Gaëtan Dussausaye : "La solution, c’est la dissolution !" (France info)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Gaëtan Dussossé, vous avez entendu ce qui s'est dit ici en plateau, j'aimerais votre position aussi.
- 0:05OuverteÉludée
Est-ce que si François Bayrou garantit qu'il n'y aura pas de 49,3 pour faire passer le budget, ça pourrait vous permettre de revoir votre position sur le vote de confiance et peut-être entamer des discussions ?
- 1:34RelanceRéponse directe
À l'alliance contre nature avec le Parti socialiste qui a empêché la France d'avancer ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Gaëtan Dussault, allez-y parce qu'on ne vous a pas entendu, allez-y.
- 4:08OuverteRéponse directe
Diana Badiop, j'aimerais votre sentiment aussi sur ce qui vient d'être dit. Est-ce que vous partagez l'analyse du Rassemblement national, qui est de dire la situation dans laquelle on est aujourd'hui, c'est la faute des huit dernières années, et donc, en somme, de renaissance et d'Emmanuel Macron ?
- 4:31FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il faut la destitution d'Emmanuel Macron ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Mais la question est moins celle de la méthode et des outils institutionnels qui existent pour le gouvernement pour faire passer son budget que le fond du budget lui-même et de ceux dont nous parlons dans les orientations budgétaires qui vont être imposées aux pays et aux Français durant plus de 12 mois. »
- 0:42Invité politiqueFait
« On le fait pour respecter la volonté de la majorité des Français et notamment des 12 à 13 millions d'électeurs du Rassemblement national de l'été dernier. »
- 0:56Invité politiqueFait
« et qui, encore une fois, veulent augmenter les impôts, augmenter les taxes et faire peser les efforts toujours sur les mêmes, c'est-à-dire sur les Français qui travaillent. »
- 3:01Invité politiqueFait
« d'avoir enregistré les pires records en matière de balance commerciale, c'est-à-dire qu'on importe beaucoup plus qu'on exporte »
- 3:07Invité politiqueFait
« d'avoir engendré un nombre de clients, une petite et de moyenne d'entreprise conséquent »
- 3:11Invité politiqueFait
« d'avoir provoqué une explosion des coûts de l'alimentation, des coûts de l'énergie, c'est votre bilan. »
- 3:32InvitéFait
« Le seul argument du Rassemblement national, c'est nous n'avons jamais été aux responsabilités. »
- 3:45InvitéFait
« Non, pardon, ce n'est pas en réduisant les prétendues aides sur l'immigration illégale qu'on va résorber la dette qui est structurelle et qui date depuis des décennies. »
- 3:57InvitéFait
« Et lorsque vous avez décidé de censurer le gouvernement de Michel Barnier, vous l'avez fait parce que vous avez eu envie de le faire, sans véritable raison et sans véritable argument. »
- 4:18InvitéFait
« En tout cas, c'est le bilan de huit ans d'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs. »
- 5:23InvitéFait
« aujourd'hui, qu'est-ce que ça change ? Vous pensez vraiment qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français donneront une majorité à n'importe lequel de ces trois Blancs ? »
- 5:42InvitéFait
« les Françaises et les Français ont dit « Nous ne voulons pas du rassemblement national au gouvernement. » »
- 11:15Invité politiqueFait
« Sur la destitution, vous savez qu'elle n'est absolument pas possible factuellement, puisqu'elle nécessiterait d'avoir une majorité. »
- 11:47Invité politiqueFait
« Mais nous sommes les premiers au Rassemblement national à vouloir que le mandat d'Emmanuel Macron cesse le plus rapidement possible. »
Temps de parole
- Gaëtan Dussausaye31 %
- Invité31 %
- Invité 223 %
- Présentateur14 %
≈ 2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Gaëtan Dussossé, vous avez entendu ce qui s'est dit ici en plateau, j'aimerais votre position aussi. Est-ce que si François Bayrou garantit qu'il n'y aura pas de 49,3 pour faire passer le budget, ça pourrait vous permettre de revoir votre position sur le vote de confiance et peut-être entamer des discussions ?
Mais la question est moins celle de la méthode et des outils institutionnels qui existent pour le gouvernement pour faire passer son budget que le fond du budget lui-même et de ceux dont nous parlons dans les orientations budgétaires qui vont être imposées aux pays et aux Français durant plus de 12 mois. Vous savez, quand on décide de s'opposer aux orientations budgétaires telles qu'elles ont été présentées par François Bayrou, on ne le fait pas et les partis d'opposition ne le font pas pour se faire plaisir. On le fait pour respecter la volonté de la majorité des Français et notamment des 12 à 13 millions d'électeurs du Rassemblement national de l'été dernier.
