je suis socialiste, il est de droite et donc je souhaite qu'on en reste là. Je ne souhaite pas la confusion entre les uns et les autres.

Il y a pas d'en même temps XXL qui soit imaginable. C'est étonnant. Ça peut paraître étonnant ce que ce que vous dites là Olivier Fort parce qu'il y a quelques jours chez nos confrères de France info, vous disiez "Si j'arrive si la gauche arrive à Matignon, on pourra travailler avec des ministres macronises.

Vous avez cité vous aviez cité Jean- Noël Barreot qui est ministre des affaires étrangères et Sébastien Lecnu aux armées. Vous aviez dit la gauche finalement elle peut travailler dans le même gouvernement que des macronistes. Mais aujourd'hui Sébastien Lecnu à Matinon, vous ne pourriez pas avoir de ministres socialistes.

Si le président nous sa place ? Oui. Qu'est-je dis ?

J'ai dit ce serait pas absurd que dans le ce qu'on appelle le domaine réservé qui est en fait affaires étrangères et défenses, les ministres qui travaillaient directement avec le président soit des ministres qui soient macronistes. Ça ne paraissait pas absurde mais l'inverset. Donc vous étiez capable de travailler dans la même équipe mais on aurait pas travaillé vraiment de la même ensemble.

Le quotidien c'estàdire diriger la politique de la nation. Article 20 de la constitution c'était l'affaire de la gauche et ensuite sur les affaires étrangères et la défense le chef des armées, c'est le chef de l'État. Et donc il y avait pas véritablement euh là le enfin on n'est pas majoritaire absolue donc il me paraissait pas absurde de le de le laisser penser que ça pouvait être possible.

Maintenant il s'agisse pas d'un travail en commun entre les macronistes, les socialistes, les communistes et les écologistes. Je résume, pas de contact, pas de deal, dites-vous avec Emmanuel Macron, mais je suis disponible. Euh pas de ministre socialiste dans le gouvernement le corps nu 2.

Pas de censure automatique du coup comme le souhaitent par exemple les insoumis qui ont dit on déposera une motion de censure avant même la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu dont on sait pas exactement quand elle aura lieu dans dans les jeux. Il y aura pas de censure automatique avant. Mais il faudrait que je sois complètement devenu dingue.

Je parle depuis 2023 cette réforme des retraites en disant que cette réforme est profondément injuste. Si demain on peut la suspendre, je vais pas dire non on la suspend pas. Je préfère censurer, ça n'a pas de sens.

Emmanuel Macron, il est prêt à la décaler. C'estd on arrête l'âge légal à 69 ans et 9 mois, là où il est depuis quelques jours, depuis le 1er octobre. Et on renvoie le débat à l'après-présidentiel.

Après tout, c'est un débat sur lequel les Français auront sans doute un avis à donner lors de l'élection présidentielle. Est-ce que on on a du mal à voir la différence entre le décalage qu'il propose et la suspension ? On a l'impression qu'on joue un tout petit peu avec les mots.

Non, pas du tout, on joue pas avec les mots. C'està-dire que le décalage, ça veut dire que de manière automatique, vous avez la réforme borne qui repart en 2027. Moi ce que je dis c'est une suspension ce qui suppose un nouveau vote.

Admettons queen 2027 la majorité qui soit appelée à gouverner soit une majorité ou de droite ou de gauche. Elle devra de toute façon passer par un vote du Parlement pour pouvoir changer quoi que ce soit. Je ne veux pas que la démocratie soit en permanence oubliée, négligé, méprisée.

C'est plus possible. Le Premier ministre a dit "C'est une première concession, plus de 493." Et bien allons jusqu'au bout et respectons les Françaises et les Français.

La suspension, toute la suspension mais rien que la suspension sur le nom c'est censure. Oui, absolument. Suspension.

Euh vous avez mis en avant un autre critère. Il y a plusieurs réformes dans la critère de 2023. Dans la réforme de 2023, il y a l'âge légal et il y a le nombre de trimestres cotisés.

