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interviewFrance Culture· 19 février 2018 58 min

Jean-Michel Blanquer et les élections européennes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci d'être avec nous sur france culture voici l'esprit public en public du studio 105 de la maison de la radio merci beaucoup d'être venu encore très nombreux ce matin pour nous rejoindre et nous écouter en direct ensemble nous allons porter un autre regard sur l'actualité de la semaine avec nos visiteurs du dimanche aujourd'hui françois xavier bel ami dominique reynié christine ockrent et daniel cohen [Musique] mais 2019 sur l'agenda cela semblait si loin cette échéance qui sonnerait la fin d'une longue torpeur civique et le retour aux urnes pour élire nos eurodéputés et pourtant pour ces élections européennes dès cette semaine les grandes manoeuvres semblait avoir déjà commencé mardi à l'assemblée nationale l'examen du projet de loi pour mettre fin au découpage électoral de l'hexagone en huit grandes eurorégion une façon de redonner une dimension nationale à ces élections européennes et qui allait aussi conférer une importance extrême à l'unique tête de liste à l'incarnation que choisir à chaque partie pour aller défendre un scrutin européen jusqu'ici connu pour ennuyer considérablement les électeurs même si certains espéraient que la nouvelle donne politique ferait évoluer les regards alors dans les partis le grand casting casse-tête été lancée élections européennes encore cette semaine mais cette fois à bruxelles avec ce camouflet infligé mercredi à emmanuel macron sur le sujet des listes transnationales la grande idée du président français torpillé par les eurodéputés britanniques et par les eurodéputés de la cd ou d'angela merkel ce qui en cette semaine de saint-valentin n'était pas bon signe quant à l'osmose du couple franco-allemand élections européennes où l'on comprenait cette semaine que ce qui elle s y jouer n'était pas une mince affaire à la une de plusieurs journaux invité d'honneur de l'émission politique de france 2 un ministre de l'éducation cette semaine les oreilles de jean michel blanquer a sonné et rougissait sous les éloges de lui on disait qu'il incarnait une politique une philosophie qui dépassait largement le périmètre de son ministère de la rue de grenelle réforme profonde du baccalauréat nouvelle procédure d'entrée à l'université classes dédoublées ocp leblanc charisme était présenté comme la mise en oeuvre du maquereau nice ma destination des plus jeunes basé sur le même cocktail savamment dosé de bon sens pragmatisme libérer des idéologies le ministre vedette qui disaient aimer charles péguy et l'argent se livrent défendant l'école des années 1880 et ses instituteurs magnifique hussards noirs lançaient dans l'évangélisation républicaine des territoires mais jusqu'où jean michel blanquer pouvait-il être à ce point consensuelle [Musique] c'est le moment du sondage jean michel blanquer avez vous été convaincant ce soir eh bien oui pour 71% téléspectateurs qui ont regardé l'émission du ps heller fnm de la france insoumise vous êtes largement au-dessus de 50% 69% chez les électeurs de jean luc mélenchon vous avez une popularité qui est énorme jean michel blanc une réaction d'abord ce score j'en suis presque ému je pense que c'est le record historique je reçois ça avec d'abord avec humilité parce qu'il faut toujours très prudent par rapport à ce genre de choses et puis je le reçois avec plaisir parce que je pense que on a besoin de ça pour les colons voilà pour cet extrait de l'émission politique sur france 2 jeudi soir léa salamé recevait jean michel blanquer deux heures en prime time pour le ministre de l'éducation nationale français vous avez bel ami vous qui je le rappelle enseigné la philosophie au lycée vous avez consacré un livre à l'éducation les déshérités où l'urgence de transmettre est ce que vous avez le sentiment que la france a trouvé là son ministre de l'éducation idéal parfaitement consensuelle la première chose qu'on peut dire c'est que jean michel blanquer arrive en fonction dans un moment très particulier pour l'histoire de l'éducation nationale qui correspond peut-être à la fin d'un cycle qui a été marquée par le dernier quinquennat un dernier quinquennat absolument catastrophique du point de vue de l'éducation nationale et de la relation entre la gauche et l'éducation nationale on sait que la droite n'a pas brillé que l'état de notre école est largement due aux majorités qui se sont succédé et que la crise de l'école est aujourd'hui reconnue de manière unanime et cette crise de l'école s'est caractérisée d'une façon très marquée au cours de ce dernier quinquennat notamment dans les débats autour de la réforme du collège où une immense majorité d'enseignants de parents d'élèves d'élèves eux mêmes ont reconnu au fond dans cette réforme qui est l approfondissement des logis de celles qui les avaient précédés une forme de folie collective d'ailleurs nous avons voulu construire une école qui me transmettait plus de connaissances dans laquelle chaque élève construire son propre savoir une école de l'expérimentation pédagogique permanente une école qui était devenu finalement très compliqué en chantier continuelle et cette situation a fini par provoquer et un état de lassitude de découragement de dépression collective assez fort chez les enseignants et la réforme du collège a été l'occasion en particulier mais aussi la réforme des rythmes scolaires d'une rupture entre la gauche elle même et le monde enseignant et donc jean-michel blanquer arrive dans un moment où le consensus était tout près d'une certaine manière parce que aujourd'hui les enquêtes internationales enquêtes pisa en particulier nous ont permis de reconnaître l'évidence qui est que le système scolaire est profondément inégalitaire que ceux qui échouent dans notre système scolaire sont relégués dans des situations de deux difficultés catastrophique notamment dans le rapport à la maîtrise des éléments les plus fondamentaux de la connaissance tout cela nous le savons aujourd'hui et ce consensus d'une certaine manière jean michel blanquer arrive à temps pour pouvoir faire mûrir à partir de ce diagnostic désormais partager une réponse que certains qualifieront de conservatrice mais qui effectivement correspond sans doute à ce que hannah arendt décrivez comme l'essence de l'éducation c'est-à-dire précisément la conservation et surtout la transmission des connaissances fondamentales par lesquelles chaque enfant peut être conduit vers sa propre liberté et sa propre réussite et il y arrive d'autant mieux que il est élu dans ce dans ce contexte politique si particulier autour d' emmanuel macron c'est à dire qu'au fond il n'est pas un ministre de droite il n'est pas un ministre étiquetable et il est susceptible de ce point de vue là de parler aussi bien à des enseignants qui sont de gauche que de droite à des parents qui sont de gauche que de droite donc c'est vrai que le contexte est extraordinairement favorables et il incarne le dernier point une forme de sérieux de pragmatisme quelque chose qui ne cherche pas les grands coups de menton les éclats de voix quelque chose qui nous permet de sortir aussi par le haut de ses débats épouvantable qu'ils ont souvent déchirés l'école entre pédagogistes et républicain où les noms d'oiseaux remplacer les arguments maintenant la grande difficulté c'est qu'en sera-t-il de son action et je veux dire que il ya une une forme de décalage assez étonnant à mon sens entre la parole du ministre qui effectivement séduit très largement et la réalité de son action et notamment de cette réforme du bac qui est extrêmement surprenante parce que d'une part jean michel blanc cars avait dit et je crois avec beaucoup de raisons que l'école n'avait pas besoin d'une réforme supplémentaire et que ce qui comptait c'était de lui redonner une stabilité en permettant enfin aux enseignants de faire paisiblement