Aujourd'hui, le blocage, il faut faire deux choses. D'abord, la première, c'est les orientations budgétaires qui sont présentées par François Bayrou et qui, encore une fois, veulent augmenter les impôts, augmenter les taxes et faire peser les efforts toujours sur les mêmes, c'est-à-dire sur les Français qui travaillent. Et la deuxième cause de ce blocage, c'est surtout l'accord des deux personnes que vous avez sur ce plateau, c'est-à-dire de la gauche, du NFB et de la Macronie, qui ont empêché à notre pays une seule majorité stable et naturelle qui était représentée par le Rassemblement national.
On l'a bien dit, cette alliance contre nature qu'il y a eu entre la France insoumise et les macronistes ont empêché à notre pays d'avoir un gouvernement capable de gouverner, de changer la politique au service des Français. Aujourd'hui, on a récolté les fruits, la seule solution. Ce n'est pas seulement ne pas voter la Cour, c'est surtout la dissolution.
– Et Léonore Carrois, qu'est-ce que vous avez envie de répondre ? À l'alliance contre nature avec le Parti socialiste qui a empêché la France d'avancer ?
– C'est la vieille rugaine du Rassemblement national, alors que les Français ont envoyé un message clair, c'est qu'ils ne veulent pas d'un gouvernement du Rassemblement national, qu'ils n'ont pas confiance dans le Rassemblement national, qu'ils changent d'avis comme de chemise d'ailleurs sur le budget et qu'ils n'ont fait que des propositions d'augmentation de la dépense publique, qu'ils n'étaient pas pour la réforme des retraites, alors que la dépense sociale et les retraites en particulier sont la première dépense de l'État et qu'ils aujourd'hui changent au gré du vent et n'ont pas de colonne vertébrale budgétaire.
Alors aujourd'hui qu'ils viennent donner des leçons de gestionnaire, alors qu'ils ne font que dépenser davantage, je pense que c'est quand même un petit peu fort. Mais la question elle n'est pas là, la question c'est demain, on se retrouve avec une non-confiance, avec une censure, avec un blocage de notre pays, c'est notre pays qui a affaibli, c'est nous globalement, ce n'est pas une question politique, ce n'est pas une question d'élection individuelle, c'est comment nous avançons, comment nous restons forts sur le plan international et c'est là où je pense qu'il faut trouver des solutions et les solutions dans la configuration actuelle, elles ne se bâtissent qu'avec des compromis.
Gaëtan Dussault, allez-y parce qu'on ne vous a pas entendu, allez-y.
– Je vous remercie, je crois que malheureusement on ne vit pas dans le même pays, madame et mes chers collègues parlementaires, parce qu'en réalité le blocage, la situation absolument catastrophique des finances du public, ce n'est pas de la responsabilité ni du Rassemblement national, ni même, je vais être un peu simple, de l'intégralité des partis de l'opposition.
C'est votre responsabilité, ça fait 8 ans que vous êtes au pouvoir, ça fait 8 ans que votre seul résultat, c'est d'avoir augmenté de 1300 milliards d'euros de la paix française, d'avoir enregistré les pires records en matière de balance commerciale, c'est-à-dire qu'on importe beaucoup plus qu'on exporte, d'avoir engendré un nombre de clients, une petite et de moyenne d'entreprise conséquent, d'avoir provoqué une explosion des coûts de l'alimentation, des coûts de l'énergie, c'est votre bilan.
Nous, ce que l'on cherche à faire, c'est en effet vous empêcher de continuer à exercer cette politique du chaos pour enfin changer le quotidien des Français et faire en sorte que demain, ils ne vivent mieux que ceux-là.
Le seul argument du Rassemblement national, c'est nous n'avons jamais été aux responsabilités. Or, on voit bien quel vote vous avez fait à l'Assemblée nationale, on voit bien quelle a été votre ligne et votre constance, vos obsessions, notamment migratoires. Non, pardon, ce n'est pas en réduisant les prétendues aides sur l'immigration illégale qu'on va résorber la dette qui est structurelle et qui date depuis des décennies. Donc, à un moment donné, il faut être un tout petit peu sérieux. Et lorsque vous avez décidé de censurer le gouvernement de Michel Barnier, vous l'avez fait parce que vous avez eu envie de le faire, sans véritable raison et sans véritable argument.
