Affaire Lyhanna, le RN à l'élection présidentielle... Le "8h30 franceinfo" de Julien Odoul
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Bonjour Julien Oudoul. Bonjour. Après six jours de recherche, de supplice aussi pour les parents, un corps d'enfant a été retrouvé dans un silo agricole hier dans le Gers. Tout laisse à penser qu'il s'agit du corps de la petite Liana, disparue. Elle avait 11 ans. Une autopsie des analyses ADN doivent avoir lieu pour confirmer ou non qu'il s'agit de son corps. Quelle est votre réaction ce matin ?
C'est un drame épouvantable. Et je pense que, comme beaucoup de Français, comme d'innombrables parents, je suis saisi à la fois par la peur. Parce que je rencontre, et je suis moi-même père de famille, beaucoup de parents qui ont peur aujourd'hui compte tenu de la situation. Ils ont peur de laisser leurs enfants dans l'espace public. Ils ont peur de laisser leurs enfants dans le périscolaire. Ils ont peur surtout que la justice ne protège pas leurs enfants. Puisque c'est ça le drame. L'auteur présumé, évidemment l'enquête le précisera, le dira, mais l'auteur présumé avait été signalé depuis près de 10 ans. Ça fait 10 ans que des plaintes, des signalements ont été effectués.
Ça fait 10 ans que l'on sait que cet individu est un monstre. Ça fait 10 ans que l'on sait que c'est un pédocriminel. La dernière plainte n'a pas été entendue, visiblement. Il y a des dysfonctionnements majeurs. J'entendais la mère de famille de la dernière plaignante. Ça fait près d'un an qu'elle signale, qu'elle rappelle, et rien n'est fait.
Donc il y a un grave dysfonctionnement. Est-ce que c'est un fiasco judiciaire ? Est-ce que c'est un problème plus large, systémique ? Une forme d'aveuglement de la société à protéger nos enfants ? Mais d'abord, on va écouter Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, qui se dit terrifié par ces dysfonctionnements. Pourquoi, lorsque la procureure de la République demande de faire des actes d'enquête, manifestement, ils ne sont pas faits ? Pourquoi on n'est pas intervenu alors que ça fait de longs mois qu'on a des plaintes contre ce monsieur ? C'est tout à fait inacceptable. Je prendrai des sanctions.
Je les proposerai, si je devais y en avoir, évidemment, en ce qui me concerne, avec le conseil supérieur de la magistrature. Voilà, le rapport sera rendu public. Sanctions disciplinaires garanties le garde des Sceaux. Est-ce qu'elle est à la hauteur, la réponse du gouvernement ?
Nous verrons si elle est à la hauteur, nous verrons si les enseignements sont tirés, puisque ce n'est pas nouveau. Ça fait des années que nous constatons qu'à la fois la parole des enfants ou la parole des parents victimes de violences, victimes de crimes odieux, ne sont pas suffisamment entendues.
Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que vous attendez ce matin de la réunion à Matignon autour des ministres concernés et du Premier ministre ?
Je ne sais pas si c'est cette énième réunion qui va servir à quoi que ce soit, mais nous attendons effectivement des changements majeurs, déjà dans la rapidité, dans la prise en compte des plaintes, des signalements qui concernent les enfants.
Il faut des procédures d'urgence quand il s'agit de mineurs ?
Mais il faut évidemment que ça aille vite, que ce soit pris en considération. Comment peut-on accepter que pendant des mois et des mois, et des années, puisque là c'est le cas avec l'auteur présumé, des signalements, des plaintes aient été effectuées qui dessinaient le profil d'un monstre, et que cette personne était toujours en liberté ?
Il faut prioriser quand il y aura des plaintes de mineurs, d'enfants. Il faut que les magistrats trient entre les plaintes et mettent en haut de la pile le traitement des mineurs pour violences sexuelles.
Je pense que quand ça concerne la sécurité des Français, et encore plus quand ça concerne la sécurité des enfants, cela doit être prioritaire et donc rapide. Les Français peuvent s'interroger sur une vitesse à deux poids, deux mesures, si je puis dire, de la justice. Sur certains dossiers, dans certaines affaires, ça va excessivement vite. Quelquefois, très très vite. Les affaires judiciaires, par exemple. Les affaires financières. Les politico-judiciaires. Les affaires financières, effectivement, où on observe une célérité de la justice.
