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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 juin 2018 64 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploiSanté

Macron et "le pognon" des aides sociales #cdanslair 13.06.2018

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    On met un pognon de dingue dans les aides sociales et les gens ne s'en sortent pas.

  • 4:10OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est choquant, habile ?

  • 4:40RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la forme n'est pas là aussi pour faire oublier le fond ?

  • 6:30OuverteRéponse partielle

    Responsabiliser les pauvres, qu'est-ce que ça veut dire ?

  • 7:30RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ce n'est pas une mauvaise communication pour le moment présent ?

  • 8:50OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ce débat a-t-il été lancé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45PrésentateurFait
    « Rien ne sert de dépenser plus, il faut mieux accompagner et responsabiliser les personnes en difficulté avec un objectif clair, le retour dans le monde du travail. »
  • 0:54PrésentateurPromesse
    « Zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une promesse de campagne, une conquête sociale selon Emmanuel Macron. »
  • 2:50InvitéFait
    « On met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens, ils sont quand même pauvres. On n'en sort pas. »
  • 3:33InvitéChiffre
    « Les aides sociales, les minima sociaux en question, c'est 4 millions de Français qui sont concernés. »
  • 10:55InvitéFait
    « Il a raison. Si vous prenez les statistiques, ça ne marche pas correctement. »
  • 11:03InvitéFait
    « Le discours officiel, ça ne marche pas, donc il faut changer les tubulures. »
  • 11:27InvitéChiffre
    « La dépense publique, c'est 56% de notre richesse nationale. On doit passer à 52%. »
  • 12:19PrésentateurPromesse
    « Zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires. »
  • 13:20PrésentateurFait
    « 17 modèles de paire de lunettes 100% remboursés tous les deux ans. »
  • 13:24PrésentateurFait
    « 45% des prothèses dentaires existantes et d'ici à 2021, les audioprothèses. »
  • 16:45InvitéChiffre
    « Vous avez un système de protection sociale en France qui est extrêmement fourni, qui coûte 750 milliards d'euros avec des frais de gestion qui sont importants. »
  • 16:58InvitéChiffre
    « Les minimas sociaux, vous en avez une dizaine qui coûtent, je ne sais pas, 25 à 26 milliards d'euros. »
  • 21:07PrésentateurChiffre
    « Le débat, c'est effectivement les quelques 21 milliards de minima sociaux et d'aides qui ne marchent pas autant. »
  • 31:10PrésentateurChiffre
    « elle a coûté 5 milliards d'euros à l'État l'an dernier »
  • 32:42PrésentateurFait
    « depuis janvier 2016 le RSA activité et la prime pour l'emploi ont été remplacés par une seule et même aide, la prime d'activité »
  • 32:59PrésentateurChiffre
    « une somme pouvant aller de 15 euros à 187 euros par mois »
  • 33:06PrésentateurChiffre
    « la prime aurait engendré un recul du taux de pauvreté de 0,4 point »
  • 33:58InvitéChiffre
    « en 2016 quand elle a été créée fusion de la prime pour l'emploi et des aides 3 milliards d'euros 4 milliards d'euros pardon Aujourd'hui c'est 6 »
  • 35:11PrésentateurPromesse
    « le candidat Macron avait fait du maintien de cette mesure et de sa revalorisation une promesse de campagne »
  • 40:43InvitéFait
    « il y avait de dire je fais ce que je dis ce que j'ai dit je crains fort que sur ce sujet là il ne fasse pas tout à fait ce qu'il veut faire »
  • 41:11InvitéPromesse
    « pendant la campagne électorale on va augmenter la prime d'activité »
  • 44:05PrésentateurChiffre
    « là on va supprimer la taxe d'habitation pour tout le monde c'est 9 milliards d'euros »
  • 46:42PrésentateurChiffre
    « les aides aux entreprises c'est 140 milliards d'euros »
  • 48:23PrésentateurChiffre
    « 13 d'entre eux tous dirigés par des socialistes souhaitent expérimenter le revenu de base »
  • 48:30PrésentateurChiffre
    « ce n'est pas le revenu universel de Benoît Hamon mais la fusion de certaines aides sociales en un revenu minimum de 460 à 725 euros environ »
  • 51:32PrésentateurChiffre
    « coût estimé entre 9 et 25 milliards d'euros pour l'ensemble du territoire »
  • 54:36PrésentateurFait
    « il n'en était pas question »
  • 55:00PrésentateurFait
    « en Finlande par exemple il y a eu une expérimentation qui a été faite auprès de 2000 chômeurs »
  • 56:47PrésentateurFait
    « il y a le pognon de dingue que coûtent les pauvres »
  • 58:26PrésentateurFait
    « le zéro reste à charge pour les prothèses auditives et dentaires et pour l'optique »
  • 58:36PrésentateurFait
    « c'est une conquête sociale Emmanuel Macron »
  • 59:59PrésentateurChiffre
    « ça va coûter 700 millions d'euros par exemple à la science maladie »
  • 1:00:35InvitéChiffre
    « la protection sociale c'est 35% de notre richesse alors que dans les autres pays occidentaux c'est à peu près 22-25% »
  • 1:01:33PrésentateurFait
    « on a un taux de pauvreté parmi les plus bas d'Europe »
  • 1:02:16PrésentateurChiffre
    « vous avez moins d'un français sur deux qui payent l'impôt sur le revenu »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Invité21 %
  • ?5 %

≈ 27,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. On met un pognon de dingue dans les aides sociales et les gens ne s'en sortent pas. C'est du Emmanuel Macron, le président n'a pas renoncé aux formules provocantes et il les met en scène dans une vidéo tournée par l'Elysée et mise en ligne cette nuit. C'est un peu sa réponse au débat sur les aides sociales qui ne cesse de prendre de l'ampleur au sein de la majorité. Certains s'impatientent et réclament maintenant un tournant social. Le chef de l'État, lui, n'a rien lâché sur sa ligne ce matin à Montpellier. Il s'exprimait face au patron des mutuelles. Son message ?

Rien ne sert de dépenser plus, il faut mieux accompagner et responsabiliser les personnes en difficulté avec un objectif clair, le retour dans le monde du travail. Un discours marqué par une confirmation, le zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une promesse de campagne, une conquête sociale selon Emmanuel Macron. Macron est le pognon des aides sociales, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Ebtréa, vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. On peut retrouver vos éditos sur votre blog Controverse. Françoise Fressos, vous êtes journaliste, éditorialiste au quotidien Le Monde.

Sophie Feb, vous êtes journaliste, chef du service économie à l'Obs. Enfin, Fanny Guinochet, vous êtes journaliste à l'opinion, spécialiste des questions économiques et sociales.

1:28
Locuteur

On

1:28
Présentateur

vous retrouve tous les matins sur France Info. Bonsoir à tous les quatre. Merci

1:31
Locuteur

de

1:31
Présentateur

participer à ce C'est dans l'air en direct. Alors il faut quand même qu'on commence par cette émission, par cette vidéo. C'était assez inattendu, donc c'est une scène un petit peu volée à l'Élysée, une séance de travail. Alors pas du tout volée, puisque c'est l'attaché de presse d'Emmanuel Macron qui la filme. En tout cas, ça ressemble à une séquence de travail avec les conseillers d'Emmanuel Macron. Et là, il y va avec une formule dont il a le secret aïe de Tréa.

1:53
Invité

Oui, parce qu'en fait, ce qui est important, il y a le fond qui est important, parce que bon, et la forme. Et la forme, je dirais qu'autant le fond, c'est à peu près en conformité avec ce qu'il avait pu dire de façon très théorique, et ça reste très théorique pendant la campagne électorale. Mais alors sur le fond, c'est tout le contraire, justement, de ce qu'il avait dit précédemment. C'est-à-dire que vous avez, il avait dit par rapport à mes prédécesseurs, moi je vais prendre une posture gaullienne, présidentielle. Il est hors de question. Ce qui compte, c'est ce que je dis, c'est pas la façon dont je le dis, c'est pas les coulisses, je dirais, du pouvoir.

Au contraire, les coulisses doivent rester secrètes. Et là, il nous fait tout le contraire. Alors certes, il a encore une cravate, il est sous les ors de l'Elysée, mais il nous envoie ce petit message en pleine nuit. C'est évidemment très préparé. Il parle avec son cabinet. Il

2:45
Présentateur

les secoue un peu,

2:46
Locuteur

en leur disant que le discours

2:48
Présentateur

va pas dans le bon

2:49
Locuteur

sens, qu'on comprend rien.

2:50
Invité

Il joue, il surjoue. Parce que sincèrement,

2:54
Locuteur

il

2:54
Invité

l'avait dit pendant la campagne,

2:55
Locuteur

il

2:55
Invité

avait dit, en fait, il faut revoir la tubulure des aides sociales, tout ça, en fait, on met de l'argent dedans, mais ça va pas au bon endroit, il faut revoir tout ça pour que ça soit plus efficace. Et là, ce qui se passe, c

3:04
Locuteur

'est

3:04
Invité

qu'il sait qu'il entame la deuxième phase de son quinquennat. Cette deuxième phase, elle va justement prendre à bras le corps, normalement, elle devrait prendre à bras le corps le sujet des retraites,

3:17
Locuteur

le

3:17
Invité

sujet des aides sociales, puisqu'il l'avait dit, et il sait que c'est un sujet qui est quasiment tabou en France. Ni la droite ni la gauche ne s'y sont vraiment jamais attaqués. Et donc, il sait que là, c'est sensible. C'est sensible parce qu'il touche à des millions de personnes, les aides sociales, les minima sociaux en question, c'est 4 millions de Français qui sont concernés. Et c'est un matelas qui, quand même, permet d'amortir les temps difficiles davantage en France que dans d'autres pays européens. Donc, il sait qu'il s'attaque à quelque chose de compliqué, et en plus, qui est souvent

3:51
Locuteur

compliqué

3:52
Invité

à comprendre, parce que je suis sûr qu'il y a beaucoup de, je dirais, de mauvaises interprétations de ce qu'il a pu dire. Il le sait, ça. Alors, il essaye de, avant son discours, il se prononçait aujourd'hui, il faisait un discours à la mutualité, dans un univers qui est justement l'univers de la solidarité, et donc, il prépare les esprits.

4:13
Présentateur

– Et comment ? Avec une formule qui a été diversement reçue, on va le voir dans un reportage dans un instant, ça a hérissé une partie de la gauche, et même parfois de sa majorité, dont certains ont des états d'âme. À quoi ça sert ? À quoi ça sert

4:29
Locuteur

de

4:30
Présentateur

prendre les Français à témoin d'une séance de travail à l'Élysée, en utilisant, alors on

4:34
Locuteur

ne va

4:34
Présentateur

pas non plus jouer, voilà, ce

4:36
Locuteur

n

4:36
Présentateur

'est pas des pudeurs de gazelles, comme aurait dit

4:38
Locuteur

Jean

4:38
Présentateur

-Luc Mélenchon, voilà, c'est une façon de parler assez triviale, il dit, voilà, on met un pognon de dingue dans ces aides-là, et ça ne fonctionne pas. Est-ce que c

4:46
Locuteur

'est

4:46
Présentateur

choquant

4:46
Locuteur

? – Est-ce que

4:47
Présentateur

c'est habile, choquant ? Alors, moi, ça m'a un peu choquée, et en fait, je vais vous dire, ce qui m'a choquée, c'est l'image. C'est-à-dire que ça se passe dans le Salon vert de l'Élysée, c'est un magnifique endroit, vous avez toutes les chaises dorées à côté, et vous avez le président qui dit, on met un pognon dingue dans les minima sociaux, et là, on se dit, il est quand même débranché, le président. Et je trouve qu'on est à un moment du quinquennat où on se demande, est-ce qu'Emmanuel Macron a du cœur ? C'est-à-dire, est-ce qu'il a de la sensibilité

5:13
Locuteur

aux

5:14
Présentateur

problèmes sociaux ? Et je trouve que cette séquence, elle

5:17
Locuteur

n

5:17
Présentateur

'est pas bonne à cause de ça. Je pense qu'ils ont voulu envoyer un message très politique à ceux qui disent, l'assistanat, ça suffit. Une partie de la droite a sans doute beaucoup apprécié ce discours. Mais je trouve que, si vous raisonnez sur l'ensemble des Français, après aussi la séquence qu'il y

5:32
Locuteur

a

5:32
Présentateur

eu, vous savez, sur l'immigration, où la France a beaucoup tardé à dire, est-ce qu'on va accueillir les réfugiés ? Je trouve qu'il y

5:39
Locuteur

a

5:39
Présentateur

un manque de sensibilité, et qui n'était peut-être pas obligatoire, parce que le fond de son discours est assez audible et cohérent. C'est de dire, ça ne fonctionne pas, il faut changer des choses. Tout le monde est à peu près d'accord. Mais la façon dont il dit et l'endroit qu'il choisit pour le dire, moi je me suis dit, mais je pense que ce n

5:56
Locuteur

'est

5:56
Présentateur

pas une bonne communication pour le moment présent. Franchement, dire, on va responsabiliser les pauvres.

