Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewFrance Culture (sur YouTube)· 27 mars 2022 33 min

Expositions : "Charles Ray" et "VIH/Sida – L’épidémie n’est pas finie"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

autour de la grande table critique je suis avec sally bonne et corinne rondeau critique est maître de conférences en esthétique pour une partie consacrée aux expos dans un instant tu charles rey à paris mais tout de suite direction le mucem à marseille pour une exposition intitulée vih sida l'épidémie n'est pas fini le sarcome de kaposi télé le terme savant d'une forme de cancer qui s'était déjà manifestée en afrique et qui frappe maintenant en occident la prévention est tellement mal fait en france qu' il faut agir avec des gros symbole c'est pour ça qu'on a on capote et la place le message est simple c'est sida que c'est cette hécatombe [Musique] enfants les 100es [Musique] on [Applaudissements] [Musique] au mucem musée de la civilisation de l'europe et de la méditerranée cette exposition très fournie retrace l'histoire du vih et du sida à travers des objets médicaux des objets militants des récits de malades de soigner de soignants le tour issus pour la plupart d'un fonds spécifique acquis par le mucem sur le sida depuis le début des années 2000 on peut y voir par exemple des affiches de prévention américaine des unes de presse française des photographies de malades prises par des artistes ou encore des objets personnels de personnes atteintes par le vih et qui vont parfois écrits pour l'occasion des textes de témoignages le tout très nourrie par la pensée et l'action d'act up dont d'ailleurs l'exposition reprend le slogan l'épidémie n'est pas fini sally bonne au regard global en poste sur le peut-être sur l'idée même de cette exposition l'idée de l'exposition c2c de ces deux aussi de retrouver pour le mucem sa mission d'une certaine manière ça de rendre rendre compte par d autres des objets des images des témoignages des affiches des tracts vous l'avons dit lucile les revues associatif des documents d'une histoire sociale et contemporaine par exemple sur les 440 objets ou oeuvres présentées aussi 300 sont issues des collections du mucem c'est important de le dire parce qu'effectivement c'est ça fait longtemps qu'ils travaillent là dessus c'est pas c'est pas c'est pas une exposition qu'on pourrait dire et opportuniste à dire de répondre à la question de la pandémie qui est aussi la nôtre aujourd'hui à un retour sur sur une histoire donc il ya ça qui est qui et qui est la dimension un peu historique donc c'est retracer l'histoire sociale et politique du vih du sida en regroupant tous ces objets issus de cette collection c'est aussi donner un regard rétrospectif sur l'histoire sociale de la maladie et les mobilisations sociales qui sont organisés depuis le début le début des années 1980 c'est aussi le sens politique de l'exposition et vous l'avez dit en reprenant le slogan d'act up de signaler que l'épidémie n'est pas finie et de montrer aussi comment la lutte les luttes sociales peuvent s'organiser pour pour répondre à la question de la maladie alors c'est aussi l'ouverture de l'exposition donne donne le tout un petit peu c'est à dire aussi ramené au présent une histoire qui peut paraître un peu un peu passé même si c'est quand même exprès en fait c'est étonnant ça se trouve on s'en rend compte en entrant dans l'exposition c'est que c'est à la fois très loin pour nous enfin en tout cas pour ma génération à moi est très proche et sa jour on en reparlera mais je trouve que oui parce que lorsqu'on est grave on a des témoignages en fait de personnes qui aujourd'hui racontent leur sida ou en tout cas leur séropositives leur séropositivité parce qu'ils sont pas tous malades mais en tout cas ils portent le virus et on est ensuite immédiatement aussi mis en vente dans une histoire puisque on allait le traitement journalistique fins médiatiques en fait de deux des tout de tout début des années 80 avec des images télévisuelles fin des journaux télévisés qui sont accompagnés par un regard aussi actuel c'est à dire des gens qui ont participé aussi à l'organisation d'expositions c'est important aussi de dire ça c'est une aventure collective vraiment ils ont fait intervenir depuis des années des associations des militants des malades et c'est vrai là c'est une grande aventure