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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 20 avril 2024 16 min

Marine Le Pen à Mayotte, mesures antiviolences pour les mineurs, élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Matthieu Valet

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Mathieu Vallée. Bonjour. Commençons, si vous le voulez bien, par ce déplacement en ce moment-même de Marine Le Pen à Mayotte. Visite sur place de 24 heures. Gérald Darmanin, en début de semaine, a lancé une nouvelle opération pour arrêter 60 personnes, pour détruire quelques 1300 bangas, ces bidonvilles nombreux à Mayotte. Est-ce que ce sont déjà des opérations que vous saluez ?

0:26
Matthieu Valet

C'est tant que dans cette île, qui doit être considérée comme un territoire plein entier de la République, les Mahorais et les Réunionnais que Marine Le Pen est en train de visiter, est un département d'outre-mer que nous soutenons depuis très longtemps. Quand vous avez dans cette île 77% de taux de pauvreté, 50% de la population qui est étrangère, avec une pression migratoire liée aux Comoriens qui viennent sur cette île et qui ont tendance à remplacer les Français, et du coup à considérer que les Réunionnais, et surtout les Mahorais, ne sont pas des citoyens par entier, c'est quelque chose que nous on veut redresser.

Il y a eu Wan-Bunshu 1, il y a eu Wan-Bunshu 2, on se croirait dans une saga Star Wars. Là c'est l'opération place 7. Que cette opération, oui d'accord, mais cette opération se succède. Moi je salue les policiers et les gendarmes qui tous les jours sur ces îles font respecter la République difficilement. On voit bien que depuis 2019, il y a eu 121% d'augmentation d'affrontements violents entre bandes, et que les démantèlements de bidonvilles, que la sécurité sur ces îles sont les jours,

1:15
Présentateur

et nous on a des propositions à faire sur ces îles de Mayotte. Et une action du gouvernement, assez intense finalement du gouvernement, y compris un changement au niveau du droit du sol, ce que promettait Marine Le Pen de revenir sur le droit du sol à Mayotte. Qu'est-ce que vous feriez de plus finalement, vous, que le gouvernement ?

1:32
Matthieu Valet

D'abord, le droit du sol, c'est une proposition que Marine Le Pen porte depuis plus de 20 ans, donc c'est bien que le constat qu'elle a fait il y a 20 ans, aujourd'hui soit reconnu par le gouvernement, et soit en passe d'être présentée au Parlement pour que la situation change. Maintenant, on n'a toujours pas de proposition de loi constitutionnelle qui a été présentée, présentée, ou en tout cas qui est dans les tuyaux pour que le droit du sol se supprime. Elle doit l'être dans le prochain jour. On l'espère, parce qu'on a perdu beaucoup de temps, les Mahorais, eux, attendent quand ils n'ont pas l'eau potable, quand ils n'ont pas la sécurité, quand ils n'ont pas...

Le droit du sol n'y changera pas grand-chose sur l'eau potable. Si, parce que si vous voulez, vous avez des Comoriens qui arrivent en masse sur l'île, je vous l'ai dit, 50% de la population à Mayotte est étrangère, et il faut que les Mahorais se sentent pleinement chez eux, et c'est ce qu'ils réclament, c'est pour ça que Marine Le Pen fait des scores importants. On est aussi pour que les Comoriens récupèrent tous les clandestins qui arrivent sur l'île de Mayotte et qui subissent une véritable vaccine migratoire. Et donc c'est là où c'est important. C'est pareil, nous avons des propositions concernant la lutte contre l'immigration illégale.

Le pacte de migration et asile voté récemment par l'Europe, l'Union Européenne, ne va pas arranger les choses et ne facilitera pas les élus.

2:29
Auditeur

D'un mot, on parle de cette opération PlaceNet, on parle de cette fin du droit du sol. Tout ça, ce sont des mesures mises en place par le gouvernement ces derniers jours et proposées en tout cas ces dernières semaines. Grosso modo, c'est exactement ce que vous vous proposiez, ce que vous vouliez faire quand même.

