[DIRECT] Table ronde interconfessionnelle | Mardis de l’ESSEC - 12/05/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 10 %Défensif 45 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteÉludée
Quels sont les critères pour évaluer la meilleure religion selon le GPA God Point Average ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a poussé à consacrer votre vie à la religion ?
- 9:00OuverteRéponse directe
La laïcité française est-elle un cadre de liberté ou une contrainte pour votre pratique religieuse ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment gérez-vous les courants radicaux au sein de vos traditions religieuses ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quel rôle joue l'instrumentalisation de la religion dans les stratégies de quête de pouvoir ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que les religions monothéistes ont échoué à produire une coexistence durable dans certaines régions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Fait
« ocratie, ce n'est pas une théocratie, on est bien d'accord aujourd'hui c'est une démocratie. »
- 4:00Fait
« En France, on a complètement absorbé. Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous remercions également notre partenaire LCP qui diffuse ce débat sur sa chaîne YouTube. Il était une fois l'histoire d'un prêtre, d'un rabin et d'un musulman dans une école de commerce fondée par des jésuites. D'expérience, nous savons qu'il faut arrêter la phrase ici avant que cela n'apporte.
Mais ce soir, c'était pas une blague, c'est bien réel. Dans notre cher et sec business school où l'argent a remplacé Dieu, où le seul élément surnaturel auquel on croit est la main invisible du marché, l'heure est enfin venue de remettre l'église et la mosquée et la synagogue au centre du village. Pour les personnes qui se seraient écarté de la foi, ce débat est l'occasion de vous rafraîchir la mémoire.
Chers public, laissez-nous vous introduire nos trois invités avant d'évoquer les cultes qu'il représentent ce soir. Commençons par Monseigneur Ulric. Vous êtes le 142e évêque de Paris.
Votre devisée épiscopale est la joie de croire. Devise tellement efficace qu'elle pourrait être un très bon slogan pour une crème IVA. La joie de croire que vous avez encore 20 ans ou pour la Française des jeux.
Chaque jour le la joie de croire à sa chance ou enfin pour une appli de rencontre la joie de croire au nouvel amour. Votre parcours est celui d'un homme qui a fait ses preuves en province de Dijon à Lille avant de conquérir la capitale pour être à la tête du plus grand diocèse de France. Entre les 100 succursales, les 500 collaborateurs en col romain et le chantier de Notre-Dame à gérer, le rôle d'archevêque de Paris ressemble à celui d'un dirigeant d'une entreprise du CAC 40.
La Bible dit "Bienheureux les doux, car ils hériteront de la terre. Vos pères vous décrivent comme un homme doux et vous avez hérité de Paris. L'Évangile n'avait donc pas menti.
Michaell Lévi, un parcours de vocation. C'est ainsi que vous avez nommé l'objet de votre mail pour que nous en apprenions plus sur vous. D'après ce que vous nous avez dit, votre première vocation c'est l'argent.
Diplômé de Rein Business School en Finances, vous avez navigué entre la société générale, Natix 6, le Crédit Agricole, la Banque centrale européenne et la Banque de France. Et on a récemment su que vous êtes maintenant à la BNP Pariba- Bas. Vous êtes résolument le loup de Noï.
Votre seconde vocation, c'est l'étude de la Torah. Vous avez suivi des formations rabinique à Jérusalem et Londres qui vous permettent aujourd'hui d'être rabin à Noï et homonier national des étudiants. Ce soir, vous avez tout pour être à l'aise car venir en tant que rabin dans une école de commerce, c'est la synthèse de vos deux passions, la finance et la Torah.
Monsieur Lévi expliqué qu'il savait allié la rigueur analytique des marchés. et la profondeur de la tradition. Vous professeurs, vous savez allier la transmission du savoir qu'il concerne les corps ou les cieux.
Le courant dit, "Nous avons créé l'homme dans la meilleure des formes. Vous avez en effet passé votre carrière à préserver cette forme dans les blocs opératoires de Bobini. Puis vous avez enseigné la médecine dans les amphithéâtres de la Sorbonne.
Cependant, selon vous, la médecine ne peut pas s'exercer seulement avec des seringues. Dans cette optique, vous avez en près de 30 ans accumulé une dizaine de comités et de groupes de réflexion sur votre CV. Vous participez notamment au comité de pilotage pour la préparation des des états généraux de bioéthique ou au groupes de réflexion éthique de la société française d'anesthésie réanimation.
Mais parce que tout homme de fois sait prendre du temps pour lui et trouver un hobby qui le sort de son train quotidien dicté par les considérations morales, vous vous êtes tourné vers la radio. Pour vous changer les idées, vous administrez donc une émission sur France 2 intitulée l'Islam. Maintenant que vous connaissez mieux nos trois Avengers du monothéisme, on va tenter d'élire la meilleure religion en fonction de différents critères.
Grâce à un système de points perfectionné et basé sur le très reconnu GPA God Point Average, nous saurons laquelle est la plus la performante et peut nous assurer à la fois la meilleure vie sur terre et au ciel puisse le sort vous est favorable. Commençons par le réseau allumi. Quoi de mieux comme premier critère ?
En effet, dès notre arrivée dans cette école, on nous vend le réseau essc comme l'un des plus puissants. Mais qu'en est-il des alumini des religions ? La communauté de Monseigneur Ulric passe par Bernard Arnaud, François Pinot qui ont tous deux investi pour la rénovation de Notre Dame.
On compte malheureusement Pierre Eddouard Sterrain et là tout de suite ça fait perdre des points au dossier. Passons à votre réseau, monsieur Lévi. Je crois que au vu de votre parcours et du nombre de banques ou d'institutions financières que vous avez parcouru, les étudiants dans la salle auraient eu intérêt à imprimer leur CV avant le débat pour vous le passer pendant le cocktail.
Vous coupez donc l'herbe sous le pied de du docteur B. Lucif et remportez la manche. Quelle religion est la plus est la plus bonne vivante ?
Monseigneur Ulric vous l'emportez ici sur le terrain du bon vivre. Soyons honnêtes, le catholicisme c'est la c'est la religion de la gomme magique. Là où chez vos voisins on compte les interdits alimentaires et les rituels précis, chez vous, on a inventé la confession et on transforme l'eau en vin lors des soirées.
Les Français peuvent aussi remercier le christianisme d'être à l'origine de plus de la moitié des jours fériers en France. En somme, il y a pas photo. En parlant de photo, quelle est la religion la plus médiatisée ?
Pour faire une analyse rigoureuse de la situation médiatique des trois religions monothéistes, nous avons écouté toutes les heures de diffusion des principales chaînes de télé française depuis 2020. Après notre analyse scrupuleuse, une chaîne en particulier a retenu notre attention. Entre 2020 et 2024, le mot islam a été utilisé à 31000 reprises sur ce news.
Si l'on monétisait ce temps de parole, il y aurait de quoi payer à tous les fidèles un pèlerinage à la mec. Entre les débats sur le port du voile, les menus de la cantine, les fast food àal, le nouveau maire de Saint-Denis qui aurait selon de sources fiable forcer l'apprentissage des chiffres arabes dans les écoles. On ne vous laisse donc jamais tranquille.
Bref, votre religion occupe 80 % de l'espace mental des éditorialistes français. En marketing, on appelle ça du top of mind. Vous êtes la marque à laquelle on pense en premier, même quand on ne vous a rien demandé.
Vous remportez donc malgré vous cette manche. Ou là là ou là là Alexandre le temps fil, on doit s'arrêter. On vient de me dire à l'oreillette que c'était pas du tout l'esprit de cette table ronde et que le but était d'instaurer un dialogue pacifique et de promouvoir le vivre ensemble dans notre école de commerce.
On va donc s'arrêter là et passer le relais aux débatteurs pour évoquer des considérations plus sérieuses. En plus, on ne voudrait pas finir la soirée avec une fatoi sur Twitter, une excommunication, voir Dieu doné reposter un extrait de notre présentation. Bref, c'était l'histoire d'un prêtre, d'un rabin et d'un musulman dans une école de commerce fondée par des jésuites.
D'expérience, nous savons qu'il faut arrêter la phrase ici avant que ça ne dérape. Mais ce soir, on a décidé de continuer l'histoire ensemble pour voir où elle nous mène. Chers public, chers messieurs, nous vous souhaitons à tous un excellent débat. [applaudissements] [applaudissements] Monsieur le Rabin, Monseigneur et professeur Belloscif, bonsoir.
Merci d'avoir accepté notre invitation mardi de l'ess. Comme l'a vu la tradition, vous disposez d'un court droit de réponse à la présentation qui vient d'être faite par Alexandreine. Tout d'abord, merci beaucoup de nous avoir et de m'avoir invité particulièrement.
Cela me fait déjà très plaisir d'être parmi vous. Je retrouve un peu mes jeunes années d'étudiants d'école de commerce et puis partager avec mes frères monothéistes ici pour pouvoir que l'on puisse avoir ben tous les points de convergence que nous avons depuis des siècles entre nous. Cela me fait encore plus plaisir.
Question : le droit de réponse. Vous étiez pas mal. C'est pas mal.
Je suis pas fan des loups, j'aime bien. La seule chose qui me plaît chez les loups, c'est en fait qu'il chassent en meut. Et toute la problématique qui existe et que j'essaie d'insuffler notamment dans mon dans ce que ma mission rabinique, c'est en fait de pouvoir avoir une capacité de rendre les personnes appartenant, excusez-moi le terme, à la meute. non pas pour chasser bien évidemment, mais pour pouvoir s'aider, s'entraider les uns les autres, avoir une ouverture d'esprit, quelque chose qui puisse avoir un enrissement au niveau de leur éducation, de leur rentrée dans les écoles et surtout dans le monde du travail.
Pourquoi faire ? puisque à la fin nous en parlerons bien évidemment en étant dans un pays aussi beau que la France, un pays qui nous laisse pratiquer notre foi. Il faut jamais l'oublier.
Et bien cette meute là ne demande qu'à s'agrandir. Non pas au niveau peut-être du livre de référence, ça à la limite je pense pas que j'en suis capable et ce n'est pas mon but. Mais surtout de faire en sorte que comme pour une meute, lorsque un des éléments vient à être en danger, alors les autres se mettent autour de lui et le protègent.
