Salon de l'agriculture : la fête malgré tout ! | Chaque voix compte - 20/02/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. C'est vendredi et vous le savez chaque vendredi puisque chaque voix compte et bien c'est à vous que nous donnons la parole. Et ce soir vous vous êtes nos amis les agriculteurs pour une émission spéciale à la veille de l'ouverture du salon de l'agriculture à Paris.
Nous avons choisi de nous parler entre nous et avec vos élus, de parler de l'agriculture, de parler de ces tourments. Face à vous ce soir, Marie José Allemand. Bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes député socialiste des Hautes Alpes et vous êtes vous-même agricultrice. Dites-nous ce que vous faites.
Je suis éleveuse et on a des brebis meres en agneau de cisteron en labelle rouge. D'accord. Et bonsoir Jérémie de Cerle.
Bonsoir. Eurodéputé Rou, vous êtes membre de la commission de l'agriculture et du développement rural au Parlement européen. Vous avez présidé, je le précise, les jeunes agriculteurs jusqu'en 2019 et vous êtes vous-même éleveur de Charolaise.
C'est ça. En son Loire. En son Loire.
Merci à tous les deux. d'être là ce soir et d'avoir accepté de vous prêter au jeu des questions-réponses avec notre public. Je salue également Rémy Barbet.
Bonsoir. Bonsoir. Journaliste à la Croix, vous êtes chef de rubrique agriculture et consommation.
Vous serez ce soir mes yeux et mes oreilles experts avec notre public. Cette édition 2026 du salon de l'agriculture est forcément spéciale puisque vous le savez pour la première fois de l'histoire, les stars du salon ne seront pas là. Les vaches sont restées à l'étable en raison de l'épisodie de dermatose nodulaire.
Mercosourd, empilement d'énormes, épuisement. Nos agriculteurs ont le cœur lourd et ils ont plein de questions à vous poser. On va se parler, on va s'écouter et le plus important, c'est que nous, on va essayer de vous dire à quel point on vous aime et à quel point on est à vos côtés.
Installez-vous confortablement. Chaque fois compte, c'est parti. En cette veille d'ouverture du salon, c'est suffisamment rare pour être souligné.
La journée a quand même commencé par une bonne nouvelle. Le temps et le protocole choisi nous a donné raison puisque depuis le 2 janvier, nous n'avons plus aucun cas de dermatose nodulaire contagieuse et que aujourd'hui même et je suis heureuse de l'annoncer sur votre antenne, nous levons toutes les zones réglementées. reprend une vie normale, qu'on peut à nouveau commercer, qu'on peut à nouveau bouger ses animaux, aller au salon de l'agriculture et on aurait pu aller au salon de l'agriculteur, l'agriculture, ils ont choisi la prudence, je les comprends, je les respecte, mais ils seront là, les élève ser C'est pas une décision politique, le choix de la prudence, c'est une décision que les éleveurs eux-mêmes ont pris et que je respecte, mais néanmoins, ce sera un beau et grand salon avec plus de 3000 animaux.
Bah oui, la dermatose nodulaire, c'est à cause de cette maladie que les vaches ne sont pas au salon pour la première fois depuis 60 ans. Et je voulais d'abord ce soir me tourner vers Nicolas. Bonsoir Nicolas.
Les les téléspectateurs les plus fidèles de chaque voix compte vont sans doute reconnaître votre visage puisque vous êtes éleveur beauvin en Haute Savoie à Saint-Féréol, c'est ça ? Oui. Oui.
À Saint-Fériol. Et votre élevage a été un des premiers touchés par la dermatose nodulaire l'été dernier. L'une de nos équipes était d'ailleurs avec vous.
À ce moment-là, nous étions venus faire un reportage à vos côtés. On voit les images de votre stabulation vide de ces vaches. D'abord, comment vous allez aujourd'hui, Nicolas ?
Et ben aujourd'hui, ça va mieux. On a on a repris avec des nouveaux animaux, on a repris une production, un rythme. On se lève pour on sait pourquoi on se lève le matin et puis bon ben tous les les désagréments qu'on a eu cet été.
Et puis là, on a cette semaine, on a pu vacciner nos petits veaut de 3 mois qui avaient l'immunité de la mer et maintenant on attend les annonces de de madame la ministre pour vacciner revacciner l'ensemble du troupeau. Vous avez reconstitué votre troupeau. Combien vous aviez perdu de bêtes ?
Rappelez-nous. Donc j'avais perdu 68 animaux, 48 vaches laitières et 20 veau. Donc là oui, on a racheté 42 42 vaches pour le moment et pour le moment on attend un peu la suite des choses pour pour acheter quelques veau.
Est-ce que vous avez été indemnisé ? Alors, j'ai été indemnisé en partie euh et maintenant bah on attend euh le reste euh quoi. Ça devrait arriver dans les prochains prochains jours, prochaines semaines.
La gestion de cet épisodi a provoqué euh on se souvient, une grave crise depuis le début de l'automne dernier avec le recul. Est-ce que vous vous dites aujourd'hui que cette stratégie d'abattage c'était la seule solution ? Ben chez nous sur notre secteur euh de toute façon on en est convaincu puisque moi le jour où j'ai où mes vaches ont été abattu euh mes autres animaux qui étaient dans les parcs à 1 km 2 km 3 km étaient vaccinés seulement depuis 3 jours.
Donc pendant 25 jours, le fait qu'il y ait pas d'animaux à proximité euh potentiellement positif quoi, ça les a aussi protégé quoi. Et aujourd'hui donc vous le disiez, vous attendez les nouvelles consignes du ministère de l'agriculture pour la vaccination à venir. Globalement, vous dites "Bon, aujourd'hui au Lescur, on se souvient de votre gorge serrée quand on était venu vous interviewer à l'époque l'été dernier.
On se souvient de votre désarroi qui nous avait beaucoup touché, qui avait beaucoup touché les téléspectateurs de de chaque voix compte. On vous sent aujourd'hui plus euh rassériné, en tout cas, plein d'espoir. Oui.
Oui. Ben, on a de l'espoir mais on reste vigilant et euh et je pense qu'on va être vigilant encore quelques temps. Vous avez devant vous deux élus, un élu du Parlement européen, un élu de l'Assemblée nationale.
Est-ce que vous avez des questions à leur poser ce soir ? Et ben au niveau national, ce qui serait bien, c'est malheureusement, on a beaucoup parlé d'abattage mais on n pas parlé du problème des lavages de bâtiments avec ce fameux règlement. euh où euh quand il y a un montant qui dépasse 50000 € c'est soumis à à appel d'offre.
Moi, j'aimerais bien que les choses changent et quand il y a une crise comme ça, que ces leviers là ils sautent, c'est la crise. C'est pas le moment de savoir si une entreprise a une priorité ou il faut donner la priorité à une entreprise pour que les choses avancent et que les bâtiments se lavent très rapidement. Et puis au niveau européen et ben pour mes collègues qui sont pas très loin de chez moi, on a un foyer de Bruxellose qui sur des bouquetins qui traînent depuis 2012 où beaucoup d'exploitations sont sous surveillance et par rapport aussi au à nos fromages à OP qui sont tout le temps ont une pression sanitaire énorme avec les agents pathogènes qui qui est pas le cas avec le saumon ou les légumes où où il y a une certaine tolérance.
Nous c'est zéro et dès l'instant où il y en a un, c'est à la casse. Voilà. Alors, qui veut lui répondre ?
Je peux commencer par le niveau européen pour Mais allez-y, monsieur DLE. Enfin, déjà, moi je veux saluer Nicolas et saluer tous les agriculteurs qui sont passés par cette crise et par malheureusement l'abattage du troupeau pour un certain nombre d'entre eux. Et je veux saluer leur courage et puis aussi leur dire merci parce que s'ils n'avaient pas été là, s'ils n'avaient pas eux respecter euh comme tout le monde le protocole et ben sans doute que la catastrophe qui aurait pu arriver euh euh voilà serait arrivée.
Et donc voilà, moi je salue aussi le courage et puis la volonté et puis aussi le souci de voir des choses évoluer pour pas que ça réarrive bien évidemment ou en tout cas qu'on puisse le maîtriser de la meilleure des manières. Et donc euh au-delà de l'aspect spécifique, je me permet de te tutoyer parce que on est collègues et je crois que notre âge euh nous différencie pas bien. Je au-delà de l'aspect spécifique sur le le fromage sur les fromages à OP ou sur le reste, je pense qu'au niveau européen, il y a intérêt si on veut travailler en bonne intelligence à sur ce genre de crise à avoir des mécanismes un peu plus homogènes, un peu plus harmonisés afin que justement aucune production soit pénalisée par rapport à à une autre et aucun pays soit pénalisé. par rapport à un autre.
