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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 11 avril 2024 93 min

🔴 Table ronde sur l’information dans les médias audiovisuels publics

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

un ah ben qui sont arrivés qui arrivent pour France médiamonde Monsieur Roland Husson directeur général en charge du pôle ressources madame Cécile mi directrice des stratégies et coopération éditoriale transverse et Monsieur Thomas lerand Edel directeur de la communication des relations institutionnelles et de la RSE pour France Télévision madame Murielle plinet directrice adjointe de l'information et Madame Livia saorin directrice des relations institutionnelles et pour Radio France Monsieur Charles Emmanuel bon secrétaire général et Monsieur jean-philppe Bell directeur de l'information donc j'ai en effet souhaité vous réunir aujourd'hui dans le cadre du cycle d'audition mené par notre commission en lien avec les états généraux de l'information car le service public audiovisuel a selon moi un rôle primordial à jouer dans la production et la diffusion auprès de nos concitoyens d'une information fiable vérifiée et de qualité et fort de cette exigence vos services sont toutefois confrontés à de nombreux défis traversant la sphère informationnelle que les tables rondes mené par notre comp commission contribué je crois à mettre particulièrement en lumière donc il s'agisse de la place croissante prise par des géants du numérique souvent étranger dans l'accès du public à l'information de l'arrivée de nouveaux acteurs qui transforment la même la pratique même du journalisme ou de l'impact des fausses informations les médias on va dire dit traditionnels sont invités à repenser leur rôle pour demeurer des pôles de référence dans le domaine de l'information et donc j'ai plusieurs questions et ma première portera donc sur les stratégies déployées à C it quels moyens et idées mettez-vous en œuvre afin de maintenir votre légitimité votre pertinence face à toutes ces transformations en cours dans quelle mesure êtes-vous prêt à remettre en question votre fonctionnement et intégrer de nouveaux modes de diffusion de l'information qui permettraiit d'assurer que les jeunes notamment viennent chercher l'information sur vos canaux un certain nombre d'entre vous pourront partager vos expériences et l'un des constats fréquemment opérés pour expliquer la persistance d'une certaine défiance des Français à l'égard des médias est celui d'E disparition progressive de la hiérarchisation entre les sources de l'information ainsi par exemple venant s'ajouter à une fatigue informationnelle qui pousserait nos concitoyens à se détourner purement et simplement de l'information la confusion des genres entre information et divertissement ou commentair contribuerait à une forme de démonétisation de l'information donc partagez-vous ce diagnostic et si oui comment selon vous maintenir l'intérêt du public pour l'information et l'analyse de celle-ci et enfin ma dernière question portera sur les moyens consacrés à la production de l'information par le service public nous savons que de récents schémas de rapprochement et de rédaction spécialisé on peut entraîner des mécontentements parmi certains journalistes concernés au sein des médias publics au moment même où des projets de holding ou de fusion de l'audiovisuel public reviennent dans le débat donc quelle est votre position sur de possibles rapprochements des rédactions de vos différentes antennes et comment ceux-ci peuvent-ils s'opérer en assurant le maintien de la qualité du service public fourni donc oui les questions sont nourries mes collègues vous en poseront d'autres d'autres donc moi je vais vous laisser la parole pour des propos liminires d'environ 5 minutes qui ne comprennent pas forcément la réponse à mes questions je je le dis puisque vous avez préparé des propos liminires mes collègues poseront des questions et après on fera des échanges où chacun pourra reprendre la parole afin de nourrir le débat donc nous allons commencer comme nous avions dit par l'ordre alphabétique mais inv vererset donc Radio France commence alors je ne sais pas qui de vous deux veut commencer il faut appuyer sur le bouton ou oui pourtant je fais de la radio oui madame la Présidente messieurs mesdames les les députés mesdames messieurs bonjour et merci de nous nous entendre justement pour pour ces grandes questions que vous soulevez parce qu'effectivement je crois qu'on est tous conscients et tous d'accord pour dire que nous sommes en plein des règlements médiatiques que l'information vous l'avez dit est de plus en plus contesté au moment où on considère je pense tous ici autour de de cette table que elle elle joue pourtant un rôle centrale dans notre démocratie les réseaux sociaux effectivement ont pris une part importante dans notre société et nous médias traditionnel on se retrouve de mon point de vue en tout cas dans une position fragilisée car nos concitoyens sont perdus face au flot d'informations qu'ils reçoivent notre rôle en tant que service public c'est de donner des repères jerois crois en tout cas de proposer une information de confiance en réponse au fake news qui nous inonde en réponse aussi à la fatigue informationnelle dont vous parliez mais aussi et on l'a vu très récemment aux menaces de déstabilisation que nous que nous subissons dans ce contexte Radio France doit d'être un des garants de l'information certifiée vous savez que nous avons créé il y a 7 ans une agence de vérification interne au sein de France Info qui maintenant touche tout Radio France et nous sommes en effectivement de la déployer au sein de toutes nos chaînes pour qu'une information diffusée ou publiée ne soit pas contestée car vérifier selon des critères très restreints très précis et et un processus qui a été bien imaginé et misise en place l'agence produit aujourd'hui 20000 dépêches par an qui font référence pour toutes nos antennes l'information sur Radio France est tout de même 1200 heures par par semaine 1200 heures d'antennes nos antennes sont écoutées ch jour par 15 millions d'auditeurs et nous sommes conscients de notre responsabilité face à tous les défis que que que nous avons évoqué notre stratégie aujourd'hui elle s'articule autour de de quatre grands axes le respect du pluralisme non seulement suivant scrupuleusement les les les règles de l'arcom mais aussi en assurant l'expression de toutes les opinions dans nos différentes tranches d'information nous faisons tout un travail pour s'en tenir au seul fait dans nos éditions et ban tout commentaire le déploiement de notre agence au sein des rédactions doit nous permettre et nous permet d'instaurer des règles et ces règles dont je faisais allusion tout à l'heure à partir de la certification de l'information ça doit être en tout cas pour moi le socle de notre travail la lutte contre la des informations qui est le deuxième axe en multipliant sur tous les supports les formats de fact checking nos modules vrais ou faux partagé avec France Télévision et l'ensemble de l'audiovisuel public sont multipliés déployés sur tous les réseaux nous avons aussi lancé à la rentrée un nouveau format sad qui destiné au plus jeunes un format disponible tous les matins sur WhatsApp Instagram et et depuis peu sur TikTok le compte a recueilli 2 millions d'écoutes au mois de mars dernier et donc nous sommes contents et et fiers de ce succès parce que nous nous touchons un public nouveau le trème axe c'est un plan un plan ambitieux d'action pour renforcer l'éducation aux médias France infois organis en ligne deux conférences récemment qui ont rassemblé près de 85000 collégiens en collaboration avec le groupe Baillard pour les éveiller à l'info et les aider à démêler là aussi le le le vrai du faux et les informations qu'ils reçoivent des mallettes pédagogiques sont mises à la disposition des enseignants pour poursuivre le travail après dans leur dans leur classe par ailleurs francebleleue de son côté multiplie les actions sur le terrain bien entendu dans les collège pour là aussi rencontrer les élèves et et les et les les sensibiliser au aux techniques de l'information en tout cas à lutter contre les fausses informations euh le dernier point c'est la transparence sur nos pratiques nous avons organisé vous vous en souvenez sans doute au mois de novembre dernier une journée portes ouvertes sur l'info à Radio France en invitant nos nos auditeurs à participer à nos conférences de rédaction et à voir jusqu'ù j'allais dire les sujets qui pouvaient être évoqué par les différents chefs de service et services aboutissaient à l'antenne et comment ils aboutissent à l'antenne une initiative que nous avons euh décidé de renouveler une fois par mois sur France interne notamment euh nos antennes consacrent chaque semaine une émission aussi à partir des des messages de notre médiatrice pour là aussi faire acte de transparence et expliquer comment nous avons choisi de traiter telle ou telle information telle ou telle actualité nous allons aussi parcourir la France dans les prochaines semaine pour échanger avec le public parce que là aussi je pense qu'il faut retisser recréer du lien et entendre les remarques de ce que peuvent nous dire les auditeurs toutes les remarques et leur reproche d'ailleurs le premier rendez-vous il est fixé il est à Rennes ça sera le 16 mai prochain et à l'occasion nous avons lancé une grande consultation avec nos partenaires de de West France sur le rapport entre les Français et l'information il y a déjà 4000 4000 personnes qui ont répondu et et je sais déjà que ce ce rendez-vousl sera suivi par un certain nombre de personnes je serai présent là-bas pour répondre à à toutes les questions euh sans tabout euh Radio France je pense se doit aussi d'avoir un traitement exhaustif de l'information euh nous sommes probablement les antennes qui aujourd'hui consacrent le plus de sujet à l'international anenne généraliste je ne parle pas bien entendu de de mes collègues de France médiamonde euh nous sommes allés en Inde récemment nous sommes allés au Rwanda en Iran au Brésil en Thaïlande en Argentine et depuis 2 ans vous le savez nous avons une couverture exhaustif et et pleine et entière du conflit en Ukraine puisque il y a toujours deux reporters en permanence à Kief là où nous n'avions pas de poste auparavant mais la situation a fait que nous avons fait cet effort de même en en Israël mais aussi au Liban et dans toute la région du prochain Orient nous avons une couverture complète de la situation depuis le 7 octobre dernier vous vous imaginez bien pourquoi je le dis souvent l'information et principalement l'information de terrain euh que nous prévilégions à un coup euh pour voir pour constater pour décrire et pour analyser il est nécessairire d'avoir les moyens de reportage euh qui vont avec pour ne pas tomber dans les a prioris et les commentaires trop faciles pour reprendre l'exemple de notre ouverture de la de la guerre en Ukraine nous avons consacré plus d'un million d'euros pour assurer cette permanence sur le terrain euh par ailleurs pour se déployer sur tous les réseaux sociaux pour produire des podcasts de qualité comme nous le faisons nous faisons des choix au quotidien qui nous permettre de développer l'audio en tout cas d'avoir une visibilité sur tous les supports mais pour cela il est nécessaire de de mon point de vue là encore que les contenus produits par