C'est un peu technique mais la gauche c'était la réforme Touren avait décidé qu'il faudrait passer à 43 ans de cotisation pour toucher une réforme à temps plein. La réforme de 2023, elle a dit "On accélère ce calendrier. Vous pour vous il faut qu'il les ait deux critères.

Il faut qu'il revienne qu'il suspendent l'âge légal et aussi qu'il suspende les trimestres cotisés. Pardon, c'est technique mais c'est la c'est la vie beaucoup de français. Vous voulez les deux en suspend l'accélération parce que dans un premier cas on touche très peu de monde.

Dans un second cas on touche beaucoup de monde. Faut rappeler quand même que chaque année en fait vous avez une chaque coorte de gens qui partent à tête c'est entre 700000 et 800000 personnes et donc ça n'est pas complètement anodin. Et moi, j'aimerais que ces gens-là puissent se dire voilà je sais maintenant à quel âge je pars et ne pas avoir des trimestres supplémentaires à effectuer.

Mais vous avez vu que la CFDT par la voix de Léon vous a lâché là-dessus. Elle dit non non l'accélération pour aller au 43 ans, il faut le faire. On ne se battra pas là-dessus.

C'est d'ailleurs une des mesures qui permet de faire de plus d'économie. Le PS va plus loin que la CFDT qui a négocié et qui est encore récemment négocié dans le conclub. Là-dessus aussi, c'est une ligne rouge, les 43 ans accéléré.

Mais moi, je veux une suspension qui est un effet. Quand vous faites la première la première mesure, elle touche entre 5 et 15 % des Français qui sont concernés. L'âge légal.

L'âge légal. Donc ça n'est pas assez. Je veux que en fait une majorité de gens soit concernés et qu'ils puissent effectivement avoir un effet immédiat.

Quel sens cela aurait-il d'avoir une mesure qui en réalité ne s'appliquerait qu'en 2027 et donc qui n'aurait aucun effet concret sur l'année 2026. Donc je le dis, je le répète, je souhaite qu'il y ait une vraie suspension qui permette à des gens qui euh ont travaillé largement suffisamment de partir à la retraite et puis ensuite dans cet intervalle de temps, il n'est pas tard de penser qu'on puisse commencer à travailler parce qu'il faudra bien que tous ces gens qui veulent être candidats à l'élection présidentielle se présentent en 2027 avec des propositions claires et pas simplement la procrastination disant on verra plus tard. Il faudra bien que dans la présidentielle, il y a un choix net qui soit fait avec des gens qui disent comment on avance.

Si le premier ministre renonce comme il l'avait déjà annoncé ces derniers jours, mais c'était avant le Cornu 2, c'était le cornu 1, à utiliser le 493, s'il suspend la réforme des retraites, est-ce que vous êtes prêt à travailler avec lui ? Mais l'expression n'est pas juste, c'est pas travailler avec lui, à ne pas le censurer. En tout cas, c'est c'est assez différent.

Est-ce que vous êtes prêt à ne pas le censurer ? Mais moi je pense, enfin je m'explique vraiment pour que tout le monde comprenne parce qu'il ne s'agit pas pour moi de faire bâtir une plateforme commune de gouvernement avec euh les macronistes. Il serait hors de question.

Je ne suis pas là pour aller aider un gouvernement discrédité, un pouvoir discrédité. Ce que je veux, c'est qu'on rende la parole au parlement. Et donc pour cela, il faut que tous les sujets soient sur la table.

