Bourdin Direct du 4 juin - 6h/7h
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Questions et réponses
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- 1:51OuverteÉludée
Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Je m'adresse à tous ceux qui pourront avoir des informations.
- 2:00OuverteÉludée
A-t-il parlé avec vous ? S'est-il confié sur ce qu'il s'est passé cette nuit-là ?
- 5:02OuverteÉludée
Faut-il fermer les écoles en France et surtout, faut-il maintenir les conditions sanitaires drastiques imposées en ce moment ?
- 8:54OuverteÉludée
Les enfants sont peu porteurs du virus selon des médecins français. Cette étude conduite, il y a plusieurs médecins qui participent et puis l'étude conduite par le professeur Cohen tout à l'heure. Alors, comme les enfants sont peu porteurs du virus, faut-il accélérer le retour à l'école ?
- 10:13OuverteÉludée
Bien, vous réagissez.
- 13:36OuverteÉludée
Nous allons parler de l'apprentissage d'abord, puisque le gouvernement prépare un plan pour sauver l'apprentissage.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38InvitéFait
« Les enfants très peu impliqués dans la transmission du Covid-19, c'est le résultat d'une étude très attendue. »
- 5:18InvitéFait
« L'enquête réalisée sur des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans démontre qu'ils sont en réalité très peu contagieux. »
- 5:26PrésentateurFait
« Les enfants sont très peu porteurs du virus, très peu contaminants et ne posent pas de problème pour la réouverture des écoles. »
- 6:35PrésentateurChiffre
« 700 000 vont entrer sur le marché du travail à la rentrée. »
- 6:46PrésentateurFait
« Pour que les entreprises se remettent à embaucher, il faut alléger les charges. »
- 7:09InvitéChiffre
« 900 000 rien qu'en avril. »
- 14:17InvitéChiffre
« 2019 a été une année record avec près de 370 000 contrats signés sur l'apprentissage. »
- 14:49InvitéChiffre
« Pour septembre, on craint une baisse du nombre d'apprentis de l'ordre de 20 à 25%. »
- 22:56InvitéChiffre
« Vous avez un taux de chômage qui est passé de 3% à 20% en l'espace d'un peu deux mois. »
- 31:27InvitéChiffre
« Plus de 8 millions de personnes sont au chômage partiel. »
- 31:30InvitéChiffre
« Plus de 6 millions de demandeurs d'emploi ont été comptabilisés en avril du jamais vu en France. »
- 31:40InvitéFait
« Les moins de 15 ans sont très peu porteurs du coronavirus et très peu contagieux. »
- 39:50PrésentateurFait
« On a voulu comparer l'activité qui se passait juste après la sortie du confinement avec l'activité de la semaine dernière. »
- 41:02InvitéChiffre
« Dans notre étude, on a montré qu'un médecin généraliste voyait en général un patient pouvant présenter des symptômes de Covid tous les deux jours, 2,5 par semaine. »
- 41:09InvitéChiffre
« Le taux de positivité, le nombre de fois où c'est vraiment un Covid est extrêmement bas, puisqu'il était dans la première semaine de 5,6%, maintenant il n'est plus que de 3,25%. »
Temps de parole
- Présentateur77 %
- Invité14 %
- Invité 24 %
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Vous écoutez RMC, jeudi 4 juin, l'info sur RMC. Il est 6 heures, merci d'être avec nous, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières d'information. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Un nouveau suspect dans l'affaire de la petite Madi Fiat britannique disparu pendant des vacances en famille au Portugal en 2007. Il s'agit d'un citoyen allemand de 43 ans déjà condamné à plusieurs reprises. La mort de George Floyd requalifiée en meurtre, les 4 policiers qui l'ont interpellé ont été inculpés. Barack Obama a pris la parole, il salue un changement de mentalité chez les manifestants américains. Les enfants très peu impliqués dans la transmission du Covid-19, c'est le résultat d'une étude très attendue. Les pédiatres demandent au gouvernement d'accélérer le retour à l'école. Bienvenue à tous sur RMC.
Madi avait presque 4 ans quand elle a disparu de la chambre d'hôtel au Portugal dans lequel sojournait sa famille pour les vacances. 13 ans après les faits, cette disparition mystérieuse qui a connu de nombreux rebondissements est peut-être en train d'être élucidée. Les polices britanniques, portugaises et allemandes s'intéressent à un nouveau suspect, Paul Barcelone. Ce nouveau suspect est un Allemand de 43 ans, pédophile multirécidiviste, actuellement en prison pour une autre affaire. Il aurait notamment vécu à Praia da Luz, au sud du Portugal, la ville où a disparu Madi en 2007. Pour Mark Cranwell, l'un des chefs de l'enquête, l'affaire est peut-être relancée.
Je n'ai aucune information concernant le fait qu'elle soit vivante ou non. Nous avons toujours traité l'affaire comme une disparition. Selon les policiers allemands, portugais et britanniques, ce suspect aurait utilisé deux véhicules et son téléphone portable aurait borné tout près de la location de vacances de Madi et ses parents juste avant la disparition. La police britannique a donc décidé de lancer un nouvel appel à témoins.
Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Je m'adresse à tous ceux qui pourront avoir des informations.
A-t-il parlé avec vous ? S'est-il confié sur ce qu'il s'est passé cette nuit-là ? Pour ses parents, cet appel à témoins est 13 ans après un nouvel espoir, je cite, de « retrouver Madi, découvrir la vérité et traduire les responsables en justice ». L'autre info de la nuit, c'est la requalification en meurtre du décès de George Floyd. Le procureur général du Minnesota a décidé de durcir les charges contre Derek Chauvin, le policier à l'origine de la mort de cet afro-américain de 46 ans. Il a été inculpé de meurtre au second degré, l'équivalent d'un homicide volontaire sans préméditation.
Les trois autres policiers qui étaient présents lors de l'interpellation vont également être poursuivis pour complicité. Hier soir, Barack Obama a pris la parole, l'ancien président a salué le changement de mentalité chez les Américains qui manifestent depuis plusieurs jours.
Je veux que vous sachiez que vous comptez, je veux que vous sachiez que vos vies comptent, que vos rêves comptent. Il est très important pour nous de nous saisir de ce moment qui vient d'être créé et d'utiliser cela pour avoir enfin un impact. Il y a un changement de mentalité qui est en cours, une plus grande conscience du fait que nous pouvons faire mieux. Et c'est le résultat direct de la mobilisation et de l'engagement de beaucoup de jeunes à travers le pays. Et je veux vous remercier pour ça.
Hier soir, plusieurs centaines de personnes se sont réunies pour une veillée à Minneapolis dans la rue où George Floyd a été interpellé la semaine dernière. Les manifestations organisées à travers tout le pays se sont globalement déroulées dans le calme. Au moins 2000 personnes rassemblées hier soir à Toulouse pour dénoncer les violences policières et le racisme. Un peu plus tôt, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a promis que chaque faute, chaque excès, chaque mot de la part des forces de l'ordre ferait l'objet d'une enquête.
Déclaration au lendemain du rassemblement de plus de 20 000 personnes à Paris à l'appel de la famille d'Adama Traoré décédée après une interpellation il y a 4 ans. A Beaumont-sur-Oise, la ville d'où était originaire le jeune homme de 24 ans, les habitants espèrent maintenant un vrai changement. Florian Chevalet, Nicolas Repère.
Jamais il n'aurait imaginé voir autant de personnes réunies pour Adama Traoré. C'était vraiment extraordinaire, il y avait énormément de monde. Moi-même j'étais le premier surpris. C'était assez émouvant, c'était assez fort comme rassemblement. Jésus, 29 ans, qui habite Beaumont-sur-Oise, a fait le déplacement à Paris pour ce rassemblement. Ce jour va rentrer dans les annales dans l'histoire française parce que le fait de voir des blancs, des noirs, des arabes, des asiatiques, des personnes qui étaient âgées, des moins âgées, énormément de gens comme ça, c'est très très rare. Devant la fresque peinte à Beaumont en hommage à Adama, Ousmane et Alan, tous les deux 23 ans, jouent au foot.
