Macron et "le pognon" des aides sociales #cdanslair 13.06.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 45 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse partielle
On met un pognon de dingue dans les aides sociales et les gens ne s'en sortent pas.
- 4:10OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est choquant, habile ?
- 4:40RelanceRéponse partielle
Est-ce que la forme n'est pas là aussi pour faire oublier le fond ?
- 6:30OuverteRéponse partielle
Responsabiliser les pauvres, qu'est-ce que ça veut dire ?
- 7:30RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce n'est pas une mauvaise communication pour le moment présent ?
- 8:50OuverteRéponse partielle
Pourquoi ce débat a-t-il été lancé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45PrésentateurFait
« Rien ne sert de dépenser plus, il faut mieux accompagner et responsabiliser les personnes en difficulté avec un objectif clair, le retour dans le monde du travail. »
- 0:54PrésentateurPromesse
« Zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une promesse de campagne, une conquête sociale selon Emmanuel Macron. »
- 2:50InvitéFait
« On met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens, ils sont quand même pauvres. On n'en sort pas. »
- 3:33InvitéChiffre
« Les aides sociales, les minima sociaux en question, c'est 4 millions de Français qui sont concernés. »
- 10:55InvitéFait
« Il a raison. Si vous prenez les statistiques, ça ne marche pas correctement. »
- 11:03InvitéFait
« Le discours officiel, ça ne marche pas, donc il faut changer les tubulures. »
- 11:27InvitéChiffre
« La dépense publique, c'est 56% de notre richesse nationale. On doit passer à 52%. »
- 12:19PrésentateurPromesse
« Zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires. »
- 13:20PrésentateurFait
« 17 modèles de paire de lunettes 100% remboursés tous les deux ans. »
- 13:24PrésentateurFait
« 45% des prothèses dentaires existantes et d'ici à 2021, les audioprothèses. »
- 16:45InvitéChiffre
« Vous avez un système de protection sociale en France qui est extrêmement fourni, qui coûte 750 milliards d'euros avec des frais de gestion qui sont importants. »
- 16:58InvitéChiffre
« Les minimas sociaux, vous en avez une dizaine qui coûtent, je ne sais pas, 25 à 26 milliards d'euros. »
- 21:07PrésentateurChiffre
« Le débat, c'est effectivement les quelques 21 milliards de minima sociaux et d'aides qui ne marchent pas autant. »
- 31:10PrésentateurChiffre
« elle a coûté 5 milliards d'euros à l'État l'an dernier »
- 32:42PrésentateurFait
« depuis janvier 2016 le RSA activité et la prime pour l'emploi ont été remplacés par une seule et même aide, la prime d'activité »
- 32:59PrésentateurChiffre
« une somme pouvant aller de 15 euros à 187 euros par mois »
- 33:06PrésentateurChiffre
« la prime aurait engendré un recul du taux de pauvreté de 0,4 point »
- 33:58InvitéChiffre
« en 2016 quand elle a été créée fusion de la prime pour l'emploi et des aides 3 milliards d'euros 4 milliards d'euros pardon Aujourd'hui c'est 6 »
- 35:11PrésentateurPromesse
« le candidat Macron avait fait du maintien de cette mesure et de sa revalorisation une promesse de campagne »
- 40:43InvitéFait
« il y avait de dire je fais ce que je dis ce que j'ai dit je crains fort que sur ce sujet là il ne fasse pas tout à fait ce qu'il veut faire »
- 41:11InvitéPromesse
« pendant la campagne électorale on va augmenter la prime d'activité »
- 44:05PrésentateurChiffre
« là on va supprimer la taxe d'habitation pour tout le monde c'est 9 milliards d'euros »
- 46:42PrésentateurChiffre
« les aides aux entreprises c'est 140 milliards d'euros »
- 48:23PrésentateurChiffre
« 13 d'entre eux tous dirigés par des socialistes souhaitent expérimenter le revenu de base »
- 48:30PrésentateurChiffre
« ce n'est pas le revenu universel de Benoît Hamon mais la fusion de certaines aides sociales en un revenu minimum de 460 à 725 euros environ »
- 51:32PrésentateurChiffre
« coût estimé entre 9 et 25 milliards d'euros pour l'ensemble du territoire »
- 54:36PrésentateurFait
« il n'en était pas question »
- 55:00PrésentateurFait
« en Finlande par exemple il y a eu une expérimentation qui a été faite auprès de 2000 chômeurs »
- 56:47PrésentateurFait
« il y a le pognon de dingue que coûtent les pauvres »
- 58:26PrésentateurFait
« le zéro reste à charge pour les prothèses auditives et dentaires et pour l'optique »
- 58:36PrésentateurFait
« c'est une conquête sociale Emmanuel Macron »
- 59:59PrésentateurChiffre
« ça va coûter 700 millions d'euros par exemple à la science maladie »
- 1:00:35InvitéChiffre
« la protection sociale c'est 35% de notre richesse alors que dans les autres pays occidentaux c'est à peu près 22-25% »
- 1:01:33PrésentateurFait
« on a un taux de pauvreté parmi les plus bas d'Europe »
- 1:02:16PrésentateurChiffre
« vous avez moins d'un français sur deux qui payent l'impôt sur le revenu »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Invité21 %
- ?5 %
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Bonsoir à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. On met un pognon de dingue dans les aides sociales et les gens ne s'en sortent pas. C'est du Emmanuel Macron, le président n'a pas renoncé aux formules provocantes et il les met en scène dans une vidéo tournée par l'Elysée et mise en ligne cette nuit. C'est un peu sa réponse au débat sur les aides sociales qui ne cesse de prendre de l'ampleur au sein de la majorité. Certains s'impatientent et réclament maintenant un tournant social. Le chef de l'État, lui, n'a rien lâché sur sa ligne ce matin à Montpellier. Il s'exprimait face au patron des mutuelles. Son message ?
Rien ne sert de dépenser plus, il faut mieux accompagner et responsabiliser les personnes en difficulté avec un objectif clair, le retour dans le monde du travail. Un discours marqué par une confirmation, le zéro reste à charge pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une promesse de campagne, une conquête sociale selon Emmanuel Macron. Macron est le pognon des aides sociales, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Ebtréa, vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. On peut retrouver vos éditos sur votre blog Controverse. Françoise Fressos, vous êtes journaliste, éditorialiste au quotidien Le Monde.
Sophie Feb, vous êtes journaliste, chef du service économie à l'Obs. Enfin, Fanny Guinochet, vous êtes journaliste à l'opinion, spécialiste des questions économiques et sociales.
On
vous retrouve tous les matins sur France Info. Bonsoir à tous les quatre. Merci
de
participer à ce C'est dans l'air en direct. Alors il faut quand même qu'on commence par cette émission, par cette vidéo. C'était assez inattendu, donc c'est une scène un petit peu volée à l'Élysée, une séance de travail. Alors pas du tout volée, puisque c'est l'attaché de presse d'Emmanuel Macron qui la filme. En tout cas, ça ressemble à une séquence de travail avec les conseillers d'Emmanuel Macron. Et là, il y va avec une formule dont il a le secret aïe de Tréa.
Oui, parce qu'en fait, ce qui est important, il y a le fond qui est important, parce que bon, et la forme. Et la forme, je dirais qu'autant le fond, c'est à peu près en conformité avec ce qu'il avait pu dire de façon très théorique, et ça reste très théorique pendant la campagne électorale. Mais alors sur le fond, c'est tout le contraire, justement, de ce qu'il avait dit précédemment. C'est-à-dire que vous avez, il avait dit par rapport à mes prédécesseurs, moi je vais prendre une posture gaullienne, présidentielle. Il est hors de question. Ce qui compte, c'est ce que je dis, c'est pas la façon dont je le dis, c'est pas les coulisses, je dirais, du pouvoir.
Au contraire, les coulisses doivent rester secrètes. Et là, il nous fait tout le contraire. Alors certes, il a encore une cravate, il est sous les ors de l'Elysée, mais il nous envoie ce petit message en pleine nuit. C'est évidemment très préparé. Il parle avec son cabinet. Il
les secoue un peu,
en leur disant que le discours
va pas dans le bon
sens, qu'on comprend rien.
Il joue, il surjoue. Parce que sincèrement,
il
l'avait dit pendant la campagne,
il
avait dit, en fait, il faut revoir la tubulure des aides sociales, tout ça, en fait, on met de l'argent dedans, mais ça va pas au bon endroit, il faut revoir tout ça pour que ça soit plus efficace. Et là, ce qui se passe, c
'est
qu'il sait qu'il entame la deuxième phase de son quinquennat. Cette deuxième phase, elle va justement prendre à bras le corps, normalement, elle devrait prendre à bras le corps le sujet des retraites,
le
sujet des aides sociales, puisqu'il l'avait dit, et il sait que c'est un sujet qui est quasiment tabou en France. Ni la droite ni la gauche ne s'y sont vraiment jamais attaqués. Et donc, il sait que là, c'est sensible. C'est sensible parce qu'il touche à des millions de personnes, les aides sociales, les minima sociaux en question, c'est 4 millions de Français qui sont concernés. Et c'est un matelas qui, quand même, permet d'amortir les temps difficiles davantage en France que dans d'autres pays européens. Donc, il sait qu'il s'attaque à quelque chose de compliqué, et en plus, qui est souvent
compliqué
à comprendre, parce que je suis sûr qu'il y a beaucoup de, je dirais, de mauvaises interprétations de ce qu'il a pu dire. Il le sait, ça. Alors, il essaye de, avant son discours, il se prononçait aujourd'hui, il faisait un discours à la mutualité, dans un univers qui est justement l'univers de la solidarité, et donc, il prépare les esprits.