Qu'il n'y ait aucun sujet. Mais le point de départ, c'est 493 et retraite ou il y a d'autres choses dans votre dans votre liste de revendication ? Ah ben moi j'ai beaucoup de revendication mais c'est très différent de pouvoir les liges rouges disons c'est ça mais les lignes rouges vous les avez comprises et après ça veut pas dire que ça épuise le débat ça veut pas dire que parce qu'il y a la réforme des retraites et parce qu'il y a pas de 493 désormais j'approuve le budget c'est pas du tout ce que je dis je dis que ensuite il y a un débat parlementaire et donc je défendrai la taxe je défendrai les services publics je défendrai mais ça ce sera soumis au parlement ce sera le parlement qui vot les deux lignes rouges c'est 493 et retraite et là à ce moment-là chacun comprendra qui défend quoi.

Parce que dans un parlement qui est sous contrainte du 493, chacun fait un peu n'importe quoi. Dès lors que on a un 493 qui a disparu, chacun sera responsable de ses actes parce qu'à la fin le budget, il sera très exactement ce que chacun aura voté. Et donc, s'il y a des gens qui passent leur vie à défendre dans l'hémicycle, par exemple Boloré ou Arnaud, ils iront s'expliquer devant les électrices et les électeurs en disant "J'ai préféré les milliardaires à ce que vous êtes vous." Et donc j'ai préféré que sur les mesures d'économie, elles se prennent sur les apprentis, sur les étudiants, sur les chômeurs, sur les malades.

Chacun sera devant sa responsabilité. J'entends ce que vous dites. Je vous repose simplement la question parce que le calendrier c'est la semaine prochaine.

Discours de politique générale du premier ministre et motion de censure au pluriel déposée dans la foulée. Pour ne pas que vous votiez la motion de censure la semaine prochaine, il faut la promesse du 493 et la suspension de la réforme des retraites. Le reste ce sera plus tard.

Mais le reste viendra dans le débat. C'est qu'après donc oui, la réponse est oui pour ces deux lignes rouges là. Absolument.

La taxe n'est pas une taxe une taxe n'est pas une ligne rouge aujourd'hui. Vous demandez pas un engagement sur une taxe qui rapporter 20 milliards. Mais dès lors qu'il y a plus de 49, je ne peux pas demander je ne suis pas majoritaire absolu.

Il n'est pas majoritaire absolu. Je ne peux pas demander à la droite de devenir la gauche et la droite ne peut pas demander à la gauche de devenir la droite. Donc chacun défendra ses positions et nous aurons nous prendrons à témoin les Français qui auront sur chaque vote ce que chacun veut faire.

Et ensuite si vous voulez si vous voulez plus de gauche, si vous considérez que nous avons été bloqués par la droite et l'extrême droite sur tel ou tel vote, et bien la prochaine fois il faut voter à gauche et donner une majorité absolue à la gauche. Si vous pensez l'inverse, et bien donner une majorité absolue à la droite ou à l'extrême droite, c'est la démocratie. Et donc moi, je veux qu'on en revienne à quelque chose de simple, que l'on respecte les Françaises et les Français.

Effectivement, Sébastien Lecnu a l'intention de de confirmer ou d'appeler des ministres LR dans son gouvernement. On le sait depuis aujourd'hui euh alors que Bruno Rotaillot, le patron de des républicains, ne voulait plus de présence des républicains. S'il y a des ministres de droite, les républicains dans le gouvernement, est-ce que ça change quelque chose aux conditions que vous venez de poser ?

Ils sont tous de droite. Il y a des macronises, il y a des ex-socialistes, Manuel Vals, il y a des Est-ce que Alors, je précise ma question, des républicains, est-ce qu'il y a des ministres républicains ? Ça change quelque chose à la non censure que vous pourriez négocier avec les deux conditions précitées ?

S'il y a des ministres LR qui ont eux-mêmes affirmé que ils sont pour désormais mettre de côté le Front républicain comme l'a fait Bruno Rotaillot comme l'a fait aussi Laurent Voquier évidemment ce sera plus qu'un irritant donc ce sera du cas par cas en fonction du profil de ses ministres par exemple Annie Jeunevar qui est ministre de l'agriculture dit qu'elle souhaite rester au gouvernement elle l'a dit aujourd'hui Annie Junev vous faites quoi je vais pas faire le je connais pas les positionnements passés Vous comprenez que c'est pas à moi d'aller valider un par un les ministres du gouvernement. C'est c'est un petit peu ce que vous dites quand même. On verra en fonction de leur position.