Ils espèrent qu'avec cette mobilisation, les choses bougent enfin. C'est dommage qu'il ait fallu que ça arrive aux Etats-Unis pour qu'aujourd'hui tout le monde se réveille et voit ce qui se passe vraiment. C'est pareil en fait, ça peut arriver partout. Et le fait qu'il y ait cette histoire, ça redonne un élan positif. On va encore se battre, on espère obtenir gain de cause. Tous disent espérer que les prochains rassemblements se dérouleront dans le calme, même s'ils constatent que la violence est parfois nécessaire pour se faire entendre.
RMC 6h05, fallait-il fermer les écoles en France et surtout, faut-il maintenir les conditions sanitaires drastiques imposées en ce moment ? Deux questions qui se posent après la publication d'une étude, celle menée par le professeur Robert Cohen, vice-président de la Société Française de Pédiatrie. L'enquête réalisée sur des enfants jusqu'à l'âge de 15 ans démontre qu'ils sont en réalité très peu contagieux. Les précisions du professeur Cohen.
Les enfants sont très peu porteurs du virus, très peu contaminants et ne posent pas de problème pour la réouverture des écoles. Essentiellement, le but de cette étude, c'est d'essayer d'évaluer quels risques que les épidémies repartent à partir des écoles. Or, on s'aperçoit, on confirme complètement ces données que les enfants sont peu porteurs, peu contaminants et c'est probablement pas eux qui feront repartir l'épidémie si un jour l'épidémie doit repartir.
L'épidémie qui a entraîné 81 nouveaux décès en 24 heures dans les hôpitaux français. L'OMS révit sa position sur les tests de l'hydroxychloroquine comme remède au coronavirus. L'Organisation Mondiale de la Santé autorise de nouveau les tests après le rétro-pédalage du journal médical The Lancet. L'Agence Française du Médicament affirme qu'elle aussi va réexaminer sa position. Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent cet après-midi syndicats et patronats. Ils vont plancher sur des solutions à la crise économique et sociale. Victor Joannin.
Priorité de l'exécutif, préserver l'emploi des plus fragiles, notamment les jeunes. 700 000 vont entrer sur le marché du travail à la rentrée. Mais si les partenaires sociaux partagent ce diagnostic, les remèdes divisent selon le MEDEF. Pour que les entreprises se remettent à embaucher, il faut alléger les charges. Un plan jeune sera annoncé d'ici l'été par le gouvernement qui compte d'ici là inciter financièrement les employeurs à prendre des jeunes en apprentissage. Un responsable syndical soupire, c'est le genre de vieille recette qui nous a conduit dans le mur. Le monde d'après devra être différent.
Les syndicats attendent, eux, la suppression de la réforme de l'assurance chômage pour protéger ceux qui ont déjà grossi les rangs de Pôle emploi. 900 000 rien qu'en avril.
Le gouvernement va présenter aujourd'hui à l'Assemblée un dispositif pour permettre aux personnes en difficulté bancaire d'accéder plus vite, plus longtemps au plafonnement des frais d'incidents bancaires. Le 22 juin, nouvelle étape dans le déconfinement après la réouverture programmée, avec la réouverture programmée des cinémas. On en sait plus ce matin sur les précautions sanitaires qu'il faudra prendre. Benoît Ballet.
Alors commençons par le billet. Préalable à toute entrée en salle. La vente par Internet devra être favorisée, même s'il sera toujours possible d'acheter son entrée au guichet. Un ticket qui ne devrait plus être déchiré par le personnel du cinéma. Le contrôle sans contact devrait être privilégié. Passage par le hall ou les couloirs. Ensuite, le masqué sera recommandé. Un marquage au sol dans les files d'attente sera matérialisé pour veiller au respect de la distance d'un mètre entre les spectateurs. Et une fois dans le noir, plus besoin de masque. Avant le début du film, des spots de prévention sanitaire et d'information sur l'organisation de la sortie seront diffusés.
Chaque salle sera limitée à 50% de sa capacité. Une place vacante devra être laissée de part et d'autre de chaque spectateur ou groupe de spectateurs arrivant ensemble. De quoi éviter plus facilement l'éternel problème posé par le voisin juste devant un peu trop grand.
Oui, ou celui à côté où on préfère avoir un siège libre et mettre ses affaires.
Bien, merci Céline. Pourquoi regardez-vous Charles ? Qui ne vous regarde ? C'est plus un problème capillaire. Quand je suis devant les gens, ils voient la moitié de l'écran malheureusement. Bon, Céline que l'on retrouve tout à l'heure, dans une heure. Et Charles Magnin qui est là, vous l'avez compris. Mathieu Rouault qui va nous rejoindre dans un instant. Quentin Vinet qui est en train de nous préparer toutes les infos, enfin de reprendre, rassembler toutes les infos que vous allez nous donner tout au long de la matinée. Quentin, tiens, à propos d'infos, parlons des enfants. Tout à l'heure, je serai avec le professeur Robert Cohen à 8h10.
Les enfants sont peu porteurs du virus selon des médecins français. Cette étude conduite, il y a plusieurs médecins qui participent et puis l'étude conduite par le professeur Cohen tout à l'heure. Alors, comme les enfants sont peu porteurs du virus, faut-il accélérer le retour à l'école ? Je vais vous redonner quelques chiffres. Vous savez qu'environ 10% des écoles restent fermées selon les derniers chiffres du ministère de l'Université. Oui, incompréhensible d'ailleurs, incompréhensible. Une sur 10 qui reste fermée parce que les maires trouvent que les protocoles sanitaires sont trop contraignants. En fait, et ces élus ne veulent pas être tenus responsables en cas de contamination.
Donc, principe de précaution, c'est le cas par exemple à Roniac dans les Bouches-du-Rhône, à Falambin dans le Nord où les écoles seront fermées jusqu'en septembre. A priori, ça ne bougera pas. Et dans certaines communes, le protocole a été exagéré en limitant par exemple à 5 le nombre d'élèves par classe. C'est ce que dénonce la PEP, la Fédération de parents d'élèves. Une des responsables disaient hier matin sur RMC que cette situation était, tout simplement, inacceptable. Selon toujours les derniers chiffres du ministère de l'Éducation, on sait que seulement 22% des écoliers et 28% des collégiens sont retournés en classe depuis le début du déconfinement compte tenu des mesures à respecter.
Il y a un syndicat d'enseignants qui estime que les profs sont en porte-à-faux avec les familles parce qu'ils ne peuvent pas accueillir tous les enfants et que dans ces conditions, le retour à la normale est mal engagé pour la rentrée de septembre. Bien, vous réagissez. Là encore, il est 6h10, je vous attends. Le 32-7, c'est notre lien évidemment. Je vous attends pour intervenir sur l'antenne d'RMC. Mathieu Rouault nous a rejoint. Bonjour à tous. Ça va Mathieu ? Ça va, ça va. On va nous dire un peu tous les messages que vous recevez. Alors, sur RMC, je vous rappelle que je vous offre sur RMC et RMC Découverte un an de course, oui.
Mais oui, 500 euros tous les mois pendant un an ou une année de course d'une valeur de 6 000 euros. Pour ça, vous répondez à la question que je vous pose. Le coronavirus est un virus 1 ou une bactérie 2 ? Vous avez la bonne réponse. Alors, vous envoyez 1 pour un virus et 2 pour une bactérie par SMS au 732-16. Le gagnant ou la gagnante avec moi le 12 juin. Eh bien, dites-moi, pour le jeu, on a mis des lumières rouges, on a mis un peu de musique. On a senti le grand jour. Et l'ambiance, si je puis dire. Bon, tirage au sort donc, le 12 juin. Bien, de quoi allons-nous parler ? Eh bien, des Français qui se sont montrés plus solidaires et plus généreux depuis le début de l'année.
