Vote de confiance : chute de Bayrou inévitable ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
François Bairrot veut-il sauver la France ou son propre avenir politique et avec quelle conséquence pour notre pays ? Le vote de confiance du 8 septembre, vous le savez, sera déterminant. Les oppositions n'ont décidé de ne pas voter cette confiance du côté du socle commun, pour l'instant, c'est plutôt silencieux.
On va en parler, en discuter avec nos invités, nos experts. Nathalie Saintcric est avec nous. Bonjour Nathalie et bienvenue éditorialiste politique pour France Télévision.
Yael Goa est également avec nous. Bonjour Yahël, journaliste politique, éditorialiste politique pour France Info et on est également accompagné de Bruno Côz. bienvenue politologue, chercheur au Sévip, enseignant à Sciencep.
Avant de vous entendre, de prendre vos analyses si vous le voulez bien, on va prendre la direction de l'Assemblée nationale. C'est là qu'on retrouve Martin Baumer, Martin François Bairou qui avait rendez-vous ce matin avec le socle commun justement. Est-ce qu'on sait comment s'est passé cette rencontre, ce qui s'est dit ?
Oui, parce que déjà on va vous poser le contexte parce que vous savez qu'hier tout le monde a découvert un peu à Bassourdi au dernier moment la décision, le choix de François Bairou, ministre compris. Ils l'ont appris les ministres juste avant la conférence de presse. Alors forcément forcément ce matin déjà il fallait faire une sorte de service aprèsvente et d'après ce qu'on sait d'après nos informations, le premier ministre pense encore, c'est ce qu'il a dit que ça peut passer.
Il a réuni socle commun, c'était à à Matignon, il y avait Sophie Prima qui est la ministre la porte-parole du gouvernement. Il y avait Mathieu Lefèvre pour représenter ensemble pour la République, Marc Fenot pour le modèle, Sylvain Berrios pour Horizon et Laurent Voquet était là mais en en visio. Ce qui s'est dit euh c'est que ce n'était pas fini.
Ça c'est un participant qui dit que ce n'est pas fini, qu'il faut s'accrocher en somme que que ça peut que ça peut encore passer. Le Premier ministre a parlé d'heures de vérité. On sait que c'était le le mot qu'il avait voulu faire passer d'ailleurs au moment de sa première conférence de presse, l'heure de de vérité.
Et ce qu'on sait aussi de de source de de participants, c'est que tout le monde était plutôt soudé autour du du Premier ministre. C'est le moment de faire bloc, a dit a dit François Bairrou au sein de la majorité, notamment si derrière ça doit aboutir à une dissolution. Ça c'est ce qu'a dit François Baou tout en rappelant quand même que ce n'était absolument pas l'option voulue souhaitée par le chef de l'État par Emmanuel Macron.
Solidarité, espoir donc confié ce matin au au socle commun. Même si très peu dans l'entourage de François Baotou parmi ses proches pensent que ça peut passer foutu pour foutu, autant mettre les choses sur la table. C'est ce que me disait un proche.
Mais la question sera maintenant de savoir pour la suite si les Républicains vont suivre et surtout s'ils vont suivre au complet. Et pour cela, il y a une réunion de groupe qui est prévue en visio pour les républicains. Ce sera tout à l'heure à midi.
Merci beaucoup Martin pour toutes ces explications. François Berot qui pense que ça peut encore passer. C'est intéressant Nathalie.
Ça peut vraiment encore passer ou pas ? Quand on sait que toutes les oppositions disent pas dire va pas dire c'est une opération, je l'ai organisé exprès pour pouvoir partir par le haut et ça va mal finir pour vous. Vous serez en vacances le 8 au matin dirait-il à ces ministres aujourd'hui.
Pas idiot ces ministres le socle commun. Mais ça que ça il y a une cohérence dans sa démarche. Après que ce soit bien ou mal, c'est pas ça que je je veux dire.
Mais dire il y a encore un espoir puisque il a voulu provoquer un électrochoc. manifestement ça a pas pris longtemps pour qu'on lui dise que ça servira à rien et que ça ne ferait rien et il a une forme de il y a une forme de nécessité pour lui de continuer à dire ça. Ce qui est très intéressant, c'est la réappération extrêmement rapide de la notion de dissolution av laquelle on avait cru que dans un premier temps Emmanuel Macron avait dit il y a un an non c'est pas envisageable a recommencé en disant j'ai pas l'intention de dissoudre on peut continuer avec François et là quand on écoute Gérald Armanain ou quand on écoute un certain nombre de personnes on se dit qu'il y a pas mal de personnes qui se posent cette question là si pour finalement dire que les mêmes causes produisent les mêmes effets.