Je dis simplement que il y a quand même des bornes à ne pas dépasser. Si on veut un gouvernement qui soit un gouvernement qui ne provoque pas une irritation immédiate, ça suppose effectivement qu'il y ait pas de gens qui tournent le dos au front républicain. Si il y a aujourd'hui si nous avons évité l'extrême droite à Matignon, c'est parce qu'il y a eu un front populaire au premier tour et un front républicain au second.

Si donc désormais on a des gens qui ostensiblement expliquent que le Front républicain c'est fini mais quelle est leur légitimité à venir dans un gouvernement franchement c'est non bah oui par exemple c'est non de toute façon il veut pas y ok euh Gérard Larchet le président du Sénat vous accuse de vouloir faire du chantage à la censure jusqu'à ce que Sébastien Lecornu lâche absolument sur tout le programme du Parti socialiste. Est-ce que vous assumez le côté on fait monter les enchères jusqu'au plus haut point possible ? Quit à flirter avec la dissolution.

Mais vous trouvez que je fais monter les enchères ? Vous trouvez pas que ce soir j'ai un discours qui est extrêmement raisonnable ? Mais je constate que par exemple et ça donnerait plutôt tort à Gérard Larch que sur la taxe duman l'impression qu'elle qu'elle est un peu sur le bord de la route là.

Vous avez dit 493 vous avez dit mais ça vous avez renvoyé simplement. Je dis simplement que je veux que tous les débats soient sur la table et c'est la raison pour laquelle j'insiste sur la réforme des retraites parce que là on ne peut pas le faire nous-même. Sans doute pas de majorité aujourd'hui à l'Assemblée nationale pour la voter.

La droite s'y oppose, le Rassemblement national aux dernières nouvelles s oppose. Elle a été votée il y a un an donc on verra si désormais l'extrême droite est passé complètement côté milliardaire. Ça ce sera aussi une indication.

Moi, je souhaite que les Français comprennent parce que on veut pas on peut pas vivre dans un mic mac pendant euh encore 1 an, 2 ans, 10 ans comme ça. Il faut que les gens aient les idées claires sur qui fait quoi. Donc quand vous avez des gens qui se refusent à taxer les milliardaires parce que ils pensent queon va les spolier mais que dans le même temps ils acceptent de spoolier là les Français qui n'en peuvent déjà plus, et bien chacun sera devant sa responsabilité.

Et moi, j'assumerai ce débat du premier au dernier instant. Et dans l'hémicycle, les socialistes, les écologistes, les communistes, j'espère seront ensemble pour dire "Nous allons nous battre pour taxe Zukman et essaier de convaincre leurs collègues. S'ils ne la s'ils n'y parvenaient pas, et bien ils prendront témoins les Français en disant voilà ce que nous avons nous porté.

Et le match retour, ce sera la présidentielle dans ce cas-là. Et le match retour, ce sera la présidentielle, ce sera les municipales, ça sera tout ce que vous voulez. Ce sera tous les scrutins à venir parce que les Français doivent comprendre que la le vote, ça n'est pas inutile.

Le vote, c'est extrêmement précieux. quand vous votez pour quelqu'un, il porte ensuite des convictions et que c'est pas simplement l'aide du client. Et donc moi, j'aimerais que chacun comprenne quelles sont les conviction que chacun porte.

Moi, je voudrais comprendre aussi si vous euh à la tête du Parti socialiste, vous êtes prêt aujourd'hui à faire certaines concessions à un gouvernement dont vous ne soutiendriez pas toute la politique. On l'a compris, je prends un exemple qui a aussi un peu un point de crispation entre la droite et la gauche, l'aide médicale d'État. un gouvernement qui dirait pour raller son aile droite et peut-être l'aile des républicains dont elle sent qu'elle s'en bat un peu de l'aile aujourd'hui.