– Et comment ? Avec une formule qui a été diversement reçue, on va le voir dans un reportage dans un instant, ça a hérissé une partie de la gauche, et même parfois de sa majorité, dont certains ont des états d'âme. À quoi ça sert ? À quoi ça sert
de
prendre les Français à témoin d'une séance de travail à l'Élysée, en utilisant, alors on
ne va
pas non plus jouer, voilà, ce
n
'est pas des pudeurs de gazelles, comme aurait dit
Jean
-Luc Mélenchon, voilà, c'est une façon de parler assez triviale, il dit, voilà, on met un pognon de dingue dans ces aides-là, et ça ne fonctionne pas. Est-ce que c
'est
choquant
? – Est-ce que
c'est habile, choquant ? Alors, moi, ça m'a un peu choquée, et en fait, je vais vous dire, ce qui m'a choquée, c'est l'image. C'est-à-dire que ça se passe dans le Salon vert de l'Élysée, c'est un magnifique endroit, vous avez toutes les chaises dorées à côté, et vous avez le président qui dit, on met un pognon dingue dans les minima sociaux, et là, on se dit, il est quand même débranché, le président. Et je trouve qu'on est à un moment du quinquennat où on se demande, est-ce qu'Emmanuel Macron a du cœur ? C'est-à-dire, est-ce qu'il a de la sensibilité
aux
problèmes sociaux ? Et je trouve que cette séquence, elle
n
'est pas bonne à cause de ça. Je pense qu'ils ont voulu envoyer un message très politique à ceux qui disent, l'assistanat, ça suffit. Une partie de la droite a sans doute beaucoup apprécié ce discours. Mais je trouve que, si vous raisonnez sur l'ensemble des Français, après aussi la séquence qu'il y
a
eu, vous savez, sur l'immigration, où la France a beaucoup tardé à dire, est-ce qu'on va accueillir les réfugiés ? Je trouve qu'il y
a
un manque de sensibilité, et qui n'était peut-être pas obligatoire, parce que le fond de son discours est assez audible et cohérent. C'est de dire, ça ne fonctionne pas, il faut changer des choses. Tout le monde est à peu près d'accord. Mais la façon dont il dit et l'endroit qu'il choisit pour le dire, moi je me suis dit, mais je pense que ce n
'est
pas une bonne communication pour le moment présent. Franchement, dire, on va responsabiliser les pauvres.
Est
-ce que, de son salon à l'Elysée, au moment où il est en train de changer toute la vaisselle de Sèvres, est-ce que c'est digne
?
Ça coûte
très cher. Est-ce que c'est digne
? Peu de temps après qu'il ait reçu secrètement, le leader de la CFDT qui a confié à des proches en sortant qu'il l'avait trouvé un peu illuminé, un peu hors sol, persuadé que quelque chose lui est tombé sur la tête et qu'il a un destin. C'est quand même un peu bizarre. Et puis, responsabiliser les pauvres,
on
a l'impression que...
C'est ce qu'il dit dans
la suite de la vidéo. C'est ce qu
'il
dit dans la vidéo.
Et c'est ce qu'il redit dans son discours ce matin. Oui,
responsabiliser les pauvres, qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il a demandé aux riches d'être responsabilisés quand on leur a enlevé l'ISF sur les valeurs mobilières ? Est-ce qu'il leur a demandé de justifier après ce qu'ils allaient faire de leur argent ? Est-ce qu'il demande qu'on responsabilise les gens qui quittent la France et qui doivent théoriquement mettre
de l'argent de côté pour un impôt ? Il a choisi une ligne en fait. C'est ça que vous
expliquez. Il a choisi une ligne politique et qu'il... En tout cas, il n
'est
pas sensible au débat porté y compris par certains économistes qui ont travaillé avec lui pendant sa campagne, qui lui disent « Attention, n'oublie pas ta jambe gauche ». Là, c'est pire que ça. On a l'impression qu'il n'est plus du tout au contact de la réalité et des vrais gens. Lui, il vient d'Amiens, il est fils de médecin, il a trouvé que c'était plus difficile pour lui de grimper en haut de l'échelle que pour ses petits copains qui étaient bourgeois du 7e arrondissement de Paris à l'ENA et il a l'impression que les victimes, c'est les gens comme lui ou quoi ? En
tout cas, vous avez trouvé
que cette séquence-là était choquante, visiblement.
Elle était
choquante, mais visiblement... Ce qui me choque aussi, c'est la forme. Parce que pourquoi ça vient de sa chargée de communication qui sort ça au milieu de la
nuit ? Donc,
la forme est là aussi pour faire parler. Est-ce que la forme n'est pas là aussi pour faire oublier le fond et le débat qui l'ouvre ? Alors, effectivement, moi, je partage ce qui est dit là. J'ai été vraiment surprise. Pour trouver la stratégie derrière, on peut se poser des questions.
C
'est clair que ça va choquer un certain nombre de représentants d'associations, de représentants syndicaux. Ça, c'est clair que c'est une volée de voie verte. Après,
je
me suis demandé, avec le recul, si finalement, ils ne s'adressaient pas, en prenant un langage très populaire, à certains Français qui expriment le fait qu'ils trouvent qu'il
y a
un assistana, qu'il
y a
trop d'assistana. Quand on regarde les sondages, il y a quand même 4 Français sur 10 qui trouvent que l'État français est trop généreux. Alors, c
'est... C'est à eux qu'ils
parlaient, peut-être ? Peut-être. En tout cas, c'est comme pour le contrôle des chômeurs. Le contrôle des chômeurs, à chaque fois que vous mettez ce sujet sur la table, ça fait bondir les élites, ça fait bondir les représentants syndicaux. Un peu moins patronaux, mais les représentants syndicaux, ça fait bondir les représentants d'associations. Puis, quand vous interrogez les Français, vous avez une majorité de Français qui est pour le contrôle des chômeurs parce qu'on a toujours l'impression, c'est culturel, mais l'impression que les autres, ils profitent plus du système. Alors, je me suis demandé si, effectivement, il n
'y
avait pas cette stratégie-là. Mais sinon, pour le reste, tout ce qui a été dit sur la forme, sur la façon dont c'est posté, ça surprend. En plus, aujourd'hui, le discours qu'il fait à la mutualité est beaucoup plus polissé. On retrouve des... est beaucoup moins décomplexé. On retrouve une ligne, une tonalité de discours qui était quand même celle de la campagne. Vous parlez de la forme, parce que
sur le fond, il dit la même chose.
Oui,
oui.
Mais quand même, on retrouve... le discours qu'il a fait aujourd'hui, ça ressemble au discours qu'on a pu connaître pendant la campagne présidentielle sur le système fonctionne mal, il faut le changer, il faut faire en sorte que ceux qui ont besoin, par exemple, ils rappellent que 30% des bénéficiaires des minima sociaux ne les demandent pas parce que le système est trop complexe. Donc, il y
a
des élans de solidarité qu'on ne retrouve pas du tout dans cette toute petite phrase, mais qui fait effectivement polémique et qui vient effacer tout le reste. On a l
'impression
qu'il n
'est
pas du tout sensible à cette petite musique qui, on va y rentrer dans le détail, qui est née depuis ce débat autour des aides sociales lancé par Gérald Darmanin et Bruno Le Maire
ou
même par des économistes de sa
campagne. On a l'impression qu'en
faisant cela, Yves Tréhard, il trace sa route.
Il
dit « Et je vais continuer à parler comme
j
'ai toujours parlé aux Français et
je ne change
rien.
»
Il n'a fait qu'une erreur, c'est de dire qu'il faisait et de droite et de gauche.
Je
pense qu'il a fait cette erreur
-là.
Parce qu'en fait, effectivement, quand on reçoit ça, quand on reçoit ces propos, quelle que soit la forme d'ailleurs, aujourd
'hui
ou dans la nuit, ce sont des propos qui peuvent apparaître de droite. Mais ils ne sont pas d'une droite française. C'est ça qui est intéressant. Il est hors système. Vous prenez une partie de l'électorat de droite ou de représentants de droite. Je ne
sais
pas si vous avez vu les réactions de
quelques
représentants
de droite aujourd
'hui
qui
sont des tenants d'une droite,
on
va dire, gaullienne, sociale, seguiniste, étatiste,
dirigiste.
Et la droite française a d'abord été ça. La droite bonapartiste, elle est assez interventionniste. Elle est pour que l'État aide justement les plus défavorisés. Il ne
dit
pas qu'il ne
faut
pas aider les plus défavorisés. Il dit que ça ne marche pas. Il a raison. Si vous prenez les statistiques, ça ne marche pas correctement. Premièrement. Deuxièmement, ça coûte beaucoup plus cher chez nous qu'ailleurs. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit, le discours officiel, ça ne marche pas, donc il faut changer les tubulures.
Et
il
y
a un discours officieux, c'est qu'il doit faire des économies, le président de
la République. On n'a pas
parlé là,
ni ce matin, ni dans la vidéo.
C'est aussi le but du jeu. Et c'est là où il peut se faire attaquer par ses oppositions, puisqu'elles sont multiples et variées. C'est que le président de la République, dans son discours de campagne, il va le faire. Il va le faire, il n
'a
pas commencé à le faire. Il a dit, la dépense publique, c'est 56% de notre richesse nationale. On doit passer à 52%.
Et
pour gagner 4 points, et pour être dans les clous, en plus des exigences européennes, il doit faire des économies. Jusqu'à présent, depuis qu'il est à l'Élysée, on n'a pas vu le début d'une économie. Pas le début. Il a, je crois, supprimé 1600 postes de
fonctionnaires.
Et ce n
'est
pas grand-chose. Donc, il s'attaque à ça aussi. Et
c
'est les deux raisons.