Il y a une partialité de la justice dans notre pays ?
Je ne dis pas une partialité, je dis qu'il y a deux niveaux de rapidité. Ça va trop vite. Ce n'est pas que ça va trop vite, c'est que ça va trop lentement pour les affaires qui concernent les enfants et la sécurité des enfants. Là, dans ce cas-là, mais dans d'autres cas, malheureusement, puisque ce n'est pas nouveau, on peut parler aussi du périscolaire dans la ville de Paris, qui pour le coup est un problème systémique.
Est-ce qu'on peut, est-ce qu'on doit éloigner les présumés suspects dès qu'une plainte est déposée ? Est-ce que c'est possible de faire ça quand il s'agit d'enfants ? On l'a fait avec les violences faites aux femmes, avec les bracelets anti-rapprochement, avec les ordonnances de protection. Est-ce qu'il faut s'inspirer de ça ?
Je pense qu'il faut tout mettre en œuvre pour, dès les premiers signalements, dès la première plainte, déjà écouter, prendre en considération et protéger. Mais surtout, ce qu'il manque, parce que la première des protections, c'est la dissuasion. Aujourd'hui, force est de constater, et notamment avec ce qui se passe dans le périscolaire à Paris, que les plaintes, enfin en tout cas les peines, ne sont pas assez dissuasives, que les sanctions ne sont pas assez fermes, compte tenu de la gravité des faits. Quand les peines et les sanctions sont dissuasives, effectivement, ça protège davantage qu'aujourd'hui, ce système qui, je le dis, est malheureusement laxiste.
Il faut rendre imprescriptible, par exemple ?
Je pense que sur ces questions-là,
Sur ces questions-là,
il faut être intransigeant et impitoyable. On ne peut pas laisser, on ne peut pas laisser encore une fois, des monstres de la nature, on ne peut pas laisser la justice abandonner des victimes et les parents des victimes.
Vous avez dit, lorsque ça concerne la sécurité des Français, il faut aller plus vite. Aujourd'hui, il y a aussi des gendarmes, des policiers, qui disent, pour la sécurité des Français, on nous demande d'agir rapidement sur le narcotrafic, mais ça prend aussi trop de place. On finit par oublier d'autres dossiers. Comment on fait dans ces cas-là, alors ?
Effectivement, il y a... Parce que c'est aussi la sécurité des Français. Bien sûr, bien sûr. Nos policiers et gendarmes, nos forces de sécurité, au quotidien, sont confrontées à diverses menaces, sont sur tous les fronts, bien évidemment. On peut parler de la menace terroriste, également. On peut parler du maintien de l'ordre, compte tenu de l'ensauvagement après, avant, pendant différentes manifestations et après les matchs, et notamment la dernière finale de Ligue des Champions. Effectivement, il y a malheureusement surabondance de cas et de menaces. Donc il faut des moyens ? Et il faut davantage de moyens.
Et j'observe que malheureusement, pour ce qui est des moyens de la justice, les moyens de la justice, le gouvernement prévoit une baisse de 8,8 millions d'euros dans un domaine qui est pourtant indispensable, vital.
Alors ça, c'est pour l'année 2026, parce que les caisses sont vides, mais si on prend sur...
Non, les caisses ne sont pas vides. 10 ans. C'est faux. Les caisses ne sont pas vides.
Non, le budget de la justice depuis 2017 a augmenté de près de 40%. Il est passé environ de 7 milliards à 12 milliards avec des recrutements de magistrats et avec des hausses de salaire dans les professions judiciaires. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que si vous gouvernez, il faudra l'augmenter ? Et à combien ?
Alors ce n'est pas suffisant, mais surtout la promesse d'Emmanuel Macron de construire 15 000 places de prison en 2017, cette promesse, elle a été trahie. Et cette promesse, elle vient pénaliser finalement tout le dispositif. Et là, il s'agit de l'amont, c'est le suivi judiciaire, les enquêtes, avant les incarcérations,
avant les procès.
Tout est lié, tout est lié. Quand vous n'avez pas le nombre de places de prison suffisant, effectivement, vous paralysez toute la chaîne pénale. Et donc, fort est de constater que M. Macron a eu bon nombre de gardes des Sceaux qui étaient anti-prison, qui voulaient faire sortir les délinquants de prison. La prison, on ne dit pas que c'est la panacée. La prison, c'est un instrument de protection. On n'a pas trouvé mieux pour isoler, pour mettre hors d'état de nuire des individus qui constituent une menace pour la sécurité des Français, a fortiori quand il s'agit d'enfants.
