PROPOS RACISTES, ZÉRO SANCTION : LE SYSTÈME CNEWS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Salam ! Et qu'est-ce que vous ? Bah, euh, tu as pas regardé ?
On est un pays arabe, il paraît. Attends, bah, moi, je parle à ma commu. Ah bah, euh, Aïd Moubarak à tous, hein.
Ouais. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mardi 3 mars et je sais pas vous, mais je trouve que ça fait longtemps qu'on a pas pris de nouvelles de CNews.
Et autant vous dire qu'ils ont pas chômé pendant ce temps-là. En ce moment, c'est kermesse permanente de la sortie raciste, hein. Le tout capté, évidemment, en haute définition et servi à heure de grande écoute.
Même Pascal Praud commence à avoir des sueurs froides en écoutant ses invités. Autant vous dire que ça suppose qu'on a quand même largement dépassé les limites de l'acceptable. Pour débuter ce petit tour d'horizon, hein, seulement du dernier mois, parce que sinon on va pas s'en sortir, on braque les projecteurs sur Vincent Hervouët.
Et il a l'habitude des caméras, des plateaux et tout ça, donc ça devrait pas trop le perturber. C'est un chroniqueur attitré de CNews, fidèle parmi les fidèles chez Pascal Praud. Vincent Hervouët est un journaliste, hein, de métier.
Il a longtemps officié, notamment, chez LCI, où il occupait le poste très solennel de chef du service étranger, hein. Voilà. Alors, je sais pas, dit comme ça, [souffle coupé] on peut penser à une cellule de la police aux frontières, mais rien à voir, hein.
C'est visiblement comme ça qu'on désigne l'international dans le groupe TF1. Alors, nous, on jugera pas, hein, mais disons tout de même que le choix des mots n'est jamais innocent. Alors, vous serez d'ailleurs pas étonnés de savoir qu'il officie désormais dans toute la galaxie Bolloré, notamment chez Europe 1 et au JDD, après avoir entendu son dernier trait d'esprit sur le plateau de CNews.
On écoute. La France va être le seul pays arabe où on n'acclame pas aujourd'hui Donald Trump. Parce que c'est ça qui est le plus frappant.
Depuis que 48 heures, quelques heures, oui, non, pardon, pas le pays arabe, non c'est je je je Et depuis 48h, vous avez modéré les choses. Modéré les choses. tout le monde ne comprend pas cette ironie parfois et cet humour au 3e degré que vous avez.
Donc je précise monsieur Hervouët que c'était de l'esprit. C'est c'est c'est un ? Non, vous avez le droit.
Euh pour certains oui monsieur [grognement] oui. Vous vous sentez pas personnellement insulté quand on fait de l'esprit à côté de ? ne me sens pas insulté, je pense à l'Arcom et à CNews.
Apparemment à CNews. L'Arcom n'a rien à dire sur les sur ma considération de la Ah si effectivement, je pense que l'Arcom a toujours des choses à dire sur nos émissions. Ah ben oui, le racisme c'est de l'esprit maintenant hein, voyez où on en est rendu.
Alors si vous vous demandiez, Vincent Hervouët n'en est pas à sa première controverse, loin de là. En 2014, un lanceur d'alerte l'a accusé, mail à l'appui, d'avoir sollicité une rémunération en l'échange de prises de position favorable à la thèse dite du Sahara marocain. Hein, autrement dit, la position défendue par Rabat, selon laquelle le Sahara occidental, un territoire non autonome selon l'ONU, devrait être intégré au royaume avec une autonomie élargie.
Cette zone est également revendiquée par le Front Polisario, [grognement] lui soutenu par l'Algérie, qui défend au contraire le droit à l'indépendance des Sahraouis, d'où un conflit diplomatique et territorial qui dure depuis des décennies. Voilà pour la petite histoire. Et donc c'est dans cette affaire que Vincent Hervouët, euh qui nie évidemment les faits, aurait exploité, ça stature médiatique, pour relayer des accusations liant notamment le Front Polisario à Al-Qaïda au Maghreb islamique, et ce donc contre rémunération.
Visiblement, la déontologie et l'éthique journalistique, c'est pas vraiment son truc à Vincent. Plus récemment, en 2022, encore et toujours chez Pascal Praud, Vincent Hervouët avait déjà défrayé la chronique en faisant un lien entre le malaise paysan et les musulmans. On écoute.