remettiez ce métier pour lequel ils se sont engagés et qu'au fond ils disaient mais qu'ils connaissent et que les réformes successives n'ont cessé de le rendre de plus en plus compliqué donc il ya là une grande réforme nouvelle ce n'est pas une réforme du baccalauréat est une réforme du lycée en réalité une réforme bien plus importante vous profiterez leur considérable gigantesque beaucoup plus importante et beaucoup plus impactante que toutes celles qui l'ont précédée pour ce qui concerne le lycée beaucoup plus importante que la dernière réforme du lycée et puis ce qui est étonnant aussi c'est que c'est une réforme qui semble poursuivre les même logique que celle de la réforme du collège à certains égards c'est à dire diminution des heures d'enseignement dans les matières fondamentales diminution de la delà de la place laissée à la transmission du savoir développement de l'expérimentation avec le grand oral qui est un tp améliorée et puis surtout une logique comptable qui avait prévalu pendant trop longtemps et dont quelque chose d'étonnant entre le discours et les actes alors on va y revenir bien sûr dans le détail on va s'attarder un peu sur cette réforme du baccalauréat christine ockrent pour vous le blanquet risme c'est une révolution ou c'est de la communication je trouve ce néologisme patrese phonique le osant le ce dimanche n'étant pas du tout ni enseignante et là c'est encore moins experts ce qui me frappe et je crois que en écho des digues des arguments que vient de proposer françois-xavier c'est je crois que blanquet répond à une espèce d'angoissé collective vis-à-vis d'eux je ne dirais pas de l'effondrement mais mes de la perte de confiance dans la capacité française à éduquer le fait que l'on glisse au coût que l'on dérape irrésistiblement dans les classements internationaux quoi que l'on pense de ces classements le fait qu'effectivement françois hollande accusé trois milices de l'éducation en cinq ans quand même invraisemblable le fait d'ailleurs qu'aucun des prédécesseurs de jean michel blanquer ne l'attaquent véritablement comme si chacun à sa façon reconnaissait qu'il avait failli tout cela donne à cet homme qui est par ailleurs extraordinairement calme extraordinairement poser est extraordinairement professionnelle parce que ce n'est pas un vrai de la société civile c'est un professionnel en fait du sérail donc précis et techniques quand il le faut c'est ça oui mais en même temps politisé suffisamment il faut une immense habilite habilité politique pour faire en sorte que ni les lycéens d'un côté ni les syndicats de l'autre ni telle ou telle association de parents d'élèves ne soit déjà dans la rue et cela vient je crois d'un parcours très singulier assez peu français finalement où l'on voit je crois qu'il est professeur de droit à l'origine il a participé à plusieurs cabinets ministériels plutôt de droite comme on disait dans l'ancien en outre fois je crois même qu'il a collaboré au programme d'alain juppé au moment dé la dernière présidentielle et tout cela confère à cet homme d'abord une connaissance du milieu du terrain qui qui sont extraordinairement précieuse et puis là cette manière d'être cette manière de faire qui est éminemment rassurantes donc bravo jean michel bon merci beaucoup kerry joseph dimension nous initions heures alors essayons justement de rentrer un peu dans le détail de ce blanc kheris mais on va assumer cette terminologie là au moins jusqu'à la fin de cette émission daniel cohen savoir-faire habileté politique dit christine ockrent mais quoi le diable est dans les détails ses cinq boutiques fond c'est un peu ce que disaient aussi françois xavier il ya les paroles et les actes effectivement dans le domaine de la parole c'est assez formidable puisque on a d'un côté à un ministre qui explique il va s'entourer de spécial east du cerveau des neurosciences et donc les derniers les dernières connaissances produites par la science vont être mis au service de la rénovation de l'école et puis pour la réforme de la maternelle le prochain chantier en large et puis en même temps quand il décline seule idée de la république qu'il a il parle de retour des uniformes de la chorale de la dictée du redoublement après avoir fait l'éloge de la science y revient sur la semaine de quatre jours alors que tous les scientifiques les psys la liberté sur tous les sujets à 80 cents mais c'est déjà 85 % si j'ai bien compris que dé facto les écoles et les établissements scolaires sont revenus à la semaine de quatre jours donc il ya il ya un contrat d'ilya l'éloge de de la modernité et puis un clin d'oeil très appuyé à l'école de jules ferry donc c'est normal que ça plaise parce que on a les deux mondes à la fois pour le prix d'un on entend et en même temps ouais voilà alors maintenant tout à fait mais maintenant la question c'est quand on regarde ce qui se passe et on peut partir de la réforme du bac donc c'est une réforme attendue parce que ça fait longtemps qu'on se plaint du bac pourquoi parce que bon le bac et coûteux écoute pas simplement et financièrement coûteux parce que ça mobilise les établissements ça oblige les autres classes interrompent leur scolarité leur enseignement plus tôt et surtout coûteux géants me dire pédagogiquement puisque tous les gens qui ont dans cette salle autour de ce2 de ceux de ce bureau qu'on s'appelle ce set puis des enfants av que l'année de la terminale c'est la grande course engagée pour finir le programme avant le bac donc on est pris de toutes les qualités pédagogiques on voudrait l'associer au froid donc oui il fallait réfléchir au programme oui coupée entre dû continuer du final très bien maintenant c'est beaucoup plus que ça qui est fait ce qui est fait c'est que on va arrêter les filières et on va donner des spécialités donc ça veut dire quoi ça veut dire que en fait dès la première il ya des élèves qui ne vont faire aucune sciences économiques et sociales il ya des élèves qui ne vont plus faire de maths il ya des milliers d élèves qui vont pour passer au travers de l'informatique donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'en réalité la réforme qui est tellement précises parce que c'est pas tout dans le tronc commun désormais y aura du français de la philosophie de l'histoire géo de langues vivantes et cette nouvelle discipline appelée humanités numériques et scientifiques dont personne n'est capable d'être à deux heures par semaine personne est absolument incapable de dire ce que ça sera ce qui est certain c'est que les mathématiques la physique ne seront pas dans ceux dans ce dans ce domaine ya aussi une spécialité qui s'appelait numérique et sciences informatiques qui sera une spécialité qui n'est pas assez humanité à dans 30 ans nathan demain que sont pas dans le tronc commun donc ça veut dire quoi ça veut dire qu'en réalité on est en train progressivement de transformer la première et la terminale à une préparation à la fac puisqu'on voit bien que c'est fait partie de cette histoire que pour entrer à la fac il faut des les attendus ben voilà on les prépare avec toutes les pathologies de la fac est les pathologies de la fac française aujourd'hui c'est précisément qu'après le bac on demande aux jeunes bacheliers de décider s'ils seront avocats médecins économiste professeur d'éducation physique à rebours 2 par exemple ce qui se fait aux états unis au contraire la fac équivalent de la licence est un moment d'apprentissage de tous les champs possibles du savoir pour préparer l'élève d'abord à maîtriser ses champs du savoir et ensuite plus tard de se spécialiser je pars faire un grand dessein sur la société post industrielle et le monde qui nous attend mais il est parfaitement évident que personne aujourd'hui n'est capable de dire quelles sont les conséquences quelles seront les compétences qui seront nécessaires dans les trente prochaines années on sait qu'il y aura de l'informatique on sait qu aura des statistiques on sait qu y aura sans doute