ÉBOUEUR: DÉCOUVERTE DE CRÂNE HUMAIN, ON LUI JETTE DES POUBELLES DESSUS ET MEU*TRES DEVANT LUI.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le mec, il arrive, il me voit et prend son sac et il me le balance au pied quoi. Je dis bah non, je dis c'est pas cool et tout. Il me dit ouais mais si on fait pas ça, tu as plus de travail.
Ah ça mériterait une petite claque dans l'oreille. Non, parfois il y a des fois ça démange. Il y a des fois ça démange.
Et l'ascenseur s'arrête à un étage et il y a une dame regarde, elle fait "Ah, c'est occupé." Là, je suis bah oui, vous avez le corps ? Ouais, j'avais le corps comme ça.
Les truc les plus fous que tu trouvé dans les poubelles. Bon bah, le plus fou c'est un Oh ! Wouh !
Bonjour tout le monde et bienvenue sur les gendes. Aujourd'hui, on va recevoir Gill qui a 46 ans. Il a vécu plein d'anecdotes, vous allez voir.
Euh, il a sauvé des gens, il est allé au contact de de de l'humain. Il va nous raconter tout ce qu'il a pu vivre après 23 ans de métier. Il a trouvé un crâne dans une poubelle.
Il va nous raconter tout ça juste après. En tout cas, abonnez-vous juste avant que ça commence si vous voulez bien sur notre chaîne YouTube. Vous êtes 150000 à nous rejoindre en moyenne chaque mois.
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Donc merci déjà pour ça et voilà, vous pouvez nous écouter mettre 5 étoiles et et quand vous roulez, vous êtes en voiture, au sport aussi, au boulot ou dans le lit. En tout cas, merci d'être là de plus en plus plus nombreux et puis on y va avec Gill maintenant qui a 46 ans et qui estboueur sur les gens. On y va.
Gill est boueur depuis 23 ans à Renn. [Musique] Voilà. Et c'est c'est rapide, c'est carré, c'est propre.
Bienvenue Gill, ça fait plaisir de t'avoir. Tu nous as envoyé un mail il y a quelques temps. Donc éboueur.
Est-ce qu'on dit éboueur ? J'entends Reaper, j'entends Alors, Reaper, il est derrière le camion. Conducteur d'engin de collecte et de nettoiement.
Voilà, c'est ce qu'il y a sur mon contrat de travail. Mais quand je vais voir la banquière, je lui dis "Je suis conducteur d'engin de col avec des nettoiement, elle me regarde avec des yeux." Je lui dit "Je suis éboueur." Elle me fait "Ah oui, d'accord." C'est souvent ça, c'est que voilà, ça restera éboueur pour moi.
C'est éboueur. Comment tu es devenu éboueur ? Tu c'est quoi ton cursus ?
Comment tu t'as trouvé ? Alors mon cursus, je voulais être chauffeur routier, faire comme mon père qui était chauffeur routier. J'ai commencé à faire un peu d'intérim, un peu d'usine.
À la base, je suis charcutier traiteur. Et un jour, par le bien intérim, je me suis retrouvé derrière un camion poubelle. J'ai commencé à ramasser les poubelles et là cette sensation de vraiment de liberté surtout dans les campagnes.
On ramasser les poubelles dans les campagnes. Voilà, une bonne ambiance libre, pas de patron sur le dos. Euh voilà parce qu' c'était un sujet pour toi.
Ouais. Ouais. J'ai fait un an et demi euh d'usine à Citroën en l'occurrence où tu es derrière une machine et tu regardes toute la journée la même chose quoi.
Et voilà, là tu es dehors tu tu vois ça change tous les jours. Tous les jours. Tous les jours.
Tous les jours. C'est jamais la même chose quoi. Ouais.
Et cette liberté ouais c'était ça surtout. En campagne, tu dis "Tu es tu es à l'arrière du camion, tu es tu peux t'accrocher à l'extérieur, tu prends l'air, tu es dehors." C'est ça, tu es dehors, tu es tu rencontres des gens, tu voilà, tu tu as des tournées, tu sympathises et puis par de fil en aiguille, j'ai passé mon permis, je me suis retrouvé chauffeur et j'ai bifurqué directement vers le travail de de weekend en fait.
Ouis parce que au début tu étais tu étais pas chauffeur, donc tu restes à l'arrière et après parce queil y a il y a plusieurs postes, vous vous connaissez, c'est des bandes un peu, c'est tu te mets un peu avec qui tu veux ou c'est des équipes ? Non. Alors souvent il y avait des équipes là actuellement c'est vrai qu' on a moins ce mais on avait des duos c'est-à-dire que voilà le chauffeur le Reaper comme ça quand il y en a un qui est qui est en arrêt ou malade ou des choses comme ça l'autre il peut guider parce que on n'improvise pas des tournées du jour au lendemain après ouais c'est une bonne ambiance voilà c'est vous faites des challenges ou pas des des blagues quand on part on est deux bon c'est vrai qu'à deux dans le camion ou en l'occurrence j'ai passé des années avec deux personnes Manu en l'occurrence et Mounir. qui était mes deux voilà les deux gars qui ont passé des années avec moi.
Manu est resté aujourd'hui mon meilleur ami et on passe du temps voilà des super souvenirs, des barres de rire dans le camion, des choses, des anecdotes, des montagnes de poubelles, des trucs, on a jamais vu quoi. Vous avez vécu quelque chose de pas drôle avec Manu un jour justement, il y a une anecdote. Ouais, on est très très soudé et c'est vrai que voilà, si on n'est pas forcément toutes les semaines ensemble, mais s'il y en a un qui a un problème, on a juste à s'appeler.
Et je pense qu'on a vécu tellement de choses que quand il y en a un qui a un problème là en l'occurrence dans la situation où je suis, c'est lui qui m'a permis de me laver, de m'héberger, qu'elle laverit mon linge le temps que je trouve une solution. Et il venait de perdre sa mère et il m'appelle un soir et il me dit "Je crois que mon frère est mort." Et je vois sa voix.
Je dis "Qu'est-ce qui se passe ?" Et il me dit "Les pompiers sont là dans l'appartement et je pense que mon frère est décédé." Je lui dit "Bouge pas, j'arrive." C'est comme ça que ça se passe entre nous.
Il y a juste un coup de fil, on arrive. J'arrive et là je me retrouve dans le vant l'appartement. Donc il faut savoir que c'est un quartier populaire de Rennes euh dans des grandes tours.
Et là, je m'aperçois qu'il est là, il y a sa famille qui est là, c'est Neveux, c'est Niè, tout le monde est là et ils sont arrivés depuis un moment, les pompiers sont rentrés par la fenêtre et effectivement son frère est décédé dans l'appartement. Et là, je lui dis "On attend quoi ?" Il me dit "On essaie de joindre des pompes funèbres et à l'intérieur de l'appartement, il y a les médecins légistes pour voir si c'est une mort naturelle parce qu'il avait moins de 40 ans." Ah wouh !
Et voir comment comment il est décédé. Donc du coup, on attend la police, les médecins légistent et bon bah là faut gérer la famille, les pleurs, les on essaye et on appelle des pompes funèbres. Il faut savoir qu'un mois avant il a perdu sa mère aussi.
Lui, son frère est assez proche de sa mère donc voilà, il y a peut-être un lien aussi. Mais du coup, ils appellent les pompes funèbres qui avaient enterré leur mère qui leur dit "Non, non, on peut pas prendre en charge, on se déplace pas. On appelle d'autres pompes funères et on se rend compte vite compte que le lieu en fait qu'à cette heure-là dans un quartier populaire, on nous demande même de l'argent à l'avance en nous disant "Est-ce que vous avez les moyens de payer ?" On narrive pas à trouver des pompes funèbres qui veulent venir s'occuper du corps dans ce quartierlà au niveau de l'endroit où ça se trouve.
Et du coup ce qui se passe c'est que les médecins légistes ressort, ils disent à la famille c'est "C'est bien une mort naturelle, la police ressort et tout le monde s'en va." Pourquoi il est mort moins de 40 ? Il avait il avait une maladie, il avait eu un accident de roue quelques années avant.
Il avait une maladie au niveau voilà, il était fragile au niveau santé et tout ça. Il est décédé à la terre de son appartement. Voilà, je suis pas rentré dans les détails de sa mort, j'ai pas voulu.
Et là, ils s'en vont. En l'occurrence, il laisse l'appartement là et il laisse son corps à l'intérieur. Qui qu'est-ce qu' aurait fait n'importe qui.
Manu il rentre dans l'appartement et là je bloque l'accès aux autres personnes en me disant comment ça se passe ? Qu'est-ce qu'on fait ? Quoi ?
On n pas appelé les pompes funères, on sait pas. Et en l'occurrence, on arrive et on trouve son frère allongé, nu dans la salle à manger par terre. Ils avaient fait l'autopsie, l'avait laissé comme ça, même le sol.
Il était mort depuis la veille, donc ce qu'on appelle quelqu'un de rigide he. Et là, je vois bah mon Manu dans un état pas possible. Je je lui dis "Je ferme la porte." On ferme la porte et on reste tous les deux à l'intérieur.
Et euh bon, la situation est très délicate. On décide de bah de l'habiller déjà, de débarrasser le canapé et de le mettre dans le canapé déjà. Donc là quand tu te retrouves, je me rappelle parce que lui il a pris les jambes, moi j'ai pris la tête et je lui dis bah Anthony t'inquiète on est là parce qu'on se connaissait aussi hein.
Et Manu très très dur, très froid et voilà même au niveau il a pas craqué tout de suite même au niveau de la famille, il a dit vous rentrez pas, on gère, vous restez là et tout. Il a géré comme il fait d'habitude. Du coup, on le met dans le dans le canapé, on l'habille et on ressort et on appelle les pompes funèbres et tout.
Personne ne nous répond. Il y a une pompe funèbre qui répond et la personne, on l'a au téléphone et elle nous dit "Je viens d'ouvrir ma boîte de pompe funèbre il y a un mois machin, il explique vite fait. Dit-moi, je veux bien me déplacer.
Voilà, on lui explique c'est pas une question d'argent qu'on veut bien payer verser à l'avance, il faut il décide de venir." Donc ils arrivent, le monsieur très sympa, il rentre, ils étaient deux avec une jeune femme et là il nous explique, il dit "Bah moi, j'appelle l'hôpital, j'appelle le comment on appelle ça ? Le service mortuaire de l'hôpital de Renn." Donc il y a un camion qui se déplace et là il nous pose la question mais il dit mais le certificat de décès il est où ?
Comment ça se fait que le corps est reste comme ça ? Et là on regarde on fait n'a pas de certificat de décès et là on s'aperçoit qu'il y a un problème. Il nous dit on peut pas toucher un corps.
Vous n'aurez même pas toucher si on n pas un certificat de décès d'un médecin. On avait rien. Nous on avait touché le corps.
On savait pas et il dit mais ils auraient jamais dû le laisser là. Donc il décide d'appeler le commissariat et par mail il lui envoie un certificat de dessert en disant oui on a oublié de le mettre à la famille. On a laissé le corps, on a oublié le certificat de dessert.
Du coup, le Campodi, le camion mortuaire est arrivé. Donc on descend, on va chercher la personne qui monte avec nous et le mec il dit "Mais moi je suis chauffeur." Il dit "Opé fun, ça se passe comment ?" Et lui, il me dit "Bah nous, on vient de démarrer.
Donc, on fait appel à des extrats pour porter les corps." Mais il me dit "À cette heure-là, moi j'ai personne." Il dit, "On va pas le laisser là." Je vous rendez compte, il y a toute la famille, euh il y a mon pote qui est là, il y a le corps qui est là et tout.
Mais il me dit "Mais on sait pas comment faire et tout." Et je repose la question, mais je dis "Mais comment ça se passe ?" Et le gars des pompes funni pour porter un corps.
Je faut être combien ? Et là le gars de Pompulem me dit mais vous sentez capable ? Ben il est hors de question pour la famille qui reste là.
Je dis s'il faut le descendre vous me dites ce qu'il faut faire et on va le faire. Du coup je suis retourné voir Manu. Je lui demandé les vêtements qu'il voulait vraiment qu'il ait.
Et du coup on m'a expliqué comment faire. Alors un système on met une planche on le met dans le sac. Je m'en rappelle parce que j'ai fermé, je dis "Allez t'inquiète t'inquiète Anthony, c'est un voyage, on va le faire tous les deux et tout parce que voilà, je le connaissais forcément et le mettre dans ce sac he fermer la fermeture, le sangler sur une planche et le gars qui était avec moi me dit bah on va le porter tous les deux quoi." Et là du coup on se retrouve à mettre un corps debout, passer dans les couloirs, passer jusqu'à l'ascenseur en sachant que c'est non seulement on transporte un corps, mais en plus ça reste quelqu'un que je connais et je sais qu'il y a la famille en bas.
Mais il y avait pas d'autres solution. C'est sinon c'était on ferme l'appartement et on laisse son frère à l'intérieur. Mais c'était hors de question pour mon pote que son frère reste à l'intérieur.
Et du coup on descend, je me rappelle parce que moi je me retrouve le long de la vitre. Il me lève le gars, lui il était là et l'ascenseur s'arrête à un étage et il y a une dame regarde, elle fait "Ah, c'est occupé." Là, je suis bah oui ouais, j'avais le corps comme ça.
Et arrivé en bas, lui il a été chercher un brancard. On l'a ressorti devant la famille, devant ses neveux avec le sac fermé pour le charger jusque dans tout ça parce que on était dans un quartier où entre guillemets ça craint et voilà s'il y a pas il voulait même la la même pompes fun qui ont enterré sa mère ont refusé de venir. On avait personne pour déplacer le corps.
Tu as d'autres collègues dans tes proches ? Mounir. Mounir pareil, on a passé plusieurs années ensemble.
On est très très proche aussi. Ça a été, il faut savoir que Mounir a travaillé en tant que chauffeur avec Manu, Manu a travaillé avec moi et Mounir s'est retrouvé en tant que Reaper avec moi. Donc on était tous les trois à travailler les weekends pendant une quinzaine d'années.
Ouais. Ouais, c'est ça. C'est ça.
Tout le temps, voilà à aider les uns les autres. Ouais. Ouais.
On était très soudé. On est toujours très soudé. D'ailleurs, tu as des discussions un peu improbables parfois avec les gens ?
Des altercations, des discussions Ouais. Puis pas beaucoup d'évolution sur le sur le déchet. C'est-à-dire qu'on en trouve, on a beau nettoyer nettoyer nettoyer.
Il y a encore il y a encore énormément d'incibilité. Est-ce que tu as déjà surpris quelqu'un en passant qui qui était en train de faire quelque chose de pas cool et qui essayé de se cacher ? On a surpris pas mal de choses des rapports dans des voitures ou parce que quand on arrive en camion, on est en haut donc plus d'une fois c'est arrivé bah sortie de boîte.
Voilà, ils croivent qu'ils sont isolés, pas de bol. Il y a des éboueurs qui arrivent après. Et qu'est-ce qui se passe en général quand ils vous voient, ils arrêtent ?
Bah ils arrêtent. Il y a des fois où ça n'est gênant parce qu'ils arrêtent pas et nous on rigole forcément. Forcément.
Euh non non des après Ouais des repérer des tentatives de vol ou des choses comme ça. Ouais ouais c'est déjà arrivé. Ouais.
Euh on va parler de l'alcool aussi. Tu tu tu croises beaucoup de gens bourrés. C'est ce que tu dis vraiment c'est un truc c'est c'est c'est quoi le genre de chose que tu vois le plus ?
Euh des jeunes, je dirais voilà des très jeunes, des gamins qui sont dans les âges des miens par exemple et qui se retrouvent dans des situations délicate voire dangereuse parce que voilà, c'est-à-dire que ils arrivent dans une ville, Ren est très étudiante, euh les parents ils visitent un studio, la journée c'est bien et tout, ils arrivent des campagnes, d'autres villes qui connaissent pas, ils ont 18 ans et du jour au lendemain, premier weekend, ils se retrouvent tout seul. Ils sortent entre amis et souvent ils se retrouvent isolés. Et il faut savoir que ben ils ont des portables qui vaut de l'argent, ils ont des téléphones et il y a des personnes qui savent très bien qu'à Ren il y a des étudiants, il y a de l'argent et ils se mettent dans des situations dangereuses.
C'est-à-dire que ils se promènent avec le téléphone à la main, il y a des agressions, il y a des choses qui font que ils savent pas, ils savent pas. Voilà, c'est des gamins qui sortent de chez leurs parents et ils arrivent dans une ville nouvelle. Ça ça ça t'est arrivé de sauver quelqu'un justement qui allait prendre le volant ou qui allait faire, tu vois, ou de de de sauver des gens.
Oui. Ouais. Je me rappelle de quatre femmes et là en l'occurrence c'était pas des gamins qui sortaient d'une boîte de nuit.