Euh, ils sont pillés dans leurs champs, leurs engins, l'essence, les On va On a On rentre dans le Ramadan, ça va être les ça va être les moutons qui vont être euh enlevés et donc ne les enlèvent pas de force quand même. Mais si, bien sûr que si. Mais qu'est-ce que vous ?
Il y a des vols de moutons. Au lieu de parler de ça, on fait Il y a des vols partout de des moutons. Bon bref.
Bah oui, voilà, bah si les agriculteurs vont mal, c'est à cause des musulmans qui leur voleraient des moutons pendant le Ramadan, hein. Des propos déjà scandaleux de la part du journaliste d'Europe 1, chroniqueur sur CNews, qui sont encore plus révoltants quand on les replace dans leur contexte. Le collectif contre l'islamophobie en Europe les avait d'ailleurs rappelés sur son site à l'époque, je le cite dans un contexte de prise de parole où monsieur Hervé défend un agriculteur qui s'est fait justice lui-même face à des cambrioleurs, on le précise, à l'aide de son fusil de chasse, il semble évident que cette information sur les vols de moutons pendant le Ramadan incite à la haine, à la violence ou à la discrimination à l'encontre d'un groupe déterminé en raison de son appartenance religieuse.
Une plainte avait donc été déposée pour diffamation raciale et incitation à la haine. Sûrement un prérequis pour avoir sa place en plateau chez CNews. Passons maintenant à un autre poids lourd des plateaux et pas forcément pour les bonnes raisons, j'ai nommé Jean-Claude Dassier.
Alors les fans de foot le connaissent peut-être pour son passage à la présidence de l'Olympique de Marseille entre 2009 et 2011, mais Dassier n'est pas qu'un homme de ballon, il traîne derrière lui une carrière journalistique bien remplie. Aujourd'hui vice-président de Valeurs actuelles, hein, le fameux journal, hein, qui roule explicitement pour l'extrême il continue de sévir comme chroniqueur de longue date sur CNews et voilà ce qu'il a dit pas plus tard qu'hier à l'antenne. 25 % d'étrangers dans les prisons, ça pourrait faire un peu de place.
Ah oui, alors on les met ? Ben je suis d'accord. Ah ben dans leur pays d'origine.
Dans leur pays d'origine. Dans un avion. Oui, dans un avion.
On les jette en on les met en Méditerranée, on les on les met ? On les met ? Il y a des aéroports dans les pays étrangers.
Ah non Attendez attendez pause là. Si vous avez la solution à ça. Mais euh Jean-Claude Je suis un peu plus d'accord.
Formidable. Bah oui, qu'est-ce qu'on en ? Mais ça s'appelle atterrir dans un pays d'origine.
Qu'est-ce que vous ? Mais oui mais dans un pays d'origine, l'Algérie n'en veut pas, la Tunisie n'en veut pas, le Maroc n'en veut pas. Non mais d'accord, dans ce cas on est dans un bras de fer.
Personne a dit de Enfin c'est c'est Non mais il fallait qu'il faille changer les choses, c'est une évidence. C'est une évidence. Il faut effectivement avoir une politique étrangère qui soit un peu plus dure avec notamment, pas seulement, mais notamment les pays du Maghreb.
Jean-Claude par français Il y a tout à faire. Bon hélas Non mais attendez attendez parce que là vous racontez n'importe quoi. Personne n'a dit euh on on on Mais non mais vous pouvez pas dire ça.
À la télévision, on les jette dans la Méditerranée, vous vous rendez compte de ce que vous ? Oui oh bon ça va. Non, ça va pas.
Si bon ben oui. ça va pas. Oui, c'est clair.
On est à la télévision. Non, ça va pas. Si on en parle, ça va pas.
Et est-ce que dit est-ce qu'on disait, c'est euh les étrangers qui sont en prison sont expulsés dans des avions dans les pays et sont renvoyés dans leur pays d'origine. Et oui. le pays d'origine ne veut pas, il y a ce qui s' s'appelle un bras de fer diplomatique qui se met en place ou un pays tiers, rien d'autre. monde le sait, on est là pour la d'une politique migratoire.