du droit pour pouvoir se repérer dans le monde on s'est sans doute qui aura aussi besoin de sciences morales pour se repérer dans dans le monde des réseaux sociaux et donc moi je pense que pour le coup c'est une occasion véritablement raté il aurait fallu faire tout à fait autre chose simultanément à la réforme de la fac je pense c'est à dire de prendre 3 4 tronc commun on aurait eu un tronc littéraire avec comme c'est le cas où vous n'auriez pas arrêter des filières du français des changes et les filières c'est c'est au nom de l'idée qu'il faut des troncs communs donc on aurait eu un tronc par exemple histoire géraud et sciences sociales dans lequel on aurait fait alterner peut-être les enseignants pour être certain que les élèves ont une connaissance qui ne s'arrête pas aux guerres napoléoniennes ou la première guerre mondiale mais qui vont jusqu'à la compréhension du monde dans lequel on est des inégalités tout ce qu'on voudra en mathématiques ils font un socle de connaissances en mathématiques renoncer aux filières très bien ça veut dire quoi ça veut dire qu'on arrête de dire toi tu es littéraire c'est fini tu ne comprendra jamais une statistique une moyenne année quartier et donc refaire un tronc commun à partir duquel louis au sein de chaque discipline on peut faire des spécialisations qui vont faire on va être un peu plus matheux mais les autres pourront le rattraper ensuite bref derrière les mots là la splendeur de l'école remis au centre d'un projet politique moi je vois surtout une formidable occasion manquée de réformer le lycée et la fac dans le sens que le marché du travail et le bon sens nous demande de faire donner des connaissances communes dont beaucoup plus de domaines que ce que sont capables de maîtriser les élèves quand ils sortent du lycée y a fortiori quand il rentre ensuite dans la fac alors dominique reynié vous qui vous aussi connaissait le métier d'enseignant qui avaient regardé cette réforme du bac dans le détail est ce que vous considérez comme daniel cohen que c'est une occasion manquée non d'abord emilie aubry vous avez aujourd'hui invité trois enseignants professionnels donc c'est aussi c'est pour ça que je suis tellement intimidées vous faites bien christie c'est le principe après tout s'est formé au début ça commence par l'intimidation on fonde beaucoup d'espoirs là dessus c'est pas une digression en fait mais je voudrais juste insister sur un point l'état de l'école en france c'est très paradoxal parce que d'un côté il ya sans doute beaucoup d'enseignants qui nous coûte d'un côté il y a les efforts inouïs fait par les enseignants je sais pas une formule une clause de style c'est absolument essentiel tous les jours ça tient part ça c'est absolument fondamental et c'est de plus en plus difficile ça tient quand même et de l'autre côté il ya cette double trahison qui est notre faute collective pour un pays comme la france c'est un désastre parce que d'une part nous considérons dans le roman national et ça n'est pas entièrement faux avoir un rapport singulier à la connaissance à la passion pour la connaissance et sa transmission et ça ne marche plus et nous considérons c'est aussi dans le roman national à avoir une attention particulière pour l'égalité et ça ne marche plus depuis longtemps quand on dit que nous sommes mauvais dans les classements internationaux il faut savoir que c'est pas simplement du point de vue de la connaissance de nos élèves nous sommes dans le bas du classement en termes de performances de compétences nous sommes dans le bas du classement en termes d'égalité la france est un des pays les plus inégalitaires en matière d'éducation nationale de tout le sud est mais je pensais au classement pisa qui sont lorsque sam est en tout cas 20% en france de la réussite de l'élève s'explique par ses origines sociales ou de l'échec et ses 13 % en moyenne donc on a un échec qui est humiliant pour nous compte tenu de nos promesses et de nos convictions c'est à dire que tout ce qui a été fait jusqu'à présent n'a absolument pas évité la dégringolade dans les classements sur ces deux points et donc le chantier il est essentiel c'est aussi pour ça je suis d'accord et ce qu'il dit christine ockrent sur le sondage 71 % d'accord avec ou convaincu par jean michel blanquer c'est l'expression d'un immense désarroi de conscience de l'urgence de notre faim d'urgence le problème c'est que c'est pas une question c'est pas une question d'urgence non c'est une question un chantier colossal il ne se passera rien d'essentiel dans deux ou trois ans ça ne peut pas marcher comme ça ce sont de grandes constructions immense il ya peu de constructions aussi complexe que l'éducation nationale française il faut des il faudrait par contre il n'est pas sûr que nous arrivions mais il faudrait qu'il y ait véritablement sur ce sujet là un voeu pieux je crois parce qu'en même temps le professeur de sciences politiques donc la politique j'ai observé un petit peu quand même et parfois très près mais c'est l'idée qu'il faudrait qu'il y ait une espèce de sujets hors controverse qui serait l'école sur laquelle on pourrait avoir une doctrine commune qui aurait des chances de subsister après les alternances est ce qui fait je pense une des qualités jean michel blanquer depuis guide dans sa fonction c'est que dans ses prises de parole j'espère que ça durera pas ce qui est une des clés il ne fait pas cette politique politicienne qu'on a tellement mêlée à l'éducation et qui a tellement fait aussi que aller dans la rue contre une réforme c'était aussi faire de la politique je voudrais juste a ajouté me dit ouvrez un point très important un autre grand défaut que nous avons c'est une hypocrisie profonde ce pays n'arrive pas à admettre un principe d'orientation qui a à voir avec des mécanismes sélection et l'hypocrisie elle tient dans ceux ci en france chacun est le témoin chacun peut se consulter du même élan être je dirais le juge en france les filières les plus prestigieuses sont sélectives celles qui ouvrent sur des carrières prestigieuses et rémunérés et de pouvoir sans sélective et mêmes même dans le même dans les filières moins prestigieuses laisser des filières les plus efficaces je pense aux iut sans les filières sélectives les bts sont sélectifs etc autrement dit nous avons un discours collectif qui semble dire qu'il ne faut pas de sélection et nous pratiquons exactement inverse en particulier lorsqu'il s'agit de choisir de former les élites je ne dis pas qu'il ne faut pas être sélectif jeudi je dis qu'il faudrait que les mécanismes de natation de sélection soit aussi au bénéfice des milieux les moins favorisés car on leur réserve a eu des accès de droit à des formations de 3e catégorie dont nous devrions aujourd'hui même jeudi pour ce rappel des principes et cet état des lieux mais ce que vous considérez que cette réforme du baccalauréat je reviens à ma question initiale répond à cet état des lieux que vous venez de vous faire de façon assez précise bas je pense que ceux qui répondent en partie dans le détail évidemment c'est tout ça encore une fois c'est une architecte allemande oui mais c'est une architecture tellement complexe il n'y a moins d'un an que ce gouvernement est en place et cette réforme la retouche et elle est faite elle va elle va se mettre en place mais c'est tellement absurde même cette idée qu'on puisse en quelques mois changer ce dispositif qui est colossal mais enfin c'est un mouvement qui est initié ce que j'espère c'est que le mouvement initié dont j'ai du mal à mesurer les effets puisque la mesure va rentrer en application et puis on verra ce que j'espère c'est qu'il est suffisamment souple pour pouvoir se transformer lui même ne pas être rigide si on imagine une réforme qui a des chances de préparer notre société à o défis du futur c'est sûr que non deux heures d'enseignements sur les humanités numériques je sais pas ce que c'est aujourd'hui ce sont nos enfants qui nous enseigne