J'étais juste à côté en train de collecter et là il y en a une qui fait à l'autre "Mais non, tu peux pas conduire, je vais conduire." Et je vois la deuxième qui prend les clés et qui arrivait pas à ouvrir la voiture et je voyais que c'était très compliqué. Et je les regarde, je fais "Mesdames, c'est peut-être pas prudent de rentrer et tout." Et là, il y a une des dames, c'est là que c'est pour ça que je me suis dit "Bon, elle s'est retournée, elle regarde, elle fait non mais il a raison ça pourrait être ton fils et tout.
Écoute-le, faut penser dam Ouais, ouais, ouais. C'était quatre dames qui sortaient et en fait voilà, ça m'a fait penser à ça parce que je me dis souvent on fait la morale aux enfants et là ça était l'inverse. Elles sont dit "Regarde ça pourrait être ton fils il a raison.
On dit aux enfants de pas faire ça et tout et au final elles étaient super contentes. Elles m'ont dit ouais tu as raison mais il y a pas un taxi ? Je je vous donner un numéro appeler un taxi et tout et oui des choses comme ça c'est arrivé.
Ou alors des personnes qui me demandent où est leur voiture, tuaurais pas vu ? Non j'ai jamais vu leur voiture. Déjà quand ils trouvent pas leur voiture, je leur dis pas où elle est.
Ah ils disent complètement bouré. Tu as pas vu une ? Ouais, c'est ça, c'est ça.
J'ai j'ai voilà, j'ai une 106 bleue, je l'ai perdu. Tu l'aurais pas vu et tout. Je fais non.
Non, même si je l'ai vu, je lui dis pas où elle est. Déjà le mec, il a perdu sa voiture. Tu vois comment il est, tu te dis je te dis pas où elle est.
C'est clair. C'est clair. C'est clair.
Et et tu as une histoire avec un Spider-Man aussi. Un Spider-Man ? Ouais. qui est monté sur mon camion.
Ouis. Ouais, ouais, ouais. Al en fait, j'étais dans la rue, j'étais en train de rouler, je voyais des gens qui me faisaient des signes et tout ça et ils me font signes au-dessus quoi.
Et par le biais d'un petit balcon, je sais pas comment il avait fait, il avait réussi à descendre sur le camion, [ __ ] Et il était bon bah il était perché à trop était déguisé Spiderman. Non non, non, même pas. C'est juste qu'il avait grimpé sur le camion.
Ouais, ouais, ouais. Et le mec, je l'ai vu et tout et pour le faire descendre, ça a été compliqué parce que tout c'est pas qu' c'est pas qu'il chute quoi. C'est Ouais, ouais, ouais.
C'est haut. C'est haut. Et donc du coup, on a réussi à le faire descendre quand même quoi.
Tuas tu as tu as déjà vu quelqu'un qui est tombé dans l'eau aussi ? Alors ça c'est plus dangereux. Ça c'est plus dangereux.
Il est pas tombé dans l'eau. Ça s'est très bien terminé. Ça aurait pu être beaucoup plus grave mais ça s'est très bien terminé.
Il y a l'équai il y a les quai à Rennes. Donc c'estàdire tu as des murs qui font 400 m de haut et il y a la vilaine qui traverse en bas. Et à un moment donné voilà et à un moment donné ce fleuve passe sous Rennes.
Il y a des parkings et il ressort de l'autre côté. Je sais pas combien de ça fait de distance mais ça ressort. Il y a les grand tunnel quoi.
Ouais, c'est ça. Comme comme ça sera un tunnel à Paris mais sauf que c'est l'eau. Donc il y a pas beaucoup de hauteur.
Ah si si il y a de la hauteur parce que les bateaux peuvent passer des péniches mais c'est dans le noir total. Et ils avaient fait des jardins, des parcs sur l'eau. Des jardins sur l'eau.
Et les gars de la ville pour entretenir ça, ils avaient une barque qui était accrochée plus loin. Là j'arrive, je m'arrête et je vois des gars en train d'enjamber le mur qui est à 3 4 m de haut et je me dis mais qu'est-ce qu'ils font en plein hiver ? Toi, tu es dans le cam poubelle ?
Ouais. Je m'arrête au feu. Je dis "Les gars, faites pas ça." Je dis "Vous allez tomber dans l'eau." C'est vachement dangereux.
Et il y en a un qui me regarde, il me fait "Non mais notre copain il est en bas." Je dis "Mais attendez, votre copain il est en bas, il est où ?" Il me dit "Dans l'eau".
Mais je dis "Mais non les gars, c'est pas possible." Je dis déjà il peut pas remonter, tu as des échelles, je sais pas tous les Ouais, tu as des échelles de temps en temps. Mais je dis "Le mec dans l'eau il va mourir." Je m'arrête, je dis "Mais il est où ?" Bah, il me dit "On le voit pas, il est dans un bateau." Et là, je attendez, expliquez-moi.
Je vois qu'ils sont alcoolisés, je vois "Descends du bateau du camion. Je descends du camion, je prends une lampe, j'éclaire en bas et on était juste à l'entrée de justement des souterrains. J'éclaire et je dis mais il se passe quoi ?
Bah il dit on a voulu rigoler, on est descendu là-bas, il y avait une barque. Je dis ouais je vois la barque. Il me dit il est monté d l'a détaché.
Sauf qu'il est alcoolisé, il est parti avec le courant. Je dis il est où ? Bah il me dit il est parti dans le tunnel.
Hyper dangereux ça. Et je dis mais attendez, je vous rendais compte que si il me dit on appelle ouais on l'appelle, il répond pas. S'il descend du bateau dans les tunnel, il est mort.
Il est mort. Et il me dit on fait quoi ? Je dis mais les gars là mais faut appeler les secours là.
J'ai vous avez pas le choix. et il me dit "On peut pas le retrouver quelque part ?" Je dis "Non, non." Est-ce qu'il voulait descendre avec l'échelle ?
Donc du coup, je dis je vois qu'ils sont alcoolisés. Je dis "Non, je les laisse sur le bord, je descends à l'échelle avec ma lampe et j'appelle. Je demande le prénom.
Je me rappelle plus comment il s'appelait. On va dire Thomas. Je Thomas Thomas.
J'éclaire dans le tunnel, je ne vois personne. Là, je remonte donc j'appelle les secours, j'appelle les pompiers et là, on s'est retrouvé avec des plongeurs. Donc les mecs qui arrivent, il des pompiers qui arrivent, la police qui arrive, les mecs qui sont alcoolisés.
Moi, je dis je vais y aller. Les pompiers, la police me dit "Non, non, vous restez là parce qu'on sait jamais euh dans cette situation-là comment ça va tourner quoi." Et je m'aperçois qu'en fait, il y a un plongeur qui est parti mais avec ma lampe que je me suis dit pas forcément étanche, je suis pas sûr qu'il va aller loin.
Et du coup, b un moment donné, je leur dis bah moi je vais je vais y aller. Et c'est pour ça dans ça c'est je sais jamais comment ça s'est terminé. C'est-à-dire que je me dis je vais y aller et au final bah ils me disent "Oui, vous pouvez y aller et tout." Donc je pars, je continue ma tournée et peut-être 1 heure après, je vois des pompiers mais au loin et j'ai bon je vois qu' ça gite, je vois les jeunes qui sont à l'intérieur du camion.
Si je m'arrête et je vais voir pourvu qu'il soit rien arrivé. Ouais nouvelles quoi. Voilà.
Ouais. Et j'ai alors et les pompiers ils me font non il me dit là ils sont en train de se prendre une soufflante parce que ça va leur coûter cher. Ils étaient en train de se faire engueuler par les les secours et il dit non non on l'a retrouvé.
Il s'était endormi dans la barque. Il a traversé toute la ville dans son bateau et les plongeurs l'ont retrouvé de l'autre côté. Il sortait avec son bateau et le mec il resta dans le bateau, il a attendu que ça s'arrête.
Il s'était endormi ou il s'était réveillé après ? Il s'était resté dans le bateau, il bougeait pas et ils l'ont récupéré de l'autre côté. Ah [ __ ] !
Ouais et du coup bah déployer des plongeurs, des choses comme ça. Faut faire gaffe hein quand même quand on boit et tout ça amène à faire des conneries. Mais [ __ ] avec l'eau faut jamais jouer.
Des échafaudages aussi beaucoup beaucoup à monter. Ouais je sais pas pourquoi ils ont besoin de monter partout quand ils sont alcoolisés. Ils ont besoin de monter partout.
Est-ce que Est-ce que tu as du matériel de de pour pour donner les premiers secours dans le camion ? tu tournes beaucoup partout finalement. Alors au départ, il y a eu quelques anecdotes où couverture de survie, j'ai eu besoin compressif, j'ai eu besoin suite à des agressions et au départ, on a une trousse de secours.
J'étais dans un service spécial uniquement le weekend à 3h30, je commençais rue de la soif à Renn. Donc dans des endroits qui sont assez chauds, assez voilà et du coup c'est vrai qu'au départ, on a juste une trousse à pharmacie. J'avais une responsable Sandrine en l'occurrence qui était très droite mais qui comprenait en fait c'est-à-dire qu'elle a jamais elle m'a jamais reproché d'être intervenue et au contraire elle m'avait fourni une trousse à pharmacie améliorée en me disant voilà s'il y a besoin parce que elle savait très bien que je suis pas je peux pas m'arrêter et voir un gamin dans une situation quand je dis un gamin c'est parce que c'était ils étaient jeunes he dans une situation délicate et ne pas l'aider parce que ça arrivait plusieurs fois et du coup ouais j'avais une trousse à pharmacie entre guillemets amélioré ne serait-ce que pour découvrir ouverture de survie ne serait-ce que voilà parce que des gens oui des des gens en hypothermie alcoolisé aussi cette notion qui est compliquée de leur dire souvent et c'est ce que je dis souvent à mes enfants, vous partez souvent entre amis, vous restez ensemble parce que j'ai vu énormément de jeunes alcoolisés mais isolés, ils retrouvent plus leurs amis, ils sont tout seuls et ça reste, je suis désolé mais des proies, c'est des proies parce qu'il y a des gens la nuit qui ne cherchent que ça parce que maintenant il y a des téléphones à 1000 € il y Il y a des chaussures à 500 €.
Il y a des a c'est c'est il y a des téléphones à beaucoup plus de 1000 €. On n pas loin des 2000. Moi j'ai vu j'ai vu des gars, ils avaient plus de manteau, ils avaient plus de téléphone, ils avent faitouiller quoi.
Ouais, la gamine, je m'en rappelle, je sais plus, je crois que c'était du côté de Vitré. C'est pas très loin de Ren mais je passe et je la vois, elle était assise sur un trottoir et elle pleurait, elle pleurait, elle a pleurait. Je m'arrête, je dis "Ça va mademoiselle ?" Elle me dit "Non." Je dis "Qu'est-ce qu'il y a ?" et elle me dit "Mais je suis perdu." Je dis "Mais tu" Elle me dit "Non, je suis pas de reine." Et elle me dit, "On m'a volé mon sac à main." Et la cette chose-là, c'est quelque chose qui était mais fréquent. et je lui dis "Tu sais pas où elle est ?" Et elle me dit, "Bah en fait, mon studio l'adresse était dans mon téléphone.
Sur mon téléphone. Le numéro de mes parents, de ma famille est dans mon téléphone, les clés de mon logement est dans mon dans mon sac à main." Et elle me dit, "J'ai rien, je peux pas appeler quelqu'un." Donc je prends mon téléphone, je décide d'appeler.
Je savais que ça servait à rien d'appeler le commissariat parce qu'en fait si vous appelez le commissariat, elle est pas en danger. Il y a pas un danger immédiat. Les pompiers qui faut appeler, tuappelles qui ?
Mais non, les pompiers ne viennent pas parce qu'elle est pas blessée. Donc ces gaminsl sont complètement perdus livrés à eux-même. Donc là, je lui dis ton nom de famille, des réseaux, un tonton, une tata, n'importe quoi.
Et je prenais mon téléphone, Facebook, n'importe quoi, on cherchej et j'appelle, j'appelle directement et j'attends que ça sonne. Et là, je leur dis bah voilà, elle est à tel endroit à Renn, venez la chercher parce qu'elle est complètement paumée quoi. Parce que souvent le commissariat me dit "Bah, vous lui dites de venir mais elle sait même plus où elle habite.
Elle va pas aller au commissariat." Pourquoi elle sait pas où elle habite ? Bah parce que quand ils aménagent les parents il les amènent ce que par exemple choix place pour ceux qui connaissent place Saintane c'est une place qui est magnifique en journée.
La nuit ça devient il y a la rue de la soif ça devient la fête ça devient tout ça. Vous arrivez la journée c'est beau les parents ils arrivent ils disent c'est bien pour mon enfant studio et musulka voir des des parents faire bah tu vas être bien regarde la vue que tu as sur la place qu' y a un manège et tout ça sauf que la nuit le cadre n'est plus du tout le même. Et souvent ils ont le premier weekend ou les weekends qu'ils font, ils partent, ils vont dans les rues de Rennes, mais ils savent que sur leur téléphone, ils ont l'adresse d'où ils habitent.
Donc ils prennent le téléphone pour rentrer, soit MAP, soit hop le métro, le machin et puis hop, j'y vais. Mais ils ont pas l'adresse dans le dans la tête en fait. Ils connaissent pas leur adresse, ils viennent d'aménager avec les GPS en plus tu fais plus d'efforts.
Tu fais tu fais plus d'efforts. Qui aujourd'hui connaît le numéro de ses proches ? C'est-à-dire le numéro par cœur à part un ou deux numéros.
Nous dans le temps, on Non, moi je connais le numéro de ma mère, j'en connais un. Voilà. Donc imagine, tu es dans une ville, tu es dans une ville que tu connais pas, on te pique ton téléphone, on te pique tout.
Bah pour te retrouver, tu peux appeler personne. Paraît qu'il y a une technique pour savoir si quelqu'un est en coma étique. Alors à Popier m'avait montré alors là en l'occurrence c'était un gamin qui se réveillait pas.
Bon, cette scène là était assez compliqué parce qu'on est arrivé et dans le local, j'étais avec Manu, on arrive, il y avait un local à poubelle et on arrive, on voit le gars qui est allongé sur le dans le local et le pantalon légèrement baissé. Et là, je me dis lui ivre, il s'est arrêté pour pour pisser et du coup voilà, il est tombé, il s'est endormi là. Donc du coup, jeessaie de le réveiller là, il se réveille pas, il secoue, je secoue.
Je fait un com on appelle les pompiers. Du coup, j'appelle les pompiers, les pompiers se déplacent et je dis à mon collègue, je dis à Manu, à mon pote, je dis bon Manu, on va pas le laisser comme ça, un minimum quand même un peu de de respect. Prends le je remets son pantalon, je referme vite fait le truc mais pas la ceinture, juste voilà le remettre pour que les pompiers là les pompiers ils arrivent et tout et je leur explique et là il y a un pompier qui me dit "Oh tu es sûr qu'il je sais pas ?" Puis il s'approche de lui.
Je le dirai pas parce qu'il m'a demandé de pas le dire. C'est des choses que eux savent faire. Mais il faut savoir que le weekend, je je retrouvais des fois des policiers qui me saluaient, des pompiers parce que ils savent, c'était toujours la même équipe du weekend.
Et là, il m'explique "Avant de nous appeler, tu fais ça." En l'occurrence, c'est une technique. Moi, il m'a dit de pas le dire parce que voilà, il y en a qui vont s'amuser à le faire, c'est pas forcément.
Et il le réveille et le mec, il reprend un peu son esprit et puis bon, il me dit il est vraiment pas bien. Et il y a un des pompiers qui voit que la ceinture est défaite. Il dit il avait ceinture des fêtes non l' rabillé et tout.
Il me dit "Ça change tout." Je dis "Comment ça change tout ?" Il me dit "On prévient les secours ?" Il me dit "C'est vous qui avez mis le pantalon ?" Je dis "Ouais." Et il me dit "Bah estce qu'on a eu des cas mais bon nous on éétait pas au courant des cas de viol." Ah et il dit rien ne dit que c'est un comitque qu'il a pas été drogué et qu'il est pas dans cette situation là dû à un viol.
Il me dit "En plus vous l'avez touché donc faut qu'on signale à la police en cas d'examen derrière que vous l'avez manipulé." Ah oui, d'accord. On a reçu le patron de l'ordre de Malte avec des des secouristes qui sont venus, il disait que pour réveiller, je crois que c'était il fallait écraser un stylo sur un ongle.
Il y avait un truc comme ça et c'était insoutenable. Voilà. Ouais.
Ouais. Il y a des techniques. Ouais.
Il y a des techniques. C'est voilà ça. Non non non.
Parce que ça fait en fait ça fait ça provoque une douleur. Oui mais ce qui est pas plus mal. Le pompier le pompier il m'a expliqué en me disant parce que voilà par exemple je vois le cas de un gamin qui était sur un banc et ça m'a fait rire parce qu'il était sur le banc.
