Annonces d'Attal sur les pesticides : "Un recul honteux" pour Guillaume Gontard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Guillaume gonar de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu dzer président du groupe écologiste solidarité et territoire ici au Sénat on va commencer on l'a vu dans le journal par cette panthéonisation de missac Manouchian hier et avec lui la Résistance communiste et étrangère qui fait donc son entrée au Panthéon vous étiez présents vous lors de cette cérémonie qu'est-ce que vous avez ressenti j'étais effectivement présent j'étais présent aussi la veille au montvérien c'était important je dirais indispensable pour moi d'être d'être présent parce que d'abord je suis un territoire de résistance le le verrec et puis c'est vrai que cette histoire de de l'Affiche rouge de missac manouquan de de cette lettre euh je me souviens d'avoir appris à l'école et c'est quelque chose qui m'a toujours toujours marqué et puis et puis derrière cette cette entrée de missac et et méimé manouquan au panéon hier avec un vraiment quelque chose de fort d'émouvant euh une cérémonie oui très moi qui m'a marqué en tout cas et qui et qui continuera à me à me marquer bah c'est les 23 de de laaffiche rouge qui entrent aussi en Panthéon ce sont ces étrangers qui se sont battus pour nos valeurs les communistes qui entrent également au Panthéon et c'était important c'était important que ça soit fait ça aurait dû même peut-être être fait avant en tout cas voilà c'est une chose c'est une chose faite euh et de ce de ce souvenir en fait que ces étrangers qui se sont rassemblés pour défendre nos valeurs les valeurs de la République liberté égalité fraternité qui au péril au péril de leur vie et puis cette cette lettre Isaac manouquan de missac manouquan qui je dire a une valeur très forte cette lettre sur lequelle il n'y a pas de haine au contraire qui est pleine d'espoir la dernière lettre qu' a écrite àlin quelques heur avant d'êre exactement et qui nous laisse un héritage et qui nous dit ne faites pas n'importe quoi et ça je pense que c'est important et c'est quelque chose que l'on devrait tous avoir en tête et c'est vrai que après le vote des lois immigration après le discours qu'on peut avoir sur le droit du sol je pense qu'on est parfois en train de perdre nos valeurs et que chacun devrait relire cette lettre reg regarder un petit peu en arrière et je dirais revenir sur ses bases et sur nos valeurs républicaines hier dans son discours Emmanuel Macron a parlé de français de préférence de français d'espérance il a trouvé les mots justes le président de la République alors moi j'ai trouvé un un discours oui très très beau très fort juste euh la la problématique c'est la personne qui le prononce et cette incohérence parfois qu'on peut qu'on peut avoir on a eu la même chose avec le discours prononcé pour Robert Badinter pareil des mots assez forts assez justes mais je me rappelle hier soir quand Emmanuel Macron parle la France terre d'asile qui avait oublié d'ailleurs ses valeurs justement de de terre d'asile la France avait oublié sa vocation d'asile persécut voilà j'étais forcément obligé de penser à toute cette séquence cette séquence terrible de cette loi immigration de ce rejet de l'autre et là une très grande responsabilité du président alors est-ce que ça peut servir à une prise de conscience je l'espère est-ce que c'est pas surtout sa vision de l'immigration à savoir une immigration mais plutôt une immigration choisie c'est pas ça que vous avez compris dans la loi immigration oui mais ça veut dire quoi choision aurait choisi sac manouquan est-ce qu'on aurait choisi mélimé manouquan euh je ne sais pas donc ça veut dire quoi une immigration choisie je pense qu'au contraire nos valeurs d'hospitalité ce droit d'asile qui doit être ancré dans nos valeurs républicaines euh voilà cette fraternité aussi ce ce terme qu'on a souvent et qu'on oublie souvent euh bah ça fait partie de de nos racine l'autre actualité c'est cette crise des agriculteurs dans 2 jours maintenant on va s'ouvrir le salon de l'agriculture et les agriculteurs maintiennent la pression on a vu notamment hier en Mayenne l'envahissement du siège de l'ctalis ils ont raison