numérique donc avant que nous ayons la capacité de les former véritablement dans un métier du numérique il faudra un enseignement beaucoup plus structuré et sans doute beaucoup plus présents alors soyons davantage précis avec vous françois-xavier bellamy dont je rappelle que vous connaissez le lycée puisque vous y aller tous les jours enseigner prenons par exemple ce point de départ de ce fameux tronc commun dans lequel il y aura désormais pour tout le monde du français de la philosophie on se dit ça ça doit vous continuez à vous qui l'enseigné de l'histoire géographie de langues vivantes et cette nouvelle discipline humanités numériques et scientifique est-ce que ça c'est un bon point de départ la branche ce qu'on peut dire c'est que d'abord le premier réflexe cette réforme sera de faire baisser le nombre d'heures de cours pour tous les élèves au lycée est ce son et c'est là qu'il ya quelque chose de très inquiétant c'est la continuité de ce qu'on a déjà vécu ce qu'une réforme comptable on peut espérer de cette réforme d'abord la suppression de trente mille postes de fonctionnaires c'est quand même sa première efficacité or aujourd'hui et c'est là que je me comprends pas jean michel blanquer qui nous dit que le point de départ de notre réflexion collective sur l'école de cette doctrine commune je pense qui est toute prête d'être cristallisé parce que nous sommes réveillés par les classements internationaux de fait aujourd'hui nous sommes tous conscients que le défaut de notre école c'est le manque de maîtrise des fondamentaux donc oui pour un tronc commun mais si c'est simplement pour diminuer le nombre d'heures de cours qui seront donnés dans chaque discipline alors même qu'aujourd'hui dans les classes les moins favorisées socialement nous avons des centaines de milliers de jeunes qui sont en grande difficulté de maîtrise dans la lecture et l'écriture faire baisser le nombre d'heures de cours c'est suicidaire le deuxième élément qu'on peut dire c'est que mais je rejoins parfaitement ce qu'il disait daniel cohen sur ce point l'effet principal de cette réforme n'est pas de renforcer ce tronc commun mais au contraire d'anticiper la spécialisation qui rompt voit bien que nos élèves en de plus en plus de mal à s'orienter et on comprend pas ce que le monde de demain est de plus en plus confus mais on leur demande maintenant de se déterminer de plus en plus tôt dans une spécialisation de plus en plus avancé est donc le véritable effet n'est pas de renforcer le tronc commun mais d'anticiper la spécialisation une spécialisation qui par ailleurs étant donné la baisse de ce nombre d'heures de cours ne sera pas plus efficace parce que si vous prenez par exemple quelqu'un qui va se spécialiser dans les bains dans les domaines de l'économie ou de la sociologie en fait il va avoir dans sa spécialisation 3 4h d'économie c'est à dire moins que ce qu'il a aujourd'hui en section économique et social un élève qui fait une filière littéraire aujourd'hui à 8 heures de philosophie en terminale demain il en aura au maximum quatre ou cinq donc il ya quelque chose qui cinq bars dont moi quelque chose qui pose problème dans ce dans ce dans ce dans cette construction est vraiment vraiment j'ai du mal à comprendre je dirai simplement un dernier point parce que sa tête deux derniers votes rapide le premier le premier point c'est que on sait bien qu'aujourd'hui les élèves les plus en difficulté ce qui les rattache à l'école c'est la classe cette spécialisation avancée elle va faire disparaître la classe et ça c'est a parfaitement assumé par jean michel blanquer dire les classes en tant que tel vont disparaître l'enseignant est ce que ça sera déjà verra passer devant lui des élèves de passage qu'il ne connaîtra pas qu'il accompagnera moins efficacement parce que ces élèves vont être là de manière modulaire ont fait disparaître une unité qui aujourd'hui était décisive pour éviter le décrochage qui est un de nos principaux problèmes est le dernier point que j'évoquerai simplement c'est tout à l'heure dany cohen disait que c'était une réforme attendue pour ma part je ne le crois pas je suis en effet en signant le secondaire je crois que tout le monde s'accordera sur le fait que l'urgence n'était pas de réformer le baccalauréat jean michel blanquer en lui-même qui l'a redit d'ailleurs au cours de l'émission politique notre principal problème aujourd'hui c'est l'enseignement que le maire ce sont ces enseignants des classes de maternelles et primaires qui sont effectivement abandonnés dans des contextes d'enseignement de plus en plus difficile et qui peine à transmettre les éléments les plus fondamentaux du savoir quand vous arriviez au collège avec des difficultés de lecture vous allez les traîner jusqu'à la fin le problème des cours préparatoires dont alors ça c'est vrai pour on pourrait le discuter aussi ce serait encore un autre grand sujet parce que c'est pas du tout évident qu'en divisant par deux le nombre de classes ce qui vont plus d'ailleurs à augmenter massivement les effectifs dans les autres classes aujourd'hui c'est pile les instituteurs reconnaissent qu'on apprend mieux à lire à des groupes de douze cas les groupes de 30 d'accor mais le problème c'est qu'après vous vous retrouvez en ce1 ce2 avec les classes de 32 dents que c'est quand même un choix stratégique qui est assez délicat à mener et puis la question qui se pose fondamentalement c'est aussi la question de l'organisation de l'enseignement mais cela étant dit en tous les cas c'est vrai que concrètement cette réforme du bac je ne crois pas qu'on puisse en espérer une amélioration pour nos élèves on peut en espérer une économie pour bercy et ça c'est quand même inquiétant christine ockrent voulait trouver c'est vers nos camarades sans cette réforme et sur la toile et régisseur donc évidemment que quand comment en attendant de l'indulgence nommé propos la profane que je suis je trouve que l'argument du nombre d'heures n'est pas pertinent parce que ça marche ça devrait marcher très bien alors puisque a tellement d'heures manifestement ça ne marche pas la ola ouzou je crois que la réforme du bac en fait c'est une manière aussi de réformer l'accès à l'enseignement supérieur c'est bien ça c'est le sait véritablement le carrefour de notre de notre système scolaire et là je rejoins parfaitement ce qu'a dit dominique reynié parce que nous avons en france cette passion de l'égalitarisme dans une société qui devient très inégalitaire et avec une incapacité absolue semble-t-il au niveau d'éducation à réduire ces inégalités donc il ya ce divorce entre le discours qui est à la fois bienveillant et qui correspond à notre ambition d'universalisme et de traditions culturelles éminente et et à côté de ça et effectivement c'est ce sentiment d'un système qui se déglingue le problème encore une fois c'est qu'il faudra sans doute sinon une génération en tout cas dix ans pour voir si ce train de réformes qui probablement ne vont pas s'arrêter à la réforme du bac enfant peut le souhaiter on verra si ça porte ses fruits c'est pas du court terme pour terminer à daniel cohen je vous laisse la conclusion de cette première partie il est beaucoup dire ici par les proches de jean michel blanquer qu'il s'agit finalement au fond de reprendre le meilleur d'un système anglo saxon où l'on permet aux lycéens de panache et ses matières sans s'arrêter à six les scientifiques ou littéraires que surtout on le dit on le sent on le désigne comme responsables de se forger son de composer ses enseignements moi j'ai fausses moi je pense que c'est exactement le contraire qui va se produire le système anglo saxon en effet au dans les lycées on n'apprend pas à grand chose et sachant cela quand on rentre encore une fois au collège on reprend tout on vous donne des fondamentaux qui vous permettent sans anxiété de faire des maths alors qu'en france à partir de la seconde thema de ou pas et c'est fini c'est irréversible donc vous