6:03
Locuteur

Est

6:03
Présentateur

-ce que, de son salon à l'Elysée, au moment où il est en train de changer toute la vaisselle de Sèvres, est-ce que c'est digne

6:10
Locuteur

?

6:10
Présentateur

Ça coûte

6:10
Locuteur

très cher. Est-ce que c'est digne

6:11
Présentateur

? Peu de temps après qu'il ait reçu secrètement, le leader de la CFDT qui a confié à des proches en sortant qu'il l'avait trouvé un peu illuminé, un peu hors sol, persuadé que quelque chose lui est tombé sur la tête et qu'il a un destin. C'est quand même un peu bizarre. Et puis, responsabiliser les pauvres,

6:30
Locuteur

on

6:30
Présentateur

a l'impression que...

6:31
Locuteur

C'est ce qu'il dit dans

6:31
Présentateur

la suite de la vidéo. C'est ce qu

6:32
Locuteur

'il

6:32
Présentateur

dit dans la vidéo.

6:33
Locuteur

Et c'est ce qu'il redit dans son discours ce matin. Oui,

6:34
Présentateur

responsabiliser les pauvres, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il a demandé aux riches d'être responsabilisés quand on leur a enlevé l'ISF sur les valeurs mobilières ? Est-ce qu'il leur a demandé de justifier après ce qu'ils allaient faire de leur argent ? Est-ce qu'il demande qu'on responsabilise les gens qui quittent la France et qui doivent théoriquement mettre

6:50
Locuteur

de l'argent de côté pour un impôt ? Il a choisi une ligne en fait. C'est ça que vous

6:52
Présentateur

expliquez. Il a choisi une ligne politique et qu'il... En tout cas, il n

6:54
Locuteur

'est

6:54
Présentateur

pas sensible au débat porté y compris par certains économistes qui ont travaillé avec lui pendant sa campagne, qui lui disent « Attention, n'oublie pas ta jambe gauche ». Là, c'est pire que ça. On a l'impression qu'il n'est plus du tout au contact de la réalité et des vrais gens. Lui, il vient d'Amiens, il est fils de médecin, il a trouvé que c'était plus difficile pour lui de grimper en haut de l'échelle que pour ses petits copains qui étaient bourgeois du 7e arrondissement de Paris à l'ENA et il a l'impression que les victimes, c'est les gens comme lui ou quoi ? En

7:20
Locuteur

tout cas, vous avez trouvé

7:20
Présentateur

que cette séquence-là était choquante, visiblement.

7:22
Locuteur

Elle était

7:23
Présentateur

choquante, mais visiblement... Ce qui me choque aussi, c'est la forme. Parce que pourquoi ça vient de sa chargée de communication qui sort ça au milieu de la

7:29
Locuteur

nuit ? Donc,

7:32
Présentateur

la forme est là aussi pour faire parler. Est-ce que la forme n'est pas là aussi pour faire oublier le fond et le débat qui l'ouvre ? Alors, effectivement, moi, je partage ce qui est dit là. J'ai été vraiment surprise. Pour trouver la stratégie derrière, on peut se poser des questions.

7:47
Locuteur

C

7:48
Présentateur

'est clair que ça va choquer un certain nombre de représentants d'associations, de représentants syndicaux. Ça, c'est clair que c'est une volée de voie verte. Après,

7:59
Locuteur

je

7:59
Présentateur

me suis demandé, avec le recul, si finalement, ils ne s'adressaient pas, en prenant un langage très populaire, à certains Français qui expriment le fait qu'ils trouvent qu'il

8:09
Locuteur

y a

8:09
Présentateur

un assistana, qu'il

8:10
Locuteur

y a

8:10
Présentateur

trop d'assistana. Quand on regarde les sondages, il y a quand même 4 Français sur 10 qui trouvent que l'État français est trop généreux. Alors, c

8:17
Locuteur

'est... C'est à eux qu'ils

8:18
Présentateur

parlaient, peut-être ? Peut-être. En tout cas, c'est comme pour le contrôle des chômeurs. Le contrôle des chômeurs, à chaque fois que vous mettez ce sujet sur la table, ça fait bondir les élites, ça fait bondir les représentants syndicaux. Un peu moins patronaux, mais les représentants syndicaux, ça fait bondir les représentants d'associations. Puis, quand vous interrogez les Français, vous avez une majorité de Français qui est pour le contrôle des chômeurs parce qu'on a toujours l'impression, c'est culturel, mais l'impression que les autres, ils profitent plus du système. Alors, je me suis demandé si, effectivement, il n

8:48
Locuteur

'y

8:48
Présentateur

avait pas cette stratégie-là. Mais sinon, pour le reste, tout ce qui a été dit sur la forme, sur la façon dont c'est posté, ça surprend. En plus, aujourd'hui, le discours qu'il fait à la mutualité est beaucoup plus polissé. On retrouve des... est beaucoup moins décomplexé. On retrouve une ligne, une tonalité de discours qui était quand même celle de la campagne. Vous parlez de la forme, parce que

9:12
Locuteur

sur le fond, il dit la même chose.

9:14
Présentateur

Oui,

9:14
Locuteur

oui.

9:14
Présentateur

Mais quand même, on retrouve... le discours qu'il a fait aujourd'hui, ça ressemble au discours qu'on a pu connaître pendant la campagne présidentielle sur le système fonctionne mal, il faut le changer, il faut faire en sorte que ceux qui ont besoin, par exemple, ils rappellent que 30% des bénéficiaires des minima sociaux ne les demandent pas parce que le système est trop complexe. Donc, il y

9:36
Locuteur

a

9:36
Présentateur

des élans de solidarité qu'on ne retrouve pas du tout dans cette toute petite phrase, mais qui fait effectivement polémique et qui vient effacer tout le reste. On a l

9:44
Locuteur

'impression

9:44
Présentateur

qu'il n

9:45
Locuteur

'est

9:45
Présentateur

pas du tout sensible à cette petite musique qui, on va y rentrer dans le détail, qui est née depuis ce débat autour des aides sociales lancé par Gérald Darmanin et Bruno Le Maire

9:52
Locuteur

ou

9:52
Présentateur

même par des économistes de sa

9:54
Locuteur

campagne. On a l'impression qu'en

9:56
Présentateur

faisant cela, Yves Tréhard, il trace sa route.

9:59
Locuteur

Il

9:59
Présentateur

dit « Et je vais continuer à parler comme

10:01
Locuteur

j

10:01
Présentateur

'ai toujours parlé aux Français et

10:03
Locuteur

je ne change

10:04
Présentateur

rien.

10:05
Locuteur

»

10:05
Invité

Il n'a fait qu'une erreur, c'est de dire qu'il faisait et de droite et de gauche.

10:08
Locuteur

Je

10:08
Invité

pense qu'il a fait cette erreur

10:09
Locuteur

-là.

10:10
Invité

Parce qu'en fait, effectivement, quand on reçoit ça, quand on reçoit ces propos, quelle que soit la forme d'ailleurs, aujourd

10:16
Locuteur

'hui

10:16
Invité

ou dans la nuit, ce sont des propos qui peuvent apparaître de droite. Mais ils ne sont pas d'une droite française. C'est ça qui est intéressant. Il est hors système. Vous prenez une partie de l'électorat de droite ou de représentants de droite. Je ne

10:29
Locuteur

sais

10:29
Invité

pas si vous avez vu les réactions de

10:30
Locuteur

quelques

10:30
Invité

représentants

10:31
Locuteur

de droite aujourd

10:31
Invité

'hui

10:31
Locuteur

qui

10:32
Invité

sont des tenants d'une droite,

10:33
Locuteur

on

10:34
Invité

va dire, gaullienne, sociale, seguiniste, étatiste,

10:39
Locuteur

dirigiste.

10:39
Invité

Et la droite française a d'abord été ça. La droite bonapartiste, elle est assez interventionniste. Elle est pour que l'État aide justement les plus défavorisés. Il ne

10:49
Locuteur

dit

10:49
Invité

pas qu'il ne

10:49
Locuteur

faut

10:49
Invité

pas aider les plus défavorisés. Il dit que ça ne marche pas. Il a raison. Si vous prenez les statistiques, ça ne marche pas correctement. Premièrement. Deuxièmement, ça coûte beaucoup plus cher chez nous qu'ailleurs. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit, le discours officiel, ça ne marche pas, donc il faut changer les tubulures.

11:09
Locuteur

Et

11:09
Invité

il

11:09
Locuteur

y

11:09
Invité

a un discours officieux, c'est qu'il doit faire des économies, le président de

11:12
Locuteur

la République. On n'a pas

11:12
Présentateur

parlé là,

11:13
Locuteur

ni ce matin, ni dans la vidéo.

11:15
Invité

C'est aussi le but du jeu. Et c'est là où il peut se faire attaquer par ses oppositions, puisqu'elles sont multiples et variées. C'est que le président de la République, dans son discours de campagne, il va le faire. Il va le faire, il n

11:25
Locuteur

'a

11:25
Invité

pas commencé à le faire. Il a dit, la dépense publique, c'est 56% de notre richesse nationale. On doit passer à 52%.

11:33
Locuteur

Et

11:34
Invité

pour gagner 4 points, et pour être dans les clous, en plus des exigences européennes, il doit faire des économies. Jusqu'à présent, depuis qu'il est à l'Élysée, on n'a pas vu le début d'une économie. Pas le début. Il a, je crois, supprimé 1600 postes de

11:49
Locuteur

fonctionnaires.

11:50
Invité

Et ce n

11:50
Locuteur

'est

11:50
Invité

pas grand-chose. Donc, il s'attaque à ça aussi. Et

11:54
Locuteur

c

11:54
Invité

'est les deux raisons.

11:55
Locuteur

C

11:55
Invité

'est 1, efficacité, 2,

11:57
Locuteur

économie.

11:57
Présentateur

Économie. Nous allons poursuivre cette discussion sur les économies. Cette séquence de travail, en tout cas tournée à l'Élysée, a mis le feu aux poudres. La phrase sur le pognon, de dingue, mis dans les aides sociales, a fait réagir toute la classe politique. Le président, lui, ce matin, à Montpellier, a dénoncé la logique de guichet en affirmant que la solution n'était pas forcément de dépenser plus pour faire mieux. Dans la foulée, il a confirmé sa promesse de campagne. Zéro reste à charge. Pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une conquête sociale sur Emmanuel Macron. Gladys Lafitte, Jérémy Normand et Pierre-Jean Perrin.

12:31
Locuteur

C

12:31
Présentateur

'est le prochain grand chantier d'Emmanuel Macron, la politique sociale.

12:36
Locuteur

Ce

12:36
Présentateur

matin, devant le congrès des mutualistes, le président de la République a parlé santé et prévention en écho à ses engagements de campagne.