collective et donc les gens qui regardent a posteriori c'est à dire depuis notre présent ces images des années 80 télévisuel des années 80 c'est c'est aussi voilà cela dit ce que veut faire l'exposition c'est à dire ramener ça au présent et dans ce présent dans notre contemporanéité puis en effet il ya cette installation avec deux écrans télévisés qui sont mis l'un à côté de l'autre tu trouves fonctionne assez bien avec à droite des images d'archivés donc là par exemple christine ockrent qui racontent aux dans le quartier de la goutte d'or les héroïnomanes qui se piquent le début des seringue à usage unique etc et à côté quelqu'un qui à notre regard à nous mais qui est impliqué dans le beaucoup plus dans l'histoire du sida et qui regarde l'autre écran télévisé je trouve que ça fonctionne plutôt bien corinne rondeau oui d'ailleurs qui était axée sur internet oui effectivement lol d'abord je pense que là il y avait nécessité de faire cette exposition pour les raisons que vous avez rapporté les du statut même du musée je trouve que le choix effectivement de mettre du vivant tout d'abord c'est de pas évidemment être en accord avec le titre ça n'est pas fini il ya toujours des gens qui vivent il ya des gens qui sont séropositifs il ya des gens encore qui meurt et ya encore des gens qui sont supposés être contaminés puisque il y a de manière aléatoire c'est un algorithme qui calcule à peu près le nombre de gens durant toute la durée de l'exposition qui seront contaminés par le par le vih est là quand moi je suis rentré de l'exposition il ya une quinzaine de jours il y avait 38 mille personnes déjà donc l'expo avait ouvert deux n'ont plus que ça moi j'y vois tu es en cinq catégories avaient déjà 300 milles j'ai oublié j'ai oublié 1 0 ouais non mais parce qu'en fait les chiffres sont son épouvantail à 3 38 millions de gens vivent avec le vih une contamination toutes les 19 secondes et un décès toutes les 46 secondes donc ce qui a quand même assez énorme et donc effectivement il ya cette dimension muséale très rapidement qu'ils aient repris après ceux vivant c'est témoignage à visage découvert il y en a un par visage découvert ça veut dire que quand même quelque chose de la vie sociale traîne très fortement encore dans l'existence de certains individus qu'il faut se rappeler qu'à l'époque les gens témoigner à visage plutôt couvert il était caché donc et ensuite il ya effectivement la dimension historique et médiatique puisque c'est les médias qui ont fait l'histoire d'une certaine manière de du sida avec le premier article aux états unis dans le new york times 181 relatifs à ce qu'on va appeler le cancer du gué et puis aussi dans la question des médias donc des affiches des couvertures et aussi ce petit document dire qu'à aussi on trouve sur internet de thérèse frère qui avait fait la photographie vous savez de david kirby qui était un militant lgbt et act up même je crois est qui et qui est mort et qui a été photographié avec son père pleurant et qui avait été un scandale puisque comme une pietà un peu une sorte de craie elle avait été reprise deux ans après avoir été diffusée dans la presse par benetton et c'était oliviero toscani qui avait utilisé le scandale est donc c'était intéressant parce que ceux qui le critiquaient à l'époque voit dans la durée une image pour le coup empathique donc ça c'est intéressant et puis ensuite on a toute une exposition qui passe au du côté du mort avec les photographies de jean louis lequel est fait les couvertures médiatiques de paris match ça on va dire que c'est vraiment le gros morceau du début qui est une manière de nous dire c'est toujours là vous marchez dans ce présent là c'est aussi tout ce que tout ce que ça a laissé comme trace et images sur tout et puis après on va passer davantage dans les formes militante et deux groupes lauriane et patchwork qui sont liées à la commémorer les noms des gens qui on est et qui sont morts vous avez des lettres d'une lettre de daniel defert ex-compagnon de de foucauld qui appelle à ce qu'on crée une association pas de réponse et il va lui même fondé l'association en 84 je crois deux aides et puis il ya une partie je dirais plutôt agi de propre qui est la circulaire une sorte de spirale où vous avez du trac de la fiche est un dispositif scénographique d'ailleurs il faut peut-être dire que les personnes qui ont fait le la scénographie