C
'est 1, efficacité, 2,
économie.
Économie. Nous allons poursuivre cette discussion sur les économies. Cette séquence de travail, en tout cas tournée à l'Élysée, a mis le feu aux poudres. La phrase sur le pognon, de dingue, mis dans les aides sociales, a fait réagir toute la classe politique. Le président, lui, ce matin, à Montpellier, a dénoncé la logique de guichet en affirmant que la solution n'était pas forcément de dépenser plus pour faire mieux. Dans la foulée, il a confirmé sa promesse de campagne. Zéro reste à charge. Pour les lunettes, les prothèses auditives et dentaires, une conquête sociale sur Emmanuel Macron. Gladys Lafitte, Jérémy Normand et Pierre-Jean Perrin.
C
'est le prochain grand chantier d'Emmanuel Macron, la politique sociale.
Ce
matin, devant le congrès des mutualistes, le président de la République a parlé santé et prévention en écho à ses engagements de campagne.
C
'est cela, le combat que je veux pour ce quinquennat.
Une
vie digne. Et une vie digne, ça ne veut pas dire promettre de rester là où on est né.
Ça
ne veut pas dire promettre de rester là où on est tombé. Ça veut dire avoir une société qui vous donne les conditions de cette dignité.
Pour
les personnes les plus en difficulté, le chef de l'État annonce le remboursement total de certains soins de santé.
C
'est le reste à charge zéro. Les opticiens devront proposer 17 modèles de paire de lunettes 100% remboursés tous les deux ans. également remboursés 45% des prothèses dentaires existantes et d'ici à 2021, les audioprothèses. Des annonces en faveur des plus pauvres, mais c'est une autre intervention du chef de l'État qui a marqué les esprits, la préparation de ce discours.
Hier
soir, minuit et demi, la directrice de communication du président de la République poste cette vidéo sur Twitter. Emmanuel Macron, en pleine répétition, face à son équipe, le langage se veut cru et familier.
Moi,
je fais un constat qui est de dire que tout le système social,
on
met trop de pognon,
on
déresponsabilise et on est dans le curatif.
Et
donc, toute notre politique sociale, et c'est pour ça que j'ai besoin de vous, mutualistes,
c
'est qu'on doit mieux
prévenir, ça nous coûtera moins ensemble, et on doit mieux responsabiliser tous les acteurs.
Donc, vous
savez,
moi, je
pense que c
'est simple.
Prévenir, responsabiliser.
La
politique sociale, regardez,
on
met un pognon de dingue dans des minima sociaux, les gens,
ils
sont quand même pauvres. On n'en sort pas. Les gens qui restent pauvres, ils restent pauvres. Ceux qui tombent pauvres, ils restent pauvres.
On
doit faire un truc qui permet aux gens de s'en sortir.
Deux minutes soigneusement choisies, filmées par le caméraman de l'Elysée, validées par le président lui-même.
Une
opération de communication savamment orchestrée pour marquer les esprits et faire passer un message, le système d'aide sociale sera bien réformé.
Des
déclarations qui ne passent pas auprès de l'opposition. Dès ce matin, Martine Aubry dit dans un communiqué sa consternation.
Le
président a un problème avec les pauvres et cela commence à se voir de plus en plus.
D
'abord assimilé à des fainéants et des profiteurs, aujourd'hui, il nous dit qu'on met trop de pognon pour les minima sociaux. Les propos du président de la République révèlent s'il en était encore besoin la direction prise par sa politique, s'attaquer aux plus faibles encore et encore.
Dans
les couloirs de l'Assemblée nationale, à gauche comme à droite, la forme, mais aussi le fond des déclarations du président interroge.
Je
ne
vois
pas l'intérêt qu'il y
a
comme ça de mal parler, de mal parler de choses qui sont importantes pour les Français, de faire croire qu'il y aurait en quelque sorte trop de dépenses sociales et qu'il faudrait responsabiliser ceux qui les perçoivent comme si ça n'était pas le cas. Moi, j'ai un peu de mal à comprendre cette séquence
parce
qu'en réalité,
il
n
'y a
pas dit grand-chose ce matin s'agissant justement de remettre à plat notre système des socials en France.
Un malaise présent également du côté de la frange gauche de la majorité.
Il
ne
faut
pas présenter les choses comme ça. Je suis très très mal à l'aise avec cette phrase. Dans la vie de tous les jours, on peut parler entre copains, entre amis, mais là, sauf que ce n'était pas entre copains, entre amis. Donc je pense qu'il faut faire attention. Je
ne souhaite pas
encore commenter plus quelque chose qui ne me semble pas très importante, même s'il fait le buzz. Une défiance de moins en moins rare dans son propre camp.
Il
y a dix jours déjà, les trois économistes qui ont inspiré le programme du candidat Emmanuel Macron exprimaient leurs craintes face à la ligne politique du gouvernement, jugée trop à droite, pas assez sociale.
Et
nous allons revenir sur cette note de ces trois économistes. Emmanuel Macron n'a-t-il pas entièrement raison quand il parle d'être sociale trop nombreuse et mal gérée
? Oui,
en fait, c'est compliqué parce qu'on dit être sociale, on n'a pas dit grand-chose.
Vous
avez un système de protection sociale en France qui est extrêmement fourni,
qui
coûte 750 milliards d'euros avec des frais de gestion qui sont importants. Et puis, vous avez ce qu'il dit cette nuit, il parle des minimas sociaux. Les minimas sociaux, vous en avez une dizaine qui coûtent, je ne
sais
pas, 25 à 26 milliards d'euros, je crois. Et alors, c'est le RSA.
C
'est des gens, si vous voulez, qui reçoivent de l'argent sans contribuer. C'est-à-dire, ce sont des allocations non contributives. Vous recevez cet argent-là mais vous n'avez pas cotisé pour le recevoir, cet argent. Alors, c'est pour les adultes handicapés, handicapés, pardon, pour les... la vieillesse, enfin, une allocation personnes âgées, le RSA, qui est un
vrai
problème.
Et
les départements s'en plaignent parce que c'est eux qui payent le RSA, c'est le revenu de solidarité active. Enfin, c'est une dizaine de dispositions comme ça. Et ces dispositions, on s'aperçoit, c'est ce que dit le président de la République, mais même les économistes et les observateurs avertis le disent, ces aides-là ne permettent pas aux gens de sortir de l'état de précarité dans lequel ils sont. Par exemple, au bout de 4 ans de revenus de solidarité active, eh bien, vous n'avez que 50% des allocataires, enfin, des bénéficiaires de ce RSA qui remettent le pied à l'étrier, qui trouvent un emploi. Donc, ça veut dire qu'il y
a
un échec et que ça
ouvre
la porte d'ailleurs à quoi ? À un discours qui peut être un discours tenu là par des gens qui vont plus loin en disant on est dans un régime d'assistanat, c'est-à-dire que les gens, ils restent dans un système d'assistanat et c'est pas très... Alors que lui, il est toujours pour l'activité, l'actif, c'est un des mots clés de son... La priorité, c'est de l'emploi. Donc, voilà un peu...
Mais pourquoi ce débat
a
-t
-il été lancé ? Reprenons le film au
début. Alors, je ne
parle pas à l'origine. Là, dans la séquence assez courte, on n'a pas parlé beaucoup des aides sociales pendant cette campagne électorale en tout cas.
Il en a parlé.
Il en a parlé ? Qu'est-ce qu'il disait à l'époque
? Il dirait la même chose. La même chose. Donc là, il
est cohérent ? Non ? Pas tout à fait. Il
disait quand
même qu'il fallait les revaloriser. D'ailleurs, il a commencé
à le faire. Il a
revalorisé le minimum vieillesse. Il a revalorisé un petit peu l'allocation adulte handicapé. Et surtout, il voulait revaloriser la prime d'activité. La prime d'activité, c'est deux choses.
C
'est l'ancienne prime pour l'emploi. Donc, on va en reparler un peu plus tard. Mais donc, il voulait les revaloriser pendant la campagne. Pourquoi on est parti sur ce débat-là avec Bruno Le Maire, Gérald Darmanin qui se sont mis à dos une partie du gouvernement
et de la majorité
? Mais
parce qu
'il va lever le lièvre. Pourquoi ça pose autant de problèmes ? C'est parce qu'ils sont à la chasse aux économies aujourd'hui. Ils cherchent 60 milliards d'euros d'économies budgétaires et dans les dépenses de santé. Et le débat qui s'est ouvert, c'était un débat budgétaire. On va couper dans les aides sociales,
on
va couper dans les aides aux entreprises, puis après,
on
va couper dans les aides sociales. Et je pense que c'est pour ça qu'Emmanuel Macron est aussi monté au créneau. C'est pour ça aussi qu'on commence à avoir des bribes du plan pauvreté parce qu'au gouvernement, il se dit si c'est juste uniquement un débat budgétaire, on va vous ratiboiser, ça va très mal partir. Donc, il donne quelques bribes de son plan pauvreté mais en même temps, quand vous voyez, quand il dénonce en disant c'est très compliqué, ça ne marche pas, on voit qu'il a énormément de mal lui-même à donner la mesure, par exemple, qui va régler le problème et qui fera que la prime d'activité, elle va vraiment marcher. Pourquoi ?
Et Hollande avait agi, il avait essayé de regrouper certains trucs, c'était extrêmement compliqué d'avoir un système performant. Donc, je pense qu'il a voulu revoir tout ça en disant j'ai une nouvelle politique sociale qui n'est pas celle de mes prédécesseurs. Ce n'est pas uniquement un débat budgétaire mais en même temps,
on
est dans un flou total parce qu'il manque des mesures très précises et très concrètes pour rassurer les Français et leur dire bon, oui, on va vers une amélioration et pas vers un ratiboisage. C'est un tabou en France de dire ce qu'a dit Bruno Le Maire, on ne peut pas faire des économies sans s'atteler à la dépense sociale en France. C'est un tabou, les prédécesseurs s'y sont essayés,
est-ce que c'est au niveau ?