12:47
Locuteur

C

12:47
Invité

'est cela, le combat que je veux pour ce quinquennat.

12:50
Locuteur

Une

12:51
Invité

vie digne. Et une vie digne, ça ne veut pas dire promettre de rester là où on est né.

12:57
Locuteur

Ça

12:58
Présentateur

ne veut pas dire promettre de rester là où on est tombé. Ça veut dire avoir une société qui vous donne les conditions de cette dignité.

13:05
Locuteur

Pour

13:06
Présentateur

les personnes les plus en difficulté, le chef de l'État annonce le remboursement total de certains soins de santé.

13:12
Locuteur

C

13:13
Présentateur

'est le reste à charge zéro. Les opticiens devront proposer 17 modèles de paire de lunettes 100% remboursés tous les deux ans. également remboursés 45% des prothèses dentaires existantes et d'ici à 2021, les audioprothèses. Des annonces en faveur des plus pauvres, mais c'est une autre intervention du chef de l'État qui a marqué les esprits, la préparation de ce discours.

13:35
Locuteur

Hier

13:36
Présentateur

soir, minuit et demi, la directrice de communication du président de la République poste cette vidéo sur Twitter. Emmanuel Macron, en pleine répétition, face à son équipe, le langage se veut cru et familier.

13:49
Locuteur

Moi,

13:50
Invité

je fais un constat qui est de dire que tout le système social,

13:53
Locuteur

on

13:53
Invité

met trop de pognon,

13:54
Locuteur

on

13:55
Invité

déresponsabilise et on est dans le curatif.

13:58
Locuteur

Et

13:58
Invité

donc, toute notre politique sociale, et c'est pour ça que j'ai besoin de vous, mutualistes,

14:02
Locuteur

c

14:03
Invité

'est qu'on doit mieux

14:03
Présentateur

prévenir, ça nous coûtera moins ensemble, et on doit mieux responsabiliser tous les acteurs.

14:08
Locuteur

Donc, vous

14:08
Présentateur

savez,

14:09
Locuteur

moi, je

14:09
Auditeur

pense que c

14:09
Locuteur

'est simple.

14:11
Invité

Prévenir, responsabiliser.

14:13
Locuteur

La

14:13
Invité

politique sociale, regardez,

14:15
Locuteur

on

14:16
Invité

met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens,

14:18
Locuteur

ils

14:18
Invité

sont quand même pauvres. On n'en sort pas. Les gens qui restent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres.

14:24
Locuteur

On

14:25
Invité

doit faire un truc qui permet aux gens de s'en sortir.

14:27
Présentateur

Deux minutes soigneusement choisies, filmées par le caméraman de l'Elysée, validées par le président lui-même.

14:35
Locuteur

Une

14:35
Présentateur

opération de communication savamment orchestrée pour marquer les esprits et faire passer un message, le système d'aide sociale sera bien réformé.

14:45
Locuteur

Des

14:45
Présentateur

déclarations qui ne passent pas auprès de l'opposition. Dès ce matin, Martine Aubry dit dans un communiqué sa consternation.

14:54
Locuteur

Le

14:55
Présentateur

président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus.

14:59
Locuteur

D

15:00
Présentateur

'abord assimilé à des fainéants et des profiteurs, aujourd'hui, il nous dit qu'on met trop de pognon pour les minima sociaux. Les propos du président de la République révèlent s'il en était encore besoin la direction prise par sa politique, s'attaquer aux plus faibles encore et encore.

15:15
Locuteur

Dans

15:16
Présentateur

les couloirs de l'Assemblée nationale, à gauche comme à droite, la forme, mais aussi le fond des déclarations du président interroge.

15:25
Locuteur

Je

15:25
Invité

ne

15:25
Locuteur

vois

15:25
Invité

pas l'intérêt qu'il y

15:26
Locuteur

a

15:26
Invité

comme ça de mal parler, de mal parler de choses qui sont importantes pour les Français, de faire croire qu'il y aurait en quelque sorte trop de dépenses sociales et qu'il faudrait responsabiliser ceux qui les perçoivent comme si ça n'était pas le cas. Moi, j'ai un peu de mal à comprendre cette séquence

15:40
Locuteur

parce

15:40
Invité

qu'en réalité,

15:42
Locuteur

il

15:42
Invité

n

15:42
Locuteur

'y a

15:42
Invité

pas dit grand-chose ce matin s'agissant justement de remettre à plat notre système des socials en France.

15:48
Présentateur

Un malaise présent également du côté de la frange gauche de la majorité.

15:53
Locuteur

Il

15:53
Présentateur

ne

15:53
Locuteur

faut

15:53
Présentateur

pas présenter les choses comme ça. Je suis très très mal à l'aise avec cette phrase. Dans la vie de tous les jours, on peut parler entre copains, entre amis, mais là, sauf que ce n'était pas entre copains, entre amis. Donc je pense qu'il faut faire attention. Je

16:06
Locuteur

ne souhaite pas

16:06
Présentateur

encore commenter plus quelque chose qui ne me semble pas très importante, même s'il fait le buzz. Une défiance de moins en moins rare dans son propre camp.

16:14
Locuteur

Il

16:15
Présentateur

y a dix jours déjà, les trois économistes qui ont inspiré le programme du candidat Emmanuel Macron exprimaient leurs craintes face à la ligne politique du gouvernement, jugée trop à droite, pas assez sociale.

16:28
Locuteur

Et

16:28
Présentateur

nous allons revenir sur cette note de ces trois économistes. Emmanuel Macron n'a-t-il pas entièrement raison quand il parle d'être sociale trop nombreuse et mal gérée

16:35
Locuteur

? Oui,

16:37
Invité

en fait, c'est compliqué parce qu'on dit être sociale, on n'a pas dit grand-chose.

16:42
Locuteur

Vous

16:42
Invité

avez un système de protection sociale en France qui est extrêmement fourni,

16:45
Locuteur

qui

16:45
Invité

coûte 750 milliards d'euros avec des frais de gestion qui sont importants. Et puis, vous avez ce qu'il dit cette nuit, il parle des minimas sociaux. Les minimas sociaux, vous en avez une dizaine qui coûtent, je ne

16:58
Locuteur

sais

16:58
Invité

pas, 25 à 26 milliards d'euros, je crois. Et alors, c'est le RSA.

17:03
Locuteur

C

17:03
Invité

'est des gens, si vous voulez, qui reçoivent de l'argent sans contribuer. C'est-à-dire, ce sont des allocations non contributives. Vous recevez cet argent-là mais vous n'avez pas cotisé pour le recevoir, cet argent. Alors, c'est pour les adultes handicapés, handicapés, pardon, pour les... la vieillesse, enfin, une allocation personnes âgées, le RSA, qui est un

17:23
Présentateur

vrai

17:23
Invité

problème.

17:24
Locuteur

Et

17:24
Invité

les départements s'en plaignent parce que c'est eux qui payent le RSA, c'est le revenu de solidarité active. Enfin, c'est une dizaine de dispositions comme ça. Et ces dispositions, on s'aperçoit, c'est ce que dit le président de la République, mais même les économistes et les observateurs avertis le disent, ces aides-là ne permettent pas aux gens de sortir de l'état de précarité dans lequel ils sont. Par exemple, au bout de 4 ans de revenus de solidarité active, eh bien, vous n'avez que 50% des allocataires, enfin, des bénéficiaires de ce RSA qui remettent le pied à l'étrier, qui trouvent un emploi. Donc, ça veut dire qu'il y

18:05
Locuteur

a

18:05
Invité

un échec et que ça

18:06
Présentateur

ouvre

18:07
Invité

la porte d'ailleurs à quoi ? À un discours qui peut être un discours tenu là par des gens qui vont plus loin en disant on est dans un régime d'assistanat, c'est-à-dire que les gens, ils restent dans un système d'assistanat et c'est pas très... Alors que lui, il est toujours pour l'activité, l'actif, c'est un des mots clés de son... La priorité, c'est de l'emploi. Donc, voilà un peu...

18:30
Locuteur

Mais pourquoi ce débat

18:31
Présentateur

a

18:31
Locuteur

-t

18:31
Présentateur

-il été lancé ? Reprenons le film au

18:33
Locuteur

début. Alors, je ne

18:35
Présentateur

parle pas à l'origine. Là, dans la séquence assez courte, on n'a pas parlé beaucoup des aides sociales pendant cette campagne électorale en tout cas.

18:43
Locuteur

Il en a parlé.

18:44
Présentateur

Il en a parlé ? Qu'est-ce qu'il disait à l'époque

18:45
Locuteur

? Il dirait la même chose. La même chose. Donc là, il

18:47
Présentateur

est cohérent ? Non ? Pas tout à fait. Il

18:49
Locuteur

disait quand

18:49
Présentateur

même qu'il fallait les revaloriser. D'ailleurs, il a commencé

18:51
Locuteur

à le faire. Il a

18:52
Présentateur

revalorisé le minimum vieillesse. Il a revalorisé un petit peu l'allocation adulte handicapé. Et surtout, il voulait revaloriser la prime d'activité. La prime d'activité, c'est deux choses.

19:01
Locuteur

C

19:01
Présentateur

'est l'ancienne prime pour l'emploi. Donc, on va en reparler un peu plus tard. Mais donc, il voulait les revaloriser pendant la campagne. Pourquoi on est parti sur ce débat-là avec Bruno Le Maire, Gérald Darmanin qui se sont mis à dos une partie du gouvernement

19:13
Locuteur

et de la majorité

19:14
Présentateur

? Mais

19:14
Locuteur

parce qu

19:14
Présentateur

'il va lever le lièvre. Pourquoi ça pose autant de problèmes ? C'est parce qu'ils sont à la chasse aux économies aujourd'hui. Ils cherchent 60 milliards d'euros d'économies budgétaires et dans les dépenses de santé. Et le débat qui s'est ouvert, c'était un débat budgétaire. On va couper dans les aides sociales,

19:30
Locuteur

on

19:30
Présentateur

va couper dans les aides aux entreprises, puis après,

19:32
Locuteur

on

19:32
Présentateur

va couper dans les aides sociales. Et je pense que c'est pour ça qu'Emmanuel Macron est aussi monté au créneau. C'est pour ça aussi qu'on commence à avoir des bribes du plan pauvreté parce qu'au gouvernement, il se dit si c'est juste uniquement un débat budgétaire, on va vous ratiboiser, ça va très mal partir. Donc, il donne quelques bribes de son plan pauvreté mais en même temps, quand vous voyez, quand il dénonce en disant c'est très compliqué, ça ne marche pas, on voit qu'il a énormément de mal lui-même à donner la mesure, par exemple, qui va régler le problème et qui fera que la prime d'activité, elle va vraiment marcher. Pourquoi ?

Et Hollande avait agi, il avait essayé de regrouper certains trucs, c'était extrêmement compliqué d'avoir un système performant. Donc, je pense qu'il a voulu revoir tout ça en disant j'ai une nouvelle politique sociale qui n'est pas celle de mes prédécesseurs. Ce n'est pas uniquement un débat budgétaire mais en même temps,

20:22
Locuteur

on

20:22
Présentateur

est dans un flou total parce qu'il manque des mesures très précises et très concrètes pour rassurer les Français et leur dire bon, oui, on va vers une amélioration et pas vers un ratiboisage. C'est un tabou en France de dire ce qu'a dit Bruno Le Maire, on ne peut pas faire des économies sans s'atteler à la dépense sociale en France. C'est un tabou, les prédécesseurs s'y sont essayés,

20:43
Locuteur

est-ce que c'est au niveau ?

