Bourdin Direct du 29 mai - 7h/8h
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Questions et réponses
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- 0:12OuverteRéponse partielle
Bonjour Céline, bonjour à tous.
- 2:27OuverteRéponse partielle
Bonjour Paul Barcelone. Bonjour Céline.
- 2:29OuverteRéponse partielle
On revient avec vous sur les autres annonces d'Edouard Philippe.
- 2:50ComplaisanteRéponse partielle
C'est la fin des 100 kilomètres, on est quand même content d'avoir appris ça.
- 4:42OuverteRéponse partielle
Paul Barcelone, vous nous le révéliez dès hier matin sur RMC. Il n'y aura pas de bac d'oral de français pour les élèves de première.
- 5:47OuverteRéponse partielle
Alors, sur le plan sanitaire, les hôpitaux restent en tension à Mayotte et dans le Val-d'Oise.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17InvitéFait
« Dès mardi, les restaurants et cafés vont rouvrir avec des mesures sanitaires à respecter. »
- 0:22InvitéFait
« Même chose pour les salles de sport. »
- 0:23InvitéFait
« Et dès ce week-end, réouverture des parcs et jardins dans les zones qui étaient rouges jusque-là. »
- 0:27InvitéFait
« La fin aussi de la limitation des 100 kilomètres. »
- 0:30PrésentateurFait
« Et l'annulation de l'oral du bac français pour les élèves de première. »
- 7:03InvitéChiffre
« Encore une très forte hausse du chômage en avril, 22,6% par rapport au mois de mars. »
- 7:09InvitéChiffre
« Renault va annoncer la suppression de 15 000 emplois dans le monde. »
- 7:26PrésentateurChiffre
« Voilà ce qui attend donc 4 600 salariés de Renault en France. »
- 8:15PrésentateurFait
« Le Sénat, à majorité de droite, a rejeté un allongement temporaire des délais de l'interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines. »
- 8:33InvitéChiffre
« Aux États-Unis, près de 1300 personnes ont encore succombé au Covid-19 ces dernières 24 heures. »
- 8:50InvitéFait
« Le gouverneur de l'État du Minnesota a signé un décret pour autoriser l'intervention de la Garde nationale. »
- 10:40PrésentateurFait
« Nous allons répondre à quelques questions d'auditeurs. »
- 27:22InvitéFait
« Limite des 100 km supprimés, réouverture des cafés-restaurants, des campings, des hébergements touristiques, phase 2 du déconfinement. »
- 27:33InvitéFait
« Pas d'épreuve orale de bac de français pour les élèves de première cette année. »
- 30:15InvitéFait
« Chaque table pourra accueillir au maximum dix personnes dès mardi, aucune distance minimum n'est requise au sein du groupe, il faudra seulement respecter une distance d'un mètre entre chaque table, port du masque obligatoire pour le personnel, obligatoire aussi pour les clients quand ils se déplaceront dans l'établissement. »
- 30:55InvitéFait
« Le déconfinement va nous permettre à lancer Édouard Philippe hier. »
- 32:18InvitéChiffre
« Le chômage a bondi de 22% en avril du jamais vu. »
- 32:22InvitéChiffre
« Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde dont 4 600 en France. »
- 32:32InvitéChiffre
« 66 personnes de plus sont mortes en 24 heures dans les hôpitaux en France. »
- 32:42InvitéChiffre
« Aux États-Unis, c'est près de 1300 personnes qui sont décédées en 24 heures. »
- 36:52PrésentateurFait
« Le nombre de nouveaux cas identifiés sur les sept derniers jours pour 100 000 habitants. »
- 37:10PrésentateurFait
« On sait qu'on est proche de 0,8 et que pour contrôler une épidémie, il faut être inférieur à 1. »
- 37:15PrésentateurFait
« Le confinement nous avait permis d'atteindre des chiffres extraordinaires puisqu'on était autour de 0,5. »
- 38:47PrésentateurChiffre
« La positivité des prélèvements, c'est 1,9% à peu près. »
Temps de parole
- Présentateur74 %
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- Présentateur 26 %
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- Invité 33 %
- Invité 42 %
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Vous écoutez RMC. Vendredi 29 mai, l'info sur RMC. Il est presque 7h, pas tout à fait. Céline Kalman est là pour les dernières informations. Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Deuxième phase du déconfinement enclenché.
Dès mardi, les restaurants et cafés vont rouvrir avec des mesures sanitaires à respecter. Même chose pour les salles de sport. Et dès ce week-end, réouverture des parcs et jardins dans les zones qui étaient rouges jusque-là.
La fin aussi de la limitation des 100 kilomètres et l'annulation de l'oral du bac français pour les élèves de première. Notre exibette Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, sera sur RMC BFM TV à 8h30. Dans l'actualité également, Renault va supprimer 4600 postes en France. C'est 10% de son effectif. Et puis, nous reviendrons aussi sur la carrière de Guy Bedos, disparu hier à l'âge de 85 ans. Bienvenue à tous sur RMC. Allez, plus que 4 jours et les restaurants pourront enfin rouvrir. La bonne nouvelle est tombée hier. Tous les indicateurs sont au vert, a déclaré Edouard Philippe. Le Premier ministre a précisé que des mesures sanitaires strictes devront toutefois être respectées.
Les restaurateurs sont désormais fixés et ils vont pouvoir s'organiser avant d'accueillir à nouveau les clients. Reportage à Reims de Romain Poiseau et Florian Chevalet. Dans son restaurant, Thibaut, les yeux rivés sur son téléphone portable, écoute le Premier ministre. Les restaurants... Putain, ça fait du bien, quoi. Les affaires reprennent. Après deux mois passés sans le moindre client à table, le patron n'a qu'une seule idée en tête. C'est recevoir mes clients, leur proposer ma carte et puis leur parler de nos produits, de nos fournisseurs, de nos belles recettes. C'est ça qui manque, c'est le lien social qu'on pouvait avoir avec nos clients.
C'est ça mon métier, c'est d'apporter du bonheur aux gens. Pour limiter la case, depuis plusieurs semaines, le restaurant propose de la vente à emporter. Olivier, le chef cuisinier, soulagé à l'idée d'enfin pouvoir cuisiner autre chose que des burgers. Pour moi, c'était plus un hobby qu'un métier. Maintenant, là, je peux repratiquer mon métier. Dresser une assiette, avoir une belle réparation, faire de la cuisson en minutes. Pour cela, il faudra encore un peu de patience quelques jours avant de pouvoir relancer la machine. C'est comme toute entreprise, ça demande une organisation. Il faut quelques approvisionnements, faire revenir le personnel qui est en chômage partiel, puis c'est reparti.
Une reprise estimée jeudi prochain pour enfin démarrer la saison. On ne rattrapera pas le retard, mais on pourra peut-être s'en sortir. Dans les zones désormais classées Orange, Île-de-France, Guyane, Mayotte, seules les terrasses seront accessibles et ouverture complète fixée au 22 juin.
Bonjour Paul Barcelone. Bonjour Céline. On revient avec vous sur les autres annonces d'Edouard Philippe. Dès mardi, il n'y aura donc plus besoin d'attestations pour se déplacer. Oui, le gouvernement met fin à la règle des 100 kilomètres, une mesure plutôt bien respectée jusque-là, mais qui n'a plus lieu d'être selon le Premier ministre Edouard Philippe. La liberté va enfin redevenir la règle, dit-il, pour le plus grand bonheur d'Alexandre.
C'est la fin des 100 kilomètres, on est quand même content d'avoir appris ça. Ça fait quelques mois qu'on est confinés à Boulogne-Biancourt. Et du coup, moi, je n'ai pas vu mes parents, par exemple, qui habitent dans la région centre depuis le mois de février. Ils attendaient que je vienne les voir. J'attendais quand même les lever de toute restriction pour le faire. Donc on a 300 kilomètres à faire et c'est vraiment sympa de se dire qu'on va pouvoir faire enfin un peu de barbecue et peut-être de piscine. C'est un petit sentiment de liberté qu'on a l'impression d'avoir un peu perdu. Et on va pouvoir... Ah, excusez-moi. Pour autant,
pas question de relâcher la vigilance. Edouard Philippe conseille de reporter les déplacements les plus lointains et il sera toujours interdit de franchir les frontières de l'Europe sans motif impérieux et ce jusqu'au 15 juin, Céline.
Et Paul, on va pouvoir aussi refaire du sport.