Et pour ce coup, on va pas parler de savoir si on a acheté un strad ou un strangle sur les marchés, mais si jamais on est en capacité de pouvoir protéger la personne pour au final avoir le minimum nécessaire, c'est-à-dire la nation. Très bien. Merci.
Merci d'avoir choisi la joie de croire comme le l' motif pour me présenter parce que de fait c'est pour moi extrêmement extrêmement important. Je suis très heureux de me promener avec ce cette devise. C'est une habitude que l'on a dans l'Église catholique que les les évêques portent une devise et qu'ils choisissent.
Et moi, j'ai choisi qu'elle soit écrite en français parce que d'habitude, elle est écrite en latin et elle est écrite en latin et personne ne la retient parce que comme vous savez, le latin est quand même beaucoup moins utilisé et j'ai choisi qu'elle soit écrite en français pour que elle soit retenue. Et je me souviens très bien que un certain nombre de gens m'ont dit "On est très content parce que on la retient et ça nous ça nous aide, ça nous conforte, ça nous fait du bien et c'est et c'est heureux. Je me souviens que des jeunes l'avaient emmené dans un grand un grand rassemblement à Toronto il y a 20 ans, un peu plus de 20 ans.
Grand rassemblement dit des journées mondiales de la jeunesse. Et ils sont revenus et ils ont dit "On a perdu le on a perdu le le drapeau qu'on avait fait avec votre avec votre devise et ils sont dit finalement c'est bien de l'avoir perdu parce que probablement quelqu'un l'aura trouvé. la joie de croire.
Voilà, merci beaucoup de l'invitation. Je remplace le je vais essayer de faire je remplace le recteur de la grande mosquée de Paris Cheadin Hafiz qui a une bonne excuse parce qu'il est en audience auprès du pape en 14 donc c'est mieux que d'avoir un mot de ses parents quoi. Euh puisqu'on a un autorisé au droits de réponse j'aurais envie de vous faire la la critique douce.
Un moment vous dites bah je vais vous vous allez nous mettre en sorte de compétition pour trouver quelle est la meilleure religion. Le l'affaire a déjà été réglée en 1273 par Raymond Lul qui a fait un livre magnifique qui s'appelle l'histoire du gentil des trois sages. C'est un bonhomme qui vit dans un pays où il a jamais entendu parler de Dieu.
Il sait pas ce que c'est. Jamais connais pas rien. Nada.
Et il finit par être assez désespéré. Il se dit, je vais aller au bord de du village, loin dans la forêt pour me pendre parce qu'il est désespéré. Puis il va pour aller se pendre et en chemin, il croise trois joyeux de la ron qui discutent l'un l'autre et qui lui dit "Oh là là, ça a pas l'air d'aller très fort, que Dieu te garde." Il dit "Dieu, c'est quoi ce trucl ?" Il dit "Bah forcément, vous avez compris que les trois, il y a forcément un juif, un chrétien et un et un musulman.
Et ce pauvre homme qui voulait se pendre est intéressé." Et donc il dit "Mais racontez-moi quoi parce que visiblement vous avez un seul lieu, c'est le même hein. Oui.
Et vous êtes trois, c'est pas logique ça. Pourquoi ? Donc ben je vais vous écouter les uns après les autres et puis je vais choisir quelle est la quelle est la religion que je vais choisir et que donc il sera forcément cette cette meilleure puisque il a jamais entendu parler de Dieu.
Donc il a pas de biais culturel de ses parents et autres. Et donc alors chacun fait son pitch pour pouvoir vendre son sa croyance du mieux qu'il peut et il dit "Oui, c'est vrai, Dieu existe." Et alors tu alors tu as choisi quoi ?
Euh juste avant de vous dire, je vois que il y a un de mes amis qui vient du village et je crains qu'il aille qu'il qu'il vienne ici pour se pendre aussi. Donc il faut vite que j'aille lui donner la bonne nouvelle pour pas qu'il se prendre et lui dire Dieu et dès que j'ai sauvé cette vie reviendrai vers vous pour vous dire et il part et les trois se voient dit ben finalement on a fait une bonne action on est content mais on est bien entre nous non ceux qui nous rassemblent complètement et ceux qui nous distinguent oui on n pas envie de connaître sa réponse. Et les trois sages font demi-tour et portent.
C'est 13e siècle, 1272, ce qu'on appelait soit-disant le Moyen-âge obscurantiste. Voilà, religion, ça veut dire religarie. Merci beaucoup pour ces réponses.
Pour notre échange, il se structurera en trois parties. Une première sur être un homme de foi dans la société actuelle, une deuxième sur les évolutions de la religion dans notre société et enfin une troisème partie sur religion et géopolitique entre instrumentalisation et dérive. Et donc pour commencer notre première partie sur être un homme de foi dans la société actuelle, vous représentez tous les trois religion, un monothéisme différent.
Vous avez des engagements qui diffèrent les uns des autres, mais vous avez tous les trois décidé de dédier une grande partie de votre vie à la religion. Et donc concrètement, qu'est-ce qui vous a poussé à pas enfin à dédier une partie de votre vie à la religion ? Qu'est-ce qui vous avez qu'est-ce qui vous a fait sauter le pas, entre guillemets ?
Si je peux démarrer pour être clair, hormis le fait de l'éducation qu'on a pu recevoir, de l'enseignement qu'on a pu recevoir, on vit quand même dans un monde qui est un monde très connecté, si je peux me permettre de parler ainsi. Le seul problème, c'est que on est très connecté à tout sauf sauf avec Dieu. On est connecté sur son iPhone si on en a un.
On est connecté sur ses notifications, on est connecté sur internet, sur beaucoup de choses. Et le networking aujourd'hui, c'est quelque chose qui marche beaucoup. Le seul et unique problème, c'est que tout ça, ça reste de l'horizontal.
Or, pour pouvoir faire vivre un réseau horizontal, il faut une dynamique. Cette dynamique, elle ne peut être que verticale. Et mon engagement personnel, c'est essayer de pouvoir faire en sorte que les gens avec leur spécificité puissent se connecter à Dieu.
On n' pas la même connexion. J'ai pas la même connexion que mon épouse, j'ai pas la même connexion que mes enfants, j'ai pas la même connexion que mes frères ou mes parents, encore moins que mes élèves. Cependant, si on arrive à se brancher à ce moment-là, voilà.
Et pour se faire, des fois, malheureusement, comme on se trouve dans une société qui accapare énormément, alors il faut peut-être avoir un petit coup de pouce, écouter les gens, faire venir leur faire comprendre. Par exemple, très souvent vousz faire rigoler avec votre CV. J'en ai reçu un juste avant de venir de quelqu'un de ma communauté qui cherche également un stage.
Vous imaginez bien, il est à l'Em Liyon pour la pour ce pour se faire là. Et donc pourquoi ? Parce qu'en fait tout l'objectif l'objectif unique, c'est faire en sorte d'être une lumière dans le monde.
Par une lumière dans le monde, il faut bien se connecter à la première lumière. Ça c'est du niveau de la foi, c'est la mienne. Je pense que la lumière est une lumière divine.
Et pour se faire, à moi d'essayer de rendre connecté quelque chose qui était isolé au niveau électrique et après la personne grandit par elle-même. Voilà mon engagement. Je je je envie de prolonger ce que vous avez dit tout à l'heure.
Un des souvenirs très très beaux que j'ai et qui est assez récent, c'est euh devant la cathédrale Notredame, le jour de l'inauguration de sa réouverture, il y a eu un plateau qui était juste devant la cathédrale dans lequel nous étions les uns et les autres, enfin pas les mêmes personnes. Enfin moi oui, mais il y avait Shemzenfiz, il y avait le grand rabin Rim Corsia, il y avait euh des évêques euh orthodoxes, des évêques euh catholiques orientaux et cetera. Donc et euh il y a eu, vous savez, la l'inauguration de Notre Dame, il y a eu 1 milliard de téléspectateurs.
Voilà. Et juste avant la messe que j'ai présidé, il y a eu, je crois un un bon million de téléspectateurs français qui ont regardé et qui ont vu cette entente entre nous. Voilà.
Et ceci pour moi c'est un signe fort que que j'ai que j'ai reçu parce que si j'ai choisi d'être prêtre et puis puis aujourd'hui accepté d'être évêque depuis 25 ans, c'est pour être heureux d'abord quant à moi et et de sorte que la vie que je mène puisse être non seulement non pas tellement imité et voilà mais porteuse de quelque chose auprès d'autres et et porteuse de quelque chose chose qui est le bonheur que j'essaie de vivre et qui nourrit mon existence. Voilà. Voilà comment j'ai si j'ai choisi d'être prête, c'était pour être heureux.
Vous allez avoir, je pense des réponses qui sont assez similaires. Qu'est-ce qu'un musulman ? Un musulman, c'est quelqu'un qui pense que Dieu a choisi de révéler son message divin en trois strates successives.
Je dis strat et pas stade parce que ça ça s'accumule. Donc d'abord Moïse. Moïse pour un musulman, c'est le top niveau des prophètes.
Moïse il a parlé à Dieu. Qu'est-ce que vous voulez de plus ? Il a parlé à Dieu.
Jésus euh dans le Coran, il y a on dit il y a trois prophètes, Moïse, Jésus, Mohammed, virgule, Jésus est le préféré de Dieu. Pour un musulman, Jésus est le préféré de Dieu. C'est pas son fils.
Ce qui distingue complètement, c'est l'incarnation. Parce que bien sûr s'il y a si Jésus est le fils de Dieu, c'est qu'il y a un Dieu en demi, un dieu un/ je comprends pas parce que Dieu il y en a il il y en a qu'un seul, c'est le fils spirituel bien sûr, mais j'ai du mal avec cette notion là. Et donc Moïse dit Mohammed et Mohammed n'arrête pas de dire je ne suis qu'un un homme.
C'est assez intéressant de voir le judaïsme qui est la religion des patriarches du père le jud le christianisme qui est la religion du fils avec un grand f et Mohammed qui ar pas de dire je ne suis qu'un homme quoi. Et orphelin. La tension, c'est que ce qui distingue judaïsme, islam, il y a une convergence théologique extrêmement forte.
