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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 19 mai 2025 24 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Valérie Hayer : « L'enjeu, c'est qu'on ait un candidat unique dans le bloc centriste »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes soulagé par la victoire du candidat proeuropéen en Roumanie ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Les résultats en Pologne sont plus serrés, comment analysez-vous cette situation ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    La droite et l'extrême droite progressent partout en Europe, comment l'expliquez-vous ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La paix en Ukraine est-elle encore possible avec les discussions Trump-Poutine ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Faut-il aller jusqu'à la saisie des avoirs russes gelés pour financer l'Ukraine ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le sommet Choose France attire des investisseurs, pourquoi la France reste-t-elle attractive ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Valérie HayerFait
    « On a vu à quel point ces élections ont marqué les esprits avec la montée de l'extrême droite. »
  • 12:30Valérie HayerFait
    « C'est le fruit de la politique mise en place par Emmanuel Macron depuis 2017. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Valérietier, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes député européenne, président du groupe Rena Europe, c'est-à-dire Ren au Parlement européen pour être très clair et sous secrétaire général délégué de Renaissance. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernouest France.

Bonjour Stéphane. Bonjour Oriane Valé. Bonjour.

Bonjour. On va parler de ce qui se passe en France, mais d'abord l'actualité, elle est européenne et hier c'est finalement le candidat proeuropéen qui a donc remporté la présidentiel en Roumanie face à l'extrême droite. Est-ce que vous êtes soulagé ?

C'est une bonne nouvelle pour la Roumanie et pour l'Europe très clairement. Nico Chourdan était l'incarnation d'une Roumanie proe européenne et de la lutte contre la corruption. On a vu à quel point ces élections ont marqué les esprits avec la montée de l'extrême droite et pour moi, il y avait deux enjeux.

Le premier, confirmer euh l'ancrage de la Roumanie dans le projet proeuropéen et puis lutter contre les ingérences parce que on a vu dès le premier tour de ces élections qui a été annulé par ailleurs les ingérences étrangères, les ingérences russes via la plateforme TikTok. Ça dit aussi la fragilité de la de nos démocraties et l'enjeu de lutter contre les endurances étrangères. Stéphane, il y avait d'autres élections ce en Europe ce dimanche.

Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle en Pologne ont été plus serrés. En fait euh l'extrême droite a les clés du 2è tour en Pologne. Alors le premier ministre Donald Touque qui a euh qui a repris le pouvoir en 2023, qui a gagné les élections en 2023, a eu un un engagement très clair qui a été de ramener la Pologne dans le jeu européen et depuis 2023, il n'a eu de cesse de renforcer les liens en Europe et notamment avec la France.

Vous vous souvenez qu'il y a quelques semaines, quelques jours même euh il y a un traité bilatéral qui a été signé entre la France et la Pologne à Nancy. Euh et effectivement ces élections, elles sont importantes parce que demain, si un candidat démocrate proe européen est élu à la présidentielle polonaise, et bien ça confortera l'engagement proeuropéen du pays qui est important. Peut-être qu'on y reviendra notamment sur la question de la défense européenne.

À défaut, si c'est un candidat eurosceptique, conservateur, ultra conservateur, on a vu ce qu'à donner le parti euh PIS au pouvoir pendant 1000 ans. C'est euh un repli nationaliste identitaire. C'est l'état de droit qui a été méthodiquement sapé et donc il y a un risque à la fois pour la démocratie et pour le projet européen qui a pas empêché l'extrême droite de monter notamment chez les jeunes en Pologne.

Oui, il y a cette réalité-là et dont tout l'enjeu pour les démocrates, les proe européens, c'est de rappeler quelle a été la réalité de l'exercice du pouvoir du PIS et puis l'enjeu démocratique plus large de l'engagement et du soutien en Europe. La Pologne, c'est un pays important notamment sur les enjeux de défense. La Pologne a accueilli beaucoup de réfugiés ukrainiens.