Oui, les salles de sport, piscines, gymnases, salles de spectacle et théâtres rouvrent. Mais attention, réouverture uniquement en zone verte dès mardi et avec des règles drastiques, évidemment, réservations obligatoires tant limitées à l'intérieur pour la zone orange. Celle de Paris et de l'Île-de-France, il faudra attendre le 20 juin. D'ailleurs, le gouvernement maintient plusieurs interdictions justement jusqu'au 22 juin sur tout le territoire. Stade, hippodrome, discothèque, sport collectif et sport de combat. Ce qui va changer également à partir de mardi, c'est la réouverture de toutes les écoles avec toujours des règles sanitaires très strictes. Les précisions
du ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer. Toutes les écoles seront ouvertes. Toutes les familles qui le souhaitent doivent pouvoir scolariser leurs enfants au moins sur une partie de la semaine. Comme les règles sanitaires restent en vigueur, il y aura toujours des groupes de 15 élèves maximum. Mais il est indispensable de proposer un accueil complémentaire aux familles. C'est pourquoi nous développons particulièrement au mois de juin le programme Sport, Santé, Culture, Civisme conçu avec un financement de l'État pour soutenir les communes de façon à ce que cela se déploie pleinement au mois de juin.
En d'autres termes, les élèves peuvent être soit en classe, en petits groupes, soit dans ce type d'activités, parents doivent travailler. Paul Barcelone, vous nous le révéliez dès hier matin sur RMC. Il n'y aura pas de bac d'oral de français
pour les élèves de première. Oui, c'est une mesure qui concerne plus de 500 000 élèves de première. A l'origine, Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale, était plutôt pour le maintien de l'épreuve. Mais il justifie sa décision par l'inégale préparation des lycéens dû évidemment au confinement. Ce sont donc les notes de contrôle continu accumulées tout au long de l'année qui seront prises en compte.
Et soulagement du côté des principaux intéressés qui n'ont finalement eu que six mois de cours et pas de préparation à cette épreuve. Écoutez, c'est deux lycéennes Mathilde et Julie interrogées après
les annonces du Premier ministre.
Moi, je trouve que c'est quand même un soulagement parce que l'oral de français, c'est un truc qu'on n'a jamais fait. Donc, on a quand même besoin d'être guidés et d'avoir des méthodes assez claires et précises. Donc, ouais, je pense que c'est une bonne décision.
On se demande plein de trucs. Est-ce qu'ils vont pondérer les moyennes ? Est-ce qu'ils vont laisser comme ça ? Est-ce qu'ils vont être ou il y avait des avis qui disaient, bah oui, vous allez avoir d'autres qui disaient, bah non, tous les syndicats, ils sont contre. Et au final, on ne l'a pas.
Alors, sur le plan sanitaire, les hôpitaux restent en tension à Mayotte et dans le Val-d'Oise, seul territoire métropolitain où le virus circule encore activement. Caroline Philippe. Plus de 10 personnes infectées pour 100 000 habitants. Les chiffres sont en baisse, mais le virus circule toujours. Ces derniers jours, le docteur Agnès Ricari-Bon, chef du SAMU dans le Val-d'Oise, estime encore réaliser une cinquantaine de tests quotidiennement.
On en a toujours, c'est pour ça qu'on reste extrêmement vigilants. Le classement en orange, ce n'est pas une punition, c'est une vigilance pour justement protéger la population. Moi, je ne suis pas surprise de ce résultat. Je suis plutôt même rassurée par le fait que on ne baisse pas trop la garde alors que le virus continue de circuler. On n'est pas à l'abri d'une réapparition de clusters.
C'est tout l'enjeu désormais pour contrôler l'épidémie, repérer ces clusters, ces foyers de contamination, explique le docteur Robert Sebag, infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. On sait aujourd'hui les repérer, ce qu'on n'a pas su faire dans le passé, c'est-à-dire faire des tests, isoler les gens, vérifier les personnes contacts et on va bien les circonscrire et les éliminer. Il n'y a aucune panique particulière à avoir. Aujourd'hui, dans le département du Val-d'Oise, 29 patients sont toujours hospitalisés en réanimation sur 58 îles disponibles.
Encore une très forte hausse du chômage en avril, 22,6% par rapport au mois de mars. C'est dans ce contexte que Renault va annoncer la suppression de 15 000 emplois dans le monde. Le constructeur va le faire aujourd'hui, va annoncer son plan de restructuration. Les syndicats ont été mis au parfum dès hier soir. Gladys Laffitte. Oui, pas de licenciement sec,
mais des départs volontaires, des départs à la retraite non remplacés et de la mobilité interne ou des reconversions. Voilà ce qui attend donc 4 600 salariés de Renault en France. 4 sites devraient être affectés par ce plan d'économie. La fonderie de Bretagne à Codan qui compte 400 salariés. L'activité du site de Choisy-le-Roi devrait être récupérée par celui de Flin dans les Yvelines quand la production de la Zoé sera arrêtée. Enfin, la fusion de l'usine de Dieppe qui produit l'Alpine 110 et celle de Maubeuge est envisagée pour créer un centre d'excellence des véhicules électriques. Alors le mot fermeture n'a pas été prononcé, c'est ce que rapportent les syndicats.
Mais des hypothèses de travail, des projets de reconversion, une revue stratégique. Bref, la route des négociations est encore longue. Le constructeur faisait déjà face à des difficultés, notamment des surcapacités de production avant la crise du Covid-19. Crise qui a bien sûr aggravé les pertes du groupe. Merci Gladys. Cela s'est joué à 13 voix près. Le Sénat, à majorité de droite, a rejeté un allongement temporaire des délais de l'interruption volontaire de grossesse de 12 à 14 semaines. C'est la sénatrice socialiste de l'Oise Laurence Rossignol qui avait déposé l'amendement.
Elle a précisé que la crise sanitaire avait eu un effet délétère sur l'accès à l'IVG et les grossesses non désirées. Aux Etats-Unis,
près de 1300 personnes ont encore succombé au Covid-19 ces dernières 24 heures et à Minneapolis, dans le nord du pays, les affrontements et scènes de pillage se multiplient. Des violences qui ont débuté après la mort brutale d'un Afro-américain lors de son arrestation lundi. Le gouverneur de l'État du Minnesota a signé un décret pour autoriser l'intervention de la Garde nationale. 200 policiers de l'État ainsi que des hélicoptères vont également être envoyés sur place. On apprend aussi ce matin que le commissariat de police où travaillaient les quatre policiers donc impliqués est en feu.
Il a retrouvé Michel Piccoli, Jean-Louis Dabadi, récemment parti au paradis, Guy Bedos est mort hier à l'âge de 85 ans. Comme je suis fier de t'avoir eu comme père a déclaré son fils Nicolas sur Instagram. Jean-Michel Ribes, le directeur du théâtre
du Rond-Point à Paris se souvient d'un homme généreux. C'était quelqu'un que j'aimais énormément. Le souvenir que j'ai c'est que c'était un homme multiple mais c'était surtout pas un ricaneur. C'était un vrai quelqu'un d'engagé, de très émouvant, de très généreux et qui avait le culot grâce à son génie de trouver comme ça des formules irrésistibles, de dire des choses que peu de gens disaient. Et je dois dire que son insolence était salutaire et qui en même temps avait le courage de ses opinions qui étaient non seulement insolentes, non seulement violentes mais elles passaient parce qu'elles étaient avec un humour extraordinairement efficace.
Jean-Michel Ribes, directeur du théâtre du Rond-Point, Jean-Jacques.
Oui, merci. Je parlais avec René Martini. Je lui parlais des campings tout à l'heure et le représentant des campings nous disait que s'il y avait une flambée de réservation depuis les annonces d'Edouard Philippière. Nous allons revenir évidemment sur toutes les annonces puisque nous sortons de ce déconfinement, phase 2 du déconfinement. Nous ne sommes pas encore complètement sortis, notamment en zone orange mais en zone verte vraiment ça s'améliore nettement. René Marchicli qui est le président de la Fédération des Tours Opérateurs, vice-président de la Confédération des Acteurs du Tourisme et qui est avec nous ce matin. Bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous.
D'abord, nous allons répondre à quelques questions d'auditeurs. Et d'ailleurs, si vous voulez appeler, vous n'hésitez pas, je vais prendre Yves aussi dans un instant qui est dans la loi. Quelques questions d'auditeurs à propos de plusieurs sujets. Les balles du 14 juillet, on en parlait tout à l'heure, Quentin Vinet, vont-ils pouvoir avoir lieu ? Ça, c'est une question de Franck. Édouard Philippe n'en a pas parlé, c'est vrai, il n'en a pas parlé nommément hier après-midi, mais il a dit que la jauge pour les manifestations avec du public serait de 5000 personnes maximum. et c'est vrai que dans les campings, on pense à annuler par exemple les soirées dansantes.
