Macron et ses ministres en PLS : tout comprendre sur les intervilles du zbeul
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Questions et réponses
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- 0:38OuverteRéponse directe
Tu es venue nous parler des intervilles du SBEUL, ces casserollades qui perturbent les visites de Macron ou de ses ministres depuis son discours du 17 avril.
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Est-ce que tu peux nous dire qui est en tête ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Et du coup, Lisa, notre département est deuxième, c'est ça ?
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Quelle est ta ville chouchou ?
- 9:20OuverteRéponse directe
Et aujourd'hui, c'est Vendôme qui se fait remarquer.
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Ce sont quelques dizaines de personnes qui se sont retrouvées en Saône-et-Loire. Qui sont ces quelques dizaines de personnes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les 100 jours du SBEUL ont officiellement été lancés le lendemain du discours de l'allocution d'Emmanuel Macron, où le président appelait lui de son côté à 100 jours d'apaisement, d'unité et d'action jusqu'au 14 juillet pour agir au service de la France. »
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« Alors déjà, le classement et les provisoires ne tiennent compte que des actions jusqu'à vendredi dernier. »
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« L'héros avec un combo gagnant, l'annulation du déplacement prévu d'Emmanuel Macron à Lunel et surtout le comité d'accueil fortement remarqué pour le président à Gange. »
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« Et donc, toujours dans ce département, le collège Louise Michel a été mis en sobriété énergétique. »
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« Les manifestants sont rentrés dans la cour du centre de santé et le ministre a dû partir par la porte de secours. »
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« Et plus tôt dans la journée, l'usine que devait visiter Emmanuel Macron à Müttersholz était tout simplement dans le noir, coupure revendiquée par la CGT. »
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« En prime, son goûter a été collectivisé par les militants. Au menu, tourte au fromage, broyé du Poitou, de bons produits du terroir dont les manifestants ont bien pu profiter. »
- 8:28InvitéFait
« Le ministre devait visiter l'Institut National Supérieur du Professeurat de l'Éducation. Bon, visite annulée. »
- 9:32InvitéFait
« Emmanuel Macron, au-delà de sa garde rapprochée et de son camion de CRS, se déplace maintenant avec un groupe électrogène pour éviter les coupures. »
- 9:54InvitéFait
« Et c'est une loi, par contre, antiterroriste de nouveau utilisée pour interdire la manifestation à Vendôme. »
- 10:05InvitéFait
« Dernier sebeul à l'heure actuelle, la visite de Stanislas Guérini à Castelnau-le-Lez, à côté de Montpellier, qui a tout simplement été annulée cet après-midi. »
- 10:31PrésentateurFait
« Je pense aux députés Zoulési, dans les Bouches-du-Rhône, qui a dû quitter une manifestation parce que le chahut, les menaces dont il était l'objet, rendaient sa présence difficile. »
Temps de parole
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En fait, c'est surtout l'humiliation qui passe pas, je pense, dans ce mode d'action. Et je trouve ça limite miraculeux que la colère des Français passe par des concerts de casseroles pour se venger face au déni de démocratie en cours. Et tu vois, c'est un peu ça, notre France. C'est voir des mamies dire « va te faire foutre à des gendarmes car elles ne veulent pas donner leur boîte de conserve ». C'est manger le goûter d'un ministre. C'est prendre casseroles et cuillères en bois avec ses enfants pour aller faire un concert avec ses voisins. C'est dans la même rue voir une poubelle en feu, des CRS qui courent et des Parisiens en terrasse qui dégustent leurs cocktails.
Et puis au milieu de tout ça, un prof qui passe en Vélib.
Salut Lisa ! Coucou ! Alors, tu es venue nous parler aujourd'hui des intervilles du SBEUL, ces casserellates qui s'enchaînent pour perturber les visites d'Emmanuel Macron ou de ses ministres depuis son discours du 17 avril, où le président avait appelé à l'apaisement.
Les 100 jours du SBEUL ont officiellement été lancés le lendemain du discours de l'allocution d'Emmanuel Macron, où le président appelait lui de son côté à 100 jours d'apaisement, d'unité et d'action jusqu'au 14 juillet pour agir au service de la France. Et tu vois là, Nadia, c'est ça ma France. La mienne aussi Lisa ! En une semaine, il y a une soixantaine de rassemblements, concerts de casserole et manifs pour emmerder le pouvoir, si je reprends les termes de notre cher président.
Et là, ça s'en donne à cœur joie sur les réseaux sociaux.