pour vous de maintenir la pression malgré les nombreuses mesures annoncé par le gouvernement on va revenir sur ce qu'a dit Gabriel Atalia bah bien sûr moi je pense qu'à la problématique agricole ne date pas d'hier on le sentait on le sentait fort fortement venir et je trouvais que c'était de toute façon évidemment justifié rien que sur la question du du revenu on peut juste se demander pourquoi on a tant tardé pourquoi le gouvernement a tant tardé et pourquoi encore une fois il faut aller dans la rue il faut faire des blocages pour qu'enfin ce gouvernement écoute ça c'est d'abord une vraie problématique qui se qui se généralise et puis après ben on a eu une série d'annonces dont on se demande en fait la la réalité derrière de ces annonces donc je pense que la pression elle est elle est importante parce que donc il faut qu'est-ce qui qu'est-ce qui a été réellement fait très concrètement pour le revenu des agriculteurs et des paysans demain qu'est-ce qui va changer pour eux en terme en terme de revenus alors on parle beaucoup de simplification de normes produits phytosanitaires puisqu'on veut revenir sur le plan écofyo revient sur les indicateurs on en parlera certainement est-ce que c'est ça vraiment qui a attendu moi je suis allé sur les barrages on rencontte les agriculteurs très régulièrement sur mon sur mon territoire dans mon village c'est pas ça qui est demandé ce qui est demandé c'est de pouvoir vivre de son métier d'un métier souvent de passion même je dirais toujours de de de passion et c'est tout simplement de pouvoir être convenablement rémunéré et et être respecté en fait dans dans ce dans ce travail c'est ça le gouvernement n'a pas fait ce qu'il faut gabrielal hier l'a dit il y a 99,61 % des aides de la pack qui ont déjà été versé objectif 100 % au 15 mars il rappelit que c'était pas le cas les années précédentes des fois il y avait même un an de décalage dans le versement est-ce que là vous reconnaissz qu'il y a de l'efficacité oui mais encore une fois je dirais heureusement heureusement qu'il faut qu'on peut plus accepter qu'il y ait plus d'un an de décalage j'étais lundi avec un agriculteur qui m'expliquait que justement il avait pas encore eu un versement il avait eu une saisie sur sur son sur ses sur ses revenus sur son compte d'ailleurs souvent sans prévenir notre problématique en tout cas de du fonctionnement de no notre trésorerie et du et du service et du service public donc c'est ça la réalité de de personnes qui qui travaillent qui doivent avoir toutous cet aspect administratif souvent qui sont lourdement endettés et qui sont tenus à la gorge justement par l'arrivée de ces aide et de cette pâack donc évidemment qu'il faut que ça fonctionne mieux euh mais c'est pas le fond le fond c'est ce modèle qui arrive totalement à bout de souffle qui effectivement euh donc personne ne peut satisfaire je pense on peut pas se satisfaire qu'on est perdu euh la moitié des agriculteurs en si peu de temps que que qu'on soit dans cette cette situation si si si dur on va parler du modèle mais pour finir sur le le revenu puisque Gabriel Atal a annoncé hier une évolution de la loi égalim c'est cette loi qui vise à équilibrer justement les les revenus entre producteur et distributeurs est-ce qu'il fallait un nouveau texte pour vous est-ce qu'il fallait arê on a eu égalim 1 égalim 2 égalim 3 je sais pas jusqu'où on va aller comme ça moi je me souviens des débats d'galim 1 tout ce qui ce qui est dit aujourd'hui sur comment en fait on inverse ce rapport de force entre celui qui produit celui qui fait celui qui travaille avec ses mains et la grande distribution l'industrie qui du coup capte l'ensemble des des revenus et et de la valeur ajoutée ça on l'avait signalé en disant que c'était pas un petit peu à la méthode Bruno Le Maire on va mettre tout le monde autour de la table et puis on va taper dans la main et puis tout va bien se passer non on voit bien que le rapport de force est complètement faussé et que si on met pas des éléments contraignants sur le calcul sur le calcul du prix sur un prix plancher on n arrivera pas on le disait sur égalime 1 on a dit sur égalime 2 espérons que çaende en tout cas on n'arrivera pas à un moment donné si on veut