S'il y a pas de majorité, il y a pas de majorité. pour essayer d'en avoir une, il faut mieux retourner aux urnes et devant le peuple. Donc c'est quelque chose, c'est une idée qui est en train de progresser et il faut voir comment elle va faire son chemin.
C'était aussi quelque chose qui pouvait dissuader les oppositions de vouloir renverser François Baou se disant on n'est pas forcément prêt. Puis faut savoir qu'on a quand même en mars on a les municipal municipal mars 2026. Donc tout ça ça va bouchonner si j'ose dire et que il faut à partir de là aussi que les relations se clarifient en terme d'alliance entre les socialistes et les fill et que elle se clarifie aussi à droite.
Donc c'était son je ne dissoudrai pas si vous êtes gentil être une arme. Maintenant on a l'impression que tout est ouvert. Il y a quelle est votre analyse ?
La vérité c'est que François Bairou ça va être très très long d'attendre le 8 septembre un dénouement qui est déjà arithmétiquement écrit. Donc en fait, on a une période très compliquée qui s'ouvre de 13 12 13 jours où même les ministres sont démonétisés et affaiblis par la manœuvre de François Baou puisqu'ils n'ont plus aucune autorité sur rien à part faire des affaires courantes. C'est ce que me confia plusieurs membres du gouvernement.
À quoi vaon servir se se déplacer pourquoi ? Pour quel projet de loi ? Tout est mis en sommeil, tout est mis en bah sous dans un tiroir en attendant un hypothétique futur gouvernement.
Mais quand on a dit ça, pardonnez-moi simplement, est-ce qu'il y a encore un espoir de négocier quelque chose pour François Baïou ou pas du tout ? Puisque les oppositions ont clairement dit, y compris le Parti socialiste qui était un peu le seul espoir potentiel que c'était fini en fait qui voterait pas la confiance. Puisqu'il reste 12 jours, on peut toujours être surpris par une nouvelle manœuvre.
Mais là, les les choses ont été dites depuis depuis hier dans la foulée de de de sa conférence de presse, on savait arithmétiquement que le PS, LFI, les écologistes, les communistes et et et le RN étaient dans l'idée de voter la défiance à François Bairrou. Et en plus arithmétiquement, c'est beaucoup plus simple de le renverser par l'article 49 alinéa 1, celui qui a choisi François Bairou, que par une motion de censure. Juste un petit rappel du droit constitutionnel.
Euh lorsque vous faites un 491, donc vous demandez la confiance, c'est une majorité simple qui suffit. Lorsque vous faites une motion de censure que les oppositions veulent censurer le gouvernement, il faut une majorité absolue. Donc c'est plus difficile de l'assemblée pour la censure et les suffrages exprimés seulement entre guillemets pour la fameuse le fameux vote de cont.
Donc on voit pas comment François Bairou survivrait à cette à cette opération. Et donc euh la question qui se posera ensuite, la question suivante, on est déjà dans l'après en réalité hein. Euh Nathalie Guis euh certains diront démission d'Emmanuel Macron ou nouveau gouvernement euh de parenthèse en attendant l'âge censure sur le budget à l'automne.
Vous voyez, on est quand même on entre vraiment dans un chamboulement et une crise de fin d'année de de de la 5e République. Est-ce que cette question de la dissolution dont on parlait plusieurs personnes et notamment je crois que la première c'était hier Marine Le Pen qui a dit nous on veut la dissolution et effectivement Gérald Darmanin le disait ce matin sur France 2. On va avoir du mal à éviter il y a un risque on va avoir peut-être du mal à l'éviter.
Bruno Cotè est-ce que pour vous effectivement c'est un passage obligé la dissolution au vue de la situation ? Il y a deux manières de voir que ça serait un passage obligé. Est-ce que c'est obligé constitutionnellement institut ?
Non, c'est pas obligé. Effectivement, Emmanuel Macron peut essayer une nouvelle solution, peut essayer de trouver une personnalité qui présenterait un programme au fond plus moins douloureux que celui de de François Bairou. Mais ça voudrait dire aller vers la gauche, ce qui s'est refusé à faire.