20:44
Présentateur

La dépense sociale, c'est ce que disait Yves aussi, c'est 714 milliards de dépenses mais certaines sont contributives, c'est-à-dire que vous cotisez pour les payer, c'est votre système d'assurance maladie,

20:54
Locuteur

c

20:54
Présentateur

'est votre système d'assurance vieillesse et là, il n'est pas question de leur mettre à plat, il l'a dit d'ailleurs le président,

20:59
Locuteur

il l'a dit, c

21:00
Présentateur

'est la sécurité sociale, c'est l'héritage de 45, on n'y touche pas. Non, le débat, c'est effectivement les quelques 21 milliards de minima sociaux et d'aides qui ne marchent pas autant. Donc on voit bien l'idée qu'il a, c'est essayer je pense d'apporter un contrôle plus fort sur ceux qui délivrent le RSA et je pense qu'au gouvernement ils disent, par exemple dans les Bouches-de-Rhône, il n'y

21:20
Locuteur

a

21:20
Présentateur

que 40% d'accompagnement alors que dans le Val-d'Oise, il y

21:23
Locuteur

en

21:23
Présentateur

a 90%. Donc il y a certains départements qui sont beaucoup plus accompagnateurs dans le retour à l'emploi que d'autres. Donc je pense qu'ils vont essayer d'améliorer ça mais je ne pense pas qu'il arrivera à changer de fond en comble le système parce que tous ses prédécesseurs ont compris que c'était extrêmement compliqué d'essayer d'unifier toutes les aides qu'on a et d'essayer de faire en sorte que le système performe. Le fait qu'il soit caricaturé pourrait-on dire ou alors à juste titre résumé comme le président des riches, est-ce que ça le gêne dans cette séquence-là ?

On a entendu certains membres de la majorité qui ne vont pas avec le dos de la petite cuillère une des députées qui expliquait clairement que ça c'est une phrase qu'elle ne peut pas accepter. Est-ce que là on est à la veille d'un problème politique pour Emmanuel Macron ? Le problème politique il est déjà posé puisque l'image de président des riches lui colle à la peau et c'est sûr que en posant ce débat en mettant ce débat sur la table qui est effectivement un débat un peu tabou en France en plus qui est très difficile à poser correctement on a beau dire que

22:26
Locuteur

ce

22:26
Présentateur

n

22:26
Locuteur

'est

22:26
Présentateur

pas efficace il faut être pragmatique on n'arrive pas à trouver la bonne pédagogie pour le faire en posant ce débat il remet une pièce dans la machine mais à la rigueur c'est ce que vous disiez tout à l'heure Emmanuel Macron je crois qu'au final il s'en fiche il s'en moque il trace d'ailleurs il prend la même rhétorique que pour la SNCF la SNCF c'était quoi la rhétorique de pourquoi on fait une réforme les trains ne marchent pas ils n'arrivent pas à l'heure et ça vous coûte plus cher et pourtant c'est un service public c'est une vieille entreprise à laquelle on est attaché on la réforme il fait pareil regardez notre modèle social il n'est pas vraiment performant il est vieillissant il n'atteint pas le but qu'il devrait atteindre donc on va le réformer et on va le réformer c'est la même logique et derrière quand on revoit le parcours d'Emmanuel Macron c'est pas la première fois qu'il sort une petite phrase souvenez-vous des fainéants souvenez-vous il rentre en politique en tant que ministre de l'économie il parle des illettrés pour parler des ouvrières de chez GAD ça avait fait scandale et il y a eu plein d'exemples là encore récemment quand il dit aux employés de GMS qu'ils ne trouvent pas de travail qu'il faut qu'ils bougent et qu'ils acceptent un job 100 km à la ronde alors qu'il n

23:40
Locuteur

'y a

23:40
Présentateur

pas de train finalement il s'en moque il perd un peu dans son électorat en revanche là où la séquence elle est plus difficile pour lui c'est en termes de calendrier c'est que il arrive après cette séquence elle arrive un an après qu'il soit à l'Elysée et qu'il n

23:55
Locuteur

'y

23:55
Présentateur

a eu que des mesures libérales les ordonnances travaillent la loi Pacte on

24:00
Locuteur

va beaucoup parler

24:01
Présentateur

on va beaucoup parler de la loi Pacte qui est portée par Bruno Le Maire qui est censé aider les entreprises c'est perçu comme une loi il y a des privatisations dedans il

24:09
Locuteur

y

24:09
Présentateur

a les suppressions des seuils c'est perçu comme une loi libérale

24:13
Invité

il surfe là-dessus il

24:14
Locuteur

surfe là-dessus et le volet protection il a réussi

24:17
Invité

ces deux réformes

24:18
Locuteur

la

24:18
Invité

réforme du code du travail il l'a réussi enfin il est passé la réforme de la SNCF

24:22
Locuteur

on va voir

24:22
Invité

ce que ça donne mais il est passé

24:24
Locuteur

moi

24:24
Invité

je crois qu'il y a aussi quelque chose qui est fondamental chez Emmanuel Macron c'est qu'il n

24:28
Locuteur

'est

24:28
Invité

pas du tout dans la philosophie collective française il n

24:31
Locuteur

'est

24:31
Invité

pas du tout dans la philosophie il

24:33
Locuteur

n'est pas dans la

24:34
Invité

philosophie du Conseil National de la Résistance notre

24:36
Locuteur

régime

24:38
Invité

social il a été construit par le Conseil National de la Résistance dont je rappelle qu'il a été construit par des communistes des socialistes des radicaux de gauche des gaullistes des gens de toute opinion de toute sensibilité et lui il est en train je ne

24:52
Locuteur

sais

24:52
Invité

pas s'il y arrivera mais en fait si on regarde bien son vocabulaire quand il parle de responsabiliser quand il parle de parcours individuel quand il parle il est quoi ?

25:03
Locuteur

il

25:03
Invité

est libéral non ?

25:04
Locuteur

oui il est

25:04
Invité

libéral bien sûr mais ce qui prime c'est l'individu ce n

25:07
Locuteur

'est

25:07
Invité

pas le collectif d'accord notre société elle a été construite sur la collectivité et

25:12
Locuteur

la solidarité l

25:12
Présentateur

'idée du système social à la française c'était de dire les bien portants payent pour les malades et les actifs

25:18
Locuteur

payent pour les retraités ça il ne le remet

25:19
Invité

pas en cause si parce qu'il dit il faut se responsabiliser donc vous vous en sentirez c'est la méthode qui est le dit c'est pas demandez-vous ce que l'État peut faire pour vous c'est demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'État moi

25:32
Locuteur

je me lancerai quand même parce qu'il l'a

25:33
Présentateur

dit dans son discours en disant moi je suis dans la perspective de sauver le modèle social français

25:40
Locuteur

pas de le changer

25:41
Présentateur

et je pense que le débat avec les syndicats d'ailleurs c'est ça c'est de prouver que les mesures qu'il va faire individuelle s'inscrivent dans le cadre collectif du modèle

25:52
Locuteur

français et je

25:53
Présentateur

pense que s'il ne s'inscrit pas dans le cadre collectif

25:55
Locuteur

ça ne passera pas du tout il

25:57
Présentateur

y a un moyen très simple de faire baisser les dépenses sociales et de savoir si ces réformes ont marché, ont fonctionné ont réussi, sont des succès c'est simple c'est que le chômage baisse et tout à coup il y aura plus de gens qui seront voilà il y aura plus de cotisations et les dépenses sociales baisseront les déficits baisseront spontanément or ça

26:15
Locuteur

il

26:15
Présentateur

est un peu à un moment il

26:17
Locuteur

y a un os le

26:18
Présentateur

chômage ne baisse pas on sait que alors les taux d'intérêt remonteront peut-être pas si vite à cause de la situation en Italie mais il y a quand même un risque le pétrole a remonté il

26:26
Locuteur

y

26:26
Présentateur

a les tensions géopolitiques et puis on voit

26:28
Locuteur

bien il n'y a plus d'alignement des planètes

26:30
Présentateur

les entreprises n'embauchent pas sont un peu frileuses se demandent ce qui va se passer il y

26:34
Locuteur

a

26:34
Présentateur

une pause dans la reprise de la croissance donc là finalement est-ce qu'il se regarde lui-même et dit mes réformes n

26:40
Locuteur

'ont

26:40
Présentateur

pas forcément fonctionné le chômage ne baisse pas aussi vite je ne suis pas aussi magique pour transformer la psychologie de l'économie et faire tout repartir c

26:48
Locuteur

'est pas l'impression qu'il donne

26:49
Présentateur

là ou est-ce que j'accuse au lieu de prendre sa responsabilité est-ce que je n'ouvre pas un contre-feu et j'accuse ces pauvres déresponsabilisés qui n'arrivent pas à retrouver du travail et qui vivent des aides il ne le dit pas comme ça ce matin

27:01
Locuteur

j'exagère un peu mais

27:02
Présentateur

quand même c'est ça quand vous êtes dans un endroit où le marché de l'emploi où il n

27:09
Locuteur

'y a

27:09
Présentateur

pas d'emploi où il n

27:10
Locuteur

'y a

27:10
Présentateur

rien c'est pas une question de responsabilisation

27:12
Locuteur

vous pouvez simplement

27:13
Présentateur

vous pouvez être accompagné on peut vous responsabiliser comment vous allez retrouver un emploi donc il y a aussi un rôle de l'état à faire pour faciliter la mobilité faciliter l'accès au logement dans les zones où il y a des emplois et tout ça c'est le fruit de sa politique et pour l'instant ça on ne

27:26
Locuteur

l

27:26
Présentateur

'a pas encore vu et les lois travail qui sont censées faciliter les licenciements pour qu

27:30
Locuteur

'on

27:30
Présentateur

crée plein d'emplois ça

27:31
Locuteur

ne se voit pas encore non plus on ne l'a pas encore

27:32
Présentateur

vu non plus donc c'est facile de rejeter la responsabilité sur les autres quand c'est sa politique qui n'a pas encore fonctionné

27:38
Locuteur

il est à l'heure du bilan pas

27:39
Présentateur

encore il

27:40
Locuteur

lui reste

27:41
Présentateur

encore quelques mois avant de la grosse difficulté au fond il s'est donné quand même l'idée de transformer en profondeur les politiques publiques et la transformation en profondeur ça met beaucoup de temps par exemple vous prenez le cadre en fait la mère des réformes c

27:54
Locuteur

'est

27:54
Présentateur

la formation professionnelle c'est à dire que si vous voulez remettre dans l'emploi les personnes qui n'y sont pas il faut que vous ayez des formations adaptées et ça ça ne va pas venir demain ça sera 3, 5 ans et tout autre sujet très intéressant dans la pauvreté ce sont les familles monoparentales notamment les femmes avec enfants qui sont dans une souffrance énorme parce qu'elles n'ont pas moyen de garder leurs enfants les crèches en général ça fonctionne sur longue période il leur faut souvent un peu de temps elles ont des emplois partiels donc il faut adapter tout le service public à ces demandes spécifiques or c'est vraiment elles qui sont le plus impactées par les risques de pauvreté et on voit bien que toutes ces politiques publiques il faut que vous alliez convaincre les crèches de fonctionner d'avoir des fonctionnements beaucoup plus truels il faut aussi pouvoir leur avancer parfois les aides à la garde d'enfance sinon elles n'auront pas elles ne pourront pas les dents et il faut pouvoir financer

28:49
Locuteur

le transport et ça ne s'attelle

28:49
Présentateur

pas à ce sujet là ? si il s'y attelle mais ça va prendre du temps aussi et c'est pas un seul sujet c'est à dire que vous touchez aux allocations familiales vous touchez aux transports vous touchez à l'organisation des crèches tout ça pour vous dire que la politique qui préconise de transformation ça prend

29:04
Locuteur

du

29:04
Présentateur

temps et qu'il va être confronté et je pense que la deuxième année elle est compliquée pour lui c'est à dire que la première année il y avait Emmanuel Macron qui avait réussi à remporter l'élection qui avait un projet la deuxième année c'est comment est-ce que je fais alors que je n

29:17
Locuteur

'ai

29:17
Présentateur

pas encore les résultats notamment sur le chômage qui est quand même le moment essentiel pour

