Propos d'Alain Souchon sur le RN / Sommet "Choose France" low-cost ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
pour l'actu. Très bonne journée. Très bonne journée à vous aussi Baptiste Bertelin.
Merci. Sud Radio le 10h30. Mettez-vous d'accord.
Jean-Marie Borderri. Allez, bienvenue à tous sur Sud Radio. Mettez-vous d'accord même si l'actualité est parfois lourde.
On va débattre de l'actualité avec nos quatre débatteurs Arnaud Benedetti. Bonjour. Bonjour à vous et bienvenue sur Sud Radio.
Vous êtes professeur à la Sorbonne, s'il vous plaît. Et puis vous lancez une nouvelle revue, la nouvelle revue politique. C'est tout nouveau hein ?
C'est tout nouveau. Ça sera d'abord un site qui sera mis en ligne dans les prochains jours et ensuite une revue au format papier à partir du printemps 2026. Voilà, c'est-à-dire dans quelques mois.
Voilà donc une revue avec beaucoup d'amis universitaires et on va s'efforcer d'analyser le politique euh sous tous ces angles. Exactement sous toutes ces coutures tout simplement. Et puis vous êtes aussi l'auteur de ce livre aux portes du pouvoir rassemblement national.
L'inéluctable victoire. Point d'interrogation. C'est publié chez Michel Lafontien.
D'ailleurs, il y a un chanteur qui est pas d'accord avec vous. Il s'appelle Alain Souchon. On va en parler dans un instant.
On est aussi avec Rachida Caout. Bonjour. Bonjour.
Bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes conseillère municipal Renaissance à Ivri sur scène. Laurence Saillet est avec nous également.
Bonjour à vous. Chronique politique, ancienne député européenne et puis Jean-Christophe Gallen. Bonjour politologue et conseiller en communication.
Je le disais, on va débattre de l'actualité mais avant avant tout avec vous qui nous écoutez partout en France. Vous nous appelez 0826 300300. Prenez la parole, envoyez-nous des mails aussi.
Réagissez sur les réseaux sociaux, sur X, sur Instagram, sur YouTube. On vous donne la parole parce que ces débats parlent de vous et ils sont là pour vous. Au programme aujourd'hui, est-il encore possible d'insulter plus d'un tiers des électeurs français ?
Je ne pense pas que les Français soient assez cons pour élire le Rassemblement national. Ce sont les propos d'Alain Souchon, le chanteur. On va en débattre dans un instant.
On va revenir aussi sur cette idée. Faut-il mettre fin au logement social à la vie ? On en parlait ce matin dans le grand matin Sud Radio de Patrick Roger.
C'est un serpent de mer qui revient. sur le devant de l'actualité. Est-ce que vous habitez tiens dans un logement social ?
Qu'est-ce que vous en pensez ? Donnez-nous votre opinion. On va parler de ce salon Chose France.
Alors, on avait l'habitude de le voir à Versailles avec des grands patrons étrangers. Cette fois-ci, c'est franco-français et c'est plus à Versailles, c'est à la maison de la chimie. Qu'est-ce que ça dit de ce qui se passe dans ce pays ?
Est-ce que c'est aussi une ambiance de fin de règne du président de la République ? On y reviendra. Et puis enfin, comment ne pas parler de ce qui s'est passé cette semaine à Marseille avec l'assassinat du frère d'un militant contre les narcos, contre les trafiquants ?
Est-ce que ce sont les trafiquants qui font leur loi en France ? Ce sera notre dernier débat. Mais pour l'heure, je vous propose de réécouter ce qu'a dit le chanteur Alain Souchon qui évidemment a fait beaucoup réagir.
Ça, j'y crois pas du tout. On sera jamais dans un pays dirigé par le RN. Mais par contre, il monte, il fait peur, tout le monde en parle, ça fait des frissons.
C'est Mais à mon avis, si jamais il y avait un un président euh qui venant du du Rassemblement national, il y aurait une révolution. Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Quand vous voyez quand vous voyez un sondage où Marine Le Pen est à 35 % à Oui, ben 35, c'est pas 50.
Donc, vous n'êtes pas inquiet. Je ne crois pas que les Français soient assez cons pour élire quelqu'un du Front National pour diriger que les gens du Front National soient là pour asticoter le pouvoir pour dire il faut faire ça c'est normal c'est la c'est c'est c'est la démocratie c'est mais que mais si jamais si jamais ça arrivait on irait en Suisse. Alors beaucoup de choses à dire et à redire sur les propos d'Alain Souchon que vous venez d'entendre.
C'était chez nos confrères de RTL. Vous écoutez Sud Radio. Il est 10h6.
Est-ce que c'est encore possible d'insulter quoi qu'on pense d'ailleurs des idées des ces candidats du Rassemblement national d'insulter plus d'un tiers des électeurs français ? Laurence, ça y est. Alors moi je trouve que c'était maladroit mais je pense que on a encore le droit de dire ce qu'on pense en France.
On est toujours en train de dire que il faut de la liberté d'expression, que tout le monde peut s'exprimer. Euh la loi encadre si vous voulez les choses. C'est-à-dire que il y a des choses qu'on ne peut pas dire mais on a le droit de dire qu'on veut pas d'un parti.
Euh du mépris pour les électeurs, je pense que c'était sûrement pas dans son idée. Moi, je n'ai pas de mépris pour les électeurs du Rassemblement national. Évidemment, est-ce que vous pensez qu'ils sont assez cons pour voter pour eux ?
Si je reformule ce que j'aime pas la formule, mais ce que j'aime pas non plus, c'est comme ça lui tomber dessus Souchon parce qu'il a dit quelque chose. Après tout, il a le droit de le dire. Enf voyez, je veux dire, on peut pas être pas de poids de mesure.
C'est-à-dire que le RN dit euh on éétait pas assez représenté dans les médias et c'est vrai fut un temps, maintenant il y a un équilibre qui s'est retrouvé et le RN tape sur les uns les autres. Bah si un chanteur a envie de dire quelque chose, là on est en train de lui faire un procès enfin acharné. Enfin, je pense qu'il faut se calmer un peu sur le sujet.
Jean-Christophe Gallen. Euh il y a il y a deux manières de le voir. Je pense qu'il y a il y a un problème de situation d'Alain Souchon euh dans le contexte où il exprime une quelque chose qui l'éloigne ou qui l'oppose au Ron national à des idées, à des comportements, à une histoire, peu importe. ce qui décrit d'ailleurs de manière plus profonde dans d'autres erreur mais là il embarque avec lui finalement dans sa dans sa critique final celles et ceux qui sont potentiellement des sympathisants, des électeurs évidemment des militants du nationale.
Ça pour le coup, soit évidemment c'est un c'est une liberté d'opinion totale, mais soit il est aussi en promotion d'un album, c'est un contexte ou si vous voulez, c'est quelqu'un qui aujourd'hui est dans une dynamique de tournée, une dynamique artistique importante. Je veux dire aujourd'hui l'objet rassembl nationale, c'est non seulement un objet politique, mais ça dépasse cet objet politique. On le sait dans un contexte même de marketing plus élargi et pas seulement politique dans dans notre société.
On peut jouer avec des concept. C'est le cas dans notamment dans l'univers du rap par exemple. On crée du clash.
Là c'est un peu un clash étonnant d'ailleurs pour Alain Souchon. Passer de foule sentimentale à quelque chose qui s'amène là-dessus. C'est un peu c'est un peu étonnant si vous voulez.
Donc je pense qu'il y a une part de ça et je pense que une part de ça lui est pas dicté si vous voulez parce que je pense que profondément il pense exactement ce qu'il dit. C'est ça qui est assez étonnant. Par contre, embarquer les cons, si vous avez un peu le mur des cons, c'est un peu toujours ça dire que les autres, ceux qu'on aime pas, ceux qui ne pensent pas comme soi-même sont des cons.
Ça, onattendait pas là-dessus. C'est-à-dire que lui, c'est quelqu'un qui écrit, qui qui raconte des histoires, qui décrit une partie de ce qu'on a vécu les uns et les autres dans nos vies ou dans notre vie. Et là, il bascule dans quelque chose qui est encore une fois plus proche du clash, du rap dont on sait très bien pourquoi il existe, pourquoi il est là.
Et alors ça le ça le modernise, ça l'amène dans quelque chose qui est beaucoup plus de points voir 3.0 aujourd'hui. Maintenant, on attendait autre chose d'Alain Souchon.
Là, je suis un peu déçu par rapport à cette idée-là. Maintenant, il a le droit maintenant aux autres de répondre et puis à lui de voir comment après derrière ça lui fait monter ou pas ses ventes. Ce qui est le cas aujourd'hui he c'est c'est vérifié.
Le RN d'ailleurs n'a pas manqué de répondre évidemment. Alain Souchon est méprisant, complètement déconnecté dit Sébastien Chenul, vice-président de l'Assemblée nationale. Au-delà de ce qu'il a pu dire sur les électeur, est-ce qu'il y a pas quelque chose de contre-productif si vous mettez du côté d'Alain Souchon qui, on le comprend espère que le RN rebaisse et qui dit "Mais attention, si jamais vous êtes assez con pour voter pour lui, je pars en Suisse." Ça donne quand même une espèce d'image particulière.
Rachidout, en France, on a toujours eu des artistes engagés. On a toujours eu des artistes engagés. On a toujours eu des artistes qui ont fait entendre leur voix.