La dépense sociale, c'est ce que disait Yves aussi, c'est 714 milliards de dépenses mais certaines sont contributives, c'est-à-dire que vous cotisez pour les payer, c'est votre système d'assurance maladie,
c
'est votre système d'assurance vieillesse et là, il n'est pas question de leur mettre à plat, il l'a dit d'ailleurs le président,
il l'a dit, c
'est la sécurité sociale, c'est l'héritage de 45, on n'y touche pas. Non, le débat, c'est effectivement les quelques 21 milliards de minima sociaux et d'aides qui ne marchent pas autant. Donc on voit bien l'idée qu'il a, c'est essayer je pense d'apporter un contrôle plus fort sur ceux qui délivrent le RSA et je pense qu'au gouvernement ils disent, par exemple dans les Bouches-de-Rhône, il n'y
a
que 40% d'accompagnement alors que dans le Val-d'Oise, il y
en
a 90%. Donc il y a certains départements qui sont beaucoup plus accompagnateurs dans le retour à l'emploi que d'autres. Donc je pense qu'ils vont essayer d'améliorer ça mais je ne pense pas qu'il arrivera à changer de fond en comble le système parce que tous ses prédécesseurs ont compris que c'était extrêmement compliqué d'essayer d'unifier toutes les aides qu'on a et d'essayer de faire en sorte que le système performe. Le fait qu'il soit caricaturé pourrait-on dire ou alors à juste titre résumé comme le président des riches, est-ce que ça le gêne dans cette séquence-là ?
On a entendu certains membres de la majorité qui ne vont pas avec le dos de la petite cuillère une des députées qui expliquait clairement que ça c'est une phrase qu'elle ne peut pas accepter. Est-ce que là on est à la veille d'un problème politique pour Emmanuel Macron ? Le problème politique il est déjà posé puisque l'image de président des riches lui colle à la peau et c'est sûr que en posant ce débat en mettant ce débat sur la table qui est effectivement un débat un peu tabou en France en plus qui est très difficile à poser correctement on a beau dire que
ce
n
'est
pas efficace il faut être pragmatique on n'arrive pas à trouver la bonne pédagogie pour le faire en posant ce débat il remet une pièce dans la machine mais à la rigueur c'est ce que vous disiez tout à l'heure Emmanuel Macron je crois qu'au final il s'en fiche il s'en moque il trace d'ailleurs il prend la même rhétorique que pour la SNCF la SNCF c'était quoi la rhétorique de pourquoi on fait une réforme les trains ne marchent pas ils n'arrivent pas à l'heure et ça vous coûte plus cher et pourtant c'est un service public c'est une vieille entreprise à laquelle on est attaché on la réforme il fait pareil regardez notre modèle social il n'est pas vraiment performant il est vieillissant il n'atteint pas le but qu'il devrait atteindre donc on va le réformer et on va le réformer c'est la même logique et derrière quand on revoit le parcours d'Emmanuel Macron c'est pas la première fois qu'il sort une petite phrase souvenez-vous des fainéants souvenez-vous il rentre en politique en tant que ministre de l'économie il parle des illettrés pour parler des ouvrières de chez GAD ça avait fait scandale et il y a eu plein d'exemples là encore récemment quand il dit aux employés de GMS qu'ils ne trouvent pas de travail qu'il faut qu'ils bougent et qu'ils acceptent un job 100 km à la ronde alors qu'il n
'y a
pas de train finalement il s'en moque il perd un peu dans son électorat en revanche là où la séquence elle est plus difficile pour lui c'est en termes de calendrier c'est que il arrive après cette séquence elle arrive un an après qu'il soit à l'Elysée et qu'il n
'y
a eu que des mesures libérales les ordonnances travaillent la loi Pacte on
va beaucoup parler
on va beaucoup parler de la loi Pacte qui est portée par Bruno Le Maire qui est censé aider les entreprises c'est perçu comme une loi il y a des privatisations dedans il
y
a les suppressions des seuils c'est perçu comme une loi libérale
il surfe là-dessus il
surfe là-dessus et le volet protection il a réussi
ces deux réformes
la
réforme du code du travail il l'a réussi enfin il est passé la réforme de la SNCF
on va voir
ce que ça donne mais il est passé
moi
je crois qu'il y a aussi quelque chose qui est fondamental chez Emmanuel Macron c'est qu'il n
'est
pas du tout dans la philosophie collective française il n
'est
pas du tout dans la philosophie il
n'est pas dans la
philosophie du Conseil National de la Résistance notre
régime
social il a été construit par le Conseil National de la Résistance dont je rappelle qu'il a été construit par des communistes des socialistes des radicaux de gauche des gaullistes des gens de toute opinion de toute sensibilité et lui il est en train je ne
sais
pas s'il y arrivera mais en fait si on regarde bien son vocabulaire quand il parle de responsabiliser quand il parle de parcours individuel quand il parle il est quoi ?
il
est libéral non ?
oui il est
libéral bien sûr mais ce qui prime c'est l'individu ce n
'est
pas le collectif d'accord notre société elle a été construite sur la collectivité et
la solidarité l
'idée du système social à la française c'était de dire les bien portants payent pour les malades et les actifs
payent pour les retraités ça il ne le remet
pas en cause si parce qu'il dit il faut se responsabiliser donc vous vous en sentirez c'est la méthode qui est le dit c'est pas demandez-vous ce que l'État peut faire pour vous c'est demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l'État moi
je me lancerai quand même parce qu'il l'a
dit dans son discours en disant moi je suis dans la perspective de sauver le modèle social français
pas de le changer
et je pense que le débat avec les syndicats d'ailleurs c'est ça c'est de prouver que les mesures qu'il va faire individuelle s'inscrivent dans le cadre collectif du modèle
français et je
pense que s'il ne s'inscrit pas dans le cadre collectif
ça ne passera pas du tout il
y a un moyen très simple de faire baisser les dépenses sociales et de savoir si ces réformes ont marché, ont fonctionné ont réussi, sont des succès c'est simple c'est que le chômage baisse et tout à coup il y aura plus de gens qui seront voilà il y aura plus de cotisations et les dépenses sociales baisseront les déficits baisseront spontanément or ça
il
est un peu à un moment il
y a un os le
chômage ne baisse pas on sait que alors les taux d'intérêt remonteront peut-être pas si vite à cause de la situation en Italie mais il y a quand même un risque le pétrole a remonté il
y
a les tensions géopolitiques et puis on voit
bien il n'y a plus d'alignement des planètes
les entreprises n'embauchent pas sont un peu frileuses se demandent ce qui va se passer il y
a
une pause dans la reprise de la croissance donc là finalement est-ce qu'il se regarde lui-même et dit mes réformes n
'ont
pas forcément fonctionné le chômage ne baisse pas aussi vite je ne suis pas aussi magique pour transformer la psychologie de l'économie et faire tout repartir c
'est pas l'impression qu'il donne
là ou est-ce que j'accuse au lieu de prendre sa responsabilité est-ce que je n'ouvre pas un contre-feu et j'accuse ces pauvres déresponsabilisés qui n'arrivent pas à retrouver du travail et qui vivent des aides il ne le dit pas comme ça ce matin
j'exagère un peu mais
quand même c'est ça quand vous êtes dans un endroit où le marché de l'emploi où il n
'y a
pas d'emploi où il n
'y a
rien c'est pas une question de responsabilisation
vous pouvez simplement
vous pouvez être accompagné on peut vous responsabiliser comment vous allez retrouver un emploi donc il y a aussi un rôle de l'état à faire pour faciliter la mobilité faciliter l'accès au logement dans les zones où il y a des emplois et tout ça c'est le fruit de sa politique et pour l'instant ça on ne
l
'a pas encore vu et les lois travail qui sont censées faciliter les licenciements pour qu
'on
crée plein d'emplois ça
ne se voit pas encore non plus on ne l'a pas encore
vu non plus donc c'est facile de rejeter la responsabilité sur les autres quand c'est sa politique qui n'a pas encore fonctionné
il est à l'heure du bilan pas
encore il
lui reste
encore quelques mois avant de la grosse difficulté au fond il s'est donné quand même l'idée de transformer en profondeur les politiques publiques et la transformation en profondeur ça met beaucoup de temps par exemple vous prenez le cadre en fait la mère des réformes c
'est
la formation professionnelle c'est à dire que si vous voulez remettre dans l'emploi les personnes qui n'y sont pas il faut que vous ayez des formations adaptées et ça ça ne va pas venir demain ça sera 3, 5 ans et tout autre sujet très intéressant dans la pauvreté ce sont les familles monoparentales notamment les femmes avec enfants qui sont dans une souffrance énorme parce qu'elles n'ont pas moyen de garder leurs enfants les crèches en général ça fonctionne sur longue période il leur faut souvent un peu de temps elles ont des emplois partiels donc il faut adapter tout le service public à ces demandes spécifiques or c'est vraiment elles qui sont le plus impactées par les risques de pauvreté et on voit bien que toutes ces politiques publiques il faut que vous alliez convaincre les crèches de fonctionner d'avoir des fonctionnements beaucoup plus truels il faut aussi pouvoir leur avancer parfois les aides à la garde d'enfance sinon elles n'auront pas elles ne pourront pas les dents et il faut pouvoir financer
le transport et ça ne s'attelle
pas à ce sujet là ? si il s'y attelle mais ça va prendre du temps aussi et c'est pas un seul sujet c'est à dire que vous touchez aux allocations familiales vous touchez aux transports vous touchez à l'organisation des crèches tout ça pour vous dire que la politique qui préconise de transformation ça prend
du
temps et qu'il va être confronté et je pense que la deuxième année elle est compliquée pour lui c'est à dire que la première année il y avait Emmanuel Macron qui avait réussi à remporter l'élection qui avait un projet la deuxième année c'est comment est-ce que je fais alors que je n