Par exemple, Jean-Claude, quand un français est incarcéré aux États-Unis, on le renvoie pas, on le met pas dans l'Atlantique. Et bien sûr que non, c'était une façon de dire qu'il faut réexpédier tout ça dans les pays d'origine. Oui, tout ça, pas tout ça.
Ça apparemment, c'est plus difficile. Pas tout ça, c'est c'est c'est Oui enfin les les gros les étrangers pas tout ça qui ne devraient pas être chez nous. Oui, voilà.
Ben oui. Oui. Non mais il faut un peu de sérieux quand même.
Oh bon, ça va. On peut plus rien dire de toute façon. [rires][souffle coupé] Ah ben vous vous doutez bien que c'est pas une première non plus pour lui hein Jean-Claude Dassier c'est un peu son fond de commerce l'islamophobie et le racisme petit florilège.
Mais les musulmans ils s'en foutent de la République ils savent même pas ce que le mot veut dire. C'est ma conviction on va pas y arriver parce que c'est trop compliqué les cultures sont trop éloignées l'une de l'autre ou l'une des autres et on va tout doucement vers une société communautaire à l'anglaise ou à l'américaine. Je suis ravi je suis ravi de si si je me trompe je serai ravi de voir que la République reprenne les affaires en main domine tout cela et à condition d'être en effet d'une culture commune c'est pas de mal à venir.
La politique d'immigration est totalement insuffisante et nous avons un problème avec un certain nombre de de de de de de communautés venues de venues entre autres du Maghreb mais pas seulement qui sont souvent et et et basculent souvent dans un islamisme dans un mode de vie dans une pratique de l'islam qui n'est pas je suis d'accord avec vous tolérable en France. Maintenant nous sommes débordés par une immigration hors de contrôle. Est-ce que vous allez quand même devoir réussir à vous mettre ça dans la ?
C'est-à-dire que tant qu'on s'adressera dans nos écoles à des salles à des classes qui comprennent 75 % de noirs d'arabes j'en passe et des meilleurs on y arrivera jamais. Un homme délicieux vous en conviendrez. Alors à force d'outrance et de saisine de l'Arcom Jean-Claude Dassier a fini par être condamné pour injure publique à caractère racial en 2025 et c'est bien le minimum qu'on pouvait en espérer.
Pour autant cela n'a visiblement pas refroidi la chaîne de Bolloré qui continue de lui dérouler le tapis rouge et de lui tendre le micro comme si de rien n'était. [soupir] Et je vous propose de finir ce petit tour de piste mensuel avec un dernier chroniqueur ouvertement raciste puis lui avec un petit supplément misogyne qui ne gâche rien. J'ai nommé Richard Millet.
Alors lui, il est pas journaliste mais écrivain et éditeur d'extrême droite hein quand même voilà. Pour vous donner une petite idée du personnage, il a notamment écrit l'éloge littéraire d'Anders Breivik. Pour ceux qui auraient un peu oublié, c'est tout bonnement un terroriste néonazi qui a fait 77 morts et 320 blessés dans un attentat en Norvège en 2011.
Il a notamment semé la terreur et la mort sur une île, une petite île où se déroulait un camp de jeunes du parti travailliste norvégien. Déguisé en flic, il a fait 69 victimes essentiellement des adolescents. Et Richard Millet a donc publié une éloge, certes littéraire dit-il, de ce type en 2012 soit tout juste un an après sa tuerie de masse.
Alors forcément, ça a pas été hyper bien reçu hein vous vous en doutez. Et comme tous les grands génies incompris, Richard Millet assure lui qu'il a voulu seulement dénoncer le multiculturalisme et la perte des repères identitaires qu'il considère être à l'origine du geste du tueur norvégien. Millet a salué, je cite, la perfection formelle des actes de Breivik et leur prête une dimension littéraire qui aurait été mal comprise et mal interprétée par la presse.
Pour donner le change évidemment hein, il dit qu'il condamne les actes du terroriste mais affirme que c'est, je cite toujours, sans doute ce que méritait la Norvège et ce qui attend nos sociétés qui ne cessent de s'aveugler notamment sur les ravages du multiculturalisme, on a compris, mais également sur l'islamisation de l'Europe et son renoncement à l'affirmation de ses valeurs chrétiennes. Voilà, bon. Et puis bah pour faire parfaire le tableau, hein, l'écrivain a l'élégance de présenter Breivik, le terroriste donc, comme tout à la fois bourreau et victime.