Julien Audoul, vous nous dites, il faut des moyens, il faut lutter plus efficacement contre ces violences sexistes, sexuelles aussi, parce qu'elles concernent les enfants, elles concernent les femmes aussi. Pourtant, à l'Assemblée nationale, quand il faut voter des mesures, vous n'êtes pas toujours présent. Je pense notamment à cette loi de programmation pluriannuelle sur les financements qui visait à lutter contre ces violences. Vous avez voté contre la consécration de la cause comme un grand thème du mandat d'Emmanuel Macron. Vous avez voté contre, vous étiez opposé aussi au fait d'enteriner dans la loi la prise en compte du non-consentement des victimes de viol.
Comment avoir ce double discours ?
Non, ce n'est pas un double discours. Là, vous prenez des choses très différentes. Il concerne les violences sexistes. Vous savez, il ne suffit pas de mettre sur un texte violences sexistes pour regarder le contenu. Et quand le contenu n'est pas bon et quand le contenu fait semblant d'agir, effectivement, nous sommes réservés et c'est bien normal. Même sur des financements ? Je pense que depuis le début de ce mandat et même bien avant, nos députés, nos parlementaires ont toujours agi et ont toujours veillé à voter dans l'intérêt de la sécurité des Français. Même quand c'était imparfait. Donc, très clairement, on ne peut pas nous faire ce procès.
Moi, j'observe qu'il y a une faillite depuis dix ans compte tenu du nombre de violences, compte tenu du nombre de violences sexuelles et sexistes qui ont explosé un peu partout. Il y a une faillite du macronisme qui n'a pas su, pas voulu, pas pu répondre, encore une fois, à cette situation qui malheureusement est devenue systémique. Vous n'êtes pas là.
Il y a un texte, c'est tout près et qui attend d'être examiné par les députés. Il a été déposé en fin d'année à l'initiative de plusieurs collectifs féministes dont la Fondation des femmes. C'est une loi cadre, en fait, pour faciliter justement la prise en charge des plaintes des femmes, des enfants, pour faciliter justement les communications, les relations police, gendarmerie et justice. Vous êtes député. Est-ce que vous appelez le gouvernement à l'inscrire à l'agenda du Parlement très vite ?
Mais vous avez, encore une fois, de très bonnes idées. Vous avez surtout des remontées du terrain d'associations qui sont tout à fait pertinentes. Et puis, vous avez des phénomènes de fond qui ne sont jamais traités.
Mais sur ce texte-là ?
Sur ce texte-là, encore une fois, on en discutera. Ce n'est pas moi, aujourd'hui, qui vais vous dire la position de notre groupe.
Vous êtes porte-parole du RN et vous êtes député. Oui, très bien.
Mais vous savez, les décisions se prennent de manière collégiale au sein de réunions de groupe, avec les instances. Donc, ce n'est pas un porte-parole qui vient vous donner une position. Vous avez le droit d'avoir un avis. Une position. Bien sûr que j'ai mon avis. Mais ce que je veux dire, c'est que dans ce domaine-là, sur le domaine des violences sexistes et sexuelles, sur le domaine du viol, sur le domaine du harcèlement, il y a un phénomène qui est totalement occulté par nos gouvernants, qui est le phénomène de l'immigration anarchique, qui vient peser davantage sur ces violences. C'est référencé, c'est sourcé, c'est factuel. C'est pour ça que je vous parle de manière générale et globale.
Or, ce sujet n'est jamais traité par nos gouvernants, bien malheureusement. Toujours en compagnie
de Julien Audoul, porte-parole du Rassemblement National. On va parler pouvoir d'achat, on va parler des retraites. Vous pouvez peut-être clarifier la position du RN, mais d'abord, le mur de la dette et des déficits. Bruxelles anticipe une remontée du déficit à 5,7% du PIB en 2027. Le quinquennat du prochain président ou de la prochaine présidente va commencer dans la douleur, vous en convenez ?
