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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 2 décembre 2025 13 minComplaisantActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sport

«Labellisation» des médias : approuvez-vous le projet d'Emmanuel Macron ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Déjà qu'on parle de l'abédition des médias pour Emmanuel Macron, de quoi parle-t-on ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qui seraient les labelliseurs finalement ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le label servirait à distinguer les professionnels des non-professionnels ou les médias entre eux ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que cette vidéo est labellisée par l'Élysée ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça rentre aussi dans ce cadre de durcissement de la communication de l'Élysée ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous surprend qu'80% des Français répondent non à cette question ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00journalisteFait
    « En 2018 il l'a fait et donc c'est sont ses premiers vœux à la presse en tant que président. »
  • 3:00journalisteFait
    « Mais en presse écrite, il y a que le certains journaux régionaux, le groupe EBRA qui ont souscrit. »
  • 7:00journalisteFait
    « Emmanuel Macron traite désormais les médias du groupe Bolloré comme des opposants politiques et pas comme des médias. »
  • 9:00journalisteChiffre
    « 80 un peu plus de 80 % répondent non à cette question. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Un sujet très délicat. Voici comment le président de la République Emmanuel Macron a parlé de ce sujet de la labellisation des médias. Sauf que ce sujet délicat dont il a parlé a provoqué lire de nombreux responsables politiques.

Et alors vous qu'en pensez-vous ? l'habiliation des médias. Après vous le projet d'Emmanuel Macron pour lutter contre les fausses informations à parler de ce sujet avec Louisalter.

Bonjour Louis. Bonjour Vincent. Merci d'être avec nous aujourd'hui.

Déjà qu'on parle de l'abédition des médias pour Emmanuel Macron, de quoi parle-t-on ? On va essayer d'être un peu précis par rapport à ce qu'il Oui, parce que euh bon, la polémique s'est un peu enflammée. En réalité, c'est une vieille idée qui n'a pas tellement prospéré. vieille idée parce que euh si on remonte à plusieurs années, il fut une époque où Emmanuel Macron présentait des vœux à la presse.

Ça a disparu mais il l'a fait trois fois je crois. En 2018 il l'a fait et donc c'est sont ses premiers vœux à la presse en tant que président. Et à ce moment-là déjà, il aimait cette idée d'une certification, c'est son terme à l'époque euh qui permettrait de faire le tri des vraies, des fausses informations.

En gros, des médias euh qui font leur travail selon les règles déontologiques en vigueur et les informations qui peuvent circuler sur les réseaux sociaux où il y a évidemment beaucoup de désinformations. Et à ce moment-là, il parle d'une initiative qu' avait commencé à prendre l'association Reporter sans frontières pour en effet labelliser des médias selon un processus où on garantit que la déontologie respectée, que la vérification est respectée et cetera. Bref, et récemment Emmanuel Macron s'est lancé dans une sorte de tournée parce qu'il a il a un peu de temps libre.

Enfin, en tout cas, il n'a pas les il n'a pas les la main sur le sur les débats budgétaires par exemple et il cherche d'autres sujets. Alors, il s'emparait du sujet des réseaux sociaux et des algorithme, l'impact que ça a sur la démocratie. Bon, très bien.

Il fait une tournée de différents débats. Ça fait un peu penser à son grand débat d'é sujet-là avec des lecteurs de la presse quotidienne régionale. Et au cours de ces débats, il a relancé cette idée.

Il aurait émis de lui-même l'idée d'une labellisation, c'est son terme, alors qu'il ne viendrait pas de l'État, c'est important de le préciser, mais des professionnels de l'information. Ça pose quand même un certain nombre de problèmes et et de questions sur lesquelles on pourra revenir, mais c'est de là qu' est né euh la polémique. C'est comme ça qu'elle s'enflammé.