cécilia agena real à alma gromard travaille justement dans le graphisme contre l'invisibilisation ça ça me paraît intéressant par rapport aux réserves que j'ai sur l'exposition on en reparlera peut-être salies vous nous dites ce que vous pensez de justement peut-être de la juxtaposition tous ces objets qui sont extrêmement différents qui ont des statuts différents qui sont parfois des objets d'art qu'on retrouve au milieu d'autres objets qui sont des objets d'usagé courant comme c'est le cas d'ailleurs beaucoup au mucem c'est-à-dire patrimoniale is et des pratiques comment est ce que ça fonctionne est ce que ça fonctionne bien selon vous voyagez à les voyants c'est une question difficile sans doute alors évidemment le mucem c'est donc c'est l'héritier de des musées des arts et traditions populaires dont son fondateur disait il faut donner la parole aux gens qui n'en n'ont pas c'est ce qu'ils font là c'est à dire aussi par ces témoignages qui ouvre l'exposition dont on a parlé par aussi la multiplicité de ces objets de ces images ces tracts et affiches qui effectivement des statuts différents et qui pose la question quand même à la fois de la représentation des luttes de des luttes et des des actions militantes sociales et politiques et puis la dimension artistique en fait de kiki sur des sur un même terrain on va dire va se positionner différemment et l'exposition ne répond pas à cette question c'est à dire qu'en fait tout est mis sur le même sur le même plan dans une il ya énormément de documents fait donc on est on est dans pris dans cette en plus la scénographie effectivement elle a un côté un peu tournoyant et ça nous redonne un peu enveloppant on tourne aussi parce qu'il ya là il ya une dimension spirale spirale hic peut-être qu'ils voilà qui fait qu'on est on est un peu on est pris dans ce tourbillon je ne suis pas sûr que il ya une distinction absolue que ce soit fait entre ces registres d'image en fait mais je ne sais pas si c'est ce qu'il fallait faire non plus oui oui non corey rouse là c'est une vraie question que je pose c'est vrai qu'on était d'être intéressant justement à cet endroit là cette exposition dans cette juxtaposition la manière dont elles ne répondent pas en fait à la question de toute façon j'ai l'impression qu'il ya beaucoup de questions auxquelles elle ne répond pas probablement par gêne aussi peut-être par un parti pris qui est celui de prendre celui d'acteur qui a une vision partiale partielle de l'épidémie ça ce qui n'est pas forcément très clair je trouve et c'est dommage alors et de l'exposition peut-être il faudrait qu'on est l'indication que idéologiquement politiquement etc c'est situé quoi corinne tout à fait d'accord avec vous c'est c'est ma réserve vraiment elle est très lourde ma réserve moi moi j'ai vu la scénographie puis quand on en parlait aussi à ce que sa réponse que ça il répond pas vous avez un se déroule facilement au début on rentre et à un moment donné effectivement vous avez employé le mot ça les deux d'enveloppement on vous met dans le tourbillon du militantisme et quand vous vous faites une exposition dans le centre militants et est organisé autour d'un bras levés ou d'un membre viril levée parce qu'il ya aussi des godemichets ya cette volonté de dire on est là on y va et quand mois par ailleurs moi moi je sais que j'ai un dégoût profond pour le militantisme à cause d'actes up parce que moi j'avais 18 ans pendant que act up était voilà pugnace et je trouve qu'il ya beaucoup d'homosexuels quand pas non plus trouvé leur place à l'intérieur de ce militantisme qui était nécessaire malgré tout parce qu' il fallait faire entendre que les gens mouraient mais je vois aussi qu'on a pas on n'avait pas la même culture américaine qui étaient treize infiltré dans toutes les villes à la halle le combat des droits civiques des années 60 y compris même les artistes qui qui participaient à ces à ces mouvements là et il y a une si on le voit très bien il ya une scission entre les artistes du jour gnac et du à toulouse mais par exemple on a dû serrano mais on n'a pas du nain dodine il ya plein de choses qu'on n'a pas en a on a deux on a good boy le gravant encore heureux qu'ils aient laissé chose mais en fait elles sont complètement déconnectés et moi ce qui me rend très très malheureuse je dois le dire c'est que si act up a marqué nos esprits nous souvenir