J'arrive et pas de couverture, rien. En plein hiver, il s'est endormi, j'ai reste pas là, réveille-toi. Puis il me dit ouais j'étais où là ?
J'ai rentre chez toi. Et je l'ai secoué, je disais rentre chez toi. Et je dis "Tu te lèves ?" Et j'attendais qu'il se lève et qu'il marche parce que souvent il s'endorment et tout.
Et là, il y a une dame qui arrive qui allait faire son marché parce que le marché d'lices commençait de bonheur. Elle arrive, la grand-mère, elle vient me voir, elle me dit "Oui, vous embêtez." Elle me dit "Tous les weekends, il y en a un comme ça." Elle me dit là, ils sont mors sous, laissez-le et tout.
Et je sais pas pourquoi, je me suis retourné. Je dis "Mais madame et si c'était votre petitfils ?" Et elle m'a regardé, elle s'est penchée, elle regarde, elle me regarde, elle me fait "Non, c'est pas lui." Je je me suis dit "C'était pas le but.
C'était pas le but." Elle a vérifié quand même que c'était pas lui. Elle a vérifié quand même que c'était pas lui.
Mais en fait, c'est ce que je dis, ces gaminsl voilà, ils ont fait une connerie mais ils méritent pas de mourir sur un banc. Évidemment, mais attends, tout le monde s'est pris une une couverture, le père, tout le monde s'est pris une cartouche. Ouais.
Non, mais c'est ça, c'est ça. Mais souvent ce qui est dur aujourd'hui, c'est pour ça que peut-être cette émission va faire agir certains. Partez en groupe, restez en groupe parce que des C'est comme dans les films d'horreur, tu as toujours un mec qui part tout seul.
C'est très bien qu'il faut pas partir tout seul. C'est ça. C'est ça.
Et tu en as un qui est alcoolisé qui va avoir par exemple l'alcool mauvais ou des trucs comme ça, il va partir tout seul et puis bah il va lui arriver des ennuis quoi. Alors tu as aussi aider un tu dis un très jeune garçon tuas retrouvé dans la rue seul la nuit en hiver. Ouais, ça m'avait touché parce qu'il avait vraiment une tête de gamin.
C'était juste à côté de la gare. Je j'arrive, je descends et je le vois. Il était il pleuvait et il était mais sous un Porsche.
Mais on voyait bien qu'il était arrivé là par hasard. C'est-à-dire il a pas cherché un endroit à l'abri. Il avait juste un sac et il était sur le côté comme ça.
Je regarde moi j'étais en train de ramasser mes poubelles. J'étais tout seul, j'étais sur mon véhicule en grue et je dis [ __ ] mais c'est un gamin quoi. Je fais le tour du camion et je monte dans mon camion, je vais chercher une couverture de survie parce que je vois bien qu'il est gelé, il a juste un sac à dos quoi.
Il a un sac sur sa tête et je j'allais le voir, je dis ça va ? Il me dit "Non, non, ça va et tout." Je dis "Mais qu'est-ce que tu fais là ?" Je dis "Tu veux pas que j'appelle quelqu'un ?" Parce que il était on voyait bien que c'était pas un SDF mais qui dormait dehors.
Et je lui dis "Mais tu es tout jeune et tout." Il me fait oui oui, je dis mais attends je te prends une couverture. Il me dit donne-moi un numéro si tu veux, j'appelle quelqu'un.
Et il me dit non surtout je veux pas qu'on sache que je suis là. J'ai voilà, je lui dis mais bah va quelque part et tout. Et il me dit non en fait je suis parti de chez moi parce que mon père n'était pas d'accord sur mes orientations sexuelles et en fait je me suis aperçu que le gamin, il savait pas où aller.
Il avait juste un sac à dos. Et c'est vrai que ce gaminlà, j'ai failli à me dire est-ce que voilà je propose pas de venir chez moi et tout mais à un moment donné je pouvais pas accueillir. Voilà et je lui ai donné une couverture de survie.
Je suis parti en disant "Ce pauvre gamin, voilà, je sais pas ce qu'il est devenu. Est-ce qu'il est-ce qu'il s'en est comment il a vu, il a vécu ça ? Comment [ __ ] !
Et des cas comme ça, faut savoir que m' arrivé beaucoup de choses. Ma ma responsable le savait. Il y avait très peu de gens qui le savaient.
Je vois par exemple moi dans ma famille proche, mon entourage hein, je faisais de la collecte de couverture et quand on faisait les courses, quand ma femme faisait les courses, prenait des croissants, des brioches, mais même des trucs premier prix et tout. Et quand je passais avec le camion, je voyais les SDF parce qu'à force des années, on se connaissait, enfin on se croisait, bah je le refilais un peu voilà dentifrice, de l'eau. Mais en dehors du cadre du travail, çaavait rien à voir.
C'était pas c'est je passais hop, j'avais ça à côté dans mon camion et je filais ça au gars parce que il y a des situations, j'ai discuté avec des gars et je me dis qu'on est tous à même de se retrouver dans cette situation là quoi. Tu as des enfants toi aujourd'hui ? Ouais.
Euh juste sans parler de ta situation personnelle, mais tu tu es c'est c'est fou. Tu tu habites dans une caravane alors que tu travailles ? Alors là, c'est du provisoire.
J'ai retrouvé un logement. J'ai retrouvé un logement. Ça c'est voilà, c'est ma situation personnelle, on va dire.
Le fait est que voilà, on est en divorce suite à des problèmes de santé, suite à changement de travail. C'est-à-dire que ce que je faisais, si j'avais un souhait, ça serait de revenir 10 ans en arrière dans ma vie de famille et dans mon travail. C'est-à-dire que voilà, ce travail là m'apportait beaucoup de choses.
Je travaillais le weekend, la semaine, il y a mes enfants, tout ça. Mais euh là, je suis retrouvé dans un service, on va dire ordinaire. On appelle ça le porte à porte, c'est-à-dire le camion qui passe, je conduis, voilà, et le gars il ramasse et j'ai un certain ennui.
C'est-à-dire que voilà, c'est plus du tout la même chose. Alors, tu étais la nuit et tu as v Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. et et tu n'arrivais pas à retrouver un appartement malgré un CDI et cetera.
C'est un problème de logement sur plein de travailleurs. C'est intéressant. C'est un problème de logement parce que en fait je gagne trop pour prétendre aux HLM mais je gagne pas assez pour les cautions, pour les il me faut il me faut un garant, il me faut quelqu'un qui se porte garant tout ça.
Heureusement, j'ai trouvé des personnes voilà avec un petit studio très sympa là, ça s'est fait récemment là et du coup voilà, ça y est, j'ai retrouvé une situation. C'est fou d'avoir une galère de logement quand on travaille, ça c'est pas possible. Ouais.
Ouais. Mais bon, depuis 23 ans, tu as jamais été au chômage, tu as enchaîné ? Non non non, j'ai toujours enchaîné.
Voilà. Bon après, c'était un choix, on va dire, enfin un choix, une situation personnelle compliquée. Voilà.
Et tu l'avis mis où ta caravane ? Dans un camping ? Ouais, sur un terrain là.
J'ai loué un terrain chez chez quelqu'un en fait. C'est beaucoup mieux. Déjà, tu as tenu la baraque et là maintenant, enfin, tu as tenu la le manche et maintenant tu as retrouvé un truc félicitation.
Ouais, c'est ça, c'est ça, c'est ça. Tu tu vas même sauver une fille un jour d'une tentative de viole en tant qui estboueur. Tu passes à ce moment-là avec ton camion.
Nous quand on est on est dans une rue, quand les pompiers ils arrivent, quand la police il arrive, tout le monde est là. Que ça soit quelqu'un qui vole, quelqu'un qui est juste témoin, tout le monde voit des girophares en se disant il se passe quelque chose. Donc il y a du monde.
Nous, on est dans une rue, on fait partie du décor. Que ça soit le balayeur, que ça soit il peut y avoir un vol, une agression, tout ça, on s'occupe pas de les boueurs. Moi, j'ai toujours eu du mal à faire comme si j'avais rien vu.
C'est mon problème, c'est mon défaut. C'est pour ça que mes enfants et ma femme s'inquiétaient en disant un jour, il va t'arriver à quelque chose. Et j'arrivais, j'arrive pas à passer.
Et là en l'occurrence, j'étais en camion grus, les camions qui ramassent les poubelles enterrées. Donc ce sont des camou il y a des crochets parfois sais il y a des trous, tu soulèves une petite trappe et tu mets un Voilà voilà. Donc je suis tout seul dans ce camion là.
Donc là je déplie mes béquilles sur le côté du camion. Je déplie la grue. Une fois qu'il est comme ça, le camion ne peut pas s'en aller.
Il ne peut pas s'en aller. Il peut pas partir. Faut que je plie tout.
Et là, j'étais sur le côté et j'entends crier "Au secours ! Au secours ! Au secours !" Et je vois une femme qui arrive, c'était même pas une jeune fille, c'était une femme.
Elle arrive en courant. Aidez-moi, aidez-moi. Et je la vois passer devant moi et la seule chose qu'elle trouve à faire, c'est d'ouvrir la porte de mon camion et de monter en courant dedans.
Sauf qu'il y a des écrans, il y a des trucs, il y a des Et je la vois qui monte sur mais on voit bien qu'elle est prise de panique. Je dis mais donc je bloque ma grue, c'est-à-dire un arrêt d'urgence, je bloque la grue, je monte derrière elle et elle me dit "Aidez-moi, elle m'attrape la main, elle me dit "Aidez-moi, disz-moi, ils veulent me violer et tout." Et je vois dans mon rétro un groupe de 4 c personnes arrivant en courant.
Du coup, je ferme ma porte, je verrouille et je dis "Vous inquiétez pas, vous êtes en sécurité, tout va bien se passer. jusqu'au moment où je sursaute parce que j'entends un boum et là on tape sur mon carreau et les mecs ils essayent en train de péter le carreau et mais c'est quoi ? Et effectivement j'entends à l'extérieur, j'entends à l'extérieur les termes désolé hein, on va te violer, on va t'enterrer, on va creuser un trou et je vois qu'elle stresse.
Et là du coup je prends mon téléphone, j'appelle la police en disant on a on a besoin d'aide et tout et là j'ai on me dit qu'on me voit. C'est-à-dire la personne me dit "Oui, il y a une patrouille qui arrive, on vous voit." Ça qu'il y a des caméras, il voit et tout ça.
Du coup, je dis "Ouais, vous me voyez mais si vous venez pas vite là, ça va pas le faire." Et quand je dis qu'on passe inaperçu, c'est qu'on passe inaperçu pour tout le monde parce que là la police, elle arrive, on je vais passer les propos parce qu'il y a eu des propos d'échange entre elle et les jeunes. Moi, j'étais pas là pour juger.
Je Pourquoi ils il en voulait ? Pourquoi il Je sais pas ce qui s'est passé avant. Le problème est que en fait il y a une main qui est passée sous une robe.
Elle s'est défendue et du coup, elle a dû leur répondre. Les mecs l'ont mal pris. Du coup la police elle arrive et tout et là ils lui disent alors ils ont réussi à attraper un des gars.
Les gars quand ils ont vu ils sont partis, ils en attrapé un, il le ramènent et a fait "Ouais, il était avec eux." Et là le policier lui dit "Est-ce que c'est lui qui a mis la main ?" A dit "Je sais pas, ils étaient en groupe mais il était avec eux." Oui mais si vous avez pas de preuve que lui a fait quelque chose, on peut pas, il a pas de flagrant délit, quoi.
Donc là elle rentre dans une colère en disant "C'est inadmissible, moi je suis là, je dis rien. Je vais retourner à mon camion, je dis je fais mon truc et tout." Ils disent rien, sauf qu'ils disent "Bah pour votre sécurité, on va vous emmener." Et quand je dis qu'on fait partie du décor, c'est-à-dire qu' ils l'ont emmené, ils l'ont mis dans la voiture et ils sont partis.
Et moi, j'ai regardé, j'avais mon camion sur les béquilles, il y avait le mec qui était là, c'est moi qui venais d'appeler la police, ses potes qui étaient sûrement pas loin. Et là, je me dis "Mais tout le monde se barre ?" Je dis "Mais mais moi vous auriez pu attendre que je pluie le matériel et que je me barre quand même quoi." Et je me retrouve tout seul.
Je dis les mecs, ils ont essayé de péter mon camion. On me demande pas si on Et ils sont partis les gars. Et les gars, ils sont partis.
Ils l'ont emmené, ils sont partis. Donc encore une histoire que je sais pas ce qui s'est passé derrière. Je me suis retrouvé tout seul et là je me suis dit bon je plie, je ramasse et je me barre.
J'ai paru de nouvell mais moi on m'a pas demandé comment ça allait, comment ça s'était passé, comment et ces cas-là c'est arrivé mais plusieurs fois où on passe vraiment inaperçu. Un jour, il y a des mecs qui essayent de faire rentrer une fille dans une voiture. Ouais.
Alors Manu, on était très très solidaire. C'est ce que je dis, c'est mon pote. Ouais.
Ben là, en l'occurrence dans ma situation de famille, c'est lui au départ qui m'a hébergé, qui m'a dit "Tu viens te laver à la maison, tu viens pour le confort me laver mon linge, m'a lavé." Voilà, on est voilà, on est comme deux frères. On a eu des situations très très compliquées tous les deux.
Et du coup, ce jour-là, on arrive, on s'arrête à un feu et là, il y a un arrêt de bus et on voit une jeune fille par terre avec une robe relevé et elle était bon, elle régissait pas et le mec, on trouvait ça bizarre, c'est-à-dire qu'il lui caressait pas le dos alors qu'elle arrivait l'air inconsciente quoi. On s'est dit, il était là genre je la réchauffe mais bon, c'est pas là qu'on réchauffe quelqu'un. Du coup, on s'arrête et on se regarde tous les deux et en 2 minutes quand c'était comme ça, voilà, on savait, on se regarde, il me dit "C'est bizarre, je dis "Ouais, c'est bizarre." Frein de parc, on arrête le camion, feu de détresse, on descend, il y a un problème, elle se sent pas bien.
Et là fait non euh on va la ramener chez elle. Je regarde, je fais on mettait tout seul. Non, mes potes sont partis chercher la voiture, on la ramène chez elle.
Je dis mais elle s'appelle comment ? Et lui fait je sais pas, attends attends, tu sais pas comment elle s'appelle, tu vas la ramener chez elle. Et il fait Ouais mais on a trouvé son sac, il a son adresse.
On va Ah je dis là là c'est bizarre là. Je dis non. Je dis là elle est pas en état.
J'ai elle est inconsciente. Je lui dis mademoiselle mademoiselle j'ai tu sais même pas comment elle s'appelle. Je dis sers-moi la main.
Je vois qu'elle réagit pas. J'essaie de la faire réagir. Je vois qu'elle respire qu'elle est consciente mais qu'elle est complètement dans le coma.
C'est-à-dire voilà qu'est-ce qu'elle a pris ? Est-ce qu'elle est ivre ? Est-ce qu'on lui a donné quelque chose ?
Il y a beaucoup d'histoires de Voilà ça. Donc comme on était avec mon binô lui il va chercher une la trousse à pharmacie. En général c'est comme ça que ça se passait.
Voilà moi je reste sur place je passe-moi un chiffon quelque chose. Manu il arrive il me passe on la couvre et je dis non. maintenant elle reste ici.
Puis il y a une voiture qui arrive, elle s'arrête la porte arrière à sous, il fait "Ouais, tu fais quoi ? Vas-y, mets-la dans la voiture." Je me retouche, je non, elle va nulle part.
Et là, il va aller voir, il dit "Bah non, les gars sont arrêtés, ils veulent appeler les pompiers." Je dis "Ouais, la police arrive de toute façon, on appelle les pompiers." La police arrive et tout et il regarde leur collègue, il fait "Vas-y, monte." Et là, on s'aperçoit qu'il pose le sac de la jeune fille par terre, il monte dans la voiture et ils s'en vont, [ __ ] Et les pompiers sont venus après, ils l'ont pris en charge.
Nous la suite, je sais pas de l'histoire la suite, mais nous, on est persuadé que c'était pas voilà, c'était pas ses amis savaient même pas comment s'appelait. C'est arrivé, ça c'est arrivé plusieurs fois hein, des jeunes filles comme ça. Il y en a une, je me rappelle parce que c'était la chanson euh il y a une chanson qui est qui s'appelle Mélodyie et elle s'appelait Mélodyie et pareil, j'étais tout seul, elle arrive en pleurant et elle me dit euh il arrête pas de me suivre et tout, il a essayé de m'attraper et tout ça.
Et je dis quoi ? Et là, je vois un mec dans le noir en loin avec sa capuche et tout. Il dis non mais t'inquiète pas, il va rien de faire.
Dit si si s'en veut à moi. Et puis elle se met à pleurer et tout. Et là je voisir 17 18 ans quoi.
Je pense à ma fille, je pense aux enfants. Je je pense que c'est voilà c'est le passé. On me dira plus rien aujourd'hui.