Mais il faut savoir que c'est une vieille obsession d'Emmanuel Macron cette histoire de la bellisation et évidemment c'est accueilli avec beaucoup de défiance par la profession. Alors qui seraient les labelliseurs finalement ? il a il il cite euh là encore au cours de ces débats avec la presse régionale, il cite une une initiative prise par accompagné en tout cas par l'association Reporter sans frontières euh où certains médias ont effet souscrit à une labellisation, c'est la journalism trust initiative parce que c'est international euh mais qui en réalité concerne très peu de médias. euh l'audiovisuel public qui a souscrit mais en presse écrite, il y a que le certains journaux régionaux, le groupe EBRA qui ont souscrit.

Mais mais person ni le Figaro ni aucun titre de de presse nationale, quasiment aucun titre de presse quotidienne nationale et de presse quotidienne régionale n'est labellisé ni les hebdomadaires ni la plupart des radios et télévisions privées. tout ça c'est ça n'a pas pris si vous voulez comme initiative et par ailleurs de avant qu'Emmanuel Macron en parle ça n'a pas vraiment émergé c'estàdire moi j'ai jamais croiser un lecteur qui regarde avant de lire un article si le média est labellisé ou pas voyez le le le le certes il y a une jungle des contenus avec du tout et n'importe quoi et c'est un vrai défi pour les les médias y compris le Figaro mais je je la le le secteur il semble y avoir un consensus dans le secteur quels que soient les types de médias queles que soient les lignes éditoriales pour expliquer que c'est une mauvaise réponse à une bonne C'est ça. Euh, on tente de trouver une solution, un vrai problème, mais la solution donnée, tout le monde s'accorait à dire que ce n'est pas la bonne.

Non. Mais à partir du moment en plus où Emmanuel Macron, il a beau dire que ce n'est pas l'État, il a redit aujourd'hui en conseil des ministres, il a fait une vidéo lisée a fait une vidéo hier pour répondre au Boloré. Bref, voilà, il se défend de il se défend de créer un ministère de la vérité, de dire que c'est l'État qui va labelliser.

Mais le simple fait que le président de la République encourage cette idée, ça fait que ça fait en sorte en plus un président impopulaire, affaibli, des criers, tout ce que vous voulez. Euh le simple fait qu'il encourage cette idée, ça fait en sorte que le jour où cette idée se mettrait en place, il y aura forcément un soupçon. Si l'État, le chef de l'État accompagne cette idée, l'appel de ses vœux, il y aura forcément un soupçon.

Et par ailleurs, il cite Reporter sans frontière. Je rappelle que la semaine dernière, Reporter sans frontière a été désavoué par l'ARCOM parce que Reporter sans Frontière s'attaquait frontalement à un supposé non respect du pluralisme par la chaîne CS, chaîne du groupe Boloré. Donc il y a une controverse quand même autour de la la l'impartialité de reporter sans frontière.

Donc le le les prendre comme tirers de confiance comme garant dans le contexte actuel, bah c'est un peu compliqué quand même. Oui. Et vous l'avez dit, il y a cette vidéo de l'ISE quand Emmanuel Macron parle, on a pas l'impression qu'il cite des médias en particulier.

Il vise aussi des blogs, les réseaux sociaux. Sauf que sur sa vidéo là, on voit des extraits d'émission de ces news. Bien sûr, il en fait il y a une confusion du coup dans ce qu'il dit.

Est-ce que le label, il viendra triguer euh ceux qui font du journalisme et ceux qui n'en font pas, les contenus de médias professionnels et les contenus postés par tout un venant, y compris des comptes téléguidés à l'étranger, des comptes de lobbing, des comptes où il y a des des intérêts bien compris ou des comptes qui répondent tout simplement des rumeurs ou des fausses informations. Emmanuel Macron et son épouse sont eux-mêmes touchés par le rumeur et je pense que ça n'est pas pour rien, ça ne compte pas pour rien dans sa démarche. Est-ce que donc ça sert à distinguer bah les professionnels de l'information et des médias et tous les autres ou est-ce que ça sert à distinguer les médias entre eux ?