Oui, dans les campings peut-être, mais le bal du 14 juillet, moins de 5000, ça va pouvoir avoir lieu. Théoriquement. Bien, question de Pierre, qu'en est-il pour les hôtels ? On n'a pas parlé des hôtels hier. Et pourquoi il n'en a pas parlé, Édouard Philippe ? Tout simplement parce que les hôtels n'ont pas été obligés de fermer pendant le confinement. Ils ont le droit d'ouvrir depuis le 17 mars, même si dans les faits, faute de clients, 90% des établissements sont restés. Mais là, tous les hôtels vont pouvoir ouvrir, René-Marc Ficli, sans problème. Tout à fait. Il suffit de mettre en place tout le dispositif. Ça va être compliqué quand même. Ça va être compliqué quand même.
Oui, parce que, dites-moi, mais comment faire dans un hôtel ? Il va falloir redoubler, redoubler de vigilance dans le nettoyage ? Je pense que Sébastien Bazin a travaillé avec un tout grand groupe de travail pour donner au moins un peu des directives assez claires. Parce qu'on a quand même vu pendant cette période depuis le 17 mars des hôtels ouverts, mais avec des ascenseurs fermés. Alors, il fallait plutôt loger au premier étage qu'au dernier étage. Donc, il faut quand même trouver une certaine logique dans la reprise. Bien sûr. Les cures thermales ?
Alors, pas de précision concernant les cures, pas de précision, mais les établissements sont fermés aujourd'hui, on le sait, mais les voyants sont plutôt ouverts. Pourquoi ? Parce que les piscines, par exemple, les piscines vont pouvoir rouvrir à partir du 2 juin dans les zones vertes, avant le 22, c'est vrai, dans les zones oranges. Les chaînes thermales du soleil, par exemple, se disent optimistes pour une reprise vers la mi-juillet. Les cures thermales ? Oui, c'est à peu près, on va retrouver à peu près cette date de 15, 17 juillet pour les étrangers. On a quand même besoin, tout corps professionnel confondu, on a besoin d'un certain moment d'adaptation.
C'est mieux qu'il n'y ait pas trop de clients d'un seul coup, d'ailleurs. Pour voir un petit peu comment on va s'organiser par rapport à ça. L'idéal serait d'occuper au maximum toutes les surfaces touristiques. Bien. Question de 100 cas. Peut-on passer certaines frontières en voiture, notamment l'Espagne ? Alors, la France. La France est favorable à une réouverture des frontières le 15 juin au niveau européen. Ce n'est pas Schengen, on est bien d'accord. Au 15 juin. Mais, le gouvernement italien l'a déjà dit, on pourra aller en Italie à partir du 2 juin. Mardi prochain. Ce sera début juillet pour l'Espagne et l'Andorre.
L'Andorre, ce sera le 1er juin pour faire ses courses par exemple au Pas-de-la-Casse même s'il faudra habiter dans un rayon de 100 km pour éviter la cohue comme on a pu le voir au Pertu. Oui, parce que n'oubliez pas que la règle des 100 km s'applique jusqu'au 1er juin à minuit. À partir du 2 juin plus terminé. René Marchicli, l'Europe, alors je le disais, les frontières vont être ouvertes en Europe, espace Schengen, à l'intérieur de l'Europe, le 15 juin. C'est ça ? Le 15 juin, oui. Le 15 juin, c'est-à-dire que le 15 juin, je vais pouvoir voyager, je vais pouvoir aller en Allemagne, en Belgique, au Portugal, en Italie. En Italie, sans aucun problème. En Italie, on peut y aller, effectivement.
On peut y aller, oui. A partir du 2. Et inversement, les Grecs vont pouvoir venir en France, les Italiens, les Espagnols, les Allemands, les Hollandais, les Belges. Paris ou la France, en général, va retrouver une partie de ses étrangers, effectivement, qui vont commencer à s'organiser. Ce que vous disiez tout à l'heure, on l'a vécu, rappelez-vous, après le 11 mai, aussitôt qu'il y a une nouvelle, et particulièrement après l'intervention du Premier ministre du 26 mai, aussitôt que vous avez une bonne nouvelle, vous avez des réservations qui explosent. Oui, qui explosent. Et vous le sentez, vous aussi ? Bien sûr.
Là, je pense que dans les semaines qui vont suivre, on va avoir pas mal de réservations sur l'ensemble des destinations, particulièrement Grèce, Espagne. Oui. Mais il faut se dire quand même qu'aujourd'hui, si on veut partir en Grèce ou en Espagne, on peut aujourd'hui réserver. On peut réserver, mais aujourd'hui, les systèmes de réservation pour certains sont ouverts, d'autres pas encore, il faut être honnête. On est en attente de la mise en place de l'aérien quand même. Oui, c'est vrai. Pour l'instant, quand vous allez dans les systèmes, vous pouvez voir une capacité d'accueil. La capacité d'accueil est là. Le problème, c'est la capacité de transport.
La capacité de transport va s'ouvrir, puisqu'on sait que les plans de transport des compagnies de charter ou des compagnies low-cost étaient pratiquement sur les starting blocks. Donc, c'est prêt. Donc, ça va se mettre en place dans la semaine. Donc, on va commencer à pouvoir réserver et se dire qu'on peut aller aux Balears, aux Canaries, en Grèce ou quoi que ce soit. Mais le nombre de clients, c'est l'incertitude totale. Nous, nous avons maintenu nos prévisions. On est toujours aussi à plus d'un moins 80% sur l'ensemble de l'avance. Ah bon, toujours. Il ne faut pas rêver. On n'a pas le long courrier. Oui, c'est vrai.
Rappelez-vous, quand on se parlait, on se disait, le 15 juin, c'est la date. Et c'est avéré que c'était bon. Il y a quand même longtemps qu'on en parlait. Aujourd'hui, on pense que le long courrier, pour certaines destinations, ça sera peut-être plutôt le mois d'août ou le mois de septembre. Mais une grande partie des destinations très lointaines et puis certaines très très lointaines, il ne faut pas espérer avant la fin de l'année. Il ne faut pas espérer avant la fin de l'année. Nous allons prendre Yves qui est dans la Loire. Bonjour Yves. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour RMC. Je suis content parce que je ne vous oublie pas les autocaristes. Oui. Parce qu'on n'en parle jamais.
Évidemment, on n'en parle jamais. Or, que vouliez-vous dire ? Moi, mon interrogation, c'était, j'ai écouté un petit peu Édouard Philippe hier. Il a dit qu'on pouvait revoyager le tourisme, il n'y a pas de souci. Mais dans quelles conditions ? Parce que nous, les autocaristes, moi qui arrive à faire des voyages, comme là pour le moment, on a un siège sur deux qui est coordonné par les normes de conseil de la sécurité du État, si un car de 46 personnes on ne met que 23 personnes, il faudra... Oui, René Marchiqui, vous avez raison, je vous coupe Yves parce que me vient à l'esprit quand même une remarque. Dans les avions, on ne demande pas aux compagnies un siège sur deux.
Et pourquoi est-ce qu'on demanderait dans un autocar un siège sur deux ? Franchement, je ne comprends pas. Très juste. Le lobbying aérien a démontré que, et ce que montre l'autocariste également, c'est qu'à passer un seuil à 50% voire moins, vous ne pouvez pas rentabiliser votre autocar. Le autocar, ce n'est pas possible, le autocar. Il est évident que nos amis autocaristes doivent continuer à se battre pour avoir des normes économiques acceptables. Yves, Yves, Yves, battez-vous, mais on va essayer de vous accompagner.
J'imagine qu'on va se battre encore, on en parle. Alors moi,
je suis conducteur et je ne suis pas gérant de ce qu'il faut. Oui, non mais d'accord, mais vous êtes concerné. Bien sûr, on est concerné parce que c'est vrai que ça ne sera pas gérable. Évidemment, évidemment que ce n'est pas gérable. Et puis, c'est complètement injuste. Franchement, c'est injuste. Pourquoi un style de voyage aurait le droit et puis d'autres n'auraient pas la possibilité ? Je suis d'accord, mais je suis d'accord. Et dans les trains, c'est comme dans les autocars. Dans les trains, c'est un siège sur deux, toujours. Est-ce que ça va rester ? C'est toujours.