J'ai fait un truc que normalement j'ai pas le droit. Je dis vas-y monte dans le camion monte dans le camion parce que je me voyais pas partir. Elle a laissé toute seule.
Ah non évidemment évidemment. Et du coup dépose à voilà voilà. Et elle me dit bah je suis juste plus loin et tout.
Ben je dis je te dépose. Je dis de toute façon je vais par là. Donc je fais deux trois rues, je la dépose et elle me dit elle me dit tu veux pas monter boire un café ?
Je dis non non rentre chez toi. Et elle pleurait et tout. Elle me dit merci.
Elle m'a Oh, elle m'a dit "Tu me fais penser à mon père et tout." Bon, c'est là que j'ai vu que je prenais un coup de jeu quand même. Quand elle m'a proposé le café, je dis "Non, ben non, je viens pas." Et du coup, elle est partie.
Est-ce que tu as pas le droit de faire rentrer quelqu'un dans le camion ? Non. Non.
Après je pense que si tu es patron j'ai sauvé une fille d'un vi, ils vont pas te dire "Ah oui mais mais par exemple je vois quand je dis ma responsable hein euh alors il faut savoir que c'était Sandrine c'est une responsable qui s'occupait de du service du weekend et tout ça euh on n pas toujours été d'accord mais on a toujours été un respect mutuel l'un pour l'autre et ça elle le respectait c'est-à-dire que j'avais pas besoin de rentrer dans les détails. Si j'avais un peu de retard, je lui disais qu'il y avait eu quelque chose, j'ai utilisé une couverture à survie. Elle a jamais J'ai eu le cas une fois hein une fois hein pour malheureusement pour Dorian où j'ai dû m'arrêter 2h hein suite le le gamin il est mort hein quand même.
Elle était pas là il y avait des astreintes. Attends attends attends j'ai c'est quoi cette histoire ? reprends de A à Z parce que en fait j'ai on a trouvé un gamin qui a été battu à mort.
Donc mais sauf que pour en revenir à mon histoire de responsable, c'est que ce jour-là, j'ai dû m'arrêter 2h et j'ai quand même eu une personne au téléphone enreinte, je terraai son nom, qui se reconnaîtra, qui m'a quand même dit "Ce jour-là, tu n'aurais pas dû t'arrêter parce que j'avais perdu 2 ans 2 heures de mon travail." Et moi je répondu c'est non assistance à personne en danger. Il est hors de question si je vois quelqu'un dans une situation.
Je vais pas je vais pas le laisser comme ça. Cette histoire-là, c'est celle qui m'a le plus marqué parce que deux fois au tribunal, tribunal de grande instance, là on voilà, on passait on passait avec mon collègue et là j'avais Manu n'était pas là, c'était un atterrimaire que j'avais avec moi. Et j'arrive et sur la droite, je vois un jeune allongé sur le dos et sur le coup je vois pas mais je me dis voilà comme it quelque chose, je ralentis, je m'arrête, il y avait le feu et je m'arrête juste à sa hauteur et là je vois du sang et là je me dis non là c'est pas un comy c'est pas un mais je vois pas, je vois la forme humaine.
Je descends et là je m'aperçois que bah en fait je m'aperçois que c'est un homme parce qu'on lui a volé son t-shirt parce que physiquement son visage je n'étais pas capable de savoir c'était un homme ou une femme. Dans quel sens ? Bah dans le sens où il avait même coupe que toi, pas comme moi les cheveux milons mais le visage, il y avait plus de visage.
On lui avait vraiment détruit le visage. Détruit le visage. Après, je me paramets d'en parler parce que j'en ai parlé avec les parents.
J'ai demandé l'autorisation d'en parler parce que cette histoire- làà c'est qu'il a fallu témoigner devant un juge deux fois. Il a fallu que je raconte dans l'état où je l'ai trouvé, dans quel état je l'ai trouvé et devant ses parents. Et c'est quelque chose que voilà, j'en ai voilà même le juge, il m'a dit "Mais vous êtes reparti au travail après Mais oui, parce que moi je suis arrivé, j'ai découvert des choses, je m'en suis beaucoup voulu de pas avoir réussi à le sauver.
Quand je suis arrivé, il était sur le dos, marre de sang, euh ouvert derrière sur le crâne, hein. Ça coulait derrière le sang. J'arrivais pas à arrêter.
Je dis à mon collègue, donne-moi des chiffons, donne-moi tout ce que tu trouves dans le camion pour arrêter l'hémorragie. Et je m'aperçois que en fait, il a le nez et la bouche enfoncé à l'intérieur du visage. C'est pour ça que j'ai dis on voyait pas.
Voilà, il avait la tête complètement déformée et je vous dis c'est que voilà et je vois ça, je prends son pou, j'appelle mon collègue et je vois pas qu' j'étais pas avec Manu et je vois qu'il revient pas et je m'aperçois qu'il est en train de vomir derrière. Je lève la tête, je vois quelqu'un devant moi, je vois que c'est un un videur. Il y avait une boîte de nuit juste en face, je vous avez appelé les secours ?
Il me dit oui. Et là, je vois qu'il respire pas. Je commence à vouloir lui faire un massage puisque j'avais tous les ans, je réclame la formation de secouriste.
Tous les ans, tous les ans, tous les ans je l'a fait parce que justement à cause de ça, ton collègue vomit derrière parce qu'il est choqué de ce qu'il a vu ou ? Il est choqué. Ouais, il y a des gens autour.
Je vois un jeune homme qui arrive, je saurais après que c'est c'était son copain qui se met à hurler, crier mon dieu et tout. Je demande aux gens de l'enlever. Il faut savoir que dans cette histoire là, il y a du monde qui arrive, souvent des personnes alcoolisées.
C'est très compliqué à gérer. Par la suite, moi j'ai réfléchi à beaucoup de choses parce que je savais pas qui a fait ça. Ils étaient peut-être encore là.
Je savais pas ce qui se passait moi. C'est-à-dire que je suis parti sur le truc sans me poser la question. Et là, je commence à vouloir faire un massage et là où je m'en suis voulu, c'est qu'il a fait un bruit, un râ, un souffle.
Et je me suis dit, ça y est, il respire. Entre-temps, il se passe un moment, les secours arrive, le Samuel il arrive et là je vois que bah ils font un massage, il l'intube et tout. Je l'ai vu respirer et je me comprends pas parce que j'avais des notions de secouriste.
Mais j'avais que des notions que des notions. J'ai refait des formations par la suite. Je pars, je vais en retrait, je vais m'asseoir le long de l'arme.
Je vois mon collègue qui était pas bien du tout. Je m'assois le long d'un arme et je vois que ça s'agite, je vois qu'il y a eu une bagarre, je vois une voiture qui s'arrête qui vient voir euh je saurais par la suite que c'était un des agresseurs qui venait voir dans quel état il était. J'ai su au tribunal he ils sont repassés voir sur la scène.
C'était un soir de match de l'équipe de foot. R je sais plus quoi. Et euh du coup pourquoi il était torson ?
C'est parce qu'ils ont pris son t-shirt. Non seulement ils l'ont massacré hein, c'est le terme puisqueil y a un témoin qui a vu sur un balcon qui lui ont sauté à pied joint sur la tête. On ils ont entendu les craquements.
Donc c'était vraiment pour moi, j'avais jamais vu une telle violence. Une telle violence. La police elle arrive, ils viennent me voir et moi ce qui m'avait marqué hein euh ça je l'ai déclaré aux parents.
Je l'ai dit c'est triste à dire. Mais dans ces cas-là, nous, j'ai pas pensé à j'ai pas pensé à moi, j'ai pensé à cette chose-là et je vois les secours qui arrivent. Je me rappelle, il y avait une jeune fille du SAMU et elle commence à mettre des lunettes, à pratiquer le massage et je vois des projections de sang et je m'aperçois qu'elle a il y a des projets.
Et là, je me regarde et je vois que j'ai plein de sang sur les mains. J'ai des du sang sur moi et je sais pas pourquoi à ce moment-là, je me suis dit mais je me suis pas protégé. Ce gamin, je le connais pas.
Je sais pas c'est qui. Je sais pas d'où il vient, je sais pas. Je m'en suis beaucoup voulu parce que après euh le Samu il quand je dis vraiment qu'on passe inaperçu, c'est-à-dire que le SAMU euh le prend en charge, part, la police vient me voir, il m'a dit, ils me disent bon il a repris le souffle, il est dans un état très grave, sérieux et il me dit ça va aller.
Je dis ouais. et il me dit "Moi, je viens de Paris, j'ai voulu venir à Renn pour un peu de calme et il me dit "J'ai jamais vu des gens se mettre dans des états comme ça, [ __ ] au niveau de l'alcool, au niveau". Et je lui explique, voilà, on voà c'est même pas de l'alcool là, c'était juste Ouais.
Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Moi, j'avais pas le pourquoi du comment tu l'as eu après, enfin revenir. Ouais.
Ouais. Bah oui, parce qu'on est passé au tribunal et tout ça. Ils étaient arrêté.
Ouais. D'accord. Du coup, à ce moment-là, le policier il me dit "Vous avez vu quelque chose ?" Je fais "Non".
Et je me rappelle de cette phrase. Je lui dis, j'ai dis "Mais je pense qu'il doit y avoir une arme." Il me dit "Pourquoi une arme ?" parce que ils ont ils sont pas intervenus et je lui explique parce qu'il avait la tête ouverte complètement derrière, ils ont dû le frapper à quelque chose.
Moi je savais pas ce qui s'était passé le crâne était enfoncé. Donc je lui explique ça au policier en me disant ils vont chercher, ils vont faire quelque chose. Ce que je savais pas à ce moment-là, c'est que quand je dis ça au commissariat, on me demande de redéclarer ce que j'ai dit aux policiers et que le jour du tribunal, on me demande de en me disant voilà, on va vous mettre une photo, est-ce que vous l'avez bien trouvé à cet endroit ?
Comment il était ? Et j'entendais sa mère et son père derrière. Et il faut que je décrive cette scène-là.
Vous avez dit qu'il avait le crâne ouvert en deux. Vous avez dit qu'il avait le visage enfoncé. C'est c'est très très dur à à dire.
Et là donc il y a cette histoire de sang et je suis assis. Mon collègue, bon bah il est toujours pas bien lui, euh il est assis dans un coin, il veut pas approcher. Et quand je dis qu'on passe inaperçu, c'est que le gars du Samuel vient me voir et je dis "J'ai juste une question à vous poser." Il me dit "Vous vous sentez pas bien ?
Vous ?" Je dis "Non." Je vous ai vu vous protéger.
Je dis "Qu'est-ce que je dois faire ?" Il me regarde, il me dit "Vous avez du sang dans la bouche ?" Je fais "Non." Il me dit "Vous avez des lunettes, vous avez pas eu de projection dans les yeux." Je fais "Non." Il me dit "Vous inquiétez pas, nous on se protège parce qu'on a l'habitude.
C'est voilà, c'est c'est normal." Mais il me dit voilà vous avez voilà vous avez pas à vous inquiéter vous avez pas de pla ouverte vous avez pas eu de sang dans la bouche donc même s'il était malade oui oui il y a peu de chos mais après tout ça c'est des choses que moi je m'en suis voulu parce que j'ai le pauvre gamin il était en train de mourir moi j'étais en train de me poser la question si j'allais pas attraper une maladie quoi. C'est c'est quand même deux choses.
Et quand je dis qu'on passe inaperçu, le SAMU s'en va la police s'en va. Les gens rentrent dans la boîte qui nettoie la scène ? Qui reste sur place ? moi et mon collègue.
Et du coup, j'ai dû prendre ma veste. Je me rappelle, je l'ai mis dans une poubelle, j'ai ramassé les compresses, les mouchoirs, tout ce qui était plein de sang. J'ai tout mis dans une poubelle, j'ai vidé et on est reparti travailler.
Et le juge m'a dit, le juge m'a dit "Mais vous êtes vraiment reparti après ?" Ben j'ai oui. J'ai voulez qu'on fasse quoi ?
Parce que du coup, on est reparti. Et tu t'es fait engueuler après parce que tu as pas fini ta tournée. J'ai appelé juste après ce moment-là, j'ai appelé, il y a un numéro de permanence.
Alors, il faut savoir que il m' arrivé une fois, c'était des permanences, donc c'est un gros groupe, il y avait des permanences où une fois j'ai appelé, le mec, il m'a demandé ce que je faisais. C'est-à-dire, il était de permanence dans un bureau quelque part et il me dit "Bah, j'ai un problème avec la grue machin." Il me dit "Mais ton travail consiste en quoi ?" "Ah, j'ai le mec permanence, il sait pas ce que je fais." Donc en fait, souvent je me débrouillis.
Mais là, en l'occurrence 2 heures de retard facile. J'appelle et le gars, il me dit au téléphone, il me dit "Ah mais qu'est-ce qui s'est passé ?" Bah, il me dit "Deout façon, il t'arrive toujours un truc le weekend ?" Bah, "Oui, c'est problème du weekend.
On commence aux heures où ils sortent de boîtes, c'est le weekend." Je dis "Non mais là, le gars est dans un état sérieux." Après, il savait pas vraiment ce qui s'était passé mais il me dit "Mais pourquoi tu t'es arrêté ?" Et cette question m'avait hanté parce que je me suis dit "Mais parce que il y avait un gars qui était en train de mourir quoi." Et je saurais par la suite qu'il est mort à l'hôpital et là où je m'en voulais vraiment pour vraiment c'était très dur pour moi, c'est que j'ai refait une formation et j'étais persuadé.
Et ce qu'on appelle, j'ai appris plus tard, on appelle ça ceux qui font du secourisme, les pompiers ou ceux qui connaissent, on appelle ça les gaspes. Et en fait, c'est ce qu'on appelle en gros le dernier souffle. C'est-à-dire que quand les poumons se vident, il y a ce râ et ce souffle.
C'est-à-dire que quand moi j'ai commencé à vouloir le réanimer, j'ai cru qu'il respirait. Mais en fait non, c'était il fallait justement continuer à ce moment-là. Je me dis que si j'avais continué, j'aurais peut-être pu le sauver.
Et ça ça m'a travaillé. J'ai mal dormi et tout. Et le jour du tribunal quand j'ai raconté cette histoire là, ouais, j'ai craqué, j'ai pleuré, j'entendais ses parents derrière et j'ai dit aux parents, j'ai dit "Je suis vraiment désolé, je pensais vouloir et j'ai désolé de pas avoir réussi à le sauver." Ça me han disant "La chose qui m'a inquiété, c'était le sang et ne pas l'avoir sauvé." Voilà.
Et je me dis, j'aurais dû continuer. J'ai pas fait ce qu'il fallait. Et je suis sorti du tribunal et j'ai entendu quelqu'un m'appeler et je me suis retourné.
Ouais, c'est un peu dur. Je me suis retourné et c'était son ses parents avec une de ses sœurs qui était là et ils sont venus, ils m'ont pris dans les bras. J'avais ma fille qui était là on est et son père m'a dit, il m'a dit "Vous avez fait ce qu'il fallait, on vous en veut pas." Il me dit "Au contraire, au contraire." Il me dit, ils m'ont dit, "Il savait parce que lors de l'affaire, on pouvait pas rentrer d'ailleurs en contact et tout ça, hein.
C'est très strict les choses et tout." Et euh ils m'ont dit euh le père il m'a dit, il m'a dit clairement, il m'a dit "De toute façon, les médecins nous ont prévenu à l'hôpital que mon fils aurait été entre guillemets un légume, c'est-à-dire vu dans l'état où il était et il me dit il aurait pas voulu ça." Donc il me dit "On tu as fait ce qu'il fallait et tout voilà donc ça m'a soulagé." Après il faut savoir qu'ils ont fait appel.
Donc il y a eu un deuxième tribunal à Saint-Bri 2 ans après. Ils étaient six. On agresseurs, ouais les agresseurs, ils étaient six.
Tout ça pour un regard, un échange de regard en boîte hein. C'était quoi les gars ? C'était il y a eu quatre personnes qui étaient dans la boîte avec qui il a une altercation.
Apparemment, il y a une altercation avec deux jeunes. Je sais pas le pourquoi du comment. Sauf que quand ils sont sortis et ben ils l'ont vu sortir et voilà, ils se sont pour un regard pour une histoire de fille, je crois.
Voilà, une histoire avec la serveuse et ils se sont voilà littéralement acharnés dessus jusqu'à lui prendre son t-shirt hein quand même une fois qu'il était au sol parce qu'il avait un t-shirt de l'équipe de France. Ils ont pris son t-shirt. Il faut savoir qu'après ils ont détruit des preuves.
Ils ont brûlé en sachant que quand ils sont revenus sur place qu'ils ont vu dans l'état où il était parce que la voiture est revenu ils ont vu qu'ils avaient fait une connerie et voilà. Et ce qui est très très choquant, ce qu'il faut savoir c'est moi c'était la première fois de ma vie que j'allais au tribunal. Donc en tant que témoin, on nous dit rien.