Voilà, on ne sait pas. Mais en tout cas, il peut essayer euh évidemment. Euh par contre, on voit que politiquement l'accumulation euh de confusion, de perte des repères par tout le monde euh depuis 2 ans commence à être quand même très très importante.
Euh beaucoup d'enquêtes d'opinion montrent une situation dans l'opinion qui est une situation de très grande confusion. Les gens savent plus où on est, où est-ce qu'on va. Donc de ce point de vue-là, c'est au plan démocratique de redonner la parole au peuple souverain semble une idée qui va d'elle-même, qui est une idée de bon sens.
Mais c'est vrai que si ça ne change rien, on peut comprendre que le chef de l'État puisse hésiter parce que si le chef de l'État à l'issue d'une nouvelle dissolution se retrouve dans la même situation politique, à ce moment-là, il va être en première ligne. Mais il y a quand même ce risque de se retrouver à nouveau dans la même situation politique, non ? Nathalie, qu'est-ce qui a changé en fait en un an là depuis la dernière dissolution ?
Bah rien. On a eu un défilé de tête et de gens qui à chacun à leur manière ont essayé de de d'éprouver une méthode. Euh certains en en essayant de de de durer, si j'ose dire.
Puis François Baïron en décidant qu'il avait arrêté de durer puisqu'on l'accusait de vouloir que gagner du temps. C'était mauvais pour le pays. Sur la dette et sur le budget, il est il est fidèle à lui-même.
Là-dessus, c'est quelque chose qu'on peut pas lui enlever. Ça fait 20 ans qu'il est obsédé par cette idée et il a voulu faire une espèce d'opération vérité qui était vérité au bon sens du temp un peu opération en découplant c'estàdire en disant je vais faire un vous allez me donner la confiance sur le diagnostic h puisque le diagnostic en gros est partagé sauf ceux qui sont dans un dig total mais la façon d'en sortir je on fera ça plus tard ça aurait pu marcher. Moi j'ai été étonné que le rassemblement national dise tout de suite non parce qu'il aurait pu aussi s'abstenir en considérant que c'était pas le moment.
J'ai même été étonné aussi, mais pouvait-il faire différemment que Raphael Luxman soit sur la même ligne que le Parti socialiste officiel, canal historique euh et qui a pas de nuance sur pas plus de nuances que ça mais après le problème c'est savoir qu'est-ce que doit faire et qu'est-ce que peut faire Emmanuel Macron. Il y a deux choses. Il y a des choses qu'il peut faire et ce qu'il doit alors il y a il y a deux niveaux.
Il y a ceux qui demandent la dissolution, il y a ceux qui l'envisagent, il y a ceux qui demandent son départ. dire de toute façon que c'est terminé et que c'est même pas des législatives qu' il faut que le recette se fasse au niveau de la présidentiel. Doit-il rester ?
Peut-il rester ? Oui. Doit-il c'est euh mais les institutions le laissent jusqu'en 2027.
Cette question là, ça va vous faire réagir cette question de-ce que Manuel Macron doit rester ou partir. Elle a été reposée une nouvelle fois par la France insoumise par Jean-Luc Mélenchon ce matin qui a fait une annonce. On va l'écouter puis on en parle juste après.
Monsieur Bairou n'est pas le responsable de la situation dans laquelle il se trouve. C'est tous ceux qui l'ont précédé par leur mauvaise politique économique et par leur mauvaise politique de gestion comme celle de monsieur Macron. Donc s'il y a un responsable, c'est le président de la République.
Et je ne vous surprends pas en disant cela puisqu'il y a un an exactement, nous déposions une motion pour demander sa destitution. Et je vous informe à cette heure que nous allons recommencer le 23 septembre et déposer en plus de la motion de censure, mais elle ne servira sans doute plus à rien puisque le gouvernement aura été renversé d'ici là. Motion de destitution.
Partir. Donc il doit partir pour vous bien sûr puisqu'il est la cause. Une procédure de destitution qui sera donc lancée par la France insoumise, ça peut aboutir ou pas ?
On sait que c'est leur engain, c'est ce qu'ils veulent depuis le début. Ils l'ont toujours dit. Ça ne peut pas aboutir constitutionnellement sur la base d'un vote des députés.