Voilà, je pense que c'est bon, hein. Je vous je vous laisse un peu de temps pour digérer ces informations avant de de retourner à notre propos. Donc, le 23 février dernier, sur le plateau de Pascal Praud, toujours lui, Richard Millet est convoqué pour commenter la cérémonie de clôture des JO d'hiver à Milan, hein, parce que apparemment, il a un avis sur tout ce monsieur.
Et bien sûr, l'occasion est trop belle pour lui de tracer un parallèle avec l'assistante d'écrier cérémonie d'ouverture des JO de Paris et surtout d'attaquer la chanteuse Aya Nakamura. Même Sarah Saldmann n'en peut plus. On écoute.
Préfère effectivement l'opéra et c'est comment dire, les images que vous venez de voir, je les trouve belles, mais je sais que simplement dire qu'on aime une image belle, qu'on trouve une image belle, j'ai trouvé que c'était c'est c'est c'est c'est c'est quasiment d'extrême droite. Mais vous aimez Maître Gims. C'est c'est mais Maître Gims c'est autre chose.
Je préfère la Traviata à cette chanteuse énorme malienne là qui chantait devant. Non, vous pouvez pas parler comme Mais je peux parler comme ça. Je suis désolé.
Il parlait devant l'Académie française française. Il parlait devant la chantait devant l'Académie française. je vais t'obliger de modérer.
C'était une provocation. Je vais t'obliger de modérer. C'est votre avis, c'est votre goût.
Bah Bah vous dites Aya Nakamura, vous n'êtes pas obligé de la décrire comme ça. Elle est géniale. Son nom m'échappait.
Ah bah comme quoi les gauchistes, il suffit de les mettre une semaine à l'usine et pour qu'ils retrouvent un semblant d'humanité, hein. C'est c'est à garder en mémoire. Vu le niveau des débats sur CNews, dans pas longtemps, Sarah Saldmann risque de se faire estampiller wokiste d'ultra-gauche.
Ça va lui faire tout drôle. Foutue fenêtre d'Overton, mais merci quand même à elle sur ce coup-là. Alors moi je suis désolée, hein, d'habitude je fais pas ça, mais là je suis obligé de m'abaisser à son niveau.
Mais est-ce que vous avez vu sa tronche à Richard Millet, ? Non, nom que je sais pas, mais il faut quand même une sacrée dose de confiance en soi pour oser critiquer le physique des autres quand on ressemble soi-même à un vieux pruneau oublié au fond d'un frigo. Tu vois, c'est fou cette aisance qu'ont quand même les vieux mâles blancs pour commenter de façon très à l'aise le corps des femmes.
Bon, vous l'avez compris, le mois dernier chez CNews, ça a carburé au racisme comme le reste de l'année hein d'ailleurs. Ils vont encore venir nous dire et surtout à l'Arcom que oh là là, ils ont pas fait exprès et que les invités ont dérapé hein ce qui les empêchera pas de les réinviter pour redéverser leur bile haineuse à heure de grande écoute, c'est formidable. Autres mésaventures notables du mois pour CNews, 100 % frontières.
Vous savez, c'est le nouveau programme phare lancé le 23 février dernier hein. Ce sont les les faux journalistes du blog d'extrême droite du même nom hein Frontières qui se voit désormais gratifié de 2h d'antenne quotidienne sur la TNT hein. Eh ben c'est super, on dit merci ?
Eh ben non, vous emballez pas hein, c'est merci Bolloré hein ça va non ça ira bien. Bon et puis ben on vient tout juste d'apprendre une semaine après le lancement que ce nouveau programme est déjà visé par plusieurs saisines adressées au régulateur de l'audiovisuel, à l'Arcom quoi. [souffle coupé] Oh ben la grosse surprise, on tombe des nues.
Faut dire que dès le premier jour, le ton était donné hein le plateau est bardé de drapeaux tricolores et s'y précipite tout ce qu'on fait de mieux en matière de journalistes du JDD, d'essayistes réacs et de figures habituelles de Frontières. Tout ce petit monde chante en chœur pour conspuer l'immigration invasive, le privilège rouge, le service public ignoble ou évidemment vanter le grand remplacement et autres théories fumeuses tout en encensant Marine Le Pen et Jordan Bardella. Enfin bon, on ne change rien.