Là, en l'occurrence, je pense qu'il y a urgence. Je fais partie de ceux qui disent que les Français ne se ne sont pas assez cons pour voter Rassemblement national. Pourquoi ?
Parce que et bien aujourd'hui, il y a un contexte qui est favorable à la manipulation, on va dire, de nos concitoyens malheureusement parce que et bien la France et bien elle a des difficultés actuellement. Le on n pas besoin un petit peu de de faire le dérouler de de tout ce que nous vivons au quotidien. Euh je pense que les auditeurs le savent et moi ce qui me désole c'est que comme il n'y a pas d'offre politique aujourd'hui qui est capable euh de de contrebalancer bien cet ex cet extrême qui est aujourd'hui euh peut faire peur.
Euh donc euh oui euh je crois qu'en fait il a plutôt une responsabilité en tant qu'artiste parce qu'il est très très entendu. Aujourd'hui, il fait une tournée, donc c'est pas plus mal. Et oui, il faut se réveiller parce que effectivement le Rassemblement national n'est pas le parti qui crée la cohésion, n'est pas le parti qui est là pour apaiser, n'est pas le parti non plus qui est là pour faire grandir la France et aujourd'hui offrir à tous ces concitoyens à tous les nos concitoyens et bien ce dont nous avons besoin.
Alors ça dit j'ai envie de réagir. Avant ça, j'aimerais donner la parole à Arnaud Benedetti qui a pas encore parlé. Vous savez, il tient les propos qui sont ceux que toute une élite en France tient depuis des années et des années sur les électrices et les électeurs du Rassemblement national.
En tenant ces propos, c'est totalement contre-productif parce qu'il ne fait que les renforcer et les consolider dans leur conviction, voir augmenter le vote en faveur du Rassemblement national. Cette stratégie a échoué depuis des années. Elle continue d'échouer.
Elle continuera d'échouer si elle est évidemment mise en œuvre. Même si on l'a vu qu'avec le Front républicain durant les dernières élections législatives, il restait encore un petit réflexe dont je pense qu'il est en partie très émousé très émoussé très très émoussé après ce qu'on a vu depuis depuis un an. Après pour moi c'est l'expression si vous voulez d'une forme de séparatisme social. ce ce ce ces propos quand on on on on d'abord il faut jamais insulter les électeurs quoi qu'ils disent d'où qu'ils viennent où qu'ils soient je dire ça c'est un premier principe et le fait d'être un artiste engagé n'autorise pas à tout je suis désolé en l'occurrence moi j'ai peu des désaccords avec un certain nombre de votes je vais pas traiter de crétin et de sombre cons les électeurs qui votent comme ils veulent et c'est encore le droit en démocratie je crois.
Ensuite, si vous voulez, il y a la deuxième partie de la phrase ou mais qui est terrible. Où il part ? Il part où ?
En Suisse. Part en Suisse. Mais vous vous rendez compte ce que ça signifie psychanalytiquement, symboliquement, il va au pays de l'argent.
Ça veut dire qu'on a dans ce pays un mépris social, un mépris de classe qui s'est réveillé depuis des années, qui s'est réveillé d'ailleurs de manière décomplexé au moment de la crise des gilets jaunes en l'occurrence où on a vu un certain nombre de responsables politiques de leaders d'opinion tenir des propos qui j'allais dire suit par tous les ports de la peau le mépris social à l'encontre de ceux qui étaient sur les ronds-points. Bon, moi j'étais pas toujours d'accord avec les les gilets jaunes en l'occurrence, c'est pas le problème. Mais en fait, à un moment donné, vous respectez les gens.
Vous respectez les gens. C'est la base en démocratie. Vous pouvez pas avoir vous pouvez pas, si vous voulez exhiper un comportement de grand défenseur de la démocratie et puis en même temps aller insulter les gens parce que le vote qu'ils vont émettre est un vote qui est orthogonal des convictions qui sont les vôtres.
C'est tout. Voilà. Je crois que et à mon avis, c'est surtout c'est totalement contreproductif.
Laurence, ça y est. Alors, autant je suis contre la cabale qui est lé lancée contre lui parce que j'estime qu'il a le droit de dire ce qu'il veut, autant que quand j'entends qu'éventuellement le fait qu'il puisse dire ça, ça puisse faire baisser le RN, ça me fait doucement rigoler quoi. Parce que franchement, les gens s'en foutent complètement quand ils vont choisir, quand ils vont aller aux urnes de savoir si Alain Souchon est pour ou contre le RN.
Donc imaginez, on l'a vu avec Trump que euh d'unir des artistes, c'est vrai, souvent déconnectés de la réalité des Français parce qu'ils vivent, si vous voulez dans une forme doite euh après avec énormément de subventions euh et parfois même pour des artistes ratés parce que ça coûte très cher aux impôts. Non non mais je fais je globalise Alain Souchon, c'est pas mon obsession. Je pense qu'on peut élargir le débat quand on voit des artistes qui tourent des subventions de dingue avec notre pognon et qui au final nous expliquent que on doit voter pour les uns ou pour les autres.
Ça, je trouve ça et là je vous rejoins totalement méprisant. On l'a vu avec Trump hein, ça ne fonctionne pas. Il avait contre lui toute l'intelligence.
Et ça me fait penser aussi, vous savez, quand il y a eu l'affaire Naël, on a vu tous les artistes soi-disant nous expliquer que c'était un pauvre ange parti trop tôt et que quand c'est des jeunes qui se font tuer sur la route comme l'année la semaine dernière encore pour Matis, on les entend pas, voyez. Donc euh tout le monde a le droit de dire ce qu'il veut, mais pensez que ça va influencer les lecteurs devant l'urne, je ne le pense pas. Alors vous aussi, vous avez le droit de dire ce que vous voulez au 0826 300.
On va retrouver nos débatteurs dans quelques instants. Est-ce que ça dit quelque chose la déconnexion entre une partie de la population et une autre ? On s'en on en parle avec vous et on se quitte un petit peu sur une plus romantique.
Tu vois cette semaine, [musique] réveillez-vous avec pas de radio. Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Jean-Marie Bordri 0826 300.
Mettez-vous d'accord avec nos quatre débatteurs Arnaud Benedetti, Rachid Akaout, Laurence Saet, Jean-Christophe Gallien. Je ne pense pas que les Français soit assez cons pour porter le RN au pouvoir. C'est ce qu'a dit notamment Alain Souchon.
Alors on en débat plus largement de ses propos parce que ils disent aussi quelque chose de ce que pense une bonne partie du pays des Français de plus en plus nombreux qui votent et rennent quoi qu'on dise. Alors tout le monde a la parole et tout le monde a le droit de donner son avis sur Sud Radio, y compris Hugo tiens qui nous appelle depuis Ales. Bonjour Hugo.
Oui, bonjour. accueillir très bien. Très bien.
Ben écoutez, nous on est ravi de vous avoir au 0826 300. Ça vous évoque quoi ces propos et ce débat plus largement ? Alors moi je je pense que c'est un malaise politique aujourd'hui et peut-être la peur que le franc national Alors non, ce n'est pas une censure.
Ce que vous venez d'entendre, ça arrive. C'est un problème de téléphone. Hugo, est-ce qu'on vous a retrouvé ?
Est-ce qu'on vous a retrouvé ? Pardon, je m'en étouffe. On va essayer de vous retrouver dans un instant.
Apparemment, ça passe mal du côté d' J'espère qu'il y a pas trop d'intempéri. Quoi qu'il en soit, de plus en plus de Français qui ont peur que le RN arrive au pouvoir, ils ont pas entièrement tort qui alors je parle pas de la peur mais en tout cas du pronostic parce que les sondages montrent qu'il a jamais été aussi proche. Arnaud Benedetti.
Oui, clairement. De toute façon, la dynamique électorale est en faveur du RN y compris lors des dernières élections législatives de 2024 où malgré tout ils ont encore progressé considérablement. Je voudrais revenir sur la question du MPR.
Moi quand j'avais fait ce livre que vous avez cité, j'avais discuté avec beaucoup de politiques et des politiques de gauche aussi. C'est intéressant de voir notamment quand on est en privé avec eux la façon dont ils perçoivent le le phénomène. Et il y avait une parlementaire européenne qui m'a racontaé qu'elle était en en un jour en en tournée en région avec Gluxman et ils avaient rencontré des des électrices et des électeurs du Rassemblement national je crois dans l'Ouest de la France si mes souvenirs sont bons.
Et il y avait une phrase qu'une des électrices leur avait leur avait leur avait h prononcé qui est tout à fait révélatrice de ce que ressentent les électeurs et les électrices du Rassemblement national qui sont pas des sous-citoyens qui sont des citoyens comme tout un chacun. Il faut le il faut le dire quand même. Elle avait dit vous comprenez c'est la seule formation politique qui n'a pas honte de nous.
Donc si vous voulez ce sentiment qui est ce sentiment de déclassement, ce sentiment de mépris, ce sentiment de rejet est quelque chose qui est profondément inscrit dans la façon dont une grande partie des électrices et des électeurs des classes populaires, mais il y a pas que les classes populaires aujourd'hui qui vont au rassemblement national, il faut le dire. Il y a une progression dans les classes moyennes, il y a une progression dans les CSP+, il y a une progression dans des catégories sociales qui jusqu'à présent ne votaient pas pour le Rassemblement national. C'est ce qui fait la force de la dynamicité.