On arrive dans une pièce et autour de la table, il y a tous les témoins. Il y a tous les témoins mais on sait pas qui est qui. On n pas le droit de communiquer.
On n pas le droit au téléphone. On peut rester 6h 7h dans une salle comme ça. Si on va aux toilettes, c'est un policier qui nous accompagne.
En sachant que nous on est juste té et moi hein. Quand je dis euh que nous on pas vraiment parti du corps ce jour-là, on est reparti. Quand il y a eu l'enquête, ils ont fait une reconstitution.
Tout le monde a été convoqué sauf nous lors de la reconstitution. Le seul moment où je me suis retrouvé parmi cette affaire là, c'est au tribunal. Entre le temps de l'affaire et le temps du tribunal, j'ai une nouvelle de personne.
Personne ne m'a rien dit. Ah ouais ? Et je me rappelle parce que ça a duré longtemps et j'avais complètement oublié en fait.
Je me suis dit on va pas, ça me consomme pas en fait. Et on revenait de vacances et on arrive de vacances et j'avais une lettre d'huissier. Je devais me présenter à un huissier.
Qu'est-ce que c'est que ça ? Et j'arrive, j'avais complètement oublié et j'arrive et on nous prévient pas. Et la dame me dit, elle me dit "Vous êtes convoqué pour une affaire de meurtre." Et là moi je me dis "Mais attendez euh ne faire de merde, j'ai tue personne si je comprends pas." Et c'est là qu'elle m'explique euh on me comprend, on me dit pourquoi je suis convoqué.
Et là je comprends que voilà, il y a le tribunal. Et ce qui m'a beaucoup choqué c'est que dans cette pièce, donc on se retrouve avec des gens et ce que je ne savais pas, c'est qu'autour de cette table, pourquoi il y a un policier ? Pourquoi on va aux toilettes avec un policier ?
Pourquoi il reste là ? C'est qu'il y avait des parents, des agresseurs, il y avait des témoins qui étaient sur place. On est tous dans la même pièce, c'est-à-dire les familles des agresseurs, les On est tous dans la même pièce.
Mais nous on le sait pas. On le sait que quand on passe au tribunal. C'est-à-dire que quand je suis passé au tribunal que j'ai témoigné, je suis revenu m'asseoir.
J'étais à côté par exemple du père d'un des agresseurs. Quand on sort du tribunal, le père de Dorient, les parents de DO, les agresseurs, la famille, tout le monde sort ensemble. On se retrouve dans le métro, on se retrouve, je me dis à tout moment voilà.
Donc ça c'est l'affaire voilà qui m'a vraiment le plus marqué parce que ils ont pris combien de prison ? Alors les premières fois ils avaient pris alors je crois que c'est entre 13 et 15 ans ferme. Ouais ouais ouais.
Ils ont refait appel au jour d'aujourd'hui. Je ne sais pas où ça en est parce que le deuxième tribunal j'ai pas voulu. Voilà.
Après, il y a eu des trucs très très durs. Il faut savoir qu'ils ont fait une stelle à l'entrée de la boîte de nuit, hein. Il y a eu des marches blanches, il y a eu pour éviter toutes ces agressions parce que bon, j'en ai vu beaucoup des agressions mais là à moins ça a été jusqu'à la mort.
Et euh peu de temps après, la stelle a été brisée, elle a été fracturée au niveau de son visage. Je sais que j'ai eu une altercation genre voilà un jour je suis passé avec le camion, moi je passais devant tous les jours, tous les weekends, tous les weekends et j'ai vu des jeunes qui s'étaient arrêtés qui étaient en train d'uriner à côté. J'ai pas pu m'empêcher.
Je me je voyais pas qu'il y a une stelle là. Si vous avez un respect, ils étaient en train d'uriner là et euh moi voilà, ça me regardait pas mais voilà mais je passais tous les jours devant. Bravo en tout cas pour tout ça.
Tu tu fais ce que tu peux à chaque fois. On fait ce qu'on peut. On fait ce qu'on peut.
Ouais. Ouais. Tu pousse du bon côté.
Ouais ouais. On essaye. Les agressions he pareil hein que j'avais jamais revu euh c'était juste après Noël.
Donc il y avait encore des sapins dans les rues de Rennes et il y avait euh j'étais alors j'étais avec Manu, on était dans une rue comme ça et juste on voit nous on rigole, on voit deux couples passer. Et il y en a un qui était en train de chanter "Mon beau sapin". Et il avait un sapin dans les bras.
Il avait piqué un sapin quelque part avec les les boules, les guirlandes et il se promenait. Et là, il y a deux mecs qui remontent en face et il y en a un qui lui dit "Mais ferme ta gueule." Et là, il faut mon beau sapin c'est Noël.
Et le mec il fait et là l'autre il traverse, il enlève sa ceinture, il commence à le fouetter comme ça gratuitement. Les filles elles se mettent à jamen je regarde comment ça part. Et là le deuxième il arrive et il sort une bouteille une bouteille de champagne ou un truc comme ça de sa poche et là il fracasse sur la tête du deuxième.
Ils ont sauté, ils ont sauté mais gratuitement. Et là Manu était là, on remonte dans le camion et là je vois une des jeunes filles qui se met àer et du coup ça commence à se battre. C'est-à-dire que ça se bat entre eux mais là je vois qu'il y en a un qui est tombé par terre et la fille fait à l'aide à l'aide à l'aide à l'aide.
Et là je la vois qui se baisse et je m'aperçois qu'il a le tesson de bouteille dans la tête. et elle lui enlève. Et là, j'arrive, je dis Manu et en fait après avec Manu, on s'est dit "Mais tu te rends compte qu'on a même pas pensé au mec qui était en train de se battre." C'estàd que nous, on est arrivé, il a sorti la trousse à pharmacie, j'ai commencé à vouloir lui faire un point de compression et tout, il y avait les mecs qui continuaient à taper sur l'autre, ils étaient à côté de nous hein.
Et c'est Manu qui s'est mis derrière, il m'a dit "Non, t'inquiète, je suis là." Il était derrière moi souvent et il se mettait derrière moi mais à tout moment voilà et ils ont fini par se barrer. Donc on appelle la police, on appelle et là pareil, c'est pour ça que j'ai refait des formations.
J'avais pas assez serré le point de compression, j'avais pas C'est des choses qu'on nous dit vérifier qu'il y a plus de verre. Bon c là en occurrence je savais qu'il y avait plus de verre. Euh vérifier je prends des chiffons, je prends un pansement et je compresse la tête.
Alors ça saine beaucoup la tête. Ouais. Et lui je me rappelle de ses yeux qui étaient un peu révulsé blanc et il tremblait.
Et autour, il y a sa copine qui est là qui me secoue et qui fait "Aidez-le, aidez-le, aidez-le. Ils sont alcoolisés, ils sont dans un état de stress." Et bon, j'ai Manu à côté qui gère et là je me rappelle, je prends comme ça les chiffons, je prends le porcement compressif et ça me coulait entre les doigts et je voyais le sang qui coulait.
Je dis "ça s'arrête pas ça." Là, je me dis "Mais les pompiers, ils arrivent quand ? Ils arrivent quand ?" Parce qu'on avait prévenu vite hein.
Les pompiers sont arrivés et c'est là qu'on voit qu'il y a des professionnels. Les mecs ils sont arrivés, ils ont rien dit et ils nous ont pas parlé. Ils ont sorti un pansement, le mec il a fait une bande et je l'ai vu, c'est rire fort.
Il est Ouais, il est ils l'ont monté dans le camion, il est venu me voir, il me dit "Ça va ?" Je fais "Ouais, il discute avec nous" et je j'arrivais pas. Il me dit "Faut pas hésiter à ser." Il me dit "Vous avez pas serré assez fort." Et je lui dis "Il va comment ?" Il me dit "Là ça va, on voilà, on attend, je crois que c'est le SAMU qu'ils attendaient.
On voit si on le transfert." Il me dit "Là il est stable mais il me dit il peut vous dire merci." Et encore une fois, ils s'en vont, tout le monde s'en va et moi et ma nuit, on sort le balai, l'appel, on nettoie le sang, on nettoie les pansements, on met tout et on s'en va. que ça soit agression, n'importe quoi, les gens ne nous calculent pas en fait.
Tu vas sauver un gars qui va se faire agresser à un homme, qui va se faire agresser à un distributeur aussi mais sans sortir du camion de cette alors je suis arrivé, j'avais mon camion et là je vois qu'il est entouré de personnes qui le soutiennent, qui l' alculisé. Il a 40 50 ans quand je l'avais vu après et là je le vois qui mène au distributeur et je sais ce qui va se passer. J'ai lui ils sont en train, ils sont en train de le dépouiller, ils sont en train de le dépouiller et je vois bien qu'il le brusque dans le distributeur qui commence à voir le frapper, il met sa carte et tout et là je me dis voilà, j'y vais, je vais prendre un coup de couteau, je peux pas faire grand-chose et je sais pas ce qui me passe par la tête.
Je monte dans mon camion, al que voilà, céit un Scania, c'est une cabine assez imposante he tout le monde voit ce que c'est qu'un camion, un poids lourd. Et je me mets, j'avance et je me colle à 1,2 derrière le distributeur. Je mets je mets en plein phare, claxonne de camion et et là les mecs bah tout le monde se retourne et là il sursaut et tout, il me regarde.
Du coup, il lâche le gars, il ils disent en fait c'est comme une alarme qui s' de maison ça fait et le camion il est devant et il se barre et il se barre. Le mec je le vois et tout, il se retourne, je vais voir, je dis bon allez restez pas là, barrez-vous et tout. Me dis ouais merci, ça va.
Je dis ouais mais barrez-vous. Donc lui, il s'en va, je reprends mon camion, je repars, j'arrive à un endroit donc je descends mes béis, je fais une colonne et là je vois trois mecs qui arrivent. J'en vois un sur le côté, j'en vois un qui arrive à gauche, mais ils viennent direct vers moi et habill en noir et trich c'est quoi ce délire encore ?
Et là, je commence à me bon, je prends je vais des petites idées des fois. Bon, je prends la télécommande parce que c'est une grosse télécommande bien dure parce que je me dis qu'est-ce qu'ils me veulent ? Et là, le mec, il l'a vu parce qu'il me voit arriver, il me dit "Non, vous inquiétez pas." Il me dit "C'est la police et tout et il me dit euh on a vu aux caméras ce qui s'est passé et tout." Il me dit "On a interpellé les mecs mais on a besoin de vous." Je dis "Mais pour faire quoi ?" Bah il me dit en fait pour témoigner machin et tout.
Je non moi je veux pas, je suis pas entre guillemets voilà je le dis, je suis pas une balance, je suis pas là pour ça, c'est pas Il me dit "Non, juste nous dire voilà" Bah c'est pas être une balance, c'est Ouais, mais juste nous dire qu'est-ce qu'il portait, comment ils étaient habillés et tout. Donc je dis "Je veux bien." Donc je leur dis ce que j'ai vu comment ils étaient habillés.
Il me dit "Ouais, bon c'est bien un de ceux qu'on a pris." Et je dis "Mais moi, je veux pas d'histoire parce que si ces personnes-là, c'est souvent les mêmes le weekend, je suis là tous les weekends." Et là, ils me disent "Non, non, vous inquiétez pas, ça reste voilà, ça reste très confidentiel et tout." Et ils s'en vont.
Moi je continue mon bou boulot et dans la semaine, le jeudi, j'ai mon collègue Mounir qui m'appelle et il me dit "Ouais, c'est toi qui est dans le journal ?" Je dis "Comment ça c'est toi qui dans le journal ? Tu as pas lu ?
Il y a un article, un éboueur sauve un mec d'une agression et tout." Je dis "C'est pas possible." Et dans l'Ouest France, il met son camion, il fait fuir les personnes.
Je dis "Mais attends, les gars, j'ai dis ça vaut savoir les gars que c'est moi." Je dis "C'est pas possible quoi." Et au final, je me suis retrouvé affiché quand même.
C'est quoi les horaires que tu as en tant que éboueur ? C'est quand tu dis que tu bosses la nuit, c'est quoi ? Alors la nuit c'est que je commence à 3h30, rue de la soif à Renne.
Je commençais le samedi à 3h30. Donc du coup, on attaquait vraiment dans le vif du sujet. C'est-à-dire pourquoi à 3h30 ?
Parce que à 4h30, il y a des camions qui arrivent en bas pour le marché. Le marché démarre. Nous, on attaque à 3h30 et il faut savoir qu'il faut que les rues qui a passé qui ont passé une sale nuit, hein, c'est-à-dire des cadavre de bouteille, faut que ça soit propre.
C'est-à-dire qu'à 9h, on devait quitter le centre-ville, nous les balayeurs, les éboueurs et tout parce qu'après bah il y a le tourisme, h il y a le vieux centre-ville et tout ça. Donc on attaqué vraiment 3h30, début de sortie de boîte, début des fermetures de barre, de tous ces choses-là. Tu travailles quel jour ?
Enfin, je faisais là actuellement maintenant je suis en normal mais je faisais samedi, dimanche, lundi, mardi, donc tous les weekends, tous les jours fériers, quand il y avait un jour férier, les premiers de l'an spécial, on appelait ça le service propreté. On a fait ça. Voilà.
Et du coup, nous on était là pour nettoyer beaucoup d'incivilité des poubelles, les gens qui jettent un peu à droite à gauche ou arrivé aussi des lendemains de manifes, des déchets, des pareil des choses que tu as trouvé dans les poubelles après. Vous allez voir des histoires de de de fou. Combien combien tu gagnes ?
Combien ça gagne un époueur ? 23 ans, là je suis euh voilà, je suis dans les 2000 € par mois parce que souvent on nous estime souvent la question ça a été oui euh on a vu des reportages à Paris en l'occurrence les éboueurs vous êtes bien, vous êtes ces faut savoir que ça a rien à voir en fonction des régions. Nous on fait pas partie de la ville, on n'est pas on n'est pas on est en sous-traitance.
Il y a plusieurs statuts, il y a plusieurs métiers. Ça va du balayeur de rue à éboueur à Grutier à voilà. Tu parles en aide là ?
Ouais. Ouais. Et après, tu évolues chaque année ou c'est c'est une petite augmentation ou c'est c'est en en fonction du poste ?
En fonction du poste, c'est parce que moi j'ai évolué beaucoup. Euh j'ai fait j'ai touché un petit peu à beaucoup de choses. Camion poubelle, camion gru, camion voilà.
Et et tu gagnais combien au départ ? C'est c'est au départ on doit démarrer à 1800 € je crois en tant que chauffeur. Ouais, un Reaper.
Le Reaper est payé moins cher alors que c'est lui qui travaille le plus hein, faut savoir. Ouais, ouais, ouais. C'est lui qui a les intempéries.
C'est lui, voilà. Moi c'est quelque chose voilà, j'ai toujours eu un principe avec mes collègues, c'est une équipe, on est deux. Malheureusement au niveau du salaire, on n'est pas une équipe.
C'est c'est triste à dire mais c'est celui qui traille le plus, c'est celui qui a le plus froid. Un reaper, tu dis combien au départ Smi ? Un Reaper, il doit faire 1600 € je crois. 100 ?
Ouais, il doit faire dans les 1600 €. Euh, pourquoi je dis ça moi ? Parce que c'est une équipe c'est parce que j'ai commencé derrière.
Moi quand j'ai commencé, j'ai fait des campagnes à Renn où il y avait pas les poubelles en les poubelles qu' on connaît qui roulent. C'était des petites poubelles en caoutchou là noire qui étaient très lourdes, c'estàdire même vide, elles étaient très lourdes et on ramassait à la main. On voilà, on faisait ça.
À qui ça appartient les poubelles ? Si tu mets une connerie dedans, tu mets un truc. Alors la poubelle, la poubelle en elle-même, nous là en l'occurrence ça dépend des régions, mais là la poubelle appartient à la ville, donc à la ville de Rennes.
La poubelle, elle est donnée au riverin. Le riverin quand il met des déchets, ses déchets, ce sont ses déchets. Il les met dedans, ce sont ses déchets.
Nous quand on vide la poubelle, une fois que la poubelle est vidée, ça appartient, ça tombe dans la société qui va les revendre. Donc tout ça, c'est des contrats d'argent. Donc on a on ne peut pas intervenir sur le contenu des poules.
C'estàd on a interdiction de récupérer, interdiction de mettre les mains dedans. Tu as déjà vu du jugement dans les yeux des gens quand tu dis ton métier ? Oui.
Oui. Et on a eu une agression hein. Mon collègue he Mounir s'est quand même fait taper dessus parce qu'il avançait pas.
Moi on a voulu me faire avancer avec le gars. Il est descendu avec un truc, il m'a dit "Je fais avancer les vaches avec ça" donc tu vas sûrement avancer. C'estàd qu'il est arrivé derrière.