en termes il n'y a rien sur le graphisme ya rien sur le travail de la représentation comment elle est produite pourquoi les produits comme ça parce qu'il faut certes acceptent qu'ils étaient très très fort en graphismes sont était là quand ça c'est facile d'aller chercher du gras crédence jallieu et puis ensuite de la de l'appliquer donc moi et ça y est ça en effet il ya aucun commentaire de la détention artistique u12 donc en fait je trouve que ces choses-là sont apposés elles ne sont pas en circuit de deux mois quand on est dans un musée de tradition populaire anciennement je pense que la pédagogie c'est pas un vilain mot et il ya des choses qui manquent quand daniel defert on sait que quand même c'est celui qui a mis le patient au coeur d'un projet de santé n'ont pas de sexualité parce que c'était ça qui posait un problème est que dix ans a pris finalement act up a remis la sexualité et que toute la fin de l'exposition est autour de minorités qui défendent d individualisation très forte serre que le projet de société que nous avons vécu avec le co vide c'est-à-dire les contraintes que condamné daniel defert en disant en plus vous mettez des compteurs dans l'histoire de la santé on le sait ça que des effets négatifs quand on dit c'est le patient qui définit lui même les textes de susan sontag sur le sida ou le cancer elle dit vous devez impérativement réclamer ce qui vous arrive et vos traitements c'est à dire le il ya une affiche sur les principes de denver s'est quand même dire nous ne sommes pas des victimes on est dans une société victimisation c'est à dire contre la la la la la la dépendance contre lol la passivité vous avez un nombre d'articles de ce truc qui dit on et le combat et je trouve que tout cette partie est vraiment des des miettes et on nous amène du de l'agit-prop on a une dimension un peu à la tour d'utah clean on y va et moi je trouve que c'est désolant désolant de ne pas faire l'histoire de ceux qui se sont battus et qu'ils se battent encore je dis c'est pas pour dire je veux pas d'act up c'est de dire si vous mettez au second acteur vous mettez aide parce que ça relève de toute la communauté des gens qui sont malades jure que son nom ne soit homosexuel ou pas oui c'est drôle d'ailleurs parce que quand on sort de l'exposition rien un carré librairie on peut acheter des livres et à celui de guillaume dustan qui est vraiment en pleine en pleine face qui était vraiment un anti act up kan qui a fait vraiment d'ailleurs polémique beaucoup qui continue à faire polémique parce que ils défendent est justement une espèce de des comités d communautarisation de la maladie et de son sida parce qu'il est mort du sida aussi et je trouve ça très drôle parce que on se reprend un tout autre discours sur la maladie et qui vient aussi d'une communauté qui n'est pas le même et qu'on n'a pas eue dans l'exposition un dernier mot salies bonne non mais ce qui est ce qui est particulier aussi dans l'exposition s'est effectivement c'est peut-être cette séparation entre la dimension militante et la dimension artistique qui est même qui est même comment dire manifester en fait par la scénographie c'est à dire que ce que corinne rondeau expliqué là qu'on est quand même pris dans ce tourbillon de la delà du militantisme après on passe à autre chose et on passe à des formes qui sont bien plus presque traditionnelle en fait de l'expression te fais ces questions vih sida l'épidémie n'est pas fini c'est au mucem à marseille jusqu'au 2 mai prochain et il existe un catalogue publié par le mucem et les éditions anna moss a [Musique] france culture la grande table critique lucile comeau [Musique] le texte est expressif et intense le texte extirpe l'expressivité du texte est suffisante le texte est bon et on reste à marseille avec ce coup de coeur de beaucoup de vous salies pour un événement qui se déroule à la fois au frac fonds régional d'art contemporain et au centre international de poésie marseille tout cela est consacrée au poète archos qu'on entendait à l'instant vous nous dites un peu tard testo est oui tard cause c'était un poète qui voulait sauver la langue sauver sa langue non un instant ce qu'on pourrait juger nauséabonde mais au contraire en la sauvant la sauve en la faisant travailler en la faisant vivre il a écrit des poèmes fait des performances des dessins des lectures sur une période d'une