'ai
pas encore les résultats notamment sur le chômage qui est quand même le moment essentiel pour
lui
Déjà, Yves Tréard, déjà
Mais
oui, parce qu'il a dit au mois d'octobre dernier face à trois journalistes après le journal de 20h
dans
18 mois vous commencerez à voir les résultats de ma politique c'est vrai que ce sont des réformes lourdes ce sont des réformes structurelles et si dans 18 mois effectivement le chômage le pouvoir d'achat et bien ne s'améliore pas enfin le emploi plutôt et le pouvoir d'achat ne s'améliore pas tout le monde sera là pour le lui rappeler et en plus, Sophie a raison il y a un désalignement possible des planètes c'est-à-dire qu'il est arrivé au pouvoir à un moment où le coût du pétrole était bas le prix du pétrole était bas où les taux d'intérêt étaient très bas où l'euro était dans une situation à peu près correcte par rapport à ce qu'on avait connu par le passé
pas
trop cher et là tout ça peut changer et en plus il y
a
une conjoncture internationale enfin une conjoncture des menaces internationales qui un peu partout se pointent avec une remise en question complète du commerce international par M. Trump qui peut avoir des conséquences
et
la politique économique de M. Trump peut avoir des conséquences chez nous et bien tout cela fait
que on ajoute l
'Italie quand même qui peut mener une politique qui peut déstabiliser la zone euro ça
j'y crois pas tellement
parce que je pense qu'avec l'Italie
le vrai problème c'est le problème de l'immigration je pense que l'Italie
pas un
problème économique
ça
avait un peu affolé
les marchés quand même quand ils ont annoncé un programme à 130 milliards mais je pense que
l'équipe au pouvoir en Italie ne fera pas tout à fait ce qu'elle dit de ce point de vue donc là Macron il est quand même l'heure de vérité elle n'était pas à la rentrée dernière elle n'était pas au mois de janvier elle est à la fin
de l'année
Alors en tout cas c'est l'une des aides sociales dans le viseur de Bercy la prime d'activité elle a été créée il
y
a deux ans pour compléter les petits salaires et encourager justement le retour au travail elle est aujourd'hui victime de son succès elle a coûté 5 milliards d'euros à l'État l'an dernier 1 milliard de plus que ce qui était prévu elle se retrouve au coeur de la controverse peu efficace pour les uns utile pour les autres c'est en tout cas un dispositif scruté de près au moment où Bercy cherche à faire mieux en payant moins Lucie Rémy Ariane Morrison et Pierre-Jean Perrin
La
prime d'activité dans le viseur du gouvernement depuis quelques jours la rumeur court cette aide sociale serait en danger trop coûteuse pour les uns utile pour les autres dans la presse le débat est lancé
et
pour les bénéficiaires le doute s'installe Cyrielle Gendron touche la prime d'activité chaque mois depuis 2 ans un complément de revenu qu'elle juge indispensable
concrètement certains mois je peux toucher jusqu'à 180 euros comme en mars dernier et en avril le mois suivant je peux toucher 17 euros parce que j'ai déclaré un petit peu plus de travail et que du coup la prime est calculée en fonction de ça c'est un vrai complément de revenu étant en temps partiel etc je ne touche même pas le SMIC donc à Paris c'est quelque chose d'impossible sans aide c'est à dire qu'on paye son loyer on paye ses charges et après il ne reste plus rien concrètement donc quand je touche 200 euros effectivement ça me fait un mois de course ça me permet de vivre tout simplement
mais
qu'est-ce que la prime d'activité qui peut réellement en bénéficier et de combien parle-t-on depuis janvier 2016 le RSA activité et la prime pour l'emploi ont été remplacés par une seule et même aide la prime d'activité
ainsi
tout travailleur ayant plus de 18 ans et gagnant moins de 1500 euros par mois peut toucher un complément à son salaire
une
somme pouvant aller de 15 euros à 187 euros par mois
selon
un rapport récent de l'INSEE la prime aurait engendré un recul du taux de pauvreté de 0,4 point
ce
système distributif aurait profité à 30% des ménages les plus pauvres mais pas seulement
c
'est des personnes qui ont très peu d'épargne qui ont très peu de marge en tout cas pour épargner et donc tout le supplément de revenu qui va être distribué va être réinjecté dans l'économie via la consommation et en fait cette consommation participe à l'activité des entreprises et notamment sa nombre d'activités de services et donc elle se réalloue quasiment à 85% sur l'économie nationale donc ça tire aussi les carnets de commande des entreprises et donc l'effet ce qu'on appelle EXPOS c'est-à
-dire
une fois le bouclage macroéconomique est largement positif
Mais
la prime d'activité coûte cher à l'État plus de 5 milliards d'euros beaucoup plus que ce qui était prévu à l'origine Aujourd'hui c'est en partie ce qui pose problème à certains membres du gouvernement
En
2016 quand elle a été créée fusion de la prime pour l'emploi et des aides 3 milliards d'euros 4 milliards d'euros pardon Aujourd'hui c'est 6 On voit bien qu'en 2 ans il y a eu 2 milliards de prime d'activité en plus alors qu'on a une croissance économique
et
des créations d'emplois en plus Il y a un système qui fonctionne assez mal parce que pour autant on n'a pas sorti des milliers de personnes de la pauvreté
Alors
doit-on réformer la prime d'activité ? Le débat agite la majorité Stella Dupont députée La République En Marche la défend vigoureusement
Les
dépenses de l'État augmentent en la matière parce que plus de personnes en bénéficient en bénéficient de façon automatique c'est-à-dire dans les aides sociales souvent il y
a
des non-recours c'est-à-dire que les gens parce que c'est trop compliqué parce qu'ils ne le savent pas ne demandent pas l'aide à laquelle ils pourraient avoir droit La prime d'activité elle est automatique c'est-à
-dire
que toute personne qui répond aux critères en bénéficie Donc pourquoi est-ce qu'elle est elle a beaucoup de succès aujourd'hui ? Eh bien c'est parce que beaucoup de personnes ont des revenus faibles et je crois que le sujet c'est le niveau de revenus
des Français concernés ce n'est pas le dispositif en tant que tel
Il
y a tout juste un an le candidat Macron avait fait du maintien de cette mesure et de sa revalorisation une promesse de campagne
La
prime d'activité fera-t-elle toujours partie de son projet dans les semaines à venir
? Et
donc prenons avec cette question les entreprises ne profitent-elles pas de la prime d'activité pour baisser les salaires
?
Non parce que ça n
'a
rien à voir en fait la prime d'activité comme ça a été expliqué c'est un complément pour des travailleurs pauvres ou des gens qui retournent dans l'emploi donc l'entreprise ne sait pas elle vous verse un salaire c'est souvent pour des gens qui soit quand on retourne dans l'emploi après des périodes longues de chômage on a un contrat précaire on a un contrat à temps partiel et ça vient donc compléter pour justement éviter que les gens se disent j'ai plutôt intérêt de rester au chômage à bénéficier d'un minima social non c'est encourager le retour à l'activité Maintenant la difficulté pour Emmanuel Macron c'est de toucher à ce dispositif déjà il irait contre une parole de campagne c'est ce qu'a rappelé votre reportage et puis tous les économistes sont assez d'accord pour dire que c'est quand même un dispositif il y a beaucoup de dispositifs qui ne sont pas efficaces mais celui-là a quand même fait ses preuves et ensuite ça irait à l'encontre de ce qu'il prône aujourd'hui et qui est une punchline j'ai envie de dire un mot d'ordre qu'on entend sur l'émancipation par le travail Il
en a de
nouveau reparlé ce matin
il en parle il en parle Muriel
Pénicaud n'arrête pas d'en parler parce qu'elle porte actuellement sa loi sur la formation professionnelle l'assurance chômage l'apprentissage devant les députés et on nous explique à longueur de temps que ce gouvernement veut privilégier le travail mais derrière il y a la pression de Bercy parce que la prime d'activité c'est effectivement exponentiel avec le retour à l'emploi c'est à dire que vous versez moins d'indemnités chômage mais vous versez plus de primes d'activité et que ça augmente assez vite 1 milliard par an et que Bercy tire la sonnette en disant là ça serait assez facile parce qu'en plus c'est automatique les gens la reçoivent directement et c'est vrai qu'on peut se poser la question de savoir le poids de Bercy aussi ce qui se joue aujourd'hui avec ses aides sociales c'est quel est le poids l'influence de Bercy avec un Bruno Le Maire qui est quand même très présent qu'on voit en politique depuis 15 ans face à des ministères sociaux qui ont plus de mal à exister parce qu'ils sont moins incarnés ça
veut dire que
c'est toujours Bercy qui gagne les arbitrages
en ce moment sur les en
ce moment on voit bien en tout cas que la pression elle est forte et que la voix de Bercy est entendue alors que les ministres comme Agnès Buzyn qui est ministre des solidarités a du mal à imprimer dans l'opinion que Muriel Pénicaud qui a surtout été présente elle était DRH dans les milieux économiques n'est pas connue et reste dans un discours de technicienne que celui qui va porter le plan pauvreté qu'on va nous dévoiler bientôt c'est Olivier Nobrelecourt qui est effectivement très pro mais qui n'est pas connu et autant quand on fait la comparaison avec par exemple la période Sarko où on avait un Nicolas Sarkozy très décomplexé sur ces sujets mais il avait un Martin Hirsch qui pesait à côté et qui était entendu là il n'y a pas de parole qui fait contrepoids et c'est aussi la difficulté politique de ce débat Vous venez de citer Nicolas Sarkozy on a entendu dans les commentaires politiques de la journée il fait du Sarkozy est-ce que c'est vrai est-ce que sur cette façon de s'exprimer sur les aides sociales c'est du Sarkozy ?
