Anne Hidalgo dit son "immense soulagement de ne pas avoir de Premier ministre d'extrême droite" pour les JO
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Simon le Baron, le 6-9.
Elle était fermement opposée à la NUPES, la précédente alliance de gauche. Pense-t-elle désormais que la nouvelle alliance, le nouveau Front populaire, soit en mesure de gouverner la France ? La maire de Paris, Anne Hidalgo, est l'invité du grand entretien de la matinale de France Inter ce matin. Bonjour. Bonjour à vous. Candidate socialiste également à l'élection présidentielle de 2022. Vous nous appelez, vous nous écrivez au 0145 24 7000 et sur l'application de France Inter. On parlera aussi des Jeux Olympiques, bien sûr. Cette fois on y est presque, vous nous direz Anne Hidalgo, si Paris est prête à accueillir le monde.
Mais d'abord, je le disais, est-ce que vous appelez ce matin Emmanuel Macron tout simplement à donner les clés du pouvoir au nouveau Front populaire ?
D'abord, permettez-moi de vous dire que je suis soulagée après le désastre et cette décision absolument incompréhensible, invraisemblable du président de la République de dissoudre l'Assemblée nationale à trois semaines des Jeux Olympiques et Paralympiques. Je suis soulagée que l'extrême droite ne puisse pas gouverner notre pays. Et je dis merci, merci aux Françaises et aux Français qui se sont mobilisés en masse pour faire vivre ce front républicain. Je suis heureuse que la gauche ait gagné en siège, en voie.
Elle a gagné en siège, est-ce qu'elle peut gouverner ?
Évidemment qu'elle n'est pas majoritaire et que nous allons découvrir et qu'il faut se donner là maintenant le temps de la discussion et de la découverte de ce que signifie un vrai parlementarisme. Emmanuel Macron n'est plus au centre du jeu. Il y aura forcément un gouvernement de cohabitation avec lui. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Ce n'est pas lui qui va décider puisque les Français en ont décidé autrement. La gauche a fait des très bons scores. J'en veux pour preuve qu'à Paris, nous avons gagné 12 circonscriptions sur 18, comme nous avions déjà gagné 8 sénateurs sur 12 il y a quelques mois. Donc, la gauche a progressé.
Maintenant, il faut aussi que la gauche, que les autres formations politiques sachent, parce qu'on est rentré à nouveau dans une logique, à nouveau, on est revenu à une logique parlementaire dans notre pays, eh bien qu'il faut aller discuter avec les uns et les autres.
Donc, quand les cadres du nouveau Front populaire, Jean-Luc Mélenchon, mais pas seulement, disent qu'on est là pour gouverner et pour appliquer notre programme,
vous dites qu'il ne faut pas être dans le déni. Les parlementaires qui ont été élus, et à droite et à gauche, c'est sans doute grâce à leur talent, mais aussi grâce au Front républicain. Il y a des Français de droite qui ont voté pour des gens de gauche. Il y a des gens de gauche qui ont voté pour des gens de droite. Donc, il faut reconnaître cette situation très particulière et peut-être, comme c'est le cas dans des grandes démocraties parlementaires, arriver à prendre des sujets sur lesquels il y a une majorité dans le pays pour avancer. Par exemple, sur la question de la santé.
La question de la santé, elle préoccupe tous les Français sur tous les territoires et surtout dans les territoires ruraux. Et bien sur cette question de la santé, peut-être, et je l'espère, il y a à l'Assemblée nationale une majorité qui peut se dégager et qui peut gouverner pour améliorer les conditions d'accès à la santé des Françaises et des Français. Je pense au logement. Je suis sûre que dans notre pays, il y a une majorité pour, par exemple, s'attaquer à Airbnb, qui est en train de priver les Français par centaines de milliers de logements décents. Je suis sûre aussi que sur le pouvoir d'achat, je pourrais prendre d'autres sujets, mais aussi, par exemple, sur l'Ukraine.
Je pense qu'il y a une majorité de parlementaires à l'Assemblée nationale, gauche-droite confondues, qui sont d'accord pour dire de façon délibérée, surtout après ce qui s'est encore passé cette semaine à Kiev et ce bombardement d'un hôpital, qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour aller soutenir aussi l'Ukraine.
Il faut discuter. Est-ce que la base de la discussion doit être le programme du nouveau Front populaire, abrogation de la réforme des retraites, SMIC net à 1600 euros, rétablissement de l'ISF pour prendre les mesures les plus emblématiques ?