Je pense que la troisième disposition du déconfinement, le 22 juin, on va voir quand même beaucoup de choses se remettre en place. Le port des masques, dans ce cas, comme dans un million. Ça, le port du masque, c'est... À partir du moment, il n'y a pas de nourriture, on touche, il y a peut-être des normes à améliorer quand même. Oui, parce qu'hier, on n'a pas parlé de ça. Sur la règle justement du un siège sur deux, la SNCF dit qu'elle attend des précisions du gouvernement, certainement dans le week-end. Alors, je note ça pour Sylvain Tendia. Il y a un siège sur deux. Vous me notez ça ? Non, on va noter ça. Bien, René Marchicli, donc, c'est un soulagement. Et vers...
Je n'ai pas très bien compris hier le Premier ministre concernant les départements et territoires d'Outre-mer. Non, mais je n'ai pas très bien compris. Vous avez compris, vous ? Qu'est-ce que vous avez compris ? Ça nous rassure, parce que... Vous non plus. On attend qu'on... Ah bon ? Ah oui, je suis content parce que vous n'avez pas compris non plus. Vous êtes comme moi alors. Voilà, il y a quand même une zone d'ombre. Je pense qu'il y a eu à un moment une grande délégation sur les maires et les préfets. On a pris des dispositions particulièrement. À un moment donné, il fallait se tester avant de partir dans les dom-toms. Et puis d'un seul coup, il y a une ouverture.
On a connu ça la dernière fois. Oui. Et je pense que c'est à peu près ce qui se passe avec la SNCF et ce qu'on sait avec les autocars. c'est qu'à partir de la semaine, on va commencer à réaménager un petit peu tout le dispositif en fonction de ce qui a été dit. Parce que là, hier, c'était un peu... Oui, parce que là, il faut absolument rouvrir les dom-toms. Oui. Mais évidemment. Enfin, quand même, c'est un vrai n'intention. C'est une destination très prisée. On est d'accord. Et puis pour les dom-toms, c'est essentiel. Je voudrais qu'on y pense.
En ce qui nous concerne, nos adhérents, nous, on va communiquer dès aujourd'hui précisément sur les dom-toms en disant voilà, on accepte le port d'Orly qui devrait rouvrir le 26 juin. C'est important pour vous ? Oui, mais c'est dommage qu'il y ait un décalage entre le 15 juin et le 26 juin. Oui, je ne comprends pas. C'est pour des raisons peut-être qui nous échappent d'aménagement en matière de sécurité sanitaire. Mais c'est dommage puisqu'on rouvre le 15 juin et le 26 juin. Charles de Gaulle est capable quand même de prendre en charge de la capacité. Et les autres aéroports, vous savez, français ? Parce que beaucoup sont fermés ou fonctionnent vraiment très peu.
Oui, ils fonctionnaient en ralentis. Donc, la remise à niveau est plutôt rapide. Tout ce qui est transport aérien, tout ce qui est transport, d'ailleurs, on manque un peu de précision pour l'instant. Bien. Merci beaucoup, René Marchiclin. Merci d'être venu nous voir ce matin. C'est passionnant. Ce sont des informations que nous voulons. Nous en avons besoin. Nous allons parler avec Marie Dupin des parcs d'attractions, je crois. Oui, parce que là aussi,
réouverture pour la plupart d'entre eux à partir de mardi prochain.
Alors, lesquels ? ont déjà annoncé leur réouverture. Dans quelles conditions ? Surtout, on va tout savoir. Du pain quotidien dans un instant sur RMC. RMC, du pain quotidien. Avec Marie Dupin. Bonjour, Marie.
Bonjour, Jean-Jacques.
Marie, sous le tilleul. Je ne vous vois pas. Voilà. Il fait un peu frais, sous le tilleul. J'ai vu que vous avez mis un pull ce matin.
Voilà, c'est chaud du matin.
Oui, oui, bon, d'accord. Bon, Marie, le Premier ministre a annoncé hier, l'a annoncé hier, les parcs d'attractions vont pouvoir rouvrir à partir du 2 juin en zone verte. Et en zone orange, il faudra attendre encore le 22 juin probablement. Est-ce qu'on sait déjà quels parcs de loisirs vont ouvrir et quand ?
Oui, vous l'avez dit. Dans les zones vertes, autorisation de rouvrir à partir de la semaine prochaine. Le premier parc d'attractions à avoir annoncé une réouverture, on en a beaucoup parlé, c'est le Puy du Fou. Ce sera le 11 juin. Mais avant, il y aura l'ouverture en Auvergne-du-Pâle, le parc d'attractions animaliers le 6 juin. Le Futuroscope a aussi annoncé hier soir qu'il ouvrirait ses portes à partir du 13 juin de façon progressive. D'abord uniquement le week-end, puis tous les jours de la semaine à partir du 7 juin. Et le Zoo de Beauval sera même accessible dès le 2 juin, donc dès mardi prochain. On va pouvoir aller au Zoo. Vous vous rendez compte, ça paraît simple ?
Oui. Et en Ile-de-France, en revanche, pas de réouverture des parcs de loisirs.
Il va falloir attendre encore pour se rendre à la mer de Sable ou à Disneyland Paris au moins jusqu'au 22 juin. Quant au parc Astérix dans l'Oise, il annoncera mardi une date de réouverture. Le parc est dans une région verte, les Hauts-de-France, mais dans un département qui a été très touché par l'épidémie. La direction aimerait rouvrir ses portes mi-juin. Le temps de se réorganiser et de mettre en place son protocole sanitaire, évidemment.
Quel sera le protocole sanitaire dans les parcs d'attraction, Marie ?
Le plus souvent, il faudra réserver sur Internet pour limiter les files d'attente. Le Futuroscope, par exemple, sera accessible uniquement sur réservation. Partout, il y aura des marquages au sol, mais des marquages pour des groupes, pour des familles. Évidemment, pas de marquages individuels puisqu'on ne va jamais ou rarement seul dans un parc d'attraction. Il y aura du gel hydroalcoolique à l'entrée de chaque attraction. Les masques seront souvent obligatoires. Par exemple, au parc Astérix, ils seront obligatoires dans toutes les attractions, y compris les attractions aquatiques. Donc, il faudra en prévoir plusieurs pour la journée.
Et puis, il y a la question du nombre de visiteurs qui pourra être accueillis. Édouard Philippe a parlé hier d'un seuil maximum de 5000 personnes pour les rassemblements publics. Les parcs d'attraction espèrent qu'ils ne seront pas concernés par ce seuil.
Merci Marie. Bonne journée, bon week-end. À lundi, évidemment, lundi de Pentecôte. Vous serez là, et nous aussi d'ailleurs. L'actu des réseaux sociaux avec Charles Magnin. RMC. RMC. Hashtag Magnin. Les internautes, faites l'annonce de la réouverture des cafés et des restaurants. En fin de retour, ça fait des mois que beaucoup en rêvent. Mon premier café en terrasse, je vais le faire durer des heures, dit un internaute. Moi, je suis prêt. Vous aussi. Jean-Jacques est prêt, on le sent aussi. Mardi soir, ça va se battre pour une pression au soleil. Mardi après la matinale, neuf heures. Mardi après la matinale, allez, c'est l'heure pour commencer. C'est l'heure pour commencer. Pourquoi pas ?
C'est parfait. D'ailleurs, vu comme on a soif, on va sauver l'économie française avec notre retour dans les bars, dit un internaute. Un autre annonce un taux record d'alcoolémie dans le pays mardi soir. D'ailleurs, selon un internaute, rouvrir les bars mardi, c'est bien, mais il faudrait que le lendemain soit décrété férié pour que tout ça soit cohérent. Oui, rappelons qu'en Ile-de-France, les terrasses des cafés et des restaurants vont pouvoir ouvrir. Ce qui fait dire à de nombreux internautes que les parisiens vont se lancer dans leur guerre préférée, celle de la place en terrasse. Bonne chance à tous dans la quête du Graal, annonce un internaute.
Il va falloir réserver dès aujourd'hui pour une place en octobre, craint un internaute. Ce qui fait un peu sourire les provinciaux sur Twitter. Ils sont mignons, ces parisiens qui se réjouissent de pouvoir boire un café à 8 euros dans les pots d'échappement, dit un internaute. Un autre souhaite beaucoup de courage aux serveuses et serveurs qui font déjà 10 km par jour et vont devoir en faire le double avec toutes ces terrasses agrandies. Enfin, il y a ce cri du cœur très partagé sur Facebook avec cet internaute qui écrit « Pendant le confinement, je ne suis pas allé courir dehors pour laisser la place aux vrais sportifs professionnels.