Bon matin pareil à 4h du matin, le mec il est alcoolisé et il arrive derrière me dit "Ouais, je suis pressé machin et tout." Bah je dis "Ouais mais moi je travaille aussi." Et il descend et tout, il me dit "Ah tu veux pas avancer ?
Tu vois si je veux pas te faire avancer, remonte dans ton camion." Puis là il me sort le taser et il me dit "C'est pour faire avancer les vaches et tout." Et il me dit "Remonte." Je commence à faire le tour de mon camion et il me suit parce qu'il se dit il va remonter.
Et en fait, je fais le tour et je prends la pelle qui est sur le côté du camion parce que je le vois avec son truc. Je dis bah j'espère que tu as le bras long quand même parce qu'il était là comme ça mais moi j'avais ma pelle en ferr et tu vois et là il me regarde il fait non non mais je vais attendre je dis ouais vaut mieux vaut mieux attendre mais en l'occurrence par exemple Mouner mon collègue lui ce jour-là j'étais pas là il était avec quelqu'un d'autre les mecs ont fait ça il lui ont dit de descendre il leur a répondu ils sont sortis de la voiture à 4 ils lui ont foutu sur la gueule ah ils l'ont tapé hein et ils a fallu qu'il monte dans le camion qu'il s'en aille et que le mec se barre quoi. Sauf que bah voilà pas de place d'immatriculation ça en est resté là quoi.
Mais lui il a pris des coups gratuitement quoi. [ __ ] à quatre toujours du courage. Ouais.
Bah ouais, tant qu'à faire, tant qu'à faire. Moi avec Manu, c'est pareil, on a eu une altercation où on s'est battu où les mecs nous sont tombé dessus aussi à trois et on a eu le temps de bon se débrouiller. On s'est défendu parce que je me rappelle que Manu m'a demandé d'en lâcher un alors que j'en avais un déjà sur le dos.
Mais voilà, c'est vrai, ça reste très rare. Ça reste très rare. En général, on est bien vu, on a plus des gens qui veulent monter sur le marche-pied.
Alors ça, les les le rêve d'enfance, ils veulent tous monter sur le marchepied. Alors, faut savoir que quand nous on démarre, s'il y a quelqu'un qui monte sur le marche-pied, on est [ __ ] à 30. Donc il m'est arrivé bien des fois, on discuse, on est tous les deux, je suis pas constamment en train de regarder les marche-pieds quoi.
On est un feu, on part et là je me dis il y a un mec derrière. Et je regarde sa caméra, je fais il y a un mec derrière. qui se mettent genre quoi on leur disait des fois non.
Il disait non non non vous montez pas. Oh allez non non non. Et dès qu'on partait il court derrière, il saute sur le camion.
Des fois j'en avais deux derrière une caméra tu vois. Ouais ouais ouais. On les voyait et puis bah ça bloquait puis j'ai une présence quand même sur la caméra.
On a beaucoup de caméras sur les véhicules et j'étais obligé de descendre avec Manu le dire non les gars allez descendez. Des questions de sécurité on peut pas. On peut les gens qui vous remercient pour ce que vous faites.
Ouais ça ça arrive. Je vois énormément de bisous au premier de l'an parce qu'il y a pas beaucoup de monde à travailler. Alors des fois bon avec nous nous on est propre, on est à voilà on reste tranquille quand on voit les gens qui bonne année tout.
Ouais ouais ouais. Bon bon des voilà mais en général ça se passe très bien. Euh beaucoup de remerciements l'inverse aussi hein des gens euh bon j'ai eu le cas euh par exemple de je me rappelle c'était un sac de McDo.
Le mec il arrive il me voit et prend son sac et il me le balance au pied quoi. Et là je lui dis "Mais il y a une poubelle juste là." Et il me regarde il me fait "Non mais c'est ton boulot je te paye pour ramasser." Je dis "Bah non".
Je dis "C'est pas cool et tout." Il me dit "Ouais mais si on fait pas ça, tu as plus de travail. Là on répond ah ça mériterait une petite claque dans l'oreille.
Non, parfois il y a des fois ça démange. Il y a des fois ça démange. Mais bon, il y a le nom de la société, on n pas le droit.
On a pas le droit. Et attends, qu'est-ce que tu fais là ? Comment ça finit ?
Bah, je le laisse partir, je dis rien. Et je me dis "Ouais, peut-être qu'un jour je le recroiserai sans la tenue." Et là, c'est quoi ?
C'est un étudiant ça. C'est quoi ? Ouais.
Un jeune qui passe par là et qui balance son sac. Est-ce qu'il a pris un truc ? Est-ce qu'il est perché ?
J'en sais rien moi. Et je lui dis gentiment, je dis "Bah, regarde, la poubelle est juste là." Mais non, non, on a eu des cas.
Bah voilà, j'ai des anecdotes parce que je vois par exemple mon pote mon pote Mounir. Euh donc l'avantage c'est que voilà, on faisait des quartiers et tout et Mounir, il se retrouve avec moi et ce jour-là, il y a une dame qui arrive et qui balance un sac mais par terre à côté et je dis madame le sac c'est à l'intérieur qu'il faut le mettre. Et elle se retourne, elle me parle mais elle me fait signe je comprends pas, je parle pas français et tout.
Du coup, elle s'en va, je prends le sac et là, j'entends Mounir qui arrive. Donc Mounir qui commence à parler et qu'on commence à s'engueuler avec. Et je comprends rien de ce qui se passe.
Je comprends pas moi ce qui se passe. Ce qu'il parle en arabe. Ouais mais je comprends pas ce qui se passe.
Et là j'ai et là il vient me voir, il me fait "Non, non mais t'inquiète, je" J'ai je dis "Pourquoi ?" Elle me dit "Non, non mais c'est pas qu'elle comprenait pas. Tu as juste dit tu as qu'à la ramasser sa poubelle espèce de gros con un truc comme ça." Mais elle m'a parlé, elle m'a fait "Je comprends pas." Et après elle m'a parlé mais en fait elle était en train de m'insulter quoi.
Et heureusement parce que nous on était un binô. Et lui il l'a entendu derrière. Ouais. et lui il a entendu mais des choses comme ça.
Mais inversement, on a rigolé des fois parce que on est très ouvert tous les deux sur ces choses-là et une fois on arrive et tout et je ramasse des poubelles comme ça et il y a une dame elle arrive et tout, elle me fait "Ouais, vous savez, moi j'étais descendu, lui il est arrivé sur le côté du camion et elle me dit "Ouais, vous savez c'est quoi ça ?" Elle me dit "C'est toujours les mêmes." Elle me dit "C'est les noirs et les arabes." Je Ah bon ?
Elle me dit "Ouais, ils mettent tout à côté." Et là, il arrive et elle le regarde et tout. Je fais "Bah, je vous présente Mounir, mon collègue." Et là, elle dit rien et tout et là il moi "Moi je rigole, il me voit rigoler, il comprend pas non plus.
Et je vais lui expliquer après, je vais pas chercher les détails parce qu'on sait comment sont les gens, on va pas chercher la guerre et tout. Et là, il va il va chercher un sac et tout et là elle me regarde mais ça m'avait mais mais choqué et là elle me regarde, elle me fait "Non mais ça dépend hein, ça se trouve le vôtre il est bien le vôtre. Le vôtre.
Là je me suis dit c'est pas possible de parler comme ça." Elle m'a dit clairement, elle m'a dit "Non mais peut-être que le vôtre il est bien." C'est pas le mien, c'est mon pote.
C'est mon pote quoi. Donc ouais. Salut Mounir.
Ouais. Ouais. Ouais.
Ouais. [ __ ] c'est fou. Est-ce que le 1er janvier tiens, est-ce qu'il y a des gens qui vous donnent des choses du du chocolat, du champagne, je sais pas ce qui arrive que vous ayez des cadeaux ?
Non, dans le temps ça arrivait parce qu'on avait des tournées à titré et on avait les calendriers connaissent. Ouais, on connaissait à l'époque, on se connaissait machin et tout. Maintenant, il arrivé les machines, les GPS, on change les chauffeurs, on change les gars, chacun va plus personnel.
Il y a plus de calendrier. Par exemple, nous on a interdiction de faire des calendriers. C'est un choix de la ville.
Ouais. Ouais. C'est un choix de la ville.
C'est-à-dire toujours pareil, les pompiers ont le droit. Tout le monde a le droit, mais nous on n pas le droit. Nous, c'est interdit. pas des boueurs qui vont démarcher dans les dans les voilà c'est les particulier.
Tu t'es déjà pris des des choses ? Parfois les gens t'ont jeté des choses de fenêtre sac poubelle. Non, il te jettent les sacs poubelles.
Les sacs poubelles, une pomme, je suis tombé assommé sur sur par terre avec Manu, lui il est arrivé, il a pris un sac avec de la litière pour chat, la litière pour chien, c'està-dire le camion, il arrive en bas et des bâtiments nous jettent les poubelles directement. Mais quelle bande de connard ! Quand on voit le camion arriver, je le prends sur la tête.
Moi je descends et moi moi le souvenir que j'ai c'est de descendre les D on ramass des quantités de vrac. Je je veux fournir des photos là où c'était nous on était là un service propreté c'est-à-dire de l'incivilité. Des gens ils viennent des fois avec des véhicules, ils te jettent des poubelles dans des endroits, il faut nettoyer.
Voilà donc on venait nettoyer ça. Et là en l'occurrence cétait au pied du bâtiment. Je descends, je le vois comme on serait là tous les deux et là d'un seul coup je sens que la tête elle tourne et je le vois qui vient vers moi et qui me rattrape et je comprends pas ce qui se passe.
Et en fait je viens de prendre une pomme en pleine tête mais une pomme qui a dû tomber du 14e étage. Ouais c'est lourd hein. Ça paraît pas mais le moindre truc d'un j'avais j'avais un j'avais un cocard.
J'étais sonné Manu me dit ça va on appelle la police machin. J'ai vu d'où ça venait et tout. Je dis bah je sais pas nous on appelle la société et puis on s'aperçoit que de toute façon c'est pas la première fois et qu'il se passera rien.
Donc du coup par la suite on allait avec des casquettes coqué. Les gars de la ville avec qui j'avais discuté qui eux font par exemple les entretiens d'espace vert ne refusaient de tondre les pelouses s'ils avaient pas une tondeuse couverte parce que des fois il y a carrément des canapés qui descendent des machines à laver au pied des bâtiments. Ouais ouais ouais. les gens au lieu de descendre les poubelles, j'ai vu des choses que je me suis dit mais c'est une dame, une concierge avec une échelle devant le bâtiment.
Donc il y a il y a une il y a devant le hall, il y a un petit un petite entrée et c'était la concierge qui montait pour ramasser les poubelles qui tombent du bâtiment qui sont devant les halles. Des fois dans les escaliers, elle descendaient parce que les gens les mettent dans les escaliers, ne descendent pas les poubelles, ils les jettent dans les comme au Moyen-Âge. Ouais, c'est ça.
Moyen-âge, on jetait tout dans la rue. Bah c'est ça, c'est ça. Ils ouvrent les fenêtres, ils balancent.
Bon, sauf que il s'est passé 500 ans normalement. Ouais, ouais, ouais. Mais est-ce que tu considères que tu fais un métier dangereux avec tout ça ?
Alors, je dis pas d'erreur, mais je crois que sur le statistique, on fait partie des 10 métiers les plus dangereux parce qu'on est sur la voie publique, [ __ ] Mais pas forcément dû aux agressions hein. On a eu des accidents, il y a eu des accidents, moi j'ai eu des accidents, il y a même eu des collègues qui ont perdu une jambe ou des choses comme ça. Percuté par on a été percuté, j'ai été percuté par une voiture en l'occurrence avec le gars derrière là.
Le le coup de stress, le camion, je m'en fous. C'est il faut savoir que pareil cette histoire là, c'est un Jean-Luc, je passe un petit coucou à Jean-Luc. C'est un homme qui est très gentil mais qui a eu un accident il y a quelques années.
Il a été renversé dans mobylette. Donc il a un état de stress dès l'instant qu'il est voilà le volant et tout ça, il peut stresser très rapidement et je sais qu'il a eu un accident grave eth ce jour-là, il était avec moi et il était derrière le camion. Donc moi j'ai j'avance mais j'avais pas vu sur quel côté il était parce que ça s'est passé très vite.
C'est-à-dire que j'entends une sirène, je vois une voiture arrivée qui passe dans ce sens-là juste à côté du camion à plein Bô double quoi qui double et je vois une voiture de police derrière et là je comprends que le mec est en train de se faire poursuivre. Du coup il va au bout mais au bout il y avait comme un cul de sac, il fait demi-tour. Eux ils le savent donc qu'est-ce qu'ils font ?
Mon camion il est là, ils se mettent à côté en travers en se disant il pourra pas repasser dans l'autre sens. Sauf que là, je regarde dans le rétro et je vois le mec qui arrive à pleine balle et là je me dis mais il freine pas, il ne passera pas, il ne passera pas. Et dans ma tête, j'ai pensé à Jean-Luc direct Jean-Luc et j'ai entendu le choc.
Il a tapé le marche-pied arrière côté gauche. Il a percuté la voiture de police. La voiture, je l'ai vu passer mais percuter le camion.
J'ai senti le choc. Elle est retombée et le mec il a continué. Sauf que la voiture de police, elle qu'est-ce qu'elle fait ?
Marche arrière et elle se barre. Et moi, je me retrouve là et je me dis Jean-Luc, je regarde dans la caméra, je le vois pas. Je descends, je vois le marche-pied éclaté, je regarde et je le vois sur le trottoir, il me regarde, il me fait "C'est quoi ce bruit ?" "Oh [ __ ] il était pas là, il était descendu, il était descendu, il y avait des toilettes juste à côté.
Je sais pas s'il était aux toilettes ou quoi, mais il venait descendre du marche-pied à l'instant." Et là, jean-luc il me dit "C'est quoi ?" Il me dit, "C'est passé quoi le camion ?" Et je lui explique.
Et là, encore une fois, on se retrouve tous les deux, il me dit "On fait quoi ?" Bah, "Je sais pas, le camion est défoncé, on est là." Du coup, je prends mon téléphone, j'appelle le commissariat, je dis et là on me répond "Attendez, je puis" puis attendez 2 minutes.
Et on me dit "C'est vous les boueurs ?" Je fais "Ouais." Elle me dit "Oui, on vient de vous prévenir et tout ça.
Vous venez au commissariat ?" Je dis "Non mais là je travaille." Non, vous venez au commissariat.
Et encore une fois, parce que c'est arrivé plusieurs fois où j'arrive directement avec mon camion le commissariat. Nous revoilà, nous revoilà, nous revoilà. Et c'est tout pété.
Et et après c'est les assurances, après il se débrouille. Moi c'est pas mon véhicule hein, il se débrouille. Est-ce que c'est un problème les odeurs au quotidien ?
Parce qu'il y a des poubelles quand nous on sort les poubelles chez nous parfois c'est duras les poubelles avec le poisson les trucs c'est c'est il y a des odeurs. Ouais ça arrive. Euh on a des produits autrement qu'on peut mettre pour atténuer les odeurs derrière qui sentent un peu meilleur mais bon après ça sent le sapin donc on a l'impression qu'il y a un sac poubelle derrière un sapin.
Ça change pas grand-chose. Ça change pas grand-chose. Après je pense qu'on s'habitue on n pas dans le camion.
Non il faut savoir que les camions sont lavés toutes les nuits. Donc le camion il rentre, il est lavé. Euh on a de plus en plus de tri, donc moins de déchets euh en état de décomposition et c'est ramassé plus régulièrement.
Après euh Non, moi j'ai pas on a des cas, oui, on se dit waouh, là c'est pas frais, ça c'est sûr. Après on peut le signaler aussi hein, une poubelle qui est sale, qui est remplie d'astico et tout, on peut signaler et demander à ce qu'elle soit nettoyée. Il y a un minimum de respect.
Après, une chose qu'il faut savoir, ça arrive moins maintenant, c'est arrivé dans le temps qu'il faut expliquer aux gens, c'est qu'il y a des gens qui pensent bien faire et ils vont nettoyer leur poubelle à la javelle. Et des fois, il y a des gens, ils mettent de la javelle dans les poubelles. Faut éviter tout ce qui est liquide dans une poubelle parce qu'au moment où vous videz la poubelle, il y a des projections.
Donc le gars derrière, il se prend la javelle. Donc ça c'est des choses les gens pensent bien faire. Faut pas qu'il y ait de liquide.
L'idéal c'est des sacs fermés. Qu'est-ce qu'on fait quand on veut jeter un couteau ? C'est hyper dangereux dans un sac poubelle pour vous.
Ben normalement il y a une déchetterie. C'est tous ces articles là, faut les ramener en décheterie. Après, oui, il peut y avoir des seringues, il peut y avoir des couteaux, il peut y avoir des Il y a de tout.
Il y a de tout. Et dans les soucis de ton métier, tu tu t'es retrouvé, tu t'es blessé gravement d'ailleurs à la jambe. Il y a même eu des articles dans les journaux.