Donc, vous n'êtes absolument pas fiable.
Diana Badiop, j'aimerais votre sentiment aussi sur ce qui vient d'être dit. Est-ce que vous partagez l'analyse du Rassemblement national, qui est de dire la situation dans laquelle on est aujourd'hui, c'est la faute des huit dernières années, et donc, en somme, de renaissance et d'Emmanuel Macron ?
En tout cas, c'est le bilan de huit ans d'exercice du pouvoir d'Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs. Je veux dire, on ne peut pas attribuer à quelqu'un d'autre, effectivement, l'exercice du pouvoir depuis huit ans.
Est-ce qu'il faut la destitution d'Emmanuel Macron ?
Non, moi, je ne vois pas ce que la destitution d'Emmanuel Macron viendrait changer là-dessus. Moi, je suis respectueuse des institutions. Il a été élu de manière démocratique. Les Françaises et les Français l'ont choisi, celles qui se sont exprimées. Il n'y a pas de sujet là-dessus. C'est la position des socialistes ou seulement votre position ? Non, mais aujourd'hui, nous, les socialistes, nous avons été très clairs. C'est qu'aujourd'hui, nous ne voterons pas à la confiance. Jusqu'ici, nous avons toujours dit que, pour nous, la destitution d'Emmanuel Macron n'était pas une solution.
Nous, ce que nous voulons, c'est que nous soyons en capacité au Parlement d'exercer, justement, le mandat pour lequel nous avons été élus. Est-ce qu'il faut une dissolution pour ça ?
Pour que le Parlement puisse enfin agir ? En toute honnêteté, moi, très objectivement, je vous le dis,
on fait une dissolution. Aujourd'hui, qu'est-ce que ça change ? Vous pensez vraiment qu'aujourd'hui, les Françaises et les Français donneront une majorité à n'importe lequel de ces trois Blancs ?
Je ne sais pas, mais François Bayrou a déclaré ce matin que la dissolution, ça restait une hypothèse.
Eh bien, moi, je ne le crois pas. Parce qu'aujourd'hui, déjà, lorsque il y a eu la dissolution, il y a un résultat qui est très clair. C'est que, un, les Françaises et les Français ont dit « Nous ne voulons pas du rassemblement national au gouvernement. » Ça, ça a été parfait. Ils ont aussi dit qu'ils n'en pouvaient plus, justement, de la majorité faite de celle du siècle commun. On sait très bien, personne n'a peut-être gagné les législatives, mais on sait qui a perdu. Et les grands perdants, c'est d'abord le rassemblement national, et ensuite la majorité parlementaire, la majorité présidentielle, qui n'en a plus.
Donc moi, je crois qu'il faut surtout apprendre, justement, de cette dissolution, c'est que, un, il faut des compromis, deux, il faut du dialogue pour que l'Assemblée nationale exerce pleinement son rôle, et pour cela, il faut que, justement, celui ou celle qui succédera à François Bayrou soit en capacité de se dire « Il faut que je sois celui ou celle qui discute avec une majorité qui est présente à l'Assemblée nationale pour répondre aux questions des Françaises et des Français sur le pouvoir d'achat, sur la santé, sur le logement, et arrêter de faire peser toujours sur les plus faibles la question de l'endettement de notre pays. »
Est-ce qu'il faut que le prochain ou la prochaine Première Ministre soit une personnalité politique de gauche, et Léonore Carrois, pour pouvoir rassembler ?
On a un réflexe pavlovien en France qui consiste à parler de la personne, de son origine, de son identité politique, avant de parler du projet. On est dans une situation qui est assez inédite, on n'a jamais vu ça dans la Vème République, et on est tous face à cette situation et on doit réagir. On doit réagir en responsabilité. Aujourd'hui, les élus, quel que soit leur bord, peuvent, au lieu de se cacher derrière des postures, de dire « ben non, impossible, jamais je ne voterai la confiance parce que je suis de l'opposition, donc je ne voterai pas ». Ça, c'est la théâtralisation, c'est la posture, c'est ce qui est facile.