Dans ce programme, il y a des choses qui doivent être posées sur la table. Et bien sûr, la question du pouvoir d'achat. Est-ce que c'est le SMIC à 1600 euros ? Ou est-ce qu'il y a une discussion ? Je pense qu'il faut qu'il y ait une discussion. Vous savez, dans un système parlementaire, dans un régime parlementaire, on ne peut pas être tout seul à gouverner contre tout le monde. Voilà. Il faut des majorités. Donc il faut construire ces majorités.
Pour vous, il n'y a aucune mesure non négociable. Les retraites, le blocage des prix sur les produits de première nécessité dans l'alimentation, l'énergie.
La retraite, il y a une grande majorité des Français. Je parle de la majorité des Français pour dire qu'il faut revenir sur la réforme des retraites. Ça s'est exprimé dans les urnes et dans la rue. Donc évidemment qu'il faut dire oui à cela. Je suis d'accord aussi sur la question de l'ISF, par exemple, et d'une justice fiscale qui n'existe pas aujourd'hui dans notre pays. Je suis d'accord sur la question du pouvoir d'achat qui doit se traiter par les salaires et par la question des prix de l'énergie. Donc vous voyez, il y a un espace quand même très très large de discussion. Je pense qu'il faut le faire sans arrogance.
Et il faut surtout, surtout donner à nos concitoyens l'espoir que quelque chose peut se produire qui améliore leur vie quotidienne. Il faut maintenant que nos parlementaires, nos parlementaires puissent accepter de discuter. Personne n'a la majorité tout seul. C'est quand même aussi une des leçons de ce scrutin, même si je me réjouis, et je l'ai dit d'entrée de jeu, de cette victoire de la gauche. Après, quelle gauche ?
Alors, si tant est que la discussion soit possible, justement, avec qui vous discutez aujourd'hui ? Qui discute avec qui ? C'est-à-dire, quelles composantes du nouveau front populaire doivent discuter avec quelles autres forces de l'Assemblée ?
Ça ne peut pas se passer, après ce qui s'est passé dans le pays, après ce front républicain auquel ont répondu présent nos concitoyens, ça ne peut pas se passer entre chefs de parti dans des lieux tenus secrets pour qu'il n'y ait pas la presse autour. Ça doit se passer devant les Françaises et les Français et ça doit se passer où ? À l'Assemblée nationale. Le rendez-vous du 18 juillet, qui est le moment où l'Assemblée va aussi définir qui va occuper quels postes, est un moment très important.
Par exemple, je le dis, et je le dis à la droite et aux macronistes qui sont avec la droite, je leur dis, il faut qu'il y ait là aussi un barrage républicain à l'Assemblée nationale pour que l'extrême droite ne capte pas les postes principaux. Je pense qu'il faut aussi montrer que ce front républicain fonctionne jusqu'à l'Assemblée. C'est à cet endroit-là que la discussion doit se nouer.
Pour être très concret, aujourd'hui vous appelez à une alliance entre votre famille politique, donc les socialistes, les sociodémocrates, et ceux qui, dans la Macronie, viennent de la social-démocratie et se revendiquent encore de cette sensibilité.
Moi j'appelle à une discussion, à un dialogue au sein de l'Assemblée nationale, avec les élus de l'Assemblée nationale et ouverts, que les Françaises et les Françaises sachent de quoi on parle et avec qui on parle, autour de sujets qui sont des sujets sur lesquels majoritairement les Français ont exprimé, soit par les urnes, soit dans la rue, et bien par tous les républicains. Il y a eu un front républicain.
Jusqu'au LR par exemple.
Jusqu'au LR parce que le front républicain va jusqu'au LR. Pour les LR qui étaient dans le front républicain et qui n'avaient pas déjà passé la limite, pour moi absolument non négociable, mais qui prouvent d'ailleurs, dès le 18 juillet, qu'à l'Assemblée nationale, ce front républicain continue à fonctionner pour que le Rassemblement national et l'extrême droite ne captent pas les principaux postes. Vous savez, c'est possible, ça existe dans toutes les démocraties parlementaires. Donc il faut, c'est vrai que ce n'est pas l'habitude de la France, ce n'est pas le régime présidentiel de la France, et en plus on a eu un président qui concentrait tous les pouvoirs et qui s'asseyait sur tout.
Il faut que nos parlementaires, et pas simplement les appareils politiques, devant la population, puissent faire ce travail. Et je vous assure, si ce travail-là est fait, on sortira tous par le haut.