Sur le fond du discours il y
a
un peu de Sarkozy et je pense qu'il y a ce que vous disiez tout à fait vrai c'est que je pense qu'il cherche un peu cet électorat populaire qui n'aime pas l'assistanat et qui se dit la France qui se lève tôt donc il y a peut-être ça mais je suis tout à fait d'accord aussi sur l'analyse c'est-à-dire qu'il y a un débat budgétaire mais il ne faut pas seulement incriminer Bercy c'est qu'Emmanuel Macron s'est engagé à faire des économies qui n'en a pas eu tellement dans la première partie du quinquennat qui rentre dans le dur aujourd'hui et que c'est extrêmement compliqué et quand vous entendez le discours d'Emmanuel Macron il dit on ne
va
pas toucher aux plus vulnérables c'est-à-dire que vous avez dans ceux qui reçoivent le RSA des personnes qui sont gravement handicapées qui ne vont pas retrouver de l'emploi qui ne sont pas en capacité d'en retrouver donc ça ils ne vont pas y toucher il reste ces personnes qui touchent la prime d'activité mais si vous y touchez vous êtes aussi en contradiction avec le message tout pour retourner à l'emploi c'est-à-dire de différencier ceux qui sont uniquement dans des revenus d'assistanat et ceux qui ont retrouvé un emploi et je pense que la question aussi du revenu d'activité c'est qu'on est quand même dans un contexte d'emploi précaire et que donc à partir du moment où se développe l'emploi précaire la prime d'activité elle ne va pas diminuer donc on est dans des contradictions on est vraiment dans ces contradictions-là et c'est pour ça aussi que derrière le discours assez affirmé d'Emmanuel Macron on sent quand même qu'il y
a
une difficulté technique à sortir des mesures concrètes parce que au fond le sujet est extrêmement compliqué et quand vous regardez toutes les histoires depuis la création du RMI en général il y
a
quand même eu un certain consensus gauche-droite à faire cette politique de lutte contre la pauvreté parce que il n'y a pas tellement de miracles à attendre et qu'il y
a
un consensus à essayer d'améliorer progressivement mais on voit bien que c'est très difficile
je n
'arrive pas à comprendre est-ce que l'objectif c'est de faire mieux plus efficace pour que l'ensemble des personnes qui ont besoin de ces dispositifs par exemple les réclament on entendait qu
'il y
a 30% qui ne le faisait pas que ce soit efficace parce que ça aide davantage au retour à l'emploi ou est-ce que l'objectif
c
'est de trouver des économies parce
que est-ce
que aller sur la question des minima sociaux est le meilleur moyen de dégager des économies est-ce que ça coûte si cher que ça aux finances publiques
chez Emmanuel Macron il y avait de dire je fais ce que je dis ce que j'ai dit je crains fort que sur ce sujet là il ne fasse pas tout à fait ce qu'il veut faire parce que c'est un maquis c'est compliqué d'ailleurs lui il
n
'a jamais parlé de supprimer la prime d'activité
c'est ça il n'a jamais parlé des pistes évoquées par
Bercy
oui et encore ça a été en disant il faut faire des économies
c
'était revoir les critères
c'était
pas supprimer
c'était revoir les bénéficiaires lui il avait dit pendant
la campagne électorale on va augmenter la prime d'activité donc moi ce que je crois c'est que il a besoin de faire des économies budgétaires mais où les faire vous tournez vers les régaliens les régaliens ils veulent plus de policiers plus
de magistrats plus de justice
plus voilà vous tournez vers l'éducation il y
a
besoin d'enseignants et d'encadrement donc c'est très difficile il se tourne vers les collectivités et les territoires en disant c'est vous qui dépensez l'argent inconsidérément vous avez embauché des fonctionnaires et tout Banque de Pôle la Cour des Comptes rend un rapport en disant que ça va plutôt mieux qu'ils ont arrêté justement les dépenses inconsidérées donc c'est compliqué il s'attaque même aux représentations françaises à l'étranger il est demandé au ministère des affaires étrangères et monsieur Le Drian est vent debout de faire 10% d'économies sur la fonction publique à l'étranger donc c'est compliqué et s'attaquer je dirais à ce maquis des aides sociales c'est compliqué aussi parce que vous voyez que c'est très sensible c'est éruptif donc il le fera à la marge c'est évident il le fera à la marge mais son discours porte politiquement il porte il porte vis-à-vis d'un électorat qu'il doit absolument continuer à capter c'est l'électorat notamment de la droite
la
gauche la
gauche est
la gauche est complètement partie à volo il
ne veut pas la
récupérer c'est-à
-dire que les économistes
pardonnez-moi je vous ai coupé extraire mais qui veulent et qui lui demandent c'était une note publiée par Le Monde de faire un virage social mais en tout cas de rééquilibrer
à gauche sa politique il ne le fera pas
il ne récupérera jamais cette gauche-là parce qu'elle n'ira pas d'ailleurs chez Mélenchon non plus parce que c'est trop je dirais révolutionnaire trop bolivarien si vous me permettez l'expression et cette gauche-là mais en revanche la droite est encore très forte pourquoi ? parce que même si on dit M. Wauquiez et Wauquiez aurait pu tenir le même langage d'ailleurs que M. Macron mais vous avez encore des élus locaux en pagaille vous avez c'est le premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale ils ont la majorité au Sénat et cette droite-là elle pourrait se relever au municipal vous voyez là il y a des élections qui arrivent donc il faut qu'il aille capter cet électorat
donc pas de virage social
donc je doute qu'il y
ait
un virage social et de toute manière ces trois économistes pour lui ils ont un logiciel qui est un vieux logiciel de gauche qui consiste à dire il faut faire de la redistribution et tout ce que ne veut pas faire
Macron c'est de la redistribution alors qu'est-ce qu'ils disent parce
que c'est quand même des économistes qui
ont
travaillé avec lui pendant la campagne oui d'abord la gauche il va la récupérer parce qu'il ne
l
'a pas complètement perdue elle va voter pour qui ? aux européennes c'est une gauche la gauche qui est pro-européenne qui est pro-marché qui
n'est pas mélenchoniste elle
va voter pour qui ? aux élections municipales il faudra voir où sont les alliances donc est-ce qu'il l'a complètement perdue ? moi je ne serais pas aussi catégorique que vous les trois économistes ils ne proposent pas de revenir dans la redistribution ils disent juste deux trois petites choses ils disent par exemple là on va supprimer la taxe d'habitation pour tout le monde c'est 9 milliards d'euros bon on n
'a
rien fait pour l'enseignement supérieur on n
'a
rien fait pour la recherche ils posent la question si on veut faire une économie de l'innovation si on veut cette transformation si on veut créer de nouveaux emplois sur la prime d'activité elle est là pour relancer aider les gens à retourner à l'emploi est-ce que c'est la bonne question à se poser est
-ce
que c
'est
vraiment ça qu'il faut supprimer et puis ils disent il faut incarner cette politique plus émancipatrice plus cette réforme de la formation professionnelle ils disent aussi sur l'assurance chômage la réforme de l'assurance chômage Emmanuel Macron n'est pas allé aussi loin que ce qu'il avait dit il avait dit qu'il ferait un vrai cadre pour les travailleurs de plateforme bon ça hésite encore un peu il avait dit qu'il y aurait du chômage pour les démissionnaires ça n'y est pas et puis il y a beaucoup de petits irritants alors ça ils ne le disent pas dans la note mais auxquels le gouvernement pourrait s'attaquer ces irritants on le voit bien les irritants pour les français ce n
'est
pas tellement les gens qui sont très pauvres et qui sont
d'un endroit
où ils ne pourront pas s'en sortir avec des difficultés ce qui les agace c'est les gens qui travaillent au noir alors qu'ils pourraient travailler prendre un emploi donc chassons ces irritants essayons de trouver une solution pour lutter contre ça peut-être responsabiliser responsabilisons les gens qui emploient d'autres personnes sans les déclarer c'est peut
-être
ça qu'il faut responsabiliser il y a d'autres irritants sur l'assurance chômage il y a des gens qui abusent des contrats courts ça c'est pareil dans l'assurance chômage dans
la réforme il encourage aussi
à demander des comptes aux entreprises comme il le fait par exemple sur la question des aides sociales est-ce qu'à un moment
donné
ce donnant-donnant-là il ne
peut
pas le jouer aussi en étant peut-être un petit peu plus ferme avec les entreprises par exemple sur les contrats courts
elle
l'a redit en fait la difficulté c'est qu'aujourd'hui il y a beaucoup d'entreprises qui embauchent des salariés sur des contrats mais vraiment très courts c'est moins d'un mois et que ça coûte très cher au système parce que les périodes entre deux c'est l'assurance chômage qui prend chard et le gouvernement agite une menace d'un système de bonus-malus où on récompenserait les entreprises qui font des CDI et où on sanctionnerait les entreprises qui abusent de ces contrats sauf qu'elle a laissé un temps ils ont laissé un temps jusqu'à la fin de l'année pour que les entreprises elles-mêmes s'autorégulent et qu'on voit bien que ça ne va pas se faire alors Muriel Pénicaud l'a redit ce matin sur France Info en disant si si je prendrai un décret si besoin en fait c'est aussi parce que le système en soi est compliqué à appliquer et qu'ils n'ont pas la recette magique derrière mais clairement sur les entreprises elles ont aussi du souci à se faire entre guillemets parce que les aides aux entreprises c'est 140 milliards d'euros et que là aussi il y
a
un maquis c'est très compliqué vous avez des niches fiscales vous avez des taux de TVA différents réduits et que là le gouvernement d'ailleurs Gérald Darmanin l'a dit compte bien trouver 5 milliards d'euros donc ça c'est aussi pour éviter non seulement c'est pour
trouver l'argent
et c'est aussi pour éviter le cadeau le truc de dire qu'a beaucoup plombé Hollande auparavant on va faire des cadeaux aux entreprises non ça elles y couperont
pas j'ai une
question rapide à vous poser est-ce qu'il y a vous avez expliqué qu'il n
'y avait
rien de clair qui avait été réellement annoncé par Emmanuel Macron sur comment faire des économies faire mieux fonctionner les aides sociales est-ce qu'il y
a
un dispositif
dont
vous vous dites celui-là il va peut-être pas passer entre les gouttes il n
'est
pas efficace il est menacé Bercy n'en veut pas est-ce qu'il y en a un en particulier qui semble plus ciblé par l'administration de Bercy ou moins
efficace