Donald Tusk sous son initiative est en train de faire de la Pologne la plus grande armée d'Europe parce que eux eux menacent enfin vivent la menace russe au quotidien. Et moi je voudrais vraiment saluer l'engagement européen du président du premier ministre Tusque. Mais ça veut dire qu' il y a un risque si si l'extrême droite l'emporte, il y a il y a un risque de conséquence sur la guerre en Ukraine pour vous.

Il y a un risque de blocage parce qu'aujourd'hui l'Assemblée nationale, pardonnez-moi, la siè l'Assemblée polonaise aujourd'hui est majoritaire majoritairement en soutien au premier ministre Donald Tusk et en fait elle vote des textes de loi sauf que le président il a un pouvoir de véto et même on le voit aujourd'hui il y a certains textes qui sont votés par les parlementaires mais qu'il ne met pas en implication donc il y a un risque de blocage politique après sur l'engagement européen et le leadership du premier ministre au conseil quand les leaders européens se réunit, c'est bien Donald Tusque qui vient au Conseil qui continuera de discuter tous les jours avec Emmanuel Macron. Il y a un risque majeur, c'est évident. Moi, je voudrais quand même insister sur la nouvelle configuration politique euh et l'alignement stratégique entre Paris, Berlin, Varsovie et même Londres aujourd'hui qui est absolument clé dans la manière dont on fait pression sur la Russie, dans la manière dont on fait pression sur Donald Trump pour qu'il revienne dans le jeu occidental sur le soutien à l'Ukraine et vraiment l'engagement d'Emmanuel Macron autour de l'autonomie stratégique qui est connue et et et et crédible sur ces ces questions là en particulier depuis 2017, l'arrivée au pouvoir du sens qui dit il faut être indépendant vis-à-vis des États-Unis et il faut accélérer sur les les dépenses militaires.

Et puis Donald Tusk qui lui aussi est engagé dans un processus de très proeuropéen et qui veut avancer sur le rap de la défense et bien c'est avec ce cet alignement stratégique qu'on va pouvoir être plus fort dans la lutte appelle le triangle de Vaimar qui reprend des couleurs. Il faudrait pas qu'effectivement les élections polonaises changent la donne. Je parlais d'élections au pluriel, il y avait aussi les les législatives au Portugal ce dimanche.

La droite arrivé très largement en tête avec un tiers des un tiers des suffrages. Et vous avez le parti d'extrême droite de Chega qui fait jeu égal quasiment execo à la deème place avec le Parti socialiste. Est-ce que en fait le recul des socio-démocrates se confirme partout en Europe ?

D'élection en élection, on voit la droite et l'extrême droite progresser partout de manière assez spectaculaire. On voit une dynamique pour l'extrême droite partout en Europe. D'ailleurs, elle est extrêmement préoccupante parce que ces extrêmes droites, ce sont des extrêmes droites nationalistes.

Euh et moi je demande, je leur demande comment comment ils veulent travailler ensemble dans l'intérêt des peuples européens. ça n'existe pas des nationalistes qui arrivent à travailler ensemble, sauf là dans ce cas-là pour euh détruire le projet européen. On a un enjeu majeur devant nous et c'est ce qu'il faut qu'on continue d'expliquer euh à nos à nos compatriotes si euh on veut véritablement euh être dans le jeu mondial sur la compétitivité et ne pas être mis sur le bord du chemin sur les questions d'intelligence artificielle de quantique par exemple. si on veut être fort dans la mondialisation et et dissuader la menace russe.

Par exemple, si on veut avoir du leadership d'un point de vue diplomatique, il faut qu'on travaille à 27 en européen. C'est la force de notre marché 450 millions de consommateurs et c'est la force de notre modèle démocratique. et ces extrêmes droites qui sont des alliés de certains idéologues notamment en Amérique autour de Donald Trump, ces ces extrêmes droites, elles viennent saper notre modèle démocratique et demain avec eux au pouvoir, avec elle au pouvoir, c'est le règne de l'arbitraire.

Regardez ce qui se passe en Hongrie avec le premier ministre Victor Orban. Là-bas, corruption généralisée, la presse n'est plus indépendante, les oppositions n'ont quasiment plus le droit de parole sur le temps de campagne électoral et ce sont des familles homoparentales et les homosexuels aussi qui sont pour chasser. Donc il faut qu'on dise à nos compatriotes, ne soyez pas duplistes sur des sujets qui sont majeurs, notamment les questions de sécurité.