Alors, pour la réouverture des bars, merci à tous les buveurs de Coca Zéro, de bière sans alcool et autres tisanes de laisser la place aux vrais professionnels du comptoir et de lever le coude, dit cet internaute très motivé. Mais on ne pourra pas rester au comptoir. Vous le savez, s'accouder au comptoir, c'est tellement agréable. Il faudra s'asseoir malheureusement. Ça encouragera la modération. Oui, Charles, l'hommage sur les réseaux sociaux après l'annonce de la disparition de Guy Bedos à l'âge de 85 ans. Annonce faite par son fils Nicolas sur Instagram qui écrit « Comme je suis fier de t'avoir eu pour père, embrasse des proches et d'Abadi vu que vous êtes tous au paradis.
» Alors, hier soir, évidemment, le monde du cinéma, de la culture, de la télé, les politiques ont rendu hommage au talent de Guy Bedos sur Twitter. Immense humoriste, immense comédien, merci M. Bedos, vous nous avez rendu moins cons et on part de loin, écrit par exemple le comédien Jérôme Commandeur et puis très partagé hier sur les réseaux les loges funèbres prononcés de son vivant par Pierre Desproges sous les yeux d'un Guy Bedos hilare. Guy Bedos n'est plus. Tu es mort. Guy Bedos n'est plus. La France perd le meilleur de ses fils et la rampe le meilleur de ses feux.
Que dire du désarroi qui nous broie et de la douleur qui nous noue sinon quand nos cœurs l'un et l'autre cohabitent pour reprendre le cri d'amour du crapaud. Guy Bedos, mesdames et messieurs, n'était pas parfait. Mais il avait boîte de gauche. On ne montrera pas de l'idée que c'était un honnête homme. Du déproche dans le texte et enfin cette une du journal Libération ce matin avec ce titre Guy Bedos, la rage de rire. Belle une d'ailleurs. Nicolas Poincaré, bonjour. Bonjour Jean-Jacques. Nicolas, nous allons revenir sur toutes les annonces du Premier ministre tout à l'heure à 8h moins 10. Le déconfinement s'accélère. Voilà, deuxième phase jusqu'au 22 juin.
Je vais vous expliquer ce qui reste interdit et ça va être assez rapide parce qu'il n'y a pas grand chose et tout ce qui rouvre ça va être plus long parce qu'il y a beaucoup de choses qui rouvrent. On va surtout voir qu'on a récupéré, on va récupérer mardi prochain une totale liberté de circulation et donc c'est la fin d'une période qui à mon avis va rester dans les livres d'histoire, une période d'interdiction, de limitation de nos libertés. Bien, à 7h29, qu'allons-nous faire après le journal Mathieu ? Les résultats sont bons sur le plan sanitaire, c'est ce que dit le gouvernement, mais sur quels critères se bassent-ils ? Les tests, le niveau de vigilance ?
Oui, parce qu'on a compris hier mais ça mérite des précisions. De quoi s'agit-il exactement ? Benjamin Davidot, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches est avec nous juste après le journal de 7h30 sur RMC. Il est 7h30 juste, merci d'être avec nous Anne-Sophie Balbirella pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Limite des 100 km supprimés, réouverture des cafés-restaurants, des campings, des hébergements touristiques, phase 2 du déconfinement, de nombreuses restrictions levées dès mardi. Pas d'épreuve orale de bac de français pour les élèves de première cette année, mais les lycées des zones vertes vont rouvrir le mois prochain, toutes les écoles, tous les collèges aussi. Et puis, on vient d'en parler, il était drôle, il avait des convictions chevillées au corps. Guy Bedos est mort hier à l'âge de 85 ans. RMC, 7h31. Plus de limites de déplacement de 100 km à partir de mardi.
Camping, villages, vacances, hébergement touristique, rouvre, double dose de bonheur à la fois pour les futurs vacanciers et pour les professionnels. Reportage à Sérignan dans les Rouges en Wilfrid Forkes.
En apprenant la nouvelle, Jean-Guy Amat, directeur du camping Le Sérignan-Plage, n'a pas caché sa joie. On dit un gros ouf, oui, parce que si on avait retardé encore cette date-là, il est clair que c'était toute la saison qui était morte. Depuis plusieurs jours, déjà, près de 70 salariés préparent la réouverture du site. Sylvia et ses équipes installent des transats bien espacés près des piscines.
Ça permet aux gens de pouvoir sortir des transats, reprendre les axes principaux, sans être trop rapprochés les uns des autres.
Même souci sanitaire pour Yannick, près des toboggans. On met des marquages au sol, espacés de 1m20, pour que chaque client puisse attendre en respectant la distanciation sociale. Quant à Antoine Deit, directeur d'exploitation, il réfléchit à des animations au mini-club pour ne pas mettre en danger les plus petits et il a trouvé la solution. Utiliser les mini-club comme des open space, c'est-à-dire venir dans l'espace du mini-club, profiter des jeux et des infrastructures qui seront mis à disposition avec des animateurs qui vont désinfecter, orienter les gens dans l'organisation des jeux et dans le choix des activités.
Dans ce camping de l'Hérault, on espère maintenant que les frontières pourront rouvrir rapidement car ici, de très nombreux campeurs viennent d'Allemagne ou des Pays-Bas.
Aller et venir en France librement à partir de mardi, ça n'est pas arrivé depuis deux mois et demi à cause du coronavirus. Alors oui, forcément, pour Manon, habitante des Hauts-de-Seine, l'enthousiasme est là.
C'est plutôt une très très bonne nouvelle et en fait, pour nous, de pouvoir déjà, un, partir à la campagne, retrouver nos parents parce que là, on a des parents qui vivent en Normandie et c'est à 250 km d'ici donc pouvoir aller s'aérer, changer d'environnement après presque trois mois voilà, enfermer, c'est une très très bonne nouvelle et ensuite, par rapport à la période estivale, le fait de pouvoir partir en vacances, on est content parce que ça va pouvoir nous apporter un peu de souffle, un peu de vie et un retour plus concret à la normale.
Et puis, si vous avez envie de vous faire un resto entre amis, de boire un café le matin dans votre bar préféré, plus que cinq jours à attendre, au menu, mesures sanitaires strictes mais quelques restrictions allégées par endroit, Romain Cluzel. Chaque table pourra accueillir au maximum dix personnes dès mardi, aucune distance minimum n'est requise au sein du groupe, il faudra seulement respecter une distance d'un mètre entre chaque table, port du masque obligatoire pour le personnel, obligatoire aussi pour les clients quand ils se déplaceront dans l'établissement, des règles valables à l'intérieur comme en terrasse.
Il sera en revanche interdit de consommer debout, pas de café ou de bière au comptoir donc. Et les règles sont encore plus strictes dans les zones oranges, c'est-à-dire en Ile-de-France, à Mayotte et en Guyane. On ne pourra s'installer qu'en terrasse, les salles en intérieur resteront condamnées. Une décision assumée par le Premier ministre pour les trois prochaines semaines afin d'aider au mieux les restaurateurs, les maires pourront autoriser les gérants à agrandir leurs terrasses pour accueillir le plus de clients possible. Le déconfinement va nous permettre à lancer Édouard Philippe hier. Feu vert donné pour l'ensemble des plages, pour les monuments, les musées.
Dès demain, plaisir retrouvé dans tous les parcs et jardins, y compris à Paris. Piscines, salles de sport et gymnases seront à nouveau accessibles dès mardi en zone verte. Il faudra attendre le 22 juin dans les zones oranges. L'autre priorité du gouvernement est de permettre à un maximum d'élèves de retourner en cours. Toutes les écoles et tous les collèges rouvriront le mois prochain mais la situation ne sera pas la même en zone verte ou en zone orange comme en Ile-de-France à Mayotte, en Guyane, Margot Bédé.
Dans ces départements, la priorité est donnée aux élèves de 6e et de 5e. Les 3e et 4e devront sans doute encore attendre. Chaque chef d'établissement décidera du retour en classe qui devra se faire dans le respect du protocole sanitaire. Un mètre au minimum entre chaque élève par exemple. Du côté des lycées,
dans les départements verts, les lycées généraux, technologiques et professionnels rouvriront
la semaine prochaine. Dans les départements oranges, les lycées professionnels seront prioritaires. Il y a plus de décrochages et des besoins particuliers dans ces établissements d'après Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Éducation nationale a également annoncé l'annulation de l'oral du bac de français.