Oui, nous allons réformer la ME. Si par exemple Sébastien Lecornu dit ça dans sa déclaration de politique générale, que faites-vous ? Mais je viens de vous dire d'abord, j'espère que euh Sébastien Lecornu qui se prétend gaiste social n'aurait pas cette très mauvaise idée de toucher l'aide médicale d'État dont tous les soignants unanimement nous expliquent qu'elle est indispensable et pas seulement pour les soignés mais pour tous ceux qui pourraient être éventuellement contaminés et pour le budget de l'État puisquon cherche des économies.

Prendre des gens en charge quand ils sont encore bien plus malades que quand on les prend en début de crise, franchement ça ça ressemble simplement à une réforme idéologique mais qui n'a absolument concrètement aucun effet médical et qui a surtout des effets terribles sur la santé des gens et sur le budget de l'État. Donc c'est zéro pointé. Là, il y a pas de mais vous voyez que c'est l'une des revendications aujourd'hui de la droite et au-delà de du rassemblement national et pour tenir et pour tenir Sébastien le cornu aujourd'hui est obligé de ménager progressivement DLR qui basculent dans le camp de l'extrême droite, ça je le vois bien mais j'espère que tous ceux qui se proclament humanistes, centristes, progressistes ne peuvent pas adhérer à cette idée-là.

Mais euh encore une fois euh l'aide médicale d'État en fait si demain quelqu'un le posait par voie d'amendement, mais je ne je n'ai aucune raison de faire des concessions. Je ne ferai à condition que ce soit pas un projet de loi du gouvernement. Oui, bien sûr.

Non, mais moi je ne fer pas si ce n'est pas dans les projets du gouvernement, si ça arrive par un député, euh mais moi je ne ferai pas de concession sur le fond. Faut bien qu'on comprenne ça, c'est que il n'y a de ma part aucune volonté à aucun moment de faire la moindre concession à la droite. Simplement, je dis il faut un mode d'emploi.

Nous avons trois blocs à l'assemblée et on ne sait pas très bien dans combien ça s'arrête. Est-ce que ça s'arrête demain, après-demain ? Est-ce que même après la présidentielle de 2027, vous aurez une majorité absolue pour quiconque.

Vous n'en savez rien et moi non plus. Et donc, il faut trouver un mode d'emploi. Le mode d'emploi que je propose, il est simple.

Ça s'appelle la démocratie. Le Parlement à chaque fois il est amené à choisir et les grandes options sont tranchées par les parlementaires et chacun d'entre eux est donc euh sous le projecteur et chacun d'entre eux devra ensuite aller s'expliquer devant ses élees éle et ses électeurs quand il fait un mauvais choix. Un dernier mot, on va parler de la dissolution qui reste une hypothèse clairement sur la table ce soir sur la trajectoire des dépenses publiques, c'est-à-dire où est-ce qu'on met la barre en 2026 pour tenter de revenir un jour, on sait pas exactement quand, sous les 3 % de déficit public.

François Baïou avait dit "Mon objectif c'est 4,6 % euh en 2026. Là-dessus, Sébastien Lecnu a assoupli un peu la position en disant finalement 47 puis finalement moins de 5 % ce sera déjà bien. 5 % est-ce que le Parti socialiste signe sur l'objectif ?

Pour moi, ça fait ça fait partie des acquis comme le 493. Euh là-dessus, il faut pas qu'il revienne ça veut dire que dans la discussion budgétaire, il faut par le biais des recettes supplémentaires, par le biais des dépenses parfois aussi qui peuvent qui doivent aussi être maintenues parce que elles avaient été supprimées dans le budget initial. Si on arrive à une équation où on arrive à 5 points de PIB de déficit, c'est exactement le ce que nous avions nous-même proposé il y a un mois et demi quand nous étions en université d'État.