29:21
Invité

lui

29:23
Présentateur

Déjà, Yves Tréard, déjà

29:24
Locuteur

Mais

29:24
Invité

oui, parce qu'il a dit au mois d'octobre dernier face à trois journalistes après le journal de 20h

29:29
Locuteur

dans

29:30
Invité

18 mois vous commencerez à voir les résultats de ma politique c'est vrai que ce sont des réformes lourdes ce sont des réformes structurelles et si dans 18 mois effectivement le chômage le pouvoir d'achat et bien ne s'améliore pas enfin le emploi plutôt et le pouvoir d'achat ne s'améliore pas tout le monde sera là pour le lui rappeler et en plus, Sophie a raison il y a un désalignement possible des planètes c'est-à-dire qu'il est arrivé au pouvoir à un moment où le coût du pétrole était bas le prix du pétrole était bas où les taux d'intérêt étaient très bas où l'euro était dans une situation à peu près correcte par rapport à ce qu'on avait connu par le passé

30:07
Locuteur

pas

30:08
Invité

trop cher et là tout ça peut changer et en plus il y

30:12
Locuteur

a

30:12
Invité

une conjoncture internationale enfin une conjoncture des menaces internationales qui un peu partout se pointent avec une remise en question complète du commerce international par M. Trump qui peut avoir des conséquences

30:25
Locuteur

et

30:26
Invité

la politique économique de M. Trump peut avoir des conséquences chez nous et bien tout cela fait

30:32
Locuteur

que on ajoute l

30:33
Présentateur

'Italie quand même qui peut mener une politique qui peut déstabiliser la zone euro ça

30:36
Invité

j'y crois pas tellement

30:36
Locuteur

parce que je pense qu'avec l'Italie

30:38
Invité

le vrai problème c'est le problème de l'immigration je pense que l'Italie

30:41
Locuteur

pas un

30:41
Présentateur

problème économique

30:42
Locuteur

ça

30:43
Présentateur

avait un peu affolé

30:43
Locuteur

les marchés quand même quand ils ont annoncé un programme à 130 milliards mais je pense que

30:46
Invité

l'équipe au pouvoir en Italie ne fera pas tout à fait ce qu'elle dit de ce point de vue donc là Macron il est quand même l'heure de vérité elle n'était pas à la rentrée dernière elle n'était pas au mois de janvier elle est à la fin

30:58
Locuteur

de l'année

30:59
Présentateur

Alors en tout cas c'est l'une des aides sociales dans le viseur de Bercy la prime d'activité elle a été créée il

31:04
Locuteur

y

31:04
Présentateur

a deux ans pour compléter les petits salaires et encourager justement le retour au travail elle est aujourd'hui victime de son succès elle a coûté 5 milliards d'euros à l'État l'an dernier 1 milliard de plus que ce qui était prévu elle se retrouve au coeur de la controverse peu efficace pour les uns utile pour les autres c'est en tout cas un dispositif scruté de près au moment où Bercy cherche à faire mieux en payant moins Lucie Rémy Ariane Morrison et Pierre-Jean Perrin

31:31
Locuteur

La

31:32
Présentateur

prime d'activité dans le viseur du gouvernement depuis quelques jours la rumeur court cette aide sociale serait en danger trop coûteuse pour les uns utile pour les autres dans la presse le débat est lancé

31:44
Locuteur

et

31:44
Présentateur

pour les bénéficiaires le doute s'installe Cyrielle Gendron touche la prime d'activité chaque mois depuis 2 ans un complément de revenu qu'elle juge indispensable

31:55
Auditeur

concrètement certains mois je peux toucher jusqu'à 180 euros comme en mars dernier et en avril le mois suivant je peux toucher 17 euros parce que j'ai déclaré un petit peu plus de travail et que du coup la prime est calculée en fonction de ça c'est un vrai complément de revenu étant en temps partiel etc je ne touche même pas le SMIC donc à Paris c'est quelque chose d'impossible sans aide c'est à dire qu'on paye son loyer on paye ses charges et après il ne reste plus rien concrètement donc quand je touche 200 euros effectivement ça me fait un mois de course ça me permet de vivre tout simplement

32:35
Locuteur

mais

32:36
Présentateur

qu'est-ce que la prime d'activité qui peut réellement en bénéficier et de combien parle-t-on depuis janvier 2016 le RSA activité et la prime pour l'emploi ont été remplacés par une seule et même aide la prime d'activité

32:49
Locuteur

ainsi

32:50
Présentateur

tout travailleur ayant plus de 18 ans et gagnant moins de 1500 euros par mois peut toucher un complément à son salaire

32:57
Locuteur

une

32:58
Présentateur

somme pouvant aller de 15 euros à 187 euros par mois

33:04
Locuteur

selon

33:05
Présentateur

un rapport récent de l'INSEE la prime aurait engendré un recul du taux de pauvreté de 0,4 point

33:11
Locuteur

ce

33:12
Présentateur

système distributif aurait profité à 30% des ménages les plus pauvres mais pas seulement

33:17
Locuteur

c

33:18
Invité

'est des personnes qui ont très peu d'épargne qui ont très peu de marge en tout cas pour épargner et donc tout le supplément de revenu qui va être distribué va être réinjecté dans l'économie via la consommation et en fait cette consommation participe à l'activité des entreprises et notamment sa nombre d'activités de services et donc elle se réalloue quasiment à 85% sur l'économie nationale donc ça tire aussi les carnets de commande des entreprises et donc l'effet ce qu'on appelle EXPOS c'est-à

33:41
Locuteur

-dire

33:41
Invité

une fois le bouclage macroéconomique est largement positif

33:45
Locuteur

Mais

33:45
Présentateur

la prime d'activité coûte cher à l'État plus de 5 milliards d'euros beaucoup plus que ce qui était prévu à l'origine Aujourd'hui c'est en partie ce qui pose problème à certains membres du gouvernement

33:58
Locuteur

En

33:58
Invité

2016 quand elle a été créée fusion de la prime pour l'emploi et des aides 3 milliards d'euros 4 milliards d'euros pardon Aujourd'hui c'est 6 On voit bien qu'en 2 ans il y a eu 2 milliards de prime d'activité en plus alors qu'on a une croissance économique

34:10
Locuteur

et

34:11
Invité

des créations d'emplois en plus Il y a un système qui fonctionne assez mal parce que pour autant on n'a pas sorti des milliers de personnes de la pauvreté

34:19
Locuteur

Alors

34:19
Présentateur

doit-on réformer la prime d'activité ? Le débat agite la majorité Stella Dupont députée La République En Marche la défend vigoureusement

34:28
Locuteur

Les

34:29
Auditeur

dépenses de l'État augmentent en la matière parce que plus de personnes en bénéficient en bénéficient de façon automatique c'est-à-dire dans les aides sociales souvent il y

34:37
Locuteur

a

34:37
Auditeur

des non-recours c'est-à-dire que les gens parce que c'est trop compliqué parce qu'ils ne le savent pas ne demandent pas l'aide à laquelle ils pourraient avoir droit La prime d'activité elle est automatique c'est-à

34:48
Locuteur

-dire

34:48
Auditeur

que toute personne qui répond aux critères en bénéficie Donc pourquoi est-ce qu'elle est elle a beaucoup de succès aujourd'hui ? Eh bien c'est parce que beaucoup de personnes ont des revenus faibles et je crois que le sujet c'est le niveau de revenus

35:03
Présentateur

des Français concernés ce n'est pas le dispositif en tant que tel

35:09
Locuteur

Il

35:10
Présentateur

y a tout juste un an le candidat Macron avait fait du maintien de cette mesure et de sa revalorisation une promesse de campagne

35:17
Locuteur

La

35:18
Présentateur

prime d'activité fera-t-elle toujours partie de son projet dans les semaines à venir

35:22
Locuteur

? Et

35:25
Présentateur

donc prenons avec cette question les entreprises ne profitent-elles pas de la prime d'activité pour baisser les salaires

35:29
Locuteur

?

35:29
Présentateur

Non parce que ça n

35:30
Locuteur

'a

35:30
Présentateur

rien à voir en fait la prime d'activité comme ça a été expliqué c'est un complément pour des travailleurs pauvres ou des gens qui retournent dans l'emploi donc l'entreprise ne sait pas elle vous verse un salaire c'est souvent pour des gens qui soit quand on retourne dans l'emploi après des périodes longues de chômage on a un contrat précaire on a un contrat à temps partiel et ça vient donc compléter pour justement éviter que les gens se disent j'ai plutôt intérêt de rester au chômage à bénéficier d'un minima social non c'est encourager le retour à l'activité Maintenant la difficulté pour Emmanuel Macron c'est de toucher à ce dispositif déjà il irait contre une parole de campagne c'est ce qu'a rappelé votre reportage et puis tous les économistes sont assez d'accord pour dire que c'est quand même un dispositif il y a beaucoup de dispositifs qui ne sont pas efficaces mais celui-là a quand même fait ses preuves et ensuite ça irait à l'encontre de ce qu'il prône aujourd'hui et qui est une punchline j'ai envie de dire un mot d'ordre qu'on entend sur l'émancipation par le travail Il

36:29
Locuteur

en a de

36:29
Présentateur

nouveau reparlé ce matin

36:30
Locuteur

il en parle il en parle Muriel

36:32
Présentateur

Pénicaud n'arrête pas d'en parler parce qu'elle porte actuellement sa loi sur la formation professionnelle l'assurance chômage l'apprentissage devant les députés et on nous explique à longueur de temps que ce gouvernement veut privilégier le travail mais derrière il y a la pression de Bercy parce que la prime d'activité c'est effectivement exponentiel avec le retour à l'emploi c'est à dire que vous versez moins d'indemnités chômage mais vous versez plus de primes d'activité et que ça augmente assez vite 1 milliard par an et que Bercy tire la sonnette en disant là ça serait assez facile parce qu'en plus c'est automatique les gens la reçoivent directement et c'est vrai qu'on peut se poser la question de savoir le poids de Bercy aussi ce qui se joue aujourd'hui avec ses aides sociales c'est quel est le poids l'influence de Bercy avec un Bruno Le Maire qui est quand même très présent qu'on voit en politique depuis 15 ans face à des ministères sociaux qui ont plus de mal à exister parce qu'ils sont moins incarnés ça

37:30
Locuteur

veut dire que

37:31
Présentateur

c'est toujours Bercy qui gagne les arbitrages

37:32
Locuteur

en ce moment sur les en

37:34
Présentateur

ce moment on voit bien en tout cas que la pression elle est forte et que la voix de Bercy est entendue alors que les ministres comme Agnès Buzyn qui est ministre des solidarités a du mal à imprimer dans l'opinion que Muriel Pénicaud qui a surtout été présente elle était DRH dans les milieux économiques n'est pas connue et reste dans un discours de technicienne que celui qui va porter le plan pauvreté qu'on va nous dévoiler bientôt c'est Olivier Nobrelecourt qui est effectivement très pro mais qui n'est pas connu et autant quand on fait la comparaison avec par exemple la période Sarko où on avait un Nicolas Sarkozy très décomplexé sur ces sujets mais il avait un Martin Hirsch qui pesait à côté et qui était entendu là il n'y a pas de parole qui fait contrepoids et c'est aussi la difficulté politique de ce débat Vous venez de citer Nicolas Sarkozy on a entendu dans les commentaires politiques de la journée il fait du Sarkozy est-ce que c'est vrai est-ce que sur cette façon de s'exprimer sur les aides sociales c'est du Sarkozy ?