Dans la douleur... Ça va être difficile ? Ça va être difficile parce que les mauvais choix ont été faits depuis 10 ans. Et effectivement, Marine Le Pen ou Jordan Bardella à la présidence de la République devront assumer un bilan qui est désastreux, qui est cataclysmique. 3 400 milliards d'euros de dettes, 1 300 milliards pour le seul Emmanuel Macron. Pour les Mozart de la finance, c'est évidemment un résultat calamiteux qui pèse sur chaque Français.
Est-ce que dans ces conditions, vous allez laisser passer le dernier budget du quinquennat, des Sénats Macron, à l'automne, qui s'annonce compliqué ? Est-ce que vous allez prendre le risque d'ouvrir une nouvelle crise budgétaire et politique, juste avant la présidentielle à 4 mois de l'échéance ?
Mais il ne s'agit pas d'ouvrir une crise, il s'agit de faire notre travail de groupes d'opposition et de parlementaires. Nous allons effectivement débattre du budget. Il y a encore une fois des enjeux extrêmement importants.
Mais vous serez prêt à le voter ?
Prêt à voter. On ne va pas voter des choix qui sont contraires aux intérêts des Français. Il faut être cohérent. Et effectivement, depuis 10 ans, et ça s'est aggravé année après année, on constate que ce pouvoir n'a jamais voulu réduire les déficits, n'a jamais voulu lutter contre les gaspillages et a laissé filer la dépense. Alors, ils cherchent des économies. Tout en pénalisant les Français qui, eux, essayent de s'en sortir et font des efforts depuis des années.
Justement, au chapitre des économies, est-ce que c'est le bon moment de baisser la TVA à 5,5% sur les carburants qui coûterait 10 milliards aux finances publiques ? C'est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l'écrit. Cette solution revient à arroser, je cite, le sable dans le désert.
C'est faux. La baisse de la TVA sur les carburants de 20% à 5,5% qui est une mesure de justice sociale. C'est aussi une mesure économique. Pourquoi ? Puisque dans bon nombre de territoires ruraux, nos compatriotes n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule tous les matins pour aller travailler. Aujourd'hui, compte tenu des prix des carburants qui sont toujours hallucinants, qui sont toujours à plus de 2 euros le litre, vous avez bon nombre de Français qui n'arrivent pas à s'en sortir et qui renoncent à aller travailler. Parce qu'aller travailler coûte trop cher. Aller travailler coûte trop cher.
Donc si vous pénalisez encore et encore les Français, si vous renoncez à leur rendre de l'argent, j'observe que des gouvernements étrangers et voisins l'ont fait.
L'Italie, l'Espagne.
L'Espagne, l'Espagne. La TVA en Espagne sur les carburants était à 21%. Ils l'ont baissé à 10%. On nous a dit que ce n'est pas possible, c'est l'ordre européen. Eux, ils l'ont fait. Pourquoi le gouvernement français refuse à la fois de faire des économies ? Parce qu'on nous parle de 10 milliards. Donc on peut aider tout le monde,
y compris les automobilistes aisés.
Mais encore une fois, les études le montrent et tout le monde le sait que quand vous baissez la TVA, vous favorisez d'abord celles et ceux qui en ont besoin, c'est-à-dire les catégories populaires et les classes moyennes qui ont besoin de leurs véhicules pour aller travailler.
Ce qui coûte cher et même très cher à l'État, ce sont également les retraites. On va essayer de clarifier les choses ce matin. Jordan Bardella a dit que le modèle n'était pas soutenable aujourd'hui. Est-ce que ça veut dire qu'avec le RN en 2027, il faudrait travailler plus longtemps pour financer le système ? Est-ce que vous abandonnez le retour à l'âge légal de 62 ans ?
Je ne comprends pas en fait pourquoi on essaye de trouver à la fois des divergences et des reniements. Parce qu'il y a eu un discours différent de Jordan Bardella et Marine Le Pen. Non, il n'y a pas de discours différent. Il y a un discours à la fois qui est responsable et il y a un discours surtout qui est juste. La retraite, déjà, ce n'est pas une donnée comptable. La retraite, elle n'a été pas pensée pour faire des économies ou pour, comment dirais-je, engraisser les caisses de l'État. La retraite a été pensée pour faire bénéficier aux Français d'années de vie en bonne santé.
Retour à l'âge légal, oui ou non ?