C'est pas comme ça que ça marche. C'est pas des députés qui décident une motion de destitution et en revoir le président où elle serait symbolique, purement symbolique. L'article 68, je parle sous contrôle de Bruno Cotes qui connaissait encore mieux que moi, c'est bord les choses et c'est en cas de haute trahison dans des cas très spécifiques qu'on peut destituer un président en France.
Mais ça sert à quoi alors pour LFI de dire ça ? va mettre une pression énorme sur les épaules d'Emmanuel Macron à dire que c'est à lui peut-être de partir avant pour espérer provoquer une présidentielle anticipée. Euh de toute façon, la stratégie est celle de vraiment de créer un un immense désordre maintenant dont il tirera les bénéfices ensuite puisque le 10 septembre Jean-Luc Mélenchon continue à dire qu'il faut mobiliser un maximum, qu'il faut toujours la grève générale.
Donc la chute de François Baou ne suffira pas aux insoumis. Il faut aussi derrière le mouvement social et puis ensuite plutôt qu'une motion de censure puisqu'elle n'a plus de valeur si Maou est déjà parti demander la destitution d'Emmanuel Macron. Donc euh en fait très vite la balle va être dans les mains d'Emmanuel Macron à l'Élysée.
La pression va être sur ses épaules. Elle est dès dès aujourd'hui. Elle est surtout quand un ministre comme Gérald Armanin dit sur France I ce matin que la dissolution est une question qui se pose.
Euh je vous rappelle quand même qu'Emmanuel Macron euh sommet des océans à Nice en juin euh disait euh c'est je ne veux pas redissoudre mais je ne me priverai pas de cet outil le cas échéant. Mais je ne veux pas redissoudre. Donc il serait lui-même pris dans une contradiction énorme après 1 an et demi de déclaration, un an de déclaration où il était pas question de redissoud.
Et donc ça veut dire là si je vous comprends tous bien que c'est au final Emmanuel Macron qui est en train de subir et va continuer à subir les principales conséquences des annonces de François Baou hier de ce vote de confiance. C'est le cauchemar de la dissolution du 9 décider le 9 juin. Encore les conséquences de la première sûr, c'est non seulement les conséquences de la dissolution, mais c'est les conséquences de l'après solution surtout.
C'est-à-dire le refus d'Emmanuel Macron de nommer une personnalité de gauche déjà pour donner la chance à la gauche qui avait gagné une majorité de sièges au fond de de pouvoir faire ses preuves quit à ce que le Parlement l'Assemblée nationale sanctionne tout de suite effectivement. Et puis c'est les conséquences aussi de cette gestion qui est au fond d'avoir dit aux partis politiques, bah maintenant mettez-vous autour de la table, discutez et faites preuve de responsabilité. Mais le chef d'État, il a été élu en 2022 pour conduire le le pays.
Il peut pas simplement dire aux partis politiques : "Réunissez-vous, discutez, faites preuve de sens patriotique et et trouver des accords sur des points de politique publique sur lesquels ils ne sont pas d'accord." Lorsque le chef de l'État au lendemain de la de la de la dissolution prend compte des résultats et s'adresse à nouveau français et au français, et bien il dit qu'il faut que chacun en vienne à l'esprit de responsabilité, se se mette à la mesure au fond de la situation que nous que nous vivons. Mais le chef de l'État a laissé après un peu le dossier en l'État.
On peut pas dire que le chef de l'État a après vraiment mis son capital politique pour faire de cette situation quelque chose de gérable. On parlait il y a quelques instants des forces en présence et de qui va voter contre cette confiance ou pour cette confiance. On apprend à l'instant que Bruno Rotaillot donc qui à la fois ministre de l'intérieur et aussi patron des Républicains vient de se positionner très clairement.
Voter contre la la confiance à François Bairrou ce serait voter contre les intérêts de la France. Donc là lui pour le coup là ça serait le bouquet. Oui il peut pas se s'auto certes.
Mais on l'avait pas encore entendu. On l'avait pas entendu. Compliqué pour un ministre de premier plan à l'intérieur de dire je vote pas la confiance au gouvernement auquel j'appartiens.
En réalité, vous allez avoir un débat très fort chez les LR. Le groupe LR à l'Assemblée, ça a déjà commencé ce matin, Laurent Voquet veut consulter ses députés et il est pas impossible qu'à la fin des fins, il y ait une liberté de vote, pas de consigne le 8 septembre pour les Républicains qui sont dans la coalition avec le centre commun. C'est vous dire à quel point François Baou risque vraiment de prendre une déculotée dans ce vote de confiance énorme.