Donc dans tous les domaines et pour le coup sur la dermatose sil y a eu un protocole établi en France, c'est parce que il y avait aussi eu la maladie dans d'autres pays européens et ce protocole là il était aussi dirigé et proposé et imaginé au niveau européen. Donc il faut qu'on réussisse à faire ça et à harmoniser les choses pour être plus fort face à la maladie et face aussi aux différenciations qui peuvent y avoir sur sur d'autres sur d'autres épisodies comme la bruselloge ou d'autres. Mais est-ce que vous pourriez répondre à Nicolas sur ce sujet de des appels d'offre qu'il faut passer ?
C'est ça. C'est ce que vous expliquiez aujourd'hui pour des nouveaux bâtiments. En fait, quand on a eu notre problème, on devait laver notre bâtiment et pendant un mois et demi, on nous a dit "L'État s'occupe de tout, s'occupe de tout." Et au bout au bout d'un mois et demi, on nous a dit en fait euh les montants euh ça va être à vous de contacter les entreprises et de de nettoyage, de demander une garantie bancaire à vos banques et en fait ça nous a fait perdre 2 mois tout ça.
Et en fait notre notre truc aujourd'hui c'est quand il y a une crise sanitaire, il faut que le l'État soit capable de nommer une entreprise et qu'on s'occupe pas de de concurrence de d'appel d'offre ou de marché parce que José allemand enfin on peut que être d'accord avec Nicolas. On peut être là où c'est comp enfin compliqué c'est pas compliqué en fait, on découvre au fil de l'eau les contraintes qui qui s'appliquent finalement sur une épisotique comme on enfin sur sur la la maladie comme on a eu. On a pris enfin la ministre a pris le le on va dire le taureau par les cornes entre guillemets en faisant des abattages systématiques et tau mais on on OK là c'est c'est régulé.
Est-ce que vous êtes capable de m'expliquer pourquoi c'est à l'agriculteur de contacter une entreprise de nettoyage et de et de l'avancer sur ses fonds propres, voir d'aller à la banque pour En fait, on le découvre en mesure au fur et à mesure de la chose. On découvre comment ça se passe au fur et à mesure euh en tant que en tant que député. Enfin, la mini a forcément euh eu conscience du problème euh comme on a découvert euh à l'occasion du budget que les indemnité étit fiscalisé.
Donc enfin petit à petit en fait en mesure qu'on tire les fils, on se rend compte de l'ensemble du problème. S'il suffit pas juste de faire abattre le cheptel. Est-ce que vous pouvez vous engager ce soir ?
Moi je vous dire j'ai aucun problème à dire à la ministre de l'agriculture que cette histoire d'avancement des frais et d'appel d'offre pour une entreprise de nettoyage des bâtiments, on marche sur la tête. Bah oui, mais moi je lui ai déjà dit qu'on marchait sur la tête quand euh quand on a vu que c'était fiscalisé, que il fallait une année, on avait une année maximum pour repeupler euh les euh les exploitations agricoles parce que sinon on perdait on perdait le l'indemnité. Enfin, moi là où je je trouve que c'est pas normal et d'ailleurs, j'ai fait un amendement là-dessus qui a été voté à la quasi unanimité, c'est que euh on vous oblige à abattre votre troupeau.
Oui. On doit vous indemniser sans conditions. Et cet amendement-là a été voté à l'unanimité quasi de l'Assemblée nationale.
Il n'a pas été repris. Euh, il a été repris en partie sur la non fiscalisation et sur le fait que vous avez maintenant 2 ans pour utiliser, on va dire, les fonds pour repeupler votre exploitation agricole. Bon, c'est déjà mieux que ce que c'était mais c'est pas parfait.
À partir du moment où on vous oblige à faire quelque chose, on on n pas à mettre de conditions derrière. On n pas à mettre de condu et pour et si ça peut vous vous rassurer quelque part, effectivement, il faut pas laisser les choses comme ça, mais on le on découvre les choses au fil de l'eau, on va dire, les contraintes. Est-ce que ça ça nous surprend qu'on ait d'autres contraintes au fur et à mesure ?
La France c'est un pays qui adore se mettre des barrières les unes derrière. Oui. Et oui, pas de vach donc sur ce salon 2026, pas de volaille non plus à cause de la grippe avière mais il y aura quand même 3400 animaux portes de Versailles.
Des chevaux, des cochons, des chèvres, des lapins, des moutons. Les organisateurs veulent que le salon reste une fête pour les visiteurs. On sera d'ailleurs avec eux tout à l'heure les les organisateurs du salon.
Et Clément Perou et Eva Billon ont suivi aujourd'hui les tout derniers préparatifs avant à l'ouverture. Regardez. Dernier préparatif avant l'ouverture d'un salon de l'agriculture orphelin.
Pas de vaches cette année porte de Versailles pour cause de dermatose nodulaire. Daniel est éleveur de race mirandaise dans le Gers. Fidèle au poste chaque année depuis 15 ans, il sait que cette édition sera différente.
D'habitude là, il y a les vaches avec le ring, le grand ring de concours et tout ce qu'il faut pour la présentation des vaches quoi. Pour nous et leveur, il y a manqu venir s les bêtes, c'est quand même c'est pas pareil quoi. Dans une édition où les vaches ne sont visibles qu'en photo, les éleveurs beauovins auront tout de même leur stand.
Allez, Daniel espère que le public sera solidaire et viendra le voir malgré tout. D'habitude, c'est sûr que il y a beaucoup de public à ce hall. Maintenant, je sais pas ce que ça va donner cette année.
On verra. Donc, il y aura 12 posters sur les présentoir avec les kak mono et tout ça et on va présenter nos vaches comme ça. D'autres animaux seront eux bien présents au salon comme les cochons et leurs bébés particulièrement mignons, mais aussi les agneaux comme ceux de Marcel, producteur de Rockfort dans l'Avyon.
Selon lui, l'absence des beaux vidéos dans l'incertitude. C'est triste ça. Je j'ai peur que ce soit triste.
Je ne sais pas comment l'ambiance qu' va y avoir et surtout la fréquentation la fréquentation. Est-ce que les gens vont venir parce qu'il n'y a il y a pas de beau vin ? On ne sait pas.
C'est un grand point d'interrogation cette année. Autre interrogation, l'état d'esprit des agriculteurs. Cette édition intervient quelques semaines après les grandes manifestations agricoles.
La tension semble un peu retomber mais le malaise persiste dans la profession. S'il y a encore une colère, c'est bon signe. S'il y a plus de colère, c'est c'est mauvais signe.
Ça veut dire qu'on le monde agricole devient résigné et ça serait pas bon signe pour pour le pour le consommateur parce que si on se bat, c'est pour le consommateur aussi quoi. Dans ce contexte, la visite d'Emmanuel Macron demain matin est au moins aussi attendue que celle des visiteurs. Faute de vache à caressé, le président de la République pourra saluer les chevaux particulièrement mis en avant cette année.
Voilà pour cette visite en avant-première du salon de l'agriculture grâce à Clément Perou et Eva Billon. Je voudrais me tourner vers Julien. Où est Julien ?
Bonsoir Julien. Vous êtes vétérinaire rural à Vousousier, c'est dans les Ardenes et vous avez quitté votre campagne ardenaise pour venir à Paris puisque vous êtes l'un des vétérinaires du salon. Alors vous allez quand même avoir du travail pendant ces 10 jours.
À quoi ressemble la journée d'un vétoon de l'agriculture ? Alors, la journée du vétérinaire sur le salon de l'agriculture, elle est extrêmement bien remplie euh parce qu'on a trois missions essentielles. La première, c'est d'assurer le soin et le bien-être des animaux au quotidien parce que il peut y avoir des petits bobos, des petites difficultés et donc parfois les éleveurs peuvent nous appeler pour soigner ces petits ces petits soucis.
Ensuite, il faut savoir que le on a un stand, la profession vétérinaire a un stand qui s'appelle la maison des véaux. Euh un stand qu'on a fait en partenariat avec les écoles nationales vétérinaires. Euh l'idée étant de pour les gens et le grand public de pouvoir euh rencontrer des étudiants et des professeurs et d'apprendre comment on devient vétérinaire, quel est le le le cursus et la formation pour devenir vétérinaire.
Euh on a également aussi une présentation tout sur notre stand euh en partenariat avec AP Forum des métiers autour de la profession vétérinaire et notamment le métier d'auxiliaire spécialisé vétérinaire. Parce que je regardais en en préparant, c'est complètement fou, il y a 4000 vétérinaires ruraux pour 42 millions d'habitants de d'animaux d'animaux. Euh il y a une vraie pénurie, il y a une vraie crise d'évocation en en vétérinaires ruraux.