Mais nous, ce que nous souhaitons et tel est le programme depuis 2022, c'est un système progressif. Vous avez commencé à travailler avant 20 ans, c'est-à-dire que vous avez un métier pénible, physique. Vous pouvez partir avec 40 annuités de travailler parce que ce qui compte, c'est les annuités de travailler. Vous avez commencé à travailler après 20 ans. Vous avez un métier un peu plus intellectuel, un peu moins physique pour la majorité d'entre eux. Donc, c'est la durée
de cotisation qui est variable.
Et vous partez avec 42 annuités pour avoir une retraite à taux plein. Je pense que c'est très clair pour tous les Français. plus vous commencez à travailler tard, plus vous partez tard à la retraite. Plus vous commencez à travailler tôt,
plus vous partez tôt. Mais il a quand même été question de systèmes avec une capitalisation, c'est ce qu'a évoqué Jordan Bardella, voire une suppression de l'âge légal, ce que propose aussi Gabriel Attal.
Il l'a dit. Je laisse Gabriel Attal, encore une fois, lui, à ses virages et à ses éducubrations idéologiques. Mais on est d'accord qu'il l'a dit,
Jordan Bardella.
Non, mais encore une fois, nous, nous sommes responsables. Nous avons un système que nous jugeons juste et efficace économiquement. Il n'y a pas de reniement sur le programme qui est le même sur les retraites depuis 2022. J'ajoute qu'avant, encore une fois, de changer quoi que ce soit, il faudra déjà faire toutes les économies nécessaires. Les luttes contre les gaspillages, que ce soit sur le train de vie de l'État, sur les agences, sur les contributions. Mais il n'y a pas besoin de plaire au patron. Mais je vous l'accorde bien, nous, nous discutons avec tout le monde et nous soutenons effectivement les TPE, les PME.
Si vous abrogez la réforme borne, ça c'est une évidence, Jordan Bardella et Marine Le Pen le disent, l'âge du taux plein automatique s'en décote. Même si vous n'avez pas cotisé le bon nombre de trimestres, il est à quel âge ?
Mais, en fait, je vois que je me répète. Aujourd'hui,
c'est 67 ans.
Vous gardez ou pas
les 67 ans ?
Et on se répète inlassablement. Ce que je vous dis... L'âge... Arrêtez de parler d'âge, en fait, il faut parler d'annuité travaillée. C'est ce qui compte. Et c'est ce que les Français, en fait, voient et comprennent que quand vous avez commencé à travailler plus tard, vous allez partir plus tard à la retraite. Encore une fois, c'est le système le plus juste et à la fois socialement et aussi économiquement.
Est-ce que ce sera tranché après le 7 juillet, une fois qu'on saura si Marine Le Pen est de nouveau condamnée ou pas dans l'affaire des assistants parlementaires ?
Ce n'est pas une question d'être tranché. C'est que le candidat ou la candidate présenteront leur programme général avec, évidemment, le volet sur les retraites qui est très important et passionne les Français. Quel que soit le candidat, il présentera son programme mais il vous le présentera. Un programme qui sera peut-être
un peu plus libéral si c'est Jordan Bardella ?
Mais non, mais non, ça c'est des caricatures. Je ne sais pas pourquoi vous essayez de dire qu'il y en a un qui est plus libéral, l'autre plus social. Parce qu'il y a des déclarations qui nous permettent peut-être de le penser. Alors, je vous fais un scoop. Jordan Bardella et Marine Le Pen ne sont pas des clones. Donc, ils ne disent pas exactement les mêmes mots, les mêmes points-virgules, les mêmes intonations. pour la France et les Français et ils ont le même programme.
Justement, le procès en appel dans l'affaire des eurodéputés RN de Marine Le Pen et des tournements de fonds publics présumés était dans un mois. Jour pour jour, est-ce que vous êtes confiant ? Est-ce que vous pensez qu'elle pourra se présenter ?
Je souhaite qu'elle puisse se présenter, bien évidemment. Mais comme vous le savez, ça ne nous appartient pas. Donc, nous attendons sereinement cette décision. Mais quel que soit le choix de la justice, nous avons la chance d'avoir deux candidats qui peuvent gagner ? Vous avez les autres partis qui, eux, cherchent un demi-candidat qui désespère avec des primaires, des surprimaires, des sous-primaires. Nous, nous avons deux candidats qui sont reconnus par les Français, qui peuvent faire gagner nos idées en 2027 et qui constituent un duo qui est assez unique dans le paysage politique.