Pour les élèves de première, l'épreuve sera validée par les notes du contrôle continu. Priorité aussi à la relance de l'économie et il y a urgence. Le chômage a bondi de 22% en avril du jamais vu. Et puis Renault prévoit de supprimer 15 000 emplois dans le monde dont 4 600 en France. Mobilisation à 8 heures ce matin devant l'usine de Choisy-le-Roi à l'appel des syndicats. Selon le dernier bilan du coronavirus, 66 personnes de plus sont mortes en 24 heures dans les hôpitaux en France. Le nombre de malades en réanimation continue de baisser. Aux Etats-Unis, c'est près de 1300 personnes qui sont décédées en 24 heures.
Et à Minneapolis, troisième nuit d'affrontement contre la police des manifestants ont incendié un commissariat. 200 membres de la garde nationale doivent être envoyés sur place. Ces violences font suite à la mort d'un afro-américain lors de son interpellation lundi. RMC 7h36. Pour lui, le sérieux était le cholestérol de l'imaginaire. Guy Bedos est mort hier à l'âge de 85 ans. Il laisse derrière lui des sketchs cyniques, féroces, des films, nous irons tous au paradis, un éléphant s'attrompe énormément et évidemment, il nous laisse son engagement politique. Laurent Seyre.
Le racisme et l'intolérance, voilà ce qu'il ne supportait pas, un engagement né de son enfance en Algérie. J'ai souffert atrocement enfant du traitement qu'on réservait aux Algériens. Donc c'est obsessionnel chez moi, le racisme. Et parmi les têtes de Turcs de sa féroce revue de presse, Madame Le Pen, la star des Nains Gaumont. François Hollande, alors chef de l'État, en prend lui aussi pour son grade. J'ai tendance à penser qu'il n'est pas l'homme du rôle président de la République, non. En véritable figure de gauche, Bedos était aussi de tous les combats sociaux, comme à la scierie de Florange en 2012. Le pire serait que tout ça se passe dans la différence générale.
Ces gens qui travaillent, qui veulent travailler, qui veulent continuer à travailler et qui ont des familles, etc., et qui sont zappés littéralement par le système. Ces dernières années, le sort réservé aux migrants de Calais le mettait particulièrement en colère. Ils ont fui la guerre pour la plupart. C'est minable, c'est minable de les traiter de la sorte. À la dernière présidentielle, il avait voté Macron car battre l'extrême droite, disait-il, est une urgence absolue.
Les courses, Mathieu, c'est à l'aval.
Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favoris,
As, Violetto Jet, Outsider, 7, Diable de Vauvert, l'As et le numéro 7.
Bien, merci. Tout à l'heure, Nicolas Poincaré, pour revenir sur les annoncières faites par Edouard Philippe. Mais, mais, quant à Vinay, avant de recevoir Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches dans les Hauts-de-Seine qui est notre invité régulièrement. auparavant, Quentin Vinay, quelques précisions tout de même dans les trains. Parce que pour l'instant, c'est un siège sur deux. Oui, c'est ça. Comme dans les autocars. On en parlait tout à l'heure. Et pas dans les avions. Je le précise. Oui. Pas dans les avions absolument.
Mais pour les réservations d'été dans les trains, effectivement, la règle, c'est un siège sur deux pour respecter les règles de distanciation sociale. En dessous de 60% d'occupation dans les TGV, il faut savoir que la SNCF, l'entreprise, perd de l'argent. Elle dit donc qu'elle attend des précisions du gouvernement rapidement. Dans les décrets. Dans les décrets. Et je vais poser la question à Sibeth Ndiaye tout à l'heure. Les transports en commun, notamment en région parisienne, mais pas qu'en région parisienne, tous les métros, tous les bus. Alors, dans les transports en commun, le masque est obligatoire. Ça depuis le 11 mai.
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a dit ceci. C'était hier soir à la télévision sur TF1. Le port du masque va demeurer obligatoire jusqu'à la fin de l'épidémie. Mais il est possible, selon elle, d'assouplir les règles de distanciation physique, peut-être même de les supprimer. Et c'est intéressant parce que ça entraînerait, selon elle, la fin de l'attestation employeur en région parisienne. Les aéroports. Alors, dans les aéroports, Orly reprendra ses vols commerciaux de passagers à la fin du mois de juin, le 26 précisément. Et Nice, qui est le troisième aéroport de France, reprendra tout doucement à partir de lundi prochain. Outre-mer.
Outre-mer, depuis la métropole vers les territoires d'Outre-mer, le contrôle et la quatorzaine à l'arrivée restent en vigueur. Mais le gouvernement Davido, bonjour, merci d'être avec nous. Regardons un peu ce qu'a annoncé hier Olivier Véran, le système de surveillance. Parce que, j'ai compris, mais je voudrais qu'on précise pour toutes celles et ceux qui n'ont pas écouté, qui n'ont pas regardé hier. Donc, on surveille, le gouvernement, les autorités sanitaires, surveillent le niveau de l'épidémie. C'est le niveau de vigilance. Alors, premier indice, ce qu'on appelle le taux d'incidence calculé sur une semaine. J'explique.
Le nombre de nouveaux cas identifiés sur les sept derniers jours pour 100 000 habitants. Chaque semaine, si j'ai bien compris, sera mesuré le nombre de nouveaux cas. Oui, et surtout aussi le fameux R0, qui est ce risque de contamination d'un individu et d'une autre personne. Aujourd'hui, on sait qu'on est proche de 0,8 et que pour contrôler une épidémie, il faut être inférieur à 1. Le confinement nous avait permis d'atteindre des chiffres extraordinaires puisqu'on était autour de 0,5. Et tant qu'on ne dépasse pas cette barrière symbolique, on contrôle l'épidémie. On est à 0,77 je crois en ce moment. On est à 0,8. On est en dessous de 1, c'est bien. Et donc, c'est bien.
Et tant qu'on est en dessous de 1, on peut continuer à reprendre une vie à peu près normale. Et c'est très important de suivre ces indicateurs parce qu'aujourd'hui, l'objectif, je pense que c'est d'apprendre à vivre avec ce virus. Peut-être que ça s'éteindra et je le souhaite sincèrement. On en avait parlé d'ailleurs ensemble, souvenez-vous, d'apprendre à vivre avec un virus qui circulerait à bas bruit. Peut-être qu'il s'éteindra et si malheureusement, on n'arrive pas à éteindre, on sait que la clé qui devrait permettre cette solution, c'est la vaccination. La vaccination large de la population parce que ça permettrait d'avoir une immunité collective. On ne l'a pas encore.
On ne l'a pas encore et c'est pour ça qu'il faut être extrêmement patient, extrêmement prudent, ne rien relâcher, garder ses mesures barrières, garder l'utilisation du masque large parce que c'est un outil qui scientifiquement a été démontré comme étant extrêmement efficace pour réduire et d'autres virus respiratoires.
Et puis, on va arriver ensuite, je l'espère, sur des périodes plus réjouissantes, les vacances, puis la période d'octobre et on sait qu'à partir d'octobre-novembre, on a à nouveau une recrudescence de virus saisonniers, des virus respiratoires, la bronchiolite chez les enfants, le début de l'épidémie de grippe à bas bruit et donc, toutes ces mesures qu'on a apprises vont être utiles aussi contre les autres virus. Évidemment. Benjamin Davido, oui, je parlais du niveau de vigilance. Donc, chaque semaine, on vérifie le nombre de tests virologiques positifs pour 100 000 habitants. Si on est au-dessus de 50 cas pour 100 000, là, alerte. Oui, absolument.
Alors aujourd'hui, la positivité des prélèvements, c'est 1,9% à peu près. On est descendu à 10 fois ce qu'on avait au moment donné du pic. Donc, c'est spectaculaire, mais spectaculaire dans le bon sens. Et c'est pareil, tous ceux-ci sont des indicateurs. Au début, souvenez-vous, on avait reproché qu'on ne testait pas assez les gens et donc qu'on était finalement dans une surestimation. Là, on teste comme il faut. On teste comme il faut. à mon sens, puisqu'on teste les symptomatiques comme les asymptomatiques et les cas index. Et c'est vrai que l'application StopCovid qui va sortir dans les jours à venir va nous aider. Ce n'est pas antinomique avec les brigades et les moyens humains.