Oui, absolument. C'est Mais pourquoi ? parce qu'on fait l'école vétérinaire et puis on se dit qu'on va soigner des chiens et des chats en ville et qu'on mesure pas ce que c'est de devoir être vétérinaire à la campagne.
Alors le le problème il est il est multifactoriel. Donc il faut faut savoir effectivement qu'aujourd'hui il y a 80 % des vétérinaires qui n'exercent plus au profit des animaux d'élevage. C'est-à-dire que aujourd'hui 80 % des vétérinaires n'ont plus d'éleveurs dans leur clientèle.
Faut le savoir ça. Donc vous êtes aussi sur le salon pour susciter des vocations éventuellement. Alors on va en reparler dans un instant avec vous mais je voudrais qu'on prenne la direction tout de suite de ce salon de l'agriculture.
On est en direct avec la directrice du salon Valérie Leroi. Bonsoir et merci de nous accorder quelques minutes ce soir dans dans chaque voix compte. On entendait dans le reportage des des agriculteurs nous dire "J'ai peur que ce soit triste.
Vous êtes dans quel état d'esprit à quelques heures de l'inauguration ? Alors euh bon, c'est peut-être normal qu'ils aient peur que ça soit triste, mais en tout cas par rapport à tout ce qu'on a mis en route, il y a de nombreuses animations. Je je suis désolée, je je m' j'ai un gros retour.
M'entends pas du tout. Vous allez enlever votre oreillette le temps qu'on se parle et puis si vous voulez on se reparle après. Oui.
Allez-y. Ouais. Mais en fait, je m'entends en double.
Alors, on va régler ce petit problème technique. C'est s'entendre en double, c'est un enfer. Valérie Leroi, vous me faites signe dès qu'elle est de retour avec nous.
Je vais retourner avec vous, Julien, on parlait des vétérinaires. Vous vivez évidemment dans une intimité très forte avec le monde paysan. Vous soignez les bêtes, mais vous voyez aussi les souffrances des agriculteurs.
Oui, absolument. Euh on est un vrai alors pour le coup, on est un vrai partenaire de l'élevage euh comme de nombreuses personnes, mais on a cette proximité, ce lien, ce quotidien et et c'est vrai que il y a une relation un peu particulière qui va bien au-delà d'être le soignant. Euh effectivement, il y a un attachement et il y a une relation qui est Comment vous comment vous avez vécu cet épisode de de dermatose nodulaire où euh vous avez été parfois pris pour cible par les agriculteurs quand vous interveniez dans des dans des exploitations pour euh bah au moment de l'abattage notamment des troupeaux.
Alors, ça a été tout le paradoxe où on a eu du mal à comprendre en fait parce que effectivement, il y a eu des crispations autour du protocole sanitaire et notamment autour des dépeuplements parce que effectivement ça a été mal compris, mal perçu. Mais il faut rappeler quand même que les vétérinaires qui sont intervenus dans le cadre des dépeuplements, c'était les mêmes qui vaccinaient et qui faisaient de la prévention. Euh donc c'est vrai que ça a été un petit peu difficile de comprendre euh parfois cette ces ces ces ces ces exactions, on va dire et ces manifestations de de colère.
Et ça a fini par s'apaiser. Oui. Parce que au bout d'un moment, on a mis des choses à plat, on a réussi à discuter, à s'entendre.
Il y a des messages qui sont passés et effectivement tout le monde a fini par comprendre que ben les vétérinaires n'étaient pas la cible et n'étaient pas l'ennemi. H bon et alors comment on suscite des vocations de vétérinaire rural ? Euh et ben on explique ce que c'est que le quotidien d'un vétérinaire.
On explique ce que c'est le métier. C'est un métier passion hein, on va pas se mentir euh parce que c'est un vrai engagement. Alors, c'est vrai que il y en a beaucoup qui aujourd'hui considèrent qu'au-delà de l'engagement, ça commence à devenir une servitude euh parce que effectivement nous aujourd'hui euh enfin je vais prendre mon exemple hein, moi ça m'arrive aujourd'hui de faire 60 km aller, 60 km retour pour aller soigner des moutons dans les vignes dans les vignes de champagne.
Vous êtes seul pour combien de kilomètres carrés ? parce que ce sont des moutons qui sont en écopaturage pour entretenir les vignes de champagne. Et donc finalement aujourd'hui, c'est la démonstration que le vétérinaire ben il est au carrefour de toutes ses santé que ce soit la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale.
Et donc c'est ça qu'on essaie d'expliquer aux jeunes générations. Euh et puis effectivement aujourd'hui il y a une vraie montée en compétence de la part des éleveurs. On accompagne cette montée en compétence et c'est un c'est une relation particulière et c'est très enrichissant.
On a retrouver Valérie Leroi au salon de l'agriculture. On a réglé son problème d'oreillette. Elle ne s'entend plus en double.
Valérie Lerois, on parlait de l'état d'esprit dans lequel sont les organisateurs du salon de l'agriculture à quelques heures de de l'inauguration. Bon, haut les cœurs, c'est ce que vous dites ce soir. Oui, on dit haut les cœurs parce qu'on est en train de finir les préparatifs de montage, queon est prêt pour l'ouverture et que certes, il n'y a pas de vache évidemment et ça change la configuration du salon, mais les éleveurs de Beauauvin qui ont décidé de ne pas venir avec leurs animaux sont quand même là.
C'est-à-dire que tous les stands des races de vaches qui sont là habituellement sont occupés par les éleveurs. Donc les visiteurs vont pouvoir venir et rencontrer les éleveurs de Beauvin et pourquoi pas leur poser des questions sur la situation actuelle. semaine des municipales à 14 mois de la présidentielle, ça va forcément être aussi un salon très politique avec des visites qui sont souvent difficiles à gérer en terme de co mesures.
Alors, on a pris des mesures comme l'année dernière et l'année d'avant, différentes différentes mises en place à partir de demain matin. Donc voilà, on met les mesures en place qui sont nécessaires en accord avec les autorités et la préfecture, ni plus ni moins. Donc voilà, un peu moins quand même puisque les délégations ne pourront pas être accompagnées de plus de 25 personnes pour éviter justement les attroupements dans les allées du salon au milieu des visiteurs quand une personnalité politique vient vient vous voir.
C'est Emmanuel Macron qui inaugure le salon demain. Un petit mot de prévention aussi Valérie Leroi. Est-ce que vous avez à nouveau pris des mesures pour éviter les scènes de d'alcoolisation excessive des visiteurs ?
Oui. Alors euh sur les délégations euh politiques et le nombre, euh on a adressé à chacun euh des des cabinets qui organisent des visites ou à chaque fois qu'on a des demandes entrant une charte pour pour euh les amener à ne pas visiter en même temps le même jour ou tous voilà tous en même temps pour que ça permette de rester fluide dans les visites et effectivement de ne pas avoir plus de 25 personnes dans la délégation ce qui permet une circulation beaucoup plus beaucoup plus fluide. Après, sur euh la gestion de de l'alcool et de la consommation excessive d'alcool, depuis 4 ans, nous avons mis en place un processus qui nous permet d'être en contact permanent avec les exposants qui vendent de l'alcool ou qui font des dégustations, d'avoir une règle du jeu qui est mise en place avec eux et qui passe par de la prévention, de l'information et pourquoi pas de la sanction. aussi euh comme dans la vie quotidienne un exposant continue à vendre de l'alcool à quelqu'un qui est manifestement aviné, bah il est responsable pénalement ici comme à l'extérieur dans un bistro n'importe où en France.
Bon, en tout cas, on voit les les moutons derrière vous, on voit qu'il y a déjà une certaine effervescence. Merci d'avoir été en direct avec nous ce soir avec votre jolie bereté. On vous souhaite un excellent salon de l'agriculture 2026.
Qui parmi vous a prévu d'aller au salon dans les 10 jours qui viennent ? 100 % 100 % mais je voulais aussi euh euh Réy qu'on parle du chiffre qui va planer au-dessus de ce salon de l'agriculture, c'est celui de de la balance commerciale agricole française qui a connu en 2025 un plus bas historique. On regarde d'abord le détail des chiffres avec Elsa Mandingava et on les détaille ensuite on les explique avec vous.
C'est une dégringolade. Pour la première fois depuis 50 ans, la balance commerciale de l'agroalimentaire a bien failli finir dans le rouge. Pour les produits agricoles bruts, en 2025, la balance est carrément déficitaire de moins 300 millions d'euros, notamment parce que nous importons plus de produits, + 8 % en 2025. des fruits, des légumes, de la viande.
La France subit aussi la hausse des cours du café, du cacao. Nos exportations, elles ne permettent pas de renverser la tendance. Le cours des céréales à la baisse nous pénalise.