Sur le fond du discours il y

38:28
Locuteur

a

38:28
Présentateur

un peu de Sarkozy et je pense qu'il y a ce que vous disiez tout à fait vrai c'est que je pense qu'il cherche un peu cet électorat populaire qui n'aime pas l'assistanat et qui se dit la France qui se lève tôt donc il y a peut-être ça mais je suis tout à fait d'accord aussi sur l'analyse c'est-à-dire qu'il y a un débat budgétaire mais il ne faut pas seulement incriminer Bercy c'est qu'Emmanuel Macron s'est engagé à faire des économies qui n'en a pas eu tellement dans la première partie du quinquennat qui rentre dans le dur aujourd'hui et que c'est extrêmement compliqué et quand vous entendez le discours d'Emmanuel Macron il dit on ne

39:00
Locuteur

va

39:00
Présentateur

pas toucher aux plus vulnérables c'est-à-dire que vous avez dans ceux qui reçoivent le RSA des personnes qui sont gravement handicapées qui ne vont pas retrouver de l'emploi qui ne sont pas en capacité d'en retrouver donc ça ils ne vont pas y toucher il reste ces personnes qui touchent la prime d'activité mais si vous y touchez vous êtes aussi en contradiction avec le message tout pour retourner à l'emploi c'est-à-dire de différencier ceux qui sont uniquement dans des revenus d'assistanat et ceux qui ont retrouvé un emploi et je pense que la question aussi du revenu d'activité c'est qu'on est quand même dans un contexte d'emploi précaire et que donc à partir du moment où se développe l'emploi précaire la prime d'activité elle ne va pas diminuer donc on est dans des contradictions on est vraiment dans ces contradictions-là et c'est pour ça aussi que derrière le discours assez affirmé d'Emmanuel Macron on sent quand même qu'il y

39:49
Locuteur

a

39:49
Présentateur

une difficulté technique à sortir des mesures concrètes parce que au fond le sujet est extrêmement compliqué et quand vous regardez toutes les histoires depuis la création du RMI en général il y

40:02
Locuteur

a

40:02
Présentateur

quand même eu un certain consensus gauche-droite à faire cette politique de lutte contre la pauvreté parce que il n'y a pas tellement de miracles à attendre et qu'il y

40:11
Locuteur

a

40:11
Présentateur

un consensus à essayer d'améliorer progressivement mais on voit bien que c'est très difficile

40:15
Locuteur

je n

40:16
Présentateur

'arrive pas à comprendre est-ce que l'objectif c'est de faire mieux plus efficace pour que l'ensemble des personnes qui ont besoin de ces dispositifs par exemple les réclament on entendait qu

40:23
Locuteur

'il y

40:23
Présentateur

a 30% qui ne le faisait pas que ce soit efficace parce que ça aide davantage au retour à l'emploi ou est-ce que l'objectif

40:29
Locuteur

c

40:30
Présentateur

'est de trouver des économies parce

40:31
Locuteur

que est-ce

40:31
Présentateur

que aller sur la question des minima sociaux est le meilleur moyen de dégager des économies est-ce que ça coûte si cher que ça aux finances publiques

40:40
Invité

chez Emmanuel Macron il y avait de dire je fais ce que je dis ce que j'ai dit je crains fort que sur ce sujet là il ne fasse pas tout à fait ce qu'il veut faire parce que c'est un maquis c'est compliqué d'ailleurs lui il

40:57
Locuteur

n

40:57
Invité

'a jamais parlé de supprimer la prime d'activité

41:00
Locuteur

c'est ça il n'a jamais parlé des pistes évoquées par

41:03
Présentateur

Bercy

41:03
Invité

oui et encore ça a été en disant il faut faire des économies

41:07
Locuteur

c

41:07
Présentateur

'était revoir les critères

41:08
Locuteur

c'était

41:08
Présentateur

pas supprimer

41:09
Locuteur

c'était revoir les bénéficiaires lui il avait dit pendant

41:11
Invité

la campagne électorale on va augmenter la prime d'activité donc moi ce que je crois c'est que il a besoin de faire des économies budgétaires mais où les faire vous tournez vers les régaliens les régaliens ils veulent plus de policiers plus

41:22
Locuteur

de magistrats plus de justice

41:24
Invité

plus voilà vous tournez vers l'éducation il y

41:27
Locuteur

a

41:27
Invité

besoin d'enseignants et d'encadrement donc c'est très difficile il se tourne vers les collectivités et les territoires en disant c'est vous qui dépensez l'argent inconsidérément vous avez embauché des fonctionnaires et tout Banque de Pôle la Cour des Comptes rend un rapport en disant que ça va plutôt mieux qu'ils ont arrêté justement les dépenses inconsidérées donc c'est compliqué il s'attaque même aux représentations françaises à l'étranger il est demandé au ministère des affaires étrangères et monsieur Le Drian est vent debout de faire 10% d'économies sur la fonction publique à l'étranger donc c'est compliqué et s'attaquer je dirais à ce maquis des aides sociales c'est compliqué aussi parce que vous voyez que c'est très sensible c'est éruptif donc il le fera à la marge c'est évident il le fera à la marge mais son discours porte politiquement il porte il porte vis-à-vis d'un électorat qu'il doit absolument continuer à capter c'est l'électorat notamment de la droite

42:25
Locuteur

la

42:26
Invité

gauche la

42:27
Locuteur

gauche est

42:27
Invité

la gauche est complètement partie à volo il

42:31
Locuteur

ne veut pas la

42:31
Présentateur

récupérer c'est-à

42:32
Locuteur

-dire que les économistes

42:34
Présentateur

pardonnez-moi je vous ai coupé extraire mais qui veulent et qui lui demandent c'était une note publiée par Le Monde de faire un virage social mais en tout cas de rééquilibrer

42:43
Locuteur

à gauche sa politique il ne le fera pas

42:44
Invité

il ne récupérera jamais cette gauche-là parce qu'elle n'ira pas d'ailleurs chez Mélenchon non plus parce que c'est trop je dirais révolutionnaire trop bolivarien si vous me permettez l'expression et cette gauche-là mais en revanche la droite est encore très forte pourquoi ? parce que même si on dit M. Wauquiez et Wauquiez aurait pu tenir le même langage d'ailleurs que M. Macron mais vous avez encore des élus locaux en pagaille vous avez c'est le premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale ils ont la majorité au Sénat et cette droite-là elle pourrait se relever au municipal vous voyez là il y a des élections qui arrivent donc il faut qu'il aille capter cet électorat

43:23
Locuteur

donc pas de virage social

43:24
Invité

donc je doute qu'il y

43:25
Locuteur

ait

43:25
Invité

un virage social et de toute manière ces trois économistes pour lui ils ont un logiciel qui est un vieux logiciel de gauche qui consiste à dire il faut faire de la redistribution et tout ce que ne veut pas faire

43:35
Locuteur

Macron c'est de la redistribution alors qu'est-ce qu'ils disent parce

43:38
Présentateur

que c'est quand même des économistes qui

43:40
Locuteur

ont

43:40
Présentateur

travaillé avec lui pendant la campagne oui d'abord la gauche il va la récupérer parce qu'il ne

43:43
Locuteur

l

43:43
Présentateur

'a pas complètement perdue elle va voter pour qui ? aux européennes c'est une gauche la gauche qui est pro-européenne qui est pro-marché qui

43:50
Locuteur

n'est pas mélenchoniste elle

43:51
Présentateur

va voter pour qui ? aux élections municipales il faudra voir où sont les alliances donc est-ce qu'il l'a complètement perdue ? moi je ne serais pas aussi catégorique que vous les trois économistes ils ne proposent pas de revenir dans la redistribution ils disent juste deux trois petites choses ils disent par exemple là on va supprimer la taxe d'habitation pour tout le monde c'est 9 milliards d'euros bon on n

44:10
Locuteur

'a

44:10
Présentateur

rien fait pour l'enseignement supérieur on n

44:12
Locuteur

'a

44:12
Présentateur

rien fait pour la recherche ils posent la question si on veut faire une économie de l'innovation si on veut cette transformation si on veut créer de nouveaux emplois sur la prime d'activité elle est là pour relancer aider les gens à retourner à l'emploi est-ce que c'est la bonne question à se poser est

44:26
Locuteur

-ce

44:26
Présentateur

que c

44:27
Locuteur

'est

44:27
Présentateur

vraiment ça qu'il faut supprimer et puis ils disent il faut incarner cette politique plus émancipatrice plus cette réforme de la formation professionnelle ils disent aussi sur l'assurance chômage la réforme de l'assurance chômage Emmanuel Macron n'est pas allé aussi loin que ce qu'il avait dit il avait dit qu'il ferait un vrai cadre pour les travailleurs de plateforme bon ça hésite encore un peu il avait dit qu'il y aurait du chômage pour les démissionnaires ça n'y est pas et puis il y a beaucoup de petits irritants alors ça ils ne le disent pas dans la note mais auxquels le gouvernement pourrait s'attaquer ces irritants on le voit bien les irritants pour les français ce n

44:58
Locuteur

'est

44:58
Présentateur

pas tellement les gens qui sont très pauvres et qui sont

45:03
Locuteur

d'un endroit

45:03
Présentateur

où ils ne pourront pas s'en sortir avec des difficultés ce qui les agace c'est les gens qui travaillent au noir alors qu'ils pourraient travailler prendre un emploi donc chassons ces irritants essayons de trouver une solution pour lutter contre ça peut-être responsabiliser responsabilisons les gens qui emploient d'autres personnes sans les déclarer c'est peut

45:23
Locuteur

-être

45:23
Présentateur

ça qu'il faut responsabiliser il y a d'autres irritants sur l'assurance chômage il y a des gens qui abusent des contrats courts ça c'est pareil dans l'assurance chômage dans

45:31
Locuteur

la réforme il encourage aussi

45:32
Présentateur

à demander des comptes aux entreprises comme il le fait par exemple sur la question des aides sociales est-ce qu'à un moment

45:38
Locuteur

donné

45:38
Présentateur

ce donnant-donnant-là il ne

45:39
Locuteur

peut

45:39
Présentateur

pas le jouer aussi en étant peut-être un petit peu plus ferme avec les entreprises par exemple sur les contrats courts

45:48
Locuteur

elle

45:48
Présentateur

l'a redit en fait la difficulté c'est qu'aujourd'hui il y a beaucoup d'entreprises qui embauchent des salariés sur des contrats mais vraiment très courts c'est moins d'un mois et que ça coûte très cher au système parce que les périodes entre deux c'est l'assurance chômage qui prend chard et le gouvernement agite une menace d'un système de bonus-malus où on récompenserait les entreprises qui font des CDI et où on sanctionnerait les entreprises qui abusent de ces contrats sauf qu'elle a laissé un temps ils ont laissé un temps jusqu'à la fin de l'année pour que les entreprises elles-mêmes s'autorégulent et qu'on voit bien que ça ne va pas se faire alors Muriel Pénicaud l'a redit ce matin sur France Info en disant si si je prendrai un décret si besoin en fait c'est aussi parce que le système en soi est compliqué à appliquer et qu'ils n'ont pas la recette magique derrière mais clairement sur les entreprises elles ont aussi du souci à se faire entre guillemets parce que les aides aux entreprises c'est 140 milliards d'euros et que là aussi il y

46:47
Locuteur

a

46:47
Présentateur

un maquis c'est très compliqué vous avez des niches fiscales vous avez des taux de TVA différents réduits et que là le gouvernement d'ailleurs Gérald Darmanin l'a dit compte bien trouver 5 milliards d'euros donc ça c'est aussi pour éviter non seulement c'est pour

47:00
Locuteur

trouver l'argent

47:01
Présentateur

et c'est aussi pour éviter le cadeau le truc de dire qu'a beaucoup plombé Hollande auparavant on va faire des cadeaux aux entreprises non ça elles y couperont

47:09
Locuteur

pas j'ai une

47:09
Présentateur

question rapide à vous poser est-ce qu'il y a vous avez expliqué qu'il n

47:12
Locuteur

'y avait

47:12
Présentateur

rien de clair qui avait été réellement annoncé par Emmanuel Macron sur comment faire des économies faire mieux fonctionner les aides sociales est-ce qu'il y

47:18
Locuteur

a

47:18
Présentateur

un dispositif

47:20
Locuteur

dont

47:20
Présentateur

vous vous dites celui-là il va peut-être pas passer entre les gouttes il n

47:23
Locuteur

'est

47:23
Présentateur

pas efficace il est menacé Bercy n'en veut pas est-ce qu'il y en a un en particulier qui semble plus ciblé par l'administration de Bercy ou moins