un travail journalistique selon les règles de notre profession soi mise en avant par les algorithmes c'est comme ça que nous gagnerons cette guerre de confiance Radio France s'engage comme l'ont fait précédemment ses partenaires de l'audiovisuel public dans le processus de certification du journalisme trust initiative je suis convaincu que demain ce ce ce label pourrait être devra être même pour les acteurs du numérique le référentiel sur lequel ils doivent s'appuyer pour mieux référencer justement les informations qu'ils distribuent euh je le disais en en début de notre intervention nos concitoyens sont perdus ils ont besoin de repère nous devons être nous en tant que service public ce repère nous avons besoin de regagner la confiance je vous l'ai dit aussi il est donc euh nécessaire que tous ces contenus soient différenciés et identifiés je pense pour euh comme étant des des des contenus de de confiance sur toutes les plateformes et et et la GTI est le bon moyen de de l'obtenir je crois je terminerai enfin pour vous dire que nous avons beaucoup de missions dans le service public de plus en plus nombreuses et de plus en plus diverse et une responsabilité supplémentaire je vous l'ai dit en ces temps de bouleversement de l'information mais pour remplir toutes ces missions pour les pour les assumer il nous faut un financement stable et péren et ce financement stable et péren nous permettra d'avoir un cap claire une vision globale des défis que que nous devons relever et surtout je pense être en mesure d'y répondre merci donc nous passons à France Télévision donc je ne sais pas voilà madame plinet vous commencez je commence madame la Présidente Mesdames et Messieurs les les députés avant toute chose comme Jean-Philippe permettez-moi de vous remercier pour l'organisation de cette table ronde dans le cadre de vos travaux en en lien avec les états généraux de l'information je commencerai en rappelant brièvement la place l'information sur France télévision et dans l'offre audiovisuel plus globalement l'information est pour France Télévision une priorité stratégique qui en fait la première offre d'information nationale et de proximité atteignant un niveau de confiance de 75 % des Français selon l'Ifop une offre d'information qui affiche sur le fond certains marqueurs tel que la place essentielle des programmes d'investigation sur nos antennes ou le déploiement de de dispositifs de lutte contre les fake news d'outils de transparence sur nos propres contenus et d'une information de proximité encore renforcée depuis septembre dernier je pense également dans un autre registre à l'accessibilité renforcée de l'information par le sous-titrage l'audiodescription et la traduction en langue des signes en volume sur une année ce sont environ 2000 heures d'information nationale que nous proposons sur France 2 France 3 et France Info 17700 heur d'information régionale et 10700 heur d'information outremè au quotidien ce sont quelques 6 heures d'information qui sont proposées sur France 2 et 4h sur France 3 auquel s'ajoutent les magazines de France 5 et notre chaîne d'information en continu France Info canal 27 notre offre d'information touche ainsi chaque jour 18 millions de Français et chaque semaine un peu plus de 35 millions d'entre eux quant à la plateforme France Info elle est en terme d'audience la première plateforme d'information de France si j'ai commencé mon propos par ces chiffres et cette photographie globale c'est que la place et l'impact de nos contenu d'information nous oblige comme le confirme une récente étude publiée par l'arcom le mois dernier il en ressort en effet que la télévision reste le premier mode d'accès des Français à l'information et que nos concitoyens conservent une attente très forte à l'égard des journalistes journalistes qui sont aujourd'hui des rempars face aux fausses information des garants du pluralisme des contrepoids face aux sélections des algorithmes les répercussions des usages numériques sur la véracité et le pluralisme de l'information que vous documentez d'ailleurs dans vos différents travaux et qui fondent également ces états généraux de l'information conforte notre responsabilité ces us nous offre par ailleurs à nous journalistes un champ de créativité assez inédit nouveaux formats nouvelles propositions narrative émergence de nouveaux talents il nous appelle nous les médias dit historique à nous renouveler à nous questionner ce qui est vertueux mais dans le même temps nous sommes confrontés à de nouvelles problématiques auxquelles le service public de l'information se doit de répondre on l'a dit des informations massives ingérence étrangère polarisation du débat public éloignement des jeunes publics des médias traditionnels autant d'enjeux que nous intégrons à notre stratégie éditoriale pour conforter notre positionnement comme pôle de stabilité et concourir à l'effectivité du droit à l'information ainsi nous investissons le champ numérique en lien avec nos partenaires de l'audiovisuel public via notamment le site et l'application France Info qui est aujourd'hui je le disais précédemment la première plateforme d' formation de France nous menons aussi une réflexion approfondie sur à la fois les risques et les opportunités de l'intelligence artificielle en interne et avec nos partenaires de l'UR l'Union européenne de radio télévision nous nous attachons également à renforcer les liens avec la jeune génération en développant des formats adaptés tels que squalino notre JT jeunesse dédié au 12-18 ans lancé en septembre dernier et diffusé quotidiennement sur YouTube nos réseaux sociaux snapchat TikTok et également sur notre chaîne info et dans ce contexte de désinformations massives nous avons fait de la lutte contre les fausses informations un axe majeur de notre stratégie éditoriale avec des programmes récurrents comme vrai ou faux vrai ou faux la BEL commun à l'audiovisuel public é mission de vérification de l'information on a également l'œil du 20EUR rubrique de décryptage de l'information dans dans le 20h de France 2 nous disposons également de nos révélateurs une équipe de journalistes de vérificateurs de l'information et des images qui circulent sur les réseaux sociaux aujourd'hui avoir la confiance des Français et lutter contre lesévitement informationnel qui toucheent 60 % de la population constitue des enjeux capitaux c'est pourquoi nous appliquons à nos propres contenus une exigence de transparence et de qualité certifié de manière indépendante nous avons déployé depuis 2021 nos sources un dispositif accessible notamment grâce à un QR code et qui permet à nos téléspectateurs de consulter les sources documentaires utilisées par nos journalistes nous avons également fait le choix de nous engager dans des procédures exigeantes pour faire certifier nos processus éditoriaux qui nous a permis d'obtenir le label journalism trust initiative label indépendant est reconnu c'est tout le sens enfin de notre projet confiance déployé au mois de février dernier par lequel nous mettons à disposition des publics sur une page dédiée de France Info accessible également via un QR code l'ensemble de ces dispositifs de transparence ainsi que notre corpus de charte déontologique qui fixe notamment le principe d'indépendance de l'information sur nos antennes cet espace nous permet également de renforcer la transparence sur le sur le pluralisme de notre offre en y publiant par exemple le décompte transmis à l'arcom du temps d'antenne de chaque formation politique une action éditoriale pour répondre aux enjeux que nous évoquions et qui est complété par une action de de terrain très importante sur laquelle si vous le permettez Livia saorin vous vous répondra merci donc Livia Sorin pour merci beaucoup je Seris pas très long alors il faut madame Plet c'est bon euh oui on voulait vous parler d'éducation au médias et à l'information parce que c'est on sait que c'est un thème sur lequel vous avez beaucoup réfléchi au sein de la commission un thème qui à juste titre vous préoccupe nous préoccupe et nous oblige nous également en tant que médiia de service public il y a plusieurs chiffres qui ont motivé ça le premier qui est quand même assez édifiant et qui a été mis en avant dans le cadre de la dernière étude de l'arcom sur le rapport entre les Français et l'information qui est le fait que 60 % des Français envisagent l'existence de moins une th thorie du complot une autre étude qui date il y a quelques années disait que ce chiffre montait à 85 % pour les jeunes âgés de 10 à 15 ans euh c'est la raison pour laquelle on a décidé d'accroître la part de nos ressources et la part de notre engagement consacré à cela à la fois l'éducation média l'information et la la la question du rapport aux jeunes publics en particulier je vais pas vous rappeler l'existence de l'umni notre plateforme éducative avec l'ensemble de l'audiovisuel public qui propose à la fois un accompagnement au vision des des des jeunes mais également des éléments sur l'éducation au médias et à l'information je voudrais vous parler d'une initiative qu'on a lancé en octobre 2022 et qui vient d'être rejointe par l'ensemble de nos collègues de l'audiovisuel public qui est le tour defance académique de l'éducation au médias et à l'information ce tour defance académique on l'a lancé en octobre 2022 comme je vous le disais en partenariat avec le ministère de l'Éducation nationale le cléi notamment également on l'a fait voyager dans pas mal d'académies en France en dans l'Hexagone et et outrem on est allé à Amien à Poitier en Guyanne à Rennes euh mais également à Montpellier et on a proposé sur place en lien avec l'rectorat des programmes sur de jours un jour pour former les enseignants euh à l'éducation au média à l'information leur donnant des ressources des ressources issues de nos offres de programme pour leur donner des clés de manière à pouvoir transmettre euh de bons réflexes au au aux jeunes vous le soullignez madame la Présidente la question de la hiérarchisation des sources est un énorme sujet la question de la vérification des sources également et leemi s'avère extrêmement probante de ce point de vue-là on observe notamment en matière d'évolution des comportements informationnels des jeunes des effets majeurs liés à l'action de formation en éducation média info c'est la raison pour laquelle on va continuer de monter en puissance là-dessus avec l'ensemble des forces de tous nos collègues de l'audiovisuel public pour continuer ses face- àface avec les enseignants ça c'est la première journée et la deuxième journée de ce Tour de France qui se déroule dans chaque académie sur 2 jours c'est un face- à faceace avec les élèves on utilise en fait nos ressources notamment document faire on leur projette et on essaie justement de les sensibiliser au travail au travail d'investigation qui peut être conduit à ce que ça nécessite en terme de recoupement de vérification de ses sources et cetera c'est extrêmement important pour nous vous avez également évoqué madame la Présidente la problématique des moyens consacré à l'information et en effet une information de qualité une information vérifiée certifiée c'est une information qui coûte de l'argent parce que c'est une information qui a de la valeur et on est à cet égard assez heureux que l'étude récemment publiée dans le cadre des états généraux de l'information démontre que 29 % des dépenses opérées en matière d'information sur notre