Ce qui distingue le christianisme du l'Islam, c'est sans doute que pour un chrétien, c'est l'incarnation, c'est Jésus fait Christ. C'est l'immanence qui permet d'aller à la transcendance. Le musulman va aller directement sur la transcendance.
Mais s'il reste là-haut tout seul et celui il n'aime pas son frère, à ce moment-là, ça n'a pas de sens non plus. Donc, on peut dire que le chrétien fait horizontal vertical et le musulman fait vertical horizontal. On doit avoir cette partie qui nous réunit.
Qu'est-ce qui fait que ça m'intéresse ces questions là ? Il y a un il y a un hadith célèbre du prophète de l'Islam qui est en forme de dialogue avec un de ses suivants qui allait à la conquête de l'Ouest versprès l'Andalousie et qui lui disait euh sur quoi baser mes jugements ? Qu'est-ce que le bien ?
Propète prophète dit "Tu es venu me demander ce qu'est le bien ?" "Oui", lui répondit-je. Et le prophète de l'islam dit "Le bien, c'est ce qui met ton âme en paix.
Le mal, au contraire, c'est ce qui revient sans cesse à ton esprit. Même si les gens que tu consultes à ce sujet t'autorisent à le faire. La religion est quelque chose qui m'accompagne, qui est là, qui est un support, qui est une aide et une présence.
Donc monsieur le Rabin, donc vous avez officié dans d'autres cornes de métiers comme la finance et cetera et vous professeur Bostif, donc vous êtes professeur de médecine. Quant à vous monsieur Quant à vous, Monseigneur, vous avez vraiment dédié toute votre vie. à Dieu.
Euh donc concrètement, comment accomplissez-vous votre devoir de transmission de la foi euh auprès des fidèles ? Euh et pouvez-vous nous raconter peut-être votre journée type en tant que archevêque de Paris ? Votre journée type en tant qu'archevc une chose qui est compliquée de de dire une journée type non ma journée type c'est d'abord une journée une journée qui commence en prière.
Voilà le le parce que parfois elle passe vite la journée et et les temps de prière, on les partage avec d'autres mais le temps de se recueillir le matin euh quasiment au lever, le le temps de se recueillir le matin est extrêmement important pour rassembler. La la journée est pleine de choses qui se passent et la nuit est parfois pleine de choses qui se passent dans la tête et repartir le matin de de façon un peu apaisée, un peu tranquille, un peu en se disant voilà un jour nouveau et c'est un jour de de rencontre et de et de beaux moments à vivre. Donc ça c'est le c'est le point de départ.
Ensuite, il y a de la prière partagée avec d'autres et puis vous avez dit tout à l'heure dans la présentation que c'était la une la responsabilité d'évêque d'archevêques de Paris, c'était un chef d'entreprise. Il y a il y a des aspects d'entreprise, c'est clair. C'est-à-dire des aspects de direction, de gouvernance.
Et ça c'est extrêmement important. Je l'ai appris un peu sur le tas. Euh mais ça finit par venir un peu et puis il y a tout un aspect je crois de de d'étude de de de travail de préparation de la parole publique à avoir au sujet de de du contenu même de de notre foi.
Voilà. Et et c'est donc c'est une vie qui est une rencontre, un temps de rencontre permanent avec Dieu, avec le Seigneur, avec les autres et puis dans dans la responsabilité d'animer un groupe humain qui s'appelle l'église et qui est assez nombreux et qui est aussi partagé. Je suis pas enfermé à Paris, on est aussi en relation avec aujourd'hui, j'ai beaucoup parlé de avec d'autres de la situation au Liban.
Il y a quelques semaines, je me trouvais à Madagascar pour rencontrer aussi des communautés chrétiennes. Voilà, donc c'est c'est le c'est le voilà le contenu de de ma vie habituelle. J'ai une question qui concerne laïcité en France.
Donc la France est un pays laïque depuis plus de 120 ans. Concrètement, est-ce que pour vous trois la laïcité française représente un cadre de liberté dans votre liberté de fin dans votre culte ou bien est-ce que vous le vous la voyez comme une forme de contrainte dans votre pratique religieuse ? Je vais prendre ma casquette de monier nationale des étudiants.
Pour nous, la laïcité c'est une chance. J'irais même dire une bénédiction. Parce que lorsqu'on regarde l'histoire du peuple juif à travers les âges, on s'aperçoit que on n' pas toujours eu cette liberté de pouvoir pratiquer, étudier.
Tout à l'heure, monsieur l'archevêc parlait. Je me suis demandé s'il était rabin parce que j'ai à peu près la même journée. Donc en prière, en étude et en je me suis dit c'est pas mal.
Et pour nous la laïcité est une véritable chance. C'estàdire que lorsqueon se trouve en nation, c'est mélangé avec des gens de toute religion ou de non religion, peu importe en tout cas ce qui fait la nation française aujourd'hui on doit avoir cette part de d'apport culturel d'apport qui amène un plus. Mais et c'est là que je veux dire un grand mais à mon sens il y a aujourd'hui notamment dans les sphères politiques depuis toujours, la laïcité n'est pas une religion.
C'est-à-dire que on ne doit pas au nom de la laïcité vouloir uniformiser à tout prix les comportement des différentes croyances si je peux me permettre ainsi. Et donc est une liberté. C'est ce que le c'est ce que le grand raban de France donc Rahim Corsea dit toujours.
C'est la façon de la laïcité éclairée. Qu'est-ce qu'une laïcité éclairée ? C'est une naïité qui permet qui me permet de pouvoir pratiquer, qui me permet de laisser l'autre pratiquer.
Et lorsque nous trouvons dans une sphère commune, ne pas avoir d'interférence car nous faisons que seul nation. Donc pour moi, la cité en tant que telle est une véritable chance, une bénédiction. Mais dès qu'elle passe au niveau contrainte, c'est-à-dire empêchement de pouvoir pratiquer, de pouvoir pas croire mais en tout cas de de m'empêcher de pouvoir pratiquer ce que je pourrais être en droit de pratiquer, c'est une liberté fondamentale au niveau constitutionnel, qu'on soit clair, à ce moment-là, la réalicité ne sera jamais une religion.
Et mon sens, il faudrait toujours essayer de pouvoir garder l'esprit de laïcité numéro 1, c'est-à-dire la liberté fondamentale du culte. Complètement d'accord. Quand j'étais externe, quand j'étais étudiant en médecine en 4e année en j'avais un stage en réanimation et il y avait une famille qui avait épinglé un petit médaillon de la Vierge sur le drap du sur le drap du Lidréa.
Et là, il y a une surveillante acariatre moustachu qui vient. C'est un hôpital laïque et elle a arraché cette ce petit médaillon de la Vierge. J'ai trouvé ça une violence folle. folle.
La laïité, c'est le un impératif de neutralité. La laïcité, ça concerne le soignant, ça concerne pas le soigner. C'est une c'est de pouvoir garder une partie de liberté.
Et c'est en ça que dans les zones de liberté restreinte à l'hôpital, en prison, dans un internat ou dans un ou à l'armée, on peut avoir un homonier pour ou une homonière pour pouvoir conserver et permettre l'exercice de cette de cette loi et de cette liberté. Et votre petit cartoon est intéressant dans cette dimension là. Mais il faut pas que laïcité se transforme en laïcisme en fait comme le haine des religions.
La laïcité c'est très bien, c'est pas une valeur, c'est un principe. Dès lors qu'on dit c'est une valeur, on lui on pervertit l'idée même de cette laïcité. Dans le monde, queles que soient les cultures, queles que soient les religions, quels que soient les pays, il y a quatre métiers sacrés : docteur, enseignant, homme ou femme d'église et puis homme ou femme de droit, juge, avocat et autres.
Ces quatre métiers ont trois caractéristiques que les autres n'ont pas. Premier, c'est quatre métiers n'ont pas de salaire. Un prof a un salaire, un médecin a un salaire.
Non, pas de salaire. des honoraires parce que les premiers maîtres de philosophie étaient rémunérés ou étaient récompensés ou agréés par leurs élèves par des dons parce qu'entre le savoir, la connaissance et l'argent, il n'y a pas de commune mesure. Et la seule façon de pouvoir faire donner, recevoir, rendre comme du mouse, c'était de les honorer.
C'est pour ça que ce sont des honoraires. Ces quatre ces quatre métiers un ont des honoraires. Deuxièmement, ces quatre métiers sont extraints au secret. le secret de la confession, le secret professionnel entre un avocat et son client, le secret médical, le secret de l'enseignant qu'il a par rapport à on se rappelle qu'amu avec monsieur Germain quand monsieur Germain se rend compte que il a même pas pu imaginer dans le dénument qu'il avait.
C'est des métiers du secret donc c'est des métiers de la confiance et confiance c'est comme fidesse. Et la troisième chose commune avec ces quatre métiers là c'est que ce sont des métiers de la vocation. Donc, il y a des choses qui sont difficiles, qui sont rares, qui sont précieuses et qu'il faut garder comme un trésor.
La laïcité, je fais un vœu qu'on puisse avoir un progrès pour mieux la connaître en France, en République. Et pour mieux la connaître, à mon sens, il faut qu'il y ait un enseignement des faits religieux. Actuellement, si on fait un sondage à l'ess pour demander quelle est la différence entre l'ascension et l'Assomption, à part que c'est un weekend prolongé, on aurait des surprises.
Non, il me semble que il y avait le rapport Régistre Dobré qui faisait l'enseignement du fait religieux. Mais l'enseignement du fait religieux, c'est difficile parce que pour un prof de lycée et collège, il va tout de suite aller taper dans transcendance ou émanence et c'est compliqué. L'enseignement des faits religieux, c'est de l'histoire et c'est de la géographie.
C'est quelque chose que tout le monde doit savoir. Je dois impérativement connaître le minimum de la religion ou l'absence de religion de mon concitoyen, sinon je peux simplement pas vivre ensemble. Et on voit qu'actuellement avec toutes ces tensions internationales que vous avez cité, on a un besoin de connaître.