Vous avez presque gagné surtout euh 5 % vous y êtes. La suspension même si vous êtes pas tout à fait d'accord avec la proposition d'Emanuel Macron, on n'est pas très loin le 493, vous pourriez quasiment soutenir avec enthousiasme un gouvernement le Cornu 2. Non, comprenez que là on parle de méthode et on parle après il faut parler du fond, on parle de négociation de discussion.

Ouais, mais c'est une négociation sur la façon dont on organise au débats public. Il s'agit pas de dire que on va faire copains copains et qu'on va devenir les meilleurs amis du monde et qu'on va gouverner ensemble. Il en est pas question.

Nous avons des options différente. Simplement, il faut bien que à un moment plutôt que de dissoudre toutes les semaines, ce qui va nous amener à quoi ? rien et le risque que nous prenons, c'est que les nationaux populistes finissent par l'emporter parce que il se repaisse de du débat minable que nous avons aujourd'hui.

Et donc la meilleure façon, c'est encore de dire voilà, il y a un mode d'emploi. Moi, je cherche le mode d'emploi pour vivre dans une démocratie dans laquelle personne n'a de majorité absolue. Donc je dis bah le Parlement est souverain.

Vous avez dit il y a quelques minutes la droite qui se rapproche de l'extrême droite en parlant de l'aide médicale d'État, vous parliez de qui ? de LR de tout LR dans son ensemble. Ah peut-être pas tout l'air mais je vois que quand même quand Laurent Voquier explique ce qu'est la droite pour lui il dit ça va de Gérald Armanin jusqu'à Sarah Knafo qui est la vice-présidente dequête et quand quand Bruno Rutaillot est invité à se définir pour l'élection qui maintenant est don nous n'allons pas parler parce qu'on a pas le droit de le faire aujourd'hui c'est une élection législative partielle non les bureaux de vote apparemment ferment à 20h d'après ce qu'on m'a indiqué donc on nous a indiqué qu'on ne pouvait pas en parlerons reste véc Disons que Bruno Oillo a donné des indications sur ce qu'était sa volonté pour un second tour qui ne correspondent pas du tout mais alors pas du tout au front républain.

Considérez que Laurent Voquet Bruno Rotaillot aujourd'hui sont en extrême droitisation. C'est ça ce que vous dites. C'est un constat.

Je vois que ce mouvement-là n'est pas d'ailleurs que français. Il est européen et il est même occidental puisque c'est ce qu'on voit aux États-Unis, ce qu'on voit en Argentine, ce qu'on a vu aussi au Brésil avant que Loula ne le remporte élection présidentielle. Donc il y a un mouvement global avec cette alliance entre les ultra conservateurs, entre les ultralibéraux et l'extrême argent aux États-Unis, la tech en France.

Je vois aussi qu'il y a une part du patronat qui se détache progressivement et qui flirent aussi avec l'extrême droite, considérant que une bonne note peut lui être attribuée. Olivier Fort, si le gouvernement de Sébastien Lecornu échoue, on le saura peut-être dès cette semaine s'il est renversé en cas de dissolution. Donc ça reste une des possibilités qui aujourd'hui dans la main d'Emmanuel Macron.

Est-ce que le Parti socialiste est prêt et est-ce que vous aurez des candidats partout en France, c'està-dire dans les 577 circonscriptions ? Oui, on est prêt comme on peut l'être. C'estàd qu'on a déjà réservé le papier, on a déjà en tête ce que nous création.

Moi j'étais plutôt sur les candidats que sur les candidats aussi. Sur les candidats bien sûr. Nous avons des candidat.

Alors, nous avons laissé de la place pour nos camarades communistes, écologistes, ex insoumis qui sont appelés à faire un accord avec nous. On verra si son accord ou pas, mais vous ne citez pas les insoumis actuels. Ça veut dire que vous présenterez des candidats face aux députés insoumis sortants, face à la droite et l'extrême droite et en différence avec insoumis sortant bien sûr et que le meilleur gagne ensuite.