Il pu aussi y avoir beaucoup de LR absents ce jour-là. Donc là, on parle du partenaire numéro 1 euh du bloc central qui sera peut-être dans la liberté de vote le 8 septembre. Donc c'est pour vous rendre pour vraiment que vous imaginez bien qu'il y a pas d'issue en réalité favorable pour François Bairou le 8 septembre.
Nathalie aussi sur euh les propos de Bruno Rotaillot et si vous voulez ajouter quelque chose. Maintenant, vu la situation politique française, on est on cite que Emmanuel Macron a dit de François Byrou que c'était un ami compagnon de route en ayant l'air de s'extasier comme si c'était quelque chose alors que normalement c'est un petit peu le cas mais on sait qu'il y a toujours eu des détestations ou des personnelles mais enfin globalement il y a un peu de dignité quand même et là maintenant effectivement Bruno Bruno Riller ne peut pas aller au-delà de cette espèce de schizophrénie qui fait que le matin il est président de DLR et le soir ou l'après-midi il est ministre de l'intérieur. Donc ça c'est le minimum.
Mais ce que dit est vrai, c'est qu'à l'œil de toute façon optiquement le quand les deux chiffres seront là, les deux nombres pardon, les deux nombres seront là de ceux qui le soutiennent et ceux qui le condamnent. Hm hm. Si on a un delta, alors là, on est parti pour un delta de 50 quelque chose comme ça.
Si on a delta de plus, ça va être ça va être véritablement un aveu de un aveu d'impuissance totale parce que alors ça va continuer le l'explosion généralisée des partis. Donc effectivement Vokier qui a toujours pas digéré l'élection de Bonotaillot peut effectivement faire pression. S'il y a une liberté de vote, on saura plus où est LR.
Si Emmanuel Macron avait l'idée de nommer Sébastien le corn ou Catherine ou quelqu'un d'autrement, vous imaginez à quel point ça va être sympa de faire une majorité avec un LR qui est coupé en deux. Rappelle que h ministres LR quand même. Voilà, c'est il y a un moment donné où pour le coup c'est extrêmement on paye certes la dissolution, la prédissolution mais on paye la non campagne pour le deuxème quinquena.
On paye la non campagne pour les légis, enfin on paye plein de choses et là c'est la note est quand même relativement élevée. Bruno Cot vous voit. Oui, je pense qu'effectivement c'est un peu ça qui qui est en cause et qu'on paye effectivement, c'est l'absence de campagne 2022 au fond qui a un désaccord national sur l'origine de nos déficits publics et les remèdes apporté quoi de plus normal en démocratie.
Ça n'a pas été le centre de la campagne en 2022. Ça n'a pas été non plus vraiment le centre de la campagne en 2024. Et puis on se retrouve là face à une question considérable, une des plus importantes questions pour une démocratie moderne.
Comment on gère l'argent public de notre de notre pays ? Quelles sont les priorités de l'action publique ? Et puis on a pratiquement on est presque dans l'incapacité aujourd'hui de dire où sont les priorités, qu'est-ce qu'on fait en un, qu'est-ce qu'on fait en deux ?
Qu'est-ce qu'on ne peut plus faire, qu'est-ce qu'on continue à faire. Or, ça c'est un débat politique absolument passionnant. débat politique sur les priorités de l'action publique, c'est le cœur du débat politique normalement effectivement on l'a pas ou il faut un temps de campagne c'estàd que là vous avez eu faudra un temps de réflexion avant le temps de campagne.
Il y a eu 3 semaines rappelez-vous le nouveau Front populaire il se crée dans une urgence avec une plateforme minimale à peine discutée dans un dans c'était l'urgence contre le RN. C'était ça le nouveau fond populaire créé après le 9 juin 2024. La campagne dure euh 3 semaines, c'est extrêmement court pour concevoir et et débattre, vous dites, sur les sujets de société, les priorités et cetera.
Et avant 2022, la présidentielle c'était l'Ukraine, la guerre en Ukraine. Et euh Emmanuel Macron est resté sur ce créneau international et on n'est pas rentré dans la la politique économique, sociale, budgétaire, environnementale. Donc finalement, les deux rendez-vous démocratiques clés de 2022-224 ont été escamotés.