Mais visiblement, les sanctions financières de l'Arcom ne font ni chaud ni froid hein évidemment. On rappellera quand même qu'il y a tout juste un an, CNews avait déjà écopé d'une amende record de 100000 euros pour des propos ouvertement discriminatoires diffusés sur sa chaîne et qu'au final rien n'a changé. Les esprits les plus critiques diraient même que ça s'est aggravé avec le temps, mais après tout normal quand un milliardaire un peu fou tient les manettes, ben on dort sur ses deux oreilles, surtout quand le dit milliardaire nourrit un projet politique et compte bien utiliser sa chaîne pour le faire exister.
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L'attaque illégale des États-Unis et d'Israël en Iran a fait 787 morts depuis le samedi 28 février selon un nouveau bilan du Croissant-Rouge iranien. Volker Türk, le Haut-Commissaire aux Nations Unies aux droits de l'homme, s'est dit profondément choqué par les conséquences des hostilités généralisées sur les civils et les infrastructures depuis le début du conflit. Du côté de la France, Emmanuel Macron a annoncé qu'il s'adressera aux Français sur la guerre en Iran et ses répercussions au Proche et au Moyen-Orient ce mardi à 20h selon l'Élysée.
On continue avec l'actualité nationale. À Paris, la moitié des collégiens pourraient être scolarisés dans le privé en 2035. C'est le constat dressé ce mardi 3 mars par l'Institut des politiques publiques qui pointe un déséquilibre croissant entre établissements publics et privés dans la capitale notamment.
Pour l'IPP, cela risque d'accentuer une polarisation sociale déjà très forte. En 2024, plus de la moitié des élèves de 6e issus de milieux très favorisés étaient scolarisés dans le privé, une proportion qui pourrait grimper à près des 3/4 en 2035. À l'inverse, seuls 7 % des élèves issus de milieux défavorisés fréquentent ces établissements, une tendance qui s'inscrit dans un mouvement plus large de fragilisation de l'école publique.
Fin février, France Info publiait une analyse détaillée sur les fermetures d'établissements scolaires à partir des données du ministère de l'Éducation nationale. Sur les 60059 écoles que comptait la France en 1985, 17616 ont mis la clé sous la porte en 40 ans donc. Mais si la majorité des départements sont concernés par ces fermetures d'écoles, les disparitions touchent particulièrement les zones rurales.
Plusieurs éléments expliqueraient ces fermetures. Depuis 1996, le nombre d'écoliers dans l'enseignement public au premier degré a baissé de 8,6 % dans l'Hexagone. Dans les zones rurales qui comptent moins d'élèves que les autres établissements de zones urbaines, la suppression d'une ou deux classes risque davantage d'entraîner la fermeture de l'école entière.
Autre élément, le manque d'entretien des bâtiments ou la désaffection des parents pour certains établissements en fonction de leur réputation. Et pour conclure ce récap, on revient sur l'affaire Samuel Paty. Pour rappel, le 16 octobre 2020, Samuel Paty est décapité devant son collège à Conflans-Sainte-Honorine suite à une campagne de haine en ligne le visant.
Ce lundi 2 mars marquait la fin du procès en appel des quatre hommes poursuivis pour leur implication dans l'assassinat du professeur. À la suite des cinq semaines d'audience, les accusés ont de nouveau été condamnés en appel par la cour d'assises spéciale de Paris. Trois des quatre peines ont été réduites en appel.
Le premier accusé, Ekop, lui, d'une peine de 15 ans de réclusion criminelle, autant qu'en première instance. Le second voit sa peine réduite à 10 ans, soit 3 ans de moins qu'au premier procès. Et enfin, les deux derniers accusés ont été condamnés respectivement à 6 et 7 ans d'emprisonnement pour association de malfaiteurs.
Avant l'ouverture du procès en appel, la famille de Samuel Paty avait exprimé son souhait de voir confirmer les peines prononcées en première instance, comme le rapportait France Info, je cite "J'en veux beaucoup à ce jugement, ils n'ont pas pris leurs responsabilités et ça je ne le comprendrai jamais" a déclaré Bernadette Paty, la mère de l'enseignant. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap, n'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Pour nous soutenir, n'oubliez pas de vous abonner au média ou de faire un don dé-fiscalisable sur notre site internet.
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Jordan Bardella