Il y a une sourate sourate 5 dans le Coran qui dit "Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous une communauté unique, mais il voulait vous éprouver en ses bienfaits. Un jour, vous connaîtrez de vos de de vos différences." Ça veut dire que pour un musulman, il y a une diversité.
Elle est voulu, elle est bénéfique, elle est faite pour que on s'entreonnaisse. Se reconnaître, c'est d'abord se connaître. et se connaître c'est aimer.
Oui. Excusez-moi, mon seigneur, j'aimerais rebondir sur les propos de du professeur Buscif sur la laïcité parce qu'on sait aujourd'hui que l'islam est tout particulièrement touché dans le débat public sur les débats de la laïcité avec le voile ou encore le burkini même si ce n'est pas un attrait religieux évidemment sont devenus des sujets de tension médiatique véritable en France et certains certaines personnes de l'esphère publique y voi parfois le moyen de d'y propager des idées islamophobes au nom de ce principe républicain qui est la laïcité. Comment réagissez-vous donc face à cette haine qui peut être propagée à l'encontre des pratiquants musulmans ?
Roulerie, je voulais réagir. La question c'est comment réagir sur haine sur des propos antimusulman ? Comment réagir et comment réagissez-vous en tant que communauté, en tant que pratiquant musulman et cetera ?
Il y a pas de communauté musulmane en France. une seule communauté, c'est la communauté nationale. Je peux pas vous demander quelle est votre religion.
Je peux même pas vous demander si vous croyez parce qu'en France, on s'est tué pour ça. Et la Saint-Bartelémi, on s'est tué pour ça. On a des gardes de religion dont l'ombre portée est toujours présente.
Si vous prenez le nombre de pays authentiquement laïques au début du siècle, en a trois. Il y a France, Turquie, Suisse. La Turquie n'est plus laïque.
La laïcité, c'est un trésor. C'est quelque chose qui permet de de pouvoir vivre à soi de manière tranquille et apaisée. Un chrétien va vous dire si on me frappe sur la joue droite, il faut que je tende la joue gauche.
Ça veut pas dire que je suis dans un irénisme béné et cetera parce que je garde le droit de la légitime défense. Ça veut dire que la seule façon que je puisse montrer à l'agresseur la folie de son geste, c'est bah vas-y tape encore. Moi, je suis parfois ému.
Vous avez employé le mot d'islamophobie et de haine. Moi, je suis ému comme la haine antijuive, comme la haine antisémite, comme la haine anti-ichrétienne. Je suis ému par la capacité de résilience, la grandeur de certains de mes correligionnaires qui sont qui font preuve d'une abnégation très forte.
Et ben, c'est une leçon. Et donc dans un pays comme la France, le pouvoir et la justice divine cohabitent avec le pouvoir et la justice républicaine. Comment concilier l'existence de ces deux institutions qui régissent la vie des gens ou encore de la société avec des points de vue qui pourraient parfois être contradictoires tels que par exemple sur l'IVG ou encore la récente les récent débat sur la loi de fin sur la fin de vie ?
Vous avez dit la la loi, la justice républicaine est est divine et divine. Alors, c'est bien clair que si s'il est s'il est vrai que le catholicisme a pu faire les lois en France, par exemple, bon, ça n'est plus le cas. C'est c'est clair.
Nous nous reconnaissons qu'il y a une une légitimité à à ce que l'État et dans le dans le sens de ce que vous venez de dire, que l'État soit le lieu où l'on fait la loi pour tous. Donc ça c'est clair, mais cela suppose que l'on soit capable de débattre, que l'on soit capable de donner des arguments, que l'on soit capable d'entendre ces arguments, que l'on soit capable de de reconnaître que dans la vie de la nation, il y a des des positionnements différents et que rien sans l'échange, rien sans la discussion, rien sans le dialogue réellement établi réellement mené à l'intérieur du parlement mais aussi à l'intérieur de la société que chacun puisse exprimer ses points de vue. Cela doit doit être fait pour nous.
Le fait la loi divine pour pour un pour un religieux, elle est extrêmement importante, importante. Susciter par exemple l'objection de conscience qui est reconnue dans la pratique dans la pratique républicaine. L'objection de conscience est important de dire non, ça je ne peux pas le faire et on peut toujours se situer par exemple sur la la loi sur la sur la sur la fin de vie. on n' pas fini de discuter sur ce sur ce point, elle n'est pas encore votée et on peut reconnaître que alors là-dessus, nous avons été auditionnés les autres et et nous avons donné des points de vue qui étaient proches les uns des autres disant et et en plus les toutes les professions médicales se sont ajoutées en disant notre métier ça n'est pas de donner la mort.
La mort n'est pas un soin. Voilà. Donc ça c'est c'est assez clair.
Donc nous avons été rejoints par d'autres et ou nous avons rejoint d'autres. C'est-à-dire que nous croyons bien que il y a dans nos convictions des choses qui doivent être dites et la laïcité doit nous permettre de les dire assez clairement et on ne peut pas simplement objecter que ce sont plus les religions qui font la loi. J'admets tout à fait que les religions ne la ne fassent pas la loi mais elles peuvent être entendues. on disait laïité tout à l'heure, moi je dis liberté.
Et dans le principe même de liberté, il y a du point de vue religieux la capacité de dire d'accepter la liberté. C'est la liberté de croire, c'est la liberté de ne pas croire, c'est la liberté aussi de changer de religion. euh un homme a cette capacité euh et c'est non seulement euh reconnu légalement, c'est euh affirmé dans la loi de l'église, ça aussi.
Et euh je pense que c'est extrêmement important que on n'oublie pas cela, mais que on se dise que ceux qui portent une foi soient capable d'être entendu dans une société. Je pense que c'est son honneur. Nous allons passer à la deuxème partie sur les évolutions de la religion.
Euh cette question rejoint en partie ma question précédente. que puisqu'on peut par observer dans la société donc d'un décalage entre le droit civil et religieux que ce soit le droit canonique, la charia ou encore la la halaka et en particulier lors de mouvements importants de moments importants pardon dans l'évolution de société le mal sexuel textuel l'avort comment au textes d'origine même s'ils vont à l'encontre de la loi concernant le judaïsme c'est une excellente question puisque la dernière fois que la religion a fait loi c'était à peu près il y a 1970 ans, juste avant la destruction du 2e temple de Jérusalem. Donc de notre côté, ce problème-là est très loin.
Cependant, cependant évidemment comme l'a rappelé le professeur, la loi mosaïque est une loi fondamentale. Ce qu'on appellera la Torah, la loi mosaïque est fondamentale. Il y a chez nous au niveau du judaïsme quelque chose d'exceptionnel qui est un principe lorsque nous trouvons éparpillé parmi les nations.
Je cite les textes qui s'appelle, je vais le citer en aramé, je vous le traduis dans un instant, dina des malouta dina ça veut dire la loi du pays et la loi. C'est exceptionnel de dire ça parce que lorsque on dit ça, on peut arriver à des contradictions, des objections et en fait on va dire la loi du pays et la loi. Alors ça s'applique principalement sur tout ce qui est litige au niveau civil, financier.
Mais il y a une règle à ça. Les gens connaissent très mal mais il y a une règle à ça. Pourquoi on va dire la loi est du pays et la loi ?
C'est très facile. C'est parce que en fait on ne peut appliquer ça si et seulement si la le pays dans lequel on se trouve si on appliquait pas les lois pourrait nous expulser si on on pouvait justement en ne pas appliquant cette loi être expulsé. Or aujourd'hui on est bien d'accord la déchéance de société pour un juif qui malheureusement serait un petit peu tenté de faire des choses pas très bien vis-à-vis de la loi ça existe pas.
Et pourtant din pourquoi parce qu'il faut avant toute chose être un exemple lorsque l'on véhicule, on a parlé tout à l'heure de vecteur, on a parlé de véhicule. Lorsque vous véhiculez un message, ce message aussi ancien soit-il avec des vraies valeurs, je je rejoins les paroles de monsieur l'archevêque avec avec des valeurs qui sont des valeurs qui sont des valeurs qui sont des valeurs qui sont des valeurs qui sont des valeurs universelles en vitrine et puis derrière s'amuser à dire s'amuser à dire s'amuser à dire s'amuser à dire s'amuser à enfin on s'arrange un jugement de tel rabin, de tel siècle, à tel endroit, ça va pas marcher. Avant toute chose, lorsqu'on se trouve chez nous dans notre pays qui est la France, même si on a des aspirations ailleurs, la loi du pays restera la loi avec ce qu'on vient de dire à l'instant la liberté et la bénédiction de la lacité qui me permet de me raccrocher à quelque chose qui sera personnel.
Mais à l'extérieur, la lumière doit prévaloir. Il y a des questions qui sont tellement importantes qu'on ne peut pas faire l'économie d'une précision sur toutes ces choses-là. À la Grande Mosquée de Paris, on a travaillé pendant près de 3 ans pour avoir un travail sur l'adaptation du discours religieux musulman à l'arme République.
On a fait deux sous-commissions, une commission de d'imams, de théologiens, de sachant avec des grands imames venant de Alazar en Égypte, Zituna, à Tunis, vraiment des théologiens qui connaissaient leur leur travail. et puis une mission de société civile qui était composée de musulmans mais pas que avec aussi des grandes figures. Trois rendu dans le dans les travaux un, on a fait les différentes auditions des personnalités dont des présidents de la République et autres. de on a fait un glossaire de plus de 300 entrées sur tous les sujets qui fâchent apostasie, IVG, avortement, voile et cetera avec des réponses claires claires. un un rendu qu'on appelait la charte de Paris, un peu comme la charte de la Mec, charte de Paris avec 15 grands principes et qui explique justement qu'on a le droit de changer de religion et cetera et que sur la partie du voile par exemple, ça n'est pas clair si c'est une injonction scripturaire ou pas et qu'il y a la liberté de la femme de de faire ce qu'elle veut, de le porter ou de ne pas le porter.
Et on a repris exactement la partie de ch de dire que la loi du pays c'est la loi et c'est Mohamed Elsa qui est l'ancien secrétaire général de la Ligue islamique mondiale et ancien garde des sauts en Arabie Saoudite qui est venu à Paris et le dire et ça c'est une sorte d'affirmation forte et il faut se garder des différentes caricatures. Char, je suis parti à une messe à Notredame du Liban et la messe est faite en arabe et on entend charia. Charia ça veut dire loi, ça veut dire voix droite.