Se dire « très bien, je donne une confiance conditionnelle, je vais faire avancer mes idées, je vais faire avancer quelque chose ». Je me mets d'accord sur l'objectif, qui est cette réduction de dette à 43,8 milliards, peut-être plus, peut-être moins, et on va avancer ensemble. Mais personne n'est prêt à faire cela parce que chacun pense à ses intérêts personnels, chacun pense à sa prochaine élection, aux échéances qui vont venir, aux municipales, aux présidentielles. Et je trouve que c'est dommage parce que ça nous met dans une impasse. Et le plus important, c'est quand même de regarder le poids de notre pays sur la scène internationale.
Ça ne vous aura pas échappé qu'on est dans un contexte très compliqué. Les États-Unis qui nous imposent des droits de douane, on est dans un contexte de guerre sur le sol européen, on est dans un contexte où la voix de la France est entendue encore à l'international. Si on se retrouve dans une situation de blocage où on m'a tombé encore des semaines... Mais c'est un blocage qui est créé par votre... Non, c'est un blocage qui est créé par l'incapacité à avancer avec des compromis et établir des réunions de force. Mais cette incapacité, elle incombe quand même au Premier ministre, c'est son rôle. Mais vous pouvez très bien... Aujourd'hui, vous avez la possibilité...
Nous avons fait des propositions. Mais bon, on a fait des propositions, on ne les a pas prises... Chers collègues, nous avons fait des propositions. Nous avons fait des propositions. On s'est même mis à dos un certain nombre de nos partenaires naturels à gauche. On a été au bout de cette négociation. Pour quel résultat ? Quel résultat ? Aucun. Parce que nos propositions n'ont pas été repris. Et donc vous baissez les bras et vous voulez le blocage ? Non, on ne baisse pas les bras. Mais on dit simplement, puisque nous avons essayé et que François Bayrou a été en incapacité de répondre à nos demandes alors que nous avons créé des conditions de compromis, eh bien on va changer d'interlocuteur.
Et c'est même lui qui se met en position de changement d'interlocuteur puisqu'il dit tout de suite, je vais faire un vote de confiance qu'il s'est perdu d'avance.
Eleonore Carrois, vous parliez des étiquettes politiques tout à l'heure en disant finalement, chacun compte sous ses positions. Pardonnez-moi de vous le dire, mais on ne peut pas effacer les étiquettes politiques des uns et des autres. Il y a un moment donné, faire un choix d'un premier ministre de droite, de gauche ou du centre, ou peu importe, c'est un marqueur, c'est un choix politique aussi.
Pas lorsque vous êtes dans un gouvernement de coalition. Aujourd'hui, à chaque fois que l'on m'invite débat, c'est le choix de le président de la République. Non, c'est la résultante de la composition de l'Assemblée nationale. Aujourd'hui, si vous avez une majorité claire... Certains ont répondu que ça n'a pas été le cas puisqu'il n'y a pas eu de premier ministre de gauche après les dernières élections. Oui, et vous pouvez... On est pour ou contre, mais en tout cas c'est le cas. Mais très bien, faisons de la politique fiction. Demain, on a un premier ministre de gauche. D'ailleurs, aujourd'hui, vous avez des grandes personnalités de gauche qui sont dans ce gouvernement.
Alors peut-être que la gauche ou l'extrême gauche vous diront que ce n'est plus des gens de gauche, mais ils ont quand même été des élus, y compris des premiers ministres socialistes. Donc on ne peut quand même pas nier leur identité, leur origine. Ça fait longtemps qu'il a quitté la gauche. Écoutez, à un moment donné, on peut débattre est-ce qu'un tel est suffisamment à gauche ou pas, mais vous avez quand même des personnalités de la droite, de la gauche et du centre. Pourtant, on a toujours ce réflexe, encore une fois, de dire majorité-opposition. Vous soutenez le gouvernement, vous ne le soutenez pas.
Vous pouvez très bien, comme dans les autres pays, dans les démocraties parlementaires, dire on n'est pas en soutien sur tout, moi-même, je ne suis absolument pas en soutien sur tout ce que propose ce gouvernement, ni sur tout ce que disent ces ministres actuels. Mais j'ai une attitude constructive, parce que notre pays a besoin d'avancer, parce qu'un blocage serait terrible pour le pays, pour l'image que l'on donne à l'international. Nommer un premier ministre de gauche... Déjà, ce n'est pas moi qui nomme. Mais ça ne changerait rien. Les LR feraient exactement la même posture que vous faites aujourd'hui.