Mais mais bien sûr, il y a une forme encore une fois de mépris de classe qui s'exprime dans la façon dont on parle du des électrices et des électeurs du Rassemblement national. Il faut les étudier comme s'il s'agissait finalement d'une d'une espèce tout à fait rare qui n'est pas tout à fait consciente, qui n'est pas consciente de ce qu'elle fait et n'est pas consciente de son vote. Ben non, là ils sont totalement conscients de le vote.
On a retrouvé Hugo qui est sorti de son tunnel du côté d'Alè. On vous a retrouvé ? Oui.
Donc euh ce que je disais, excusez-moi, je sera coupé. Euh donc qu'il partent à l'étranger si le RN était demain au pouvoir, j'ai envie de dire ben Oui, exactement. Donc j'ai envie de dire ben qu'il fasse bien comme il veut hein, que ce soit lui ou les autres.
Moi, j'ai envie de dire, on pourrait partir dès aujourd'hui de son pays au vu de ce qui se passe chez nous. Maintenant, concernant les électeurs du RN, j'ai envie de dire que ce sont des gens qui sont en train de se faire duper quelque part parce qu'on va retrouver le même schéma actuel en quelque sorte avec un plus sur l'immigration et toutes ces questions qui n'ont peut-être pas lieu d'être quand on prend le un ensemble général de ce qui se passe dans notre pays. Donc il faut rappeler quand même à tous ces gens peut-être que c'est un vote, on va dire de protestè qui souhaiterait voir au pouvoir Barbella ou Madame Le Pen, je ne sais pas.
Mais finalement, ils ont pas une politique d'ouverture vraiment pour le peuple, pour la société, pour les personnes qui ne s'en sortent pas aujourd'hui. Euh ils vont plus aller dans une politique à aider toujours les ultra riches. Euh est-ce que on payera moins d'impôts ?
J'en suis pas certain. Donc j'ai envie de dire euh oui ben quittons le pays mais dès aujourd'hui parce qu'au vu des taxes que l'on paye tous les jours, les TV augmenter tout cet argent qu'on nous demande tout le temps, tout le temps, tout le temps, moi j'ai envie de dire comme les riches c'est quittons ce pays si on nous taxe encore. Vous allez partir avec un souchon en Suisse.
Ouais vous aussi je vous comprends bien mon cher Hugo. Écoutez [rires] merci en tout cas d'avoir débattu au 0826 300 300. Tout le monde est pas d'accord mais certains sont d'accord avec vous.
Tiens, autour du studio, ça fait réagir Rachid Caout. Oui, moi je vais dire merci Hugo parce que la réalité sur le terrain et je sais de quoi je parle. Je vi dire qui le pays, vous lui dites merci Hugo.
Non [rires] non, merci pour le constat. Merci pour le constat justement sur le fait que c'est un vote contestataire en grande partie parce que effectivement tout ce que vous avez dit Hugo est juste. Je confirme comme je vous le dis, je fais quand même la tournée de la France toute nonstop.
Je suis au plus près de tous nos concitoyens, qu'ils soient de droite, d'extrême droite ou encore d'extrême gauche. Et je peux vous dire qu'aujourd'hui ça n'est pas un problème de parti politique, c'est un problème de quotidien. C'est un problème de pouvoir d'achat et qui pourra apporter des solutions ?
Maintenant Alain Souchon, le fait qu'il parte en Suisse, il est quand même franco-suisse he pour information. Bien sûr. Euh vous devez affronter la mou dubitative de Jean-Christophe G.
Je pense que je pense que le le problème de ces analyses, c'est qu'elles sont datées. C'estàd qu'on peut avoir la matrice de regard politique, d'analyse politique d'ailleurs d'une partie de la classe politique, mais pas seulement. On est militant, on a on cherche pas une matrice, mais en l'occurrence, on regarde le rassemblement national et ses électeurs comme il y a allez 15 ans 10 ans encore.
Aujourd'hui, on a basculé dans un autre monde. C'est une réalité concrète 35 %. Alors ça c'est intention, popularité d'assemble de personnes.
Mais quand on creuse un peu davantage comme le disait Arnaud, on voit bien que la l'attrape le la machine électorale et politique qui est devenue à l'Assemblée nationale va beaucoup plus loin dans la société française et il va tellement plus loin que au-delà de ce qu'on dit c'estàdire au-delà du protestataire qui encore une fois est très largement daté excusez-moi sur le côté encore une fois de la compréhension de ce que ça représente ça fait fie de des évolutions aussi extérieures. Je dis pas qu'elles sont bonnes. prend pas une position politique he je il suffit de regarder autour de nous en Europe traverser l'Atlantique comme le disait Laurence aller un peu plus loin dans d'autres parties du monde à l'arrivée au pouvoir, c'est-à-dire qu'ils sont dans l'antichambre de la relation et il y en a d'autres qui sont même plus dans l'antichambre, ils sont dans le sas et préparant.
Donc là, ça veut dire que même les élites elles-mêmes économiques, administratif, je parle de fonction publique, ont déjà basculé pour une partie d'entre elles. Donc ça veut dire que le le la matrice du protestataire est à la fois un attrapeout mais en même temps elle est plus elle est très datée aujourd'hui par rapport à la réalité de ce que ça présente. Vous avez vous avez 30 secondes rapidement mais on sait très bien aujourd'hui que le vote n'est pas seulement protestataire.
Ce n'est pas une motivation protestataire qui domine dans les intentions de vote en faveur du Rassemblement national. Il y a un vrai vote d'adhésion et un espoir qui est soulevé par l'offre politique du Rassemblement national. On peut peut-être le regretter ou s'en féliciter.
C'est pas le sujet qui est qui est levé disons dans l'offre politique du Rassemblement national tout simplement pour une raison. Mais attendez juste une raison une raison. Moi, j'essaie d'analyser la sociologie électorale et les motivations des électeurs.
C'est ça qui m'intéresse. Euh et et il y a quand même un point très important, c'est que si vous voulez, il y a la perception d'un effondrement de la classe dirigeante française depuis 30 ans. Et la question budgétaire de ce point de vue-là est terrible.
C'était le totem, le dernier totem de compéten qui demeurait pour aujourd'hui différencier le Rassemblement national des autres offres politique. Il est tombé avec le dérapage budgétaire que l'on a connu ces dernières ces ces dernières années, ces deux dernières années. Restez avec nous sur Sud Radio, on se retrouve dans un instant.
On va parler de votre vie quotidienne aussi, en tout cas de celle de millions de français. Tiens, si vous nous écoutez sur Sud Radio et que vous vivez dans un HLM ou 6300, faut-il mettre fin au logement social à vie ? C'est ce que veut en tout cas le ministre du logement, Vincent Jambrin.
On en débat avec vous dans un instant. À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons.
Mettez-vous d'accord. Jean-Marie Borderri. Mettez-vous [musique] d'accord sur Sud Radio avec nos débatteurs au 0826 300300.
On débat de l'actualité avec Rachid Akaout, Laurence Seillet, Jean-Christophe Gallen et Arnaud Benedetti. Faut-il mettre fin au logement social à vie ? C'est en tout cas ce que veut lancer comme chantier le ministre du logement, Vincent Jean-Brin.
On va en parler avec vous au 0826 300300 et notamment avec Frédéric qui nous appelle depuis Blaniac. Moins de 8 % de rotation dans le logement social en 2023. C'est beaucoup trop peu.
C'est-à-dire que 8 % des occupants, enfin des logements ont changé de main tout simplement il y a 2 ans dans les logements sociaux. C'est beaucoup trop peu. C'est ce que disait Vincent Jean-Brin, le ministre du logement.
Il souhaite désormais mettre le sujet en débat avec des acteurs de la profession. Est-ce qu'il faut concrètement demander à ceux qui sont par exemple célibataires et qui gagnent bien leur vie et bien de quitter leur logement social s'il commence à bien gagner leur vie ou est-ce qu'au contraire il vaut mieux les laisser occuper ce logement vraie question vieux serpent de mer Laurence ça y est ah bah évidemment que il faut que normalement le logement so ce soit une réponse à une situation particulière à un moment de la vie c'est pas une rente. Mais le problème est bien plus profond, c'est que on attend tout du logement social.
On devrait maintenant construire encore plus de logements sociaux alors qu'on est le pays qui a le plus de logements social et on est encore dans une pratique si vous voulez de l'état nounous. Il faut débloquer le marché du logement pour qu'il ait des logements accessibles à des prix corrects pour que les gens puissent se loger tout simplement. Ça veut dire quoi débloquer le le marché du logement ?
Bah débloquer le marché du logement, il y a plein de il y a plein de manières de le faire. C'est déjà éviter si vous voulez la la la loi antisquat, ça ça débloque le marché du logement parce que si vous voulez les propriétaires, on aura le bol de voir que ils peuvent avoir des gens chez eux sans payer de loyer. Sauf que vous avez toujours des histoires de squat absolument révoltantes à peu près toutes les semaines.
On en reçoit encore toujours. Donc elle marche pas encore cette loi. Elle marche un peu mais pas mais pas suffisamment.
Mais en tout cas, si vous voulez, euh le le sujet du logement est un sujet crucial. Aujourd'hui, 1/3 pratiquement des revenus des Français est consacré au logement euh ce qui est énorme, voire 40 %. Donc, il faut absolument trouver des solutions.
Vous savez, quand on a bloqué euh les les locations parce que soi-disant les logements étaient pas assez isolés, on préfère si vous voulez laisser les gens à la rue plutôt que d'être dans un logement moins bien isolé. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut pas tout attendre de l'État et qu'il faut arrêter de se dire qu'il faut construire encore et encore des logements sociaux. Il faut permettre de baisser les loyers notamment dans les grandes villes.