Ah mais c'est un musulman, il va mettre la loi de Dieu avant la loi des hommes. Non, je peux tout à fait me me conformer à la loi de Dieu et respecter la loi des hommes. La loi des hommes, c'est les 10 commandements qui sont dans qui sont dans la Bible, qui sont dans les évangiles, qui sont dans le dans le Coran aussi.
Il n'y a pas d'antagonisme les uns avec les autres. Il y a des précepts qui sont absolument communs à toutes les religions. Le début de la vie, la fin de la vie, la mort, la tension, la dignité, la nécessaire aide au plus euh démunis.
Ce sont des gens qui ce sont des des thèmes qui nous réunissent complètement. Il y a quelque chose qui a il y a quelques points qui peuvent être spécifiques à la partie à à la partie islam. Euh je peux la la consommation de vin est légale en France selon la loi des hommes.
Elle est pas obligatoire. Je suis pas obligé de consommer du cochon et de boire du vin pour montrer que je suis un bon français. Je peux rester dans ma partie.
Je peux faire le jeûne du Ramadan de manière pareille sans que cela gêne les autres à condition de pas être proséite. Si jamais je mets à dire à mon employeur et ben je veux la pai dédiée et je veux changer les horaires et je ça là je j'outrepasse franchement mes propres prérogatives. Donc je crois qu'en France des fois on on aime jouer à se faire peur alors que la chose est simple.
Je crois je le crois très profondément. Chez nous c'est inscrit aussi depuis fort longtemps. Il y a un vieux texte.
Alors c'est un peu moins un peu moins lointain que 1970 ans. Mais c'est c'est de deux sièc enfin un siècle et demi après. C'est à Alexandrie un texte qu'on a retrouvé il y a pas si longtemps que ça mais un très beau texte qui s'appelle la lettre à Diognet.
C'est euh un chrétien qui euh essae de rendre compte de sa religion à un interlocuteur qu'on ne connaît pas bien mais qui probablement soit cherchait à se renseigner, soit euh euh faisait une espèce d'inquisition. Mais il lui dit euh les chrétiens sont euh de ce monde-ci. Ils sont dans une République, c'està-dire c'était pas ça veut pas dire une République démocratique, mais c'est c'est ça voulait dire la chose publique.
Il pratique les les lois qui leur sont imposées mais mais ils ne font pas tout à fait comme tout le monde. Ils n'abandonnent pas les enfants, par exemple. Ils n'abandonnent pas les enfants.
Ça veut dire c'était la pratique à l'époque à l'époque romaine des enfants pour les laisser. quand on en voulait pas, on le laissait dehors et voilà, il mourait ou bien il était recueilli, mais il n'abandonne pas les enfants. Ça veut dire que dans la pratique religieuse, il y a à cause de la parole, à cause de de la foi, il y a des pratiques qui sont de nature prophétique, c'est-à-dire qui montre au milieu du monde quelque chose qui n'est pas la voix simplement légale, mais qui indique une voix meilleure, une voix supérieure de respect de la dignité de tout être humain par exemple.
Voilà, je crois qu'il y a dans la le respect de la loi de la loi religieuse, il y a un principe de prophétisme, c'est-à-dire d'annonce d'autres voies pour vivre que celle de la violence, que celle de la domination, que celle du pouvoir politique, que celle voilà de l'argent. Aujourd'hui en France, selon l'INC en 2021, il y aurait environ une personne sur deux qui se considérerait en ayant pas d'affiliation religieuse. Vous en tant que représentant des trois monothéismes, concrètement, comment est-ce que enfin selon vous, quelles seraient les causes du déclin de la pratique religieuse en France ? de ma meilleure expérience.
Déjà, on a une concurrence exceptionnelle et cette concurrence exceptionnelle, ce sont les valeurs dites modernes. Je mets ça entre guillemets parce que pour moi c'est toute la partie de la phase de déconstruction où aujourd'hui en fait on va essayer de déconstruire tout ce qui a pu être construit mais sans y essayer de reconstruire à côté. Alors ça c'est compliqué.
On peut comprendre que on puisse déconstruire pour reconstruire. Mais aujourd'hui en fait on va laisser laisser laisser faire laisser dire laisser penser c'est pas un problème. Mais un certain niveau, quand on va vouloir se réunir il y a un grand problème.
Là vous montrez un rouleau de la Torah et ce rouleau par exemple vous pouvez aller n'importe où dans le monde, il y a pas une lettre qui va être différente. C'est pas de l'uniformisme. C'est simplement qu'il y a un message qui doit être décodé à l'intérieur qui va faire en sorte que les gens vont être ensemble.
Or dans la religion juive, vous savez nous on n pas de prosélitisme. L'exceptive c'est pas de rendre les le monde juif, c'est pas obligé. Un des anciens grand rabins de France, Joseph Citru disait "Mon objectif est de convertir les juifs au judaïsme." C'est déjà pas mal, je vous assure.
C'est c'est c'est un sacré travail. Mais face non pas à l'athéisme et je me permettrai de le dire parce que on ne peut ne pas avoir de croyance, c'est un choix, c'est pas le mien mais c'est un choix. Par contre lorsque comme pour la laïcité, l'athéisme devient une religion qui est une religion qui vient pour se mettre face aux anciens mondes complètement hasbine, d'accord ? comme on peut l'entendre.
Ça pour le coup de notre travail, de notre conviction de pouvoir montrer que nos valeurs sont des valeurs éternelle. La fraternité c'est éternelle. L'aide à l'autre c'est éternel.
Il y a pas de sujet avec ça. On laisse pas mourir quelqu'un de faim. On laisse pas mourir, on laisse pas quelqu'un comme ça.
C'est pas possible. Donc ça c'est éternel. Ça ça n'a rien à voir avec le fait avec le fait d'avoir référence d'un livre ou alors le fait de venir d'une tradition plurimillénaire.
Je je crois que entre athéisme et religion, c'était l'image précédente là, il y a il y a un grand panel et il y a un grand panel qui aujourd'hui et surtout de l'agnosticisme pratique, c'est-à-dire beaucoup de gens qui disent "Si je trouvais le chemin", et vous vous évoquiez ça tout à l'heure, "Si je trouvais le chemin, je serais très heureux mais pour l'instant je ne sais pas si je peux trouver trouver le chemin et et je ce que ce que nous découvrons, moi j'ai choisi de dire la joie de croire, un un até un até de rigueur comme on pourrait le dire à propos de Nietzsche comme un commentateur l'a dit Nietzsche la thé de rigueur sait il sait que il ne croit pas et c'est une il reconnaît que il ne peut pas croire et ça c'est ça me paraît extrêmement légitime mais et un agnostique il reconnaît que c'est difficile de choisir et je pense que nous sommes beaucoup dans le monde où nous sommes aujourd'hui dans la pratique justement l'absence de pratique religieuse sommes beaucoup de ce côté-là plutôt que du côté d'un athéisme dur qui dit je sais qu'il n'y a rien il y a beaucoup de de monde qui se dit "Je voudrais bien savoir là, on est tous les trois d'accord contre la concurrence, hein, puisque on est minoritaire d'après votre sondage. Mais il y a le paradoxe parce que le monde actuel, il est moins croyant et plus religieux et il tombe dans une refus de la complexité ou de la pensée complexe. Il faut comprendre que c'est pas le doute qui rend fou, c'est l'incertitude qui rend fou.
Le doute est consubstantiel de la foi. Je crois. Quand quand on dit je crois, tu crois quoi ?
Tu crois ou tu crois que tu crois ? Cet élément est important, je crois, parce que c'est une c'est une façon de s'engager et de vouloir quelque chose qui me dépasse. Et on peut dire "Je crois Dieu, je crois à Dieu, je crois en Dieu." C'est des subtilités qui sont pas que des subtilités.
C'est-à-dire que on devrait pouvoir avoir, me semble-t-il euh on a une tyrannie de l'instante, une tyrannie de la pensée simple. Oui, non. Hel, haram, autorisé, interdit.
C'est pas ça la vie. C'est pas ça la vie. Nous allons avant passer au petit jeu des mardis.
Donc notre traditionnel jeu avec une question pour chacun avec trois options à chaque fois et vous devez choisir euh quelle option correspond le mieux à la question posée selon vous. Euh donc première question pour vous professeur Bellusif. Donc selon vous quelle est la pire façon de casser son jeûne lors du Ramadan ?
Profiter du décalage horaire lors d'un pèlerinage à la mec pour avancer le tour. Prendre son petit- déjeuner après avoir confondu confondu l'appel à la prière avec l'alarme de son réveil ou alors boire la tasse en se en se baignant dans le frat. Foncer à Helsinki où j'ai 6 mois d'été et 6 mois d'hiver. [rires] Monsieur le rabin, euh quel est le comble point rabin ? avoir bravé l'interdiction de l'usure pour devenir un charque de la finance.
Ne pas avoir vu Rabi Jacob se tromper entre viande pas cher et viande cacher. [rires] La réponse est évidente. Rabi Jacob.
Et enfin mon seigneur, quelle est la pire chose qui aurait pu arriver lors de la réouverture de Notre Dame ? oublier les clés de la cathédrale et attendre que Jésus vienne ouvrir. Devoir se déguiser en tableau de Mondriant ou encore faire un montage avec un tableau de Mondriant.
Je suis trompé de d'option. Rater la partie de chifoui de monsieur Trump et monsieur Zelenski. Alors, j'ai en fait je n'ai pas perdu les clés.
C'est c'est ça qui est très clair. Quelques-uns ont pensé qu'ils allaient me les remettre mais je ne les avais pas perdu. La partie que vous montrez, la photo là de Trump avec Zelinski, elle est intéressante parce que bien sûr il y a l'apostrophe entre le pape Léon X et puis le président des États-Unis récentes, mais surtout moi, j'ai été très frappé par l'accroche de cette prêtre madame Buddet à Trump en disant "Mais ayez un peu de un peu de commissération quoi.
Vous n'avez pas honte ? Vous n'avez pas honte ? Et je me suis dit mais quand même là, il va quand même pouvoir.