Euh ouais. Alors gravement, ça aurait pu être dramatique parce que bah à un moment donné, on s'est posé la question si j'allais pas perdre ma jambe quand même grave. Ouais ouais.
Il faut savoir que la procédure a changé à l'époque. Voilà, on avait des procédures, ça ça ne se fait plus du tout. Donc il existe les donc ce qu'on appelle les colonnes enterrées qu'on prend avec la grue.
On sort la colonne et on vide les poubelles. Ça fait 5 m c. Et ces 5 m c là, je vois une photo si vous nous regardez sur sur YouTube, je vois une photo de l'article et puis comme ça vous voyez à quoi ça ressemble.
Et où on voit Mounir de dos qui m'a proposé du cognac quand j'étais dans le trou et ah qui est debout en ça c'est si vous écoutez un podcast audio. En gros, c'est les poubelles où il y a un trou, vous savez pour le verre pour un truc et vous mettez ça tombe dans un truc en fait il y a un crochet et vous sortez vous c'est des colonnes en fait enterré. C'est ça.
Et il arrive que pour x raison soit la chaîne à casse ou une une erreur ou et au moment où on retire la colonne, les déchets restent à l'intérieur, c'est-à-dire tout tombe dans le trou. Donc là, à ce moment-là, le trou, faut bien le nettoyer, hein, faut bien vider. Et nous, on faisait partie du service nettoyage.
Donc on y allait. Donc là, en l'occurrence, ce jour-là, on y va. Donc la procédure n'est plus du tout la même.
Et pour éviter les chutes, quand on enlève ces poubelles, il y a une plaque qui remonte qui vient bloquer le trou pour pas que les gens tombent à l'intérieur. Donc c'est avec des systèmes de contrepoids. Ouais.
C'est des systèmes de contre-poids qui descendent des poids de fonte avec des câbles. Ça descend et la plaque elle remonte aussitôt. Sauf que là en l'occurrence comme il y avait les poubelles à l'intérieur, la plaque était descendu à peu près un petit peu à mi-hauteur.
C'est quand comme ça quand tu enlèves la poubelle s'il y a quelqu'un qui marche à ce moment-là des goûts. Ça évite de tomber dedans. Voilà.
Ça ça bloque ça bloque la voilà. Alors il y a des ça doit résister à plus de 100 kg. Moi en l'occurrence à l'époque je faisais 116 kg.
On pense que la plaque n'était pas bien tarée. Je pense que c'est ça parce qu'on descend, on prend une petite échelle et avec Mouny, on commence à jeter les sacs à l'extérieur pour les mettre après dans le camion. Et à un moment donné, bah plus ça va et plus on descend forcément.
Et là, il décide de sortir pour que je lui passe les sacs. Et au moment où il sort, je vois l'échelle qui bouge, qui se lève et je dis il se passe un truc et là j'ai viens sort. il sort, je monte sur l'échelle et là la plaque remonte mais elle se il y a eu un contre-poids qui a lâché et elle se met de travers.
Sauf que il y a plus de 100 kg de pression hein, je pense que c'est 100 et quelques kilos. La plaque remonte, j'ai une jambe qui passe entre les deux et elle se referme sur ma jambe mais à l'intérieur. C'est-à-dire que j'étais au fond du trou à 2 m de profondeur et la jambe coincée entre les parois et le et la tôle.
Jusque là, je me mets à crier en panique, il me dit "Ça va, j'ai mal, j'ai mal, j'ai mal, j'ai mal à la jambe." Et il me dit, "J'appelle les pompiers". Donc il appelle les pompiers et c'est là à ce moment-là qu'il revient, il me dit "Tu as mal ?" Je dis "Oui, j'ai mal." Il me dit "Il y a un bar, tu veux un cognac ?" Bah non, non, ça va pas, ça va pas ça va pas m'enlever le mal.
Mais parce que c'est c'est pas con en vrai. Non, ça peut baisser le Mais en fait, ouais, mais en fait, il essayait de me changer de et je me rappelle parce que je voyais qu'il était très très malheureux. Il était comme je dis hein, que ça soit lui comme Manu, on a passé des moments ensemble et là, on voyait bien, il était dans une panique, il criait.
Il s'est pris avec une dame, il y avait des gens et je lui dis, c'était moi qui lui demandait de se calmer parce qu'il y a des gens qui sont venus autour et qui regardaient dans le trou et il s'est mis dans une colère. Il dit "Oui, vous croyez que c'est un spectacle ? Dégagez d'ici et tout." Il était en train de s'engueuler avec les gens.
Je dis "Arrête Mounir, c'est pas grave. Les gens il ils savent pas." Et du coup, on parlait des odeurs.
Mais moi ce que j'avais pas pensé, c'est que bon, les déchets bah produisent du jus, des odeurs. Alors ça là, j'étais en plein dedans. J'ai je me suis tapé une grosse honte arrivé aux urgences.
Ah ouais ? Ah bah ouais, je suis arrivé. C'est un cadavre qui est rentré dans les urgences he même dans l'ambulance he je voyais le mec il a met le masque.
C'était pas le covid he si je suis vraiment désolé le brancard et tout j'étais j'étais rempli de jus de poubelle hein. Et tu t'es cassé la jambe ou pas ? Et du coup la jambe elle était coincée et les pompiers sont venus et il me dit "Vous avez mal ?" J'ai non je n'ai plus mal.
Et c'est là qu'ils se disent et par contre je commençais à perdre connaissance. Ils m'ont mis de l'oxygène parce qu'à cause des gaz des poubelles et tout ça, j'ai pas voilà il y avait des émanations et il y a un pompier, il arrivent à écarter la plaque et il passe en dessous. Ça c'est pareil, je vais le découvrir après.
Et il est venu me couper au niveau du du pied, c'est-à-dire voir. Et il s'est aperçu que je réagissais pas en fait. Et c'est là qu'ils sont dit le garau là, la jambe, elle est complètement voilà.
Et je me rendais pas compte mais j'avais plus de douleur. J'avais plus de douleur. Donc bon là, on en a rigolé après avec Mounir.
Il me dit "La façon dont ils t'ont sorti, on a bien vu parce qu'ils ont vu le bébé, ils sont dit bon celu là pour le sortir." Ils ont mis une sangle et tout. Ils étaient à plusieurs pompiers.
Ils ont regardé, ils ont dû se dire il a il fallu que ça soit Mounier qui faisait 60 kg à l'intérieur. Ils ont dit celui-là, il va falloir le sortir. Ils en ont chié pour me sortir entre guillemets hein.
Et là, ils mettent et moi je veux sortir. Non, non, vous marchez pas. Et je m'aperçois qu'il metett dans le camion et il parle de ma jambe et là je vois bien que et je me je me dis mais je sens pas ma jambe.
Et là, je commence à me stresser un petit peu. Et on m'amène à l'hôpital et là bon on m'a une odeur dans le camion, une odeur à l'hôpital. Je me rappelle parce que quand j'ai appelé ma femme, je lui dit "Est-ce que tu peux m'amener de toilette, des vêtements s'il te plaît Je suis en train de me taper la honte de ma vie.
Les infirmières rentré à chamb et je voyais ah c'est vous qui êtes Oui, c'est moi. C'est moi, c'est moi. J'avais infecté le truc.
Et du coup euh on arrive là-bas et là il m'explique, il me dit "Bon, votre jambe est restée." Il me dit "Laoris, c'est qu'il y a un caillot de sang qui remonte machin, je sais pas quoi." Il me dit "On a peur quand même, donc on vous garde en surveillance debout." "OK, je me non, ils m'ont attaché sur un brancard, ils ont mis le brancard comme ça pour que le sang" Voilà.
Et il dit "On attend, on attend." Il me dit "On attend voir si ça réagit ou pas." Et là, je me suis dit bon [ __ ] Ouais ouais.
En l'occurrence c'est revenu. Tout va bien. Ouais ouais ouais.
Je me suis retrouvé avec une barre hématome sur toute la cuisse quoi. Qu'on l'hématome compressé. On s'en sort bien.
On s'en sort bien. [ __ ] c'est c'est dangereux. Ouais ouais ouais.
Bon tu vas avoir une autre histoire aussi. Tu vas te faire à un moment donné claxonner. Tu es sur une voie rapide avec le camion puis il y a plein de gens qui claxonnent qui te font des signes.
Tu sais pas trop pourquoi. En fait j'avais fini ma journée. C'était le dimanche il était voilà j'allais vider tranquillou pénard.
Et puis là, je m'aperçois, on passe à côté puis on me claxonne, on me fait des signes, tu vois. Salut, départ en vacances, les gens, ils partent en vacances, ils sont contents, ils voient le camion poubelle et ça continue, ça continue. Et là, il y a un mec qui me fait des signes et là, je m'aperçois qu'il y a quelque chose.
Et du coup, faut savoir qu'on roulait au gaz, hein. Là, on était au gaz, camion à gaz, donc avec des bonbonnes de gaz et ils me font signe au GPL, quoi. Ouais, c'est ça.
Ils me font signe qu'il y a quelque chose et je me garde sur le bas côté et je voilà rapide. Sur la voie rapide, ouais. Je me mets sur le bas côté, je me rappelle, il y avait un peu d'herbes et j' y a quelque chose et là je descends et effectivement je sens que ça sent le brûler et je regarde en dessous et je vois sous mon camion des flammes et quand je me penche, je vois des flammes en dessous le camion et le camion est en train de prendre feu.
Et là direct, je me dis le gaz, le gaz, d'où ça sort ces flammes ? Je sais pas, je sais juste qu'il y a du gaz. Donc direct qu'est-ce que je fais ?
Je coupe je coupe le camion, je sors, je j'éteins le camion, je sors mes affaires et là je vois tous ces départs en vacances, je vois les familles, les voitures et qui passent et le challenge ça a été de les arrêter. Je n'ai jamais vu quelque chose d'ussi compliqué parce que une qu voix quand tu es tout seul, ta bou est en orange, ils vont en vacances, ils veulent pas s'arrêter. Il y a des gens qui ont forcé, je me rappelle d'un pompier qui s'est fâché mais vraiment fâché parce que ils vont arriver après.
Et là, j'appelle les pompiers en même temps, je le dis, j'arrive pas. Il me dit non mais vous mettez pas dis non il faut pas qu'il passe le camion s'il prend feu. J'ai des bonsbones de gaz.
Donc je leur explique. Là je finis par arrêter la circulation. Il y a des gens qui me disent "Ouais vous faites quoi machin et tout ?" Il y a même un mec qui me demande il me dit "Mais vous ramassez pas les poubelles sur la c voile ?" Dis non je suis pas en train de ramasser les poubelles stop vous passez pas vous passez pas.
Ouais ouais il y a un mec qui force et donc les pompiers ils arrivent je préviens. Et les pompiers ils arrivent dit "Vous avez un responsable à joindre j'appelle" mais il me dit non mais il faut qu'il viennent là parce qu'il me dit dans une situation très critique il me dit on bloque la qu voix des deux côtés. dit ah des deux côtés.
Donc j'avais bloqué un côté et ils ont bloqué l'autre côté. Donc Ren Anger en période de vacances quatre voix bloqué plein dimanche de vacances. Pendant combien de temps ? 2h 2h.
Et là je vois les pompiers et les pompiers ils me disent "Non, tu peux pas approcher et tout. Elles sont où les bouteilles ? En dessous qu'il faut savoir qu'on était équipé de camion.
Ils avaient pas forcément il savaient pas comment fonctionnait les camions, les il me dit nous faut un responsable." Je l'appelle, il me dit "Il va arriver." Il me dit "Il faut qu'on intervienne". qu'ils écartent tout le monde.
À côté, il y avait un champ, je me rappelle, ils avaient fait du blé. Il me dit "Pece que si ça part dans le blé, il dit c'est même pas la peine quoi." Un camion à gaz qui prend feu.
Et du coup, les pompiers me disent "Mais on a besoin de savoir, j'ai jus et tout." Donc il commence à me me dire, vous allez approcher, vous équipez mais vous restez derrière les gars et tout et vous nous dites. Donc je leur explique où sont les bouteilles et ils avaient un appareil que je connaissais pas à distance et il mesurent la chaleur à distance en fait.
Et ils arrosaient le camion. Ils arrosaient le camion au niveau des bouteilles à distance. Et là, je vois le bordel, mon responsable, il me dit "Qu'est-ce qui se passe encore ?
Franck que je salue et là je écoute j'en sais rien moi j'étais en train de rouler le cagon il a pris feu je dis tu veux que je te dise quoi il me dit un dimanche en plein départ mais il me dit qu'est-ce que tu m'as fait mais j'ai rien dit c'est pas moi je je roule il prend feu et du coup donc les pompiers ils bloquent ils arrosent le camion ils arrivent à éteindre le truc et tout et là ils s'aperçoivent qu'il y a plus de flamm donc ils éteignent tout sauf que bah on attend que la température descende il décident de faire venir une dépanneuse ça dure 2 heur là je me rappelle du pompier justement parce que l'anecdote m'a fait sourire il y a Un mec arrive, dit "Ouais, je suis pressé machin." Et au pompier, il dit "Non, attendez, on a un truc qui risque d'exploser et tout et et c'était déjà un gars qui m'avait engueulé juste avant." Et là, le mec, il lui explique justement, vous en avez reçuci, il lui explique qu'il est des pompes funèbres et il va pour un décès.
Et le pompier le regarde, il fait "Bah justement, il y a pas d'urgence maintenant que c'est fait, c'est faitin, il peut attendre qu'il lui soit" et ça m'avait fait rire. Je dis "Ouais les mecs voilà et moi voilà, il y a des gens, ils sont passés hein. Je leur ai fait stop, j'arrêtais les voitures, les mecs il doublaient.
J'ai vu des gens passer avec des gamins dans la voiture, moi je voulais pas approcher du camion. Je dis à tout moment le camion il pète. Et du coup ils appellent la dépanneuse, ils ont dégagé le le camion et en l'occurrence il s'est avéré qu'ils ont fait bah une expertise.
C'était un problème de au niveau du gaz, au niveau des soupapes ou je sais pas quoi. Et en fait au lieu de cramer dans le moteur les gaz d'échappement, en fait ça sortait par chalumeau en dessous par l'échappement en fait et ça brûlait en dessous quand j'accélérais. Tu as des articles sur ce sur ce sur ce sujet là ?
Tu as eu beaucoup d'articles dans la presse. Finalement, on discute. Voilà, on le voit, c'est dans West France celui-là.
Près de Rennes, un camion propulsé au gaz naturel liquéfié GNL en feu sur l'X Ren Anger a bloqué pendant 2 heures déviation et cetera. [ __ ] ouais, il t'arrive plein en fait plein d'histoires tout le temps. Ouais bah c'est je pense que voilà c'est pas tout repos en plus du boulot quoi.
Ouais c'est ça c'est ça. On a eu pas mal de choses comme ça où voilà ça tombe. Alors je voudrais qu'on termine si tu veux bien avec les trucs les plus fous que tu es trouvé dans les poubelles.
Je t'ai pas posé la question encore. Mais bah le plus fou c'est un crâne un crâne humain. Voilà donc c'est c'est je pense que c'est le le somum du truc parce queon y croyait pas.
Tout tu ouvre la poubelle classique on arrive il y avait beaucoup de poubelles et c'est-à-dire on vient pour nettoyer justement. Donc là, on s'aperçoit qu'il y en a tout autour des poubelles. Donc il y a beaucoup de choses.
Donc ce qu'on fait en l'occurrence quand c'est lourd, on ouvre la poubelle, on remet dedans pour vider. Donc là, je prends une poubelle, j'ouvre le couvert, je prends un sac et là je regarde et en déconnant je suis Manu viens voir, il y a un crâne. Parce que on se dit c'est un truc d'école, c'est un machin, c'est Ah mais tu sais pas si c'est Et du coup on a des projecteurs sur le camion, j'approche la poubelle, je viens voir et là j'arrive et je regarde le crâne et il est couleur crème, pas blanc comme un truc d'école.
Il fait vrai. Il fait vrait et là je m'aperçois qu'il y a des traces comme de la pas des cheveux mais comme des traces de des auréoles comme s'il y avait eu de la peau. Et je regarde, je dis "Manu, viens voir, il me regarde, il me dit quoi ?
D'après toi, il est comment ?" Il me dit "I fait vrai, je vais chercher une lampe, j'éclaire." Je regarde, je crois que c'est un vrai.
Il me dit tu es sûr ? Je dis "Pour moi c'est un vrai." Je dis "Bah attends, j'ai touche à rien et tout.
C'est pas un meurtre ou un Ouais ouais. Qu'est-ce qu'il fait là ce crâne quoi ? Un crâne, je sais pas.
Du coup, j'appelle la police, je leur explique et là au commissariat me fait non un crâne et tout puis je vois bien que ça prend ta gueule. Ouais, il rigole, il rigole et elle me dit "Non, non mais je vous envoie une patrouille, vous êtes sûr et tout." Ouais, ouais.