Pour être très clair, cette alliance, cette coalition, on l'appelle comme on veut, que vous appelez de vos voeux...
D'abord une discussion qui doit avoir lieu.
Cette discussion, c'est l'explosion du nouveau front populaire.
Écoutez, moi je ne suis pas...
Vous l'assumez, vous étiez contre la nupe, je disais.
Je ne suis pas pour l'explosion de tel ou tel front, je suis pour le front républicain, parce que le danger de l'extrême droite, même s'il a été écarté, et je m'en réjouis, il est toujours planant dans le pays. Donc maintenant, il faut réussir. Ensuite, mon positionnement, il reste constant. Je suis sociale, démocrate et écologiste. Voilà, c'est comme ça d'ailleurs que j'ai posé tous les actes. Parce que vous savez, les politiques, il faut les croire peut-être sur parole, mais aussi dans les actes. Moi, ce que je fais depuis dix ans comme maire de Paris, c'est une politique sociale, démocrate et écologiste.
Ce que j'ai porté sans succès, je vous l'accorde, à la présidentielle, c'est une ligne sociale, démocrate. Donc je me retrouve dans quoi ? Dans la démarche qu'a engagée avec réussite Raphaël Glucksmann dès les européennes. C'est cette ligne sociale, démocrate, écologiste, européenne, républicaine, qu'il nous faut maintenant aussi porter avec la société civile.
Vous rejoignez, aujourd'hui vous sortez appartenir à la famille de Raphaël Glucksmann, vous rejoignez un plat public.
Je suis socialiste et je porte les couleurs du parti socialiste. Et je continuerai parce qu'il va y avoir quand même, il va y avoir quand même, à l'issue de tout cela, un moment de clarification, là aussi dans les familles politiques et dans la mienne. Mais je suis complètement, complètement aux côtés de Raphaël Glucksmann pour ouvrir cet espace social-démocrate et écologiste qui l'a ouvert avec succès. Je le rappelle, il est quand même arrivé en tête de toute la gauche aux européennes et ça n'est pas rien. Et dans ma ville, à Paris, c'était encore plus important.
Puisque vous citez le nom de Raphaël Glucksmann, vous avez un nom en tête pour occuper le poste de Premier ministre, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, que vous ne portez pas forcément dans votre cœur, a dit hier qu'il était candidat ?
Je crois que ce n'est pas le sujet, franchement. Dire aux Français, là, aujourd'hui, après ce qui s'est passé, qu'on en est à choisir en chambre un Premier ministre, ça me paraît quand même très étrange. Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de l'ordre du déni si on fait ça et d'une déception à venir pour les Françaises et les Français et notamment ceux de gauche qui ont eu un espoir, qui ont un espoir nouveau de voir la gauche pouvoir revenir un jour, peut-être plus rapidement qu'on ne l'imaginait, au gouvernement de la France ? Il faut être sérieux. Il faut prendre le temps de la respiration aussi de nos institutions. La première étape, c'est le Parlement.
La première étape, c'est la discussion au Parlement. La première étape, c'est d'avoir en tête les sujets, je ne dis pas les gens, les sujets sur lesquels il y a une majorité dans le pays qui s'est exprimée, soit dans la rue, soit dans les urnes. J'ai donné un certain nombre d'indications de ces sujets pour arriver à trouver des solutions. Ça durera combien de temps ? Un an ! Tout ça doit durer un an ! Il faut donner un peu de stabilité.
En fait, c'est ce que dit Édouard Philippe aussi, c'est un accord technique. Lui, il parle d'accord technique pour tenir pendant un an jusqu'à une prochaine dissolution.
C'est un peu plus que technique parce qu'il ne s'agit pas simplement d'occuper des postes, il s'agit d'être utile pour les Françaises et les Français. Et ils le savent, la santé, le logement, le pouvoir d'achat, notre positionnement aussi sur les questions de politique européenne et étrangère, et notamment vis-à-vis de l'Ukraine et vis-à-vis de toutes ces ingérences. Vous savez, moi je suis maire de Paris. Pour être maire de Paris, il faut être très libre. Libre de toutes les pressions, des appareils, des lobbies, des puissances étrangères. Il faut être libre de tout ça. Les Français sont libres aussi. Ils se sont donné cette liberté de dire non à l'extrême droite.