imaginez ce que ça veut dire que rentrer dans un monde dans lequel dès le départ on est estampillé littéraire sans aucune possibilité ensuite de maîtriser les choses sur notre système d'avant est-ce que c'est pas l'un vers ce que propose mes temps il y avait quand il y avait des filières encore une fois moi je suis très favorable au renoncement aux filières à condition que ça signifie donner un socle partager à tout le monde mais on va dire au moins quand il y avait des files ir les élèves de s il avait un tronc commun de deux maps là on peut en effet directement aller vers une spécialité en échappant à la casse une parenthèse dans la parenthèse très intéressante et à la question de la formation des maîtres qui n'est pas encore abordé aujourd'hui mais mes amis martin d'hères qui président d'une association avait fait cette destinée à renforcer l'attractivité des mathématiques auprès des des jeunes gens faisait cette constatation extrêmement simple c'est que les enseignants dans le primaire les les instituteurs en fait viennent tous de filières littéraires en réalité n'ont pas fait de matches depuis la seconde la première et comme on les amène à bac + 5 c'est très difficile pour eux d'enseigner les mathématiques c'est pas du tout l'opprobre sur sur les les enseignants c'est juste une petite constatations des effets de cette spécialisation précoce qui fait qu'au bout du compte il ya des choses aussi fondamental que les mathématiques qui peuvent échapper ensuite à jamais des instituteurs ensuite mais à beaucoup d'autres métiers donc on va pas du tout dans la bonne direction par rapport à ça la question des inégalités oui en effet comme le disait très bien dominique la france est le seul pays qui non seulement est inégalitaire mais qui réussit ce tour de force selon les enquêtes pisa à faire augmenter les inégalités au cours de la scolarité terre les dessins divergent au lieu de converger même un tout petit peu pourquoi parce que en gros dès le départ les élites sont dans une stratégie qui consiste à amener leur chéri dans les classes préparatoires en sachant que tout le reste les profs même internalise en quelque sorte cette contrainte de sûr favoriser les premiers donc c'est tout ça qu'il faut reprendre pour redonner de la respiration à notre formation un dernier mot on a parlé du bac mais non on parle pas du bac on parle de la moitié du bas qui les bains les bacs techno les bacs professionnels qui font quand même partie de la question centrale si on veut s'attaquer aux inégalités ne sont pas abordés quelle serait la réponse pour ces bacs là mais ça serait de revenir sur les iut les bts en avait déjà parlé dans une précédente émission pour doubler pour tripler leurs effectifs pour s'assurer qu'en effet il ya une continuité entre ce qu'ils apprennent au bac et au lycée toutes ces choses-là réformes suivantes toutes ces choses à court terme de soulager et le bac pro c'est la réf ce sont les réformes mais c'est un ensemble on veut changer le lycée avec en vue d'améliorer l'articulation avec avec la fac on ne change pas à la fac en même temps de même on veut lutter contre les inégalités ça doit faire partie d'un plan qui fasse que l'entrée à la fac soit soit plus utile et donc les formations bts iut souhaite également augmenter on ne voit pas ça désolé de dire mais ce plan d'ensemble pour l'instrument plus vous ne voyez pas l'architecturé ce serait moins de la fin sur cette première partie dominique reynié non via des errements justin pas qu'on ne s'est pas franchir en france pour comprendre soit difficile mais on fait l'hypothèse dans ses réformes compte comme dans la conception qu'on a de l'école dans nos échanges publics ont fait l'hypothèse que ce sont les gros les mêmes enfants devant les mêmes programmes dans les mêmes structures or la vérité et on est nombreux à le savoir c'est que ce ne sont pas du tout les mêmes enfants pas du tout dans les mêmes conditions sociales etc à un certain degré il est même plus possible de dire qu'ils peuvent passer par les mêmes formations et les mêmes filles et donc que fait-on quand on est un responsable politique validée ce serait peut-être d'offrir des programmes différencier et des méthodes différencié pour faire en sorte que les inégalités soient davantage des plus défavorisés c'est un pas qu'on ne veut pas faire puisqu'on veut pas sortir d'un discours universaliste france culture l'esprit public emilie aubry elle est à présent changeons d'échelle après l'avenir des jeunes français l'avenir de la vieille europe certains redoutent les prochaines élections européennes de 2019 sur un continent où on le sait prospèrent les populismes et les euroscepticisme gris pologne mais aussi autriche italie belgique en france la ligne europhile du nouveau président sera t-elle majoritaire qu'elle sera finalement la ligne de la droite de laurent wauquiez que fera la gauche divisée le front national va t-il se refaire une santé à l'occasion ce scrutin ce qu'ambitionne aussi les insoumis en attendant la proposition macro nien de listes transnationales a été rejetée cette semaine au parlement européen à cause de la perfide albion et de ses eurodéputés et puis à cause aussi des eurodéputés de la cd où le parti d'angela merkel tandis que le parlement français annulait lui cette semaine le principe de découper la france en huit eurorégions ou 8 euros circonscription au grand dam des amis de laurent wauquiez a écouté par exemple les commentaires de brice hortefeux sur ces deux actualités on comprenait cette semaine que l'europe allait bien être le grand débat à venir on a tripatouillé le mode de scrutin une première fois en passant à une liste nationale est ce que l'europe souffre d'un excès de proximité ou d'un excès d'éloignement pardon c'est d'annexer d'éloignement on éloigne encore un peu plus deuxième élément on vous proposait des listes transnationales qu'est ce que c'est que cette histoire ça veut donc dire que la proposition de président d'un pic les français ne saurait pas combien ils auraient députés puisque ça serait la liste nationaux peut pas le prévoir la conséquence sur un éparpillement c'est-à-dire un affaiblissement de la france au sein des institutions européennes heureusement de parlement européen a écarté cette possibilité j'espère que le président de la république française entend le message qui était à l'essai par les élus christine ockrent en réalité ces élections européennes lointaine 2019 ça y est elles ont commencé oui bien sûr et pour une raison simple c'est le premier scrutin que devra affronter le président de la république et ce mouvement politique qu'il a fait naître en marchant mais ce qui est extraordinaire quand on entend ces propos que ce soit ceux de brice hortefeux au d'autres c'est que ce sont absolument les mêmes arguments qu'on entend tout le temps à chaque fois que l'on entreprend de réformer le mode de scrutin des européennes dont on on s'empresse de dire qu'évidemment elle ennuie tout le monde et je surveille mon langage donc en 2004 si ma mémoire est bonne on a décidé que pour rapprocher n'est ce pas les citoyens de leurs eurodéputés il fallait faire huit grandes circonscriptions c'est évidemment complètement bidon je défie quiconque de véritablement désigné sauf par liens amicaux sont seize son ou ses eurodéputés mais une remarque quand même sur cette histoire de listes transnationales il faut bien voir que la réforme qui a été proposée est recalé au par le parlement européen ce ne sont pas des listes transnationales global concernant la totalité des et sur les français et rêva camp par les onc se sont ce seront les sièges il y en a très précisément 73 libéré par les britanniques quand ils sortiront ce qui est cocasse c'est qu'évidemment les eurodéputés britanniques ont participé au vote il faut en effet d'un repas auquel ne parlions pas sur ses 73 sièges il s'agit en fait très précisément de 27 sièges area qui aurait été réattribué selon un mode transnationales