Et je trouve que le plafonnement quelque part a été une mesure pour laquelle j'étais pas trop OK au départ mais qui est pas une mauvaise mesure et permettre aux jeunes d'accéder au logement en débloquant l'épargne des plus anciens par exemple. Ça c'est un moyen de d'aider les jeunes à accéder au logement. Rachidout, le logement social devrait être un filet social en fait temporaire selon les revenus.
Or aujourd'hui, on constate que ça n'est absolument pas le cas. Moi je vais parler de la ville où je suis élu à Ivri sur scène. Plus de 40 % des logements justement et bien sont des logements sociaux.
Euh et puis ce que je constate et ce que j'ai constaté, c'est que c'est un outil électoral. Donc c'est pas l'état nounou. On on n'est pas en train de parler de l'état nounou.
On nous sommes en train de parler de maire voyou qui ne pas de la politique encore une fois mais qui instru une fois mais qui instrumentalise encore une fois nos concitoyens justement un défunt électoral. Qu'est-ce qui touche aujourd'hui les françaises et les français ? Et bien je vous l'ai dit tout à l'heure le pouvoir d'achat.
Comment se loger ? comment s'habiller, comment payer en fait des activités sportives à leurs enfants. C'est du basique, très simple.
Et le logement social aujourd'hui, il faut bah la cour des comptes a sorti un rapport sur le sujet. Effectivement, il n'y a pas de rotation et c'est inadmissible si vous voulez que des personnes qui ont changé de situation qui aujourd'hui en fait donc on va dire sont sont confortables et ne répondent plus au critères d'attribution des logements sociaux continuent à rester dans un logement social. Alors juste pour être un peu plus précis, quand vous dites qu'il y a 40 % de logements sociaux dans votre ville, Ivri sur scène, est-ce que ça veut dire que pour vous, dans ces 40 % de logements sociaux, il y a des gens qui y vivent et qui n'ont rien à y faire ?
Ah oui, complètement. Oui, tout à fait. Oui, vous seriez prête à leur dire par exemple maintenant, il est temps de partir cher madame, alors il y a déjà, si vous voulez, il y a déjà un Tout à fait.
C'est très difficile mais en plus je vais vous dire ça existe déjà en réalité. C'estàd que les c'est réactualisé. Nous avons la situation donc des habit des habitants de des différents logements sociaux qui réactualisent en fait leur situation chaque année.
Mais après dans l' sur le fait que ça soit appliqué, c'est une autre histoire. C'est pour ça que je vous dis que dans certaines villes, c'est plutôt à des fins électorales qu'on nous qu'on utilise cet outil en plus des subventions qui sont données aux associations. Mais bon.
Non mais Jean-Christophe Jean Brun cette idée cette volette c'est c'est magnifique. C'est qu'en gros quel bonheur d'avoir dans ce contexte on parlait d'un budget introuvable quelque chose qui est une période comme un marécage politique. Encore une fois ce Covid politique dans lequel on est et ben Vincent Jean Brin il nous fait sortir de cette espèce de d'incroyable moment politique où on se dit mais qu'est-ce qui se passe ?
Oui, oui, bien sûr qu'il faut bouger les lignes, mais il faut bouger les lignes parce que effectivement c'est économique. Vous l'avez dit Laurent, c'est-à-dire que le marché du logement en France, il est complètement Alors lui, il est il est complètement délirant. C'està-dire que soit on peut on peut pas devenir propriétaire, on peut pas trouver de le de de on peut pas trouver de logement alloué, on est obligé d'aller versement le logement social qui lui est fermé.
C'est gros tex. Mais pourquoi c'est gros tex ? Parce que là aussi, encore une fois, c'est à la fois cet état mastodonte, mais c'est cet état à la fois central et aussi, on va dire même territorial qui veut maintenir son utilité.
Quand on a du logement social, qu'on fait des projets de ce type, ça veut dire qu'on devient très puissant dans une on a, on le sait politiquement, c'est un instrument de développement politique depuis des années. La loi c'est 48. La loi c'est 48, mais elle a été déviée.
Et derrière le marché privé, lui ne peut pas exister parce queil est face à une concurrence et une compétition qui dès le départ sur les terrains, sur la réhabilitation, sur ainsi de suite, il peut pas s'aligner. Soit il s'aligne parce qu'il est beaucoup plus cher, soit il peut pas s'aligner parce qu'il y a des préemptions ainsi de suite. Donc c'est là aussi une décision politique.
Donc tout ce mécanisme là est l'instrument de développement politique, voire pour certains de maintien en position politique, pour certains au niveau de l'État central de maintien d'une raison d'être de cette partie-là contre le marché et le marché lui-même peut pas exister. Donc plutôt que de faire effectivement du loyer modéré dans le secteur privé, voire de l'accessibilité comme le propose Jean Brin sur le terrain du logement social à la propriété dans un contexte équilibré, ce que font d'autres pays en Europe par exemple, des voisins que nous avons, ça marche très bien. Et là, vous libérez les énergies privées, vous laissez la possibilité au marché privé d'exister et il est très en difficulté.
Encore une fois, la promotion immobilière aujourd'hui est très en difficulté. Soit elle est haut de gamme, soit elle n'existe pas, soit elle est super bas de gamme et à ce momentl ça sert à rien. Et donc c'est délirant.
Mais à la base, il faut revenir à cette idée aussi que pour certains oui, c'est un instrument de développement politique et de contrôle politique des cités. Mais après, faut revenir aussi sur un autre problème. On dit beaucoup que un certain nombre de quartiers où vous avez du logement social à 100 % sont souvent se transforment en getto parce que la situation est trop pauvre, il y a trop de pauvreté, vous avez parfois même un peu de délinquence.
Si vous faites partir les quelques habitants de ce quartier qui ont des revenus un peu élevés, vous allez pas arranger le problème. Vous allez même plutôt l'agraver. Arnaud Beneditti.
Non, mais moi je pense qu'il y a deux contraintes dans cette affaire. La première contrainte, vous avez tout à fait raison de le dire, c'est que il y a un usage clientéliste explicitement de du parc locatif social en l'occurrence parce que on construit des HLM pour garder des électeurs. On garde des on garde des électeurs, on gère des clientèles électorales, on assigne à leur statut social euh ces euh électeurs et finalement ces électeurs sont dépendants de vous.
C'est une forme de dépendance que l'on crée et ça il faut la casser en effet parce que d'abord c'est un outil qui est antidémocratique hein sur le fond quand même comme fonctionnement et donc c'est un un vrai sujet mais c'est compliqué on le voit bien parce que ça résiste ça résiste du côté des élus notamment. Deuxième point il faut aussi casser cette idée que un certain nombre de de droits sont acquis pour toute une vie. À partir du moment où c'est quand même le bon sens. votre situation sociale, votre situation économique évolue.
Il est tout à fait normal que les droits auxquels vous aviez le droit, si vous permettez ce cette redondance, je veux dire, tombe. C'est tout simplement à un moment donné quelque chose qui va dans, j'allais dire le sens de la de la de la vie, hein. Ça me paraît évident.
Ça peut paraître logique. 0826 300 au fil à Blagnac, pas très loin de Toulouse. Frédéric, bonjour.
Oui, bonjour. Bonjour à tous. Bonjour.
Faut-il mettre fin au logement social à vie ? C'est la question qu'on se pose. Alors JC pour prendre le problème un petit peu à l'envers, c'est que on a tué malheureusement l'immobilier depuis un certain nombre d'années et le logement social ne peut pas vivre non plus sans les investisseurs.
D'accord ? Donc aujourd'hui, il n'y a plus aucune mesure pour les investisseurs. Donc il n'y a pas de création de logement neuf où le où on est qu'à tombe dessus.
Et ça crée également une pénurie au niveau des logements sociaux. Après les logements sociaux et aujourd'hui nous avons à peu près 2800000 personnes en manque de logement. Donc il faut créer des logements sociaux mais encore une fois l'État ne peut pas tout faire et il faut faire recours aussi je veux dire aux investisseurs pour pouvoir le faire et mettre des mesures en place.
Après, quand on a un logement social, ça peut être aussi une période de sa vie, mais une fois qu'on a dépassé les critères de d'adaptation dessus, il faut savoir aussi quitter le logement social, le rendre vacant pour les autres mais surtout relancer l'immobilier. Et aujourd'hui, malheureusement, on a un gouvernement qui a tué complètement l'immobilier. On a un marasme total en au niveau de l'immobilier.
Il n'y a plus aucune mesure incitative pour pouvoir aider les gens à investir dans l'immobilier qui sont créateurs de logement. et un promoteur va sortir une promotion mais dans cette promotion il a également des logements sociaux. Donc sans les investisseurs, la promotion ne sort pas.
Les logements sociaux non plus. Vous êtes vous-même promoteur, je crois euh Frédéric. Non non, je je ne suis pas promoteur, je suis fiscaliste, mais je m'intéresse énormément pour un certain nombre de cas pour mes clients sur l'investissement bien sûr.