territoire elle est opérée par l'audiovisuel public euh euh derrière enfin devant les les médias privés qui eux opèrent 26 % de cette dépense et évidemment on est dans l'audiovisuel les les ceux qui consacront le plus de ressources évidemment à l'information mais la presse écrite et il est extrêmement important de le souligner représente 44 % de cette euh de cette dépense euh vous avez également évoqué euh d'une certaine manière l'invisibilisation de contenu vérifié certifié dans un univers informationnel qui se caractérise par la montée en puissance des des des fausses informations c'est évidemment quelque chose que l'on partage je ferai écho à une proposition qu'a commencé à formuler jean-philipp B qui prenait la parole avant avant nous eu on observe la prolifération de fake news sur les réseaux sociaux quand on regarde TikTok et qu'on tape certains mots-clés liés par exemple à des conflits en cours les premières vidéos qui sortent sont systématiquement des vidéos issus de compte pratiquant la désinformation c'est la raison pour laquelle euh nous ce qu'on souhaiterait c'est qu'il puisse y avoir une visibilité préférentielle des contenus produits par des médias certifiés que ce soit les médias reconnus récemment par l'arcom comme service d'intérêt général les médias labellisés au titre du label JTI que nous avons Radio France et nous évoqué et que France medéiaamond j'imagine évoquera également comme ils en sont également comme ils sont également labelliser euh donner à ces contenus une visibilité préférentielle dans ces dans ces espaces là nous paraît être extrêmement nous paraît être extrêmement important euh je terminerai par évidemment la question du financement qui a déjà été abordée qui dit indépendance et besoin de protéger une information certifiée vérifiée de confiance dit aussi nécessité de disposer d'un financement qui soit à la fois dansun montant suffisant qui soit pérenne et qui permett réellement de garantir à l'audiovisuel public son indépendance merci merci donc maintenant nous passons à France médiamonde et je crois que je suis la première oui sur sur la liste de France médiamonde merci madame la Présidente merci madame monsieur le député de votre présence et de nous convier à à nous exprimer devant vous dans dans le cadre de vos travaux sur les les états généraux de l'information j'insisterai sur les spécificités de France méiaamonde parce que nous partageons bien évidemment tous les propos qui ont pu être tenus précédemment France méiaamonde qui s'adresse à des publics mondiaux en français et en 20 langues étrangères et qui est donc présent dans le monde entier à à travers nos antennes mais aussi bien entendu nos nos nos environnements numériques l'information est l'axe majeur de la ligne éditoriale de nos nos trois médias en continu pour les quatre chaînes de de France24 et cette information est vraiment la la colonne vertébrale des deux radios que sont RFI et Monte Carlo doualya alors en témoigne par exemple he à titre d'exemple mais ça n'est pas exhaustif le déploiement sur le terrain au plus près des faits et de l'observation des faits euh 250 correspondants hors envoyés spéciaux que que nous comptons dans notre réseau alors dans ce cadre FMM tient son rang dans le paysage audiovisuel mondial avec environ 200 en 2023 255 millions de téléspectateurs auditeurs et internautes chaque semaine en contact avec l'un de nos contenus mais dans un contexte international dans lequel nous sommes en première ligne et un contexte de plus en plus difficile de forte très forte tension sur le plan géopolitique nous en faisons les frais directement à travers des coupures des mesures de censure dont nos chaînes et nos correspondants sont victimes un risque sécuritaire accru sur le terrain mais également dans l'univers numérique pour pour nos journalistes qui sont victimes pour certains d'entre eux de de véritable campagne de haine en ligne les sort bien entendu des infox des manipulations dans des stratégies de de déstabilisation délibéré accentué par les réseaux sociaux et l'intelligence artificielle nous y reviendront et une concur s'exacerber dans le paysage audiovisuel mondial face à des acteurs qui qui ne respectent pas nos critères qui ne les partagent pas qui ne les respectent pas nos critères déontologiques et et professionnels alors dans ce contexte marqué par la polarisation la propagande la défiance il est d'autant plus essentiel d'affirmer l'importance de de médias de service public producteur d'une information indépendante vérifiée pluraliste et et équilibré je vous en dirai quelques mots dans dans un instant mais il ne faut pas pour autant être être naïf nous nous montons en puissance dans nos capacités de de repost et de lutte contre les infox en restant fidèles à nos valeurs et à nos principes déontologique et professionnel et puis Roland Husson le directeur général de France médiamonde reviendra également sur un point qui nous semble essentiel le droit à l'information suppose aussi bien entendu de maîtriser toutes les révolutions à l'œuvre dans l'espace numérique et nous vous donnerons quelques exemples de nos de nos actions et et préconisations dans ce domaine donc dans ce contexte international polarisé on l'a dit en proie à la propagande accentué bien évidemment par par le fonctionnement de l'univers numérique dans son ensemble et par les algorithmes en particulier euh France méiaamonde euh estime que la la fabrique de l'information s'inscrit dans un cadre déontologique et doit s'inscrire dans ce cadre déontologique clair partagé par tous les les journalistes du groupe une charte de déontologie et et bien sûr à l'œuvre dans notre groupe un corpus de textes qui encadre la sûreté éditoriale la protection des sources l'investigation les bonnes pratiques de l'intelligence artificielle dans le cadre de la production éditorial l'encadrement des collaborations extérieures accompagne cette charte de déontologie et ces textes correspondent également à une organisation interne dédiée à ces sujets la commission de déontologie mais également le chipip le comité pour l'honnêteté l'indépendance de la de l'information et et et des programmes pour tisser entretenir également la la confiance avec nos publics nous nous attachons à la transparence de notre cadre éditorial nous montrons de plus en plus les coulisses de cette fabrique de l'information des modules et des productions dédiées sur les antennes arrivent aujourd'hui témoins d'actu qui était un podcast devient maintenant et un podcast et présent sur l'antenne de RFI l'Atelier des médias qui est une émission historique de Radio France Internationale ou encore pourquoi RFI dit ça ainsi que intervention du médiateur qui devient de plus en plus récurrente sur l'ensemble de nos de nos antennes et nous avons la chance d'avoir un médiateur qui parle trois langues donc ce qui ce qui facilite dans l'environnement d'un des des médias de France medéiaamonde nous saisissons toutes les opportunités également et et cela a été évoqué par les interlocuteurs précédents pour réaffirmer le cadre de notre indépendance et de notre déontologie la certification GTI donc journalism trust initiative en a été un point essentiel depuis l'année dernière nous sommes aujourd'hui il nous semble aujourd'hui nécessaire indispensable de soutenir et de continuer à développer cette démarche de labellisation cela peut paraître peut répondre à une demande des citoyens qui selon une étude Haris sont favorables à 70 % d'entre eux à la labellisation des médias pour disposer de de repères et ça semble essentiel dans un espace informationnel bouleversé cette labellisation doit aussi être et c'est c'est l'autre volet de cette action valorisé par les plateformes numériques pour renforcer comme le disait précédemment France Télévision la visibilité des médias qui en disposent et ainsi lutter contre les effets de ces effets de bulles de filtre et les logiques algorithmiques qui alimentent la prolifération des infox cela irait dans le sens également et enfin du media freedom Act adopté au niveau européen et dont les les considérant vise justement à promouvoir la la labellisation de GTI qui est cité pour renforcer la visibilité des médias qui disposent et qui sont présents sur sur ces plateformes pour autant je le disais il ne faut pas être naïf euh nous faisons face à un déferlement d'un foox de manipulation sur les réseaux sociaux ces manipulations sont de plus en plus sophistiqué de plus en plus fréquente elles utilisent l'a générative elles détournent aujourd'hui les contenus de nos médias et France méia monde en a fait les frais encore ces ces dernières semaines hein ça date ce sont des exemples qui datent de quelques jour et qui se sont multipliés au fil des semaines détournement de la voix de nos journalistes usurpation de nos marques en créant des contenu totalement faux mais qui adopte les chartes les codes graphiques et jusqu'aux signatures de nos journalismes nos journalistes donc l'objectif est manifeste sur le fond comme sur la forme c'est de créer de la confusion et de la déabilisation face à ce phénomène nous faisons monter en puissance notre organisation et nos capacités de repost si France médiamonde est historiquement engagé contre euh dans la lutte contre les infox avec une quinzaine de programmes qui qui sont dédiés dans toutes les langues euh une équipe à la pointe en matière de vérification que sont les les les observateurs de de France24 euh s'y est ajouté récemment la cellule de vérification et d'investigation numérique à RFI infovéif euh qui complète ce dispositif qui se veut totalement transverse qui qui s'accompagne d'un renforcement de la la coordination avec toutes les rédactions en français mais également en langues é étrangères qui sont de véritabl vigis de l'apparition de ces manipulations d'information sur les réseaux qu'ell qu'elles observent et qu'ell qu'elles surveillent nous avons également formalisé une procédure interne d'alerte pour contrer ces attaques qui qui manipulent nos images ou détournent nos identité pour profiter on le on le sait on le voit ce détournement est une manière de profiter de de notre notoriété et de de l'impact mondial de nos médias euh des procédures spécifiques sont donc mises en place veill à l'air traitement éditorial le plus le plus rapide et pertinent possible et une dissémination rapide pour débuner de manière réactive et efficace ses manipulation en en lien évidemment avec nos nos confrères et consœurs de de l'audiovisuel public les équipes sont sont en lien au niveau du au niveau des équipes éditoriales et ce qui c'est ce qui aujourd'hui nous semble le le plus efficace un point de vigilance sur ce ce phénomène il nous semble essentiel d'évaluer la pertinence et la nécessité du débunkage de tel ou telle fausse information et manipulation qui circulle le risque serait de traiter et trop rapidement ou trop de façon trop visible cette infox même si on peut la surveiller pendant un temps moyen et éviter de participer à sa à sa viralisation en en la faisant porter par nos médias tout cela nous semble essentiel et à cela s'ajoute un public averti et donc l'accent mis sur l'éducation aux médias et à l'information nous sommes également très mobilisés au côté de nos confrères de l'audiovisuel public que ce soit Radio France et France Télévision nous touchons à peu près 3000 élèves par an qui échangent avec nos nos journalistes et nous complétons ces actions avec