inverser ce rapport de force en mettant un peu des des moyens coercitifs parce que le rapport de force effectivement est totalement déséquilibré donc des contraintes c'est ce que vous attendez des Galim 3 il y a aussi une autre annonce qu'a fait hier gabrielal c'est organisé d'ici avril une conférence des solutions qui associe état et collectivité pour que les collectivités justement elles intgrent plus de produits durables et plus de bio ça vous saluez bah évidemment mais ça on se on se bat depuis je dirais des années des années pour ça je rappelle que dans la loi égalim on a 50 % de de de bio et et local une obligation et notamment 20 % de 20 % de BI je me rappelle qu'on s'est battu pour ça on s'est battu pour ça et qu'onint pas les objectifs donc il faut peut-être se poser les questions pourquoi on natteint pas les objectifs on a dit qu'il fallait des aides de l'accompagnement c'est de la accompagnement en terme d'ingénierie pour les collectivités c'est de l'accompagnement financier aussi parce que c'est pareil c'est un modèle en fait qu'il faut aussi changer sur les cantine collective mais c'est indispensable c'est un levier extraordinaire la restauration la restauration collective et je note une chose il faut regarder les collectivités écologistes on a des grandes villes Lyon Grenoble Bordeaux il faut regarder ce que ces villes font et ben non seulement elles atteignent évidemment et elles respectent elles loi mais elles vont bien au-delà on est à plus de 50 % 60 % 70 % de bio et de local dans ces cantines et puis surtout derrière il y a toute une organisation en terme de filière en terme de de de structuration de vente des produits et en lien avec l'agriculture donc oui il suffit d'avoir une volonté politique pour pouvoir y arriver on va continuer à détailler ces annonces de Gabriel LAL notamment le projet de loi agricool et les annonces concernant l'écologie voyez-vous un recul vous allez nous le dire d'abord on va voir ce qu' a dit Gabriel àal là-dessus avec Mathias [Musique] SZ bonjour Mathias bonjour Ryan bonjour monsieur gar bonjour et Mathias Gabriel Atal a donc donné les grandes lignes du futur projet de loi agricole il a beaucoup parlé de souverainé alimentaire oui c'est même le cap fixé par le Premier ministre Gabriel hatal a assumé vouloir inscrire dans la loi noir sur blanc l'objectif de souveraineté agricole et alimentaire cela passera par une nécessité d'encore plus consommer français quitte à ne pas laisser entrer en France des aliments qui ne seraient pas soumis aux mêmes règles que les nôtres pour viser la souveraineté alimentaire il faudra produire plus mais sur ce point le Premier ministre n'a parlé que d'améliorer l'attractivité sans détailler les moyens qui seront mis en place pour le permettre monsieur gontar est-ce que c'est un changement de modèle assumé par le gouvernement deorenavant je sais pas si c'est un changement de de modèle mais je trouve un petit peu dire hallucinant quand même que le ministre le Premier ministre aujourd'hui ourdhui nous disent oui je Croisil a parlé d'intérêts fondamentaux de de de l'agriculture que la souverainé alimentaire devit être inscrit noir sur blanc sur la loi je suis un peu étonné je pensais que c'était déjà le cas je pensais que c'était une la première des priorités donc encore un effet de communication et je pense que la communication c'est sympathique mais à un moment donné il faut passer aux actes et et surtout à la cohérence et à la cohérence de ce qu'on veut mettre en place alors souveraineté alimentaire ça veut dire quoi on a parlé de des traités de libre échange le Premier ministre a dit il faut arrêter de faire rentrer effectivement des qui n'ont pas les mêmes garanties en tout cas de ce qu'on demande aux agriculteurs sur le sol sur le F français je suis désolé mais les traités de librchamp avec la Nouvelle-Zélande et avec l'agnau qui entre effectivement avec pas les mêmes les mêmes qualités c'est c'est pas c'est pas nous qui les avons signés le traité avec le Canada le CA ce traité il est appliqué à 90 % il n'a jamais été voté dans les deux parlements il n'a jamais été il a été voté à l'Assemblée nationale il n'est jamais venu en débat au Sénat et d'ailleurs je je salue