Le secteur des vins et spiritueux moteurs d'habitude affiche mo- 16 % notamment en raison des droits de douane. La dégradation s'explique en partie par le contexte difficile des dernières années. Covid, situation géopolitique, mauvaise récolte, épisodi.
Mais les causes sont aussi plus structurelles. Depuis 1970, la France a perdu 1,2 million d'exploitations. Il en reste moins de 400000 aujourd'hui.
Autre défi près d'un agriculteur sur deux partira à la retraite d'ici 2030. Jusqu'à présent, la France reste la première puissance agricole de l'Union européenne, 17 % de la production. Mais jusqu'à quand pourra-t-elle tenir son rang ?
Réy Marbet, comment en est-on arrivé là ? Est-ce que c'est parce qu'on est trop cher ? Est-ce que c'est parce qu'on a trop poussé le haut de gamme ?
Il y a deux dimensions, ça a été très bien expliqué. Il y a une dimension structurelle de notre agriculture. Durant son premier mandat, Emmanuel Macron dans un discours dès 2017 avait misé sur le fait que la lecture devait élever s'élever en gamme, exporter la French Touch et nos productions reconnues dans le domaine des AOP, des fromages, de la viticulture.
Euh sauf que entre-temps, il y a eu la période du Covid, il y a eu cette guerre en Ukraine qui a fait flamber les prix de l'énergie et il y a eu une inflation très conséquente pendant 3 ans. Et en fait ce qu'on se rend compte bah c'est que le français moyen quand il fait quand il mange son poulet du dimanche, il achète pas forcément le poulet haut de gamme, la Belle rouge ou que sais-je, mais les Français mangent de plus en plus de bouts de poulet en pièces détachées dans du snacking, des pièces de poulet frit et ça en fait bah c'est des concurrents allemands, polonais ou autres qui les produisent davantage. Donc il y a un peu une dichotomie entre l'offre et la demande qui s'aligne pas forcément et après comme ça a été expliqué, il y a aussi un facteur qui lui est conjoncturel. très mauvaise récolte de blé en 2024, donc c'est le blé qu'on vend en 2025, donc peu de blé à vendre, des prix qui sont pas porteurs et aussi des brouilles diplomatiques notamment avec l'Algérie.
L'Algérie qui était le premier marché à l'export de la France historiquement depuis depuis l'indépendance algérienne. Et du coup, la brouille entre les deux présidents a mené l'Algérie à totalement fermer le marché au céréales français. Donc il y a plus un grain de céréales qui est parti de Rouan pour aller à Alger.
Et par contre, c'est la Russie qui a chopé tout le marché. H donc là où l'Algérie acheté chaque année tout son blé à la France, maintenant il achète aux Russes. Et c'est une dépendance qui est endémique de ce territoire du Maghreb parce que bah au Maghreb, on peut pas faire pousser du blé.
Ils ont pas des terres aussi riches queon peut avoir en Russie ou chez nous. Donc on perd des marchés comme ça. Et après au-delà de ça, évidemment qu'il y a une dimension de compétitivité.
D'ailleurs, il y a un rapport tout récent de du ministère de l'agriculture qui l'a démontré. Et là en fait on perd des parts de marché. Le Mercosour a beaucoup été pointé du doigt comme un un épouvantail.
C'est également le cas pour pour d'autres parts de marché. Aujourd'hui, on part de l'accord avec l'Australie par exemple. La réalité, c'est que là où la France perd des parts de marché, c'est vis-à-vis de ses concurrents européens.
Sur le sucre, on perd des parts de marché vis-à-vis de l'Allemagne. Sur le poulet ou d'autres productions, on perd on perd des parts de marché vis-à-vis de de la Pologne. Euh dans d'autres productions un peu plus un peu plus haut de gamme, un des pays qui est très exportateur et qui a une puissance agricole et qui est frontalier de nous, c'est l'Italie.
Donc la France est toujours la première puissance agricole. On a un territoire béni des dieux pour faire de l'agriculture, une topographie magnifique et diverse. Mais aujourd'hui, on est en perte de vitesse et on est concurrencé par nos propres voisins.
On est concurrencé par nos propres voisins et ce qui amène aussi le discours là où les agriculteurs aiment bien en appeler au bon sens. C'est dire on est sur un marché commun, on est une puissance agricole commune, on peut pas surposer et ne pas avoir les mêmes règles que nos voisins. C'est à mi- prix de la loi du poid, on est devenu le symbole.
Mais c'est un ralball un peu plus global de regarder, on perd de la vitesse et on se fait on se fait doubler sur la gauche par nos concurrents directs qui sont censés être nos alliés. Théoriquement, on est dans l'Union européenne qui est là qui reste quand même la première puissance agricole mondiale. Patrick, où êtes-vous ?
Patrick, bonsoir. Patrick, vous êtes céréalier, producteur de pommes de terre aussi à Beauval dans la Somme. Je précise que vous présidez la coordination rurale des Haut-France.
D'ailleurs, j'ai vu que la coordination rurale menacé de boycotter l'inauguration du salon par Emmanuel Macron demain matin. Pour quelle raison ? Déjà, j'ai pas j'ai pas la même information.
Donc je je vous c'est la coordination rurale des des Haut-D. Les Haut de France, non, la confédération paysane qui compte qu'à boycotter. Ah voilà, c'est la confédération, pas la coordination.
Donc vous vous y serez demain matin. J'y serai pas demain matin mais j'y serai dans la semaine. Euh sur l'approche qui a été faite, elle est belle, elle est général, elle est elle est elle est la même en fait depuis des années, pour pas dire des dizaines d'années.
En ce qui concerne l'approche que on va avoir à la coordination réelle, on va dire qu'aujourd'hui le contexte problématique n'est que politique. Euh c'est dramatique mais c'est la vérité. Euh aujourd'hui euh si ça va mal au niveau des céréales, c'est parce qu'on on importe plus qu'on exporte.
Aujourd'hui en Europe, on parle de nos exportations, mais on importe à peu près 30 millions de tonnes, c'est-à-dire la production de la France. Donc tout ce qui est enrobé et ce qui est qui est bien expliqué au niveau économique, c'est que politique. Lorsqu'on décide de bloquer les voitures chinoises, on met une taxe.
Lorsqu'on lorsque Trump décide de bloquer les vins français, il met une taxe. Nous, on est open bar. Nous, on est heureux d'importer parce qu'on est des mondialistes et donc ça c'est une politique à la fois européenne, à la fois française qui va faire mourir, pour pas dire autre chose, la majorité des agriculteurs.
Mais on le sait. Donc demain, tout le monde va venir avec le sourire au salon. Tout le monde va dire qu'on a la plus belle agriculture.
On va donner de l'espoir et on va parler d'agriculture pendant 8 jours comme on le fait depuis 3 ans avec le même discours de décision que l'on va prendre et bilan de l'opération. Si je reviens l'année prochaine parce que je le fais depuis 3 ans, ça sera encore pire. montrer la même chose.
Mais non, mais parce que là aujourd'hui, c'est que les banques n'accompagnent plus l'agriculteur. Pour l'instant, elle accompagnait l'agriculture mais aujourd'hui quand vous importez 400 % de sucre, quand vous importez 30 % de céréales en plus de l'Ukraine, rien que l'Ukraine, quand vous apportez 50 % de maïs, tout le monde a l'excuse de dire qu'il faut aider l'Ukraine. Tout le monde a a l'idée de vouloir vendre des voitures au mercur, tout ça, c'est beau.
Mais là, l'écologie, elle existe pas et on s'en fout. C'est-à-dire que le double langage, il est que politique. Vous avez devant vous un eurodéputé et une députée de l'Assemblée nationale.
Profitez-en. Bah, je pense qu'ils sont ici pour défendre une position qui est ou française ou européenne mais qui ne dépend pas d'eux. Aujourd'hui, c'est madame Vlenn qui prend les décisions toute seule lorsqu'elle signe lorsqu'elle signe le mercure.
On a fait on a participé, j'ai participé avec maître an pour bloquer avec la sisésine puisque je l'ai encore vu aujourd'hui. On fait des choses mais aujourd'hui même si on bloque le système rouleau compresseur européen ou mondialiste fait que la marchandise rentre quand même. Les gens ils disent "Ouais, vous avez gagné." Mais non, on n pas gagné.
La marchandise rentre. Donc aujourd'hui, je vais pas poser une question, la décision c'est d'être mondialiste. Donc la partie est perdue mais l'agriculteur ne veut pas mourir.
Donc on va trouver des solutions. Alors Réy, il y a juste une précision pour pas qu'il y ait de confusion. Si j'ai bien compris votre propos, vous dites qu'on importe des céréales.
La France est exportatrice nette de céréales. Elle elle exporte davantage de céréales. On parle de l'Europe.