2:47
Matthieu Valet

C'est bien que le gouvernement reprenne les propositions de Marine Le Pen. C'est vrai que tout ce qui est dans le bon sens, vous savez, la loi immigration qui a été présentée par Gérald Darmanin, il y avait des dispositions sur lesquelles on était d'accord. Et d'ailleurs, je vais vous donner un chiffre qui est récemment tombé et qui fait froid dans le dos. Vous dites que le gouvernement avant s'est fait des propositions. Mais en fait, Mayotte, c'est l'échec de la Macronie, même en France. Aujourd'hui, en 2023, le taux d'exécution des obligations qui était le territoire français, c'est 6,9%.

Si le résultat aujourd'hui de l'action du gouvernement, c'est ça, nous on dit que le président de la République, en 2017, avait promis 100% de taux d'exécution des OQTF. Ils ne l'ont pas fait, nous nous le ferons, parce que nous aurons une politique ferme. Et je peux vous donner cet exemple supplémentaire. Nous demandons aussi de couper les aides et effectivement les subventions qui sont données aux Comoriens.

3:34
Auditeur

Justement, j'allais vous poser la question, Marine Le Pen, qui veut se bras de fer avec les Comores. C'est quoi ? C'est la fin de l'aide au développement ? C'est les suspensions de visas ? Qu'est-ce que vous proposez très concrètement ?

3:43
Matthieu Valet

Tout à fait, on propose que la politique des visas soit ramenée à zéro pour les Comores. On propose que l'aide au développement soit supprimée. On propose un véritable big bang au niveau des relations avec les Comores, pour qu'une bonne fois pour toutes, non seulement ils arrêtent ces dispositions que j'ai, la fin du droit du sol, mais aussi la fin du regroupement familial sur l'île de Mayotte. Également, le retour de la sécurité. Vous savez que des forces mobiles sont envoyées du continent vers Mayotte, la gendarmerie mobile, mais aussi la CRS suite lors de l'opération Wambunchu 1 qui ne sont pas là à renouveler pour Wambunchu 2.

Nous, on ne fera pas de la politique spectacle, on fera de la politique durable. Et après, tous les critères aussi économiques. Le retour à l'eau potable, la facilitation aussi du retour à l'emploi sur l'île. Et on ne fera pas que des mesures sporadiques, comme des couvre-feu en Guadeloupe qui ont été décidés récemment par l'Intérieur. Nous, les ultramarins, c'est des Français à part entière qui ont le droit à la même sécurité que sur le territoire métropolitain.

4:33
Auditeur

Vous dites que ce sont des Français à part entière, mais est-ce que la solution, finalement, ce ne serait pas de restituer Mayotte aux Comores ?

4:40
Matthieu Valet

Ah, pas du tout. La France, elle est très...

4:42
Auditeur

Si je vous pose la question, Mathieu Vallée, c'est parce que cette semaine, votre allié au Parlement européen, le parti d'extrême droite allemand AFD, il a posé une question au gouvernement allemand, c'était au Bundestag, appelant, je cite, « le gouvernement fédéral a notamment prendre position sur les résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies selon lesquelles la France doit restituer l'archipel de Mayotte à l'Union des Comores ». C'est quoi ? C'est vos alliés ? C'est un coup de couteau dans le dos ?

5:10
Matthieu Valet

Au Parlement européen, on est tributaires et responsables que des propositions que le Rassemblement national fera en France. L'AFD, elle avait fait des propositions sur la rémigration de leurs ressortissants nationaux en Allemagne qui avaient fait un grand débat par rapport à... Il y a quelques semaines, lorsque vous l'aviez évoqué sur vos antennes. Moi, je vous dis simplement que nous, Mayotte est une île à part entière et il n'y a aucun cas question de s'en séparer ou de la restituer à qui que ce soit, à l'appartient à la France. Elle fait rayonner la France dans le monde. Elle nous permet d'avoir aussi une façade portuaire et maritime la plus importante au monde.