nos collègues communistes qui l'ont inscrit à l'ordre du jour très prochainement donc on va pouvoir un vote avoir un vote donc à un moment donné il faut peut-être de la cohérence et puis de la cohérence au niveau européen parce que j'entends les annonces euh de Gabriel hatal du président de la République qui aurait compris que oui il va falloir être un peu plus protectionniste ok moi c'est très bien c'est ce que c'est ce que nous c'est ce que nous souhaitons mais il faudrait avoir cette cohérence aussi au niveau européen et ce que je vois c'est que les députés Renaissance au niveau européen ne se battent pas totalement et complètement euh contre ces traités de libre échange Mathias on va parler d'une autre question c'est la question des pesticides oui Gabriel Atal en a parlé en premier lieu les défenseurs de l'environnement regrettent notamment l'abandon du NODU indicateur franco-français de mesure de l'utilisation des pesticides au profit du mode de calcul européen hri1 alors le NODU pour nombre de doses unités ça correspond à la surface qui serait traitée annuellement avec les produits phytopharmaceutiques vendus au cours d'une année aux doses maximale homologuée c'est ce qui explique le ministère de l'agriculture c'est une mesure de bon sens pour Gabriel Atal cette normees ne s'applique pas pour nos voisins immédiat et que les produits de nos voisins immédiats arrivent quand même sur les étales des Français donc qu'est-ce qu'il se disent nos agriculteurs quand ils voient ça on nous met des bâtons dans les roues c'est ça qui c'est comme ça qu'il le viv donc il y a un indicateur européen qui existe bah il faut plutôt prendre cet indicateur européen qui est suivi par nos voisins qu'un indicateur franco-français qu'on est les seuls à suivre monsie Gontard en quoi ce changement de mode de calcul est un recul pour l'en environnement selon vous oh ben c'est c'est c'est un recul pour moi honteux ce ce fameux indicateur parce que c'est pas une norme c'est pas une réglementation c'est un indicateur qu'est-ce qu'un indicateur en fait ce fameux NODU c'est juste pour voir une trajectoire si on veut travailler sur la diminution des pesticides sur la diminution des produits phytosanitaires il me semblait que c'était un un combat commun et qu'on devait tous y aller pourquoi parce que c'est un impact sur l'environnement sur la la destruction de la biodiversité quand on regarde la carte de de l'eau de l'eau potable où on s'aperçoit que la plupart de l'eau sur nos territoires sont contaminé on a cette nécessité de travailler sur cette diminution des pesticides on a besoin d'indicateurs qui nous permettent de savoir si on est dans la bonne direction ou pas alors oui on s'aperçoit qu'on n'est pas totalement dans la bonne direction quand on regarde ces indicateurs ou mais là gabrielal il dit pas on supprime pas tout indicateur il dit on met le même indicateur pour tout le monde c'est c'est pas la logique bah c'est pas la logique c'est-à-dire que le NODU avait en tout cas sa spécificité encore une fois un indicateur c'est sur une trajectoire sur du moyen- qui mesurit pas trop la quantité au détriment de la qualité des produits utilisés cet indicateur je suis tout à fait d'accord pour qu'on utilise les deux indicateurs il y a aucun souci qu'on puisse avoir les deux indicateurs et d'ailleurs beaucoup plaident pour ça parce que c'est vrai que les deux indicateurs qui soi au niveau européen ou ce fameux NODU n'indique pas tout à fait effectivement les mêmes la même chose moi je pense qu'on a besoin d'avoir des indicateurs on a besoin d'avoir une trajectoire et surtout surtout on a besoin d'avoir une politique très forte d'accompagnement pour la diminution des produits phytosanitaires parce que c'est quoi des produits phytosanitaires on a toujours l'impression que c'est quand même un impact je l'ai dit sur l'environnement mais sur la santé humaine l'augmentation des cancers chez évidemment les agriculteurs chez ceux qui les utilise mais sur toute la population donc c'est ça ça devrait être un combat commun qu'on devrait avoir et moi je dirais qu'on a peut-être besoin plus d'indicateurs d'avoir une vraie trajectoire une vraie visibilité pour pouvoir avancer Mathias il y a