je rappelle d'ailleurs par le passé si ma mémoire est bonne maurice duverger en illustre professeur de droit a été élu en italie sur une liste italienne eurodéputés dans les années daniel je parle des années 70 80 donc encore une fois gardons cette histoire de lys trans transnationales à sa véritable profession pour en revenir à cette idée macro nien d'avoir à nouveau une seule circonscription c'est évidemment une stratégie de division et de d'accentuation si j'ose dire de l'écartèlement absolue aussi bien de la droite traditionnelle française que de la gauche traditionnelle française il n'a jamais qui ni l'une ni l'autre n'ont jamais résolu leurs divisions profondes entre souverainistes eurosceptique et pro-européen vous avez aussi bien à droite qu'à gauche les mêmes fracturé il est évident qu'à voir une seule circonscription cela va permettre aux partisans d' emmanuel macron et aux gens qui vont défendre cette approche de mettre du sel sur ses vieilles plaies cette renationalisation re personnalisation d'un scrutin à l'occasion de ces européennes françois caillé bellamy cela vous inspire quel commentaire on voit bien évidemment l'intérêt politiques qu'il ya derrière et que christine ockrent résumé parfaitement [Musique] est cependant il est évident que c'était une mesure nécessaire pour pouvoir rendre de nouveau le scrutin plus lisible par les français parce qu'honnêtement ses poussettes en désaccord avec brice hortefeux sur cette question pour vous c'était bien oui bien sûr être fins et huit eurorégions qui n'avait pas de sens audit en tous les cas je suis entièrement d'accord avec christine ockrent sur le fait qu'il est impossible à un français normal de connaître les eurodéputés qu'il représentait donc l'argument selon lequel il faudrait approché à traverser eurorégion l'europe des territoires paraît totalement désuet et un peu artificielle la vérité c'est que au moins nous aurons un débat bien plus claire avec des listes nationales à une échelle qui permettra un débat un débat véritable entre les différentes forces politiques qui concourront à ce scrutin et c'est à mon avis une excellente chose parce que parce que de fait l'europe va être un grand débat la seule chose qui m'inquiéterait ce serait que ce débat du coup soit ramené comme semble vouloir le faire le parti du président de la république à un débat pour ou contre l'europe qui d'une certaine façon serait le danger majeur pour l'avenir de l'europe parce que si le débat est pour ou contre l'europe alors dans ce cas nous risquons de voir beaucoup de deux français prendre parti dans ce schéma très caricatural il me semble que la vraie question qui se présente à nous c'est comment penser l'europe comment construire l'europe et de ce point de vue là la question des listes transnationales pour anecdotique qu'elle fut en termes de nombre de parlementaires concernés avaient une portée symbolique extrêmement importante je crois que ce qui est en jeu vous vous y étiez favorable ou pas on comprenne bien non pour le coup je crois que c'était une décision politique majeure en ce sens qu'elle introduisait cette idée qu emmanuel macron a exprimé d'une manière très transparente dans le discours d'athènes puis dans le discours de la sorbonne l'idée qu emmanuel macron a formulé en disant qu'il n'y a plus de souveraineté pour les nations qu'il n'y a plus de souveraineté qu'européennes dans le monde des grands ensembles qui se dessine ça c'est vraiment le débat politique majeure peut être que les français se prononceront pour affirmer que la bonne échelle de la souveraineté c'est l'échelle européenne pour ma part je ne le crois pas du tout et je crois que ce qui est en jeu c'est dans ces élections en particulier un débat autour de cette question comment voyons-nous l'avenir de l'europe non pas contre l'europe ou pour l'europe ce qui est totalement absurde mais comment construire l'europe faut-il construire une europe qui dépasse la souveraineté des peuples pour pouvoir établir une souveraineté à l'échelle européenne et pourquoi pas du coup de main à construire des listes transnationales de manière globale et non plus de manière ponctuelle mais pour ma part je serait infiniment plus favorable à l'idée que l'échelle démocratique et nous en avons déjà parlé ici c'est l'échelle du demos c'est-à-dire l'échelle d'un peuple qui a au niveau national comme le feront ces élections un débat particulier pour pouvoir exprimer sa liberté et sa responsabilité dominique reynié sur cette nationalisation renationalisation héros ou extrême personnalisation du scrutin qui s'annonce d'abord un peuple c'est une population à laquelle on vous aviez déjà eu ce débat là d une question politique aux européens pour qu'ils puissent répondre en tant qu'européen mais simplement il faut quand même répéter une chose on entend beaucoup dire et je crois que tous autant que nous sommes nous l'avons tous dit un moment ou un autre que cette globalisation appelle une gouvernance démocratique l'union européenne et le parlement européen dans l'histoire des démocraties encore aujourd'hui c'est le seul lieu et le parlement européen est la seule instance démocratique post nationale c'est absolument terrible que nous n'arrivions pas à mesurer la profondeur la puissance cette innovation et à quel point elle est une réponse présente pour le monde qui vient et l'idée de réfléchir à une souveraineté européenne qui n'exclut pas d'ailleurs contrairement à ce que vous avez dit la souveraineté nationale qui parle d'une combinaison cette idée elle est très liée à cette recherche qui est le propre du projet européen d'aller vers une dimension poste national ou transnationales qui est déjà contenues dans ce statut unique nous sommes les seuls à l'avoir d'une citoyenneté européenne qui nous permet si on est européen est ressortissant d'un pays européen de voter dans n'importe quel pays de l'union par exemple pour les élections européennes comme de candidates et comme vous le disiez christine okrent nous sommes laissés la pointe avancée dans le monde aujourd'hui de la consultation des peuples au niveau non seulement nationale qui restera nécessaire mais aussi transnationales l'europe donc l'idée de listes transnationales moi je regrette beaucoup amèrement que ce soit un échec c'était un grand progrès dans le bon sens pour que les peuples soient capables avec leur nation au delà de leur nation de peser sur le cours de leur destin nous y avons renoncé nous avons été empêchés et de façon tout à fait inélégante ou très perverse par les britanniques qui ont décidé de peser sur un ordre dont il se retire et par se lasser des députés de la cd de l'événément les allemands il reste je veux dire ils sont dans leur rôle peuvent être en désaccord ça donne quelques indications sur l'état de la relation franco allemande aujourd'hui si je pense est une c'est une une question politique compliquée sur la manière dont les grands partis politiques qui vont en sortir de ces élections vont pouvoir s'accorder ou pas pour déterminer la nature de la commission européenne il ya beaucoup de ça qui se prépare aujourd'hui mais pour les peuples dont nous sommes nous la composante dans la discussion que nous allons avoir il est évident que cette discussion doit porter au niveau national je ne répète pas les arguments qui ont été faits en faveur de la renationalisation de ces élections s'étaient effectivement pas un argument recevable ce qui avait été dit auparavant de même d'ailleurs jeudi au passage l'idée d'un affaiblissement de la présence française au parlement n'est pas une idée sérieuse ou consistante quand on voit la manière dont les parties composent leur liste en france en france la france et ce pays qui composent ses listes aux européennes en reprenant tous les battus les scrutins pour des raisons de clientélisme interne les recaser à droite comme à gauche les recaser et leur donner une espèce de prime ou de revenu minimum qui leur permettra