Même avec la crise du Covid-19. C'est ce qui ressort du baromètre des apprentis d'Auteuil, dont les chiffres sont publiés ce matin. Beaucoup de Français aident. Beaucoup de Français sont solidaires. Principalement avec l'entourage proche, les voisins aussi. 26% des Français ont fait un don à une organisation caritative. Depuis le début de l'année, un chiffre qui grimpe à 61% chez les personnes qui gagnent plus de 10 000 euros par mois. Les personnes à très haut revenu ont donc été encore plus généreux. La crise sanitaire et le confinement que nous venons de traverser ont donc fait naître un réel élan de solidarité. Martin Bourdin.
La crise sanitaire, le confinement, les difficultés sociales que ça a engendré. La situation a beaucoup fait réfléchir Moëz, un pharmacien de 35 ans. J'ai vu des gens, une file d'attente dans un centre de secours populaire. Ça m'a touché. On dépense moins en restos, en sorties et tout ça. Donc autant que ça aide les gens dans le besoin. Alors il n'a pas hésité à mettre la main au porte-monnaie encore plus que d'habitude pour aider les associations caritatives. Entre février et mars, je pense que j'ai contribué à hauteur de 300 euros. Secours populaire, mettre ça sans frontières aussi et restos du cœur.
Un cas loin d'être isolé les dons et les promesses de dons sont de plus en plus importants. C'est ce qui frappe Stéphane Dauge, le directeur de la communication des apprentis d'Auteuil, qui a réalisé ce baromètre. On a tout de même un Français sur quatre qui dit qu'il compte donner cette année 25% de plus que ce qu'il a donné l'année dernière. Et le don moyen qui est évoqué par ces donateurs est de 300 euros. Donc on peut supposer une hausse de dons. La crise sanitaire a donc créé un élan, l'enjeu maintenant, et de faire en sorte qu'il perdure, que ce ne soit pas un épiphénomène.
C'est dans ce but que la styliste et philanthrope Agnès B lance elle aussi un appel, notamment envers les plus riches.
Moi je suis très heureuse de cette prise de conscience qu'il y a eu grâce à ce Covid. J'espère que ça va continuer sur le long terme. Une fois qu'on l'a en soi, ça devient presque automatique et normal, c'est tout. On va voir ce que ça donne. Je pense que les gens ont pu changer. Moi j'ai une nature optimiste et j'espère que les gens ont changé en bien.
Optimisme conforté par le baromètre sur dix Français gagnant au moins dix mille euros chaque mois. Plus de huit prévoient de donner aux associations d'ici la fin de l'année. Il est 6h13. Merci d'être avec nous. Si vous avez des questions à poser sur tous les sujets, vous n'hésitez pas à le 3216 à AMC.fr. 6h13. Allez, 6h13. Vous savez ce que nous allons faire ? Nous allons parler de l'apprentissage d'abord, puisque le gouvernement prépare un plan pour sauver l'apprentissage. Ensuite, nous allons partir aux Etats-Unis, rejoindre Olivier Piton, avocat, auteur de la nouvelle révolution américaine.
Pour savoir où on en est aux Etats-Unis, Barack Obama s'est exprimé pour la première fois hier soir. L'apprentissage, donc, chez nous, avec le confinement, avec la crise économique, le gouvernement prépare un plan pour sauver l'apprentissage. Je dis bien sauver, parce que de très nombreux artisans, de très nombreux patrons de PME, hésitent maintenant à prendre un apprenti avec la crise économique ou ne peuvent pas prendre un apprenti, Quentin Vini. Oui, c'est ça. 2019 a été une année record avec près de 370 000 contrats signés sur l'apprentissage.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, disait encore au mois de février, juste avant le début de la crise, que cette dynamique était exceptionnelle. Il y a le Figaro qui rappelle que 2020 devait justement être une année charnière. Sauf que voilà, les indicateurs sont soudainement passés dans le rouge avec le Covid.
Les entreprises ont mis en stand-by tous les processus de recrutement d'apprentis. C'est ce que dit le président de l'Association nationale des apprentis de France.
Je donne un chiffre, 1400 jeunes cherchent en ce moment un contrat dans le bâtiment. Ils ont trois mois pour trouver une entreprise. C'est en ce moment-là maintenant qu'il faut trouver une entreprise. C'est maintenant les recherches, sauf qu'il n'y a personne qui répond. Pour septembre, on craint une baisse du nombre d'apprentis de l'ordre de 20 à 25%. Et si les perspectives sont mauvaises, c'est parce que la majorité des apprentis sont formés dans les PME, selon la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises.
En prenant l'exemple de la crise de 2008 et 2009, à l'époque, l'apprentissage avait subi de plein fouet la chute d'activité, parce que les PME cherchent à se sauver plutôt qu'à fermer les apprentis. Alors, vous voulez parler de l'apprentissage ? Eh bien, Pierre va en parler. Pierre est au Canada. Bonjour, Pierre. Oui, bonjour Jean-Jacques. Vous êtes en Nouvelle-Écosse, au Canada, depuis trois ans. C'est cela, Pierre ? Allô ? Bon, on a un petit problème de téléphone. Ça commence bien, la matinée. Tiens, petit problème de téléphone avec Pierre qui est au Canada. Ensuite, nous allons partir pour Tahiti. Évidemment, nous prenons quelques risques. Jérôme sera là dans un instant.
Il est 6h15, puis nous allons partir pour les Etats-Unis aussi. Vous voyez, nous faisons le tour du monde. Etats-Unis, Canada, Tahiti, il est 6h16. C'est ça, RMC. Vous êtes sur RMC. A tout de suite. RMC, pour un direct. Et vous êtes déjà très nombreux à 6h16 du matin. Très nombreux à nous soutenir, à nous souhaiter une bonne journée. Il y a Zidela, Franck est là, Lionel, Pierre aussi, Sophie, Françoise qui nous dit un bonjour comme tous les matins. Moana, lui qui est à Kinshasa. On continue le tour du monde avec vous, sous le soleil. D'autres n'ont pas cette chance en France. D'ailleurs, témoignez, s'il y a eu des dégâts après les orages de cette nuit, allez-y, n'hésitez pas.
Joël nous dit qu'il pleut, il pleut dans le Jura depuis hier soir. Sans grêle, heureusement, nous dit Joël. Julien, lui, est à Vesoul. Il confirme, il pleut beaucoup. Patrick nous fait aussi un coucou du Béarn sous une pluie battante. Heureusement, vous êtes là pour m'apporter un peu de chaleur, nous dit Patrick. Ce message aussi qui apporte de la chaleur tient sur la générosité des Français. Anne témoigne. On est plusieurs habitants de mon village à avoir écrit un livre, un abécédaire sur la situation de l'épidémie. Par exemple, P comme pangolin, M comme masque, E comme espoir. Tous les bénéfices iront pour le personnel de l'hôpital de notre secteur.
Environ 800 euros collectés par le village d'Anne.
RMC au 30 de Seine.
45 centimes la minute.
RMC 6h-9h.
Vos dans direct. Allez, on continue. Tiens, bon, Pierre, j'avais un petit problème. Je vais le prendre dans un instant. Je vais prendre Jérôme d'abord, qui est à quel endroit ? À Tahiti. Bonjour Jérôme. Bonjour Jean-Luc. Comment ça va ? Ça marche très très bien avec vous. C'est génial. Bon, qu'est-ce que vous faites à Tahiti, vous, Jérôme ? Je travaille pour groupe à main, je suis assureur pour les professionnels. D'accord, il est 6h20 chez nous. Il est quoi ? 9h06, il est fin d'après-midi chez vous, c'est ça ? Exactement, il est 18h20. Nous sommes mercredi soir, voilà. Voilà, 18h20 chez vous, Jérôme. Bon, Jérôme, vous écoutez RMC tous les matins ? Oui, oui, au boulot.
Au boulot tous les matins, vous regardez peut-être la télé, non ? La radio ? Ah, la radio, oui. La radio. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ce matin, Jérôme ? Écoutez, nous, nous sommes déconfinés depuis le 29 avril. Oui. Nous avons été confinés 6 semaines, on a eu une soixantaine de cas Covid, mais heureusement pas de décès. Le seul problème, c'est qu'on est confinés du monde, quoi, parce que la seule façon de venir en Polynésie, c'est par l'avion. Et tout est fermé, les aéroports sont fermés, donc plus de touristes, on est en train de voir des gens qui n'ont plus de boulot, des hôtels qui ferment, des pensions qui ferment, des magasins qui ferment.