un autre point sur lequel ins Gabriel c'est le choc de simplification oui réduire les délais de de contentieux le taillage des ha simplifier les normes sur les bâtiments agricoles c'est simple rien dans le dossier de presse du Premier ministre qu'on a reçu le mot simplification apparaît j'ai compté 33 fois alors engagé depuis fin janvier ce choc de simplification premier par le gouvernement passera par des décrets et autres mesures directement inspirées selon eux de l'expérience des agriculteurs pour libérer le milieu est-ce que c'était ça la priorité des priorités pour les agriculteurs que que tout soit plus simple mais d'abord changer de modèle mettre en place une transition c'est pas simple donc il faut arrêter de croire que c'est simple non c'est pas simple et c'est pour ça qu'il faut de l'accompagnement il faut de l'accompagnement financier il faut de l'ingénierie il faut de la présence humaine il faut des gens qui soit sur le terrain pour accompagner cette cette transition donc non rien n'est simple après ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas travailler et notamment localement moi je suis pour beaucoup pour territorialiser c'est vrai qu'on a des normes on a des règlements tion souvent on parlait des e sur la taille des E par exemple qui en fonction des territoires je vois moi sur mon sur mon territoire dans le vercor plutôt de montagne c'est vrai que les périodes qui sont indiquées ne correspondent pas forcément qu'on puisse adapter ces règles au niveau local et qu'on soit plutôt spécifique évidemment et qui a ce travail à faire qui doit se faire et qui doit se mettre en place mais ne croyons pas que tout ça va va résoudre la véritable problématique encore une fois qu' a des revenus et puis j'entendais Gabriel Atal qui disait on peut pas accepter de faire venir des produits qui ne soient pas de la même qualité et cetera qui a une concurrence déloyale et puis Bruno Leem qui a dit on a fait des contrôles donc ça veut dire peut-être qu'il y en avait pas avant ouou moins je sais pas mais là on a fait des contrôles on a fait plus de 1000 contrôles il a dit et puis on s'est aperçu qu'il y avait 400 notamment dans la grande distribution qui a indiquait provenance française et que c'était pas totalement la réalité bah quand même ça veut dire quoi ça veut dire que non seulement on ne fait pas les contrôles donc ça c'est quand même à l'état de mettre ça en place mais pourquoi on fait pas les contrôles parce que on n' pas les agents nécessaires sur le terrain pour faire ses contrôles la DGCCRF pendant la période on va dire d'Emmanuel Macron hein pendant les 10 dernières années c'est 1000 emplois euh C 1000 personnes sur le terrain qui ont disparu oui si on veut faire des contrôles si on veut protéger notre agriculture il faut aussi de la présence humaine un mot sur une autre annonce c'est une annonce de de Marc fenau euh cette fois-ci sur le loup on va voir d'ailleurs cette image assez insolide d'un loup sur une piste de ski en savoir euh Marc fenud qui a annoncé hier que le protocole col régissant les tirs sur les loups menaçant les troupeaux seraiit simplifié vient un arrêté publié la semaine en fin de semaine c'était une demande des éleveurs est-ce que ça vous inquiète mais voilà le la question du loup je la connais sur mon territoire depuis depuis 25 ans moi moi ce qui m'inquiète c'est que encore une fois on a l'impression d'avoir trouvé la solution au miracle on va tuer plus de loup donc on a la solution et tout va être tout va être normal non c'est mentir aux éleveurs encore une fois qu'il a quelques simplifications que des tirs de défense puisse être simplifié à tel ou tel endroits je rappelle quand même qu'on tue plus de 200 loups par an donc la régulation elle existe mais surtout les problématiques moi quand je rencontre les agriculteurs parce que c'est une problématique le loup est une problématique supplémentaire pour l'élevage puisque ça demande beaucoup plus de de travail en terme de protection et notamment par exemple d'avoir des chiens de protection avoir des chiens de protection c'est une véritable charge qu'est-ce qu'il demande un véritable statut du chien de protection notamment sur leur responsabilité puisque on a