Ah, vous parlez de l'Union européenne mais là pour le coup c'est de réiculteur en France. Mais ce que juste la balance commerciale, les chiffres qu'on voit là, on parle de milliards d'euros. La France n'a pas produit moins de céréales.
En 2025, on a fait une très bonne récolte de céréales après une récolte qui était très mauvaise du fait de climatique en 2024 inondation. C'est pas une balance commerciale en volume, c'est de la valeur. C'est-à-dire que les prix du les prix mondiaux du céréal ne sont pas porteurs en ce moment.
D'ailleurs, ils ne couvrent même pas le prix de production du blé en France, ce qui fait qu'il y a une crise systémique au niveau des céréaliers. Et à l'inverse, le cacao ou le café qu'on peut pas produire en France, lui du fait des allé climatiques, son cours a beaucoup monté. En fait, ça veut dire que ce qu'on importe est beaucoup plus cher et ce qu'on a l'habitude d'exporter a moins de valeur également avec ça a moins de valeur, il y a moins de volume.
Non, mais on peut pas les dire qu'il y a le même volume. On a produit plus de céréales en 2025 qu'en 2024 évidemment parce que c'était une année catastrophique mais en 2024 malgré qu'on en ait perdu, on en a produit 8 ou 9 millions de moins, on en a même pas vendu la même quantité parce qu'on en est on en avait encore trop. Vous imaginez cette année avec 9 millions de plus, on sait pu vendre puisqu'on importe plus. et la solidaire européenne.
Demander à qui ils achètent les Espagnols, demander à qui ils achètent les Portugais, ils achètent pas en France. Donc nous, bonne pomme, on est solidaire avec tout le monde et les autres se protègent ou achètent au moins cher et on sait pas faire une production au prix mondial. Parce que les normes là, les 400000 normes comme on vient de discuter, elles sont franco-françaises et ça on va nous dire mais on va les changer.
Non, on fait des décrets, on fait des normes pour enlever les normes, il faut faire des lois. Ça c'est toujours pareil. Donc du pour faire c'est facile.
Pour défaire c'est très compliqué. Vous entendez la colère de Patrick ? Moi ce que je voudrais revenir c'est sur ce qu'il a dit c'est que autant mon collègue que moi-même on n'est pas on n'est pas là pour vous vendre quelque chose.
On n'est pas enfin on est tous les deux agriculteurs comme vous. On pourrait très bien être de l'autre côté de cette table. Aujourd'hui euh on est dans dans deux assemblées différentes pour défendre l'agriculture telle qu'on la connaît nous, tel qu'on en a besoin.
Enfin le Merkur, je pense que euh on peut on peut pas faire plus que ce qu'on a fait à l'Assemblée nationale. On a voté cinq fois contre cinq fois. Le Parlement a voté cinq fois contre le Mercure.
Qu'est-ce que vous voulez qu'on Enfin, c'est c'est quand même je pense pas que tout le monde a voté contre hein. Le vote était unanimanité c fois les cin fois. Vous n'avez pas voté contre les cin fois ensemble.
Il y a encore très peu de temps, il y a quelques mois, les gens ne voulaient pas un Mercure de cette manière, mais ils voulaient un échange parce que il faut au niveau au niveau au niveau de l'alcool, enfin des alcools et des vins, ils sont favorables au mercur le problème des échanges, le problème des échanges, ils existent le mercur existe depuis 20 ans. Le problème c'est les taxes parce que aujourd'hui on a dit non mais la marchandise elle rentre. Au mois de novembre, on avait déjà dépassé les côtes de l'année dernière.
Donc faut arrêter nous de prendre le consommateur, les agriculteurs pour ce que ce que je dirais pas aujourd'hui. Laissez Jérémie de vous répondre. Non mais aujourd'hui du coup, on sait ce que vous dites et ce que vous pensez.
Donc vous l'avez dit donc c'est pas ce que je veux dire c'est que il y a on peut partager tout tout partie du constat qui vient d'être fait. L'agriculture n'est pas dans un dans une dynamique bonne. Elle ne l'est pas parce que effectivement il y a des lois, il y a des réglementation qui ne lui permettent pas de l'être.
Et donc oui, politiquement c'est de notre responsabilité bien sûr avec la profession de faire évoluer les choses. Et par contre là où je suis moins d'accord sur la partie aussi constat, c'est que il y a pas rien de fait. et ce qui s'est passé au Parlement européen euh que le Parlement a voté la saisine, on peut dire tout est fait, ça se passait déjà avant donc ça se passera quand même.
Puis la Vander Layen, elle fera ce qu'elle voudra. C'est pas tout à fait comme ça que ça se passe. Quand c'est la première fois que le Parlement européen rejette un texte qui en plus a plus de 20 ans que la Commission travaille.
Ça veut dire que le Parlement européen a dit à la Commission là, nous ne sommes pas prêts à voter le Mercour. La saisine, elle est toujours en cours, hein. Ah ben la saisine de toute façon.
Mais le commissaire européen ce matin au commerce disait il faut se préparer à ce que l'accord soit ratifié dans les prochains jours. Mais bah oui, ça c'est vrai hein. Mais il pe rentr Non mais je vois pas.
Vous pouvez rigoler. Oui, je ben on rigole. C'est comme quand on a dit qu'on reste finir mais rigolez si vous ça vous fait rire la situation euh faites-le moi je m'en fiche ce que je vous explique c'est que le Parlement européen s'est exprimé et que le l'accord ne pourra pas être ratifié définitivement tant que le Parlement européen n'aura pas ne se sera pas exprimé une provocation ce matin du commissaire européen au com mais c'est pas une provocation ce qu'il a dit ce matin c'est que l'Argentine et le Paraguay étaient prêts eux à ratifier pré Ce qu'il faut une fois que ont ratifié, faut encore que la commission prenne la décision de mettre en œuvre l'accord provisoirement.
Et ça pour l'instant c'est encore pas décidé. Et si ça se fait, imaginez-vous quand même que le parlement va être encore plus en colère et donc ne donnera pas sa voix contre rien du tout. Donc après, on peut pas à la fois demander aux politiques de faire des choses et à la fois dire que ça ne sert à rien parce que de toute façon on roulera dessus comme si de rien n'était.
Moi en tout cas le temps que je serai engagé que ça plaise aux autres ou non, je me battrai pour faire entrendre la voix des paysans, quoi qu'il en soit. et on peut me critiquer sur mon engagement passé, sur mon engagement euh actuel, je défendrai ce qui me semble être le meilleur pour les paysans. J'ai aucune raison de faire l'inverse.
Et si par contre nous-même en tant que paysan, on se décourage en disant bah Vlenlen, elle fera ce qu'elle voudra machin et ben ça sert à rien qu'on envoie des des gens, des agriculteurs dans des instances où ils se prendent des décisions. déjà que tout seul on a du mal à faire bouger les choses si que vous alors je le disais au début de l'émission vous êtes vous-même éleveur de Charolaise donc le bœuf argentin le bœuf brésilien et ben évidemment qui vous font peur et pour le coup c'est il faut justement trouver l'argumentaire le meilleur pour faire comprendre à la commission qu'elle se plante et puis a d'autres pays aussi qui se plantent parce que souvent on nous rapporte le fait que c'est pas des tonnages très très volumineux qui vont arriver mais on s'en fiche ce qu'on veut nous, c'est que les agricultrices et les agriculteurs et les consommateurs comme l'a dit monsieur le gras soi respecté. On a demandé aux agricultrices et aux agriculteurs européens pendant ces 25 dernières années de faire l'agriculture la plus belle du monde.
Et on voudrait dire la même commission qui impose ses règles aux agriculteurs voudrait dire aujourd'hui bah c'est pas grave s'il rendent quelques tonnes de viande qui est pas bonne ou quelques tonnes de cérê. Voulez-vous soumettre ce que disait ce matin le patron de Superrue Dominique Schelcher ? Dominique Schelcher, le patron de Superrue, s'est engagé ce matin à ne pas commercialiser dans ces magasins de produits du Mercosour s'il existe un équivalent en France.
Mais c'est une bonne chose. Il y a il y a un les choses avancent. Il faut clarifier la chose, le fait que les produits du Mercosour, la viande brésilienne, elle est déjà consommée par des consommateurs français ou européens.
Elle rentre déjà sur notre sol. Le le Mercosour est le premier exportateur de viande vers l'Union européenne. Là, le sujet c'est le fait qu'il y a des contingents qui vont être totalement détaxés, donc qui font vont favoriser euh les échanges et euh vont faire euh l'abaissement des droits de douanes va faire qu'il y a davantage de marchandises qui va arriver.
Mais du breuve brésilien, vous avez peut-être probablement tous manger ici sans le savoir dans un restaurant. En fait, on en mange déjà et c'est pas du bu. On en mange au restaurant et c'est la provenance de la viande est censée être précisée.