Complètement ! Les Français sont chauvins, aiment jouer et chacun veut user son département en tête. Alors d'abord, les règles du jeu. Chahut, Cassolrad, je l'ai trop dit, hués, un point. Manifestation, un point. Action créative, poursuite en forêt, etc. Deux points. Mise en sobriété énergétique, trois points. Action conduisant au départ précipité d'une personnalité, quatre points. Annulation d'une visite, cinq points. Quand c'est un ministre délégué, on double les points. Quand c'est un ministre, fois trois. Président de l'Assemblée nationale, on passe à fois quatre. Premier ministre, fois cinq. Et président de la République, les points sont multipliés par six. Wow !
Alors Lisa, est-ce que tu peux nous dire qui est en tête ? Alors déjà, le classement et les provisoires ne tiennent compte que des actions jusqu'à vendredi dernier. Qui se y est en tête ? L'héros avec un combo gagnant, l'annulation du déplacement prévu d'Emmanuel Macron à Lunel et surtout le comité d'accueil fortement remarqué pour le président à Gange. On a découvert le terme de dispositif sonore portatif, terme utilisé par la préfecture dans son arrêté d'interdiction, déclenchant la colère des manifestants sur place. Ah, il y a une casserole, là. Il faudra les enlever, madame. Pourquoi on va enlever des casseroles, s'il vous plaît ? On est sur un arrêté préfectoral.
Sur un arrêté préfectoral, est-ce que je pourrais lire un document, s'il vous plaît ? Un arrêté préfectoral. Et madame, la casserole ? Non, je vous ai demandé un papier. On a l'arrêté préfectoral. Je vais le lire, s'il vous plaît. Vous allez le lire, vous le mettez-vous là. À quel moment on n'a pas le droit de prendre une casserole, en fait ? Putain, mais c'est dingue, quoi. On la pose à l'âme et on va aller en chercher. Là, c'est pas mon sopalin, ma boîte de conserve. On va te faire foutre. Ils nous prennent tout, n'importe quoi. Mais la boîte de conserve, tu peux la prendre, c'est pas interdit ? Non, non, c'est pas la boîte de conserve, en fait. Allez-y, madame, posez la boîte. Allez.
Bonne journée. Ok, mouton, et on y va. C'est l'abération complète, tout le fric est foutu pour ça. S'il était tranquille, je pense qu'on ne prendrait pas autant de plus. On ne peut pas poser les gamelles, c'est ça ? On ne peut pas prendre les gamelles. Une casserole, par arrêté préfectoral, il est interdit d'avoir une casserole. Et donc, toujours dans ce département, le collège Louise Michel a été mis en sobriété énergétique. Et Emmanuel Macron a dû finir par faire son meeting dans la cour de récré.
Et du coup, Lisa, notre département est deuxième, c'est ça ? Vive le 93 !
93 ! C'est de la bombe bébé ! Entre casserole-là, des annulations de visites, c'est surtout le déplacement de François Braune au Cap-Orne à Montreuil qui s'est fait fortement remarquer. Une prestation des manifestants fortement salués. Les manifestants sont rentrés dans la cour du centre de santé et le ministre a dû partir par la porte de secours. Notre camarade André Manivit était sur place vendredi. Il en a ramené quelques images. C'est Aurélie Trouvé, qu'on voit députée LFI, qui s'est carrément pris du gaz lacrymogène par la police. On vient de le voir sur les images. Et en troisième place, sur le podium ? On a le Barin, en Alsace.
À Célesta, on note une performance de huée extrêmement impressionnante.
Donc on entend bien les gens derrière la performance de huée.
Et plus tôt dans la journée, l'usine que devait visiter Emmanuel Macron à Müttersholz était tout simplement dans le noir, coupure revendiquée par la CGT.
Et il y a, depuis vendredi, de nombreuses villes qui proposent de très belles performances. Quelle est ta ville chouchou ?
Alors, ça débat fort à la rédac, on ne va pas se mentir. Il y a vraiment une team Montreuil qui est extrêmement présente. Mais moi, je ne peux pas m'empêcher de ramener mon beau Poitou. Surtout que Poitiers a gagné de nombreux points hier en empêchant toujours François Braune, le ministre de la Santé, de faire sa visite. Et il a dû passer par le sous-sol des urgences. En prime, son goûter a été collectivisé par les militants. Au menu, tourte au fromage, broyé du Poitou, de bons produits du terroir dont les manifestants ont bien pu profiter.