Ouais. Voilà. Et vous et vous êtes bien placé du coup pour mesurer que vous avez de moins en moins d'investissement dans l'immobilier aujourd'hui, en tout cas d'investissement privé. quasiment sur les deux trois dernières années quasiment moins 80 % de de d'intérêt sur l'investissement du fait du départ de de la pinelle du fait que le statut du bailleur privé qui a été voté dernièrement mais attendons la loi des finances malheureusement c'est une çait on a accouché d'une souris cétait des enlevé de de tout sens et il faut absolument relancer parce que au travers de cela c'est également l'emploi c'est 300000 emplois menacés c'est 1500 agences immobiliires qui ont déposé 130 agences 130 promot moteur.
Bref, situation difficile effectivement. Merci Frédéric pour cet éclairage du terrain dans la haute Garonne. Allez, restez avec nous sur Sud Radio, on va se retrouver dans un instant. 0826 300, on va parler du salon Tru France.
Choisissez la France en français. Ce sera plus à Versailles, c'était la maison de la chimie. Ce sera plus avec des grands patrons étrangers, ce sera avec des grands patrons français.
Est-ce que c'est un signe de fin de règne d'Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est tout à fait autre chose ? Une nouvelle stratégie.
On en parle dans un instant avec vous tous les Chevaliers du Fiel 17 Sud Radio le 10h mettez-vous d'accord Jean-Marie Border avec nos quatre débatteurs Arnaud Benedetti professeur à la Sorbonne directeur de la nouvelle revue politique avec Rachid Akaout qui est conseillère municipale Renaissance dans la ville d'Ivri sur scène en Île-de-Fance Laurence Sailler est avec nous également chroniqueuse politique ancienne députée européenne et Jean-Christophe Gallien politologue conseiller en communication Mettez-vous d'accord tiens avec nous 0826 300 300 France. Oui, c'est pas beau à dire en anglais. [rires] Choisissez la France.
C'est ce nom de ce sommet annuel voué à attirer les investissements en France, les investissements privés. On était habitué à le voir à Versailles avec le patron d'Amazon, le patron non pas d'Apple mais d'autres grandes marques. Ça c'était avant.
C'est plus à Versailles, c'était la maison de la chimie. C'est plus avec des patrons étrangers, c'est avec des patrons français. On attend quand même plusieurs milliards d'euros d'investissement qui serait annoncé au terme de ce sommet.
Malgré tout, est-ce que le fait de passer de Versailles à la maison de la chimie de ne plus avoir de patron étrangers est pas un signe aussi de fin de règne d'Emmanuel Macron ? Laurence, ça y est. Alors moi ça me fait sourire parce que quand Emmanuel Macron le faisait à Versailles, tout le monde lui tombait dessus en disant "C'est honteux l'argent du contribuable à ça coûte trop cher à Versailles." Maintenant que c'est dans le 7e euh on lui dit enfin on peut imaginer que c'est une forme de de déclin.
Alors déjà les patrons français se moquent totalement de la Versailles. Ils ont autre chose à faire que d'aller faire des 2 heures de bouchon euh pour aller à Versailles. Et puis donc le choix du lieu si vous voulez pour moi n'est absolument pas problématique.
Ce qui me m'agace plus c'est qu'on est dans une situation complètement folle. Vous avez aujourd'hui à l'Assemblée nationale une machine destructrice de l'entreprise, c'est-à-dire un lynchage de l'entreprise et de l'autre côté vous avez, si vous voulez le président qui n'est pas responsable de ce qui se passe à l'Assemblée nationale directement en tout cas qui va pousser les investissements français. Moi si j'étais chef d'entreprise, je me demandais si on se fout pas un peu de moi.
Donc j'espère que ce sommet va marcher. J'espère que ça en sortira des bonnes choses, que j'ai envie que ça fonctionne pour la France. Voilà.
Non mais je souhaite que tout ceci soit positif. J'ai envie queon s'en sorte de tout ça. Mais il faut arrêter franchement de traiter les patrons avec autant de dénigrement à l'Assemblée nationale, ça me met hors de moi.
Ceci dit, que pense au communiquant Jean-Christophe Galen, vous avez un président de la République qui est obligé de parler en anglais, Tru France pour dire à des patrons français de revenir investir en France. Et là là on est tout près de la schizophrénie mais à deux à trois entrées quasiment parce que cette schizophrénie c'est ce que dit Laurence sur l'idée que d'un côté voilà on est dans un mode socialisme avancé c'estàd que pour le coup on est quand même dans une et rappelons-nous que nous-même déjà on part d'une base qui est très socialiste. notre contexte il est là.
Là, je pas faire mon tr je vais faire mon tr non plus. Après derrière [rires] après après derrière après derrière c'est quand même c'est quand même euh le Macron low cost, la maison de la chimie. Moi, je suis désolé.
C'est là ça fait un petit peu peur. Ça fait un petit peu peur parce que au-delà du côté pratique, la maison de la chimie, les enfants sur le terrain sur le terrain de la communication en ronflant de cho en plus il y a deux voyez comme ça ça veut s'affirmer très fort. Alors qu'on s'est rétréci au point de parler qu'au français.
On a même plus l'ambition de parler aux autres. C'estàd chose France mais au français. Heureusement, c'est est-ce qu'il anticipe l'idée que comme disait votre auditeur tout à l'heure, comme dirait souchon, on va s'en aller en Suisse ou je ne sais où pour aller comme d'autres le font ailleurs, c'est très défensif.
Alors pour le coup manifestement les patrons français à qui demandent d'investir en France, ils étaient déjà partis si je comprends bien. Voilà, c'est très défensif et j'avoue que pour le coup, moi je suis beaucoup plus critique ou plutôt ironique que ce que disait Laurence tout à l'heure. La maison de la chimie c'est pas que pratique, c'est aussi la veu oui d'une sorte de d'échec sur ce terrainlà mais qui n'est pas tout à fait vrai en plus.
C'estàd qu'il raconte une histoire qui est fausse parce qu'il y a des il y a des cas des cas concrets de victoire sur notamment l'attractivité. Mais voilà, je sais pas à quoi ça correspond mais quelle erreur ! Quelle erreur !
Trouver un autre lieu parisien ? Oui, avec un autre message. Devenez plus français.
Assumez le fait d'être français et de faire du pas d'ine France ou ce que vous voulez. Mais l'anglicisme appliqué à la France, c'est pas très bon. C'est pas très bon.
Archiout. Bon et bien moi je vous dirais que on peut on peut non pas gêner. C'est que c'est maintenant c'est devenu une habitude he pour moi le d'entendre le le le Macron bashing d'entendre en fait effectivement donc tout le temps énormément de de politiques de chroniqueurs tapés sur le président de la République.
Alors on peut ne pas aimer le style, il n'en demeure pas moins que le constat est le suivant. Je dis l'attractivité. Voilà.
Exactement. Bravo ! Donc la France reste un pays attractif.
La France reste un pays aussi central sur enfin au niveau européen. Maintenant moi je parle d'indicateur, je suis pas là pour constater ou encore pour commenter donc la personne et cetera. Je vous le dire encore une fois, le bilan d'Emmanuel Macron est sur le long terme quand on regarde ce qui a été fait, toutes les réalisations, tous les engagements aussi qu'il a pris.
Et je ne défends pas je ne défends pas Emmanuel Macron. Je vais pas revenir sur le déroulé donc il y a un moment faut suivre aussi l'actualité mais Ah oui du fond mais je dire ce qui a été fait nous avons attiré énormément d'investisseurs étrangers aujourd'hui notre industrie se porte justement bien et elle continue d'évoluer. Je vous dis il on va pas débattre sur ce sujet les chiffres sont là les chiffres sont là.
Les différentes réformes qui ont été menées également en fait ont été bénéfiques à la France. Le taux de chômage a euh considérablement baissé sous le mandat d'Emmanuel Macron. Maintenant, je vais vous dire je vous donne simplement quelques je vous donne simplement quelques indicateurs qui sont factuels.
Maintenant, que vous l'aimiez que vous ne l'aimiez pas que vous l'im en même temps, je vais vous dire les fins de règne aussi sont toujours sujets à détestation des présidents sortants. Alors ça c'est vrai, c'est moi je ne déteste pas le président de la République mais vous ne pouvez pas dire qu'on est en baisse du chômage alors qu'on vient de monter de 01 ce trimestre et qu'on est en train de remonter le chômage. Vous êtes en train de parler de de des derniers mois.
Vous êtes en train de parler des derniers mois derniers mois. Je je comprends tout à fait que vous sortiez que vous ayez des chiffres en tête. Mais malgré tout, quand on explique que l'industrie va bien et qu'on entend des rumeurs de fermeture de la dernière usine automobile d'Île-de-France, celle de Poissie, l'usine Stélantis, quand on entend que l'usine qui fabriquait Bleddina, tiens les petits pots Bledina ferme à Villefranche sur Saun parce qu'elle va être délacalisée en Pologne, on n pas l'impression que ça aille si bien pour l'industrie ?
Alors, on n'est pas en train de dire que l'industrie se porte à 100 % bien. En revanche, l'industrie justement reprend le chemin, si vous voulez, bah de du du de, j'allais dire de de la prospérité qu'on attend depuis déjà plusieurs années. Et c'est du fait des politiques justement qui ont été menées ces derniers ces dernières années.
Alors moi, on peut pas m'accuser de détestation du président parce que quand il fait des choses bonnes, je le dis comme je l'ai dit tout à l'heure ou mauvaise. Donc ça c'est un argument falation sujet. simplement la politique économique d'Emmanuel Macron au cours de son premier mandat a été positive pour moi.