de continuer leur petite carrière avant de revenir il l'espère toujours dans l'espace national qui reste pour eux celui où ils se sentent le plus à l'aise et c'est frappant de voir comment à bruxelles ils sont malheureux parce qu'ils ne comprennent rien aux règles du jeu et que personne ne les reconnaît d'ailleurs ils ne parlent pas les langues qui se tendent à bruxelles et quand il arrive à paris enfin enfin à paris ils ont invité partout pour répéter à peu près les mêmes choses et navarro d'avoir prise sur rien tout à fait frappant de voir cela et on verra comment les grands partis choisissent leur candidat et on verra là s'ils veulent que la france et oui ou non son mot à dire au sein du parlement européen il ya longtemps qu'on ne le voit plus en effet la question de l'incarnation dans ces élections à venir est posée parlons-en avec vous daniel cohen on voit bien une sorte de troubles puisque pour l'instant il est très difficile de savoir qui va conduire quels sont les incarnations des différents partis politiques pour la république en marchant sec ce ne sera ni juppé ni bayrou ni daniel cohn bendit pour les républicains on sait que ce ne sera pas laurent wauquiez puisqu'il l'a dit pour le front national on sait que ce ne sera pas marine le pen alors on entend parler de thierry mariani on sait que la gauche est divisée on sait que benoît hamon est prêt à s'allier aux insoumis l'a dit s'il renonce à sortir de l'union comment va faire la gauche daniel cohen dans cette histoire franchement je rien en un certain sens je m'en fiche mais en effet le débat non mais le débat redevient nationale immédiatement et donc je veux juste revenir un cran en arrière pour dire moi aussi à quel point je suis favorable à ces listes transnationales c'était la seule manière de permettre à l'europe de disposer d'un espace politique propre on y lit des listes transnationales ça veut dire quoi ça veut dire on va élire des représentants du parti socialiste européen ou du parti conservateur européen qui vont proposer quoi un programme européen qu'est ce qu'on fait des institutions européennes est ce qu'on va construire dépôt est ce qu'on va faire des scouts nick ensemble est ce qu'on va favoriser l'information la migration est ce qu'on va disposer d'un budget pour préserver les frontières c'est ça le débat dont les européens ont besoin pourquoi cet éloignement parce qu'on fait de la politique politicienne en france et puis après on en voit des gens effectivement qui sont les expulser les les exfiltrer de la vie politique européenne et qui n'ont aucune opinion aucune idée surfaces ont fait exception évidemment et on en connaît mais de ce que ça doit être qu'un débat européen dans tous les systèmes d'inspiration bicaméral il ya une chambre qui est à l'échelle des peuples le congrès aux etats unis l'assemblée nationale et une chambre haute qui représente les régions nous avons déjà cette chambre haute en europe c'est le conseil européen des chefs d'état dont une espèce de double clé sur tous les sens du sujet essentiel sont les représentants des états il faut une chambre basse qu'ils soient représentants d'un demos européen en construction mais qui se détermine sur des questions européennes et non par m au sein de ce débat le pour ou contre l'europe on est dans l'europe par définition puisque on est député européen qu'est ce qu'on veut en faire et là si ça n'est pas préparée par un programme ça ne fonctionnera pas si ya pas eu un débat s'il n'y a pas eu de la politisation à l'ancienne gauche droite autour du projet européen ça ne fonctionnera pas donc en effet on est ramené à cause de cette de cette disparition de cette possibilité auquel d'ailleurs les parties pourraient revenir parce que rien n'interdirait aux parties de reprendre la main là dessus d'avoir un parti socialiste européen ou un pépé européen sur le parti populaire de présenter dans chaque pays une alternance un fonds scène italien espagnol et c est moi je souhaiterais que ce soit pour eux la réponse donnée pour ceux qui le souhaitent à ce refus de transnationalité quand il s'agit du parlement européen alors maintenant effectivement on est complètement sonné revenus à venir sur la gauche dans sa relation à l'europe au moment où nous allons en parler ou nous allons aller voter enfin la grande question et mélenchon que pour pour macro lui même parce que du coup on lui offre un plateau sur un plateau la possibilité de recomposer le territoire politique de la france c'est grâce à ces élections européennes et le besoin d'avoir un scrutin national qui va pouvoir préparer comme les assises du socialisme dans les années 70 ce qui avait permis à michel rocard de rejoindre le ps ça va permettre c'est évident en fait j'ai l'impression que le maquereau on voit bien que il ya une partie de la droite on va dire modérée celle qui ne se retrouvent pas dans wauquiez qui veut rejoindre macron ça donnera la possibilité de le faire et peut-être puisque vous voulez parler de nous à moins de la france a soumis ce sera aussi la possibilité d'une clarification donc c'est une élection européenne perdue c'est une élection européenne dans lequel on ne va pas parler de l'europe on va parler de la recomposition politique française personnellement je trouve ça très dommage parce qu'on va parler en effet des questions de souveraineté de la politique migratoire des questions économiques resino crâne dans ses futures élections européennes ah ben je le souhaite vivement et jusqu'à 120 ch moi je vous avais le sentiment comme daniel cohen que ce sont des sujets politiques français qui vont l'emporter mais je crois que l'une des responsabilités majeures ce sont les médias le jour où les médias français choisiront de traiter en profondeur de toutes ces problématiques dans leur véritable dimension qui est celle de notre continent oui à ce moment là et j'espère vivement que ce sera le cas jusqu'au scrutin européen oui évidemment ceux là encore c'est que les partis politiques se mettent au clair sur le rap est ce qu ils le font ce travail d'aggiornamento aujourd'hui la sienne l'alléger public 1 je crois encore une fois que le fait de revenir et de ces constructions unique et la manière bien évidemment dont emmanuel macron et ses troupes vont tenter de faire campagne c'est évidemment ce qui se passera mais je voudrais revenir brièvement sur les raisons pour lesquelles les partis politiques au sein du parlement européen se sont opposés à cette liste transnationales qui aurait porté et ç'aurait été un début et moi aussi je déplore que ça n'ait pas été retenu que sur un tout petit nombre de sièges pourquoi parce que dans tous et la plupart des pays fondateurs de l'union européenne ce sont des régions une parlementaire beaucoup plus que nous nous sommes à mi-chemin entre présidentielle parlementaire est donc ce sont les partis politiques qui tiennent le parlement européen avec d'ailleurs des assemblages qui paraissent contre nature le pp par exemple dominée par la cd ou de madame merkel il ya aussi berlusconi a aussi viktor orban le hongrois qui est pas franchement fréquentable et c'est pourquoi est ce que ces partis sont contre définissent transnationales parce que dans leur régime parlementaire à eux c'est une perte de pouvoir évidente et au delà du croc en jambe que madame merkel aurait fait à emmanuel macron d'abord on peut dire qu'elle avait quand même d'autres soucis à monter sa propre coalition en interne mais il ya aussi cette idée que c'est véritablement au sein des partis politiques que sera choisi le prochain président de la commission européenne et ça c'est l'enjeu majeur en 2019 et le paradoxe c'est qu'à partir du moment où les partis ont rejeté dans leur immense majorité cette idée française un des français il faut toujours qu'ils sont bons cette idée ne porte encore une fois que sur un tout petit nombre de sièges c'est le paradoxe est que si les conservateurs gardent et c'est le cas dans la le parlement actuel