Hm hm. Si on se met dans l'optique de du 8 septembre, François Baou tombe, il y a pas de dissolution parce que Emmanuel Macron décide de ne pas y aller. Ça veut dire nommer un nouveau premier ministre, un nouveau gouvernement.
Nathalie, on a pas mal entendu hier parler de gouvernement technique. Ça ça veut dire quoi ? Qu'est-ce que c'est ?
Ça c'est quelque chose qui revient qui est extrêmement récurrent et qui sur le fond ne veut rien dire. Si vous décidez d'augmenter le SMIC, si vous décidez de ne pas geler les pensions de retraite, c'est certes technique mais c'est aussi politique. C'est si vous faites un choix, si vous rétablissez l'impôt sur les grandes fortunes, si vous changez la taxation, si vous prenez une taxe Zukman ou autre euh pour imposer différemment les ou les si vous changez l'héritage, ça peut l'air l'air technique, mais c'est pas technique du tout.
C'est une philosophie économique. Donc un gouvernement technique, je vois pas c'est à chaque fois c'est ça. Il y a un moment donné où la politique c'est pas c'est pas quelque chose de mal.
Hm. C'est pas quelque chose de dégoûtant. Il faudrait un technicien, vous voyez, qui serait absolument dénué de de on pourrait pas le critiquer.
Non, il faut et c'est là je rejoint à elle en disant qu' été escamoté mais ça risque de l' maintenant parce qu'on se retrouve quand même avec un DLR qui ont pas eu le temps de travailler à leur programme. Moi j'ai regardé les programmes pendant la campagne retail voqué, il y avait cinq lignes sur chaque enfin j'exagère mais en plus c'était à peu près donner plus de pouvoir aux adhérents L dans des comés lo on était contre la mort et contre le cancer. Oui, bien sûr.
Il y avait ça. Alors, il y a l'immigration systématiquement, ça. D'accord.
Moi, le Rassemblement national, j'ai toujours pas compris non plus ce qu'il voudrait faire et comment il le ferait pour la sécurité sociale, pour le PLFS. Est-ce que les franchises et comment on payerait je ne sais pas. Est-ce qu'on taxerait les riches ?
Est-ce qu'on augmenterait les impôts ? Le Parti socialiste, il y en a deux. Parti socialiste dans l'état actuel des choses.
Je vous fais pas le coup des de gauche irréconciliable mais manifestement c'est quelque chose qui est quand même un petit peu récurrent aussi. Euh bon, comment voulez-vous ? Ça n'a pas travaillé, ça n'a pas cette situation.
Le gouvernement, ni le commun, ni les opposition, ni Édouard Philippe qui qui prend le temps de dire "Moi, je parlerai le dernier au dernier moment, mais aura-t-il cette occasion ?" Bah oui, c'est un peu ça un peu ça le cœur du problème effectivement. Alors, quand on écoute les responsables politiques, eux disent qu'ils ont mis des propositions sur la table.
Le Rassemblement national ne cesse de répéter que fin juillet, Marine Le Pen a adressé une lettre argumentée au Premier ministre pour faire l'état des propositions. La gauche aussi dit bah nous on a des propositions à faire. On est venu aux discussions avec François Bairou avec des propositions.
Donc eux disent on a travaillé, on a des propositions. Mais c'est vrai que par exemple le Parti socialiste en ce moment dit beaucoup qu'il se remet au travail qu'en interne de la machine du parti, il y a des réflexions. On est qu'au début des conventions thématiques, tout ça.
On est au début ça doit absolument par de ce blocage de notre système politique à la fois relative blocage aujourd'hui presque institutionnel et puis aussi une sorte de panne démocratique. On le voit dans les enquêtes de pion qu'on réalise au Svipof, on voit ce regard que les Français portent sur la vie de la politique, sur l'univers de la politique. C'est absolument calamiteux, c'est absolument terrible.
Les gens sont désespérés au fond de la politique aujourd'hui. Bon bah, vous savez quoi ? On va essayer de se donner un petit regain positif avec le débat à venir parce qu'il y aura des politiques sur ce plateau et on va essayer de les interroger justement sur le leur proposition.
On fait quoi si le gouvernement Baïou tombe ? Quelles sont les propositions des uns et des autres ? sera la question centrale.
François Bayrou