plus de problèmes Ave avec les chiens de protection d'ailleurs qu'avec les loups en fait hein sur les randonneurs et cetera bah à un moment doné on en parle beaucoup oui il nous faut tout de suite maintenant un vrai statut du chien de protection qui protège les éleveurs qui protège les élus et les mairres sur les sur les territoires donc avançons sur ces sur ces aspectsl on pourrait parler des bergers l'augmentation du nombre de bergers d'ailleurs grâce au plan loup parce qu'il y a un certain nombre de bergers qui ont été financés pour pour aider justement l'élevage on sait que les bergers souvent sont dans dans de mauvaises conditions puisquil faut des cabanes de bergers il y a tout une condition de de travail à mettre en place il y a de grosses attentes allons-y mettons ce qu'il faut pour accompagner cette cette activité mais ne n trompons pas le loup est une problématique sur la question du pastoralisme mais ce n'est pas la seule problématique on pourrait parler de l'eau de la question du réchauffement climatique et cetera et cetera de la surfréquentation des des territoires et et notamment du partage de la nature Mathias merci à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera de des annonces de Gabriel action des principaux intéressés les syndicats on y revient c'est dans club on va voir l'actualité dans votre département de lzer Guillaume Gontard on va parler des conséquences du réchauffement climatique sur les stations de ski et notamment à l'Alpe d'Ise dont la fréquentation augmente parce qu'elle est située en altitude et que les autres stations de la région font face à un manque de neige du coup la surfréquentation inquiète et pourrait pousser les responsables à prendre des mesures on va écouter le maire dues et le directeur de la Société d'aménagement touristique de l'Alpe dues le dérèglement climatique nous touche aussi et on est par la même inquiet inquiet pour d'abord nos amis qui sont un peu plus bas mais inquiet aussi pour nous parce que cet impact là il arrive progressivement vers nous on voit bien que cette année on a eu ici 2,50 de neige et l'eau et la pluie derrière a fait que tout tout ça a été changé donc on est inquiet dans 20 ans dans 10 ans dans 15 ans dans 20 ans dans 25 ans c'est quoi qu'est-ce qu'on va être et donc tout le travail qu'on a à faire nous c'est d'im imaginer de prendre les risques qu'il faut parce que c'est toujours ça innover c'est risqué et de dire bah voilà comment on va être capable de pouvoir continuer d'accueillir et jusqu'où on pourra accueillir un nombre de clients et aujourd'hui on l'a pas encore le calcul il est pas très clair mais à un moment on aura effectivement un moment on dira stop comme on le fait dans des parcs d'attraction comme on le fait dans dans plein de choses sur les plages sur des choses comme ça vous partagez leur inquiétude pour les stations de votre département Guillaume contard bah évidemment je je j'entends le discours du du maire de l'Alp dues que je que je connais euh sur cette problématique mais évidemment dire le réchauffement climatique c'est pas que des mots c'est pas ça pas été agité par des écologistes totalement dingue c'est une réalité c'est une réalité sur les territoires et une réalité très concrète qui a un impact très concret sur la vie des gens sur l'économie donc oui à un moment donné il faut regarder les choses en face arrêter de se voiler la face justement et et agir je m'inquiète un petit peu moins effectivement sur des stations comme l'Alpe du les Deux Alpes et qui sont des des stations d'altitude même si effectivement le changement est quand même présent aussi sur ces stations là mais je dirais qu'elles ont un peu plus de temps pour se mettre en place surtout ce que vous entendez c'est que du coup il y a une surfréquentation puisque il y a pas de neige en bass et en moyenne altitude du coup tout le monde vient dans les stations d'autres aspect la question aussi des mobilités des transports et ce mais est-ce que du coup parce que le directeur de l'aménagement touristique dit à un moment va falloir dire STOP il va falloir mettre des quotas lutter contre cette surfréquentation pour préserver justement ces stations pour vous mais j'ai entendu le mot de