Non, c'était pas un bon sermon. C'était pas un bon sermon. Ça rappelle Staline et c'est le Vatican.
Combien de division ? Combien de division ? Mais à la fin, c'est le pape qui gagne et Staline qui perd.
Très bien. Nous allons passer à la troisème partie sur géopolitique et religion entre instrumentalisation et dérive. Donc, j'aimerais commencer par une première question sur le fait que dans chacune de vos traditions, on voit émerger des courants radicaux qui rejettent le pluralisme en faveur d'une lecture absolue des textes.
Et donc, j'aimerais savoir en tant que représentant des autorités entre guillemets centrales, comment est-ce que vous gérez cette concurrence doctrinale et est-ce que en quoi ça infecte vos institutions ? Pour moi, il n'y a aucune concurrence doctrinale. Je vais expliquer de manière très claire.
Il y a une règle au niveau de ce qu'on appelle la haaka. La haaka, c'est la loi juive, c'est-à-dire ce qui doit être le mot même en hébreu, ça vient du mot la l ça veut dire aller. La façon dont je vais avoir une certaine dynamique.
La loi est quelque chose qui doit être le moins difficile à appliquer. Je parle du vecteur commun. Maintenant, il y a ce qu'on appelle aussi des sévérités qu'on appellera en hébreu desot.
Ça veut dire quelqu'un, il veut prendre sur lui des choses en plus qu'il le fasse. Il y a aucun problème avec ça. Mais il lui est interdit, c'est une loi, d'enseigner ces sévérités.
On peut le prendre comme exemple, pas de problème. Mais s'il voit quelqu'un pratiquer la loi, il va dire "Allez light". il lui dit "Ou là là, moi j'aurais jamais fait un truc pareil.
Qui se le garde ? Ça c'est la loi. Donc la concurrence quand on vient me dire "Ou là là, faites attention parce que eux ils sont très très religieux et l'autres sont moins religieux, ça va aller à droite, ça va aller à gauche.
Moi je suis ultra orthodoxe. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'effectivement, j'essaie j'essae, c'est très dur de suivre la loi et j'essaie d'avoir une exemplarité pour que les gens puissent essayer de se brancher pour que ça marche.
Si jamais c'est pas le cas, je il est même pas question que j'aille et que je leur dise hop, ça marche ça marche, ça marchera pas comme ça. Donc ça pour nous en terme de concurrence doctrinale, la haaka elle-même l'interdit. Mais le je sais pas si si le mot concurrence doctrinale effectivement est très est très bien choisi parce que je suis pas sûr qu'il y ait une grande doctrine derrière l'affirmation absolue de principe.
Il me semble que au contraire la doctrine elle s'éprouve dans le dialogue et la discussion et je ne pense pas que on puisse constituer un corps de doctrine qui soit simplement, comme l'avait dit le pape François, une pierre jetée à la figure des autres. Et je pense que ceci c'est vraiment très important. Je n'ai pas le sentiment d'avoir à discuter une doctrine avec des gens qui ne veulent rien discuter.
Et donc je crois vraiment que nos doctrines religieuses, elles s'établissent parce que elles acceptent elles acceptent d'être en dialogue. C'est d'un d'un rabin et d'un grand rabin que je tiens cette formule. euh la vérité d'une religion et on les prouve dans ce qu'elle permet de de d'inspirer aux autres, à ceux qui ne sont pas de cette religion.
Ouais, c'est le pape qui avait dit nul ne peut se prévaloir à lui seul de connaître toute la toute la vérité. En arabe et en hébreu aussi, je crois, il y a un mot qui s'appelle H. Hak, ça veut dire vérité et ça veut dire justice.
C'est le même mot. C'est le même mot qui a ces deux exceptions et c'est un des noms de Dieu. En hébreu, c'est H mais c'est la voyelle. [grognement] Tant qu'à faire, ce sont des Je suis parti une fois en Israël avec une et en Palestine pour une association médicale promouvant la paix et un des guides qui nous accompagnait disait "Oui, entre juifs et musulmans, on dit souvent que on s'appelle l'un et le cousin de l'autre.
En fait, on n'est pas cousin, on est frère puisqu'on a le même père. cette partie-là. Marc, il y a un livre sur votre question.
Toutes les toutes les religions ont toutes eu leur face sombre. Toutes, il faut le reconnaître. Il y a un livre de François E qui est jésuite et crédateur en chef de étude qui raconte ça de manière magistrale.
S'appelle fraternité ou barbarie au nom de la de la de la religion. en disant que dès lors que l'on tape et qu'on se met sous l'ombre portée divine, c'est fini parce qu'il y a plus rien au-dessus. Il y a plus rien après.
Je crois qu'il faut être conscient de ça, que la spiritualité, c'est ce que les religions ont en commun. Elles doivent reconnaître qu'elles ont eu leur face sombre et elles doivent prendre maintenant grâce au recul de l'histoire et du temps les moyens de pouvoir arriver à une mesure beaucoup plus apaisée. Quand mon fils était en CP, il y a sa prof de CP, sa maîtresse d'école qui avait dit "Bah, il faut venir leur faire un topo sur le clonage." Moi, je dis "Bon mais d'accord, on fera le clonage mais à la fin je ferai un peu de philo." On dit "Attendez monsieur, ils ont 7 ans." Je ben 7 ans c'est l'âge de raison donc on peut commencer à faire quoi.
Donc les momes au CP ils sont tous pour le clonage. J'ai Pourquoi ça ? Bah parce que le clone c'est comme moi.
Donc lui il va faire lui il va faire mes devoirs et moi je vais pouvoir jouer au foot. Je dis ouais mais le clone et toi c'est pareil. Donc peut-être que c'est pas toi le clone et lui c'est que c'est pas toi et lui le clone.
Peut-être que toi tu es le clone du clone. Donc c'est toi qui va te taper le les devoirs tout le temps pendant que lui il joue au foot. Ben c'est pas juste monsieur.
Bah comment ça c'est pas juste ? C'est la différence entre ne fais pas autrui ce que tu voudrais pas qu'il te fû fait et fais aux autres ce que tu voudrais qu'on te fasse. C'est pareil monsieur.
Bah non c'est pas pareil. C'est pareil. Écoutez les enfants, moi j'adore les épinards, donc je vais vous forcer à manger des épinards et dire "Ah c'est pas pareil." Il y a un élément qui est fondamental qui est la règle d'or.
La règle d'or c'est ne fais pas aux autres ce que tu voudrais pas qu'on te fasse. Et ça peut-être c'est aussi un outil qui est modeste mais qu'on peut jouer contre nos propres doctrinaires ou contre nos propres obscurantismes chacun. Dans certains pays, la relation entre religion et politique est parfois plus qu'étroite entre les évangélistes américains qui vote pour Trump ou encore l'influence des ultraorthodoxes en Israël qui permettent à Benjamin Netaniaou de se maintenir au pouvoir ou encore les religions d'état qui dictent parfois la législation.
Selon vous, quelle place l'instrumentalisation de la religion joue-elle parfois dans les stratégies de quête de pouvoir ? Si on prend le cas d'Israël, on va on va être très clair. Je vais être très clair directement.
Je suis personnellement viscéralement attaché à l'État d'Israël. Non à la politique, c'est un autre sujet, on va en parler dans 2 minutes, mais à la perception de pouvoir avoir une terre de refuge pour les juifs puisque vous avez vu que à travers les âges, ça n'a pas été un enfleuve tranquille. au niveau d'Israël, vous pouvez regarder, il y a certes une pression ultra orthodoxe qui est là, c'est vrai, qui ont des partis politiques, c'est vrai aussi, mais regardez les dernières actualités politiques, très sincèrement, ils ont pas gagné une seule fois. l'armée, ils l'ont perdu, ils font des manifes, il y a pas de problème.
Mais au final, ils vont aller à l'armée, quoi qu'il arrive, il va avoir une négociation mais ils vont ils iront comme tout le monde. Il y a pas quelqu'un qui a le droit de de dire parce qu'il s'est caché derrière un livre que il il va pas aller comme tout le monde. Il y a un service militaire, peu importe la situation euh sur place, mais il y a un service militaire obligatoire pour tout le monde.
S'il y avait ça en France, il y a pas de juif qui serait en train même un rabin qui dirait ou là là tu es un étudiant mud donc alors tu vas pas aller à l'armée jamais de la vie. Il a l'armée, ils vont l'armer. Ça c'est un de le problème c'est que moi qui ai vécu en Angleterre, j'ai vécu un petit peu ça.
C'est que chaque village ou enfin chaque quartier est un ghetto et à l'intérieur des ghetau, effectivement vous avez tout. Vous avez des gens qui sont ultra orthodoxes qui vont interdire des choses euh inimaginables, comme vous avez des gens hyper permissifs qui eux vont interdire en fait aux orthodoxes modéré de faire de faire ce qu'ils font. Donc aujourd'hui en Israël, tant que il y a un problème, une vraie démocratie, une démocratie, ce n'est pas une théocratie, on est bien d'accord aujourd'hui c'est une démocratie.
Tant qu'il y a une démocratie avec des votes, et bien les gens s'ils veulent changer comme en France qu'ils aillent voter. Demain si ça devait changer alors ce serait une autre question. Mais aujourd'hui, vous me parlez du premier ministre actuel Benjamin Netaniaou entre guillemets, il fait son job sur quoi ?
Basé sur une coalition. Lorsque vous avez une coalition en France, regardez la coalition aujourd'hui. La coalition d'aujourd'hui, il a fallu faire je ne sais combien de tours de pass pour pouvoir trouver un gouvernement qui ne se fasse pas censurer.
B ça Israël vit ça depuis toujours. Il y a 120 députés à la KNET, il faut arriver à 61. Donc aujourd'hui, les ultraorthodoxes entre guillemets obscur anti, j'aime pas ce mot, mais entre guillemets vont exercer une pression.
Mais très sincèrement, tant qu'il y a la grande partie de la majorité de la population qui ne l'est pas, ça restera une pression forte et pas très réelle. Ça reste tout de même eux qui permettent aujourd'hui même s'il a toute l'actualité, ça reste quand même de leur ressort. Mais enfin, c'est quand même grâce à eux que Benjamin et leurs collisions peuvent se maintenir au pouvoir.