garde la majorité c'est un français michel barnier qui aurait des chances de devenir président de la commission c'est tout à fait paradoxal mais il faut bien voir que le vrai enjeu de ce maintien dudus que les allemands appellent il faut que je dise mes notes parce que là sinon c'est tout à fait paradoxal mais il faut bien voir que le vrai enjeu de ce maintien dudus que les allemands appellent il faut que je dise mes notes parce qu hélas ma maîtrise l'allemand est nul le speed seule candidate c'est à dire le candidat qui est issu de la majorité relative issus du parlement au sein même du parlement de strasbourg merci pour ces explications j'aimerais qu'on termine avec vous dominique reynié françois-xavier bellamy sur finalement comment on peut ou non percevoir où en est aujourd'hui l'adhésion à l'idée européenne c'est vrai qu'en france on a le sentiment parce qu'on a ce président très europhile qui a parlé de l'europe dans son élection présidentielle que le projet européen retrouve comme ça une adhésion les chiffres de l'eurobaromètre semble indiquer également et puis de l'autre côté les populismes l'europhobie qui augmente il pourrait passer du temps à parler de l'actualité italienne sont donc l'offre attendant une prochaine émission et de tous et populisme qui germent ici ou là est ce qu'on sait réellement où on en est est ce que c'est de cela qu'on parlera lors de cette élection en france me craignent alors vous parlez du clivage souverainiste européen pour aller vite le clivage il est il ce complexe par les complexifie par le fait qu' il y as souverainisme d'opposition européisme de gouvernement des mêmes partis qui sont souverainistes dans l'opposition qui se colorent de souverainisme le font pour des raisons tactiques c'est ce qu'on va voir malheureusement lors de ces élections européennes où la question sera de battre la majorité en place et donc tous les moyens seront bons et comme la plupart des partis par définition sont dans l'opposition on aura donc un débat en france très nationaliser très politisée et c'est ce que l'on peut craindre et qui va provoquer du coup une incompréhension une abstention je veux juste rappeler ceux qui nous écoutent que 80 % 80 % des 18-24 ans s'abstiennent aux élections européennes une élection nouvelle qui est désertée abandonnés par les nouvelles générations c'est une des causes cette dissociation le l'europhilie et elle représentait peut-être emmanuel macron a représenté certainement d'ailleurs pendant la campagne 7,7 ce drapeau européen sans aucun doute les français ou les européens sont-ils europhobes et eurosceptiques ils tiennent des propos où ils ont des opinions qui sont souvent très critique mais quand il ya un moment de vérité on voit quand même quelle est leur position c'est à dire au fond moi je ferai la distinction entre est-ce que l'idéal les enthousiasmes malheureusement il tente à faiblir et à s'éteindre c'est aussi pourquoi cette conversation qu'on a eue avec vous le milieu ouvrier de l'importance à tafer de liste front national était une relance de l'idéal européen de même que l'idée d'une souveraineté commune mais ce qui ce qui les réunit les européens en tout cas quand ils sont concernés par la zone euro c'est la défense de l'euro et là dessus il ne varie pas toutes les élections aujourd'hui qui ont été tranchées avec des populistes dans la confrontation montré que les peuples même quand il était sceptique sur l'europe était solide sur la conservation de l'euro et donc ils savent bien les européens ce qu'ils doivent très concrètement à l'europe et ça ils ne veulent pas le mettre en péril je rappelle que les britanniques n'ayant pas l'euro ont pu se permettre de faire cette expérience de souveraineté ce que vous résumer bien dire qu'il s'agit du moment de vérité pour l'europe est ce qu'on saura réellement dans ce moment de vérité françois lamy ce qui est sûr c'est que le débat sera nationale il sera politique mais je serai peut-être moins pessimistes que les changes que convient d'avoir je crois que de fait cette cette recomposition politique qui va évidemment trouvé là une étape supplémentaire elle va se jouer aussi sur la question de l'europe qui en fait est une des questions fondamentales pour l'avenir au fond le débat politique c'est emmanuel macron qui en a eu l'intuition avec brio ne se joue plus sur les sur les questions du 20e siècle et les questions du 21e siècle elles sont devant nous et la question de la souveraineté est une question du 21e siècle c'est à dire à quelle échelle penser la souveraineté dominique reynié vient de nous dire dans une formule étonnante que c'est parce que les britanniques n'étaient pas dans l'euro qu'ils ont pu se permettre cette expérience de la souveraineté la question se pose et beaucoup de français c'est la pose de savoir dans quelle mesure nous pouvons encore nous reconnaître comme une nation souveraine et c'est la raison de cette inquiétude à l'égard de l'europe dont ils ont le sentiment qu'elle se construit contre eux ou malgré eux et finalement ils sont peut être moins favorable à l'euro qu'inquiets de sa disparition c'est à dire que ce qui se joue c'est moins un enthousiasme à l'égard de la monnaie unique une anxiété majeur qantas qui se produirait si cette monnaie s'effondrait et donc il y a me semble-t-il une nécessité de reconstituer l'idéal européen en passant par la voie de la démocratie et c'est pour cela je suis peut-être le seul autour de cette table à être défavorable aux licences nationales qui se dessinait parce que ç'aurait été une occasion de plus de faire un pas on fabrique le demos européens malgré les peuples ça peut être ces listes transnationales un objet du débat qui s'ouvre mais le fait de les réaliser avant ce débat aurait constitué un problème supplémentaire très brièvement quelques conseils de lecture sur ces deux thématiques que nous avons développées aujourd'hui christine ockrent alors un livre que je viens de commencer donc sur qui s'intitule combattre l'europe de lénine à marine le pen un ouvrage de bernard brunhes toews au cnrs éditions c'est très intéressant c'est l'histoire de lentilles e rang dans la pensée en europe merci pour ce conseil daniel cohen sur notre premier thème je crois oui sur le thème de la de l'école livre de christian baudelot et de robert reste à blake s'appelle de mémoire l'élitisme républicain dans lequel il revient exactement sur ce dont on a parlé les enquêtes pisa et les raisons pour lequel des inégalités augmentent en france au cours du cycle scolaire français qu'ils aimaient la vie et dominique reynié très très rapidement et très instable un livre d'augustin d'humières un enseignant du secondaire qui s'appelle un petit fonctionnaire au magnifique et d'utilité publique pour comprendre la crise de l'école et la réalité du quotidien des enseignants tous les élèves ya toujours un district qui ne fait pas son travail c'était mon cas et en général il s'en sort en trouvant que l'idée précédente est excellente et dont je reprendre l'idée de christine okrent 1-2 livre de bernard brunhes taux remarquable formidable dominique reynié merci beaucoup christine ockrent français que j'avais la vie et daniel cohen merci à céline leclercq qui a préparé comme toujours avec moi cette émission merci à l'udc jean reno merci à vous d'être venus si nombreux une nouvelle fois ce matin au dessus des 105 de la maison de la radio à la technique aujourd'hui on remercie jean michel després philippe thibaux claude niort et antoine viossat est tout de suite comme toujours on retrouve l'un cru gère on ne parle pas la bouche pleine déjeuner dominical aujourd'hui avec le cinéaste ethnologue jean rouch avec notamment une bouillie de mil mélangés à des feuilles d'oseille sauvages mais aussi la cuisson et la dévoration d'un chien ce qui est nettement moins appétissants à dimanche prochain néanmoins

Jean-Michel Blanquer et les élections européennes — François-Xavier Bellamy · Pourquijevote