Mais ça a été le cas jusqu'en 2022. Il y a toujours eu la ça je ça enterre pour vous complètement le NFP et la NUPS. C'estàd qu'il n'y aura plus d'union avec les insoumis au premier tour.

Je vais vous interroger sur le second tour dans un instant mais au premier tour c'est chacun pour soi mais y compris contre les sortants. Comme quand il y a un problème de premier tour quand la gauche n'est pas capable de se qualifier quand c'était le cas jusqu'alors quand vous aviez en fait DLR ou Renaissance qui était très très haut, il fallait un accord de premier tour pour que la gauche puisse passer la barre. Mais quand le seuil de qualification est beaucoup plus bas, il est logique que chacun reprenne ses distances et que il y a deux il y a deux gauches qui ne sont pas irréconciliables.

Les électeurs sont parfaitement réconciliables mais nous avons des divergences. Donc elles sont arbitrées au premier tour par les électeurs et au second tour. Ben là il faut tout faire pour que le RN ne l'emporte pas et donc il y a un désistement.

Désistement et donc une forme d'alliance dans ces cas-là dans l'entre de tour là où le RN peut s'imposer avec les insul alliance. C'est il s'agit de dire moi je préférerais toujours évidemment un insoumis à euh quelqu'un qui vient de l'extrême droite. Ça me paraît complètement évident.

C'est c'est le combat insoumis un acronisme vous faites quoi au second tour ? Ben je vote aussi pour l'insoumis. Aussi pour l'insoumis ?

Oui. Parce que je sais que l'insoumis si demain il y a une majorité de gauche, il viendra en soutien de la même façon que si la gauche avait gouverné. Et si d'ailleurs euh Jean-Luc Mélenchon avait osé répéter ce qu'il avait répété il y a un an, qu'il était prêt à soutenir sans participer à un gouvernement de gauche, et bien il aurait permis à la gauche de prendre l'avantage.

C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles il est plus facile pour Emmanuel Macron aujourd'hui de dire dans de gauche, j'écarte puisque vous n'avez même pas le soutien des insoumis. Mais donc ça supposerait que demain et bien effectivement moi ce que j'imagine assez facilement c'est que dans les votes euh on se retrouvera sur la taxe Zucman on se retrouvera pour défendre le service public on se retrouvera pour défendre l'hôpital l'école et cetera. Non, pas du tout.

Ça veut dire que dans les votes à l'assemblée, je préfère être soutenu par des gens qui portent une partie du projet pendant de ans d'antisémie de tous les noms, se faire siffler quand les socialistes vont chez les insoumis et tout pardonner entre les deux tours d'élection législativ. Mais moi je ne suis pas je ne siffle personne, je ne je n'inje. Tout le monde déteste le PS.

Vous avez entendu la chanson pendant les universités d'été des insoumis. Ça ne et pendant entre deux tours, on oublie tout ça. Non, on n'oublie rien mais en même temps, heureusement, on s'habitue, c'est tout.

Ça me rappelle des ch mais la vie politique euh il y a des gens qui sont dans l'outrance, qui sont euh qui euh en réalité ont un peu de mal à se contrôler, à se maîtriser, qui pensent que l'adversaire le principal, c'est pas celui qui vous est opposé, c'est pas l'extrême droite, c'est la gauche. Je connais ça depuis toujours et non pas que je m'y sois habitué, mais ce que je sais c'est que dans les urnes, il faudra bien qu'à un moment les électrices et les électeurs de gauche se retrouvent. Et ce que j'espère, c'est qu'ils feront un choix qui nous permettra de nous qualifier le plus souvent possible parce que nous sommes les mieux placés demain pour gouverner.

Vous avez un parti qui ne veut pas gouverner. C'est c'est un vrai sujet entre nous. Moi, je vois que en fait Jean-Luc Mélenchon, il a une seule obsession dans la vie, c'est de devenir potentiellement président.