Et donc, ces Mahorais, ces Réunionnais, mais aussi ces Gaule-Doupins, tous ces territoires ultramarins, feront l'objet d'une politique différente, d'une politique courageuse, pour qu'à nouveau, ils puissent se sentir chez eux

5:49
Auditeur

et vivre au même titre que les métropolitains. C'est un point important quand même. Votre parti allié, c'est le troisième contingent dans votre groupe ID au Parlement européen avec lesquels vous serez sans doute amené à siéger. Vous imaginez siéger à la fois avec un parti qui prône, on l'a évoqué, vous l'avez dit, la remigration, et qui aussi évoque la restitution de Mayotte au commun. Ce sont des bons alliés, des alliés fiables.

6:14
Matthieu Valet

Le Rassemblement national a le courage de porter les idées et les propositions durant la campagne et qu'il mettra en œuvre si les Français envoient un maximum d'eurodéputés le 9 juin 2024 en votant pour la liste de Jordan Bardella. Moi, je vous dis que les alliés dont vous parlez, l'AFD, a des propositions que nous ne partageons pas. Et au Parlement, vous avez d'autres alliances dans l'hémicycle sur lesquelles, par exemple, vous prenez le PPE auquel appartiennent les Républicains. Il y a des sujets sur lesquels ils ne sont pas d'accord avec leur parti politique, comme par exemple la présidente de la Commission, Mme von der Leyen.

Ils ne souhaitent pas qu'elle soit reconduite alors que leur parti souhaite être en alliance et être siégé avec d'autres partis ne signifie pas partager toutes les propositions et on aura le courage de dire que certaines ne nous plaisent pas et qu'on ne partage pas et qu'on ne défendra pas.

6:55
Auditeur

D'un tout petit mot, l'AFD compare les référendums qui ont eu lieu à Mayotte à la fin des années 70, où Mayotte a demandé son rattachement à la France, au référendum qui a eu lieu en Crimée en 2014, qui selon le parti allemand, en fait, était lui-même aussi un référendum d'autodétermination. Est-ce que, là-dessus, vous êtes aussi d'accord ? Est-ce que le référendum de Crimée en 2014 était un référendum d'autodétermination ? En clair, est-ce que la Crimée est russe ?

7:19
Matthieu Valet

Non, mais on connaît les conditions du référendum qui a été opéré en Crimée il y a 10 ans. D'ailleurs, il y a 10 ans, c'était... C'est quoi ces conditions ? Les conditions, c'est qu'en réalité, ça n'a pas été reconnu par la communauté internationale et encore moins par la France à l'époque. Mais par Marine Le Pen. Comment ? Marine Le Pen a reconnu ce référendum. Oui, mais en tout cas, ce référendum, il a été fait dans des conditions particulières et aujourd'hui, je remarque que la France, en tout cas par les pouvoirs successifs, que ce soit François Hollande ou Emmanuel Macron depuis 2017, ne sont pas revenus sur ce sujet-là.

Et moi, je pense que sur la question de la Crimée, c'est une question qui se règle entre l'Ukraine et la Russie et où les Ukrainiens doivent être consultés, même si ça fait partie, effectivement, je le sais, d'un enjeu des différences majeures et sur lesquelles les Ukrainiens estiment que c'est la condition nécessaire

7:58
Présentateur

dans le cadre de la guerre en Ukraine. Une question à régler entre l'Ukraine et la Russie alors que la France apporte une aide militaire à l'Ukraine, alors que c'est évidemment un sujet, évidemment, européen. Vous ne pensez pas que des politiques français ont à se positionner ? Est-ce que la Crimée est russe ou est-ce que la Crimée est ukrainienne ?