Deux candidats qui tendent la main aux Républicains, très clairement. Jusqu'où ira l'Union des Droites d'ici 2027 ? La présidente LR de la Fédération des Bouches-du-Rhône a rejoint Éric Ciotti, l'UDR. Il va y avoir d'autres prises comme celle-ci dans les semaines ? Moi qui aime.
Je le souhaite, bien évidemment. Et nous tendons la main à tous les électeurs des Républicains et d'ailleurs qui veulent faire gagner leurs idées, qui veulent faire gagner la France, qui refusent que les LR se soumettent au macronisme. Moi, j'ai observé et j'ai entendu une petite phrase de Michel Barnier constatant que Laurent Wauquiez était allé s'afficher avec Édouard Philippe et Édouard Philippe qu'au côté d'Éric Zemmour. Ça veut dire qu'ils préfèrent que les LR soient macronisés avec l'ancien Premier ministre Emmanuel Macron plutôt qu'ils se rangent du côté du camp national. C'est assez révélateur.
L'actualité internationale, Julien Audoul, ce matin, c'est cette proposition de Volodymyr Zelensky à Vladimir Poutine dans une lettre ouverte adressée à son homologue russe. Le président ukrainien suggère l'ouverture de négociations directes dans un pays tiers et un cessez-le-feu complet. Vous soutenez cette proposition ?
Nous soutenons bien évidemment le cessez-le-feu. Nous demandons depuis très longtemps des accords. Nous demandons que la situation qui est désastreuse pour l'Ukraine, pour le peuple ukrainien, puisse se régler avec de la diplomatie. Et Marine Le Pen le disait depuis 2022 que cette guerre ne pourra jamais se régler par les armes. Donc il faut que les gens se parlent. Donc la France a raison
de soutenir Volodymyr Zelensky comprimé militairement et financièrement ?
La France a tout à fait raison de soutenir les négociations et de soutenir cette sortie de crise que nous appelons de nos voeux.
La France soutient Volodymyr Zelensky et l'Ukraine. Est-ce qu'elle a raison de le faire ?
Bien sûr, mais nous soutenons depuis 2022 l'Ukraine contre l'invasion russe. Le Rassemblement national depuis le début a été extrêmement clair. Rappelez-vous Louis Aliot, maire de Perpignan qui a été l'un des premiers maires de France à aller secourir des réfugiés ukrainiens à la frontière polonaise. Donc nous demandons effectivement que des négociations puissent mettre un terme à ce conflit qui n'a fait que trop de victimes.
Xenia Federova, chroniqueuse de nationalité russe à CNews, a-t-elle sa place en France ? Il s'agit de l'ancienne patronne de Rechateau des Frances. C'est la chaîne russe qui a été interdite de diffusion depuis l'invasion de l'Ukraine. Emmanuel Macron en a parlé en marge de son déplacement dans les Balkans hier. Il estime, pour le résumer, qu'elle est toujours une agente de propagande d'État. Est-ce une agente de propagande d'État ?
Moi, ce qui m'interpelle, c'est que les autorités françaises lui ont renouvelé son titre de séjour en 2024. Il ne fallait pas le faire ? Alors qu'elle était, si c'est véritablement un agent russe, il ne fallait pas lui renouveler en 2024. J'observe qu'elle n'a pas changé de position, elle n'a pas changé ses déclarations. Vous pensez qu'elle fère
les intérêts de Vladimir Poutine ?
Je n'en sais rien, mais vous savez, nous on est... Vous ne l'anlisez pas ? Vous ne l'écoutez pas ? Non, ça ne m'intéresse pas. C'est quelqu'un qui ne m'intéresse pas. Mais vous savez, nous, en matière d'ingérence étrangère, on a été extrêmement clair à l'Assemblée nationale notamment, puisqu'on a été à l'initiative d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur les ingérences étrangères. On pourrait s'intéresser à d'autres ingérences, notamment sur les liens de M. De Villepin avec le Qatar, sur les liens de M. De Villepin avec la Chine, qui est payée par ces deux pays. par certaines enquêtes par Radio France. Je pense que le penchant palestinien de M.
De Villepin s'inscrit peut-être du côté de ses financements.
Merci Julien Odoul, porte-parole du RN, député Lyon d'avoir été avec nous.
Julien Odoul