Alors il ne faut pas les décevoir. Et il faut engager la discussion et le dialogue parce que c'est ce qu'ils attendent de nous. Pas pour être posé sur des fauteuils à l'Assemblée ou ailleurs, pour essayer de résoudre quelques questions sur lesquelles il peut y avoir une majorité. En tous les cas, elle s'est déjà exprimée.
Vous disiez, les Français ont dit non à l'extrême droite, les Parisiens en particulier n'ont élu aucun député du Rassemblement National sur 18 circonscriptions. Est-ce que Paris est une autre planète ? Les Parisiens ont voté trois fois moins que la moyenne des Français pour le Rassemblement National. Est-ce que ça peut alimenter aussi ce procès en déconnexion ?
En fait, vous savez, moi je crois à la politique. Je crois aux vertus de la politique, y compris locale. Quand on mène des politiques avec des services publics qu'on soutient, avec des classes moyennes qu'on soutient, quand on fait la gratuité des transports, quand on fait 13 centimes d'euros pour le premier repas, à la cantine, quand on accompagne les plus fragiles, quand on fait de l'écologie, finalement, ça imprime quelque chose. Vous savez, la gauche, elle est majoritaire à Paris depuis 23 ans. Et moi, je suis maire depuis 10 ans. On a pu construire des politiques en matière de logement et de logement social.
Nous avons aujourd'hui 700 000 Parisiens, 700 000 Parisiens qui vivent dans du logement social. Vous croyez que c'est de la déconnexion ou c'est tout simplement croire à la politique pour améliorer la vie des gens ? Je ne crois pas qu'il y ait une déconnexion. Je pense qu'il est très important et je suis très fière de ce résultat. Parce que vous savez, à Paris, là où l'extrême droite fait ses meilleurs scores, c'est dans le 16e arrondissement et dans le 7e arrondissement de Mme Dati. Donc, ce n'est pas dans nos quartiers populaires. Même si ça ne veut pas dire qu'il faut rester vigilant.
Alors moi, je pense que, évidemment, les grandes métropoles, parce qu'il y a de la mobilité, parce qu'il y a peut-être plus d'emplois qu'ailleurs, votent différemment. Mais je crois profondément à l'interdépendance de nos territoires. Paris est dépendante des territoires ruraux. Et d'ailleurs, nous le travaillons au quotidien. Et les territoires ruraux sont aussi dépendants des grandes métropoles. Parce que ce sont des débouchés pour les agriculteurs à travers nos cantines scolaires. Bref, il y a une interdépendance. Il n'y a pas d'archipel des villes par rapport à un univers qui aurait été abandonné. Il faut cesser d'abandonner. Il faut de la mobilité dans les territoires ruraux.
Il faut des services publics. Il faut de la santé. Et c'est à ça que doit s'atteler l'Assemblée nationale.
Puisqu'on parle de Paris, parlons des Jeux Olympiques. J-16. Est-ce qu'en tant que maire de la capitale, vous êtes plutôt favorable à ce que le gouvernement Attal reste aux affaires, au moins jusqu'à la fin des JO, pour assurer, comme le dit le Président, une stabilité ?
D'abord, un immense soulagement de ne pas avoir de Premier ministre d'extrême droite pendant cette période. Que le gouvernement Attal, des missionnaires, parce que je ne vois pas comment ils peuvent faire autrement, des missionnaires soient investis pour gérer les affaires courantes pendant la période des Jeux, c'est très bien. Vous savez ce qui est important pendant les Jeux ? Ministres de l'Intérieur, préfets de police, évidemment. Donc il ne faut pas changer. Donc ça, il faut le moins changer possible. Enfin, le préfet de police ne changera pas. Mais y compris Gérald Darmanin, vous êtes favorable à ce qu'il reste en poste.
Gérald Darmanin, il a fait du très bon boulot sur les Jeux, et donc il n'y a pas de sujet pour moi. Et ensuite, qui porte les Jeux ? Le Président de la République, le Président du Comité Olympique, Tony Estanguet, et la maire de Paris. Voilà, nous sommes les trois autorités qui, depuis le début, portent les Jeux, et là, il y a de la stabilité. En tout cas, en ce qui concerne la maire de Paris, il y a une grande stabilité.
Est-ce que vous allez plonger dans la Seine la semaine prochaine ? Oui, la semaine prochaine.
Oui, vraiment ? Oui, oui, absolument, la semaine prochaine. D'ailleurs...
Les dernières mesures, en termes de pollution, étaient...