À la fin des fins, c'est notre modèle démocratique qui est attaqué. On va parler de l'échange prévu aujourd'hui entre Poutine et Trump. Oui, ils doivent se les deux chefs d'État doivent se parler de l'Ukraine au téléphone ce lundi.

Mais il y a aussi un conseil des ministres de la défense de l'Union européenne qui tiendra demain mardi en vidéo. Est-ce que Est-ce que la paix a encore une chance en Ukraine ? Est-ce qu'un cesser le feu est possible ou est-ce que on est en train d'assister à une diplomatie qui parle qui parle qui parle mais qui n'arrive à rien ?

On est encore loin de la paix malheureusement en Ukraine et on va voir ce que va donner le coup de fil entre Donald Trump et Vladimir Poutine aujourd'hui. Moi je suis assez sceptique mais on a tous cette conscience là depuis un moment. Quit de Donald Trump demain mais assez sceptique sur la volonté ou lucide sur la la science de volonté de Vladimir Poutine d'arriver à la paix.

Aujourd'hui on le sait tous, il y a un seul responsable politique dans cette situation qui recherche véritablement la paix. Sincèrement, c'est Volodimir Zelenski qui veut une paix juste et durable. Et aujourd'hui, on voit bien que Vladimir Poutine alors il y a d'abord eu le renversement d'alliance des États-Unis avec Donald Trump qui a clairement repris les éléments de langage du Kremelin.

Et puis on a vu que Donald Trump a été agacé pour ne pas dire davantage. Exactement. Donc il faut, je pense que les Européens ont quand même bien joué parce que là où Donald Trump et Vladimir Poutine voulaient mettre les Européens de côté, faire un deal sur le dos des Ukrainiens et sans les Européens, les Européens et notamment avec l'initiative d'Emmanuel Macron et cette coalition des volontaires euh ont réussi à se remettre dans le jeu euh et à être clé dans ces dans ces négociations parce qu'à la fin des fins et j'espère qu'on arrivera à un accord de cesser le feu, il faudra offrir des garanties de sécurité tant à l'Ukraine que pour l'Europe.

Et Donald Trump a lui-même dit que ce sont les Européens qui devront assurer les garanties de sécurité. Donc quand même aujourd'hui il y a des discussions entre Donald Trump et Vladimir Poutine, j'espère que Donald Trump prendra véritablement conscience que son ami Vladimir Poutine n'est pas fiable parce que Trump à la fin il veut la paix, il veut pouvoir faire du business aussi en Ukraine et donc son intérêt c'est d'arriver à une paix qui soit juste et durable. J'espère qu'il aura cette prise de conscience et en tout cas pour les Européens, il faut saisir chacun des moments, chacun des momentums pour euh euh utiliser aussi Donald Trump pour faire pression.

Mardi dernier, Emmanuel Macron, il a dit que si Vladimir Poutine voulait ne prenait pas en compte le cess de feu, n'adoptait pas le cess le feu, et bien il y aurait des nouvelles sanctions de la part de l'Union européenne quand entreront en vigueur cette sansion et ça sera quoi ces sanctions ? Alors elles sont en train d'être travaillé. Le président de la République a aussi dit qu'elles seront appliqué en lien avec les États-Unis.

Donc, il y a d'abord la discussion à 27 entre nous et puis la discussion en parallèle avec les États-Unis. Ça peut être des sanctions financières supplémentaires. Euh ça a été évoqué notamment des sanctions euh bancaires et puis on a des leviers côté européens.

On a déjà annoncé euh un embargo euh complet sur les les hydrocarbures russes. Euh la la Commission européenne a aussi annoncé euh pour faire pression davantage encore l'utilisation des intérêts des avoirs russes gelés pour soutenir l'industrie militaire ukrainienne. Donc on a différents le Mais est-ce qu'il faut aller plus loin ?