des actions hors de nos frontières auprès de nos publics cibles et notamment auprès des établissements des lycées français de l'étranger euh voilà donc ça c'est c'est le le l'Arsenal à peu près complet et je parle passe maintenant la parole à à rol oui je je rappelais juste les règles du jeu au départ qui étai de 5 minutes par organisation donc non mais pour que voilà ça déborde largement je vous comment non non on n pas beaucoup non mais je je dis c'est parce qu'après c'est pour que on ait des échanges avec la salle et que tout le monde puisse s'exprimer et que ce voilà ce soit interactif c'est c'était par rapport à cela donc monsieur son merci madame la Présidente je serai très bref vous vousz vous avez soulevé euh la question du numérique et de l'adaptation au numérique et donc on voulait conclure sur ce point parce que nous sommes c'est effectivement un des sujets qui soulèvent le plus d'enjeux de régulation voire d'intervention du législateur donc nous nous sommes particulèement exposés à France médiamonde puisque donc bien sûr je je je reprendrai à mon compte tout ce que mes collègues des autres entreprises l'AUD public ont ont pu dire mais la révolution du numérique nous la voyons donc non seulement en France nous sommes un peu présents mais surtout dans le monde entier et euh cil disait on touche près de 260 millions de personnes chaque semaine dans le monde près de 90 millions c'est à travers les outils numériques et majoritairement à travers des plateformes puisceque nous avons bien entendu des environnements propres que l'on développe site et et application mais contrairement à à nos collègues qui sont actifs sur le territoire national pour nous on ne peut pas faire de la promotion marketing de son environnement propre dans tous les pays et donc on a une stratégie d'hyerdribution raisonnée c'estd de présence sur l'ensemble des carrefours d'audience donc y compris les plateformes et ce que l'on observe c'est que bien entendu ces plateformes ont leur propres politique qui parfois peut se faire au dépend des médias de d'information ou de la bonne information et servir la désinformation le les grandes plateformes par C du groupe MTA peuvent prendre des décisions qui vont reléguer les informations très bas ou voir c'est un peu ce qui se passe en Australie en ce moment ne plus diffuser des contenu d'information et donc il y a un impact pour l'accès du public à l'information qui peut être radical dans certains cas et je pense que en la matière l'Union européenne et et la France sont ceux qui sont le plus avancés sur la réflexion en matière de régulation pour prendre en compte ces ces évolutions et je pense que les débat dans le cas de des States généraux d'information doivent s'emparer de de ce sujet alors la France a toujours été en première ligne effectivement sur ces questions on on note avec une grande satisfaction l'avancée permise donc par la la transposition de la directive de service médias audiovisuel sur la visibilité appropriée et donc Livia de France Télévision il faisait référence qui va permettre sur les outils connectés une visibilité des services d'intérêt général dont nous faisons partie en tant que service public de de l'audiovisuel et ce type de visibilité appropriée nous sommes devoir être développé sur le plus de plateformes et le plus de support possibl euh et le recours à des labilisations comme le GTI qui a été évoqué peut aller aussi dans dans ce sens donc pour nous le premier enjeu de régulation voire de législation c'est la visibilité sur les plateformes numériques le deuxième enjeu c'est la question de la répartition de la valeur et là encore euh la France et l'Union européenne ont été euh je dirais en en des formes d'avantgarde ge dans dans le monde avec le le droit voisin des de de la presse et c'est un type de réflexion qui faut pousser y compris vis-à-vis des plateformes et y compris maintenant avec le développement des outils d'intelligence artificielle voir comment on s'assure que ces outils vont permettre un partage de la valeur qui permettra aux médias d'information de continuer à financer de l'information euh aux États-Unis se développe des euh moteurs de recherche qui intègrent de plus en plus des mécanismes d'intelligence artificielle et où quand vous posez une question dans le moteur de recherche vous avez euh une réponse qui apparaît euh immédiatement et ce qui fait que les utilisateurs n'ont plus à se tourner vers les euh vers les médias d'information donc pour nous ces enjeux euh appellent une intervention de des régulateurs voir des euh des législateurs et l'intelligence artificielle pour nous elle consiste euh aussi à euh revoir nos façons de travailler euh elle nous offre de grandes potentialités comme disait Cécile nous nous travaillons en 21 langues et on utilise déjà des outils d'intelligence artificielle pour pouvoir transposer des productions que dans certaines langues dans d'autres langues ou pour adapter des formats 169e pour des médias traditionnels pour diffuser sur les réseaux sociaux en format vertical ou ou carré bien entendu tout cela nous faisons donc dans un cadre de contrôle éditorial par des journalistes on a des règles un guide de bonnees pratique en en la matière un comité de de pilotage mais sur tous ces enjeuxl une intervention une régulation s'avérront certainement décisives dans les années qui viennent enfin je ne peux que conclure en reprenant à mon compte ce qui a dit a été dit par mes collègues de France Radio France sur le fait que une information indépendante euh elle repose sur la confiance la confiance pour l'audiovisuel public c'est aussi donc bénéficier d'une recette affectée et madame la Présidente je sais que récemment vous avez pris position sur le le sujet euh je voulais juste dire que pour France médiamonde comme pour nos collègues c'est un sujet essentiel pour nous France méiaamonde c'est un sujet existentiel puisque nous euh la question peut se poser en France mais dans le reste du monde nous sommes exposé nous avons des concurrents voire des adversaires je peux en citer je peux citer la Russie par exemple sur certains territoires qui exploite vraiment euh tout ce qu'ils peuvent pour essayer de discréditer euh notre action et donc si euh la France n'avait plus un financement par une recette affectée de son audiovisuel public bien entendu ça serait exploité par nos détracteurs et comme vous le savez on a eu une expérience difficile à Berlin pays euh allié ou euh au au moment où la suppression de la redevance a entraîné la question de la budgétisation de notre financement le régulateur berlinois a considérer que notre distance à l'état c'était le terme en allemand qui était utilisé était insuffisante et envisager de nous retirer notre fréquence à Berlin donc la question doit être réglée d'ici la fin de de cette année pour nous je vous dis très simplement c'est vraiment une question existentielle merci de votre attention merci donc maintenant pour é monsieur Ron vous commencez oui le micro alors autrement je madame les la Présidente Mesdames et monieurs le les députés merci de m'avoir invité à m'exprimer dans dans le cadre de ce cycle d'audition consacré aux nouveaux enjeux de la production de l'information j'essaierai de d'ê d'être bref parce que mes collègues ont dit beaucoup de choses et que euh et et et et qu'effectivement le le le temps est court et que les échanges ce sera toujours mieux euh un un un tout petit mot sur avant de me concentrer sur les enjeux de manière générale euh d'abord Hart euh aujourd'hui c'est un bouquet de trois proposition éditoriale une chaîne linéaire une plateforme te.tv et des chaînes sociales qui vont de TikTok de TikTok à snapchat en passant par twitch et j'en passe de nombreuses et le centre de gravité d'Arté c'est largement déplacé du linéaire vers le numérique et son son existence numérique est aujourd'hui bien plus importante euh que son existence linéaire et notre stratégie éditoriale repose sur trois piliers d'une part l'éclectisation l'idée qu'on offre une diversité de programmes qui est traité partout avec la même exigence la plateformisation à savoir la présence sur le numérique partout où on peut rencontrer le public et l'européanisation c'est ce qui nous distingue puisque nous nous revendiquons d'une d'une nous avons une vocation de chaîne culturelle européenne de référence notre ambition en fait c'est de faire de chacun des canaux sur lesquels nous nous trouvons un espace de rencontre privilégié avec nos publics en misant sur la découvrabilité et sur ce que nous pouvons apporter en tant que tiers de confiance dans un monde où la défiance est absolument partout la rédaction d'aré à ce site particulier qu'elle est composée d'une centaine de journalistes et franco-allemande dans sa composition même elle produit plusieurs rendez-vous d'information don journal journal junior créatour é info plus Europe weekly qui chacun à leur manière apporte un regard européen sur le monde et aussi sur notre pays ce déplacement de perspective change naturellement la hiérarchie de l'information l'autre singularité d'Arté c'est sa capacité à articuler savoir académique et information c'est le cas depuis 30 ans avec le dessous des cartes et sa déclinaison quotidienne plus récente le dessous des cartes l'essentiel qui fait de la géopolitique un bis d'accès à l'information en s'appuyant sur du savoir académique même chose avec le dessous des images qui acculture les internautes aux méthodes de production d'images mais aussi et surtout à leur analyse au moment où nous le savons tous l'image et la vidéo sont le nouveau carburant de l'information mais aussi des véhicule très fort d'émotion et de désinformation enfin produit en ligne un grand nombre de formats comme désintox depuis plus de 10 ans ou citizen fax qui vise à vérifier l'information à la fac checké sans compter évidemment un très grand nombre de documentaires d'investigation ou de société vous le voyez l'information chez est très présente elle se caractè e dirait par deux aspects d'une part elle est multipolaire et d'autre part elle est transnationale avec un point de vue qui n'est jamais ancré dans un pays mais bien un point de vue européen et par ailleurs avec une forme d'esprit de résistance à l'air du temps où nous nous détachons du du flux pour tenter toujours d'offrir du recul et le contexte actuel qui est marqué à la fois par la mondialisation la désintermédiation et l'émergence de l'intelligence artificielle représente pour nous tous un défi et une opportunité la consommation de contenu audiovisuel évolue rapidement et nous essayons d'anticiper ces changements pour continuer à toucher et à engager les publics avec deux enjeux principaux être capable de proposer une information fiable indépendante et de qualité mais aussi et peut-être surtout de rendre accessible visible et découvrable cette information si je doisais résumer ainsi l'enjeu qui se pose pour nous comme pour les autres sociétés de l' publique public pardon c'est comment assurer la production d'une information fiable et indépendante dans un monde hyper connecté et submergé d'information dont certaines ne sont pas vérifiées au fond on constate qu'il y a aujourd'hui une grande mutation de l'espace informationnel avec deux changements majeurs d'une part cet espace est devenu circulaire dans la mesure où le public les interfaces et les producteurs d'information peuvent chacun distribuer et relier ce qui est