Et donc le seul mot d'ordre, c'est la démission. Moi, ce soir, je vous ai pas parlé de démission ni solution. Je vous ai parlé des Français.

Voilà ce qui me qualifie pour parler aujourd'hui, c'est que je ne suis pas venu vous dire toutes les heures euh voilà, moi je voudrais avoir le pouvoir à la place des autres. Je suis même prêt à ne pas être à Matignon, à ne pas avoir mes camarades avec moi au gouvernement et cetera. Tout ça parce que je veux simplement des évolutions tangibles que le CAP change pour que les Français vivent mieux.

Ça c'est mon obsession. Je n'ai pas l'obsession de devenir président de la République ou premier ministre ou je ne sais quoi encore et je vois trop de gens qui sont malheureusement matricés uniquement par ça. C'est vrai dans la gauche radicale, c'est vrai aussi à droite.

Et regardez la semaine qui vient de s'écouler avec tous ceux dont j'ai cité tout à l'heure les noms et je vais pas recommencer. Merci beaucoup Olivier Fort. Je résume pour ceux qui ont pris cette interview en cours de route.

Pas de censure automatique des socialistes. Vous souhaitez un engagement de Sébastien Lecnu qui l'a déjà fait il y a quelques jours sur l'abandon du 493. une suspension de la réforme des retraites et pas un décalage dans le temps.

Comme l'a dit Emmanuel Macron, si ces deux conditions sont réunies, vous ne voterez pas la censure contre Sébastien Lecnu dans les dans les jours qui viennent et vous soumettez les autres sujets dont l'attaque Zucman au vote des députés. J'ai à peu près bien résumé. Vous avez très bien résumé.

Ça veut dire qu'à partir de maintenant, vous attendez un coup de fil du premier ministre. Très clairement, une fois que vous avez posé ça ce soir sur B. J'attends pas spécialement un coup de fil, il est pas obligé de m'appeler.

Il peut simplement en fait toute façon même s'il m'appelait pour me dire que il entend faire tout ça, moi la seule chose qui compte c'est le prononcer du discours de politique générale. Si c'est dans le discours de politique générale, on ne s'ensure pas. Si ensuite il y avait une entleloupe, ce qui peut toujours arriver, on a appris à se méfier.

Si l'entourloupe elle vient plus tard, censure. Il y a pas de problème. En fait, moi je suis pour être loyal avec ceux qui le sont.

Et donc si le débat est loyal, s'il permet aux Français d'être respecté de bout en bout, alors je respecterai les votes. Si à un moment on me voilà, on on m'amuse, et bien là je n'aurai aucune hésitation à utiliser ce qu'on appelle le 49 d'eau, c'est-à-dire la censure spontanée et qui permettra là de remettre les pendules à l'heure. Voilà.

Merci beaucoup Olivier Fort signale que le nouveau ex-premier ministre, je sais plus dans quelle heure de le dire, est à l'Élysée en ce moment même, peut-être en train de discuter tous ces sujets avec Emmanuel Macron de ce qu'il y aura dans quelques jours dans son discours de politique générale, peut-être en train de parler justement de cette suspension et du 493. Mais j'espère qu'il m'a bien entendu parce que en fait s'il ne l'a pas fait, il faut que quelqu'un lui en parle parce que son sort dépend maintenant de sa bonne volonté. s'il ne respect, je pense qu'il y a des gens dans l'entourage de Sébastien Lecnu ou du chef de l'État qui suivaient cette interview et qui doivent être en train de lui faire des notes à toute vitesse.

Voilà. Oui. Et qu'il soit bien conscient que notre détermination est totale et qu'il n'y aura pas de rattrapage.

Il n'y aura pas en fait de nouvelles négociations ou quoi que ce soit. C'est comme ça. Merci beaucoup Olivier Fort d'être venu ce soir sur le plateau de BF.

« Je ne recherche pas la dissolution, mais si elle devait arriver, je ne la crains pas. » — Olivier Faure · Pourquijevote