8:13
Matthieu Valet

Sur l'Ukraine, pardon, mais on a été très clair. Sur l'Ukraine, pardon, mais Emmanuel Macron a reçu... J'aurais aimé que ce soit un sujet, par exemple, qu'Emmanuel Macron évoque lorsqu'il a reçu en grande pompe le président russe Vladimir Poutine à Versailles et qu'on puisse avancer sur ce sujet-là, ce qui n'a pas été le cas. Sur l'Ukraine, le parti désormais que je représente avec Jordan Bardella pour les élections européennes était très clair. C'est un soutien inconditionnel à l'Ukraine qui est agressé. Inconditionnel, dites-vous ? Oui, on a apporté un soutien inconditionnel à l'Ukraine. On a mis des lignes rouges.

Celle de ne pas envoyer des soldats sur le sol ukrainien puisque d'abord, M. Zelensky ne le souhaite pas et ensuite, ça a contribué à monter à l'escalade. Le but, c'est que la diplomatie reprenne ses droits et qu'on puisse aujourd'hui, par des accords diplomatiques, c'est comme ça que ça s'est toujours résolu dans la diplomatie française, dans la diplomatie mondiale, c'est qu'on puisse arriver à un accord de paix dans lequel l'Ukraine retrouve sa souveraineté, retrouve ses ressorts territoriaux et que l'agresseur qui est la Russie retourne dans ses territoires et qu'à la fin, l'Ukraine puisse sortir vainqueur de ce conflit tout en pouvant trouver une solution diplomatique.

Le but, ce n'est pas de régler la situation avec des armes, c'est de régler la situation avec de la parole, avec de la diplomatie. On a la chance d'avoir le plus grand réseau diplomatique au monde et donc, on doit pouvoir accélérer.

9:22
Présentateur

Ça veut dire qu'il est temps de négocier une paix, selon vous ? Pour l'instant, c'est plutôt aux conditions de la Russie, c'est elle qui occupe le territoire ukrainien.

9:27
Matthieu Valet

Non, mais bien sûr, c'est à la France et à tous les pays européens de pouvoir mettre autour de la table la Russie et de l'obliger à l'amener vers un consensus de paix et de pouvoir revenir à la situation qui existait avant l'agression russe sur le territoire ukrainien.

9:42
Auditeur

Et toujours avec Mathieu Vallée, candidat du Rassemblement National aux élections européennes. Alors, Gabriel Attal a fait plusieurs annonces jeudi concernant l'autorité, notamment à l'intention de la jeunesse. Avant d'aller sur le fond, simplement un petit peu de sémantique. D'abord, Marine Le Pen a dit l'autorité va à Gabriel Attal comme un tablier à une vache. Quand, comme vous, on prône le respect, l'autorité d'ailleurs, les valeurs, est-ce que c'est au niveau d'utiliser ce genre de termes ?

10:17
Matthieu Valet

Vous n'allez pas faire croire qu'aujourd'hui, le premier en France, c'est les déclarations politiques de Marine Le Pen sur une politique de Gabriel Attal. Non, mais moi, je vous dis, je vous fais un petit clin d'œil, monsieur, sur votre antenne de France Info, Jordan Bardella avait été comparé à un ballon de Baudruche qui ne se dégonflait pas. C'est vrai que quand je suis venu ici ce matin, je me suis dit est-ce que j'arrive sur une chaîne payée par les Français qui est contre la liste européenne de Jordan Bardella auxquelles j'appartiens ? Mais là, on parle d'une réponse à politique d'une ex-candidat à la présidentielle qui est au second tour. Ce n'est pas tout à fait pareil.

Vous me faites des leçons de bonne courtoisie et d'éducation sur Marine Le Pen. Charité ordonnée commence par soi-même. Et sur votre antenne, vous avez des éditos qui qualifient de Jordan Bardella de ballon de Baudruche. J'estime que ça va respecter. Et sur CNews, si la chaîne avait cette même audace de qualifier un responsable comme ça, j'imagine bien qu'il y aurait une saisie de l'ARCOM et qu'il y aurait des condamnations en masse. Vous répondez à Marine Le Pen, chaîne de télévision. Non, pas du tout. Mais je vous dis qu'on est sur une chaîne payée par les Français et que charité ordonnée commence bien par soi-même.