produit par les autres d'autre part dans cet espace auparavant cloisonné on a aujourd'hui des réseaux sociaux qui sont souvent le premier billet d'accès à l'information où tous les types de messages sont mélangés et toutes les conversations et les degrés de langage son sont au même niveau l'information se trouve désormais noyée dans un mélange de messages dont on ne parvient pas toujours à distinguer l'émetteur or dans le domaine de l'information tous les messages ne se valent pas et tous les émetteurs n'ont pas le même statut dans ce contexte on a pu constater à la fois l'enferm à travers les algorithmes dans des bulles de filtre mais aussi une stimulation de la diffusion de fausses informations particulièrement à travers la viralité que leur apporent les réseaux sociaux et enfin les manipulations de l'information en ligne que mes camarades de l'audiovisuel public ont évoqué dans le cadre de campagne de désinformation qu'on appelle la guerre des ris de désinformation où l'objectif est pour avoirême enquêté pendant des années sur les enquêteurs russes l'objectif est souvent de créer du chaos et de la défiance à tous les niveaux l'autre changement qui pour nous est notable et essentiel et j'en parlais un tout petit peu auparavant c'est qu'on est passé dans un monde d'un monde d'édition de l'information à un monde de flux nous vivons dans un temps sans arrêt dans une sorte d'urgence permanente et concrètement cela abouti à ce que certains médias s'affranchissent de plus en plus souvent des règles élémentaires de notre métier c'est pour nous l'inverse de notre démarche ou pour nous l'enjeu majeur est de préserver un espace public informationnel dans un contexte où il est menacé sous le double effet de la technologie de la polarisation du débat public sous l'impulsion des réseaux sociaux et du vertige informationnel lié à la démultiplication possible des productions avec l'intelligence artificielle générative et au fond cet espace public se réduit et se transforme en un champ de bataille notre mission est de tenter de le préserver cet espace pour maintenir une idée simple il existe des informations siables il existe des vérités scientifiques sans cet espace informationnel en fait c'est toutement l'ID l'idée démocratique qui est atteinte et le phénomène de de fatigue informationnelle en atteste déjà alors à l'air de l'intelligence artificielle et je terminerai là-dessus et brièvement je vous je vous l'assure euh nous menons depuis longtemps des réflexions sur sur l'intelligence artificielle avec une approche qui se veut à la fois éthique et pragmatique depuis longtemps un laboratoire d'expérimentation en matière d'intelligence artificielle et nous y avons déjà recours dans différents domaines d'activité notamment et parce que notre chaîne a cette caractéristique d'être multilingue dans le traitement multilingue de l'information ou de nos programmes ou par ailleurs pour la réduction de l'empreinte environnementale de nos activités numériques à travers l'optimisation des encodages vidéo alors pour nous l'enjeu majeur de l'intelligence artificielle demain c'est évidemment la découvrabilité des programmes et de l'information sachant que l'irruption dans nos vie quotidiennes des assistants personnels aura en lien avec une dynamique de plateformisation des impacts majeurs sur cette découvrabilité et cette question risque d'être essentielle voire cruciale voir euh vitale ou existentiel pour des médias comme les nôtres enfin il y a un risque et et je terminerai là-dessus de dégradation de l'espace informationnelle lié à l'intelligence artificielle avec un accroissement absolument colossal des messages et des vidéos produites et une saturation de l'espace et une facilitation de la production de désinformations et donc dans un contexte aujourd'hui de désinformation massive de fatigue le risque est très fort s'il n'y a pas d'intervention des pouvoirs public d'avoir un paysage informationnel extrêmement chaotique nous ce qu'on essaie de faire modestement c'est d'être un tiers de confiance dans un monde de défiance pour proposer une information fiable vérifier indépendante et offrir des clés de compréhension du monde à notre publi et surt les canaux de diffusion voil je m'arrêter là et je vousercie merci maintenant nous allons passer aux questions de mes collègues cine CALV commence alors hop alors non c'est bon j'ai réussi j'ai réussi à te donner le micro sans couper tout le monde merci madame la Présidente merci pour l'exposé de tout ce que le service public peut faire pour l'information des Français et de par le monde également merci aux équipes que vous représentez qui le font au quotidien sur je voulais revenir sur la notion de certification on envoie les avantages on envoie certaines conditions je vous vous voudrait vous proposer aussi de d'échanger éventuellement sur les inconvénients de la certification parce que peu certains pourraient s'en servir pour cataloguer une certain type d' d'information je voulais vous vous entendre sur ces éventuels inconvénients et comment les éviter aussi euh un autre un autre sujet je reviens sur le le coût ou en tout cas le prix ou les investissements dans la information euh effectivement on a eu la semaine dernière des informations sur le coût que représente l'information et le part de l'audiovisuel public euh ce qu'on a du mal encore et que cette étude n'a pas encore montré c'est quels sont les contenus c'est-à-dire que on investit beaucoup comment on peut avoir plus de visibilité sur les contenus quelle est la part des contenus dans la masse globale de l'information qui sont produits par l'audiovisuel public c'est une question qui n'est pas simple je je je je vous je vous accorde mais je pense que c'est important aussi qu'on se dise comment on on évalue au-delà de la somme la qualité aussi de l'information et j'en terminerai par là pour pour ces questions et merci également d'éclairer peut-être une dernière sur l'obligation d'information de la même manière qu'on a des obligations d'investissement dans la création on peut s'intéresser aux obligations qui sont faites d'investissement et d'exposition de l'information vous y contribuez vous y répondez parce que on vous demande d'exposer de l'information vous y contribuez puisque vous investissez que pensez-vous de pouvoir le faire aussi bien pour le privé que pour le public je sais qu'on aime pas trop les obligations et parfois c'est une manière aussi de répondre et de contraindre d'autres acteurs merci merci Madame la députéeaki et chanise merci madame la Présidente pas de forcément de de question très précise pour euh avoir enfin en tout cas vous vous remerciez déjà de l'exposé que vous nous avez présenté aujourd'hui et pour la qualité de votre travail au quotidien c'est un sujet que nous maîtrisons bien désormais avec madame Isabelle Isabelle roche pouroir travaillé sur l'évaluation de de la loi Bloche euh simplement ben vous dire que je vous rejoins sur le fait que une information de qualité coûte cher et que pour la financer il faut effectivement euh des financements durables euh dans le dans le temps et euh du coup vous interrogez sur votre vision d'une modification de la LOLF qui semble peut-être euh arriver mais madame la Présidente a peut-être plus d'informations que que moi sur le sur le sujet même si nous continuons et nous continuerons de de défendre l'idée d'une d'une redevance universelle et progressive qui permet qui permettrait selon nous de déjà déjà de garantir un lien entre nos concitoyens et les services publics et de vous donner les moyens suffisants pour euh pour faire vos vos missions euh d'autant que vous l'avez dit mais c'est toujours bien de le répéter que le public a encore une grande confiance dans la qualité de l'information du du service public et que les uns et les autres vous arrivez à obtenir des des des parts de marché si on doit parler comme cela euh assez importante et avec et vous le savez aussi les uns comme les autres ma ma mon goût pour l'information de proximité et les les éditions locales que ça soit à la radio ou ou à la télévision et donc la né et ça coûte effectivement de l'argent aussi de faire de l'information de proximité donc votre regard sur la modification de la LOLF et puis sujet d'actualité également alors je sais qu'il y a il peut y avoir des divergences entre vous et aussi entre les salariés et et les présidences des des institutions euh sur la fameuse holding ou en tout cas la la la synergie euh au sein de l'audiovisuel public voulu par par la ministre quel regard vous portez sur ce sujet est-ce que vous il n'y a pas une crainte derrière de vouloir faire des économies au détriment justement d'une d'une information de qualité qui n'est pas la même que ça soit à la radio ou à la télévision je vous remercie merci monsieur le député Sophie met merci madame la Présidente veuillez excuser mon retard donc je je poserai pas une question trop global je je en tout cas je vous remercie d'être présent et de répondre effectivement à l'invitation de notre présidente de commission sur ces sujets des états généraux de l'information euh moi j'aurais voulu savoir alors je je m'adresserai peut-être un peu plus à é puisque je suis arrivé quand voilà euh monsieur Razon parlait euh vous avez parlé d'esprit de résistance je je je trouve voilà effectivement aujourd'hui on a besoin d'être résistant par rapport à à la désinformation euh vous vous parlez vous avez parlé de de l'utilisation de de l'ya donc je pense que quelles sont vos réflexions aujourd'hui et après cette cette réflexion elle s'adresse à tout le monde par rapport à l'intelligence artificielle qu'est-ce que vous êtes en capacité de mettre en œuvre pour pouvoir assurer que cette intelligence artificielle peut euh aussi vous protéger c'est-à-dire que bon elle est elle est dangereuse il y a il y a un flux on va dire ça peut être dangereux vis-à-vis de vous mais qu'est-ce que vous vous pouvez proposer pour utiliser l'intelligence artificielle pour qu'elle protège vos vos sources d'information et vos médias merci merci madame la députée donc qui commence pour répondre à mes collègues mais c'est c'est c'est pas forcément l'ordre de départ mais ça peut l'être on peut recommencer par on peut commencer par Radio France je viens déparer démarrer et répondre à la question de Madame Calvez notamment sur la certification est-ce que je peux vous renvoyer la question c'est qu'est-ce que vous craignez s'il y a une certification effectivement nos contenus moi ce que je je relève et je remarque c'est que aujourd'hui n'importe quel citoyen est un médiateur quelque part avec son smartphone et et et peut faire de l'information ou en tout cas faire croire qu'il fait de l'information or nous avons tous des règles nous avons une déontologie nous avons des règles de certification de de vérification et je pense que elles sont communes autour de de la table pour en tout cas tous les tous les tous les médias de service public et même pour beaucoup de médias ici en France mais justement je je je parlais tout à tout à l'heure de de de du public qui est perdu et qui ne sait plus à qui se fier cette certification pourrait au moins dire ça ce sont des contenus alors effectivement le le problème c'est qu'il faut pas qu'on devienne des contenus d'État mais faites-nous confiance pour avoir notre liberté notre indépendance par rapport à tout ça donc je je je comprends bien ce cette là mais aujourd'hui comment