Donc, les victimes, on est en train de les avoir maintenant économiquement. Oui, vous n'avez eu que très peu de victimes de Covid, mais là, les victimes économiques sont extrêmement nombreuses. Il est important que vous nous ayez appelé, Jérôme, parce que c'est vrai que personne n'en parle. Or, ce sont des territoires français. Exactement. Oui, oui. Mais je sais. En fait, le gouvernement hésite entre réouvrir les aéroports aux touristes et prendre le risque d'avoir ce virus qui revient, et ou laisser comme ça. Mais s'il est comme ça, dans trois mois, on n'a plus d'économie, quoi. Jérôme, merci de nous alerter et d'alerter le gouvernement. Avec plaisir. C'est une remarque qui va compter.
Je vais en parler. Dès que j'interroge un membre du gouvernement. Merci beaucoup, Jérôme. Merci. Avec plaisir. Au revoir. Au revoir, Jérôme. Les Etats-Unis, maintenant. Olivier Piton, bonjour. Olivier Piton. Bonjour. Allô, vous m'entendez ? Oui, je vous entends. Vous êtes avocat aux Etats-Unis, auteur de la nouvelle révolution américaine chez Plon, Olivier Piton. Olivier Piton, vous dites, il y a deux types de manifestations aux Etats-Unis en ce moment. Les rassemblements pacifiques qui se déplacent de plus en plus dans les villes moyennes. Et puis les émeutes de la nuit qui se concentrent dans les grandes villes. Expliquez-nous.
Alors, c'était le cas jusqu'à avant-hier, où il y avait des manifestations de plus en plus importantes, pacifiques, qui rassemblaient des gens de toutes couleurs, de tout âge, de tout genre. Et puis la nuit, malheureusement, il y avait des émeutes, en particulier dans les zones, vous savez, à forte concentration commerciale, là où se trouvent les magasins, les malls, ce qu'on appelle les malls aux Etats-Unis. Et donc, ils étaient saccagés pendant la nuit. Et en fait, des couvre-feux ont été mis en place dans la plupart des villes américaines, des grandes villes américaines.
Et également, on a assisté, c'est ce que vous disiez tout à l'heure, à des couvre-feux dans des villes moyennes, parce que se trouvent également des situations de grandes tensions, de grandes violences dans les villes moyennes américaines. Globalement, ça touche un petit peu tout le monde. En tout cas, ça touchait un petit peu tout le monde, parce que, fort heureusement, depuis l'annonce par le procureur général Keith Ellison, hier, de l'inculpation des policiers pour meurtre, la tension est vraiment retombée. Et par exemple, à Washington, la nuit dernière, elle a été calme. Et cette nuit-là, on l'espère, on croise les voies, elle le sera encore davantage.
Oui, parce qu'il est quelle heure chez vous ? Il est une heure du matin ? Non, minuit, un peu plus de minuit, c'est ça ? Minuit 25, vous espérez, mais la nuit est bien entamée, donc je pense que ça va être calme. Oui, les inculpations ont calmé les choses. Barack Obama s'est exprimé, lui aussi a essayé de calmer les choses dans son discours. Il a exhorté, par exemple, les maires à signer un engagement pour réformer les forces de police. Il a demandé aux politiques d'examiner les conduites à suivre au sein de la police sur le recours à la force. Barack Obama qui se pose en médiateur, en quelque sorte. Vous avez complètement raison. En fait, il a fait deux choses de très intéressantes.
La première, c'est qu'effectivement, il s'est positionné en rassembleur, donc en opposition à Donald Trump. Mais la deuxième chose, ce qui est amusant, c'est qu'il s'est adressé au maire. C'est-à-dire qu'il a, d'une certaine manière, il a sauté l'échelon de l'exécutif fédéral, donc de Donald Trump. Il s'est adressé directement au maire. Il faut savoir que la police aux États-Unis est directement liée aux collectivités locales. Elle n'est pas fédérale, sauf dans un cas particulier, qui est lorsqu'il y a une affaire d'ordre national. Mais sinon, les policiers sont affectés à une ville, à un comté, etc., à un État.
Et donc, il s'est adressé directement aux élus locaux, en passant par-dessus la tête de Donald Trump, pour demander effectivement à réformer profondément la police et à lutter contre toutes les dérives racistes de la part des policiers. Il a aussi salué l'activisme des jeunes, Olivier Piton. Quand on regarde les images, quand on se déplace, on voit que les manifestations, en fait, rassemblent surtout les jeunes. Il faut savoir qu'il faut bien avoir en tête qu'ici, aux États-Unis, la situation économique est dramatique. Vous avez un taux de chômage qui est passé de 3% à 20% en l'espace d'un peu deux mois, et que vous savez, à peu près 40 à 50 millions d'Américains qui sont en chômage partiel.
Et donc, aux États-Unis, quand on est en chômage partiel, ça veut dire qu'on n'est pas couvert, on n'a pas une couverture santé adéquate. Donc, les gens, ils sont obligés d'aller travailler. Et c'est vrai que les jeunes ont la possibilité, peut-être, davantage d'aller manifester, alors que le reste de la population a besoin, elles, d'aller travailler. C'est vital, parce que sinon, il n'y a pas de couverture, il n'y a pas de salaire. On ne peut pas payer les loyers, on ne peut pas payer les études des enfants. Donc, il y a un gros problème là-dessus.
Ce qui explique, d'ailleurs, que Donald Trump, c'était lui adressé à cette majorité-là, la majorité qui veut retravailler, pour essayer de la rassurer. Donc, il a parlé à la majorité séanceuse. Et on connaît ce phénomène. C'est le phénomène de la loi et de l'ordre, c'est-à-dire de parler à cette majorité qui veut retravailler. Et aux États-Unis, c'est vraiment vital. Ça fait trois mois que les gens n'ont pas pu travailler. C'est très important pour eux. Bien, Olivier Piton, merci. Vous êtes avocat aux États-Unis, auteur de la nouvelle révolution américaine chez Plon. J'aurai l'occasion de vous retrouver, parce que vous êtes toujours passionnant dans vos analyses.
Ça nous permet de mieux comprendre, de mieux savoir ce qui se passe là-bas. Puisque nous parlons des États-Unis, tous les matins, vous le savez, trois histoires, trois images fortes avec Charles Magnin. Charles, nous commençons avec l'image forte du jour aux États-Unis. Des milliers de personnes allongées sur un pont, le pont Burnside, à Portland, dans l'Oregon, couvert de milliers de jeunes gens, des manifestants qui se sont allongés en silence, les mains dans le dos. Ils sont restés face contre terre pendant neuf minutes, soit le temps qu'a passé le policier avec son genou sur le cou de George Floyd. Une manifestation pacifique et des images impressionnantes vues du ciel.
En revanche, autre image particulièrement stupide, toujours aux États-Unis, le George Floyd Challenge, lancé sur les réseaux sociaux par quelques ados américains. Ils se prennent en photo en train d'imiter la position du policier sur le cou de George Floyd. Et dans une vidéo, une ado va même jusqu'à crier « I can breathe », un « je ne peux plus respirer ». Des images et un challenge qui ont évidemment suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Revenons en France pour les infos insolites du déconfinement avec deux réouvertures d'établissements. D'abord, sachez que le Corona a rouvert.
Le Corona, c'est un petit restaurant à Bois-Guillaume, près de Rouen, qui a retrouvé ses habitués cette semaine. Évidemment, le nom du restaurant fait désormais sourire les clients, mais pas question de changer de nom, disent les propriétaires. Des propriétaires qui s'appellent Le Maître et qui se font aussi bien chambrer sur le fameux maître de distance entre les tables, comme il le raconte à nos confrères de France Bleue. Et puis, dans la dépêche, on peut apprendre la réouverture d'un autre type d'établissement ce matin, un club libertin. Ça se passe dans le Tarn, le club s'appelle le S. Et il s'agit, nous dit-on, du premier établissement échangiste qui a le droit de rouvrir en Occitanie.