Ça veut dire que vous, vous refuseriez, du coup, d'être dans du compromis et de discuter, dans ces cas-là, qu'on est un premier ministre de gauche et que Renaissance, comme vous le dites si bien, soit justement dans la construction et ne vote pas la censure. Mais vous vous rendez bien compte, cher collègue, que ça rendrait exactement la même chose, parce que les LR, du coup, se mettraient dans la même posture dans laquelle vous êtes aujourd'hui. La gauche, plus une partie du socle commun, ça fait une majorité.
Gaëtan Dussossé est toujours avec nous, il nous écoute attentivement, et on va aussi lui poser cette question. Gaëtan Dussossé, hier, Marine Le Pen, assez rapidement, a souhaité la dissolution. Est-ce qu'aujourd'hui, elle veut aller plus loin ? Est-ce que le rassemblement veut aller plus loin ? Et par là, j'entends une destitution d'Emmanuel Macron, comme le propose la France insoumise.
Sur la destitution, vous savez qu'elle n'est absolument pas possible factuellement, puisqu'elle nécessiterait d'avoir une majorité. C'est sur un plan un peu technique du fonctionnement de nos institutions, mais il faudrait que l'Assemblée nationale et le Sénat prennent la responsabilité et deviennent une haute cour, et donc qu'ils l'acceptent à la majorité des deux champs.
Je vais poser ma question autrement, puisque vous n'allez pas me répondre. Est-ce que vous comprenez que la France insoumise veuille la destitution d'Emmanuel Macron ? Est-ce que vous trouvez ça normal ?
Non, mais nous sommes les premiers au Rassemblement national à vouloir que le mandat d'Emmanuel Macron cesse le plus rapidement possible. Mais maintenant, mentir aux Français, en leur disant qu'une destitution du président de la République est possible, c'est totalement faux et on s'y refuse. S'il peut y avoir une faim brutale du mandat d'Emmanuel Macron, c'est seulement selon la décision d'Emmanuel Macron, qui lui-même décide de démissionner, et ça c'est de sa seule prérogative, et donc à lui de le dire. Maintenant, pour revenir, c'est ce qui a été dit sur votre plateau. Vous voyez bien le blocage qu'il y a et l'incompréhension.
On vous dit un Premier ministre de gauche, ça ne passe pas, un Premier ministre de droite, ça ne passe pas, finalement on ne peut rien faire, il faudrait essayer de discuter, etc. Tout ça, c'est symptomatique d'une chose, c'est qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et pourquoi ?
Parce que lors de la campagne des élections législatives en 2024, les deux représentants que vous avez sur votre plateau se sont mis tout de suite d'accord, en quelques minutes, pour savoir comment faire pour sauver leur place, mais à aucun moment ils se sont posé la question de quel gouvernement alternatif, autour de quelle majorité de projet, pour faire en sorte que la France puisse conclu et d'avancer pendant deux ans. Qui refuse que l'Assemblée nationale soit au gouvernement, c'est une chose, mais il faut aussi se mettre d'accord sur un coin de table, sur des projets qu'on peut mettre en avant. Mais ça, ce n'était pas leur priorité.
La seule priorité, c'était sauver leur place, et c'est aussi pour cette raison qu'aujourd'hui, ils sont aussi opposés à la dissolution. La seule solution face à cette situation de blocage, c'est de revenir devant le peuple, et cela se tient en un mot, c'est la dissolution.
Mais pardon, j'entends que vous appeliez à la dissolution, pardonnez-moi, je ne comprends pas ce qui a changé entre la première dissolution et maintenant. Est-ce que vous pouvez nous assurer qu'il y a eu suffisamment de changements, je ne sais où, pour que quelqu'un, un parti, ait une majorité, si demain il y a dissolution ? Qu'est-ce qui vous permet d'en être sûr ?
Mais fort heureusement, ce n'est pas moi qui vais vous le dire, et ce ne sont pas les politiques qui vont en prendre la responsabilité, c'est le peuple français en endémocratie.
Le risque de retourner dans la même situation de blocage.
Et on retourne dans la même situation. Mais on prend tous les risques à partir du moment où cela peut être bon pour le pays. La situation actuelle est le moins-disant, est le moins bénéfique pour notre pays et pour le quotidien des Français. Il faut qu'on puisse agir et qu'on puisse changer de politique le plus rapidement possible, et pour ça, il faut une majorité stable. Et au Rassemblement National, avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, on est intimement convaincus et confiants dans le peuple français et dans la sagesse du peuple français pour donner cette majorité justement à notre pays.
Gaëtan Dussausaye