Et en effet, la Ripuse d'Emmanuel Macron qui choisit de répondre frontalement aux médias du groupe Boloré qui ont fait monter l'assaut sur est-ce qu'il y a un contrôle de l'information, est-ce qu'il y aura un ministère de la vérité, ils ont mis le sujet en haut de de leur agenda, ce qui est leur droit. Ça introduit quand même une confusion dans le raisonnement du président. Est-ce que enf en tout cas dans l'interprétation qu'on peut faire de ses propos, est-ce qu'il s'agit de distinguer bah quelque chose de vrai un professionnel de l'information d'un non professionnel de l'information ou est-ce qu'il s'agit de distinguer entre les professionnels de l'information ceux qui auront un label ou ceux qui n'en auront pas ?

Là, ça n'est pas clair et là où c'est flou, et bien il y a il y a évidemment un loup effectivement et les responsables politiques, nombreux responsables politiques ont dénoncé assez globalement en tout cas les paroles du président de la répite et du rassemblement nationale qui en effet l'ont l'ont dénoncé et je pense d'ailleurs que c'est pas la c'est pas la dernière fois qu'on aura ce débat en perspective de la présidentielle de 2027 parce que c'est un débat qui est très féroce aux États-Unis avec Donald Trump notamment parce que les réseaux sociaux ont était accusé de censurer certaines positions pendant certaines années. Maintenant, on les accuse de l'inverse, c'est-à-dire de ne plus du tout réguler les contenus. Donc c'est un c'est un débat qui est qu'il faut avoir déjà dans une démocratie qui est intéressant en lui-même euh de jusqu'où va la liberté d'expression et est-ce que les médias euh peuvent faire prévolir une information euh euh vérifiée, euh correcte, euh factuelle, mais tout en ayant le la liberté totale de leur ligne éditoriale sans qu'elle soit bridée ni par l'État ni par des algorithmes des réseaux sociaux.

Ce débat est fondamental et on voit qu'en effet sur ce sujet bah le une partie du spectre politique ça en est en paré une partie seulement il y a un silence à gauche qui est assez étonnant d'ailleurs euh le le la comme si euh toute une partie de la gauche ne savait pas se positionner sur cette question de la liberté d'expression était gêné parce que c'était certains médias qui la mettaient à l'agenda et et pas d'autres. Il y a un silence qui est qui est très étonnant. Ils ne veulent pas défendre news, ils ne veulent ils veulent vraiment pas défendre le groupe Bolery.

Donc les réactions sont venues de à la fois de Bruno Rota David Lissard à droite de Jordan Bardella et de Marine Le Pen du côté du Rassemblement national. Il est un peu inquiétant de voir que il y a uniquement la droite qui s'empare de de de ce de ce sujet-là. Et c'est donc aussi devenu un sujet de débat politique avec au passage un règlement de compte entre Emmanuel Macron d'une part et Brudon Retaillot qui a été son ministre de l'intérieur avant de rompre avec le gouvernement le Cornu euh il y a il y a quelques semaines.

Oui. D'ailleurs qui a fait un tweet euh justement euh pour demander si cette vidéo là était labellisée euh par euh l'Ély Lsé on va dire euh pour si s'il avait obtenu le label pour être diffusé. Euh les rapports d'Emmanuel Macron.

Il visent ces news. On sait que les rapports entre ces news et Emmanuel Macron, ils sont plutôt frais. Ils sont très frais en fait.

Euh maintenant le l'Élysée ne considère plus enfin Emmanuel Macron ne considère plus les médias du groupe Boloré comme des médias. Il considère ça comme une force politique, comme une sorte de parti politique qu'il n'aurait pas de candidat ou pas encore. Euh voilà comment voilà la le regard qu'il a sur le le groupe Bouler.

Ça n'a pas toujours été le cas parce que pendant son premier quinquena, il certains à l'Élysée, Emmanuel Macron lui-même traitait entre guillemets des journalistes. Il avait aussi reçu par exemple à l'occasion d'une décoration de Michel Welbec des journalistes de valeurs actuelles. Certains d'entre eux sont désormais en poste dans le le groupe Boloré.

Donc il a pas toujours eu cette relation frontale, loin de là avec cette frange plus droitière de l'échiquier médiatique. Mais là maintenant c'est la guerre maintenant. Euh et cette vidéo décidée directement par le président lundi soir, le fait de poster cette vidéo sur le compte officiel de LISE qui est très peu habitué à poster ce genre de de contenu et de démentif montre que Emmanuel Macron traite désormais les médias du groupe Bolloré comme des opposants politiques et pas comme des médias.