Vous la chargeriez, vous ? Oui, bien sûr, je la chargerai parce que je pense que c'est quelque chose de citoyen de le faire et qu'il faut se signaler lorsqu'on est malade et que ça permet, si vous voulez, de rendre visible ce virus qui ne l'est pas à l'échelle médicale et de mieux contrôler le virus et de façon inexorable. Le mieux, on dépiste et donc on arrive à voir les gens qui ne sont pas malades ce qui est extrêmement dur. En médecine, on ne sait pas voir quelqu'un qui n'est pas malade. C'est comme l'attention. On ne peut pas vous dire que vous avez de l'attention si on ne vous l'apprend pas.
Eh bien, le plus on détectera ces patients asymptomatiques, le plus on permettra de les isoler et de faire baisser inexorablement ce R0. Et je crois qu'aujourd'hui, l'ambition, c'est que ça s'arrête. Tout le monde en a ras-le-bol de ce virus. Tout le monde veut reprendre une activité, vous êtes d'accord ? Benjamin Davidot, on vous retrouve dans deux minutes. On va faire un petit peu de pub. Vous allez nous parler de l'hôpital. Plus largement, il est 7h43 tout de suite. RMC, Vos manières.
Vos hommages à Guy Bedos ce matin. Myriam nous écrit « On vient de reprendre et d'apprendre qu'on aura un peu plus de liberté. Mais Guy Bedos s'en est allé et là, je pense qu'on perd quand même une forme de liberté, nous dit Myriam. Qu'est-ce que nous venons de perdre ? » Jean-François est triste du décès de Guy Bedos mais le pire, c'est qu'il ne reste maintenant que son fils Nicolas Jean-François qui s'autorise aussi l'humour grinçant de Bedos. Ouria nous dit « Oh non, pas lui. Trop triste. Son humour grinçant, son engagement à gauche, son sourire, tout, il va nous manquer. Michel Piccoli, Jean-Loup d'Abadi, maintenant lui, 2020, quelle moche année, quelle tristesse.
Albert nous dit aussi qu'il a une pensée pour Guy Bedos dont j'appréciais l'humour mais surtout le comédien. Et puis Sandrine nous dit « Bedos, c'était finalement le seul homme qui pouvait traiter les femmes de putes, de salopes, sans être vulgaire. C'était une autre époque, loin de l'aseptiser et du confiné qu'on connaît aujourd'hui. C'est peut-être ça qui l'a fait fuir » nous écrit Sandrine. RNP 6h-9h, Vaux d'indirect.
Le docteur Benjamin Davido, médecin infectiologue à l'hôpital Raymond Poincaré de Garches dans le Haut-de-Seine et donc avec nous. Docteur Davido, à Garches, dans votre hôpital, est-ce qu'il y a encore des malades du Covid qui arrivent ? Il y en a fort heureusement beaucoup moins, à l'image de ce qu'on voit, tous les chiffres qui sont lancés tous les soirs. Et la différence, paradoxalement, c'est qu'on voit arriver des malades de la première vague qu'on n'a pas pu voir en consultation, souvent des jeunes femmes qui étaient suivies, on s'appelle en ambulatoire, qui ont appelé leur médecin, qui sont restées chez eux, qui ont bénéficié du confinement. Oui, qui souffraient de quoi ?
De maladies diverses ? Qui souffraient de symptômes diverses qui pourraient être un Covid à postérieure. Et qui reviennent à l'hôpital, souvent, donc à plus de six semaines, puisque la distance de ce confinement, pour se faire tester et pour des symptômes divers et variés et dont on travaille pour savoir s'il pourrait s'agir de syndromes qu'on appellerait post-Covid. Et les autres malades ? Les autres patients reviennent maintenant qui souffrent d'autres pathologies ? De façon très intéressante, on voit très bien que les gens ont déserté l'hôpital. C'est-à-dire que la consultation, les gens se sont débrouillés pour faire renouveler leur ordonnance.
Il y avait tout un système bien orchestré par les pharmacies, premièrement, et aussi par leur médecin de proximité. Et les gens ont peur de l'hôpital comme si l'hôpital était quelque part péciféré ou en tout cas était le responsable du Covid. Et donc, on voit très bien qu'il y a tout un circuit à réinventer, à la fois pour être attractif, mais aussi parce que c'est très compliqué de faire fonctionner l'hôpital avant la crise et cette fois-ci avec deux circuits. Un circuit propre et celui pour les malades qui n'ont pas le Covid et puis celui pour ceux qui ont encore le Covid et il en reste.
Et on sait que c'est surtout les malades de réanimation qui occupent des lits parce que leur parcours est particulier et que ces gens-là vont devoir bénéficier de rééducation, de rééducation respiratoire pour apprendre à respirer, à se réadapter et que ça va prendre du temps et qu'il faut aussi des structures pour cela. Bien. Pourquoi dites-vous que l'hôpital est malade du Covid ? Oui, un peu à l'image de ce qu'on expliquait tout à l'heure.
Premièrement, il y a toujours ces malades Covid qui quelque part nous dérangent puisqu'on sait que l'hôpital avait du mal à fonctionner avec une politique de plus en plus de gestion de malades ambulatoires alors qu'on sait qu'on est arrivé probablement à nos capacités maximales avec les conditions qu'on a et les moyens humains c'est-à-dire de gérer tout en ambulatoire un malade qui rentre le matin et qui repart le soir c'est pas faisable par exemple en maladie infectieuse si on pourrait dire le Covid ce n'est pas faisable et qu'on sait qu'à l'hôpital il y a un certain nombre de chambres doubles sur l'assistance publique on estime à 30% et que nous ça faisait des années notamment en maladie infectieuse qu'on réclamait la fermeture de ces chambres doubles qui pour nous est une ineptie une source de contamination ineptie en infectiologie oui il y a d'autres choses que le Covid il y a des bactéries multirésistantes des bactéries qui résistent aux antibiotiques et que de mélanger les malades à l'image de ce qu'on a appris ces derniers mois et maintenant je pense que vous en serez conscients tous d'accord qu'il y a des gestes barrières des gestes à respecter et que lorsqu'on mélange les malades on s'expose à mélanger les malades est-ce que l'hôpital a repris ses anciennes habitudes ?
alors il essaie bon ou bonne ? il essaie moi en tant que directeur médical de crise je m'y oppose farouchement et donc je ne lâcherai rien là-dessus puisque c'est mon corps de métier l'infectiologie et que je ne veux pas exposer mes malades à quelques risques que ce soit il faut être logique soit on se donne les moyens d'y arriver et on va droit au but soit on abandonne mais on n'abonnera jamais les médecins mais on est oui ça j'imagine mais on a repris les mauvaises habitudes à l'hôpital ou pas ?