C'était une politique certes de l'offre que je défends mais on ne peut pas dire qu'aujourd'hui les choses se passent bien. Pourquoi ? L'instabilité politique depuis 1 an et demi maintenant crée un contexte à la fois politique et économique anxiogène qui fait qu'on ne va pas dans le bon sens. le chômage est en train d'augmenter et là beaucoup d'investisseurs font machine arrière.
Donc je pense que c'est pas parce qu'on est pour ou contre Emmanuel Macron qu'on peut pas avoir un raisonnement logique. Aller parler au chefs d'entreprise aujourd'hui, regarder les tribunes qu'ils ont faites, ils sont inquiets. Donc il faut pas dire que ça va bien.
Alors pardonnez-moi, je tiens tout de même aussi à rappeler que on a quand même traversé trois crises. Vous avez eu la crise du Covid, vous avez eu l'inflation, vous avez eu la crise énergétique aussi et je suis désolé, c'est factuel mais c'est factuel des choses que vous ne s pas on s'en sort parce qu'on a un pilote à bord. Bon Arnaud Benedetti, j'ai beaucoup de doutes moi personnellement parce que si vous voulez on s'en sort, on s'en sort à quel est tous là pour douter je suis pas le seul, je pense en France enfin il y a beaucoup de Français qui ont des doutes sur le bilan de d'Emmanuel Macron.
Enfin, notre balance commerciale est déficitaire, notre dette publique est aujourd'hui quasiment sous surveillance de la plupart des marchés financiers avec une risque un risque de dégradation et une risque un risque de crise même sur la dette elle-même. On peut pas considérer que le bilan d'Emmanuel Macron sur des sujets où il était censé être le plus compétent de tous les hommes politiques et de toutes les femmes politique française soit à la hauteur des attentes, y compris de ces électeurs. Parce qu'une grande partie de ces électeurs ont commencé à déserter et commencé eux même à douter, y compris dans le bloc central quand on voit un certain nombre de critiques qui s'expriment.
Donc on a quand même le droit de se poser des questions sur le bilan de ce président et je parle pas de la déstabilisation institutionnelle à laquelle il expose quand même le pays comme rarement un président de la République sous la 5e République a pu le faire. C'est quand même aussi une une réalité. Ensuite, moi sur le choix qui a été fait très franchement c'est une fausse polémique hein parce que là c'est là on est en train de parler je dire entre parisiens parce que il faut quand même savoir ce que c'est que la maison de la chimie.
La maison de la chimie pour la plupart des auditeurs provinciaux qui nous écoutent, c'est dans un des quartiers pas sur elle est j'en viens donc c'est j'ai aucun problème je veux dire à parler de la province et et c'est pas du tout pour moi périphérique en l'occurrence ça fait la richesse de la France mais c'est quand même un quartier central de Paris c'est le 7e arrondissement donc des quartiers les plus upés de Paris la maison de la chimie est quand même un très beau lieu qui a été en plus on à la galerie des glaces quand même. Ouioui je ne suis pas sûr. Non mais si vous voulez s'il faut trouver des signes de fin de règne je ne suis pas sûr que ça soit dans je veux dire le déplacement dans le déplacement de ce grand événement qui et de ce point de vue là est intéressant parce que je pense qu'il faut en effet qu' la question de l'attractivité est au centre mais c'est pas dans le déplacement de Versailles au 7e arrondissement de Paris qu'il faut trouver un signe de fin de règne.
Il y en a bien d'autres je crois. Et bien on verra justement tiens si ça rapporte autant d'investissements que les dernières éditions à Versailles et ça ça mettra tout le monde d'accord. Allez restez avec nous.
Mettez-vous d'accord sur Sud Radio 0826 300. Comment ne pas parler de ce qui s'est passé à Marseille ? Un militant antiinarco qui était sous protection qui était intouchable pour les narcos.
Voit qui être assassiné ? Et bien son frère tout simplement. Plus personne n'est à l'abri.
Est-ce que ce sont les narcos qui font la loi en France ? On va en débattre juste après les infos de 11h. Si vous êtes tiens Marseillais ou alors Grenoblois ou alors même Burgien à Bourcambresse où il y a eu des des débordements ce weekend, prenez la parole 0826 300300.
On vous la donne à tout de suite. Sud Radio. Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.
Sud-radio, Sud Radio le 10h midtez-vous d'accord. Jean-Marie Bordri. Allez, bienvenue à tous sur Sud Radio.
On est ensemble jusqu'à 11h30 avec nos quatre débatteurs pour débattre de l'actualité en votre compagnie. tient au 0826 300. Nous sommes avec Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne, Rachid Akaout, conseillère municipal Renaissance en Île-de-France, Laurence Saillet, chronique politique et ancienne députée européenne et Jean-Christophe Gallen, politologue et conseiller en communication.
Comment ne pas revenir sur ce qui s'est passé à Marseille ? Cet assassinat absolument scandaleux du frère d'un militant antiinarcos. Le militant était est protégé manifestement pas son frère.
Ça s'est passé à Marseille. Ça nous avait posé cette question. Ça nous amène à nous poser cette question.
Est-ce que ça veut dire que désormais ce sont les trafiquants qui font leur loi et que plus personne n'est à l'abri dès lors qu'on commence à s'y opposer publiquement ? Si vous nous écoutez du côté de Marseille, tiens 0826 300 300, mais aussi si vous êtes à Grenoble où un jeune de 12 ans est mort après avoir été assassiné, nous allons parler aussi de ce qui peut se passer dans d'autres villes. Situation qui semble être hors de contrôle aujourd'hui.
Rachid Akaout, vous vous êtes d'Île-de-France plus précisément. Est-ce que vous vous dites que ce qui s'est passé à Marseille aurait pu arriver aussi en Île-de-France ? Partout en France.
Partout en France malheureusement aujourd'hui. Euh pourquoi ? Parce que le narcotrafic est en train de gangriner notre société.
Euh contrairement à ce qu'on pense, ça n'est plus dans les grandes villes où justement il est beaucoup plus actif. Euh, il est également en fait euh présent dans dans les plus petits villages. Donc aujourd'hui en fait, euh il y a un changement de paradigme flagrant, hein, où euh le narcotrafic est piloté euh de l'étranger, euh de différents poules, euh savoir où parce que c'est une chasse, c'est une guerre qui est menée.
On peut parler de guerre et moi en fait l'affaire de cet engagé de cet engagé qui voit perdre son frère mulcère. Elle serère parce que c'est un regardez le prix à payer aujourd'hui quand on s'engage quand on défend finalement un bassin enfin son bassin de vie. Et on on peut aujourd'hui on peut aujourd'hui bah oui tout à fait. on peut aujourd'hui non seulement perdre la vie mais aussi avoir justement et bien un véritable danger euh donc qui qui pendon nez de sa famille.
C'est dramatique parce que moi ce qui me dérange dans cette affaire c'est la dissuasion. Quand on voit ça en fait et bien on peut avoir peur. On peut avoir peur tout simplement aussi de remplir son devoir de citoyen quand on est un citoyen lambda.
Et là c'est là il y a urgence. Là faut même plus que commenter. C'est il y a il y a une responsabilité morale.
Jusqu'où peut aller l'État ? Quel accompagnement ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Et euh et puis oui, bah faut vraiment euh faut vraiment agir. Oui. La victime s'appelait Medic Kessassi.
C'était le petit frère euh d'un militant écologiste marseillais très en pointe contre le trafic de drogue qui s'appelle Amine Kessassi. Jean-Christophe Galen. Je pense qu'on est face à un moment particulier dans toute cette montée en en en grade de ce qui est en train de se passer.
Bruno Rotaillo a parlé de mexicanisation. Je pense que là pour le coup, on est pas dans un narcoétat parce que c'est pas la définition mais par contre dans la définition qu'on peut trouver dans la mexicanisation, c'est la guerre qui est menée par un contre à notre système à nous. C'estàd qu'en gros, une contreciété a une société qui est en place avec plein de valeur.
La particularité de la France, j'insiste là-dessus, c'est qu'elle a cette mexicanisation à l'œuvre. des gangs aujourd'hui qui sont très différents de ce qui se passait auparavant avec des géographies vous l'avez dit très différentes. On a un modèle aux États-Unis qu'on peut regarder parce que il est très proche de ce qu'on a avec d'autres types de substances mais c'est pas très loin.
Mais on ajoute nous un phénomène qui est très important qu'il faut regarder c'est que vous savez on a on a mis en place une lutte très puissante affirmée contre le terrorisme et notamment le terrorisme islamique. vous avez en France une particularité qui est très importante à souligner, c'est qu'il y a une perméabilité qu'on retrouve en Belgique, qu'on retrouve au Pays-Bas entre les trafics de drogues et aujourd'hui des économies qui sont liées à pardon l'islamisme radical et en partie les les montages terroristes. Donc ce point une fois que ça a été dit est très important parce que concrètement après aujourd'hui vous avez une victoire graduelle de cette économie et de cette contre sociociété. l'assassinat, l'exécution, l'exécution qui a été faite là d'intimidation, soyons clair, à Marseille, elle a pu être faite parce que on est très à l'aise dans ce système là.
Elle a pu être faite aussi parce que il faut reconnaître aussi concrètement et là c'est vrai, il y a un travail contre les narcos aujourd'hui qui est un peu plus actif et donc qui mobilise davantage des énergies de contre guerre de la part du système en face. C'est-à-dire que si on attaque ce jeune homme et si on exécute ce jeune homme, c'est parce que aussi on bouge les lignes qui a un travail qui est fait pour agiter un peu cette cocotte minute qui était très tranquille jusqu'à quelques mois voir quelques années. Il y avait un travail fait par son grand frère justement.