47:34
Locuteur

efficace

47:35
Présentateur

je pense qu'on va aller sans doute vers un contrôle accru sur les personnes qui reçoivent des aides sociales pour savoir si elles font les démarches pour retrouver de l'emploi mettre la pression quand il dit responsabiliser les acteurs je pense que c'est là-dessus qu'on va aller et je pense qu'on peut le faire dans le cadre des lois actuelles parce que tous les dispositifs sont là donc moi je pense qu'on va plutôt aller vers un renforcement des contrôles et vraiment insister

47:58
Locuteur

à un message

47:59
Présentateur

et des sanctions en insistant il faut la priorité c'est le retour à l'emploi ça je pense que tout le système va être sous pression mais supprimer une telle ou telle mesure ça me paraît compliqué et

48:11
Invité

le dispositif de l'impôt à la source à mon avis va les aider là-dessus

48:14
Locuteur

oui

48:15
Présentateur

oui oui

48:15
Invité

il

48:15
Locuteur

va

48:16
Invité

y avoir un flicage plus important

48:17
Présentateur

sur le contrôle alors pour remettre à plat le système et le rendre plus efficace certains départements sont prêts à faire différemment 13 d'entre eux tous dirigés par des socialistes souhaitent expérimenter le revenu de base alors ce n'est pas le revenu universel de Benoît Hamon mais la fusion de certaines aides sociales en un revenu minimum de 460 à 725 euros environ attribué sans en faire la demande mais quand même sous condition de ressources Sarah de Ben Chérifa Walid Beressoul et Myriam Zehar

48:50
Invité

au cœur de Saint-Denis

48:54
Présentateur

atelier CV à la mission locale

48:57
Locuteur

parmi

48:57
Présentateur

ces jeunes Mara Sisoko se fait accompagner afin de trouver un contrat en alternance

49:02
Locuteur

lui

49:03
Présentateur

qui

49:03
Invité

sera peut-être l'un des futurs bénéficiaires de l'expérimentation du revenu de base

49:09
Locuteur

J

49:10
Auditeur

'ai 21 ans et actuellement je ne touche aucune aide sociale

49:12
Locuteur

Moins

49:13
Présentateur

de 25 ans donc non éligible au RSA

49:16
Locuteur

il

49:17
Présentateur

en est convaincu le revenu de base pourrait l'aider à trouver un emploi

49:20
Auditeur

Moi ça pourrait vraiment m'aider étant donné que je suis dans cette dynamique de recherche d'alternance et d'emploi

49:25
Locuteur

donc

49:26
Auditeur

ce serait vraiment un plus afin de réaliser divers projets comme

49:29
Locuteur

passer

49:30
Auditeur

le permis passer

49:33
Locuteur

par

49:33
Auditeur

exemple le BAFA plein de petites choses comme ça qui rendrait mon quotidien un

49:38
Locuteur

peu

49:38
Auditeur

plus un peu plus facile

49:39
Locuteur

La

49:40
Invité

Seine

49:41
Présentateur

-Saint-Denis un des 13 départements tous socialistes a se porté volontaire pour tester le revenu de base

49:47
Locuteur

leur

49:48
Présentateur

but lutter contre la précarité

49:50
Locuteur

ici

49:51
Présentateur

près d'un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté

49:54
Locuteur

Nous

49:55
Présentateur

nous avons un vrai rôle de lutte contre la pauvreté département et cette expérimentation ce projet pilote réellement ça va nous permettre de toucher une population qui aujourd'hui n'a pas recours au RSA par exemple puisque 30% de la population qui pourrait en faire la demande ne la font pas justement pour des questions de complexité de demande etc Cette expérimentation va être versée automatiquement ce qui fait qu'on va toucher immédiatement ces personnes qui aujourd'hui ne bénéficient pas de l'allocation

50:28
Locuteur

Le

50:29
Présentateur

revenu de base à ne pas confondre avec le revenu universel prôné par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle destinée en théorie à tous Le nouveau dispositif serait lui réservé aux personnes dont les revenus sont faibles ou inexistants

50:43
Locuteur

Il

50:44
Présentateur

s'agit en fait d'une fusion du RSA et de la prime d'activité avec encore deux inconnus

50:49
Locuteur

Les

50:49
Présentateur

APL les aides au logement seront-elles intégrées ? Doit-on l'ouvrir aux jeunes à partir de 18 ou 21 ans ?

50:56
Locuteur

Des

50:56
Présentateur

questions que ne veut pas se poser l'opposition LR en Seine-Saint-Denis vent debout contre le revenu de base

51:02
Locuteur

Aujourd

51:02
Invité

'hui le département de la Seine-Saint-Denis ne peut plus payer que 11 mois de RSA

51:07
Locuteur

et

51:08
Invité

le 12ème en fait est versé à la CAF sur l'exercice d'après Le revenu de base est une idée de doudingue que ce soit les collectivités locales ou que ce soit l'Etat ça reste toujours des gens qui sont contribuables qui payent des impôts et dont il faut en effet faire attention au bon usage de ces données publiques

51:24
Locuteur

En

51:25
Présentateur

fonction des critères retenus les bénéficiaires de ce revenu de base pourraient toucher entre 460 et 725 euros par mois

51:32
Locuteur

coût

51:33
Présentateur

estimé entre 9 et 25 milliards d'euros pour l'ensemble du territoire Un non-sens dans un contexte de réduction des dépenses publiques selon Agnès Verdier-Molinier directrice d'un cercle de réflexion libérale

51:44
Locuteur

Le

51:45
Présentateur

sujet des aides sociales est un sujet fondamental les dépenses de protection sociale en France sont les plus chères au monde les plus lourdes les plus chères à distribuer il faut peut-être se poser la question déjà de pourquoi est-ce qu'on a autant d'échelons autant de guichets qui s'en occupent et je sais bien que les départements n

52:01
Locuteur

'ont

52:01
Présentateur

pas envie de disparaître mais à un moment la question va se poser et c'est un peu la nouvelle idée pour dire que finalement nos départements sont essentiels sur ces questions ben pas forcément Prochain défi pour les 13 départements candidats au revenu de base

52:16
Locuteur

trouver

52:17
Présentateur

les députés qui porteront leurs propositions devant l'Assemblée nationale

52:21
Locuteur

Alors

52:21
Présentateur

pour l'instant ils réclament juste le droit d'expérimenter

52:24
Locuteur

Oui

52:24
Invité

alors non mais c'est intéressant votre reportage est passionnant parce qu'il se passe dans un département qui est le plus pauvre de France

52:30
Locuteur

ou

52:31
Invité

qui cumule pardon pour lui mais tous

52:34
Locuteur

tous

52:35
Invité

les problèmes tous les problèmes sont en Seine-Saint-Denis c'est un département le plus pauvre il faudrait il

52:40
Locuteur

faudrait

52:40
Invité

attendez il faudrait quasiment un plan hors sec pour venir au secours de ce département qui est en train de sombrer vous prenez des élus de droite de gauche de toute tendance confondue

52:48
Locuteur

ils

52:49
Invité

perdent si si je parle de gens comme le sénateur d'Allier il y a beaucoup ils

52:56
Locuteur

ont quand même beaucoup

52:56
Invité

travaillé autour du stade ça change quand même oui mais justement ils ont des problèmes quand même parce que les grandes entreprises qui étaient venues pour le stade de France sont en train de repartir aujourd'hui je ne

53:05
Locuteur

vais

53:05
Invité

pas citer le nom mais justement pour des raisons X et Y de sécurité notamment donc c'est un gros problème et vous avez d'autres départements qui sont beaucoup plus tranquilles du sud-ouest mais tous les départements qui demandent l'expérimentation du revenu de base sont des départements socialistes des départements comme le Gers comme l'Oté-Garonne qui veulent justement expérimenter ça

53:26
Locuteur

alors

53:26
Invité

c'est pas le revenu universel il

53:29
Locuteur

ne

53:29
Invité

faut pas

53:29
Locuteur

se

53:29
Invité

tromper c'est

53:30
Locuteur

ce

53:30
Invité

que dit votre mais

53:31
Locuteur

ça changerait

53:32
Présentateur

quoi ? ça changerait que ce serait plus facile à percevoir les aides qu'est-ce que ça changerait par exemple pour les jeunes les jeunes dont on sait qu'ils n

53:40
Locuteur

'ont

53:40
Présentateur

pas droit au RSA ils ne peuvent pas toucher forcément

53:43
Locuteur

le RSA c'est un système du

53:44
Invité

guichet unique c

53:45
Locuteur

'est ça le revenu

53:46
Invité

de base en fait

53:46
Locuteur

moi je pense que

53:47
Présentateur

historiquement c'est la gauche qui a quand même inventé le RMI le RSA et tout ça et donc je pense qu'il y

53:52
Locuteur

a

53:52
Présentateur

un certain nombre de départements veulent se situer dans cette filiation en essayant de corriger justement les défauts du système d'aujourd'hui c'est-à-dire un maquis d'aide et d'essayer de faire un revenu de base c'est-à-dire quelque chose d'unique une allocation unique il y a aussi une grande interrogation sur est-ce qu'on l'ouvre aux jeunes en dessous de 25 ans ou pas voilà et après je pense qu'il

54:13
Locuteur

y a

54:13
Présentateur

une démarche politique de demander le droit à l'expérimentation au gouvernement qu'ils n'ont pas encore qui pourraient s'inscrire dans la réforme de la constitution et donc je pense que c'est vraiment une démarche politique pour dire on peut essayer d'améliorer avec ce qui est déjà fait de rendre le système plus performant et c'est nous les élus de gauche qui essayons de proposer une solution

54:30
Locuteur

Pour

54:31
Présentateur

l'instant le gouvernement a réagi plutôt négativement puisque le porte-parole Benjamin Griveaux a dit qu'a priori il n'en était pas question on revient toujours au mantra gouvernemental parce que donner un revenu de base alors qu'on veut privilégier le travail il y a une contradiction aux yeux de ce gouvernement par ailleurs c'est vrai que le revenu de base a été expérimenté alors il faut toujours faire attention quand on fait des comparaisons mais en Finlande par exemple il y

54:59
Locuteur

a

54:59
Présentateur

eu une expérimentation qui a été faite auprès de 2000 chômeurs c'était pas pour tout le monde c'était pour des chômeurs et là la Finlande ne poursuit pas estime

55:06
Locuteur

Pour quelles raisons

55:07
Présentateur

? Pour des raisons en estimant que ça n'a pas permis que le retour à l'emploi n'a pas été encouragé plus que d'autres dispositifs donc pour l'instant le revenu de base c'est une belle idée maintenant il y a d'autres il y a des dispositifs qui sont en train d'expérimenter je pense à la loi zéro chômeur par exemple dans les territoires où là il y a des accompagnements ça avait été porté par Grand Guillaume le député et ça fonctionne assez bien et en fait ce dont on se rend compte c'est que pour des gens qui sont vraiment en difficulté dans la pauvreté ou décrochés de l'emploi quand il y

55:43
Locuteur

a

55:43
Présentateur

un accompagnement très fort c'est pas juste de donner une aide quand il y

55:46
Locuteur

a

55:46
Présentateur

un environnement qui est très très encourageant très abouti qu'on suit les gens qu'on suit les gens sur le long terme on arrive à les sortir des trappes de pauvreté et on parlait des dispositifs par exemple sur les dispositifs en matière des jeunes la Cour des comptes avait sorti un rapport en montrant qu'on dépensait plus de 10 milliards d'euros chaque année pour essayer d'insérer les jeunes et qu'en fait c'était un nombre de dispositifs là aussi qu'il y avait un maquis mais il y a un dispositif qui fonctionne bien par exemple la garantie jeunes qui repose à peu près sur le même principe c'est à dire vous trouvez un emploi aux jeunes vous l'accompagnez avec une formation il a presque un tuteur quelqu'un qui le suit mais presque au quotidien et