on essayerait de nous faire reprendre les mauvaises habitudes disons que la mémoire la mémoire de ceux qui nous dirigent est relativement courte malheureusement nous on n'a rien oublié parce qu'on est toujours dedans et que comme je vous l'expliquais la dernière fois notre corps de métier qui est du Covid ou pas du Covid c'est de soigner les malades et pour soigner les malades il faut des besoins il faut des besoins humains et penser aux patients avant tout absolument avant de penser budget mais oui et puis l'hôpital aussi a besoin d'être rénové l'hôpital a besoin de fonctionner autrement il faut mieux articuler les hospitalisations ce qui peut être géré en nobilatoire la médecine de ville il faut réinventer le système c'est pas une histoire de rajouter du rustine et de dire qu'il suffit que la bobologie n'arrive pas aux urgences ça ne réglera pas il fonctionne dans l'hôpital malheureusement au point où on en est arrivé il faut tout détruire pour tout refaire et c'est un véritable chantier actuellement à mon avis c'est trop tôt puisqu'il reste des malades à l'hôpital et on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé tout oublié ça ne sera pas comme ça ça va prendre du temps mais il faut se rappeler que l'hôpital fonctionne mal et que si on revient en marche arrière en disant ça y est le Covid est derrière nous on peut reprendre nos mauvaises habitudes j'ai fait exprès de dire mauvaises habitudes et bien on va retomber dans nos travers et ça ira de plus en plus mal et il faut savoir aussi que le corps médical est malade je disais l'hôpital avec un grand H mais les soignants on n'en peut plus vous imaginez on ne s'est jamais arrêté la plupart des gens n'ont pas eu de jour de repos et puis on va devoir enchaîner sur les grandes vacances on ne sait pas du tout comment ça va se passer alors voilà la bonne nouvelle comme tous les français c'est que dans quelques jours on va pouvoir se libérer de cette distance des 100 km mais il va vraiment falloir que tout le monde mette du sien et que tout le monde accepte enfin que l'hôpital ne peut plus fonctionner dans l'état actuel des choses et je l'espère on tiendra bon le plus longtemps qu'il le faut mais pas trop ne rien oublier merci docteur Benjamin Davidot merci d'être venu nous voir encore une fois passionnant comme d'habitude Nicolas Poincaré est là pour les explications du jour Alors expliquez-nous Nicolas nous allons revenir sur ce qu'a annoncé le Premier ministre hier le déconfinement s'accélère donc on est en phase 2 de déconfinement jusqu'au 22 juin de moins en moins de restrictions liberté retrouvée en grande partie voilà avec surtout donc dès mardi prochain le retour d'une totale liberté de circuler c'était la principale bonne surprise des annonces d'hier l'interdiction de circuler au-delà des 100 km de chez soi et bien elle est tout simplement levée on pensait que les 100 km allaient peut-être passer à 200 ou à 300 et bien non c'est le retour au droit de circuler partout en France sans avoir justifié quoi que ce soit c'est la fin d'une parenthèse qui aura donc duré deux mois et demi deux mois et demi de très fortes restrictions à notre liberté de nous déplacer c'était une première dans l'histoire de France en temps de paix et ça se termine enfin on retrouve même le droit de se déplacer à l'étranger Edouard Philippe a eu un peu de mal à l'admettre hier il aurait préféré nous dire qu'il fallait rester en France que c'était mieux de passer nos vacances en France pour des raisons économiques mais la réalité c'est que si un pays accepte les français par exemple l'Italie à partir de mercredi prochain et bien rien ne nous empêche de nous y rendre librement et d'en revenir sans difficulté pareil pour les pays qui n'ont jamais fermé leurs frontières comme la Suède on peut s'y rendre dès maintenant et puis pour les autres pays européens la réouverture sera effective le 15 juin bref on retrouve une vraie liberté de bouger de nombreuses autres interdictions vont être levées mardi surtout dans les départements verts les zones vertes en fait il n'y a que trois en orange trois régions Île-de-France départements Mayotte et Guyane voilà pour les départements verts donc ils sont 91 maintenant sur 101 départements c'est à dire vous l'avez dit toute la France sauf ces trois régions sur 67 millions de français 55 vivent en zone verte et 12 millions sont donc en zone orange concrètement dès mardi en zone verte c'est la réouverture des restaurants et des bars des théâtres des musées de toutes les plages des piscines des campings des salles de sport des gymnases mais aussi des parcs de loisirs pas seulement le Puy du Fou tous les parcs de loisirs et en zone orange qu'est-ce qui se passe ?
en zone orange il y a aussi des réouvertures les parcs et jardins dès demain matin les musées des mardis ou plutôt des mercredis parce que les musées sont généralement fermés le mardi pour le reste pour les piscines salles de sport théâtre la zone orange aura trois semaines de retard c'est à dire que tout devrait rouvrir le 22 juin et non le 2 et puis pour les bars et les restaurants là on a une demi-mesure vous en avez déjà beaucoup parlé ce matin ils peuvent rouvrir dès mardi mais uniquement en terrasse pas de service à l'intérieur en Ile-de-France pendant trois semaines de plus et il y a beaucoup d'établissements qui n'ont pas de terrasse et qui ne vont donc pas pouvoir rouvrir en Ile-de-France bien les écoles les collèges et les lycées on va en parler tout à l'heure avec la secrétaire générale adjointe du syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale elle représente les principaux et les proviseurs alors pour les écoles collèges et lycées alors les écoles primaires le ministre de l'éducation nationale espère arriver très vite à 100% des écoles ouvertes pour les collèges en zone verte dès la semaine prochaine les cours reprennent pour toutes les classes donc de la 6ème à la 3ème en zone orange les 4ème et les 3ème restent encore à la maison et puis pour les lycées c'est la nouveauté la vraie nouveauté ouverture possible dès la semaine prochaine en zone verte pas de réouverture en zone orange sauf pour certains lycées professionnels en réalité au lycée le 3ème trimestre est bien fichu on est à 4 semaines des vacances il n'y aura pas d'épreuve de bac pas même l'oral de français en première on va donc surtout demander aux professeurs de faire des entretiens individuels avec leurs élèves et l'oral de français la note sera calculée sur les 2 premiers trimestres note de contrôle continue finalement qu'est-ce qui reste interdit ?
alors les sports collectifs et de contacts pas de football pas de basket pas de judo les stades restent fermés pas de rugby les stades restent fermés les boîtes de nuit aussi je sais que ça va vous manquer oui vous n'imaginez même pas voilà et on n'a pas une date de réouverture pour les boîtes de nuit les rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public sont interdits mais chez soi on a le droit de faire une fête avec plus de 10 personnes par exemple si on se marie parce que les mariages reprennent aussi les cinémas restent fermés mais on connait la date de réouverture ce sera le 22 juin dans toute la France enfin mon principal adversaire a dit Edouard Philippe hier mon principal adversaire ce sont les grands rassemblements donc pas de grands concerts pas de festivals de plus de 5000 personnes au moins jusqu'au 22 juin mais peut-être même pour plus longtemps cet été puis j'ai une dernière question qu'est-ce qu'on aura le droit de faire sur la plage cet été ?
alors très bonne question parce que les plages rouvrent toutes dès mardi au bord de la mer des plans d'eau des lacs le mer n'a plus besoin de demander l'autorisation au préfet comme c'était le cas jusqu'à présent mais alors que devient cette fameuse règle qui disait que les plages devaient être dynamiques qu'on avait le droit donc de marcher mais pas de se coucher sur sa serviette et bien il n'en a pas été question hier donc on peut supposer et bien qu'on a retrouvé le droit de s'asseoir sur la plage de faire ce qu'on veut les images de ces policiers qui demandaient aux gens de ne pas s'asseoir de ne pas s'allonger et bien c'est pour moi une des images symboles de cette période un peu folle qu'on ne va pas regretter on aura le droit un truc de fou on aura le droit sans doute de s'asseoir sur la plage il y a des établissements que l'on n'a pas évoqués que le Premier ministre n'a pas évoqués sont les EHPAD hier Muriel Muriel bonjour vous êtes dans le Jura à Champagnole tout à fait d'abord bonne nouvelle pour le Jura vous êtes en zone verte et bien voilà apparemment enfin bon vous travaillez en EHPAD tout à fait je suis animatrice sociale oui dans un EHPAD oui et vous n'avez rien entendu simplement le Premier ministre a parlé des personnes fragiles hier
voilà
pas un mot pour les EHPAD donc ce matin je pense qu'il y a une grande partie de la population qui doit être extrêmement déçue pas un mot pour les EHPAD les résidents et les familles attendent quand même des informations moi je suis confrontée tous les jours au problème on organise des visites de famille on organise des appels visios on est sur le front depuis le début du confinement les familles n'en peuvent plus tous les jours vous savez ça tombe très très bien que vous me disiez cela parce que je voudrais remercier j'étais il y a une semaine voir ma mère qui est dans un EHPAD qui est dans une situation difficile et j'ai vu le travail extraordinaire mais extraordinaire réalisé dans cet EHPAD Muriel extraordinaire pour rendre visite pour organiser les visites qui sont mesurées on ne peut pas rester plus d'une demi-heure au chevet de la personne qu'on va voir tout à fait avec des mesures très strictes c'est très strict mais alors on est obligé de mettre des charlottes on met vraiment comme si j'étais un soignant de l'hôpital voilà mais vraiment mais c'est formidable il n'y a pas eu un cas d'ailleurs dans l'EHPAD où se trouve ma mère il n'y a pas eu un seul cas de Covid je dis chapeau et vous non plus je dis chapeau à tout le personnel et à la direction voilà donc moi j'ai un petit message à faire passer on nous dit qu'il y a 800 000 demandeurs d'emploi supplémentaires ces dernières semaines et bien qu'est-ce qu'on attend pour renforcer un petit peu les services d'EHPAD les gens n'en peuvent plus ils sont confrontés à une solitude incommensurable alors écoutez vous savez ce que je vais faire Muriel je vais poser la question à Sibeth India qui est mon invité tout à l'heure parce qu'effectivement comme le Premier ministre n'en a pas parlé hier je vais lui en parler voilà merci Muriel et bravo pour ce que vous faites merci merci beaucoup et je salue tous les animateurs sociaux de France parce qu'on parle toujours du personnel soignant oublions pas les animateurs et bien vous avez raison merci Muriel il est 7h59 vous êtes sur AMC