Ça pose évidemment un certain nombre de questions, d'autant que nombre de ministres macronistes continuent à accepter les invitations de ces news, de repin du journal de du dimanche. Donc il peut y avoir une une forme de contradiction aussi effectivement. Alors l'abellisation des médias.

Après vous le projet d'Emmanuel Macron pour lutter contre les fausses informations. 80 un peu plus de 80 % répondent non à cette question. Est-ce que ça vous surprend Louis ?

Non, ça me surprend pas. Je pense que le public et en particulier le public de des journaux, des médias d'information déjà un et ça revient ce que je vous disais n'est pas forcément en attente de cela. Évidemment queune partie du public veut une information claire et veut savoir surtout savoir d'où vient l'information.

Donc que ce soit id l'émetteur soit identifié mais ne va pas aller chercher quelconque label sur un site d'actualité. Et puis il y a toujours ce soupçon dont je vous parlais d'ingérence de de l'État et je crois que les Français sont trop attachés à la liberté d'expression pour que ils souffrent de la moindre ambiguïté sur ce sujet. H il y a il y a aussi peut-être une façon pour Emmanuel Macron d'avoir fait ça, c'est que on a l'impression que on parlait de ces news des du groupe boulet mais de ne laisser rien passer du tout sur l'information en général. il a attaqué en justice notamment sur ça.

Est-ce que ça rentre aussi dans ce cadre là ? Oui, il y a une forme de durcissement, de crispation. Alors, est-ce que c'est la fin de règne ?

Est-ce que c'est son affaiblissement ? Est-ce que c'est son impopularité ? C'est vrai que déjà depuis quelques mois, le les comptes sur les réseaux sociaux de l'Élysée se sont mis à formuler ce genre de démenti frontal.

Ça n'était jamais arrivé auparavant et maintenant il arrive de temps en temps que les comptes de l'Élysée post en effet soit une vidéo soit des des visuels pour expliquer que tel ou tel média a menti vraiment les accusantes de mensonge et en démantant. Ça n'arrivait jamais jamais avant. C'était soit fait autrement, soit la la liberté de l'express la presse était totalement respectée et l'Élysée n'entrait pas en confrontation directe sur en plus Twitter X qui est un terrain extrêmement inflammable avec des organes de presse professionnels.

Euh il y a aussi évidemment le les plaintes. Alors là on est dans le domaine de la rumeur, les rumeurs qui concernent Brigitte Macron et bien le le couple Macron a choisi une stratégie assez frontale de dépôt de plainte y compris aux États-Unis. Ils sont ils vont jusqu'à poursuivre une influenceuse américaine qui a répandu la rumeur selon lequel laquelle Brigit Macron serait née homme.

Euh il y a avec le risque que ça implique parce que le risque que vous avez c'est de faire monter la rumeur que tout soit exposé sur la table en raison de la procédure judiciaire. Voilà c'est c'est les risques qu'il prennent. Mais en effet euh on a l'impression que plus Emmanuel Macron approche de la fin de son quinquena, plus il euh veut absolument descendre dans l'arène quit à euh euh se mettre au même niveau que tel ou tel organe de presse et euh euh avoir une confrontation euh directe euh avec ceux qui l'accusent de mensonge.

Bon, il y a évidemment un gros risque euh qu'il prend déjà par rapport à la fonction présidentielle parce que ça n'était pas la tradition que la présidence que les disait répondre directement à ça. c'est un débat et puis un risque aussi de voilà de n plus qu'un polémiqueur parmi d'autres dans le le vaste champ informationnel au détriment de la stature du président de la République effectivement et on suivra ça. Merci beaucoup Louis d'avoir été avec nous.

Je rappelle votre titre d'article qu'on peut retrouver sur le site du Figaro laisation des médias l'étrange obsession d'Emmanuel Macron pour combattre la désinformation. Merci à vous d'avoir été nombreux à nous suivre et moi je vous souhaite une très bonne journée sur le site du Figaro.