Donc la relation dans le pouvoir n'est pas non plus c'est pas c'est pas tout à fait vrai parce que quand ce que vous regardez la coalition actuelle, c'est une coalition où il y a au moins 10 partis et les 10 partis, il y a trois partis religieux. Monsieur Nataliaou avec son li fait un/ers de cette coalition. Donc effectivement, comme ça se joue un ou deux députés, on c'est facile d'avancer ce genre de chos mais si quelqu'un d'autre d'une majorité d'une d'une force politique un peu plus grande se mettait à partir comme il y a eu déjà le cas pour monsieur Netaniaou et contre monsieur Netaniaou, ça ferait exactement le même problème pour lui.
On verra les élections au mois de septembre. Vous avez vu le ce que [raclement de gorge][toux] les médias ont appelé le dialogue entre le pape et Trump. Voilà.
Et vous avez vu la la réponse du pape dire "Moi, je ne me préoccupe pas de d'entrer dans un débat avec monsieur Trump. Je je crois que il est de mon devoir et et qu'il est de ma de ma de ma joie aussi de de prêcher en faveur de la paix quelle qu'elle soit." On est un peu en avance mais dans 10 jours, je publie un petit livre qui s'appelle Les papes, la guerre, la paix depuis 1914 parce que euh parce que j'ai eu souvent à parler de cela, j'ai remarqué la l'énorme la la gigantesque cohérence des discours des papes depuis 1914, Benoît X, puis 11, P 12, Jean- 23, Paul 6, Jean-Paul II, Benoî 16 et et François et Léon.
Les la cohérence de du du discours disant certes, la défense quand on est attaqué, on fait ce qu'on peut pour s'en sortir. Voilà. Mais le régime qui convient le mieux à l'humanité c'est de créer de la fraternité.
Le régime qui est le plus capable de produire et de soutenir la dignité de tous, des peuples comme des hommes et des femmes, c'est la paix. Et donc je crois que il y a là une une telle une telle continuité dans le discours qui est à l'origine finalement d'un certain nombre d'institutions euh mondiales pour créer la paix. D'abord à la suite de Benoît XV, il y a eu la création de la société des nations et le les discours ont continué de telle sorte que après la Seconde Guerre mondiale, on s'est dit la société des nations a échoué mais faut quand même recommencer et il faut quand même essayer de créer.
Par exemple, en Europe, un certain nombre de de chrétiens ont poussé à la création de l'Union européenne aujourd'hui et et qui a permis et d'être comme une espèce de modèle. Aujourd'hui, elle est contestée et elle est on dit qu'elle a des limites, c'est clair, mais elle représente quand même le désir de d'apaiser les relations entre les peuples et ceci au nom de d'une conviction profonde que la paix permettra le développement. Le meilleur, c'est un des papes qui a dit ça, le pape Paul VI en 1967, le développement des peuples est le nom nouveau de la paix.
Voilà. Donc un certain nombre de de comme ça de petites euh de petites touches qui améliore d'une certaine façon le discours et qui dit "Nous avons à nous efforcer. [raclement de gorge] La société, les relations internationales sont souvent par nature violente.
Voilà. Mais il y a des chemins possibles. J'aime beaucoup inverser la formule habituellement qui dit le qui veut la fin veut les moyens.
Et moi, je dis les moyens se retrouvent toujours dans la fin. Les moyens injustes, les moyens violents finissent toujours par se retrouver dans l'objectif. Si les moyens sont violents, la fin ne sera pas juste.
John Figral Kennedy disait "L'ennui avec les réputations, c'est qu'elles sont plus tenaces que la que la que la vérité. Dans la dimension de laïcité, on dit la laïcité est essentielle à la à la à la démocratie. L'islam est hostile à la laïcité.
Donc l'islam est incompatible avec la euh la démocratie. Dans l'islam des origines, il y a le il y a le vizir et il y a l'imam. Et c'est pas la même chose, il y a une strict séparation entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel.
Et ça c'est essentiel. C'est essentiel parce que on voudrait pas que le pouvoir spirituel puisse être perverti par du temporel et on voudrait pas que un dictateur autoproclamé se serve et instrumentalise la religion pour son pour son pour son propre pouvoir. Je crois que on est des sociétés qui sont matures et on a gagné ça.
Et il faut qu'on soit conscient de la courbe du temps et de la frise du temps. En France, on a complètement absorbé. Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.
C'est un élément relativement moderne. Il n'en a pas toujours été ainsi. En guise de conclusion, est-ce que vous pourriez nous résumer en une phrase le message que vous aimeriez faire passer ce soir ?
Moi ce qui ce qui m'a ce soir, c'est que l'ensemble de ceux qui nous réunit est plus fort que ceux qui nous distinguent. J'ai pas dit qu'il nous sépare que ceux qui nous distinguent. Ben, je pardon de pardon de répéter mais je je le crois.
C'est profondément ce que ce que nous avons dit d'autres voix pour vivre que celle de l'oppression, de la domination et de la puissance. Moi, ce n'est pas parce que nous empruntons des chemins différents que nous devons pas et nous devons abandonner l'objectif de la convergence qui est aux yeux de Dieu la chose la plus belle qui puisse exister. Merci beaucoup.
On va passer aux questions du public si vous le voulez bien. [applaudissements] Alors, bonsoir. Tout d'abord, merci beaucoup pour ce débat très enrichissant.
J'avais une question à vous poser. Est-ce que vous pensez que les religions monothéistes ont échoué à produire une certaine coexistence durable dans certaines certaines régions du monde ? Et pourquoi ?
Je vais juste, désolé de paraphraser le professeur, mais c'est évident que dans un endroit où il y a un vizir, un imam, c'est beaucoup plus facile lorsque l'un ne se sert pas de l'autre. Il n'y a jamais été question l'objectif des religions, enfin je parle pour la l'objectif de la Torah, c'est de faire vivre les gens ensemble. C'est pas de faire vivre les gens dans des forteresses.
Ça ça marchera jamais. ou alors d'imposer une croyance à quiconque. Ça ça n'arrivera jamais.
À partir du moment où le politique s'est mêlé de ça, quand je parle de politique, je parle de tout ce qui peut être pouvoir, que ce soit un roi, que ce soit un calife, que ce soit un empereur, peu importe. Apparemment, dès que le politique s'est mêlé de ça, en prenant comme arme la soi-disant parole de Dieu ou de ses messagers et que malheureusement des personnes faibles rentrent dans le jeu, à ce moment-là, c'est évident que vous allez avoir des problèmes. Et si au final l'objectif du roi est de faire coexister, ça marche.
Je prends un seul exemple. J'ai des origines marocaines et au Maroc qu'on soit clair et net, il fait très bon vivre pour les juifs. Mais quand je dis très bon vivre et pourtant Allah mal, on est d'accord, le pays, le dieu, le pays et le roi, il y a pas de sujet avec ça.
La religion c'est une religion musulmane. Il y a pas de problème avec ça. Pourtant les juifs ont une liberté exceptionnelle.
Ils sont reconnus comme patrimoine culturel du pays. Et ça c'est un exemple à donner dans toutes les théocratie. Dans les démocraties, c'est autre chose.
Mais dans toutes les thémocraties où le livre de base, c'est pas une constitution, mais c'est un livre religieux, il faut absolument arriver à montrer que la différence culturelle et l'apport culturel des différentes personnes qui étaient là avant ou en même temps, peu importe, et là sans utiliser ce qu'a dit le professeur, la distinction qui se trouve entre nous. Votre question est importante parce qu'il faut distinguer le champ du théologique du champ du politique. C'est pas la même chose.
Euh le conflit au Moyen-Orient, c'est pas un conflit religieux, c'est pas une guerre de religion, c'est une c'est un conflit politique, c'est une guerre de territoire. Je crois que il faut pas se faut pas se voler la face du coup et bien distinguer ces deux ordres différents en France. Avant la 1905, on a appris au cours préparatoire, moi j'ai appris un roi, une loi une fois, une fois un roi, une loi.
On était dans une monarchie absolue de droit divin. Qu'est-ce que vous voulez de plus ? On est dans la verticalité absolue.
En réaction à ce qui a pu être cette verticalité très forte, on a pu avoir où ce qui assure la cohésion de la société, c'est les valeurs, c'est les grands principes. On a pu avoir une société d'inspiration plus anglo-saxonne, plus libérale où ce qui assure la cohésion de la société est une horizontalité. C'est une juste position de contrat individuel entre les personnes.
Je peux j'accepterai pas de vivre dans une société qui accepte la prostitution ou la prostitution serait serait légale parce que c'est une indignité faite au corps des femmes et des hommes. Si vous allez à Las Vegas, la prostitution est légale. C'est mon corps, j'en fais ce que je veux.
Alors, comment est-ce que je réconcilie ces deux éléments entre une verticalité très forte des principes et une horizontalité plus opérante des des pratiques ? Faut pas confondre le domaine de la théologie et le domaine de la politique. Ce sont deux choses qui sont différentes.
C'était au principe mais le professeur l'a dit tout à l'heure, c'était au principe de Jésus. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César. Le principe de la de la distinction. entre le politique et le religieux est tout à fait nécessaire.
Et quand quand il m'arrive de rencontrer qu'il m'arrive de rencontrer des maires de de commune, je leur dis monsieur le maire, mais je dis aussi au préfet, monsieur le maire, monsieur le préfet et et moi-même, nous sommes non pas concurrents, mais nous avons affaire aux mêmes personnes et nous avons à travailler pour que ces gens puissent vivre ensemble. Et vous comme moi, chacun avec nos moyens et c'est si c'est chacun avec nos moyens, c'est c'est c'est très nécessaire. Ce sont des approches différentes et elles sont indispensables l'une et l'autre, je le crois.
Mais la religion nous oblige. Moi, je me rappelle, j'étais gamin, je vais avoir 7 8 ans et je me rappelle plus si ça s'est passé en Algérie ou si ça s'est passé en France. Bon, je suis dans la rue avec mon père et je me prends une claque monumentale parce qu'on a croisé une bonne sœur et j'ai pas dit "Bonjour ma sœur." On a des éléments de respect qui nous obligent fondamentalement la religion et la politique, c'est deux choses différentes.