se repérer euh quand on écoute des médias traditionnels quand on regarde des médias traditionnels ou qu'on lit des journaux je vais dire classique les gens peuvent se repérer mais par rapport aux réseaux sociaux comment se repérer qu'est-ce qui émane d'une information vérifiée avec nos critères ou est-ce qui émane de d'une d'une fake news quoi c'est ça la difficulté je sais pas si j'ai répondu à votre question mais en tout cas je je vous la renvoie quelque part parce que comment faire la différence aujourd'hui Céline si tu veux alors voilà voilà c'est bon pour le micro je trouve que vous y avvez bien répondu puis que en fait quand on labellise ou quand on certifie ou quand on étiquette on peut avoir une crainte que ça se retourne même si le process et répond vraiment à cela ça peut être utilisé en disant mais tout ça ne répond qu'à une stratégie de propagande ou autre donc merci de votre réponse oui ben je peux me permettre d'ajouter un tout petit élément et je c'est vraiment du complément ce serait effectivement contre-productif ça pourrait être contre-productif si ça n'était qu'un élément dans notre arsenal je pense que c'est une condition nécessaire mais pas suffisante et que tout ce qu'on a tous décrit qui va de l'ordre de la transparence parce que informer les publics sur ce que ça veut dire cette certification le le le questionnaire c'est c'est 200 question c'est pas juste on est copain avec machin et on est certifié c'est vraiment quelque chose d'extrêmement sérieux euh corroboré par la vie d'un tiers et un cabinet spécialisé enfin voilà c'est et qui doit être renouvelé tous les deux tous les 2 ans donc c'est quand même une procédure extrêmement lourde un peu coûteuse parfois mais euh c'est c'est c'est quand même quelque chose d'extrêmement sérieux et je pense que ça il faut l'expliquer à nos publ et tout ce qu'on a dit à la fois de l'ORD de la transparence de l'éducation au médias à la fois sur nos antennes et au-delà et hors des murs de nos de nos médias ça participe aussi à créer cette cette confiance ça ne peut pas être uniquement le le seul et unique élément à à mon sens à notre sens peut-être du côté de France Télévision sur la certification j'y reviendrai pas parce que je pense qu'on partage assez largement ce qui a été exprimé par par nos par nos collègues sur la question l'autre question que vous posiez madame la députée l'obligation d'exposition de de l'information nous après il nous appartient pas forcément de nous prononcer sur ce qui pourrait devrait aux révocations être misise en œuvre en dehors de notre strict périmètre de l'audiovisuel public ce qui peut être rappelé c'est qu'effectivement aujourd'hui et là je pense que je parle au nom de tous mes collègues qu'il s'agisse de notre cahier des charges ou de notre contrat d'objectif et de moyens on a des obligations qui portent sur plusieurs niveaux à la fois des obligations en terme de quantité d'information des obligations en terme de processus qui permettent de garantir la manière dont euh l'information est vérifiée certifiée et cetera dont aller euh juger de qualité pour pouvoir passer pour pouvoir passer à l'antenne et on a dans notre contrat d'objectif de moyens je pense que c'est un petit peu pareil ici des indicateurs dont on rend compte à la représentation nationale et à l'arcom chaque année qui porte à la fois sur la couverture de notre offre d'information le nombre de gens le pourcentage de gens qu'on touche qui concerne la confiance que les mêmes citoyens accordent à notre offre d'information qui est pareil un élément un indicateur dont on rend compte dont on rend compte chaque année encore une fois euh euh l'audiovisuel public a aussi ses spécificités euh on est une balise de confiance pour les citoyens il convient qu'on le reste donc d'une certaine manière que ces obligations là nous soient faites entre guillemets pour le moment à nous seuls c'est pas forcément quelque chose qui est de nature à nous choquer mais c'est plutôt quelque chose d'une certaine manière qui nous honore parce que c'est une manière finalement d'attester peut-être que l'audiovisuel public a une responsabilité peut-être plus forte que celle des autres en matière de qualité du contenu informationnel qui est qui est produit est-ce que je peux répondre également à Monsieur le Député Chanis et ensuite bien sûr sur la la problématique du financement euh oui on sait qu'il y a une proposition de l' organique qui est déposée depuis depuis un moment qui est porte par les députés Gautier et et et bataillon qui vise effectivement à faire à modifier la LOLF pour nous permettre de prolonger la modalité de financement actuel encore une fois nous on est ni la représentation nationale ni le pouvoir exécutif on a l'air simplement sur le besoin de disposer d'une ressource qui répondre à certains critères qui permettent notamment d'en garantir à la fois le le le niveau la pérennité et également la dissociation du budget général de de l'État enfin sur la problème matique de de de la gouvernance notre Présidente c'est c'est déjà c'est déjà exprimé sur le sujet donc je pense que je reviendrai pas nécessairement dessus simplement le fait de rappeler que les rapprochements les convergences éditoriales elles sont dors et déjà à l'œuvre il convient effectivement de les de les approfondir il y a une modalité qui actuellement fait en tout cas semble faire l'objet l'objet de débat notre présidente a dit pour sa part y être y être favorable nous on part du principe que tout ce qui permet de cont contribuer à l'émergence de médias plus globaux qui soi capable de faire raisonner et travailler ensemble et converger la télé la radio et le numérique va dans le bon sens dans le contexte où les usages évoluent les univers de concurrence évoluent et il convient aussi que l'audiovisuel public puisse s'y adapter oui monsieur Husson oui merci madame la Présidente si je peux me permettre de rebondir sur les les mêmes points que que Livia sur le les obligations donc nous on est peut-être dans une situation particulière France médiia monde on est un groupe à dominante d'information donc nos radios RFI monte carard Lalia sont plus généralistes mais font beaucoup d'information et France24 sont quatre chaînes d'information ce qui fait que nous dans notre cahier des charges on a un chapitre entier dédié à l'information et contratobictif et de moyen donc je vux pas dire qu'on est pour les obligations en tout cas on vit très bien avec et donc ça nous pose aucun problème et au contraire plus plus on a de un cadre qui est qui est clair mieux mieux on se porte en ça me permet aussi de rebondir sur le coût de l'information et notamment pour ce qui nous concerne le coût de l'information à l'international puisque comme le disait Cécile plus de 250 réseau de plus de 250 correspondants dans dans le monde des médias internationaux euh ce qu'on fait en fait n'a pas de rentabilité économique et donc quand on voit nos concurrents de aljzira BBC ils ont également des soutiens financiers important de diverses natures mais en tout cas c'est pas le le marché qui peut pourvoir ce type de de de de de service et de et et de médias d'où j'y reviens donc l'importance d'avoir un financement public avec une recette affectée donc je le disais tout à l'heure en conclusion de de notre propos pour nous c'est c'est existentiel et je pense qu'on on peut mettre ça en perspective sur la façon dont la France a défendu au sein de l'Union européenne le financement public de l'audiovisuel à la fin des années 90 euh des acteurs privé on essayé de remettre en cause le le mode de financement de de l'au duel public la France a été en première ligne pour pour le défendre là le media freedom Act vient d'être adopté donc son article 5 rappelle l'importance pour euh des médias de service public et pour la liberté de l'information d'avoir un financement péren et et prévisible et donc la France ne peut pas se permettre je pense d'être en 2e division en la matière et donc avoir une recette affectée pour nous c'est quelque chose qui est essentiel pour France médiamonde mais de mon point de vue aussi pour la France et si je peux me permettre tire personnel j'ai vécu dans quatre pays différents dans ma carrière en Europe et en et en Asie et avoir un service public de l'audiovisuel qui bénéficie d'un financement solide affecté ça fait vraiment une différence sur la qualité de de l'information dont bénéficie les les les citoyens et je dirais même sur l'ensemble des paysages médiatiques des des pays parce que ça ça élève le niveau tout simplement ah pardon oui je voulais pas faire l'IMP pass sur la pardon leputé Chan sur la la question sur le rapprochement c'est j'ai failli faire un oubli euh écoutez nous on on a eu des échanges bien entendu à différents niveaux y compris avec marieistine staragos nous avons été reçu par la ministre de la Culture à ce stade on n pas d'indication sur les modalités et le périmètre de la réforme donc euh nous considérons nous n'avons pas nous prononcer on on observe toutefois quand même euh de choses la première donc on parlait de rapprochement télévision et radio donc bien souvent quand on parle de ça actuellement c'est surtout France télévision et radio France il se trouve que France méia monde a été créé justement en faisant déjà cette fusion télévision et et radio et justement ça nous a permis de noter quand même les spécificités qui existent entre ces métiers et la deuxième chose c'est que euh les rapprochements nous nous voyons au quotidien on travaille très bien avec nos collègues de l'ensemble de l'udiosel publ sur tous les outils techniques les sur les achats ça ne pose aucun problème dès lors qu'on est sur des rapprochements qui concernent les publics parfois pour nous c'est plus compliqué parce que nous a des médias 21 langues et donc autant on fait beaucoup de choses sur le français avec nos collègues ici présents en revanche sur le aousa SW je pense qu' on est un peu plus seul et on a moins de synergie et c'est c'est bien normal et donc ce qui fait que pour nous quels que soient les modalités qui soient mises en œuvre le fait de prendre en compte la spécificité de nos médias et des financements qui doivent y être alloués parce que je rappelle on prend seulement 7 % du budget de l'audiovisuel publ et on a face à nous des concurrents qui sont beaucoup plus dotés pour nous là c'est un enjeu qui est aussi fondamental que la recette affectée s on passe oui oui monsieur rason ouais du coup moi je je vais peut-être répondre à la question qui m'était posée sur sur l'intelligence artificielle et et avant ça sur sur l'esprit de résistance peut-être l'esprit de résistance juste pour dire un mot la manière dont on l'entend c'est c'est vraiment euh finalement les l'esprit du texte de d'Edgar Morin qui a été publié dans le monde euh euh début janvier de cette année et et et qui nous semblait tout à fait juste et intéressante pour définir le rapport au monde d'Arté euh et sur l'intelligence artificielle en gros la la la manière dont on perçoit les choses c'est effectivement à la fois comme une euh une menace et j'ai évoqué des les les risques qu'elle qu'elle fait peser sur le le paysage informationnel mais aussi évidemment comme une opportunité euh avec euh l'idée que ce qu'on est en train de vivre c'est la deuxème vague de la de la révolution numérique pour l'avoir vécu en direct en tant que rédacteur en chef du Monde.fr il y a 20 ans il y a plus de 