Donc, parlons des sujets qui sont plus importants que cette leçon de bonne courtoisie.

11:21
Auditeur

Alors, sur le fond, justement, travaux d'intérêt généraux pour les parents, possible amende pour les parents qui ne se rendent pas aux convocations, débat sur l'atténuation de l'excuse de minorité, mention dans les dossiers parcours sup en cas de violence des élèves. Voilà les pistes évoquées par Gabriel Attal. On imagine que vous applaudissez.

11:38
Matthieu Valet

Non, je ne suis pas au spectacle. Malheureusement, c'est une politique qui est menée comme ça depuis plusieurs années. Moi, je vous donne des propositions très concrètes. Vous n'êtes pas d'accord avec tout ça ? Non, moi, pour faire des débats sur des solutions que nous, on propose et sur des propositions qu'il faudrait d'ores et déjà mettre en place, ça ne m'intéresse pas. Le blabla, non. L'action, oui. Nous, on est pour la suppression, par exemple, des allocations familiales et des aides sociales pour les familles démissionnaires où il est clairement démontré qu'il y a des carences éducatives lorsque les enfants commettent des infractions, commettent des dégradations.

Je vous rappelle que lors des émeutes, on a près de 800 millions d'euros qui vont être payés en ardoise par les Français parce que certains, pendant plusieurs nuits, j'y étais, se sont amusés pour eux à brûler des écoles, à brûler des commissariats, à dégrader des commerces, à casser les excuses. L'excuse de minorité, par exemple, vous le prenez ? Non, mais c'est un débat. Ils veulent lancer un débat. Nous, on est pour abaisser la majorité pénale de 18 ans à 16 ans. Il faut qu'aujourd'hui, on puisse juger des mineurs ultra-violents qui se comportent comme des majeurs. Il faut arrêter cette culture de l'excuse. Alors, on avait déjà pendant des années... C'est ce qu'a dit, Gabriel Attal.

Ça tombe bien. Oui, mais il ne l'a toujours pas mis en place. La culture de l'excuse sociale, c'est celle qui, moi, je l'ai vue en oeuvre dans le quartier où j'ai grandi. Moi, je suis issu de l'immigration. J'ai grandi dans un quartier populaire seul avec ma mère. J'ai vu les ravages de la culture de l'excuse sociale. Il est trop pauvre. Il n'est pas assez aidé. Il est d'origine migrée. Donc, ça justifie tout. Non, l'effort, le travail, le mérite, c'est des valeurs que nous, nous prenons. C'est des valeurs qui tiennent à cœur à Jordan Bardella. Et, par exemple, vous avez aussi... On a d'autres propositions. Vous avez ces suppressions...

On souhaitait réserver le logement social aux familles françaises. On peut pouvoir expulser du logement social les familles délinquants dont c'est démontré, c'est déjà le cas, mais malheureusement, de manière minoritaire, que lorsqu'ils posent prévenus dans un quartier, on est pour évincer des familles minoritaires qui... Un mot, pardon. ...créaient des difficultés

13:13
Auditeur

sur la majorité. On fera la priorité nationale. Vous savez, moi, je suis... Non, non, mais c'est une question très précise. Admettons, vous êtes étranger aujourd'hui dans un logement social. Est-ce que vous serez expulsé ?

13:27
Matthieu Valet

Pour le logement social, nous favoriserons la nationalité française. Vous savez que pour accéder à certains emplois, comme celui que j'ai occupé pendant 20 ans, policier, c'est réservé aux ressortissants nationaux. Mais je vais aller plus loin. Nous, c'est très simple. Ce qui se conçoit clairement, c'est non simplement, disait Boileau. Eh bien, moi, je vais vous le dire simplement. Aujourd'hui, par exemple, sur la politique de l'immigration. Moi-même, issu de l'immigration espagnole, Jordan Berdella, l'immigration italienne, ou encore Malika Sorel, numéro 2 de la liste de Jordan Berdella, d'origine algérienne. C'est très simple. Soit la France, tu la respectes, soit on t'expulse.