dizaine d'années entre début des années 90 et le début des années 2000 carrière aller à la fois fulgurante et est assez et à ses magnifiques alors cette exposition tarkos poète est un événement parce qu'il montre parce qu'elle montre cette pensée poétique qui se déploie dans sa matérialité dans sa diversité dans sa gestion alité et si tu es une exposition de lieux qui montre toute la cohérence la grande cohérence d'une oeuvre majeure la continuité justement entre les interventions orales leur puissance de réel les textes écrits la recherche d'une forme dans l'espace de la page une attention aussi particulière à la typographie à la mise en page est aussi une importante pratique graphique parce qu'il y avait beaucoup de dessins et donc c'est alain 20 à l'invitation du directeur du cpm michael batala de deux commissaires d'exposition qui sont aussi les éditeurs du kilo qui vient de paraître c'est un dîner dit qu'il vient de paraître chez p ô elle donc que david christoffel et alexandre mal marc qui ont conçu cette exposition en effectuant des collègues une collecte dans les archives de l'imec mais aussi auprès dans les collections du frac mais aussi auprès de prêteurs privés qui avaient beaucoup parce que tarkos écrivait beaucoup de lettres et donc en fait ils sont allés récupérer l'ensemble des lettres à parfois assez étonnante que que tarkos récupérer l'exposition se tient sont les deux lieux elle est organisée selon cette continuité visuelle sans ordre chronologique et sans discontinuité on trouve des publications des livres beaucoup de revues auxquelles darcos a participé des documents originaux tels que des carnets des cahiers manuscrits des dessins etc et puis pour finir sur cette exposition c'est aussi ce qu'on retrouve dans dans le kilo un texte qui est qui offre une somme de textes essentiels à la poésie et où je le cite un titre de son texte où l'on verra tarkos résoudre définitivement le problème de l'imbécillité il me semble que c'est une bonne chose en soi darcos poète c'est jusqu'au 15 mai prochain je profite de ce moment pour signaler sert salies que vous avez publié récemment un opus intitulé écrire écrire écrire ça a l'air d'être rapport c'est pour ça que je dis et ses personnels est en forme et sur le processus et la matérialité de l'écriture et que ce livre a paru aux éditions arléa [Musique] france culture la grande table chrétiens lucile comeau le dernier objet de cette grande table critique est une exposition doublement installé à la bourse du commerce et au centre pompidou à paris consacrée à charles rey il est américain né en 1953 à chicago il vit et travaille à los angeles une oeuvre de sculpteurs qui regarde de près l'histoire de la sculpture évoquons par exemple ce mannequin de vitrine perruque et ailleurs parfaitement proportionnée comme tous les mannequins mais 30% plus grand que la normale ou encore cette sculpture qui avait trôné pendant plusieurs années à venise un petit garçon nu de marbre d'un blanc éblouissant tenant devant lui bras tendu une grenouille on l'écoutera aux raies parler de son travail c'était sur arte il ya quelques semaines il évoque la sculpture qui accueille le spectateur devant la bourse une statue leurs prisons temps sur un cheval il ya une tradition dans les monuments représentant les chevaux et leurs généraux leur capitaine ils sont hauts dans le ciel sur un piédestal cette sculpture est posé sur le sol je suis avec vous et votre voisin dans un sens je suis au même niveau d'existence que vous je ne veux pas que vous entriez dans une pièce en dix ans qui a mis ce alors combien de temps ça va rester là qu'est ce que ça fait là je veux que les sculptures s'intègre dans votre espace dans votre existence de façon à les rendre inamovible de la pièce de la place où elle se trouve si vous voulez faire sauver comme tel peut-être que vous commencerez à vous percevoir vous même comme intégrés dans la société dans votre espace social corinne rondeau est ce que les sculptures de charles ray vous aide à vous intégrer dans votre structure sociale alors comment vous dire je ne suis pas sûr que le choix que je puisse y répondre non cependant cette blague que c'est le travail de charles serait plutôt tendance à me mettre là où je suis ce qui est pas tout à fait le cas dans ma vie sociale donc j'aurais tendance à lui dire oui à vous répondre par la positive donc