Mais attention, interdit de se toucher dans un milieu clos et de profiter des saunas. En réalité, le propriétaire a juste obtenu le droit de rouvrir l'espace restauration. Mais il assure que ses habitués ont hâte de se retrouver autour d'un bon repas uniquement pour discuter. Même si, toujours selon la dépêche, aller dans un club libertin juste pour dîner, c'est comme jouer à la pétanque sans boule. Nous terminons avec l'histoire de cet homme en Belgique qui n'en peut plus de recevoir des pizzas qu'il n'a pas commandées. Il s'appelle Jean. Il raconte dans la presse flamande que depuis 9 ans, des livreurs de pizzas viennent régulièrement sonner chez lui alors qu'il n'a rien demandé.
La semaine, le week-end, le jour, la nuit, ça n'arrête pas. Un soir, il a reçu 14 pizzas d'un seul coup. Je tremble dès que j'entends une mobilette, raconte-t-il. Un véritable harcèlement à la pizza qui ne doit rien au hasard, mais serait le fruit de l'acharnement de quelqu'un de son entourage contre lui. Car l'un de ses amis reçoit aussi des pizzas sans les avoir commandées. Une enquête de police suit son cours, mais pour l'instant, le commanditaire des margaritas court toujours. Ça, c'est extraordinaire. C'est du harcèlement à la pizza. C'est du harcèlement à la pizza. Il doit les payer quand même, les pizzas. Il refuse, il refuse systématiquement de payer.
Bon, 6h29, merci vraiment d'être avec nous. 32-16, la touche 5, ça c'est pour la machine à café, les capsules qui vont avec. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. À suivre, ça se confirme. L'épidémie marque le pas en France. Les consultations Covid chez les généralistes ont quasiment disparu, selon une étude conduite par le syndicat de médecins MG France. Son président Jacques Battistoni est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h31. Et Anne-Sophie Belbier est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. La mort de George Floyd, requalifiée en meurtre. Les 4 policiers présents au moment de l'interpellation sont tous poursuivis par la justice. Nous serons à Minneapolis dès le début de ce journal. Un nouveau suspect dans l'affaire de la petite Madi, fillette de 3 ans disparue de sa chambre d'hôtel en 2007 pendant les vacances. La police enquête sur un délinquant sexuel allemand. Et puis les enfants touchés par le coronavirus sont très peu contagieux. Résultat d'une étude qui a duré plus d'un mois et demi en Ile-de-France. Les pédiatres demandent au gouvernement d'assouplir les règles sanitaires dans les écoles. RMC 6h32.
C'est ce que réclamaient des centaines de milliers d'Américains qui manifestent depuis la semaine dernière que la mort de George Floyd soit requalifiée en meurtre. Et bien c'est fait. Derek Chauvin, le policier qui s'est agenouillé sur le cou de George Floyd est poursuivi pour homicide volontaire sans préméditation. Les 3 autres agents qui l'accompagnaient sont inculpés pour complicité. Cédric Fech, vous êtes notre envoyé spécial à Minneapolis.
Ça y est, les 4 policiers impliqués dans la mort de George Floyd ont tous été arrêtés. Les 3 derniers policiers ont été arrêtés hier et inculpés pour complicité d'homicide. Ce sont les 3 collègues du premier policier arrêté vendredi dernier, 4 jours après les faits. Celui qui avait maintenu son genou sur le cou de George Floyd. Alors lui, il était inculpé pour homicide involontaire. C'est désormais un homicide volontaire. Il risquait 25 ans de prison, c'est désormais 40. Et ses 3 collègues risquent eux entre 10 et 40 ans de prison. Les obsèques de George Floyd commencent aujourd'hui à Minneapolis avec un service funéraire.
Un second service funéraire lui sera rendu samedi en Caroline du Nord où il est né. Et il sera enterré mardi à Houston où il a passé la plus grande partie de sa vie.
Barack Obama, lui, s'est entretenu avec des manifestants par visioconférence. Je veux que vous sachiez que vous comptez vos rêves, comptes. Il y a un changement de mentalité à lancer l'ancien président américain. Les manifestations se poursuivent aux Etats-Unis, en France aussi. Au moins 2000 personnes à Toulouse hier soir, rassemblement dans le calme. En revanche, vous le savez, à Paris, mardi ça a dégénéré. Et on en sait un peu plus sur les 18 personnes qui ont été interpellées. Jean-Baptiste Bourgeon.
Au total, 7 majeurs et 1 mineur ont été déférés à Paris. Ils pourraient être jugés en comparution immédiate dès aujourd'hui. Ces manifestants, arrêtés en marge des débordements de mardi soir, sont suspectés d'avoir porté une arme sans motif légitime, un couteau par exemple. Suspectés aussi d'avoir participé à un attroupement malgré les sommations de la police. Certains de ces individus auraient surtout dégradé du mobilier urbain et incendié du matériel de chantier situé à proximité du palais de justice. Enfin, certains d'entre eux sont déférés pour avoir commis des outrages et jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.
Durant ces heures, deux agents de police ont d'ailleurs été légèrement blessés.
Le gouvernement cherche maintenant à apaiser les tensions. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, promet que chaque faute, chaque excès de la police fera l'objet d'une enquête, d'une décision ou d'une sanction. L'affaire Maddy va-t-elle enfin se dénouer ? Maddy, c'est cette petite fille britannique de 3 ans qui en 2007 avait disparu pendant des vacances au Portugal avec ses parents. Aujourd'hui, l'enquête est relancée. Il y a un nouveau suspect. L'inspecteur en chef de la police britannique, Mark Cranwell, a détaillé son profil lors d'une conférence de presse. Le suspect est de nationalité allemande, emprisonné dans une autre affaire. Il est blanc, il a 43 ans maintenant.
A l'époque, il avait 30 ans, mais il aurait pu en faire entre 25 et 32. Il y a sûrement eu des personnes dans le passé qui ont pris peur et n'ont pas parlé à la police. Vous savez peut-être certaines des choses qu'il a faites alors. Je m'adresse à tous ceux qui pourraient avoir des informations. Il vous a peut-être confié la disparition de Maddy et ce qu'il s'est passé cette nuit-là. Emmanuel Macron et Edouard Philippe réunissent syndicats et patronats aujourd'hui à l'Elysée. L'objectif, trouver des solutions pour préserver l'emploi face à l'épidémie de Covid.
Plus de 8 millions de personnes sont au chômage partiel et plus de 6 millions de demandeurs d'emploi ont été comptabilisés en avril du jamais vu en France. Les moins de 15 ans sont très peu porteurs du coronavirus et très peu contagieux. Résultat d'une étude menée par la Société française de pédiatrie en Ile-de-France sur 605 enfants. En raison de ces nouvelles données scientifiques, les pédiatres et des parents demandent de desserrer les taux sanitaires dans les écoles. A Paris, le reportage de Mahoube Kerr-Granier et de Rémi Inc. Oscar Nevant est en CM1. En ce moment, il va à l'école un jour par semaine le mardi et il aimerait beaucoup y aller plus souvent pour voir ses amis.
Comme ça, je peux les voir un peu plus et de deux, être un peu plus en liberté dans la cour parce qu'ici, on est un peu en prison. Sa maman Sophie, mère de deux autres enfants, ne comprend tout simplement pas ce qui empêche la réouverture totale des établissements scolaires. Là, on apprend avec cette étude que le risque est relatif. Qu'est-ce qui coince ? Qu'est-ce qui coince pour que cette jeunesse-là reprenne un rythme normal et d'un par souci intellectuel et puis par conséquences psychologiques ? Qu'est-ce qui coince ? Christophe Batard est l'un des pédiatres qui ont participé à cette étude. Pour lui, le protocole sanitaire mis en place dans les écoles est trop strict.
Il faut donc réouvrir les écoles largement et faire que les enfants retournent tous à l'école pour que la vie et le travail des adultes reprennent avec les mesures barrières.