Non, non, elles sont bonnes. Elles sont bonnes. Alors, on a un gros débit encore, parce que vous savez qu'il a beaucoup plu, et quand il pleut dans Lyon, la Marne, cela se retrouve forcément à Paris. Mais on va... Oui, oui, je vais plonger la semaine prochaine, on vous dira la date.
Vous garantissez que les épreuves auront lieu dans une eau dépolluée ?
À l'eau dépolluée, ça, c'est clair. Et puis, après, je ne garantis pas le climat. C'est-à-dire, je peux prendre beaucoup d'engagement, mais je prends des engagements sur ce que je peux tenir, la qualité de l'eau de la Seine, oui. Le temps, c'est-à-dire, est-ce qu'il fera beau et pas beau, ça, on est tous focalisés sur la météo, notamment du 26 juillet. Voilà, on verra. J'espère qu'il va faire très bien.
Les jours de la cérémonie d'ouverture. Alors, une question pour vous, justement, sur les Jeux Olympiques, de la part de Paul, au Standard d'Inter. Bonjour, Paul.
Oui, bonjour. Bonjour.
Votre question pour Anne Hidalgo.
Oui, voilà, je voulais savoir si ça n'avait pas été une erreur stratégique d'inclure dans les sites olympiques les monuments historiques, parce qu'apparemment, les touristes boudent un peu Paris cette année et peut-être leur laisser libre accès à ces monuments aurait été plus judicieux.
Anne Hidalgo. D'abord, les touristes ne boudent pas Paris. Oui, vous savez, avant les Jeux, dans toutes les villes qui organisent les Jeux, avant les Jeux, il y a une petite baisse dans les 15 jours qui précède de la fréquentation touristique parce qu'elle est rattrapée après, pendant les Jeux. Des gens diffèrent leur voyage pour être là pendant les Jeux.
Donc non, au contraire, vous savez, on va avoir d'abord des images impressionnantes, iconiques, comme on dit, quand vous allez voir le beach volley au pied de la Tour Eiffel, quand vous allez voir le tir à l'arc aux Invalides, quand vous allez voir aussi, par exemple, l'escrime au Grand Palais, quand vous allez voir le Trocadéro et puis la cérémonie d'ouverture. Vraiment, je vous assure, il y a beaucoup de personnes qui viennent visiter parce qu'il y a des gens qui viennent visiter avant pour voir quand même toutes les transformations de la ville.
Il y aura beaucoup, beaucoup de visiteurs et une belle ambiance de fête et je vous assure que l'image de Paris, elle est déjà très positive à l'international, mais elle va être encore renforcée et la cérémonie d'ouverture avec ces sites iconiques, le Louvre, enfin bref, tout Paris et la Seine, c'est, je le dis comme je le pense, un truc de ouf ! Vous n'aurez jamais vu ça avant, vous allez voir, ça va être incroyable !
Et on parle des visiteurs, qu'est-ce que vous dites aux Parisiens ? Vous dites restez, ça va bien se passer ? Oui d'ailleurs, vous savez, beaucoup veulent fuir la capitale.
En fait, beaucoup restent puisque beaucoup veulent venir participer à la cérémonie d'ouverture qui pour la première fois va se dérouler hors du stade. Plus de 220 000 personnes invitées gratuitement, gratuitement à cette cérémonie d'ouverture. Beaucoup de familles, beaucoup d'enfants, vraiment les gens sont fiers, ils voient les transformations de leur ville et beaucoup, beaucoup d'entre eux nous disent qu'il reste, je n'ai même plus besoin de leur dire restez parce qu'ils restent, ils restent.
Un dernier mot, tout dernier mot à Nidalgo, très rapidement, il nous reste quelques secondes, on parlait tout à l'heure des résultats des législatives à Paris, 12 députés de gauche sur 18 circonscriptions, est-ce que ça vous décide à vous lancer dans la course définitivement pour votre réélection en 2026 ?
Ce n'est pas le moment d'en parler, mais une chose est sûre, tout ce bashing dont j'ai été l'objet, tout ce bashing dont Paris a été l'objet, toute cette critique en illégitimité de moi-même et de mon équipe, je crois que là, on a la preuve finalement d'une grande clarification, oui, Paris est une ville de gauche.
Paris est une ville de gauche,
mais ça n'est pas le sujet, je suis focalisée sur les Jeux et sur aussi ce que je dois aux Parisiennes et aux Parisiens dans ce mandat de maire qui se terminera en 2026.
Merci Anne Hidalgo, maire PS de la ville de Paris. La revue de presse à suivre.
Merci.
Anne Hidalgo