je pense qu'on va aller sans doute vers un contrôle accru sur les personnes qui reçoivent des aides sociales pour savoir si elles font les démarches pour retrouver de l'emploi mettre la pression quand il dit responsabiliser les acteurs je pense que c'est là-dessus qu'on va aller et je pense qu'on peut le faire dans le cadre des lois actuelles parce que tous les dispositifs sont là donc moi je pense qu'on va plutôt aller vers un renforcement des contrôles et vraiment insister
à un message
et des sanctions en insistant il faut la priorité c'est le retour à l'emploi ça je pense que tout le système va être sous pression mais supprimer une telle ou telle mesure ça me paraît compliqué et
le dispositif de l'impôt à la source à mon avis va les aider là-dessus
oui
oui oui
il
va
y avoir un flicage plus important
sur le contrôle alors pour remettre à plat le système et le rendre plus efficace certains départements sont prêts à faire différemment 13 d'entre eux tous dirigés par des socialistes souhaitent expérimenter le revenu de base alors ce n'est pas le revenu universel de Benoît Hamon mais la fusion de certaines aides sociales en un revenu minimum de 460 à 725 euros environ attribué sans en faire la demande mais quand même sous condition de ressources Sarah de Ben Chérifa Walid Beressoul et Myriam Zehar
au cœur de Saint-Denis
atelier CV à la mission locale
parmi
ces jeunes Mara Sisoko se fait accompagner afin de trouver un contrat en alternance
lui
qui
sera peut-être l'un des futurs bénéficiaires de l'expérimentation du revenu de base
J
'ai 21 ans et actuellement je ne touche aucune aide sociale
Moins
de 25 ans donc non éligible au RSA
il
en est convaincu le revenu de base pourrait l'aider à trouver un emploi
Moi ça pourrait vraiment m'aider étant donné que je suis dans cette dynamique de recherche d'alternance et d'emploi
donc
ce serait vraiment un plus afin de réaliser divers projets comme
passer
le permis passer
par
exemple le BAFA plein de petites choses comme ça qui rendrait mon quotidien un
peu
plus un peu plus facile
La
Seine
-Saint-Denis un des 13 départements tous socialistes a se porté volontaire pour tester le revenu de base
leur
but lutter contre la précarité
ici
près d'un tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté
Nous
nous avons un vrai rôle de lutte contre la pauvreté département et cette expérimentation ce projet pilote réellement ça va nous permettre de toucher une population qui aujourd'hui n'a pas recours au RSA par exemple puisque 30% de la population qui pourrait en faire la demande ne la font pas justement pour des questions de complexité de demande etc Cette expérimentation va être versée automatiquement ce qui fait qu'on va toucher immédiatement ces personnes qui aujourd'hui ne bénéficient pas de l'allocation
Le
revenu de base à ne pas confondre avec le revenu universel prôné par Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle destinée en théorie à tous Le nouveau dispositif serait lui réservé aux personnes dont les revenus sont faibles ou inexistants
Il
s'agit en fait d'une fusion du RSA et de la prime d'activité avec encore deux inconnus
Les
APL les aides au logement seront-elles intégrées ? Doit-on l'ouvrir aux jeunes à partir de 18 ou 21 ans ?
Des
questions que ne veut pas se poser l'opposition LR en Seine-Saint-Denis vent debout contre le revenu de base
Aujourd
'hui le département de la Seine-Saint-Denis ne peut plus payer que 11 mois de RSA
et
le 12ème en fait est versé à la CAF sur l'exercice d'après Le revenu de base est une idée de doudingue que ce soit les collectivités locales ou que ce soit l'Etat ça reste toujours des gens qui sont contribuables qui payent des impôts et dont il faut en effet faire attention au bon usage de ces données publiques
En
fonction des critères retenus les bénéficiaires de ce revenu de base pourraient toucher entre 460 et 725 euros par mois
coût
estimé entre 9 et 25 milliards d'euros pour l'ensemble du territoire Un non-sens dans un contexte de réduction des dépenses publiques selon Agnès Verdier-Molinier directrice d'un cercle de réflexion libérale
Le
sujet des aides sociales est un sujet fondamental les dépenses de protection sociale en France sont les plus chères au monde les plus lourdes les plus chères à distribuer il faut peut-être se poser la question déjà de pourquoi est-ce qu'on a autant d'échelons autant de guichets qui s'en occupent et je sais bien que les départements n
'ont
pas envie de disparaître mais à un moment la question va se poser et c'est un peu la nouvelle idée pour dire que finalement nos départements sont essentiels sur ces questions ben pas forcément Prochain défi pour les 13 départements candidats au revenu de base
trouver
les députés qui porteront leurs propositions devant l'Assemblée nationale
Alors
pour l'instant ils réclament juste le droit d'expérimenter
Oui
alors non mais c'est intéressant votre reportage est passionnant parce qu'il se passe dans un département qui est le plus pauvre de France
ou
qui cumule pardon pour lui mais tous
tous
les problèmes tous les problèmes sont en Seine-Saint-Denis c'est un département le plus pauvre il faudrait il
faudrait
attendez il faudrait quasiment un plan hors sec pour venir au secours de ce département qui est en train de sombrer vous prenez des élus de droite de gauche de toute tendance confondue
ils
perdent si si je parle de gens comme le sénateur d'Allier il y a beaucoup ils
ont quand même beaucoup
travaillé autour du stade ça change quand même oui mais justement ils ont des problèmes quand même parce que les grandes entreprises qui étaient venues pour le stade de France sont en train de repartir aujourd'hui je ne
vais
pas citer le nom mais justement pour des raisons X et Y de sécurité notamment donc c'est un gros problème et vous avez d'autres départements qui sont beaucoup plus tranquilles du sud-ouest mais tous les départements qui demandent l'expérimentation du revenu de base sont des départements socialistes des départements comme le Gers comme l'Oté-Garonne qui veulent justement expérimenter ça
alors
c'est pas le revenu universel il
ne
faut pas
se
tromper c'est
ce
que dit votre mais
ça changerait
quoi ? ça changerait que ce serait plus facile à percevoir les aides qu'est-ce que ça changerait par exemple pour les jeunes les jeunes dont on sait qu'ils n
'ont
pas droit au RSA ils ne peuvent pas toucher forcément
le RSA c'est un système du
guichet unique c
'est ça le revenu
de base en fait
moi je pense que
historiquement c'est la gauche qui a quand même inventé le RMI le RSA et tout ça et donc je pense qu'il y
a
un certain nombre de départements veulent se situer dans cette filiation en essayant de corriger justement les défauts du système d'aujourd'hui c'est-à-dire un maquis d'aide et d'essayer de faire un revenu de base c'est-à-dire quelque chose d'unique une allocation unique il y a aussi une grande interrogation sur est-ce qu'on l'ouvre aux jeunes en dessous de 25 ans ou pas voilà et après je pense qu'il
y a
une démarche politique de demander le droit à l'expérimentation au gouvernement qu'ils n'ont pas encore qui pourraient s'inscrire dans la réforme de la constitution et donc je pense que c'est vraiment une démarche politique pour dire on peut essayer d'améliorer avec ce qui est déjà fait de rendre le système plus performant et c'est nous les élus de gauche qui essayons de proposer une solution
Pour
l'instant le gouvernement a réagi plutôt négativement puisque le porte-parole Benjamin Griveaux a dit qu'a priori il n'en était pas question on revient toujours au mantra gouvernemental parce que donner un revenu de base alors qu'on veut privilégier le travail il y a une contradiction aux yeux de ce gouvernement par ailleurs c'est vrai que le revenu de base a été expérimenté alors il faut toujours faire attention quand on fait des comparaisons mais en Finlande par exemple il y
a
eu une expérimentation qui a été faite auprès de 2000 chômeurs c'était pas pour tout le monde c'était pour des chômeurs et là la Finlande ne poursuit pas estime
Pour quelles raisons
? Pour des raisons en estimant que ça n'a pas permis que le retour à l'emploi n'a pas été encouragé plus que d'autres dispositifs donc pour l'instant le revenu de base c'est une belle idée maintenant il y a d'autres il y a des dispositifs qui sont en train d'expérimenter je pense à la loi zéro chômeur par exemple dans les territoires où là il y a des accompagnements ça avait été porté par Grand Guillaume le député et ça fonctionne assez bien et en fait ce dont on se rend compte c'est que pour des gens qui sont vraiment en difficulté dans la pauvreté ou décrochés de l'emploi quand il y
a
un accompagnement très fort c'est pas juste de donner une aide quand il y
a
un environnement qui est très très encourageant très abouti qu'on suit les gens qu'on suit les gens sur le long terme on arrive à les sortir des trappes de pauvreté et on parlait des dispositifs par exemple sur les dispositifs en matière des jeunes la Cour des comptes avait sorti un rapport en montrant qu'on dépensait plus de 10 milliards d'euros chaque année pour essayer d'insérer les jeunes et qu'en fait c'était un nombre de dispositifs là aussi qu'il y avait un maquis mais il y a un dispositif qui fonctionne bien par exemple la garantie jeunes qui repose à peu près sur le même principe c'est à dire vous trouvez un emploi aux jeunes vous l'accompagnez avec une formation il a presque un tuteur quelqu'un qui le suit mais presque au quotidien et
c'est de
la dentelle il
y a que ça qui marche c'est de la dentelle et ça
ça fonctionne sauf que la dentelle ça coûte très cher mais la question c'est aussi cette question là qui est posée derrière le revenu de base que vous distribuez comme ça un revenu minimum sans un accompagnement ça ne fonctionne pas et nous passons maintenant à vos questions
il
y a le pognon de dingue que coûtent les pauvres et l'argent responsable qu'on offre au premier de cordée
ah
oui
puisqu
'on ne
va
pas pour l'instant enfin ça serait très intéressant d'ailleurs puisqu'on est dans une logique d'évaluation de mesure de l'efficacité des mesures ça serait intéressant de voir la mesure de l'efficacité justement de cette réforme de la fiscalité sur le capital on va voir pour l'instant il y
a
quand même quelques français qui sont rentrés de l'étranger mais c'est
pas un raz-maré enfin
du quinquennat d'Emmanuel Macron non
? on
le
fera avant on
le fera
plutôt et
contrairement à ce qui avait été dit dans son équipe mais pas par lui c'est évidemment la théorie du ruissellement qu'il veut qu'il veut mettre en place évidemment
et
ça aussi c'est dans 18 mois enfin 18 mois après
le début de son quinquennat c'est ça ?