Ce sont le plus souvent les adultes qui contaminent les enfants et non pas l'inverse, explique le pédiatre. Selon le dernier bilan, il y a eu 81 nouveaux décès en 24 heures. Plus de 29 000 personnes sont mortes en France. Mais la situation sanitaire continue de s'améliorer et le déconfinement se poursuit dans plusieurs pays. La Belgique va rouvrir ses frontières avec ses voisins européens le 15 juin, annonce de la Première Ministre. Dès lundi prochain, les habitants pourront à nouveau circuler librement dans le pays. Et puis en Italie, c'est rouvert depuis hier. Les Français se sont rués dans les commerces pour acheter des cigarettes. Kelly Vargin.
Certains Français n'ont même pas fait un kilomètre en Italie. Ils se sont arrêtés dès le premier commerce, pressés de faire leur stock et de repartir. Je suis venu acheter des cigarettes comme beaucoup de gens. Acheter des cigarettes ? Je prends des cigarettes. Fanny habite à Menton. Elle a bien conscience de faire du tort aux buralistes de sa ville, mais les prix sont trop élevés en France. Ici, je les ai à même pas 5 euros. Selon ce qu'on gagne dans notre vie, ça nous arrange tous. Mais oui, ils vont faire la gueule. Des clients français moins nombreux dans ce supermarché, mais ils viennent pour remplir leur frigo et leur bar, comme Catherine et son mari. On a pris l'alcool, du fromage.
On va prendre un peu de charcuterie. Il y a des produits qu'on trouve en Italie qu'on ne trouve pas en France. Donc, ça fait un peu le complément, disons. 95% de la clientèle de Marcello Orengo, le gérant du supermarché, est française, alors forcément, il attendait la réouverture des frontières. On a fait presque au moins 10%, mais pas seulement moi. Toute la ville, depuis que les frontières sont ouvertes, ça marche impeccable. Et pas question de laisser certaines étagères vides, les produits sont rapidement remis en rayon. Les courses, Mathieu, c'est à Clairefontaine-Deauville.
Avec le pronostic de la Dream Team des courses RMC, favoris numéro 11, 1000 sabords. Outsider numéro 7, Cubot. Le 11 et le 7. Il paraît que c'est facile d'aller en Italie, c'est moins facile de revenir d'Italie en France. Ah bon ? Des amendes, oui, des amendes sont dressées. Bien sûr, bien sûr, parce qu'officiellement, il faut attendre le 15 pour que les frontières françaises soient ouvertes aux touristes européens, aux européens. Mais si je suis français, je vais en Italie, si je reviens en France, je risque une amende. Parce que ça marche dans un sens, mais pas dans l'autre. Mais pas dans l'autre, effectivement. Ce sont les Italiens qui ont ouvert.
Alors allez-y, 3216AMC.fr, vous témoignez pour nous, évidemment. Vous nous dites. Gros succès pour le vélo, la marche à pied avec le déconfinement, quant à venez. Oui, 6 Français sur 10 veulent absolument changer leur mode de déplacement, notamment pour éviter les transports. Maintenant, depuis le déconfinement, c'est le résultat d'une étude de la prévention routière. Alors, je vous donne le détail. 24% des Français veulent marcher davantage. 15% vont choisir la voiture. Et il y a 13% des personnes interrogées qui veulent se mettre au vélo. Alors justement, concernant le vélo, on a des chiffres. L'usage du vélo a fortement augmenté ces dernières semaines.
Plus 87% par rapport au début de l'année. C'est pareil à la ville ou à la campagne. C'est ce que nous dit l'association Vélo et Territoire qui a mené une étude. Alors, il y a des villes comme Paris et Nantes qui reprennent de l'espace sur la voiture. D'autres qui misent sur les zones piétonnes.
Et puis à Talence, à côté de Bordeaux,
on a des zones qui deviennent piétonnes uniquement aux heures d'école. Aux heures d'école. Il est 6h39, Mathieu Rouault. Mais c'est confirmé. Vous nous confirmez. Hervé à Marseille, lui, ça a toujours été vélo et marche. La voiture, c'est une perte de temps et d'énergie. Pour Auréa, le vélo, désormais, c'est une évidence. Christian à Nice, avec des pistes réaménagées en ville, s'est mis au vélo. Même si ce n'est pas facile, c'est très sympa. En revanche, Bertrand, lui, c'est voiture. Il continuera la voiture coûte que coûte. Voilà, c'est un infosys. Marche, vélo, voiture, métro. Il faut nous dire ce matin au 3. Bien, il est 6h40, 7h moins 20.
L'apprentissage, c'est l'un des gros sujets du jour. Il y aura une grande réunion autour d'Emmanuel Macron à propos de l'apprentissage. Parce qu'il faut absolument pousser, aider les entreprises à prendre des apprentis. Évidemment, c'est en ce moment que ça se passe. Franck est avec nous. Il est à Dreux, en Nord et Loire. Bonjour, Franck. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes patron d'une petite entreprise de chauffage. C'est ça ? Tout à fait. Vous êtes chauffagiste. Tout à fait. Vous prenez des apprentis chaque année ?
J'en prends chaque année depuis une quinzaine d'années. Oui. Et aujourd'hui, le problème, c'est de trouver des apprentis. Oui. Et là, vous êtes décidé... Parce qu'on ne connaît pas nos métiers.
Vous êtes décidé d'en prendre, encore ? Ah bah oui.
Moi, mon souci, c'est d'en trouver un ou deux.
Ah, bah oui.
C'est d'en trouver un ou deux. Le problème, c'est qu'on ne connaît pas nos métiers et que les CFA ne forment pas les apprentis comme il faudrait.
Oui. Votre métier de chauffagiste est pourtant un métier d'avenir. D'avenir, je ne sais pas. Mais il y a énormément de travail, oui, pour les gens. Oui, bah déjà. Déjà, s'il y a énormément de travail, c'est que c'est un métier d'avenir, hein, Franck ? Oui. Vous avez un chauffagiste. Expliquez. Vendez votre métier, si je puis dire. Profitez-en.
Eh bah, on fait de la tuyauterie. On fait tout ce qui est grosses installations, des grosses chaufferies d'immeubles.
Des groupes de climatisation. En plus, ça devient, j'imagine, de plus en plus technique et c'est de plus en plus intéressant. Exactement. Exactement. Alors, c'est des métiers difficiles, physiquement difficiles, mais très intéressants. Oui, bah, physiquement difficiles, oui, évidemment. Mais très intéressants et dans lequel il y a du travail. Il y a du travail. Il y a une certaine liberté. Moi, mes apprentis ont toujours eu une certaine liberté.
Et aujourd'hui, quand j'entends qu'on ne comprend pas d'apprentis parce que financièrement, c'est compliqué. Moi, aujourd'hui, les meilleures années, les années les plus rentables ont été celles où il y avait des apprentis. Un bon apprenti rapporte beaucoup d'argent.
Oui, à un chef d'entreprise, bien sûr.
Bah, il rapporte beaucoup d'argent au chef d'entreprise.
C'est l'avenir d'une boîte. Et c'est l'avenir d'une entreprise. Pour former les apprentis à votre philosophie. Bah, évidemment. Et puis, c'est l'avenir d'une entreprise. Exactement. Le jeune vient apprendre le métier dans l'entreprise. Bien souvent, ensuite, reste dans l'entreprise ou reste dans le métier. Bah, il reste souvent dans le métier.
Après, dans les entreprises, il faudrait peut-être imposer aussi qu'un apprenti qui a été formé dans une entreprise doit une année ou deux années, je ne sais pas, à sa boîte aussi derrière.
Bien. Merci beaucoup, Franck. Merci. Merci d'être avec nous. Bonne journée. Le matin sur RMC, le 32-16, c'est notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Allez, dans un instant, nous allons revenir sur la COVID ou le COVID-19, comme vous voulez, coronavirus. Une étude sur l'activité des médecins généralistes confirme que l'épidémie est en train, non peut-être pas de disparaître, mais dans tous les cas, certainement, de marquer le pas en France. Le docteur Batistoni est avec nous dans deux minutes. RMC.