Je suis quand même obligée d'accorder des points à Lyon et Paris qui n'ont pas fait passer une très bonne journée au ministre de l'Éducation Papendiaï hier. Le ministre devait visiter l'Institut National Supérieur du Professeurat de l'Éducation. Bon, visite annulée. Et surtout, les policiers ont dû se barricader à l'intérieur. Et des points aussi à Paris parce qu'après ça, le ministre est rentré en TGV et les manifestants lui ont réservé une casserole à Gare de Lyon. Papendiaï a dû partir par derrière.
Et aujourd'hui, c'est Vendôme qui se fait remarquer.
Et des intervilles ont leur petit effet car dans cette contestation, il y a la fusion des forces. On ne peut rien entendre avec les casseroles et rien voir avec les coupures d'électricité de la CGT. Alors, Emmanuel Macron, au-delà de sa garde rapprochée et de son camion de CRS, se déplace maintenant avec un groupe électrogène pour éviter les coupures. Vendôme qui, en casserole-ade, bloque aussi la National 10. La préfecture a dégainé direct l'arrêté insurant un périmètre où, nouveau terme, les dispositifs sonores amplificateurs de son, sous-entendu les casseroles et les rassemblements revendicatifs, sont interdits.
Et c'est une loi, par contre, antiterroriste de nouveau utilisée pour interdire la manifestation à Vendôme. Mais l'arrêté a été suspendu il y a un peu plus d'une heure et Emmanuel Macron est reparti en hélicoptère. Dernier sebeul à l'heure actuelle, la visite de Stanislas Guérini à Castelnau-le-Lez, à côté de Montpellier, qui a tout simplement été annulée cet après-midi. Les manifestants étaient déjà sur place avec leur casserole et leur petite cuillère en bois. Mais attention, Nadia, l'heure n'est pas à la rigolade, c'est très grave. Les Français sont une menace.
C'est sûr que nous allons continuer à aller sur le terrain. Vous parlez de mon déplacement en Saône-et-Loire. Ce sont quelques dizaines de personnes qui, le matin puis l'après-midi, se sont retrouvées. J'ai en tête d'autres exemples. Je pense aux députés Zoulési, dans les Bouches-du-Rhône, qui a dû quitter une manifestation parce que le chahut, les menaces dont il était l'objet, rendaient sa présence difficile. Mais qui sont ces quelques dizaines de personnes qui, ici ou là, se posent en censeurs ? Ils vont décider de qui a le droit de venir sur l'espace public. Ils vont décider que des députés élus, réélus dans leur circonception, ne pourraient pas prendre la parole.
C'est une drôle de conception de la démocratie. Donc, nous allons continuer à aller sur le terrain. C'est exprimer et manifester. C'est sans mécontentement, c'est la démocratie. C'est exprimer et manifester, ça fait partie de la démocratie. Vouloir en découdre, ça ne fait pas partie de la démocratie. Vouloir menacer des élus, des députés, vouloir menacer des membres du gouvernement, ça n'est pas la démocratie. Et les concerts de casserole, c'est la démocratie. Vouloir faire taire celles de ceux qui ne pensent pas comme vous, ça n'est pas la démocratie. Alors, c'est vrai que tout ça prête à sourire.
Oui, c'est ça. En fait, je suis contente qu'un ministre explique ce qu'est la démocratie, car j'avoue qu'on était un petit peu perdus en ce moment. Et oui, ça prête à sourire, parce qu'en fait, malgré tout, en fait, c'est bon enfant, même si au Média, on ne diabolise pas les différentes formes d'action. Même si, par Média, il a tweeté. On parle de concerts de casserole, c'est bon de le rappeler ? En fait, c'est surtout l'humiliation qui ne passe pas, je pense, dans ce mode d'action. Et je trouve ça limite miraculeux que la colère des Français passe par des concerts de casserole pour se venger face au déni de démocratie en cours.
Et tu vois, c'est un peu ça, notre France, c'est voir des mamies dire « va te faire foutre à des gendarmes car elles ne veulent pas donner leur boîte de conserve ». C'est manger le goûter d'un ministre, c'est prendre casserole et cuillère en bois avec ses enfants pour aller faire un concert avec ses voisins. C'est dans la même rue, voir une poubelle en feu, des CRS qui courent et des parisiens en terrasse qui dégustent leurs cocktails. Et puis au milieu de tout ça, un prof qui passe en Vélib. Mais tu condamnes les violences, Misa Lapin, quand même.
Est-ce que vous condamnez les violences, Misa Lapin ? Bon, il vaut mieux rire qu'en pleurer.
Un peu oui, car la France, malgré tout, c'est aussi les entraves aux libertés de manifester et les violences policières face à un peuple quand même pacifiste et inventif par rapport à tout ce qui se passe, on va le dire.