Non non mais non mais vraiment [rires] mais pas seulement. Il faut reconnaître aussi que notre état a pris en partie en partie conscience de ce qui se passait contre lui dans ces territoires là. Mais après une fois qu'on a dit ça le concret c'est quoi ? des restaurants, des lieux qui sont asséchés de leur économie pour être racheté pour continuer le blanchiment old school, j'allais dire.
Et puis en même temps la crypto qui permet aujourd'hui de faire ce qu'on veut avec l'argent, qu'on le déplace et qu'on fait et qu'on valorise et qu'on blanchit de la même manière. Donc il y a des zones de combat qui sont démultipliées sur lesquelles aujourd'hui nous n'avons pas les outils notamment financiers pour travailler parce que le travail judiciaire en matière financière est très compliqué. Le travail judiciaire extraterritorial est très compliqué et face à vous, vous avez des gens qui vont beaucoup plus vite.
Donc oui, il faut agir face à des pieds avec lesquels on a des vraies relations plutôt positive ces derniers temps. Le Maroc, il faut discuter avec le Maroc, c'est un point essentiel. Les certains états du golf, il faut discuter avec eux, c'est un point essentiel.
C'est une dynamique géopolitique sur laquelle on doit faire. l'Algérie, l'Algérie des aides mafia, on sait qu'il y a des liens extrêmement affirmés qu'une partie de ce pays. Donc voyez, à un moment donné, c'est un sujet qui n'est pas que local, hyperlocal, il l'est dans le concret parce qu'il y a des gens qui meurent dans le local, des gamins qui prennent des drogues de plus en plus mais en même temps, vous avez une dimension géopolitique qui ne peut plus être nié aujourd'hui, qu'il faut regarder et là pour le coup, on n'est pas très à l'aise en ce moment.
Sauf que à un moment où l'État a jamais semblé aussi faible, on fait face à une surenchère qu'on avait pas vu de certains trafiquants. Comment on peut croire qu'on peut gagner cette guerre ? Alors ça y est déjà il faut il faut gagner cette guerre.
On peut pas baisser les bras. C'est c'est pas ma question. C'est comment on peut croire qu'on peut y arriver ?
Parce que il faut y arriver. Donc comment ? Bien sûr qu'il faut y arriver.
Sinon ça veut dire quoi ? Alors en fait ça veut dire que demain le prochain le prochain dirigeant de notre pays ça sera un narcotrafiquant. Non, moi je suis pour euh il faut garder éventu alors déjà sur les le le fait que ça se sorte d'un peu des grandes villes.
Alors moi je suis euh totalement euh convaincu que le ministère de l'intérieur fait le maximum nos forces de l'ordre et tout. Je veux pas du tout remettre ça en cause. Néanmoins, les opérations place net ont amené effectivement à cette délocalisation euh des points de deal.
Alors ça c'était les opérations menées par le ministère de l'intérieur ont chassé le trafiquant d'un endroit, ils allaient ailleurs. Ça a eu comme conséquence aussi d'irradier, non c'est documenté hein, d'irradier dans des endroits puisque une fois que il pouvaient plus être là. De toute façon, vous pouvez essayer de faire ce que vous voulez, il se déplace.
Moi, je pense qu'il y a aussi un problème de judiciarisation, c'est-à-dire que euh quand vous êtes mineur en France, vous ne risquez rien. C'est pour ça qu'on met des mineurs sur des points deal. C'est-à-dire que des gamins, 12 ans, 14 ans, pourquoi ils sont sur des points deal ? parce que eux s'ils se font arrêter, ils auront des sanctions qui ne sont pas suffisantes.
Donc tant qu'on ne cassera pas le problème de la justice des mineurs, moi je veux les protéger ces enfants. Quand qu'on ne cassera pas la le problème de la justice des mineurs et qu'on ne permettra pas justement de de punir les mineurs à la hauteur de ce qu'ils font, on n'en sortira pas non plus et on gardera des gamins sur des points de mais c'est multifactoriel. C'est pas parce que je dis ça, il y a pas il y a qu'à faucon.
Non, non, mais en tout cas déjà éloigner les mineurs, sortir les mineurs de leur zone de résidence, c'est-à-dire la France doit protéger ses enfants et aujourd'hui on laisse des gamins euh dans leur cercle familial alors qu'ils sont dans des cercles de trafiquants qui sortent la nuit. Bon là, en l'occurrence le mineur euh qui a été celui de 12 ans là qui a été tué sur un un point de c'était un enfant qui était mineur isolé. Euh ça aussi euh tant qu'on narrêtera pas cette immigration massive de mineurs qui au final arrivent en France et qui ne sont pas pris en charge, on va faciliter tout ça.
Et pour revenir sur le sujet qui était le nôtre de ce jeune homme qui d'ailleurs voulait être policier, h qui avait raté le concours de la police mais qui le qui allait le passer pour la deuxième fois. Là, on rentre encore dans autre chose. C'est-à-dire que là, c'est pas un règlement de compte au point de vue trafiquant contre trafiquant.
Ce jeune homme a été tué pour ce qu'il représentait, c'est-à-dire être le frère de quelqu'un qui se bat contre le narcotrafic. Donc ça dépasse encore une limite. Tu parce que bon citoyen quand même tué parce que voilà parce que la famille engagée contre le garde trop trafic.
Donc là, on en est dans les règlements de compte d'intimidation et j'espère que cette enquête nous permettra de remonter tout ça. Mais bon, oui, si c'est le cas, si c'est le cas parce que bon, il faut qu' m'attendre au résultat de l'enquête, c'est en effet un basculement parce que ça serait finalement une situation à l'italienne en l'occurrence. C'est ce qui se pratiquait avec la mafia notamment en Sicile ou avec la Camora en à Naples.
C'est-à-dire ce sont des assassinats d'avertissement pour ceux qui ont une action civique contre le milieu et contre la mafia. Il y a deux choses en effet. Moi, je rejoins ce que dit Jean-Christophe Galen, c'est que bon, de toute façon, le milieu a toujours été et la mafia, quelle qu'elle soit d'ailleurs, peu importe la façon dont on l'appelle, a toujours fait preuve d'une très grande plasticité et elle s'adapte et elle est toujours elle anticipe ce que nous ne sommes pas capables au niveau de l'État d'anticiper.
C'est-à-dire qu'en fait, comme elle est moins lourde et qu'elle est beaucoup plus mobile, et ben elle va en effet si vous voulez chercher des outils, des instruments qui lui permettent de pouvoir toujours gagner plus du territoire. Notamment par exemple et ce que dit Laurence est tout à fait juste en utilisant des jeunes mineurs vu que notre des des jeunes mineurs en effet vu que vu que notre arsenal judiciaire n'est pas adapté à cette nouvelle forme de de délinquence. Ça c'est une c'est une première chose. 2è chose, en effet, le phénomène majeur à mon avis et la rupture, elle est que dans l'histoire du de de du milieu en France, la réité c'est que c'était quand même concentré principalement dans un certain nombre de grandes métropoles.
Ce à quoi nous sommes en train d'assister aujourd'hui, c'est en effet une prolifération partout. Vous avez des villes moyennes, des petites villes qui sont touchées par ce phénomène. Il y avait un article assez intéressant dans le Figaro là cette semaine d'une de madame Samia Sultani qui est qui était à la Val et qui prenait le cas de la Val qui était plutôt une ville tranquille, une ville paisible jusqu'à maintenant qui est elle-même une ville qui est aujourd'hui profondément exposée à cette à cette dérive du narcotrafice.
Allez restez avec nous, on va se retrouver dans un instant. Mettez-vous d'accord avec nos quatre débatteurs. Tiens, je vous donne cette information qui nous parvient à l'instant.
Volodimir Zelanski qui est en France et qui annonce chez nos confrères de LCI que Kiev va acheter, je cite, 100 avion rafale. Alors, quel rafale et avec quel argent ? Ça, on en reparlera dans un prochain débat, je suppose.
Restez avec nous quoi qu'il en soit, on se retrouve avec vous tous. Vos coups de cœur et vos coup de gueul entre joie et inquiétude autour de notre compatriote Boualem Sansal. On en parle dans un instant.
Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, parlons vrai.
Sud Radio, partenaire du bateau, rêve à perte de vue pour la 17e transade Caféor, le Havre Normandie. Chaque jour, vivez au plus près l'exploito. Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
Jean-Marie Bordri [musique] avec Arnaud Benedetti, Rachida Caout, Laurence Saillet et Jean-Christophe Gallien. Dans un instant, les coups de cœur et les coups de goul de nos quatre débatteurs. Mais avant ça, puisque vous nous écoutez ce matin, vous avez dû vous dire que c'était mieux avant. situation de notre pays notamment.
Et bien puisque tout était mieux avant, on vous propose dans un quart d'heure de revenir en enfance et avec Gill Gansman dans Sud Radio Média, on va fêter l'anniversaire de la chaîne Gully. Voilà, ça leur montrera le moral. Quoi qu'il en soit, revenons maintenant à ce qui est quand même la bonne nouvelle de la fin de la semaine dernière.
C'est cette libération de notre compatriote l'écrivain franco-algérien Boulem sans sal presque 1 an après son incarcération pour des motifs absolument arbitraires en Algérie. Alors, on a envie de vous dire Arnaud Benedetti qui était vraiment l'un de ses premiers défenseurs, l'un de ses premiers pèlerins qui défendait et bien le fait qu'on ne l'oublie pas. On a envie de vous dire que vous avez de quoi être soulagé quand même ce matin.