20 ans maintenant temps passe je sais bien que les questions que ça nous que ça nous pose sont exactement les mêmes c'est-à-dire que la question est celle de la vitesse à quelle vitesse sommes-nous capable de nous adapter voir d'anticiper ce qui va se produire et là je dirais que ce quite c'est l'inverse de la résistance c'est tant que on est dans la forme de résistance à ce qui est en train de se produire avec tous les risques que ça comporte alors on se fait dépasser et on se retrouve 20 ans plus tard avec un paysage informationnel balayé donc il y a plusieurs lieux où il me semble qu'il y a des opportunités pour une maison comme Maré évidemment sur la question du multilingue et de la traduction et de la présence du coup sur les territoires européens sur tous les territoires européens d'un côté deuxièmement l'organisation des données à l'intérieur euh à l'intérieur en fait nous sommes tous ici présent des grands producteurs de données elles ne sont pas toutes en tout cas je vais parler pour nous forcément hyper bien gérer euh et avec l'intelligence artificielle on peut avoir une rationalisation de de nos données qui permet la découvrabilité et donc il y a un enjeu essentiel par rapport à la discussion qu'on avait euh qu'on avait avant et il y a évidemment en terme de production même d'information des opportunités mais celles-là elles sont à chercher je dirais et donc euh c'est dans dans cette double attitude à la fois extrêmement vigilante et très active que nous nous que nous nous positionnons monsieur bon voà voilà c'était pour rester sur sur ce sujet de l'intelligence artificielle après je passerai pour vous répondre mais alors aujourd'hui il y a de Lia aussi qui détecte des contenus faits par l'IA euh donc on peut aussi développer ça mais mais surtout ilut il ne faut pas voir euh lia comme qu'une menace oui CEN est une mais aussi c'est c'est c'est pour nous une opportunité grâce à lia on on on peut travailler sur le data journalisme on peut travailler sur l' Zint sur il y a plein de champs sur lesquels on peut aller aussi plus vite nous dans nos enquêtes ça veut pas dire les bacés hein mais ça veut dire avoir des ressources supplémentaires et des et des sources supplémentaires grâce à l'a donc oui il faut se méfier des des dérives mais il faut aussi en profiter j'allais dire merci des dérives hein mais des technologies lia qui contrôle liia on va leur on va leur demander aussi ce qu'on pourrait faire alors non je plaisanté monsieur bon merci beaucoup madame la Présidente juste rapidement et pour ne pas paraphraser mes mes camarades qui se sont beaucoup exprimés sur la la question du coût de l'information et c'est vrai qu' il est important et je pense que ça se lie tout à fait avec la question du financement affecté parce que au-delà de l'indépendance de la ressource il y a aussi sa sa prévisibilité notamment pour les médias comme la radio qui sont des médias de coup fixe qui sont des salariés qui tous les jours font des journaux d'information il est important d'avoir une prévisibilité des coupes en cours d'année la budgetisation pose problème à cet égard et d'avoir une trajectoire pluriannuelle ça permet également d'investir sur sur des sujets important on parlait de l'intelligence artificielle on peut on doit nécessairement avoir une vision un peu pluannuelle sur le contenu de ce que c'est que l'information c'est qu'une décision récente du Conseil d'État qui a fait beaucoup parler sur l'aspect pluralisme a aussi affirmer que la chaîne en question était bien une chaîne d'information et remplissait ses obligation en terme d'être une chaîne d'information ce qui pose effectivement la question de la différence entre le service public qui répond à la fois à un cahier d'émission et des charges et qui rend compte devant votre commission de l'exécution soncat d'objectifs et de moyens à travers et je vais pas paraphraser Livia Sorin mais beaucoup d'éléments sont relatif à l'information pas que mais en tout cas en terme de confiance de nombreux d'heur il y a beaucoup d'éléments qui sont à la fois des éléments quantitatifs mais aussi des éléments qui permettent l'appréciation fine de la qualité de ce qui est fait par nos entreprises et peut-être qu'effectivement dans la façon dont on explique de ce que c'est que l'information euh peut-être un renforcement pourrait être euh utile parce qu'on voit bien qu'une émission de plateau de débat n'est pas forcément la même chose euh qu'un envoyé spécial en Ukraine c'est c'est certain oui pardon ouioui je vous en prie pas pardon non non non non tout à fait moi j'ai des après j'aurais plein de questions à vous son encore à vous poser sur sur la question de la gouvernance juste effectivement il y a eu des des des positions qui ont déjà été exprimées puis il nous appartient certainement pas de de travailler sur ces sujets il y a la question du comment qui est qui sur lequel il y a beaucoup de discussion je pense que nos salariés en tout cas sont beaucoup intéressés à la question du pourquoi et de voilà qu'est-ce qu'il faut faire et notamment quels sont les projets éditoriaux que ça la permet et c'est en ce sens que notamment dans le domaine de l'information que ça soit avec France Télévision mais également avec France médiamonde puisque nous partageons tous les trois même avec Lina même tous les quatre le projet le projet franceino je pense que c'est important de bien mettre au centre la dimension éditoriale la dimension de projet pour l'information mais également pour la proximité c'est en sens que deux directeurs de projet ont été nommés récemment pour justement les mettre en œuvre et permettre une visibilité plus forte de la part de nos collaborateurs sur le pourquoi parce que je pense que c'est vraiment l'essentiel si on veut embarquer les équipes dans ce type de réforme c'est d'expliquer pourquoi est-ce que l'on fait merci merci Madame Plet vous souhaitez qui est la parole très brièvement pour vous répondre madame la députée met sur l'intelligence artificielle vous poser la question de savoir que mettre en place pour s'en protéger ça passe d'abord par la formation évidemment de nos de nos journalistes ce que nous faisons à à France Télévision pour les initier tous à l'intelligence artificielle parce que c'est pas forcément quelque chose d'évident ça passe aussi ça a passé par la mise en place d'une charte de l'anonymat pour protéger nos sources vous vous posez la question de la protection de nos sources quand on récolte certains témoignages euh des témoignages sensibles il faut qu'on puisse protéger les les personnes qu'on interroge puisqueaujourd'hui avec l'intelligence artificielle on peut reconnaître une voix on peut déflouter une image donc aujourd'hui un simple floutage ne suffit plus donc ça suppose aussi de former nos équipes rédacteurs journalistes reporter d'images d'avoir une réflexion sur la manière dont aujourd'hui on recueille ses témoignages dont on les et dont on les tourne mais effectivement pour reprendre aussi ce que disait Jean-Philippe l'intelligence artificielle elle peut avoir des des avantages elle peut nous permettre effectivement de développer des enquêtes au sint comme on l'a fait dans le 20h avec nos enquêtes vidéos voilà donc risque et risque et inconvénient mais effectivement ça ça suppose une grande sensibilisation des des journalistes sur le sujet merci donc moi je vais reposer quelques questions mais après si mes collègues veulent encore poser ce sera vraiment les bienvenus moi je voulais avoir votre regard sur une information que j'ai entendu sur Radio France ce matin donc sur la rémunération des utilisateurs TikTok voilà c'est ce que ce que ça vous ce que ça vous inspire par rapport justement à à cette concurrence j'urais envie de dire cette mise en concurrence avec l'information et avec ce que ce que vous produisz ou est-ce que le fait d'aller sur TikTok enfin c'est voilà comment comment enfin ce que ça ce que ça vous inspire euh il y avait aussi vous avez parlé à de nombreuses reprises les uns les autres de la stratégie de la diversification notamment d'aller bah sur les différents réseaux sociaux de multiplier les formats enfin donc ben quells sont concrètement les les retombées est-ce que vous le voyez dans les dans les pars d'audience dans est-ce qu'on arrive à récupérer effectivement ou à élargir l'audience sur les jeunes générations puisque c'est aussi euh la demande que que vous émettez en fait que quand vous nous nous en parlez et puis moi j'avais une une question encore sur suite au rapport d'évaluation de de la mission de sur l'évaluation de la loi Bloche et les recommandations que nous avions pu formuler avec mon rapporteur Inaki et Chanis sur le métier de journaliste donc et la nécessité peut-être de alors on sait pas si enfin je vais pas dire repenser mais de de alors quand on dit que clarifier c'est c'est très clair le métier de journaliste pour qui sait ce qui est un journaliste voilà et et ce que ça comporte mais est-ce que à votre sens il faut le repréciser et si oui de quelle façon donc nous on suggérait aussi pourquoi pas sur des bandeaux de mettre la qualité de de journaliste alors à la radio c'est sûr que le bandeau c'est c'est c'est faut faut le c'est plus difficile quoi que maintenant on voit que beaucoup d'émissions de radio sont aussi filmé mais d'avoir en fait de bien mettre en évidence le fait que ce soit un un journaliste ou ou alors un chroniqueur ou un expert mais que ce soit régulièrement identifié dans dans les différentes émissions et on avie on avait aussi une une une recommandation sur peut-être de de redéfinir comment on obtenait une carte de presse voilà mes questions mais je ne sais pas si mes collègues souhaitent encore ont des questions éémentaire non donc vous avez le droit de répondre à je bien je veux bien répondre à votre question puisquon on en avait déjà parlé ensemble je pense dans d'une présidente de commission oui effectivement je pense qu'il faut qu'on clarifie qui parle H qui parle parce que aujourd'hui on voit un mélange des genres on ne sait plus qui est commentateur qui est ancien politique qui devient commentateur qui est journaliste et encore une fois je pense que qui est rémunéré qui n'est pas rémunéré encore une fois je crois qu'il faut clarifier ne serait-ce que pour faire acte de transparence telle personne est journaliste à dans tel journal ce qui aussi peut peut indiquer quelque chose en tout cas peut indiquer la ligne éditoriale de de ce journal même si encore une fois ce n'est pas parce que un journal une ligne éditoriale que tous les journalistes on ont la même ligne éditoriale ou en tout cas la même la même sensibil mais je crois qu'effectivement il faut clarifier pour que les gens puissent se repérer puisque c'était le début de mon propos ils sont perdus on est tous perdus on ne sait plus qui fait quoi qui est quoi et et ce qui ce qui ce qui va aussi avec les réseaux sociaux c'est ce que je vous disais tout à l'heure donc et puis surtout quand quand quelqu'un a aussi un passé politique je pense qu'il faut il faut l'exprimer en tant que tel quand je n'ai pas de problème que on retrouve des politiques sur des plateaux mais qui ne sont plus en en qui n'ont plus de mandat ou qui ne sont plus en activité mais qu' qu'on rappelle d'où ils viennent je pense qui en recherche un comme vous dites j'en sais rien mais mais en tout cas qu'on qu'on explique qui est là et et un communicant qui peut être sur un