Et là, ils arrivent, il y avait un homme et une femme, ils arrivent et lui dans la rue, il me regarde, il fait "Alors on a trouvé un crâne mais comme ça, détendu." Je ouais non mais on est habitué des fois c'est des oses de poulet, des trucs, ça doit être un truc scientif d'école. Je dis "Ouais mais nous on envoie aussi hein des os he !" Je dis "Pour moi là, c'est pas un os." Et là, il approche, il prend sa lampe, il éclaire, il regarde, il fait "Oh mais c'est un vrai !" C'est ce que j'étais en train de vous dire.
C'est ce que j'étais en train de vous dire. Et du coup, bah là ça change la donne. Il dit "Vous restez là, vous ne touchez à rien et tout." Et là, j'ai vu d'autres voitures arriver.
Donc c'était plus la police municipale, voiture banalisée, tout ça. Et là, je vois que mon camion est dans la rue. En l'occurrence, c'était rue Saint-George.
Et là, je vois qu'ils prennent bande jaune. Ils accrochent le camion, ils font le tour et il me dit "Vous restez là." Je dis "On reste là." Il dit "On attend la scientifique chil d'autres sac poubelles que tu as mis dans le truc." Voilà, il dit "Vous êtes immobilisé ou prévenir votre employeur, vous pouvez leur dire pour l'instant le camion il bouge pas, vous ne bougez pas." Donc nous on se rappelle parce que on était il y avait deux marchepied à l'arrière, donc on s'assoit sur les marchepieds puis dit "Bah casse-croûte hein, on va faire notre pause parce qu'à mon avis on est là pour un moment et on les regarde s'agiter faire et je dis au gars mais je dis ça va durer longtemps".
Il y a beaucoup de policiers là. Ouais. Ouais ouais ouais.
Et il me dit en fait, il me dit la scientifique, il y a des permanences et il me dit là, ils arrivent de Nant donc à 1h et3 de Rennen. Je dis bon ben on est là pour un moment déjà. Bon là, je vois les voitures qui arrivent, les mecs ils sortent et tout, on les experts et tout, photographes et tout et nous on est là spectateur, on est assis puis on regarde.
Alors je me rappelle, ils sortent une feuille, mettent par terre, ils sortent le crâne, ils ont trouvé la mâchoire dans la poubelle, ils mettent sur une feuille graduée et là ils mesurent et je me rappelle la dame, a fait des photos et elle dit comme ça, elle dit "C'est soit un crâne d'enfant ou un crâne de femme vu la taille et tout ça." Là, je me dis pourvu qu'il y a pas un gamin dans la poubelle. Voilà, il y a un policier qui vient me voir, il me dit "De façon, vous prenez votre employeur parce que" Il me dit "Vous avez pris d'autres poubelles." Bah, je dis là et juste avant juste avant, il me dit "Il va falloir qu'on voie ce qu'il y a dans le camion." Ah ouais ?
Parce qu'il me dit, "Le reste du squelette, il est forcément quelque part." Et je dis "Mais", il me dit "Non, on va voir comment on vide, comment on procède. Je peux pas vider là." Je rendu compte, il y a peut-être 4 tonnes d'ordure à l'intérieur.
Trier les sacs. Bon, on attend. Et là en l'occurrence la fin de l'histoire pareil, vous l'aurez pas, soyez pas déçu.
J'ai pas la fin non plus. Je sais je sais toujours pas à qui les secr pas de teasing. Je sais pas ce que c'est.
Ah, tu sais pas à qui c'est ? Mais non, parce que en fait en l'occurrence nous on était assis sur le marche-pied donc tranquille, on attend et puis là il y avait des gens, des badeaux autour des et là il y a une dame qui fait "Monsieur, monsieur", je dis quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Je dis "Bah rien fait, c'est par rapport au déménagement. Quel déménagement ?" Elle me dit "Le monsieur qui est mort." Je tend l'oreille, il dit "Quel monsieur qui est mort En fait, c'est un bout de l'enquête qui arrive.
Ouais. Et là, elle me dit, elle me dit "Bah le monsieur là, le toxico ou le SDF qui habitait là là qui est mort la semaine dernière, je dis "C'est bah, il me dit tout ce qu'il y a aux poubelles, c'est ses parents quand on jcheté ça hier." Ah, je dis "Ok." Et là, je vois le le bah le policier qui était là, je sais pas c'est inspecteur, un commissaire, je vous devraz peut-être voir avec la dame là parce que j'ai des infos.
Je dis "Apparemment qu'il y avait des affaires, il y avait des sacs, des choses." Et euh, elle me dit "Comment ça, bah elle me dit que ce serait des gens qui auraient jeté ça à la poubelle." Il me dit "Ah bon Donc il va la voir, il revient me voir, il m'explique, il me dit "Bah ouais, apparemment le monsieur serait descé dans l'appartement.
Ils ont vidé l'appartement, ils ont tout jeté là." Donc il me dit, on va les appeler. Et nous, on était toujours sur notre marche-pied, on mange notre petit casse-coutte, on regarde le spectacle tranquille et là je le vois qui appelle et qui fait "Non mais vous rendez compte madame, je suis désolé, je sais que vous êtes en deuil mais il va falloir savoir d'où vient ce crâne.
Donc on va vous demander de venir à Renn dès demain. Vous êtes sûr qu'il y avait que ça et tout ça." Du coup, il raccroche et là, il me dit "Bon, on a le pourquoi du comment Il me dit "Il était un peu gothique, apparemment, il avait un crâne humain chez lui euh dans sa chambre.
Les parents sont venus, ils ont jeté tout ce qu'il trouvait. Il pensait que c'était un objet de déco. Il fait il s'avère que c'est pas un objet de déco, c'est un vrai crâne mais qu'il avait déjà avant d'arriver à Rennes.
Donc il dit on sait pas d'où il vient. Il dit "On a convoqué les parents." Il dit "Suf que là, ils nous ont juré qu'il y avait qu'un crâne et une mâchoire ce qu'on a trouvé." Donc il me dit "On enlève les banderolles, vous pouvez y aller.
C'est terminé." Et du coup à qui était ce crâne ? Peut-être un truc des catacombes ou il récupér je sais pas je sais pas.
Il se promenait avec son crâne. Le mec il a son crâne et eux ils sont dit "Bon, on va mettre ça à la poubelle." Donc Ouais.
Ouais. Euh, tu as eu est-ce que tu vois parfois tiens, on parle de de poubelles et des choses que tu as trouvé, est-ce que parfois il y en a qui jettent des choses toutes neuves où tu trouves des trucs emballés ? On a eu avant l'époque du Bon Coin énormément de choses dans les poubelles qui étaient Ah oui, les gens pas maintenant on a le recyclage et c'est dans voilà, c'est connu.
Par contre Ouais, dans les poubelles, oui, il y a eu beaucoup de choses. En dans les années 2000, on a trouvé énormément d'ordinateurs. Les gens avaient peur du passage à l'an 2000.
Tout le monde a connu ça. Est-ce que les ordinateurs vont passer ? avant même les gens ils achetaient ilaient ils jetaient tous les ordinateurs des ordinateurs complets dans les poubelles parce que les gens ils avaient peur.
Est-ce que tu as déjà trouvé des billets des sacs et des billets ? Des trucs une fortune ? Je le dirai pas.
Sachant que je venais d'une caravane. Non sinon j'aurais déjà un logement. Non non, on n jamais trouvé voilà de choses parce que si si jamais tu trouves des Alors, j'ai une anecdote qui peut être très rigolote, c'était avec Manu, on était en campagne.
La personne tonè Ouais, la personne se reconnaîtra peut-être. On faisait une campagne et un jour on vide la poubelle et pour qui pourquoi la poubelle se renverse et en fait il y a une boîte qui est tombée et la dame était juste à côté de nous à la boîte aux lettres et c'était la boîte de son sexuil et la poubelle s'est renversée devant nous et elle était là. Donc après on on a eu une petite gêne.
Franchement, on a eu une petite gêne. Ça nous a fait bien marrer parce qu'après à chaque fois qu'on passait les fenêtres étaient fermées, on la voyait plus jamais. Voilà, ce sont voilà ce genre de choses qui sont rigolotes mais c'est mignon.
C'est mignon. Ça reste Est-ce que Ouais. des papiers d'identité aussi.
Tu disais que tu avais trouvé parfois les gens gênent. Alors les agressions là, je me rappelle en l'occurrence le gars, je trouve une sacoche, je vois ses papiers, je vois tout ça, je regarde, hop, je prends la pièce d'identité, je regarde sur Messenger tous ces trucs là. J'appelle et là le mec il me répond, me dit "Vous êtes où ?" Ben je dis là ah il me dit "Je viens de me faire agresser il y a 2h." Et en fait il se rendait à l'hôpital, il était ouvert au niveau de la tête.
Les mecs pour une cigarette, ils l'ont agressé. Ils ont balancé ses papiers. Et le mec, bah pareil, le mec je l'ai vu, je rend ses papiers, il me dit "Ouais, merci, super sympa, je vais aller à l'hôpital et tout".
Il a eu plus ses clés et puis regarde. Puis il est parti. Est-ce que tu as déjà retrouvé des animaux vivants ?
Euh, moi non, mais je sais quoi. Il y a eu des chats, il y a eu des Ouais. Ouais.
Il y a eu euh bah un homme quand même, c'est pas moi hein, c'est un collègue hein, qui a retrouvé un homme euh vivant. Alors ça c'est une anecdote assez sympa. Maxime coucou.
Lui pareil que moi camion grue il ramasse les colonnes enterré les gros trucs là. Là il vide il vide sa poubelle et il continue puis il entend il entend crier. A quelqu'un qui crie, il se demande il redescend et là il s'aperçoit que ça vient du camion.
Donc il ouvre les volets du camion. Donc c'est-à-dire ce qui compte tout et le mec il a eu de la chance parce que ça fait 2,50 3 m de haut le camion à l'intérieur en fait. La la chance qu'il a eu c'est qu'il avait déjà mis des poubelles.
Donc ça faisait un lit de poubelle. Quand il a ouvert il a dû tomber sur le lit de poubelle mais il y avait pas assez de poubelle pour compacter en fait parce que sinon il aurait été un compacteur dedans qui écrase petit à petit ferme. Et là il a entendu il a ouvert et il a aperçu un mec qui a commencé à grimper qui est sorti par-dessus le camion.
Et là il s'est dit mais le mec tu lui as rien dit il est descendu et il s'est barré. Il a jamais su ce qu'il foutait là. C'est incroyable.
Suppose que une soirée un truc comme ça, le mec tu roues dans parce que c'est des petits trous quand il rentre. Il y a quelqu'un qui a dû soit il était sous ils l'ont jeté dedans, soit on sait pas. On sait pas.
On sait pas. Le mec voilà, il s'est retrouvé dans dans le camion poubelle et des armes parce que parfois on trouve des armes dans les poubelles c'est arrivé à Renne. Ouais sur quartier pas moi mais ils ont trouvé une une kalashnikov posée à côté des poubelles.
Ouais c'est c'est pas courant. Tu fais quoi ? Tuappelles la police si tu as ça aussi.
Ouai bah ouais. Ouais, directement la police. Bah, il y a pas très longtemps, je crois que c'est il y a 2 ans, ils ont trouvé un bébé he quand même dans les fameuses colonnes.
C'est Je sais qui portait le nom des pompiers. Il y a des gens qu' ont entendu pleurer. Un bébé vivant du coup.
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. C'était pas toi là ? Non, non, non, non, non, non.
Mais en l'occurrence, il y a un article où ils ont trouvé le bébé dans la poubelle, quoi. Il y a quelqu'un qui a mis une dame qui a accouché qui voilà qui n'avait pas déclaré la grossesse ni rien. Le nouveau nez, il l'a jeté directement à la poubelle et il a été sauvé je crois parce qu'il il avait encore son placeata.
Les gens l'ont entendu pleurer. Les pompiers sont venus, ils l'ont récupéré dans les colodes. [ __ ] ils ont donné le nom du pompier.
Ouais, c'est ça. Ouais, les pomp les pompiers leur donné des prénoms. Il y avait trois prénoms et c'est c'est les secours qui l'ont sauvé. [ __ ] son enfant dans une poubelle.
Psychologiquement. Ouais, c'est je pense qu'il faut Ouais. Bah, je pense qu'il y a des choses qui passent dans les poubelles, on peut pas se rendre compte quoi.
Tuas tu as cinq enfants aujourd'hui. Ouais, c'est ça. Ils sont fiers de leur père qui bossent, qui lâchent pas.
Ouais, il il y a jamais eu de d'amalgame là-dessus. Euh jamais eu voilà de honte de choses comme ça. Même moi je suis le premier à Non pas de honte mais de fierté d'être tiens j'ai mon père il bos.
Bah c'est eux en fait qui m'ont dit euh mon fils Kenzo qui suit l'émission qui lui m'a dit il m'a dit avec tout ce que voilà et il m'a fait découvrir bah quand j'étais à l'hôpital hein. Je vous ai beaucoup regardé et je me suis dit ouais pourquoi pas prévenir ces jeunes là ces gamins qui font pas attention quoi. Qui font pas attention dans les rues.
Qu'est-ce que tu as comme possibilité d'évolution pour la suite là ? Tu disais que tuamuses un peu moins dans le camion. Est-ce que tu as une possibilité d'évolution possible ou tu vas rester à ce poste-là ?
Bon là, je pense que je vais rester à ce poste-là. Je sais pas ce que va me me donner l'avenir. On verra.
J'ai pas voilà, j'ai pas de solution pour l'instant. Tu sais que tu as organisé pour terminer des collègues de vêtements, de nourriture et tu tu c'est pour des assos. Tu fais ça à côté, tu fais ça comment ?
Non non, ça avait rien à voir en fait. C'est-à-dire que dans mon entourage heis moi personnellement quand on faisait des courses, on achetait de la nourriture ou des choses comme ça, des trucs. Moi je collectais des chaussures, des vêtements dans mon entourage.
Disait aux gens si vous avez des trucs que vous ne gardez pas des des pulls, c'était suite par exemple au gamin que j'ai trouvé dehors qui avait rien à se mettre et qui avait été jeté par son père ou des trucs comme ça. Bah pour cla j'avais toujours dans mon camion quelques couvertures l'hiver, une paire de chaussures, une brioche, un truc et quand je voyais un mec voilà dans la rue comme ça, je m' arrêtaéis mais sans forcément des fois ils dorment, je leur dépose quoi, je leur donne, je leur dépose et tout ça. J'ai un collègue qui est venu me voir en me disant qu' m'ont remplacé en me disant il y a des des SDF qui demandent de tes nouvelles.
C'est-à-dire que c'était les gars à la rue qui me demandaient comment j'allais. C'était eux qui venaient demander de mes nouvelles. J'ai trouvé ça touchant parce que je me dis ces gars-là, je leur demandais rien.
Moi, j'ai posé ça pour eux et il demandaient de mes nouvelles. Merci beaucoup d'être venu. Je sais que c'est c'est pas facile.
C'est pas facile d'être passé. Tuas Merci pour toutes tes histoires. J'ai j'ai On pourrait même se faire un volume 2, je crois.
Ouais, je pense qu'il y a encore il encore. Tu es venu en train là ? Non, non, non, je suis venu en voiture.
Je suis venu en van avec mes garçons. Merci en tout cas. Merci c un plaisir de te rencontrer.
Merci beaucoup de partager ce moment avec toi. J'espère que ça vous a plu. On a pu découvrir aussi le métier desboueurs, de riaper, de comment on dit déjà ?
Conducteur d'engin de collecte et de nettoiement. Mais tu disais non moi c'est éboueur, c'est comme ça que Ouais ouais ouais ouais. Parce que les gens ils comprennent pas en fait.
Euh merci d'avoir pris le temps d'être venu jusqu'à nous. Onembrassera tes tes cinq enfants pour nous et puis tous tes collègues Monir Manu aussi et tous les autres. Je vous embrasse.
Merci à vous tous d'avoir regardé l'émission. Mercredi, vendredi, dimanche, on vous met trois interviews, trois documentaires sur les gendes. Euh continuez de vous abonner sur notre chaîne YouTube.
Ça nous aide vraiment vraiment si vous le faites. Ça vous prend 30 secondes et ça nous permet d'avoir plein d'invités différents. Bah comme aujourd'hui Gill euh qui a envoyé un email, il suffit juste de m'envoyer euh quelques anecdotes de votre vie avec votre numéro de téléphone euh sur l'adresse mail qui s'affiche à contact@gentroup.fr et puis vous serez les bienvenus pour venir sur le siège.
Ça marche vraiment, tu peux le confirmer. Ça marche vraiment. Ça marche vraiment.
Merci à l'équipe d'avoir filmé, préparé, monter l'émission et on se retrouve très vite pour une prochaine vidéo sur les gens. Ciao tout le monde. [Musique] [Musique]
Olivier Faure