Est-ce qu'il faut aller jusqu'à saisir ses avoirs russes ? Chez vous Gabriel Atal est pour Emmanuel Macron est contre. au Parlement européen, on est pour aussi depuis depuis très très tôt d'ailleurs.

Moi, je comprends les inquiétudes juridiques de de certains États, pas seulement la France. Nous, ce qu'on on a réfléchi au Parlement européen sur une ligne de crète juridique et politique pour pouvoir utiliser le capital de ces avoirs russes, c'est 250 milliards d'euros. Donc c'est beaucoup d'argent et l'idée c'est d'utiliser ce capital en garantie de près qu'on distribuerait qu'on verserait à l'Ukraine et euh ça permis de générer déjà 50 milliards de de près à l'Ukraine cette année.

Exactement. Donc c'est beaucoup d'argent effectivement mais on a un levier supplémentaire. Exactement.

Ouais. Donc on a un levier est-ce qu'il faut aller jusqu'à la saisie des avoirs ? Je vous donne la position du Parlement européen qui est d'utiliser le capital des avoirs.

C'est 250 milliards d'euros. Mais je prends en compte la question juridique qui se pose pour être bien dans le respect du droit international. Et donc la proposition qu'on fait côté Parlement européen, c'est d'utiliser ce capital pour en faire des garanties d'un prêt qu'on verserait à l'Ukraine.

Et si demain, puisque la Russie agresseur devra verser des dommages et intérêt à l'Ukraine, si la Russie refuse et bien l'Ukraine pourra conserver le le montant de ces parce qu' un moment vous allez arriver au bout des sanctions possibles. Non. Oui, mais on a encore quelques leviers et il faut qu'on puisse les utiliser à plein et la clé c'est effectivement les les sanctions qu'on décide à l'échelle européenne, mais le plus elles sont concertées, coordonnées avec les États-Unis, le mieux ce sera.

Il faut pas sous-estimer malgré tout l'impact des sanctions qu'on a prises depuis 2022 au niveau européen. C'estd on est on est au 17e train de sanction, c'est à peu près 400 milliards d'euros de sanctions qui ont été prises et donc ça fait mal à l'économie russe. ne permet pas à ce stade évidemment d'arrêter la guerre malheureusement mais quand même ça porte attente au modèle économique russe.

Vous vous évoquiez tout à l'heure l'importance de d'intégrer le les Britanniques aux discussions sur sur l'Europe et enfin sur le l'Ukraine et l'Europe d'une manière générale. Il se trouve que Kerstermer aujourd'hui accueille des dirigeants des institutions européennes à Londres, Ursula Van Derlion et des représentants de la la Commission européenne pour discuter d'un resserrement des relations entre Grande-Bretagne et Union européenne. Est-ce que c'est un premier pas vers une réintégration euh des Britanniques à l'Union européenne ou est-ce que c'est envisageable après le Brexit ?

Alors le le le Royaume-Uni, c'est une autre Europe, c'est pas ce n'est plus l'Union européenneé aujourd'hui. Moi, je voudrais saluer ce ils ils ont très envie d'y revenir en fait. Alors d'y revenir, je sais pas même si on serait évidemment ouvert à toute discussion mais en tout cas diplomatie française a pas du tout envie enfin un discours assez dur sur la question en fait.

Alors, il y a il y a deux choses. Ils sont partis ils sont partis. Il il y a deux choses.

D'abord euh ce rapprochement souhaité par Kirstarmer euh dans sa campagne, d'ailleurs l'été euh l'été dernier dans sa campagne, il a annoncé qu'il souhaitait une réinitialisation des relations avec l'Union européenne. Compte tenu du contexte international, évidemment, c'est extrêmement important notamment sur les enjeux de défense de pouvoir avoir des des liens resserrés avec le Royaume-Uni, sur les enjeux défense, sur les enjeux démocratiques. Et donc ce sommet, il est important symboliquement parce que c'est le premier depuis le Brexit et ce sera l'occasion d'évoquer des enjeux de défense, les enjeux de contrôle aux frontières, les enjeux pêche qui sont des sujets qui qui ont généré et qui continuent de générer quelques tensions, il faut le dire, notamment avec la France.