disons que ces deux expositions qui sont à deux lieux ne se présente pas de la même manière même si on est nous large un large spectre de de la mono enfin de monographie qui en seraient l'une donc à pompidou vous avez des pièces qui sont encerclées par un rectangle et donc le spectateur ne peut pas se rapprocher donc ça a tendance à créer sorte de narration entre les pièces il ya deux de deux plateaux comme ça puis d'autres pièces qui sont aussi à distance de nous sans doute pour des raisons mais ça a vérifié pas assez de gardien à pompidou puisqu'apparemment il faut une sculpture un gardien pour une sculpture et quand vous arrivez à part contre dix minutes après à la bourse vous avez la rotonde avait des gardiens bien sûr mais trois pièces qui sont dans une circulation vous pouvez vous rapprocher très grande rotonde immense représente pas seulement mon dieu métal c'est la fresque du dessus le dur le panorama et puis le deuxième étage où là on a vraiment je dirais une manière de traverser les espaces entre les pièces puisque l'une des spécificités quand même de deux chars seraient c'est pas mettre des 10 cultures dans l'espace est de faire de la sculpture avec de l'espace il n'y a pas de culture sans espaces d'ailleurs deux anecdotes qui sont assez intéressantes dont l'une c'était un acheteur gibbons j'ai pas l'impression qu'ils saisissent en fait ce que je fais pas ce qu'il dit penser sculpture sculpture allemand s'agit pas de penser la sculpture en argent serait donc il envoie cette caisse avec la sculpture et il envoie une douzaine d'autres caisses vides c'est une manière de dire alors le type ne comprend rien évidemment mais c'est une manière de dire ben en fait c'est pisser ses caisses vides relève de l'espace qu'il ya autour de cette pièce que vous allez m donc il ya ça et puis il ya la question de la bouteille qu'on voie pompidou et ses sculptures il a fait souffler une bouteille là il a fait passer la sculpture par l'intérieur et c'est une manière assez je dirais simple de devoir qu' il n'y a pas qu'une sculpture dans la bouteille à l'espace autour du corps dans une danse dans un espace qui est en l'occurrence une bouteille donc si on fait pas là la fin je je je crois en terme d'expérience et moi j'ai pas du tout envie théoriser sur ce sculpteur d'abord parce que j'aime pas la sculpture mais ça surtout qu'en fait j'ai une expérience avec ses sculptures qui est aussi grande que celle que j'ai avec un rodin c'est d'essayer de la sculpture qui vous met dans un rapport physique et optiques extrêmement fort et je pense que chara serait est un des plus grands post moderne dans ce sens là ce qui est une capacité et la rigueur parce qu'il ya une durée d'élaboration des sculptures qui sont phénoménales il ya un pont pie notamment vous avez un tas de un tas de c'est une culture de tas de vêtements mais en fait il a mis vingt ans à la faire ce qui veut dire que voilà il faut attendre une justesse sa de vêtements en sculpture enfin sculptures et dans le froid que c'est du papier non parce qu'il ya aussi des sculptures en papier mâché muet papier mâché aluminium acier et c'est chaque fois un modèle scanner donc photographié ensuite travailler l'argile et ensuite toujours la fibre de verre et après quoi il prend son matériau définitif donc une élaboration qui est très longue et comme il dit je travaille toujours avec les mains mais en fait maintenant les processus ont changé je travaille donc avec 20 personnes c'est à dire 40 mains salies bonne alors c'est une exposition face à un travail très étonnant fête qui se complexifie à mesure qu'on approche et je parlerai ensuite la d2 lieu parce qu'à mon sens les deux expositions ne sont pas du tout enfin du malade sa 207 semblablement à remettre les corinne c'est à dire que en fait ce qui est très important c'est l'espace autour donc j'imagine et là où on est on entre dans la bourse du commerce et où il ya une espèce de dimension un peu majestueuse et ensuite aussi très très peut-être grandiloquente mais dans un sens plutôt positif en route où on a l'impression d'être dans un espace un peu plus assombri qui est aussi un parcours plus historique 1 c'est à dire quoi à pompidou on a des oeuvres qui date des années 70 et puis tout un parcours en fait entre des photographies des des petites formes d très grande forme comme comme celles qu'on retrouve en fait et