Oui, enfin on est soulagé maintenant depuis son arrivée à Berlin mercredi dernier. C'est un grand soulagement, c'est une grande joie, c'est un grand bonheur. Il est actuellement à la résidence de l'ambassadeur avec son épouse à Berlin.
On a hâte qu'il revienne. Il a pu communiquer avec la présidente du comité de soutien Noël le Noir il y a quelques jours et il a manifesté bien évidemment son souhait de revenir très rapidement en France parce que je rappelle avant qu'il soit arrêté, c'était son intention de s'installer et de vivre et de vivre en France. Voilà, il faut remercier les Allemands qui ont été extrêmement efficaces dans cette affaire, qui ont joué un rôle absolument déterminant, qui bien évidemment n'ont pas la même relation avec l'Algérie que la France, qui a certainement facilité grandement les choses.
Nous, on a toujours pensé que la la l'usage d'une voie médiane serait absolument essentiel si on voulait aller très très vite. Je crois qu'il faut en effet saluer son retour et sa voix sera encore plus forte qu'elle ne l'était alors qu'il a été incarcéré pendant pendant un an. C'est ce qu'on souhaite parce que c'est quelqu'un qui est très lucide qui a su alerter sur un certain nombre de dangers qui menacent notamment l'Europe et il sera extrêmement nécessaire dans le débat dans le débat public.
Et puis on attend bien évidemment sa plume parce que c'est quand même d'abord, il faut le rappeler, un très grand écrivain qui depuis 1999 diss sa société, la société algérienne, mais aussi un regard assez lucide sur la société française. Donc on a hâte on a hâte de le revoir très vite à Paris et on l'accueillera comme il se doit bien évidemment. et il sera le bienvenu aussi sur Sud Radio bien évidemment il vient régulièrement d'ailleurs où il vient régulièrement et où on a parlé de WM sans sal pendant 1 an presque toutes les semaines.
Jean-Christophe Galen, malgré tout sa libération vous vaut nouveau un coup de gueule de votre part. Pourquoi ? Ben, il y a deux aspects.
Il y a un premier qui est de dire que ce que ce que j'ai ce que j'ai pas compris si vous voulez dans la manière dont nous avons abordé en tant que français la situation de Bolhem sensale, c'était qu'on était très ancré dans une relation bilatérale avec l'Algérie historique évidemment, je vais dire juste dans mon deuxième point pourquoi localement aussi et qu'on avait pas compris qu'était l'Algérie aujourd'hui dans un contexte nord-africain et africain qui était très isolé, très même par rapport à son même par rapport à son grand son ex grand mentor la Russie était en difficulté. Donc je pense que il y a une petite erreur d'analyse géopolitique qui était de de temporalité qui était complexe mais qui est expliquée par mon deuxème la deuxème partie de mon coup de gueule, c'est que je crois qu'il y a une victoire de l'État algérien dans cette affaire. Et quand je dis l'État algérien, c'est du clan qui gouverne l'Algérie aujourd'hui. que c'était un message adressé Bolem Sensal à mon avis à la diaspora franco-algérienne ou en tout cas au franco-algériens qui vivent en France qui vivent principalement en France quelques millions à qui on a dit attention les enfants, vous avez chez nous des familles et vous revenez de temps en temps en Algérie et vous voyez vous n'êtes pas aussi connu que Bemans sal si jamais vous vous comportez mal par rapport à l'Algérie, par rapport à un autre système par rapport à notre président c'est vous savez on est dans en diplomatie en ce moment il y a beaucoup d'actions d'extraterritorialité quand on s'occupe de ces questions. financière, judiciaire, économique.
Voilà, on essaie notamment les États-Unis monétaires et ben là c'est une nouvelle manière de faire impulser une d c'est une dynamique de surveillance et de totalitarisme extraterritorialisé par rapport à une communauté qui pourtant possède deux passeports comme Boem sans sal. On a dit voyez ce qui est arrivé à Boem sans salt moins connu, vous avez des familles ici. Si jamais vous êtes euh malhonnête au sens des Algériens avec l'Algérie et le président Boun, voilà ce qui peut vous arriver.
Alors, [rires] autre coup de gueule que vous vouiez passer plutôt une inquiétude d'ailleurs que vous vouliez nous partager Jean-Christophe Gallien. Il y a quelques années, les Maliens ont chassé euh les soldats français de la mission Barcane. Ils les ont remplacés par des mercenaires russes.
Résultat, aujourd'hui, la ville de Bamaco est littéralement assiégée par les djihadistes. Oui. Alors, je suis moins dans l'idée que voilà, je tirerai même sur le les gens qui ont pris le pouvoir dans les trois pays, hein, que ça soit le Mali, le Burkina et le Niger.
Je pense qu'il y a un enjeu majeur pour nous aussi. Non, je d'abord parce qu'on a des amis qui sont sur le bord du golf de Guinée. Sénégal qui est en difficulté en ce moment politique interne, la Côte d'Ivoire qui vient de faire une élection un peu compliqué mais je pense au Togo en particulier où on a un président qui se mobilise.
Il était avec le président Macron justement sur l'affaire du Tchad à Paris très récemment. Il est avec la France, moins sur la France mais sur les grands lacs aussi dans l'affaire avec la RDC, le Rwanda. Et je pense que ce président-là doit être quelque part reconnecté avec notre effort français et européen.
J'espère qu'il sera davantage français parce que ce qui se passe en ce moment au CL et dans les pays de la US euh c'est pas contre la Rustique. Je dis ça encore une fois, c'est quelqu'un des Burkina. Exactement.
C'est un sujet qui est prénant pour cette région, qui est prénant pour l'Ouest africain et qui quelque part pour nous aussi parce que si demain par malheur un état islamique peu importe lequel toutes ces factions qui existent sont des très atomisées, qui sont des gens qui trafiquent, on parlait de drogue tout à l'heure, c'est parmi les routes principales de tous les trafics de drogues à travers ce qui nous qui nous touche aujourd'hui mais c'est les gens, c'est les populations et c'est le terrorisme très facilité qui peut exister. Donc même si on a eu une difficulté ces dernières années, même si on n'est pas capable aujourd'hui de se connecter avec certains, il faut reprendre la tâche de certains présidents, je pense à celui dont je viens de vous citer pour ensuite impulser une dynamique collective dans cette zone. On en a besoin très vite, extrêmement vite.
Laurence, ça y est, un coup de gueule pour terminer très rapidement. Alors, la haute commissaire à l'enfance Airi saisit l'arrcom pour des contenus pornographiques sur Vinted. Tant mieux.
Oui, on a bien dit sur Vinted, pas sur Chine cette fois-ci. Voilà, on peut le saluer mais moi j'ai envie de vous dire mais quelle surprise ! Enfin, j'ai l'impression qu'on est tout le temps avec un train de retard.
C'est l'informer vos confrères qui ont dénoncé ça. Mais où sont les organismes qui surveillent ça ? Que fait entre autres l'ARCOM ?
Soit c'est des journalistes qui débusquent ce genre de choses, soit ce sont des consommateurs. Ça a été le cas pour Chine qui a débusqué ça. Mais que fait-on en France en fait pour lutter concrètement ?
Et là, je vais revenir sur l'histoire de la prostitution. Alors, j'ai pas beaucoup de temps malheureusement, donc je vais faire vite. Moi, j'ai envie quand même qu'on se réveille.
Bien sûr que la prostitution en ligne existe. La prostitution des mineurs. Il y a 20000 mineurs qui se prostituent aujourd'hui en France et tout le monde laisse faire, tout le monde s'en fout.
Et la prostitution tout court devrait être un sujet parce que les gens les femmes qui en sont victimes, ce sont rarement des femmes volontaires. Personne ne fait rien. Alors à tous ceux qui disent pour la GPA oh là là vous vendez votre corps, on vend le corps des femmes.
Je ne les entends jamais quand des jeunes femmes mineures meurent dans les bois sans identité parce qu'elles viennent de trafic africain où elles sont prostituées. Et et ce qui rejoint d'ailleurs ce que vous auriez voulu dire si vous en aviez eu le temps. Rachid Kaout euh vous vous désespériez du fait qu'on arrivait plus à protéger nos mineurs en France.
Un motou oui, tout à fait. Et euh Laurence, vous avez tout à fait raison. Aujourd'hui, nos mineurs, nos jeunes sont en grand danger.
La prostitution, c'est catastrophique. Je discutais avec des étudiantes. Oui.
Mais aussi des étudiants aussi, même des majeurs. Oui. Garçons et et et filles, hein.
Enfin, plutôt hommes et femmes si vous voulez. Mais euh je discutais avec des jeunes euh je vais pas citer l'université et il y a des jeunes filles comme elles n'arrivent pas à se nourrir elle se prostituente. Est-ce que c'est ça la France qu'on a envie de laisser à nos enfants ?
Est-ce que c'est ça en fait d'être engagé politique et de ne pas avoir de solution pour protéger notre jeunesse ? Ben je posera avec vous et on essaiera d'y apporter des réponses. Avec vous pourquoi pas.
Merci à tous les quatre. Jean-Christophe Gallien, Laurence Sailler, Rachid Akaout et Arnaud Benedetti. Restez avec nous, on se retrouve dans un instant.
Wen
Laurence Sailliet