Oui, mais censé être précisée si on consent à manger cette viande là. pense qu'il y a une vraie crainte aussi des consommateurs de de devoir en quelque sorte manger une viande sans en connaître exactement la provenance. Et c'était aussi ça la question du pouf originaire d'Amérique latine, il se trouve déjà sur le socle des 27.
François, où êtes-vous ? François ? François, vous êtes céréali en vendé.
Euh vous serez au salon de l'agriculture, vous serez sur un stand que tous ceux qui sont déjà allés au salon de l'agriculture connaissent puisque c'est vous qui avez l'énorme moissonneuse batteuse dans laquelle les enfants peuvent monter. Vous l'avez, c'est bon en tête cette image de cette moissonneuse batteuse géante. C'est important pour vous d'être au salon ?
Oui, c'est très important parce que moi je viens pour deux raisons essentielles. Donc effectivement, c'est d'être sur le stand d'intercéréal, donc dans le hall 4 euh qui va donc parler de tout ce qui est filières euh agricoles concernant les céréales, donc le blé, le blé tendre, le blé dur et toutes les le maïs et toutes les toutes les céréales. Et ce qui est bien avec ce ce stand, c'est qu'on montre en fait du du grain jusqu'à la transformation.
Donc c'est vraiment la filière de toute l'interpression qui est présente sur le stand. Alors la moissonneuse batteuse évidemment c'est un appel parce que c'est un engin qui est un petit peu emblématique hein qui fait rêver un peu tout le monde. Donc il y a une il y a beaucoup de monde qui veulent monter dans la moissonneuse batteuse et pendant c'est vous les grion cette année en fait.
En fait cette année ça va être ça en fait. Mais non il y a évidemment il y a tout le monde mais donc là on parle de tout ce qui est transformation et de tout ce qui est production. Donc ça c'est la moissonneuse batteuse.
En même temps, on a aussi un site qui est le moissonneuse.fr où on invite les gens à venir nous voir quand on fait la moisson. Et par expérience, j'ai j'ai pu avoir aussi plusieurs personnes dans l'entourage en fait dans la région qui viennent qui parlent ce site là en fait ça et qui ont le droit de venir dans la moissonneuse batteuse avec vous pendant la moisson.
Pourquoi vous faites ça ? Voilà. Ben parce que c'est un moment privilégié au moment des récoltes où nous c'est important.
C'est notre moment important où après plusieurs mois, on on récolte notre travail et euh et ben ça ça permet de d'expliquer la culture de ce qu'on fait en toute transparence et et dans la bienveillance. Donc ça c'est un un des points qui sera importants sur le site sur le stand intercéréal. Et il y a aussi une autre nouveauté cette année, c'est un jeu qui s'appelle Céral Mania où en fait les gens vont pouvoir s'asseoir au volant d'un tracteur.
Ils seront deux et il y a un petit jeu en fait qui va se passer pour découvrir toute la toute la toute la production agricole de de céréales. Ça vous fait du bien de venir au salon de quitter vos vos dire pour remettre un petit peu le le sujet par rapport au salon. Euh oui, ça me fait du bien parce que c'est un moment privilégié où on échange avec le grand public.
Donc c'est la raison pour laquelle c'est la numéro 1 pour laquelle je viens euh parce qu'on explique notre métier et je trouve que c'est dommage qu'il y a beaucoup trop de gens qui en parle toute l'année à notre place qui savent semble-t-il mais en fait qui savent pas. Donc c'est vraiment là un moment privilégié qu'on doit saisir. Euh je suis aussi sur un autre stand d'agri de main où on est plusieurs 350 ambassadeurs sur toutes les productions où on vient aussi parler de nos productions.
On les met en avec les chefs Eurotoc, on les on les cuisine, on fait des tables d'autres. Mais c'est aussi la deuxè euh la deuxè la deuxème raison pour laquelle je viens et et c'est vraiment de d'être dans les allées et de voir les politiques parce qu'en fait on l'a vu, c'est une on est dans une situation catastrophique hein. Euh les chiffres qui ont été présentés tout à l'heure euh sont montrent que l'agriculture ben elle est en train de de disparaître.
L'agriculture française est en train de disparaître. Donc la 2è mission euh que j'ai que je me donne en tout cas euh pendant cette semaine-là, c'est euh d'expliquer aux politiques euh ce qu'il faut faire parce qu'en fait le constat, moi j'en ai non mais j'en ai un petit peu marre en fait que le constat on le fait tous pendant 8 jours, on est hyper content. En plus, il faut pas être sorti de Sainci pour faire le le constat, ça va mal.
Donc voilà, maintenant il faut absolument trouver des solutions, proposer des solutions et cet enjeu cette année, il est un peu particulier parce qu'on est à 14 mois des présidentiels. On sait qu'il va pas se passer grand-chose malheureusement euh dès si les présidentiels. Donc c'est déjà de sensibiliser maximum euh de politique, de construire des programmes qui vont nous sortir de cet impasse parce que en regardez, vous avez face à vous un eurodéputé et une députée, vous pouvez déjà les interroger, pas besoin d'attendre demain.
Donc effectivement, donc euh c'est vraiment de de de d'entendre euh ce ce cri d'alarme parce que les chiffres parlent d'eux même. On n pu dire on va aller dans le mur, on y est dans le mur. Donc maintenant, il faut se raisir, il faut absolument que ça s'arrête.
Il faut redonner le mot produire. il faut qu'il revienne euh dans vraiment dans les programmes avec des plans d'action euh parce qu'on on va se faire bouffer partout et c'est c'est évident que on va pas s'en sortir. On a eu la même chose sur l'énergie, on a eu la même chose sur l'industrie.
Je peux vous demander si aujourd'hui vous arrivez à vous dégager un salaire ? Ah ben non, en ce moment les céréaliers, ça fait 2 ans qu'on perd de l'argent. Notre revenu, il est simple, c'est rendement multiplié par prix moins charge.
Donc on sait tous que les charges ont augmenté. Alors le Covid, l'Ukraine ont on ont on ont fait des explosions, ça rebaissé un petit peu l'énergie mais en fait ça resté tout en augmentation. Les assurance, les intrans, le matériel, les réparations, tout est resté charge.
Rendement et bien le rendement il est lié à principalement deux facteurs. C'est un c'est le climat. Alors là on on y peut pas grand-chose mais en tout cas on s'adapte.
Et la deuxième chose c'est les moyens de production. Et c'est là où je me tourne vers les politiques parce que on nous tire des balles dans le pied. On se tire des balles dans le pied en limitant nos moyens de production. tout le temps, queles que soient les productions, quelle question vous voulez leur poser ?
Et ben c'est de dire que maintenant il faut réfléchir, il faut remettre de la valeur ajoutée, remettre de de de la production et tout ça. Et moi, je pense que qu'est-ce que vous pensez de dire on fait une page blanche, c'est-à-dire qu'on fait un reset de tout ça parce qu'en fait on fait des pensements. Non mais on fait des pansements, d'accord ?
Donc les pensements aujourd'hui on voit que ça ne fonctionne pas. Il faut changer la stratégie parce que on met des pensements et et et ça va pas. Donc c'est c'est c'est il faut que ça s'arrête parce qu'il y a urgence donc on dégage pas de salaire et je finis rendement par prix et le prix il est mondial, on y peut pas grand-chose malgré tout et et donc le ça veut dire qu'on on peut pas se dégager de salaire.
Donc c'est vraiment aujourd'hui donnez-nous au moins les moyens de production. Arrêtons de transposer, de surtransposer en France au non de dire oui, on va être suivi par les autres pays. Mais les autres pays, ils rigolent parce qu'à un moment donné il dirent mais c'est bon, ils se tirent des balles dans le pied, nous pendant ce temps on va produire.
Et ce que je comprends pas, c'est pourquoi par exemple on soutient pas euh le le la loi transpartisane sur la CTA MIPRINE notamment, enfin pour pas citer qui tout le monde devrait être d'accord aujourd'hui pour dire bah il faut qu'on remette pour sauver les filières pour sauver ces filières de noisettes de de sucre pour dire maintenant Marie José Allemand est-ce que vous voulez lui répondre parce qu'après il faut qu'on entende aussi vos camarades c'est qu'il faut partir d'une page blanche. on garde ce qui est bon, ce qui est pas bon, on arrête de transposer, de simplifier parce que en plus on simplifie, plus qu' plus on complexifie, pardon. Et c'est systématique.
Chaque fois qu'on fait une loi de simplification, c'est encore plus compliqué derrière. Donc on prend ce qu'on a et on essaie de réécrire les choses comme elles doivent être écrites et si possible en tenant compte des professionnels de ce que nous on a à dire. Enfin nous on a à dire parce que enfin autant toi que moi je moi je suis pas l'Assemblée nationale déjà je suis au lois j'ai pas voulu aller en agriculture mais on n'est pas là on est là pour expliquer à nos collègues comment ça marche parce que en fait ils ne savent pas comment ça marche.