l'année prochaine va être tout à fait capital il
espérait que le
choc psychologique vienne plus tôt voilà
qu'il y
ait
un choc et que bon effectivement les personnes qui étaient parties à l'étranger reviennent que ces gens-là soient pas là simplement pour vivre tranquillement mais aussi investir favoriser
non on a vu que la France était
redevenue attractive elle
est
attractive et il n
'y a
jamais eu autant d'investissements étrangers en France
le président ne dit-il pas tout haut ce que beaucoup d'entre nous
pensent ce
qui est sûr c'est qu'il est l'intervention en tout cas qu'il a faite dans son bureau ça va dans un buzz qu'on entend depuis plusieurs années sur la question de l'assistanat c'est-à-dire il y a chez une partie des français l'idée qu'on donne trop aux pauvres entre guillemets et qu'on donne pas assez à ceux qui ont du travail donc il s'inscrit complètement là-dedans mais voilà après encore faut-il régler le problème et pas se contenter de parole et cette question extrêmement importante on n'en a pas suffisamment parlé les soins dentaires seront-ils mieux remboursés ?
parce que c'est l'une des confirmations de la journée le zéro reste à charge pour les prothèses auditives et dentaires et pour l'optique alors sous des conditions très particulières sur des soins assez spécifiques et il dit c'est une conquête sociale Emmanuel Macron donc pour répondre à la question qui est posée la réponse est oui c'est ça soins dentaires mieux remboursés ?
oui mais pour une partie des soins c'est-à-dire une sorte de panier de base sur le dentaire sur l'optique et sur les appareils auditifs il y a une petite déception c'est qu'il devait responsabiliser Emmanuel Macron tous les acteurs de la filière les opticiens et tout ça et le prix devait baisser pour tout le monde or là ce qu'on va avoir c'est une offre de base sur lesquelles qui permettra aux gens de s'équiper sans aucun reste à charge d'ailleurs sans condition de revenu elle sera ouverte à tout le monde mais elle risque d'être compensée par une hausse des cotisations des mutuelles
là il n'y a pas d
'engagement de la part des mutuelles
c
'est
aussi
ouvert que ça il y aura une pression qui sera faite mais de toute façon politiquement c'est une mesure pour le coup extrêmement concrète qui parle aux gens donc c'est pour ça qu'il peut
ça fait
oublier la petite phrase de ce matin ça ne fait peut-être pas oublier la petite phrase de ce matin non il ne
faut
pas mais en tout cas concrètement se dire que pour les enfants que pour les gens qui n'avaient pas accès aux soins dentaires et aux lunettes ils vont l'avoir plus facilement c'est quand même un progrès social et ça c'est une mesure qui coûte
c
'est une mesure qui coûte mais comme elle est compensée parce que c'est un jeu avec les professionnels les dentistes seront revalorisés sur certains soins de prévention et baisseront il y aura un plafond sur les prothèses ça va coûter 700 millions d'euros par exemple à la science maladie c'est pas non plus extrêmement coûteux parce qu'il
y a
un jeu avec les professionnels
mais
ce qui est sûr c'est qu'il y
a
eu une volonté politique sur cette affaire et qu'ils ont quand même réussi à boucler leur affaire en un minimum de temps alors qu'on en parlait depuis quelques années et que ça ne
s'était jamais fait et à l'époque dans la
campagne présidentielle tout le monde dit il n'y arrivera jamais allez on met un pognon de dingue dans les impôts et les gens dorment quand même dans la rue
c
'est un peu ce que dit Emmanuel Macron oui
mais ça c'est
je
dirais que c
'est bien
sûr bien sûr on a un régime un système social en France qui coûte cher tout le monde l'a dit la protection sociale c'est 35% de notre richesse alors que dans les autres pays occidentaux c'est à peu près 22-25% c'est beaucoup moins important donc c'est vrai on a un système qui coûte cher et
néanmoins vous avez
des gens qui restent au bord de la route si j'ai envie de dire mais c'est principalement dû au fait aussi que nous on est toujours stable c'est à dire que vous avez un chômage qui est rude je vous invite ou les téléspectateurs je les invite à aller en Grande-Bretagne en période de crise vous avez un nombre de personnes qui dorment dans la rue qui se font jeter de leur boîte au sens propre
du
jour au lendemain et vous avez un chômage terrible mais quand l'activité reprend et bien tout le monde en profite assez vite ce qui fait que vous avez des taux de chômage de 5% aux Etats-Unis c'est pareil c'est pas le cas en France c
'est un choix politique c
'est un choix politique
comment
peut-on affirmer que notre système social ne fonctionne pas alors qu'on a un taux de pauvreté parmi les plus bas d'Europe
c
'est vrai que Yves je serais à la rappeler il y a un amortisseur social il y
a
des amortisseurs sociaux qui ont fonctionné pendant la crise qu'on a pu voir pendant la crise c'est insupportable de voir le nombre de gens qui dorment dehors effectivement c'est insupportable et le président l'a rappelé de voir combien d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté mais
quand
on regarde au niveau général il y en a moins que certains pays qui ont été aussi touchés directement dans la crise c'est effectivement un paradoxe qui est difficile à comprendre quant à l'impôt sur le revenu on attendrait et ça avait été une promesse une vraie réforme fiscale parce qu'aujourd'hui je ne
vois
pas comment c'est possible de faire vous avez moins d'un français sur deux qui payent l'impôt sur le revenu c'est aussi ça la difficulté de ce système
Ne
doit-on pas revoir le versement des allocations familiales à des ménages qui disposent de revenus très confortables ? Alors
ça c'est à l'heure du jour
C'est à l'heure du jour mais je ne
suis
pas sûre qu'ils avancent tellement parce que c'est assez impopulaire parce qu'alors la grosse difficulté de toute cette politique sociale c'est qu'à un moment vous attaquez à ce qu'on appelle les classes moyennes aussi
Or
les classes moyennes elles ont toujours l'impression de payer pour les autres et de ne
pas
être complètement non plus dans les très riches et donc vous avez aussi un problème politique d'attaquer la classe moyenne Donc tout ça à mon avis ils vont beaucoup réfléchir avant de voir s'il faut remettre encore sous condition
Il était question de supprimer
le quotient familial Alors je pense qu'ils ne
vont
pas le faire Ce qu'il y a c'est que déjà ça avait commencé sous François Hollande ils ont baissé les aides aux familles
les
plus aisées
Mais là ce serait la mise sous condition de ressources des allocations familiales ça veut dire que ceux qui gagneraient beaucoup d'argent ne toucheraient plus les allocations familiales
Exactement
Ça
n'a pas été abordé Non mais économiquement ça se défend économiquement on ne voit pas la justification En revanche
c'est un
totem C'est un totem
Oui parce que c'est lié C'est lié à la
politique familiale
Surtout que la natalité est en train de
légèrement baisser en France
Non mais non Non mais non Non mais non pour
ces raisons Macron n'est-il pas en train de tomber le masque ? Moi je pense que c'est le risque d'aujourd'hui c'est-à-dire qu'on avait un président qui a gagné sur le thème de l'efficacité mais le problème c'est est-ce qu'il ne manque pas un peu de cœur pour essayer de montrer qu'il arrive à entraîner l'ensemble des Français et je trouve que c'est pour ça que cette intervention dans son bureau était assez maladroite quand même Macron ne trouve-t-il pas que l'évasion fiscale représente un pognon de dingue ? Il n'en a pas parlé Non mais
on attend la
prochaine vidéo Merci à vous tous C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h55 On se retrouve demain pour un nouveau C dans l'air à 17h50 Tout de suite c'est à vous Belle soirée sur France
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