Donc il y a le symbole et puis il y a les avancées qu'on pourra avoir pour sur ces sujets là. Euh mais véritablement, je parlais tout à l'heure de l'alignement stratégique Paris, Berlin, euh Varsovi et Londres est clé euh dans le soutien à l'Ukraine et dans les pressions qu'on pourra exercer sur la Russie. L'armée israélienne a annoncé hier de vastes opérations terrestres dans le nord et dans le sud de la bande de Gaza.

Paris demande la reprise immédiate et massive de l'aide humanitaire. Est-ce qu'on peut peser ? Est-ce que Paris peut peser ?

Est-ce que l'Union européenne peut encore peser ? Alors, on voit un changement de ton, je crois, dans la diplomatie euh française et européenne euh vis-à-vis euh des Benjamin Netanahu euh par la voix de Jean-Noel Barre qui a notamment demandé à ce qu'on regarde dans quelle mesure on peut réviser les l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël sur la base de son article 2. Donc, c'est un article 2 qui s'appuie sur le respect des droits humains.

Le le ministre des affaires étrangères néerlandais également. Euh donc il faut qu'on puisse faire pression sur Benjamin Netianaou pour que le droit international humanitaire soit respecté à Gaza. Euh évidemment, les attaques du 7 octobre sont ignobles, odieuses et le Hamas doit être combattu.

C'est une organisation terroriste. Euh mais le droit international humanitaire doit être respecté. La situation humanitaire est catastrophique.

Catastrophique aujourd'hui en Palestine et il faut faire pression maximale ne respecte plus le droit international. Il faut faire pression maximale sur Benimanaou pour que l'aide humanitaire arrive, soit acheminée. Et moi ce que je note aussi c'est que tous les Israéliens ne sont pas en soutien de la politique de Benjamin Netaniau en Palestine de la même manière que les Palestiniens, on l'a vu, se mobilisent contre le Hamas aujourd'hui en Palestine.

Donc il faut faire pression sur Benjamin Netaniau et continuer d'avancer sur cette solution à deux états tels que proposé par Emmanuel Macron. Stéphane, on va parler de choses France. Oui, dans un tout autre registre, vous avez le sommet de Chus France à Versailles aujourd'hui où 53 annonces sont prévues pour un montant inédit de 37,3 milliards d'investissements cumulés, 20 milliards de nouveaux investissements annoncés et 17 milliards qui avaient été annoncés au moment du du sommet de l'IA à Paris.

Comment expliquez-vous que la France continue à attirer autant d'investisseurs étrangers ? Est-ce que ce que fait Donald Trump au niveau mondial a eu un effet positif paradoxalement sur le l'attractivité de la France ? C'est le fruit de la politique mise en place par Emmanuel Macron depuis 2017.

Vous savez ce sommet, il existe depuis 2018 et depuis 2018 c'est 175 projets pour plus de 47 milliards d'euros qui auront été annoncés dans le cadre de sommet de Tus France. Donc c'est la politique d'attractivité mise en place par Emmanuel Macron qui porte ses fruits. Et moi je voudrais aussi souligner le fait que ça concerne des tas de secteurs intelligence artificielle, cinéma, décarbonation notamment et la plupart de ces projets viennent s'installer, s'implanter dans des villes de moins de 20000 habitants.

Donc pour le développement du territoire, c'est extrêmement de nos territoires, c'est extrêmement important. Ensuite, il y a les situations économiques mondiales qui est extrêmement difficile. Euh et je crois aussi que les investisseurs, ils viennent chercher en France et en Europe de la stabilité.

Nos règles, elles sont connues. Euh il va falloir, ils savent qu'on va engager un travail de simplification à l'échelle européenne et qu'on va mettre de l'argent sur la table pour pour soutenir notre compétition. Donc ce que fait Donald Trump aujourd'hui sur le la guerre la guerre des sur les tarifs doués et cetera fait que la France devient un pôle de stabilité.