RMC, 6h-9h. Vos dans direct.
Il est 6h44. Vous continuez à appeler, 3216, rmc.fr. Parlons du coronavirus. Où en est-on ? Bien apparemment, le coronavirus est en train, peu à peu, de disparaître, dans tous les cas, de marquer le pas. Le docteur Jacques Batistoni est avec nous. Bonjour, docteur. Bonjour. Président du syndicat de généralistes MG France, vous êtes médecin généraliste à Caen. Bien, vous avez publié une étude, les résultats d'une étude examinant l'activité des praticiens, des médecins généralistes, durant cette période d'épidémie de coronavirus. Et ces derniers jours, les résultats attestent l'idée que le virus est en sérieuse perte de vitesse, docteur. Oui, c'est ça.
On a voulu comparer l'activité qui se passait juste après la sortie du confinement avec l'activité de la semaine dernière. Avec la question, est-ce que ça va réaugmenter à partir du moment où les gens vont sortir de chez eux ? Et en fait, il n'en est rien, puisque les chiffres de la semaine dernière montrent que le virus continue à baisser dans toutes les régions de France. Oui, ça continue à baisser dans toutes les régions de France. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, lorsqu'un patient va voir son médecin généraliste, il devient de plus en plus rare que ce patient soit contaminé.
Oui, en fait, dans notre étude, on a montré qu'un médecin généraliste voyait en général un patient pouvant présenter des symptômes de Covid tous les deux jours, 2,5 par semaine. Et quand il fait un test à ce patient-là, le taux de positivité, le nombre de fois où c'est vraiment un Covid est extrêmement bas, puisqu'il était dans la première semaine de 5,6%, maintenant il n'est plus que de 3,25%. Il y a de moins en moins de patients infectés par le virus dans les cabinets des médecins généralistes. Oui, tout à fait. Quand on voit quelqu'un qui a un rhume ou qui a de la fièvre ou qui tousse, en fait, ce patient a très rarement un Covid.
En revanche, des patients allergiques au pollen, vous en voyez beaucoup, j'imagine, docteur ? Beaucoup plus, effectivement. Mais les gens font la différence, parce qu'ils connaissent, ils le savent, et ils n'ont pas de fièvre en plus. Oui, les gens font la différence tout de suite, ne s'inquiète pas. En général, quand vous êtes allergique, vous le savez, vous avez l'habitude, les ans c'est un peu la même chose, c'est plus ou moins fort durant les années, mais vous voyez bien la différence entre une maladie qui ne touche que le nez, les yeux, parfois vous fait tousser un petit peu, mais qui ne vous donne pas de fièvre et qui n'agit pas sur votre état général.
Est-ce que les patients sont revenus chez les généralistes ? Oui, très généralement, dans nos cabinets, on observe une reprise de l'activité. Beaucoup de patients chroniques, des patients qui ont une maladie comme un diabète ou une hypertension, qui reviennent nous voir. Par contre, on voit peu, et ça c'est l'effet du confinement, des patients qui présentent des rhinopharyngites, des angines ou des otites. Ceux-là sont peu nombreux. Les virus circulent peu en général. Bien. Merci beaucoup docteur Battistoni. Merci d'avoir été avec nous pour cette étude intéressante qui prouve bien, qui confirme bien que l'épidémie est en train de, je ne sais pas, disparaître.
J'hésite, j'hésite parce que pour l'instant, elle n'a pas disparu. Il y a encore des cas. Donc, disparaître, on ne peut pas employer ce mot. Mais l'épidémie qui, évidemment, s'est ralentie considérablement. Mathieu, vous avez beaucoup de messages, dites-nous. J'ai beaucoup de messages. Sur l'apprentissage, vous voulez ? Oui, surtout. Eh bien, écoutez, sur l'apprentissage, ce n'est pas compliqué. J'ai ce message de Chris qui nous dit, moi, je recrute des apprentis. Le problème, c'est surtout administratif. Les entreprises doivent passer un temps fou pour établir les contrats. Alors, oui, supprimer les charges pour conserver un apprenti, pourquoi pas ?
Mais une entreprise qui va former, qui veut embaucher l'apprenti, etc. C'est surtout un allègement de tout ce qui est administratif pour Chris. Et il aimerait bien que ce soit débattu cet après-midi à l'Elysée autour de cette réunion avec Emmanuel Macron. Je ne sais pas si vous avez vu l'histoire incroyable de la petite Madi. Vous vous souvenez ? Vous vous souvenez de Madi, cet enfant de 3 ans qui avait disparu au Portugal ? Madeleine McCann, les parents qui avaient été accusés. Apparemment, les soupçons se portent sur un Allemand de 43 ans, je crois. Un délinquant sexuel qui est d'ailleurs emprisonné en Allemagne pour délit sexuel.
Nous en parlerons plus dans les journaux d'information de ce matin. Stéphane est avec nous à Villeneuve-Saint-Georges. Bonjour Stéphane, vous êtes plombier chauffagiste, vous aussi, dans le Val-de-Marne. Les apprentis alors, Stéphane ? Moi, je n'en prends plus parce que le problème, c'est qu'entre l'école et le terrain, il y a 20 ans de décalage. C'est-à-dire qu'en fait, les professeurs ont un programme depuis 20 ans. Et les nouvelles technologies, mon confrère parlait de ce qui est très intéressant, on ne met pas ça en avant. Tous les nouveaux matériaux, tout ça, on est toujours encore sur des cours avec des anciens matériaux d'il y a 20 ans.
Et aujourd'hui, on dit aux apprentis, il ne faut pas faire plus de 35 heures, il ne faut pas monter sur une marge de plus de 2 mètres, il ne faut pas porter plus de 20 kilos. Mais notre métier, ce n'est pas avec un stylo, c'est avec une clé à molette et une pince. Et c'est à quatre pattes, c'est sur une échelle, c'est physique, comme disait mon confrère. Mais sauf que quand à l'école, vous leur mettez dans la tête qu'il faut qu'ils soient formatés comme ça, quand ils arrivent sur le terrain, ils n'ont pas le droit de ça. Après, on a les parents qui nous disent, ah ben non, on ne fait pas le droit de ça. Et quand vous avez tout ça, les apprentis, ils ne sont pas motivés.
Et on leur dit, de toute façon, tu feras plombier chauffagiste parce que c'est une voie de garage. Alors comme vous disiez tout à l'heure, c'est l'avenir. Pas d'eau, pas de vie. Ben évidemment, c'est l'avenir. Mais je le sais, Stéphane, vous avez raison, d'autant plus que quand on est sérieux, quand on est un bon professionnel, on peut bien gagner sa vie, Stéphane. Exactement. Nous, là, on est en train de faire un hôtel. On n'est qu'avec que des nouvelles technologies. On refait des colonnes d'hôtels avec toutes les nouvelles technologies. On ne fait pas de plomb, on ne fait pas de cuivre. On fait ce qu'on appelle du multicouche avec des nouvelles technologies.
Et on va deux fois plus vite avec cinq fois moins de possibilités de fuite. C'est passionnant. C'est passionnant en plus. C'est ça. Exactement. Parce que passer des fios, c'est une chose. Mais réfléchir comment il faut les passer. Parce qu'il faut passer dans des conditions, parce qu'on est sur un site qui est déjà existant. Il faut faire avec le site. Donc, il faut réfléchir comment on va le faire avec les autres corps de métier. C'est une coordination. Au-delà de passer deux tuyaux et de poser un WC et un lavabo, c'est toute une réflexion en amont avec les collaborateurs, avec les architectes, avec les autres corps de métier.
Et ça, quand vous avez ça, vous dites, j'ai fait une super journée. C'était hyper constructif. Évidemment. Merci Stéphane de nous faire partager la passion pour votre métier. Il est 6h51, Anthony Morel, dans un instant. On parlait des vélos. Est-ce que vous saviez qu'on peut transformer notre vieux vélo en vélo électrique ? Oui, c'est possible. Ah bon ? Oui, absolument. On n'a besoin que d'une roue. Anthony Morel va tout nous expliquer. C'est déjà demain, dans un instant, sur RMC.