Bonsoir à tous. Donc déjà, je vous remercie pour le temps d'échange. C'était très intéressant.
Vous parliez du doute comme la base de la foi, on va dire. Du coup, ma question c'est est-ce que enfin comment la compréhension des autres religions a a-t-elle renforcé votre foi et est-ce qu'elle a douté votre foi ? et euh [raclement de gorge] l'un des martyres d'Algérie, Christian de Cherger dont le testament a été relu à la cathédrale il y a 3 4 jours à l'occasion de de la de la célébration de la mémoire de leur martyre qui avait écrit à la fin de son testament.
Alors, une phrase que je cite de mémoire très très lointainement qui avait écrit et et quand je paraîtrai devant Dieu, j'aurais enfin la réponse à ma curiosité la plus tenace qui est de savoir comment Dieu a voulu ce monde tel qu'il est avec ses différences et comment il a invité les hommes et les femmes à cheminer différemment vers lui. La discussion la plus profonde que j'ai eu sur l'islam, c'était avec un prêtre à Beouh parce qu'il connaissait l'islam mieux que moi. Comme il était minoritaire, fallait vraiment qu'il s'intéresse à la concurrence, quoi.
Et de pouvoir faire le lien et de comprendre l'autre, ça ce sont des éléments qui fondent, qui aident. Pour moi, le doute c'est magique. Pourquoi je vous dis ça ? parce que le message du judaïsme, c'est le message chronologiquement numéro 1.
Donc c'est celui qui arrivé en premier. Donc en fait un petit peu faut voir à partir de comment comment ça a évolué. Et si on vous regarde pas comment ça a évolué, on peut pas comprendre quelle était l'origine.
Parce que lorsqu'on considère que tout à l'heure, on parlait de l'obscurantisme, des gens, des ultraorthodoxes, ainsi de suite, des dogmes, évidemment sans évolution en fait au final vous êtes enfermé dans un dogme et ce dogme en fait vous en sortez jamais. La Torah, c'est pas du tout un dogme. La Torah, c'est quelque chose qui doit faire en sorte de comprendre de l'infiniment grand à l'infiniment petit, comme disait Pascal, d'un infini à un autre.
Et lorsque on a face à nous des êtres humains, faut jamais oublier que quand même ce qui est écrit dans la Bible en hébreu, dans le Coran, c'est la même chose. L'image de Dieu, elle est quand même présente. Les Vinas disaient lorsqu'on regarde l'étape de la loi, en fait vous avez cinq commandements d'un côté et cinq commandements de l'autre.
Il y a une façon de d'expliquer ça, c'est que vous avez le commandement qui est en face de l'autre en fait répond un côté Dieu, un côté homme. Premier commandement, c'est je suis l'Éternel ton Dieu qui t'a fait sortir d'Égypte, ainsi de suite. En face, il y a marqué l'zar.
Les gens traduisent par tu ne tueras pas, mais c'est pas vrai. C'est tu n'assassineras pas. Si on traduit exactement pourquoi ?
Parce queas il dit quelqu'un qui est un autre, un être humain qui est façonné à l'image de Dieu, donc premier commandement, si jamais tu vas l'assassiner, sous-entendu, tu vas nier ce qui peut exister en lui, à ce moment-là, tu ne peux pas considérer que Dieu est ton Dieu. Donc à toi d'aller chercher, à toi d'aller regarder. Et paradoxalement, plus on connaît les autres et plus on est affirmé dans sa foi, non pas en se recrevillant sur elle-même, au contraire, mais en essayant de comprendre, je dis bien essayer, le tout début des chemins divins.
Bonjour à tous, merci pour cette discussion. J'avais une question, je suis até et j'ai un peu de regret concernant l'éducation religieuse que j'ai pu recevoir parce que j'en ai pas reçu beaucoup. Euh et je pense que ce manque de compréhension envers la religion de façon générale en France peut monter à cette montée de la haine, de la stigmatisation et cetera.
Du coup, ma question c'est pensez-vous qu'il serait important d'enseigner dans l'école publique donc collège, lycée et cetera euh la religion et les religions de façon générale monothéiste en France pour une meilleure compréhension et un meilleur vivre ensemble dans dans le pays ? En fait, il y a il y a eu ce rapport de bray il y a 25 ans maintenant qui a demandé qu'on enseigne. Alors, vous avez dit le fait religieux et vous avez préféré l'expression les faits religieux et cela me convient mieux.
En effet, je pense que une ignorance une ignorance de de cette réalité ne permet pas de de comprendre le monde complètement tel qu'il est. Voilà. Et ça ne ça ne préjuge absolument pas du choix de croire, de ne pas croire ou de changer de religion.
C'est c'est c'est tout à fait autre chose, mais c'est donner des éléments qui sont des éléments objectifs, historiques, réel et et qui ont conduit euh des peuples. Je dis pas conduit des nations et conduit des États parce que c'est arrivé mais c'est pas toujours le cas, mais qui ont conduit en tout cas des des peuples, c'est-à-dire qui ont permis à des peuples de s'identifier et de et de construire leur histoire. Et cela euh ignorer volontairement cela, c'est évidemment quelque chose qui me paraît tout à fait inconvenant.
On n'est pas homme vraiment complètement adhérent à la réalité humaine si on n' pas une idée minimale de cette chose. Je rajouterai juste deux mini arguments mais beaucoup moins denses que ce que mon Seigneur vient de dire. 1.
Comment voulez-vous enseigner la laïcité aux bons citoyens s'ils ne connaissent pas la religion ? deux, vous qui êtes des étudiants de l'essec, quand je suis parti à je suis parti à Singapour et à Singapour, il y a cinq magasins de la taille plus gros que celui qui est sur les Champsélysées. 5.
Est-ce que vous pensez que Barnard Arnaud, il a pu construire son empire et l'influence qu'il a à Singapour sans s'être intéressé un tout petit peu à l'islam et au musulmans, on a une cécité en France sur la question de notre intérêt bien compris qui est absolument sidérante. Moi à l'école, j'avais appris que la France c'est l'Europe en petit parce que l'Alsace c'est presque comme l'Allemagne et puis Nice fleurbon l'Italie. La France c'est le monde en petit maintenant.
Et si on n' pas réglé en interne cette notion de coexistence pacifique entre tout le monde, comment est-ce que vous voulez qu'on puisse gagner les marchés ? Mon fils, il est ingénieur financier, il a fait centrale, il a fait arabe 3è langue. Bon, il parle arabe, il paraguouine l'arabe, il parle l'arabe suffisamment pour connaître les 50 100 mots sociaux qui dit "Bonjour, comment ça va ?" Alors, ça va ?
Comment c'était la famille ? Et c installe-toi. Après, le reste du business se fait en se fait en en anglais bien sûr.
Mais pourquoi on a cette telle cécité par rapport à la langue arabe ? La langue arabe, c'est la première langue étrangère la plus parlée en France. Il y a 14 profs d'Arabes en France.
Pourquoi c'est pas enseigné ? Parce que c'est la langue du Coran. Ah bon ?
C'est un non sens culturel, intellectuel, politique, économique. Je comprends pas. L'enseignement des faits religieux en France notamment et au niveau d'un pays laïque comme le nôtre, c'est simplement en fait aller vaincre l'ignorance.
Je vais vous juste raconter un des faits religieux que j'adore et qui au final était un fait politique qui s'est transformé en fait religieux. En fait, Google Translate, ça existe déjà depuis Charlemagne. Lorsque lorsque Charlemagne a voulu faire, Charlemagne couronnait empereur en l'an 800, donc c'était pas hier, on est bien d'accord.
Il a voulu faire une alliance avec le calife de Bagdad, Harun Rashid contre l'Empire byzantin de l'époque. Il envoie une mission de nobles francs hyper ignorant. Connaissent pas grand-chose.
Peut-être qu' sav même pas lire. Et avec lui, un certain rabin, rais, rabin Isaac, ils vont ils vont voyager, ça dure des années parce que faire ex la chapelle Bagdad, il y a pas transavier à l'époque. À ce moment-là, ils arrivent, l'alliance est faite, magnifique.
Pourquoi il envoie ce rabitrac ? Parce qu'en fait au niveau Talmudique comme on a beaucoup voyagé, on parle c certaines langues. Le Talmud dit pour être dans la Sanrine, il fallait pas 70 langues.
Vous imaginez ce que c'est ? C'est énorme. Il traduit, ils font l'alliance, ainsi de suite et il s'avère que il ramène un cadeau un éléphant blanc à Abou Abbas.
Catastrophe. Vous savez ce que c'est de ramener un éléphant de Bagdad avec la chapelle ? On est au 9e siècle, on est d'accord ?
C'est pas c'est pas la même chose. Il traverse, il traverse, il traverse. Il arrive là-bas, il demande au roi en arrivant à peu près en Méridéné de venir ça.
Cet éléphant a vécu 10 ans à peu près et il est en paillé aujourd'hui. On le retrouve encore. Vous allez à Archen en Allemagne avec la chapelle et vous allez pouvoir trouver cet éléphant.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, on voit que dans cette histoire-là, un roi très chrétien, parce que pour le coup, il est le soutien du papéon 3, ainsi de suite, tout ça, tout le monde connaît Charlemagne qui envoie un Google Translate qui s'appelle Rabit Trak pour aller parler à une autre culture pour faire une alliance, une alliance à l'époque entre des concurrents terribles puisque il y a l'expansion de l'Islam jusqu'à l'Espagne. Charlemagne doit gardervau.
Je vous rappelle pas tout ça. Ils font une alliance et ça se termine en quoi ? Au 21e siècle bien sûr.
On ramène quelque chose qui va bien avec tous les écolos du monde quoi. Un animal, un éléphant. Pourquoi ?
Et ben ça c'est la plus grande histoire du 9e siècle qui montre qu'en fait face à l'ignorance on est en capacité de pouvoir utiliser les qualités de l'autre pour connaître l'autre. Allez voir Abouabas. C'est la fin de notre débat.
Merci cher public pour votre présence et merci messieurs pour notre échange et nous vous invitons tous dans le grand hall de l'ess pour cocktail. [musique] [musique] [musique]