plateau mais communiquant pour qui voilà donc je pense qu'il faut rappeler les origines des uns et les autres ça veut pas dire qu'il faut il faut ficher hein jeis faire acte de transparence encore une fois je crois que c'est ce que nous demande aussi le public ce dont nous avons besoin c'était notre recommandation numéro 1 avecanis donc oui attendez je vous donne le micro ou je voilà quelques quelques compléments par rapport à ce que ce que vient de dire Jean Philippe bon sur les réseaux sociaux TikTok en particulier et l'ouverture du 8h de France Inter écoutter la bonne euh effectivement ils ont décidé de rémunérer leurs utilisateurs au nombre de de vues et de temps passés dire c'est leur logique c'est leur logique commerciale à laquelle nous n participons pas et à laquelle quand Facebook décide que les Médi les les les contenus d'information ne sont plus poussés par les algorithme c'est la même chose on ne sait pas ce qu'il y a sous leur capot en quelque sorte donc ils prennent des décisions et on en est les victimes euh la plupart du temps euh malgré tout euh parce que c'est un univers ce sont des univers les réseaux sociaux où on l'a dit euh un public jeune est présent pour nous médias de service public certes à l'international de surcroix il est essentiel qu'on soit présent sur ces sur ces plateformesl se détourner de ces plateforme là c'est décider que nous ne toucherons jamais ces jeunes et et nous pensons qu'il est essentiel aujourd'hui ourdhui avec ce que ça implique de formation de nos équipes de dépenses afférentes d'utilisation de nouvelles techniques et de d'apprentissage de nouveaux de nouvelles gramma il nous semble essentiel d'être présent sur dans ces environnementsl parce que sinon c'est c'est ce privé à coup sûr de de d'audience que que nous devons atteindre coûte que coûte et on en a pour preuve quand même l'efficience de cette stratégie dans certaines de nos langues pour vous donner quelques exemples quand on est au Cambodge sur une diffusion traditionnelle de la radio à une époque et et que on se rend compte que en fait nos consultations même de la radio et l'écoute de nos propositions éditoriales à l'ône de ce que sont nos médias bah se trouve sur Facebook parce que nous faisons de la radio filmée que nous nous nous nous faisons nous diffusons nos contenus sur ce vecteur là ben on on prend Facebook ou d'autres réseaux sociaux on sait que cette stratégie là est aussi payante euh un exemple en un dernier exemple utiliser les les potentialités qu'offre aujourd'hui WhatsApp pour la création de chaînes qui qui reprennent partie de nos médias ou de nos contenus ou permettent d'en d'en dévoiler les coulisses j' j'en parlais tout à l'heure nous avons fait ce ce choix- làà à l'automne dernier avec une émission emblématique de RFI appelle sur l'actualité avec une chaîne le le les les contenus en général de France 24 ou de ou de RFI et aujourd'hui sur ces trois chaînes là on compte plus de 7 millions d'abonnés si on si on ajoute les abonnés donc on sait que ils sont là et que on peut les atteindre sur ces vecteurs là après ça demande énormément d'agilité parce qu'aujourd'hui c'est ce vecteur est porteur il peut encore une fois la logique du capot fermé dont on ne connaît rien et on aimerait en savoir plus parce qu'on ne travaille pas non plus il faut pouvoir prévoir notre stratégie doit aussi s'adapter aux changements qui qui peuvent intervenir sur donc ça c'est c'est pour la la diversification et et les réseaux sociaux pour ce qui est du du métier de journaliste je je rejoins totalement Jean-Philippe en ce qui concerne la transparence dont nous devons faire preuve quant à à ceux qui s'expriment sur nos antennes et et ça c'est du devoir quotidien et même multiquotidien de ceux qui qui présente et qui anime de dire d'où on parle d'où la personne l'interlocuteur parle et qui elle est quand à l'attribution de la carte de presse il nous semble légitime qu'il est aussi une réflexion autour de ce sujet-l on en a fait part dans notre contribution aux états généraux de l'information que nous leur avons communiqué récemment nous n'avons pas encore été entendu enfin écouté en tout cas et auditionné dans dans ce cadre mais il nous semble légitime que tous les journalistes qui tirent l'essentiel voir la totalité de leur revenus d'une activité de médiia qui répond à des standards déontologiques et professionnels puissent bénéficier de de cette carte merci oui monsieur bon juste pour pour rebondir sur ces sur ce sujet finement que vous appelez la diversification certes ce sont des publics qu'il faut aller toucher là où ils sont mais ce qu'on peut dire aussi c'est que c'est une ces stratégies d'aller chercher ces publics permettent aussi des rebonds vers nos médias et ça c'est vraiment important de le comprendre je prends l'exemple d'une chaîne comme France Culture qui est pas spécialement n très facilement accessible notamment pour les publics les plus jeune en tout cas c'est pas c'est on peut faire beaucoup de campagnes du public on aura toujours du mal à leur dire c'est une proposition pour vous mais à travers une justement cette stratégie numérique qu'elle soit à travers les podcasts mais également à travers l'exposition de contenu plus court que ça soit sur TikTok sur d'autres on arrive à faire rebondir ses utilisateurs vers un consommation plus classique plus traditionnelle et et l'audience de franceculture aujourd'hui se porte extrêmement bien est t au plus haut historique elle n'a jamais été aussi élevée en partie grâce au succès de sa stratégie numérique qui repose certes sur la délinéarisation sur la capacité d'offrir des contenus à n'importe quel moment et sur n'importe sur beaucoup de types de format mais aussi beaucoup sur le fait d'aller chercher de nouveaux auditeurs dans ces réseaux et donc il y a certes une diversification mais c'est aussi en quel quelque sorte une stratégie de recrutement d'auditeurs à travers ces réseaux donc il y a peut-être de la rémunération mais Infiné il y a une récompense pour nous c'est d'amener des auditeurs plus fidèles et qui consomme nos médias merci oui alors Monsieur rason et ensuite monsieur belle pardon un tout petit mot très très rapide pour pour pour dire que il me semble qu'il y a là un enjeu vraiment majeur en fait pour pour des producteurs d'information d'être au contact euh des jeunes publics et que euh aujourd'hui euh comme comme pour France Culture c'est le cas pour aré euh son audience s'est démultiplié depuis sa présence sur YouTube sur TikTok et et et euh aujourd'hui alors dans dans dans des discussions où où effectivement il n'y a pas d'enjeu de rémunération euh évidemment mais où euh la question de l'attribution à la marque me paraître essentielle c'est-à-dire que ça n'est pas une question de certification mais viient d'attribution qui permet non seulement la découvrabilité mais aussi du coup l'habituation du public à bah des contenus et une forme qui est la marque de fabrique de certains médias merci alors non je voulais revenir sur ce que vous disiait sur l'attribution de la carte de presse je pense qu'il faut aussi faire attention de ne alors il y a des écoles aujourd'hui qui sont reconnues par la profession mais mais de ne pas restreindre aussi les l'arrivée de journaliste dans notre profession de futur journaliste dans notre profession il ne faudrait pas qu'on soit tous sur le même moule fait du même moule ce qui est déjà le cas et on a besoin de diversité on a besoin de gens aussi qui ne sont pas passés par les écoles qui ont une autre vision de la société que que nous pouvons avoir généralement et et qui nous apporte quelque chose donc qu'on revoit les conditions oui mais voilà je je je je préfère dire ce n'est que mon opinion mais attention à ne pas restreindre cette attribution d'avoir fait une école de journalisme reconnu par la par la profession oui j'entends bien en fait dans quand je vous posais la question c'était pas forcément dans mon esprit de la labellisation par une école de journalisme mais de voir au vu des nouveaux médias aussi qui arrivent comment on fait pour que quand on a une carte de presse il y a un certain nombre d'obligations liées à cela et à l'heure actuelle un certain nombre on va dire de producteur de contenu ne peuvent pas avoir cette carte de presse au vu des critères actuels et donc finalement ne sont pas soumis alors ils se soumettent on va dire de même à une charte de déontologie et un code de déontologie mais rien ne les y oblige puisqu'ils n'ont pas cette carte de presse voilà pour bien préciser mon mon propos qui n'était pas de enfin au contraire de restreindre mais plutôt de faire en sorte que un certain nombre de c'est pour je dis producteur de contenu parce que je n'ai pas d'autres terme puisse rentrer finalement dans ce moule mais qui est très très divers euh avec toutes les obligations liées au au fait d'être un journaliste madame plénet l'obtention de la carte de presse aussi pour poursuivre sur ce que vous dites c'est aussi un parcours c'est-à-dire qu'on devient titulaire d'une carte de presse professionnel au bout de 2 ans d'exercice pour un journaliste 1 an pour un journaliste reporter d'image donc il ne suffit pas de publier du contenu sur tel ou tel support et se prévaloir du titre de journaliste pour pour l'êre et pour revenir sur les offres jeunesse pour parler de France Télévision en fait pour peu finalement qu'on ait bah une offre qui qui intéresse ces jeunes publics on s'aperçoit bah qu'ils sont demandeurs on a comme je le disais tout à l'heure lancé c'est qui l'info notre JT jeune en septembre dernier sur les réseaux donc il faut aller chercher ce public là où il est aujourd'hui c'est 50000 abonnés sur la chaîne Youtube c'est 100on8 de vues la semaine dernière 17 millions depuis le lancement de de ce JT donc ces jeunes-là sont intéressés à à l'actu et on s'aperçoit aussi qu'ils sont très exigeants au départ on leur proposait un un JT que nous on appelle JT jeune avec trois quatre infos qu'on traitait quotidiennement et en fait on s'est aperçu en réalisant des études Cali qu'ils avaient envie qu'on approfondisse plutôt sur tel ou tel sujet plutôt que de passer d'un sujet à l'autre et et de zapper un peu et bien aujourd'hui on leur propose des JT de 6 minutes par exemple sur la crise à Taïwan les élections à taiïwan et c'est quelque chose qui marche très bien en fait voilà on a été les premiers surpris de découvrir que on a un public jeune qui a envie d'approfondissement de de décryptage parce que finalement aujourd'hui ils sont informés sur les réseaux et les infos que tout le monde voit il il les voit aussi ils ont envie qu'on aille plus loin en fait avec eux merci donc moi je me retourne vers mes collègues pour savoir si vous avez envie de d'un rebond non donc Mesdames et Messieurs de l'audiovisuel public ben je vais vous remercier au nom en mon nom et au nom de de tous mes collègues d'avoir participé à cette table ronde dans le cadre des états généraux de l'information c'était riche et vous nous avez donnéà matière à poursuivre nos réflexions et à à faire en sorte que notre contribution aux états généraux de l'information soit la plus riche et la plus plurielle possible donc merci beaucoup et je dis à mes collègues que nous nous retrouvons après la suspension des travaux parlementaires le mercredi 30 avril merci

🔴 Table ronde sur l’information dans les médias audiovisuels publics — Jean-françois Husson · Pourquijevote