On a toujours le le symbole de la brique de lait dessinée par les enfants. Voilà, on est là pour expliquer comment ça marche et ce que on doit essayer de faire. Je dis bien on doit essayer de faire parce que leur dire il faut faire ça marche pas.
Donc ce que l'on doit essayer de faire et c'est et enfin moi je me bat tous les jours et je mercredi j'emmènerai une délégation de députés non pas pour aller faire le tour des syndicat des euh enfin tout ce qu'on veut mais pour leur expliquer comment l'élevage comment ça marche. C'est pas juste des bêtes dans une étable et hop on y va. Non c'est pas du tout ça.
C'est pas comme ça. Donc effectivement on a beaucoup trop de choses aujourd'hui qui nous sont imposées par des gens qui ne connaissent pas. Donc mais non il faut fixer un cap.
On fixe un cap. Voilà où on veut aller avec l'agriculture et derrière tout ça et bien on fait tout ce qu'il faut pour y aller mais qu'on nous laisse tranquille parce que nous on sait ce qu'il faut faire. On sait ce qu'il faut faire.
C'est pas nouveau dans la situation dans laquelle on est. On était on est on est un grand nombre à le dire depuis plusieurs années. On dit on va dans le mur donc on y est.
Donc c'est à un moment donné il faut absolument dire on fixe ce cap et on nous laisse faire. Nous on a le bon sens, on sait ce qu'il faut faire. Il faut diamant faut l'encadrer.
Alors François, vous allez donner le micro à Gaspar qui qui qui bouillonne depuis tout à l'heure. Gaspar, bonsoir Gaspar. Vous êtes maréché à Rambouiller dans les Yvelines, c'est cela.
Rambouiller effectivement. Je précise que vous êtes à la Confédération paysane. C'est cela.
Vous cultivez quoi ? 100 % bio. Oui, en bio ou 100 % bio.
Euh donc la Confédération paysane appelle à un boycott de l'inauguration par Emmanuel Macron demain matin. C'est pas qu'elle appelle à un boycott, c'est qu'elle ne se rendra pas au petit-déjeuner de l'ouverture du salon avec le président Macron étant extrêmement critique à l'égard des réponses qui sont apportées à la crise agricole actuelle. Vous êtes en 100 % bio aujourd'hui ?
Est-ce que vous vous avez droit à des aides ? De manière générale, il y a pas vraiment de 100 % bio. Soit on est en bio, soit on est en chimique.
De quelles aide bénéficiez-vous aujourd'hui ? Je pas totalement vrai. Bah, on peut avoir une partie de son exploitation en bio et l'autre en conventionnel.
Extrêmement minoritaire, ça existe. Vous avez face à vous des élus, vous avez l'occasion de les interpeller. Profitez-en, vous avez la parole.
C'est génial. Je vous remercie beaucoup de la donner. Euh l'état des lieux qui a été fait est assez juste, hein.
On voit bien, on a perdu on arrive en dessous des 300000 exploitations aujourd'hui alors qu'il y en avait plus d'un million dans les années 90. Le cours des céréales est en berne comme c'est pas possible. Mes collègues perdent, ne ne produisent ne couvrent même pas les les prix de production.
Euh donc il y a quelque chose d'assez a un constat qui est clair et qui est partagé par tous. Ensuite, il y a plein de façons d'y répondre. C'est sûr.
Bon, sur le Mercosour, je crois qu'on va pas pouvoir dire grand-chose de plus, hein. Ça vous échappe autant qu'à nous. Ça nous échappe à tous et effectivement nos vies nous échappent, nos métiers nous échappent.
Euh le mercossour va faire rentrer des denrées alimentaires et des des denrées agricoles à prix euh bien inférieur du fait des conditions de production, du fait du de donc des coûts salariaux du de l'hémisphère sud euh de de l'Amérique du Sud. On l'a vu avec l'agneau de Nouvelle-Zélande, par exemple, du jour au lendemain, l'agneau, le prix de l'agneau a été divisé par de bon, on sait ce que à quoi conduisent les traités de libre échange. Donc, on est en train d'exporter en fait des services et euh des biens euh industriels contre le deuil annoncé de notre agriculture.
Clairement. Donc grosso modo, tout le monde est contre le Mercosour aujourd'hui, sachant que le discours a été quand même très hypocrite auparavant et tous ne sont pas perdants parce que effectivement quelques productions vont être favorisées par le Mercosour. Euh par contre, il y a dans les autres dossiers là qu'on qu'on vit aujourd'hui, mon confrère parle de la CTA Pride et là, je suis obligé de répondre.
Euh on a une loi du plomb qui avait pointé son nez il y a quelques mois qui a recueilli une euh une pétition de 2 millions de de signature signé sur le site de l'Assemblée nationale. En y est euh avec euh Oui. Ceci dit, trouver des pétitions qui soient aussi contraignantes pour être signé qui soient mais manipulé de quoi ?
Enfin, c'est les citoyens qui Bon, on parlera plus tard, monsieur. Euh, en tout cas, la cétamipride, on sait bien pourquoi les néonicotinoïdes au prix d'une longue lutte de constats scientifique absolument écrasant euh de perte de biodiversité, d'effondrement total des populations d'insectes, on avait réussi à le retirer. Aujourd'hui, la cet ami pride, il est utilisé sur quoi ? sur les betteraves.
Je lis l'agrafile d'aujourd'hui. Je suis pas en train de mentir. L'agrafile, vous le lisez tous.
Agrafil. Donc on a euh bon pour les téléspectateurs qui ne lisent pas, donc c'est un fil agricole, c'est genre l'AFP agricole quoi. Donc une étude de LINRA qui dit que le le sang pesticide est tout à fait viable économiquement.
Une étude bah lisez la graphile, vous l'avez pas lu. Je là je l'ai là. Si vous voulez, on regardera ça ensemble. que les liner Attendez excusez-moi.
Vous aviez le micro pendant des plombes répond sophisme ça s'appelle du sophisme ce que vous Oui oui ouais sophisme. Lisez la graphile. Ensuite les noisettes aussi être comme lui.
Moi j'ai couru depuis ce matin pour être là. Il reste 5 minutes. On va être 15 à pas pouir.
Oui oui mais j'ai presque fini monsieur si vous me coupez pas. Euh sur les betteraves, on sait que l'année 2025 a été record et que dans la graphile euh Saint-Louis Sucre dit que il n'y a pas eu de problème avec la la jeuniss et on on rétablit un truc l'accétamride qui rerentre par la fenêtre là avec la loi du pl 2. Qu'est-ce que Qu'est-ce qu'on veut donc entre le Mercosour et et une loi du pl 2 ?
Non. Les réponses qui sont offertes pour faire euh euh pour enrayer le déclin de l'agriculture française ne sont absolument pas mis en œuvre et ça manque grandement d'intelligence. Maintenant, si vous voulez éructer, monsieur, allez-y.
Alors, Hervé, prenez le micro. Hervé, prenez un micro. Hervé, prenez un micro, on se parle, on se respecte, on reste cordial.
Vous êtes un ancien éleveur beauovin, c'est ça ? Oui. Vous avez arrêté quand ?
J'ai arrêté en Lesbovin 2017 et mon métier en 2020. Qui a repris votre exploitation ? C'est pas un de mes enfants parce qu'ils sont partis dans d'autres métiers.
Non pas des goûtés du parce que chez nous on n'est jamais dégoûté. Euh c'est leur meilleur ami qui a pris la ferme euh qui fait des céréales et qui s'en sort bien. Moi, j'entends que des gens chouinés depuis tout à l'heure.
Euh l'agriculteur française vu vit peut-être des difficultés, mais c'est d'abord en comptant sur nous-même quand ça sortira et c'est d'abord en faisant J'ai vu tout à l'heure un éleveur qui est au salon qui a parlé en 2010, il était là avec six animaux, six moutons. Tous les autres moutons qui étaient chez lui sont tous morts parce qu'on s'est retrouvé les manches chez nous, on vendait le syndicalisme de l'ensea et d' s'est retroussé les manches. On a reconstruit sur tout.
Il y avait 10000 hectares d'inondés par la tempette India. Parce qu'on s'est retroué les manches, on a réussi à reprendre le dessus. Il y a 2 ans, on a eu 3 ans, on a eu une la grille avière qui est venue chez nous, on a eu les mêmes problèmes que vous avez eu en savoir avec l'administration.
On s'est retrussé les manches, on a trouvé des solutions. On a compté sur personne d'autre que sur nous pour le faire. C'est d'abord en comptant sur nous.