Ça renforce, je le dis, il y avait déjà cette cette politique d'attractivité qui avait été émise dans elle aurait pu marquer un coup d'arrêt en fait. C'est pas le cas. Oui, c'est pas le cas effectivement et je le redis, on est en France et en Europe un partenaire fiable où les investissements peuvent être effectué de manière fiable dans le respect du droit euh et avec des capitaux qui vont arriver parce qu'on a un grand projet pour soutenir la compétitivité à l'échelle européenne.

Et dans le même temps, il y a des plans sociaux notamment Arcelor Mital hier. Mario Maréichl, elle a pointé un peu le double jeu des macronistes. Elle dit d'un côté, ils défendent l'acier, ils disent qu'il défendent Arcelor et de l'autre côté, elle dit "Mais au Parlement européen par exemple, ils n'ont pas voté.

Elle vous a cité mon amendement pour assouplir l'interdiction des véhicules thermiques en 2035. Est-ce qu'il y a un double jeu ?" Comme elle le dit.

Alors, le commissaire français Stéphane Séjourné a annoncé un grand plan pour soutenir le secteur de l'acier en Europe. Ce plan, il a été conçu avec les acteurs du secteur. Il a été salué par les acteurs du secteur pour engager la décarbonation, pour engager la simplification avec aussi pas uniquement pour le le secteur de l'acier, mais de manière générale 100 milliards d'euros à la clé pour le pour la décarbonation.

Donc les outils, ils sont là pour permettre à harceleur Mital de continuer à décarboner et à investir avec aussi des mesures de de sauvegarde pour éviter que nos secteurs européens ne soient asphyés par l'acier qui serait importé. Donc ça c'est les mesures qu'on met en place euh de manière très concrète à l'échelle européenne pour soutenir la décarbonation et pour protéger nos industries. Ensuite, il y a une question qui est différente, c'est la question euh de des véhicules euh la la fin des la vente des véhicules thermites neuf d'ici à 2035.

On aura une évaluation par la Commission européenne qui aura lieu qui sera présentée à la fin de l'année. Moi, je me bas sur les faits. Aujourd'hui, cette loi, elle est mise en œuvre.

Au moment où on l'a voté, les constructeurs nous ont dit "On sera prêt." Moi, je suis prête à à à travailler sur des ajustements si c'est nécessaire, mais je me baserai sur les chiffres. On a déjà fait un geste en direction de plus tard, vous pourriez voter cet amendement de Mario Marie Chalp.

La question se pose pas. Moi, je travaille dans le cadre d'une coalition proeuropéenne centriste au Parlement européen. Je négocie tous les jours avec mes homologues présidents de groupe de la droite européenne, des socialistes européens et des verts européens. et en lien direct avec la Fer Lyon avec laquelle j'ai déjà eu des échanges euh sur ces sujets-là, sur ce sujet-là qui est important.

On y va étape par étape. Il y a eu la question des amendes sur les constructeurs et on a voté il y a 2 semaines maintenant sur la lors de la dernière dernière plinière à Strasbourg. Euh sans être trop technique mais en tout cas un assouplissement notamment pour les constructeurs européens.

Donc on est pragmatique, on est à l'écoute et il faut véritablement soutenir nos filières avec de la simplification et avec des investissement massifs, privé et public pour soutenir nos industries. On termine avec la politique française et c'est donc une tralage victoire de Bruno Retaillot hier, 74 % des votes des adhérents DLR. Est-ce que ce retour en force DLR, c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour Renaissance ?

Je sais pas si on peut parler de retour en force. Ouais, il y a eu 120000 adhérents, c'est c'est le premier du coup 80 % de participation à leur primaire, c'est pas mal en fait. Va très bien si reconstitue leur leur socle de militant euh aujourd'hui.

Euh mais ça fait un candidat de plus pour Gabriel Atal ou contre Gabriel Atal en 2027. Écoutez, je sais pas ce que décidera de faire Bruno Retaillot. Moi ce que je souhaite pour le centre et pour le pays, c'est qu'on ait un candidat unique du bloc centriste et central.

Ce sera la clé pour Bruno Raillot, vous pourriez soutenir Bruno Retaillo. Euh je parle du bloc centriste, donc c'est pas les pour vous à ce à ce tas non. Pourquoi on devrait décider ?