Et par exemple, les étrangers, les clandestins, je suis en train de dire juste sur ça, qui sont radicalisés, pour nous, ça sera dehors. Les étrangers qui commettent des infractions, qui ne respectent pas la loi de la République et qui se payent le luxe de faire des victimes, ce sera également dehors. C'est une proposition

14:07
Auditeur

sur les HLM, en revanche. Eh bien, sur les HLM, c'est très simple. Nous prioriserons les familles françaises. Non, mais il faut savoir si les personnes qui sont déjà dedans seront expulsées ou pas, ou si elles ne le seront pas.

14:17
Matthieu Valet

Eh bien, en tout cas, non, mais les familles qui partiront seront remplacées par des familles françaises. Vous savez, on n'est pas des tortionnaires, contrairement à ce que vous pouvez croire ou à ce que vous pourriez sous-entendre. Non, c'était juste dans le programme de Marine Le Pen en 2022. On fera avec l'état de droit, ce qui est... Bah oui, nous expulserons les familles qui posent problème. Oui, le programme a évolué. Et ensuite, bah vous savez, il n'y a que les investisseurs qui ne changent pas d'avis. On avance avec notre époque et c'est même plutôt bon signe que d'attêter certaines propositions par rapport aux évolutions de notre époque.

Mais sur les familles françaises, oui, nous assumons qu'elles seront prioritaires sur l'accès au logement social.

14:47
Présentateur

Vous l'avez rappelé plusieurs fois, vous êtes un ancien policier de la BAC du 94 du Val-de-Marne, ancien syndicaliste. Est-ce que votre entrée en fonction au Rassemblement National, le fait que vous soyez candidat, est-ce que ça témoigne du fait que beaucoup de policiers, une majorité peut-être, soutiennent le Rassemblement National ou pas ?

15:02
Matthieu Valet

Moi, je vais vous dire, les policiers, les gendarmes, les personnes d'administration pénitentiaire, les policiers municipaux, les militaires, les pompiers, je les appelle massivement à voter pour la liste de gendarmes Bardella qui les a toujours défendus. Vous savez, chez nous, violences policières contre l'OFACS. Parce qu'aujourd'hui, nous ne sommes pas dans ce l'exique-là parce que ce n'est pas notre. Ce n'est pas le nôtre.

Donc moi, j'appelle tous ces serviteurs de l'État qui sacrifient leur vie jour et nuit pour protéger les Français, pour les sauver, pour les assister, pour les secourir, à voter le 9 juin massivement pour la liste de gendarmes Bardella parce que nous sommes le seul parti aujourd'hui qui faisons des propositions.

15:34
Présentateur

Mais ils sont majoritaires aujourd'hui selon vous ou pas les policiers à la liste de gendarmes Bardella ?

15:37
Matthieu Valet

J'espère qu'ils seront majoritairement à se déplacer aux urnes le 9 juin pour voter pour la liste qui pousse les policiers, les gendarmes, les pompiers, les personnels pénitentiaires, les policiers municipaux, les militaires. Parce qu'aujourd'hui, par exemple, nous, on propose la présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes parce qu'on propose de faciliter l'accès au logement pour ces personnels. Mais vous voyez, c'est des propositions concrètes. Nous, ce n'est pas du blabla, c'est de l'action, c'est des preuves d'amour plus que des mots d'amour.

Vous savez, nous, il n'y aura pas les mots contrôle au faciès, violence policière parce que nous, on est respectueux, on a un soutien sans faille à ceux qui nous protègent.

16:08
Présentateur

Merci beaucoup Mathieu Vallée, candidat à Rassemblement National aux élections européennes d'avoir répondu à l'invitation du 8.30 de France Info. Il est 9h moins 10.

Marine Le Pen à Mayotte, mesures antiviolences pour les mineurs, élections européennes... Le "8h30 franceinfo" de Matthieu Valet — Matthieu Valet · Pourquijevote