56:26
Locuteur

c'est de

56:26
Présentateur

la dentelle il

56:27
Locuteur

y a que ça qui marche c'est de la dentelle et ça

56:28
Présentateur

ça fonctionne sauf que la dentelle ça coûte très cher mais la question c'est aussi cette question là qui est posée derrière le revenu de base que vous distribuez comme ça un revenu minimum sans un accompagnement ça ne fonctionne pas et nous passons maintenant à vos questions

56:46
Locuteur

il

56:46
Présentateur

y a le pognon de dingue que coûtent les pauvres et l'argent responsable qu'on offre au premier de cordée

56:52
Locuteur

ah

56:52
Présentateur

oui

56:52
Locuteur

puisqu

56:53
Présentateur

'on ne

56:54
Locuteur

va

56:54
Présentateur

pas pour l'instant enfin ça serait très intéressant d'ailleurs puisqu'on est dans une logique d'évaluation de mesure de l'efficacité des mesures ça serait intéressant de voir la mesure de l'efficacité justement de cette réforme de la fiscalité sur le capital on va voir pour l'instant il y

57:07
Locuteur

a

57:07
Présentateur

quand même quelques français qui sont rentrés de l'étranger mais c'est

57:11
Locuteur

pas un raz-maré enfin

57:11
Présentateur

du quinquennat d'Emmanuel Macron non

57:13
Locuteur

? on

57:13
Présentateur

le

57:14
Locuteur

fera avant on

57:14
Invité

le fera

57:15
Locuteur

plutôt et

57:16
Invité

contrairement à ce qui avait été dit dans son équipe mais pas par lui c'est évidemment la théorie du ruissellement qu'il veut qu'il veut mettre en place évidemment

57:25
Locuteur

et

57:25
Présentateur

ça aussi c'est dans 18 mois enfin 18 mois après

57:27
Locuteur

le début de son quinquennat c'est ça ?

57:28
Invité

l'année prochaine va être tout à fait capital il

57:30
Locuteur

espérait que le

57:30
Présentateur

choc psychologique vienne plus tôt voilà

57:32
Invité

qu'il y

57:32
Locuteur

ait

57:32
Invité

un choc et que bon effectivement les personnes qui étaient parties à l'étranger reviennent que ces gens-là soient pas là simplement pour vivre tranquillement mais aussi investir favoriser

57:42
Locuteur

non on a vu que la France était

57:43
Présentateur

redevenue attractive elle

57:44
Locuteur

est

57:45
Invité

attractive et il n

57:45
Locuteur

'y a

57:45
Invité

jamais eu autant d'investissements étrangers en France

57:47
Présentateur

le président ne dit-il pas tout haut ce que beaucoup d'entre nous

57:51
Locuteur

pensent ce

57:52
Présentateur

qui est sûr c'est qu'il est l'intervention en tout cas qu'il a faite dans son bureau ça va dans un buzz qu'on entend depuis plusieurs années sur la question de l'assistanat c'est-à-dire il y a chez une partie des français l'idée qu'on donne trop aux pauvres entre guillemets et qu'on donne pas assez à ceux qui ont du travail donc il s'inscrit complètement là-dedans mais voilà après encore faut-il régler le problème et pas se contenter de parole et cette question extrêmement importante on n'en a pas suffisamment parlé les soins dentaires seront-ils mieux remboursés ?

parce que c'est l'une des confirmations de la journée le zéro reste à charge pour les prothèses auditives et dentaires et pour l'optique alors sous des conditions très particulières sur des soins assez spécifiques et il dit c'est une conquête sociale Emmanuel Macron donc pour répondre à la question qui est posée la réponse est oui c'est ça soins dentaires mieux remboursés ?

oui mais pour une partie des soins c'est-à-dire une sorte de panier de base sur le dentaire sur l'optique et sur les appareils auditifs il y a une petite déception c'est qu'il devait responsabiliser Emmanuel Macron tous les acteurs de la filière les opticiens et tout ça et le prix devait baisser pour tout le monde or là ce qu'on va avoir c'est une offre de base sur lesquelles qui permettra aux gens de s'équiper sans aucun reste à charge d'ailleurs sans condition de revenu elle sera ouverte à tout le monde mais elle risque d'être compensée par une hausse des cotisations des mutuelles

59:14
Locuteur

là il n'y a pas d

59:14
Présentateur

'engagement de la part des mutuelles

59:16
Locuteur

c

59:17
Présentateur

'est

59:17
Locuteur

aussi

59:17
Présentateur

ouvert que ça il y aura une pression qui sera faite mais de toute façon politiquement c'est une mesure pour le coup extrêmement concrète qui parle aux gens donc c'est pour ça qu'il peut

59:28
Locuteur

ça fait

59:28
Présentateur

oublier la petite phrase de ce matin ça ne fait peut-être pas oublier la petite phrase de ce matin non il ne

59:31
Locuteur

faut

59:31
Présentateur

pas mais en tout cas concrètement se dire que pour les enfants que pour les gens qui n'avaient pas accès aux soins dentaires et aux lunettes ils vont l'avoir plus facilement c'est quand même un progrès social et ça c'est une mesure qui coûte

59:44
Locuteur

c

59:45
Présentateur

'est une mesure qui coûte mais comme elle est compensée parce que c'est un jeu avec les professionnels les dentistes seront revalorisés sur certains soins de prévention et baisseront il y aura un plafond sur les prothèses ça va coûter 700 millions d'euros par exemple à la science maladie c'est pas non plus extrêmement coûteux parce qu'il

1:00:03
Locuteur

y a

1:00:03
Présentateur

un jeu avec les professionnels

1:00:05
Locuteur

mais

1:00:05
Présentateur

ce qui est sûr c'est qu'il y

1:00:05
Locuteur

a

1:00:05
Présentateur

eu une volonté politique sur cette affaire et qu'ils ont quand même réussi à boucler leur affaire en un minimum de temps alors qu'on en parlait depuis quelques années et que ça ne

1:00:13
Locuteur

s'était jamais fait et à l'époque dans la

1:00:15
Présentateur

campagne présidentielle tout le monde dit il n'y arrivera jamais allez on met un pognon de dingue dans les impôts et les gens dorment quand même dans la rue

1:00:22
Locuteur

c

1:00:23
Présentateur

'est un peu ce que dit Emmanuel Macron oui

1:00:24
Invité

mais ça c'est

1:00:25
Locuteur

je

1:00:25
Invité

dirais que c

1:00:26
Locuteur

'est bien

1:00:28
Invité

sûr bien sûr on a un régime un système social en France qui coûte cher tout le monde l'a dit la protection sociale c'est 35% de notre richesse alors que dans les autres pays occidentaux c'est à peu près 22-25% c'est beaucoup moins important donc c'est vrai on a un système qui coûte cher et

1:00:47
Locuteur

néanmoins vous avez

1:00:48
Invité

des gens qui restent au bord de la route si j'ai envie de dire mais c'est principalement dû au fait aussi que nous on est toujours stable c'est à dire que vous avez un chômage qui est rude je vous invite ou les téléspectateurs je les invite à aller en Grande-Bretagne en période de crise vous avez un nombre de personnes qui dorment dans la rue qui se font jeter de leur boîte au sens propre

1:01:10
Locuteur

du

1:01:10
Invité

jour au lendemain et vous avez un chômage terrible mais quand l'activité reprend et bien tout le monde en profite assez vite ce qui fait que vous avez des taux de chômage de 5% aux Etats-Unis c'est pareil c'est pas le cas en France c

1:01:27
Locuteur

'est un choix politique c

1:01:27
Invité

'est un choix politique

1:01:29
Locuteur

comment

1:01:29
Présentateur

peut-on affirmer que notre système social ne fonctionne pas alors qu'on a un taux de pauvreté parmi les plus bas d'Europe

1:01:36
Locuteur

c

1:01:36
Présentateur

'est vrai que Yves je serais à la rappeler il y a un amortisseur social il y

1:01:41
Locuteur

a

1:01:41
Présentateur

des amortisseurs sociaux qui ont fonctionné pendant la crise qu'on a pu voir pendant la crise c'est insupportable de voir le nombre de gens qui dorment dehors effectivement c'est insupportable et le président l'a rappelé de voir combien d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté mais

1:01:56
Locuteur

quand

1:01:57
Présentateur

on regarde au niveau général il y en a moins que certains pays qui ont été aussi touchés directement dans la crise c'est effectivement un paradoxe qui est difficile à comprendre quant à l'impôt sur le revenu on attendrait et ça avait été une promesse une vraie réforme fiscale parce qu'aujourd'hui je ne

1:02:13
Locuteur

vois

1:02:13
Présentateur

pas comment c'est possible de faire vous avez moins d'un français sur deux qui payent l'impôt sur le revenu c'est aussi ça la difficulté de ce système

1:02:21
Locuteur

Ne

1:02:21
Présentateur

doit-on pas revoir le versement des allocations familiales à des ménages qui disposent de revenus très confortables ? Alors

1:02:28
Locuteur

ça c'est à l'heure du jour

1:02:30
Présentateur

C'est à l'heure du jour mais je ne

1:02:32
Locuteur

suis

1:02:32
Présentateur

pas sûre qu'ils avancent tellement parce que c'est assez impopulaire parce qu'alors la grosse difficulté de toute cette politique sociale c'est qu'à un moment vous attaquez à ce qu'on appelle les classes moyennes aussi

1:02:41
Locuteur

Or

1:02:42
Présentateur

les classes moyennes elles ont toujours l'impression de payer pour les autres et de ne

1:02:45
Locuteur

pas

1:02:45
Présentateur

être complètement non plus dans les très riches et donc vous avez aussi un problème politique d'attaquer la classe moyenne Donc tout ça à mon avis ils vont beaucoup réfléchir avant de voir s'il faut remettre encore sous condition

1:02:55
Locuteur

Il était question de supprimer

1:02:56
Invité

le quotient familial Alors je pense qu'ils ne

1:02:59
Locuteur

vont

1:02:59
Invité

pas le faire Ce qu'il y a c'est que déjà ça avait commencé sous François Hollande ils ont baissé les aides aux familles

1:03:09
Locuteur

les

1:03:09
Invité

plus aisées

1:03:10
Présentateur

Mais là ce serait la mise sous condition de ressources des allocations familiales ça veut dire que ceux qui gagneraient beaucoup d'argent ne toucheraient plus les allocations familiales

1:03:17
Locuteur

Exactement

1:03:17
Invité

Ça

1:03:18
Présentateur

n'a pas été abordé Non mais économiquement ça se défend économiquement on ne voit pas la justification En revanche

1:03:25
Locuteur

c'est un

1:03:25
Présentateur

totem C'est un totem

1:03:27
Locuteur

Oui parce que c'est lié C'est lié à la

1:03:30
Invité

politique familiale

1:03:31
Locuteur

Surtout que la natalité est en train de

1:03:32
Invité

légèrement baisser en France

1:03:33
Locuteur

Non mais non Non mais non Non mais non pour

1:03:34
Présentateur

ces raisons Macron n'est-il pas en train de tomber le masque ? Moi je pense que c'est le risque d'aujourd'hui c'est-à-dire qu'on avait un président qui a gagné sur le thème de l'efficacité mais le problème c'est est-ce qu'il ne manque pas un peu de cœur pour essayer de montrer qu'il arrive à entraîner l'ensemble des Français et je trouve que c'est pour ça que cette intervention dans son bureau était assez maladroite quand même Macron ne trouve-t-il pas que l'évasion fiscale représente un pognon de dingue ? Il n'en a pas parlé Non mais

1:04:02
Locuteur

on attend la

1:04:03
Présentateur

prochaine vidéo Merci à vous tous C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h55 On se retrouve demain pour un nouveau C dans l'air à 17h50 Tout de suite c'est à vous Belle soirée sur France

1:04:13
Locuteur

5