Évidemment, il faudra aller chercher des alliances mais moi je Herv Morin qui soutient David Lisnard qui a qui dans dimanche Ouest France hier appelait à la la tenue d'une grande primaire ouverte entre la droite et le centre qui de renaissance au républicain en disant que s'il y a pas de candidature unique au centre et le risque c'est qu'il y a un deuxième tour entre le LFI et le RN en 2027. On verra comment comment les la les dynamiques s'instaureront. Moi, je raisonne d'abord à la base du centre et aux fondamentaux qui sont les nôtres avec en marche le président de la République et Renaissance qui est le dépassement.

Et le dépassement, il doit s'inscrire tant sur notre droite modérée que sur notre gauche modérée. Je ne veux fermer la porte à aucune option. Il y a des socio-démocrates en France qui d'ailleurs je trouve se cherchent encore on a encore des choses choisir entre la droite et la gauche parce que Bruno Rotario, il fera pas il y aura pas de candidature commune si vous tournez trop vers la gauche et en même temps est-ce que vous pouvez vous permettre d'aller à la présidentielle sans avoir les alors que vous êtes dans le même gouvernement ?

Là encore, pour moi l'enjeu c'est que dans le bloc centriste central, on est d'abord un candidat unique. On fera ensuite on fera nos choix qui effectivement. Le bloc centriste, c'est le socle de la majorité euh de l'ancienne majorité présidentielle sans les républicains.

Exactement. Et ensuite on Philippe lui, il se tourne vers Bruno Ro il pas Oui. Philippe depuis le début, il dit qu'il est un homme de droite et qu'il veut rassembler la droite et le centre.

Moi, je vous dis que je pense que dans l'intérêt du pays et d'ailleurs c'est ce que je fais tous les jours au Parlement européen, dans l'intérêt du pays des citoyens français, il faut qu'on puisse avoir un socle large avec les centristes, le centre gauche et le centre droit et cette capacité d'action et des responsables politiques à parler ensemble, à négocier ensemble. Euh on n'est pas encore euh à la fois la présidentielle de 2027, c'est euh demain et c'est encore loin. On verra quelles seront les dynamiques, mais pour moi les fondamentaux c'est l'unité de la famille centriste et c'est cette idée du dépassement qu'on doit continuer à faire vivre.

Alors si le dépassement va pas jusqu'au républicain et si de facto on peut considérer que Bruno Retaillot après sa victoire d'hier est le candidat naturel des Républicains pour 2027 donc en concurrence avec le candidat ou la candidate du du bloc centriste, est-ce que Bruno Retaillot peut rester au gouvernement ? C'est son propre choix. Il a fait le choix de rester au gouvernement.

Moi j'y vois pas d'incompatibilité parce que il paraît qu'il y a des députés macronises qui demandent une OQTG une obligation pour Bruno Taillot de quitter le gouvernement. Est-ce que vous approuvez ? Moi, je vous dis que euh je suis très attachée à la question du dépassement qui doit s'inscrire à la fois sur notre gauche et sur notre droite dès lors qu'on est dans le camp des modérés.

Ensuite, euh Bruno Reter, aujourd'hui, il est membre du gouvernement, il a, contrairement à ce qu'il a dit, ce qu'il a écrit, il a accepté l'idée du dépassement. Il est membre d'un gouvernement du dépassement qui compte des figures de la gauche modérée, des figures centristes et des figures de la droite conservatrices comme il est qui l'incarne lui. Donc moi, je vois pas ce stade d'incompatibilité à ce qu'il reste.

Simplement qu'on soit très clair sur les valeurs sur les valeurs, l'engagement proe européen et sur les valeurs et notamment le respect évidemment y compris dans les discours de l'état de droit. Merci beaucoup. Merci Valérie d'avoir été avec nous.

La de France c'est le carburant. La base des prix va-t-elle durer ? C'est à la une de votre journal Stéphane.

À la semaine prochaine. On va parler évidemment de cette victoire de Bruno Rotaillo tout de suite dans le club.