RMC, pour l'indirect.
Et sur l'apprentissage, à propos de cette réunion à l'Elysée cet après-midi, le message d'Alex aussi qui nous dit, il y a un autre problème avec l'apprentissage. C'est l'image de ce secteur, l'image de cette voie. Le vrai problème, c'est qu'on envoie en apprentissage les gens dont on ne veut plus à l'école, dit Alex. Et donc, le regard de la société vis-à-vis de l'apprentissage est terrible. Et personnellement, après un bac S, j'ai voulu me diriger vers un CAP boulanger. Mes professeurs m'ont regardé comme le pire des abrutis, comme si j'allais ruiner mon avenir, dit Alex. Il faut vraiment que tout ça change. J'avais aussi un autre témoignage qui va exactement dans le même sens.
C'est celui de Cédric qui nous dit, mon fils s'est rendu hier pour avoir des informations concernant l'apprentissage. On l'a regardé comme s'il allait mettre sa vie en l'air. Franck, lui, est passé par la voie de l'apprentissage, en est fier. Beaucoup de personnes pensent que l'apprentissage est la voie de la honte, des études ratées, alors que pas du tout. Et là encore, il faut se bouger, dit Franck.
RMC au 7,32.
75 centimes par envoi, plus prix du SMS. RMC.
RMC, c'est déjà demain. C'est du vélo.
Il fait du vélo, hein ? Notre ami Anthony Moëlle. Ça va, Anthony ? Je m'y mets un peu. Mais qu'est-ce que c'est que cette grande roue que vous avez avec vous ? Alors, elle est très particulière, cette roue. Cette roue, elle va permettre de transformer n'importe quel vélo, celui qui traîne au fond de votre garage, qui prend la poussière à la cave, en vélo électrique. En moins de 5 minutes. Ben oui, exactement. C'est une start parisienne qui a mis ça au point. Il s'appelle T-Bike. Et le principe est super malin. En fait, cette roue, elle va remplacer la roue avant de votre vélo. Donc, il n'y a pas besoin d'avoir des grandes capacités de bricoleur. Une roue avant, ça se change en 5 minutes.
Ce n'est pas compliqué. Et une fois que vous avez mis cette roue à la place de votre roue avant, le vélo est électrique. En fait, à l'intérieur, vous avez un moteur. Alors, il est très compact, on ne le voit pas. Mais à l'intérieur de la roue, vous avez un moteur. Vous avez une batterie. Donc, vous la rechargez sur secteur comme un vélo électrique. Et puis, vous avez un petit connecteur Bluetooth qui va relier la roue à votre smartphone. Et votre smartphone va vous servir de tableau de bord pour choisir le niveau d'assistance électrique quand vous pédalez. En fonction du vent, en fonction de si ça monte ou si ça descend, etc.
Et donc, vous vous retrouvez avec cette roue, avec un vélo électrique, sans avoir besoin d'acheter un vélo ou de remplacer votre vieux vélo. Donc, c'est plus économique. Alors, ça coûte autour de 700 euros une roue comme celle-ci. Donc, quand même, mais c'est moins cher qu'un vélo électrique normal. Sachant que c'est éligible à toutes les subventions qu'on a maintenant pour l'acheter. Et je peux l'installer sur n'importe quel vélo ? N'importe quel vélo. Elle est grosse, cette roue, quand même. Alors, elle est grosse. En fait, elle est un petit peu plus lourde qu'une roue classique. Parce qu'évidemment, vous avez le voyeur à l'intérieur. Donc, elle pèse 7 kg. C'est une roue avant.
C'est une roue avant, exactement. Mais après, sinon, vous choisissez le format. Donc, c'est une fraction avant. Exactement. Voilà, c'est ça. Ce n'est pas dangereux, d'ailleurs, d'avoir un moteur à l'avant ? Non, non. Enfin, je ne pense pas. Alors après, tu sais, c'est pareil. Comme à chaque fois pour les vélos électriques, tout est réglementé. C'est la vitesse et brider l'assistance électrique. Tu ne peux pas monter à plus de 25 km heure. Alors, tu peux aller plus vite si tu pédales. Mais l'assistance électrique elle-même, elle est limitée à 25 km heure maximum. Et après, tu as une autonomie de 80 km environ.
Donc, c'est vraiment des performances honorables, on va dire, pour un vélo électrique. On peut aussi transformer son vélo en scooter. Oui, alors c'est ça. Les kits d'électrification, on appelle ça comme ça. C'est une tendance. Mais vous allez voir, pour ceux qui nous regardent sur AMC Découverte. Mais on peut aller très vite. On trouve des trucs. J'ai trouvé un modèle qui permet de transformer un vélo en appareil, en bolide, à 80 km heure. Là, en gros, vous avez du 5000 watts sur votre vélo. Donc, c'est complètement illégal. C'est très dangereux. Mais c'est ce qu'on trouve aujourd'hui sur Internet. Donc, faites attention à ce que vous achetez.
Donc là, encore une fois, c'est un kit d'électrification. Vous installez ça sur votre vélo. Et vous vous retrouvez avec un truc qui va aussi vite qu'un caractère scooter. Ça marche par Bluetooth, ça aussi ? Oui, là aussi. Là aussi, tout est connecté. Ça me paraît super dangereux. Oui, ça, c'est super dangereux. Ça, c'est super dangereux complètement. La première que je vous ai montré, non, il n'y a pas de problème. Mais celui-ci, évitez quand même. Et puis, vous êtes venu avec un autre vélo électrique plus sage qui s'inspire du bon vieux Solex. Alors, moi, j'aime beaucoup. Il est devant, pour ceux qui l'en regardent sur RMC Découverte.
Effectivement, il est beaucoup plus sage, y compris dans son design. Et celui-ci, il s'inspire de la bicyclette qui roule toute seule. On appelait ça le Solex dans les années 50. C'est-à-dire qu'il a un moteur à galets. C'est un petit moteur qui entraîne la roue. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ça, du moteur à galets. Et vous avez un système de rétro-pédalage. C'est-à-dire qu'on pédale en arrière. Et c'est ça qui va lancer l'assistance électrique. On passe en mode électrique en pédalant en arrière. Ah bon, d'accord. On pédale en arrière et on va en avant. On pédale en arrière et ça lance le moteur électrique. Et après, on repédale en avant et on a l'assistance électrique.
Pour vous expliquer de manière très claire. Et c'est Michelin qui a conçu ça. Ils ont déposé plusieurs brevets. Ils ont commercialisé ce vélo qu'on trouve dans le commerce aujourd'hui. Et je trouve que c'est intéressant cet hommage au vélo Solex. Il paraît qu'on refabrique des Solex. Mais ça revient, mais oui, bien sûr. Ça revient, le Solex. Vous savez, vous avez du plat en monstre. Il y a pas mal d'accidents. Oui, oui, oui. En Solex ? Oui, en Solex, oui. Bien, merci beaucoup. Merci, Anthony. Allez, il est 6h59. Julien est avec nous. Julien, bonjour. Bonjour, Jean-Jacques. Julien, vous êtes en Corrèze. Exactement, à Gimel, les cascades. Voilà, Gimel, les cascades. C'est à quel endroit, ça ?
C'est juste à côté de Tulle. À côté de Tulle. Julien, vous êtes patrouilleur sur autoroute. Exactement, sur l'autoroute à 89. Sur l'autoroute à 89. Dites-moi, Julien, vous regardez la télé ou vous écoutez la radio le matin ? Non, non, en règle générale, je vous écoute. Et là, je vais embaucher dans pas longtemps. Donc, du coup... Vous allez embaucher dans pas longtemps. Julien, vous avez bien fait ce matin. Parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vendent avec. C'est génial. Merci beaucoup, Jean-Jacques. Merci, Julien. Merci, RMC. Passez une très bonne journée. Vous aussi, sur l'autoroute. Merci, Julien. Il est 6h59.