C'est d'abord avec le syndicalisme tel qu'on l'a fait avec avec Jérémy parce qu'il est d'abord un syndicaliste avant d'être un député qu'on arrive à s'en sortir. C'est pas un chouinant et c'est le se si je do passer un message, c'est le seul que je veux que je veux passer tout. J'étais venu là pour autre chose mais c'est ce qui compte d'abord c'est on se retrouve sur les manches.
Nos élus ils sont là pour travailler avec nous mais ils feront pas si on ne peut pas compter sur eux si nous on fait pas le boulot. Jérémy Doerle Non, je peux que je peux que acquisser ce qui vient d'être dit. Bien sûr qu'il faut qu'on il y a des revendications qui sont posées qui sont bonnes.
Il faut que nous on continue de les entendre et qu'on s'en serve pour aussi aller convaincre. Ça a été dit tout à l'heure. Nous, notre boulot c'est aussi de convaincre nos collègues parlementaires qui justement maîtrisent pas le sujet.
Par contre, encore une fois, moi je me permets de le dire, quand vous dites c'est soit on est 100 % bieux, soit on est chimique. Je suis désolé, quand vous dites ça, vous avez mais ben bon bah d'accord. Enfin bref. votre parler dans un micro.
D'accord. OK. Soit qu' un litig OK.
D'accord. Ce que je veux dire c'est qu'en tout cas la la manière d'appréhender la situation en disant voilà on fait on veut rentrer la cami par la fenêtre ou je sais pas quoi. En fait la problématique sur ce sujet-là c'est qu'il y a 26 pays européens qui autorisent et l'fs l'agence européenne considère.
Donc on peut dire qu'il y a 40000 études ou 50000 ou trouvez-en des millions si vous voulez. LFA l'agence européenne de santé dit que il n'y a pas de danger et c'est là-dessus que se réfère les 26 autres pays. Donc nous on va être les dindons de la farce à dire on ne le fait pas.
Bon ben c'est juste ça qu'il faut réfléchir et le problème qu'on a en France c'est queon à des députés, ça a été évoqué à des parlementaires qui ne connaissent pas le sujet. C'est pas aux parlementaires de décider si c'est bien ou pas là cette ami pride, c'est aux scientifiques. Et donc du coup après on doit se faire une idée.
Bien sûr que les parlementaires doivent donner une orientation et faire attention, mais sécuriser le pays, sécuriser les consommateurs, je crois qu'il faut arrêter d'en demander trop aux agriculteurs. On le fait si la durée de vie augmenté ces dernières années, l'espérance de vie augmenté, c'est aussi grâce à l'agriculture parce qu'on fait des produits plus sains. Donc à toujours vouloir montrer du doigt le secteur agricole et c'est ce que vous ne voulez justement pas faire ce soir et bien on le rend on le rend plus faible.
Donc si dans nos rangs on est effectivement en permanence en train de se reposer sur nos lauriers et de se lamenter sur notre sort, nous n'y arriverons pas. Mais moi, j'entends je je j'entends le malaise et puis c'est normal qu'il s'exprime, mais voilà, il faut aussi deux trois fois enfin de temps en temps pardon quelques discours comme Hervé vient de faire pour euh voilà redorer un peu le blason et nous on a intérêt de faire en sorte que nos collègues parlementaires et nous-mêmes nous arrêtions de faire des conneries et d'envoyer des injonctions contradictoires à longueur de temps. Je le sais mais voilà c'est pas une mince à faire et c'est justement en étant un peu collectivement organisé que nous y arriverons.
Juste une précision sur des je vous donne la parole tout de suite. C'est juste pour illustrer justement que vous évoquez là euh vous venez de dire que bah décider ou non enfin donner un avis surprit c'est une décision scientifique et non pas politique. Et je pense que le verre est dans le fruit depuis le début sur ce produit parce que la CTA AMY Pride a été interdit dans une loi de madame Pompili en 2016 sur une décision politique.
L'ANES, l'agence de sécurité sanitaire française n'a jamais dit qu'il fallait interdire la CTAMI Pride. Et d'ailleurs, son directeur général l'année dernière quand il a été auditionné à l'Assemblée nationale sur le sujet de la loi du plomb a bien dit que c'était par un principe politique qu'il avait été interdit mais que jamais l'ANESÈ n'avait donné un avis scientifique sur le sujet. principe de précaution à l'époque à l'époque de Barbara.
Oui, mais ce sont ce sont c'est une décision politique qui a dit tous les néonicotinoïdes ont riu pour les abeilles. Et là, c'est à mi pride et c'est pour ça qu'on se retrouve dans une situation on est à 26 contre un tout simplement. C'est une décision politique nullement scientifique quand bien même plein d'études académiques pointe d'ffais d'indice pour dire qu'il faut travailler sur la reprotoxicité de ce produit et qu'il peut être dangereux.
Actuellement l'FSA dit que les risques ne sont pas caractérisés. Je voudrais finir avec Fabrice Fabrice de temps Oh, vous avez 4 minutes devant vous Fabrice, c'est Fabrice, vous aussi vous êtes céréalier ? Alors oui, moi je suis je suis agriculteur donc dans l'heure pas très loin de Paris mais dans dans un secteur où on a pas de culture industrielle donc on est plutôt sur des oléoprotagineux.
Et à la limite, ça me permet de rebondir enfin sur sur les sujets qui sont évoqués, c'est que en fait euh on a une filière qui malgré tout dans mon compte de résultat, moi ça fait 3 ans que on est sur des exercices qui sont vraiment pas terribles. Euh j'ai perdu 30 à 40 % de revenus. Euh donc la première année, on euh enfin on utilise l'argent de l'année d'avant, après on commence à à gérer un peu la trésorerie et là la 3è année, cette année, on a dû remettre des courts termes en place.
Le seul la seule culture les seules cultures en fait qui actuellement margent un petit peu c'est on a une part un petit peu de lin et euh les le colza. Pourquoi ? Parce qu'en fait c'est des filières qui ont été structurées en tant que tel avec des outils qui sont à proximités.
Et ça en fait et c'est à un moment donné quand le monde agricole se prend en main et là je vais rejoindre Hervé. C'est-à-dire qu'en fait on est capable de faire des choses et de faire des choses qui permettent d'écouler des débouchés, d'avoir des débouchés sécurisés et d'avoir des contractualisations. J'ai eu j'ai eu enfin je devais intervenir sur la lentille.
Je vais vous expliquer une petite expérience. J'ai voulu faire de la lentille donc en contractualisation il y a quelques années. Le prix n'était pas là.
En fait là, on est concurrencé par des lentill canadienne et oui le et avec des moyens de production qui sont complètement différents de ceux des nôtres. Et en fait avec le Canada a droit à des pesticides et à des herbicides auquel on n pas droit ici en France. Voilà.
Exactement. Et donc en fait on est pris avec ces injonctions contradictoires alors qu'en fait on pourrait sur nos exploitations et justement dans le cadre de cette diversification d'assolement pouvoir faire des choses mais sauf qu'à un moment donné il faut qu'on ait les mêmes armes, il faut qu'on maintienne des moyens de production et si je dois mettre enfin ce que j'aimerais c'est que les parlementaires à un moment donné quand ils parlent d'agriculture d'une part de temps en temps on a un fr unique quand on est sur des urgences là on va voir une loi d'urgence qui va bientôt qui va bientôt qui devrait voir le jour un moratoire sur l'eau où là il faudrait qu'à un moment donné on ait une forme d'unanimité au niveau de l'Assemblée nationale. sur ces sujets là.
Et le deuxième point, c'est que quand vous prenez des décisions, vous mesurerez les impacts que ça génère sur nos exploitations parce qu'à un moment donné, on peut tout vouloir ici, sauf que nous sur le terrain après quand on est confronté et la France, elle est diverse avec le nord, le sud des conditions météo différentes selon les endroits et qu'à un moment donné, il faut qu'on ait du pragmatisme. Et donc ça, je vous demanderais que un moment donné, quand on prend des décisions, on mesure les impacts concrets sur nos exploitations. Voilà.
Merci. Merci à tous les trois. Je crois que ça se passe même de commentaires ce que nous dit Fabrice ce soir.
Merci à tous d'être venu ce soir parler de cette veille du du salon de l'agriculture dans dans chaque voix compte sur LCP. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Si vous aussi vous souhaitez faire partie du public pour nos prochaines émissions, vous pouvez vous inscrire sur lcp.fr ou avec le QR code qui va s'afficher.
Lundi, c'est Francis Lotellier que vous retrouvez sur la 8 pour lundi ses politiques à 19h30. Il recevra Manon Auri mardi en direct à 19h30. Excellente fin de semaine sur LCP. he.
Emmanuel Macron