Général Jean-Paul Paloméros : «Dix milliards d'euros ce sera le minimum»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
J'ai j'ai manné pas mal de chiffres dans la défense au long de ma carrière. Euh 10 milliards d' 10 milliards d'euros, ça sera le minimum. Soyons-en conscient, il faut il faut prendre conscience de ça.
Il y a il y a parfois des dérives de coûts. Il y a plein de facteurs qui peuvent intervenir. Premier élément, il faut être lucide.
Deuxième élément, il est évident que le choix d'un investissement de cette nature, ça va peser sur les décennies qui viennent parce que dans le même temps, évidemment, ben il y a quand même le développement des avions qui vont avec. Il y a euh le développement des composantes nucléaires dont on sait qu'elles sont les deux composantes nucléaires qu'elles sont en en en renouvellement assez profond, y compris avec les missiles hypersoniques pour la partie euh pour la partie aérienne composante aéroportée. Donc on voit que quelque part ce sole rigidifier puisque le porte-avion bah il ira sur son air jusqu'à ce qu'il puisse sortir vers 2038.
Là aussi, s'il est là en 2040 plein en plein potentiel, ça sera bien. Donc là, on on fiche quelque part un socle qui est important et je parle d'expérience, ça va euh rendre l'exercice de gestion des de la loi de programmation et des budgets assez difficile et ça ça va nous imposer un effort de défense en augmentation constante. Alors, c'est en phase avec les déclarations qui ont été faites par le président sur la vision de long terme de la trajectoire financière.
Le problème, c'est qu'aujourd'hui et par le passé c'était la même chose entre la trajectoire financière qui est annoncée et le résultat des courses au bout de quelques années, il y a une différence qui peut être notable. Donc là, nous sommes engagés, nous serons engagés et il y aura pas d'alternative. On pourra pas se priver des drones, on pourra pas se priver de rénover notre aviation, nos forces terrestres, de rentrer dans ce monde du numérique et et de et tous les systèmes numériques qui vont avec.
Donc euh voilà, ben c'est c'est un enjeu, c'est euh c'est un paris sur l'avenir et puis c'est peut-être notre liberté, c'est le prix de notre liberté quelque part qui est en jeu.
Charles de Gaulle