partra je pense qu'il faut peut-être sortir justement de cette vision du parc d'attraction la nature n'est pas un parc d'attraction la nature est attractive mais ce n'est pas un parc d'attraction et donc je pense qu'il faut revoir notre notre vision et puis surtout travailler aussi sur toutes ces stations de moyenne montagne qui cette année effectivement sont dans des situations très très difficiles parce que non seulement il y a pas eu de neige mais en plus il n'a pas fait froid donc ça veut dire que toutes les les canon à neige tous les dispositifs qu'on nous avait proposé en tout cas pour tenir hein parce que c'est comme ça souvent qu'on nous les vend hein pour tenir 2 ans 3 ans 5 ans euh bah n'ont pas pu fonctionner donc on voit bien que c'est tout un modèle et je ne dis pas que c'est simple encore une fois ce n'est pas simple de changer un modèle de revoir l'économie d'un territoire mais ça se prépare ça se travaille et je pense que ce rapport à la nature je veux dire ce sont tous des territoires qui ont des qualités exceptionnelles je me rappelle pendant la période covid il n'y avait pas de remontée mécanique qui fonctionnait et pourtant il y avait aussi une surfréquentation parce que les gens ont envie de venir en nature ont envie de venir se promener envie de de venir découvrir aussi tous les savoir-faire qui peuvent exister sur ces territoires euh et donc c'est ça qu'il faut valoriser un dernier mot Guillaume Gontard parce que vous êtes également membre de la commission des affaires étrangères ici au Sénat vous étiez fin décembre en Israël avec Gérard Larchet et et d'autres sénateurs une offensive de l'armée israélienne sur Rafa est attendu ces jours-ci est-ce que l'opposition exprimée par la communauté internationale dont la France et même les États-Unis peu fr peut freiner Benjamin netaniiaahou selon vous en tout cas c'est terrible c'est terrible ce qui se ce qui se passe moi j'étais allé euh j'étais allé à Gaza il y a 1 an j'aien est retourné sans aller à Gaza mais en Palestine et en en Israël avec le avec le président Larcher ce qui se passe est terrible et cette accélération ce que veut faire netanahou hein et et l'extrême droite israélienne euh qui est un véritable carnage euh on a des des personnes qui sont enfermées euh et sur lequel on on balance des des des bombes uniquement pour pour tuer en pensant que ça va être la solution je pense que on se trompe totalement on est en train de préparer et se trompe totalement Israël ne gagnera pas par la guerre on est en train de préparer les guerres futures et les conflits futurs la solution ne sera que politique et là oui il y a une nécessité de la communauté internationale d'être beaucoup plus forte et de la France j'entends les les les discours du président de la République encore une fois je pense que maintenant il faut passer aux actes je pense qu'on a des choses très clair à à demander saisir la Cour pénal l' internationale on a fait une résolution notre groupe a fait une rés résolution pour saisir cette Cour pénale internationale pour qualifier l'ffet que ça soit l'effet du 7 octobre et puis que ça soit ce qui se passe actuellement actuellement à Gaza ça c'est une c'est une une une nécessité on a besoin de demander très clairement à ce que l'aide humanitaire puisse entrer c'est inacceptable que l'aide humanitaire soit bloqué actuellement évidemment de demander un cesser le feu et puis a des choses très concrètes un embargo sur les armes comment nous pouvons accepter que notre p entre ce qui se passe avec Israël qui ne respecte pas les règles internationales nous continuons de vendre des armes à ce pays donc ça ce sont des choses très concrètees et puis je rajouterai quelque chose de à la fois symbolique de très fort c'est la reconnaissance de l'État palestinien je pense que la France pourrait reconnaître l'état palestinien ça serait un signal très fort envers le peuple le peuple palestinien c'est en tout cas une demande importante et donc on voit on a des choses très concrètes très précises à faire et moi j'attends ça du président de la République merci Guillaume Gontard merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin pendant cette première demi-heure
Guillaume Gontard