qui sont les dernières oeuvres les plus contemporaines qu'on retrouve à la bourse du commerce alors ce son quad et des sculptures blanche ou en acier des formes simples et massifs des corps nus qui renvoie de manière extrêmement explicite d'ailleurs à la sculpture antique et à la sculpture classique en fait et non seulement c'est une référence qui était totalement assumé mais qui est même parfois directement prises puisque l'on trouve par exemple la laitages de de la bourse du commerce une étude d'après algarve dick est en fait un christ en papier mâché et les différences de matières sont d'ailleurs très très intéressantes parfois du marbre par mois du papier parfois de l'acier inoxydable qui est peint ou papin est ce ce christ là qui est en fait repris a grandi mais repris d'un d'un monumental ins d'endroits où la bourse va bientôt faire sandra m tout à fait donc il a vraiment surdimensionné comme beaucoup de ses hommes sur dimensionné ces objets est dans la même salle ce qui provoque d'ailleurs un certain malaise il ya donc on a ce christ surélevé comme ça un peu majestueux qui s'envolent presque sur le mur blanc sur blanc et puis à côté de lui on a un bloc de béton sur lequel il ya un an comme écrasé qui dort mais il est comme écrasé sur le ventre sur le ventre et donc il ya cette distinction là comme ça entre la haie de légèreté du christ et le et la dimension concrète au sens à la fois du terme en anglais de béton et en même temps de sa présence comme ça qui est assez fascinante alors il ya aussi pour pour poursuivre sur ce que disait corinne cette question de l'espace entre qui évidemment manifeste et qu'on trouve de manière très prégnante quand on entre dans la rotonde il ya ce petit garçon qui est lui aussi légèrement surdimensionné et qui tient dans sa main une petite voiture qui est en fait une coccinelle love s'appelle the new beetle est en fait la manière dont il est assis le l'angle que prend ses jambes l'espace du bras qui tend vers en fait tout concourt à montrer à désigner justement la manière dont on doit se tenir vis-à-vis de cette oeuvre là et on comprend ensuite qu'il est question de ça dans toute exposition et ensuite c'est aussi dans cette rotonde le rapport en fait du but c'est une manière de reconstituer le passé puisqu'il ya lui-même vieux il ya sept enfants il ya sa voiture de quantité petit qui a été de conseiller déplié reconstituant vie etc donc il ya vraiment cette ce rapport entre l'enfance et à l'histoire de son travail en fait est-ce que c'est pas un peu simples justement tout le propos qu'il ya derrière parce que j'entends bien le truc sur l'espace je trouve ça vraiment très très réussie en l'occurrence il ya une autre un autre une autre caractéristique de son travail qui est vraiment vous l'avez dit avec le grand christ ce truc de la proportion et je sens que derrière on essaye de nous inculquer une sorte de regard critique ou sur la société de consommation ou sur la classe ou sur le rapport à la sculpture anciens que je trouve assez binaire et parfois un peu simpliste équipe lot m'agacer mois corinne rondeau non l'enjeu on n'a pas fait la même expérience peut-être parce que moi j'ai pas lu de signification par exemple prenons le jeff qui est une grande sculpture parce qu'il ya un travail d'échelle effectivement récurrente dans le travail de dutch high street à mon avis une incidence c'est qu'il a une force de retournement du spectateur de son regard quand vous avez donc c'est une sculpture monumentale d'un sdf parce qu'on nous donne l'information mais quand vous rentrez dans la salle vous avez un type qui est enfin une grande culture de masse assis sur un cube les deux mains sur les deux genoux qui est valide ou pas avachi sur le vent mais je vous assure mais je ne vous mens pas j'ai eu la même vision de force sculpturale que le moïse de michel-ange à rome sert qu'à un moment donné vous êtes face à quelque chose qui est en train d'être suspendu dans une attitude parce que vous ne savez pas si va à nouveau s'avachir ou ici va se lever comme le moïse de michel-ange qui sait pas s'il va laisser tomber les tablettes ou pas il ya une puissance ou sculpturale et qui ressemble aussi à je dirais à cette manière dont il y a de la présence physique chez le spectateur dans cette manière dont ils arrivent attendre l'espace tout autour de son de sa sculpture mais en fait ça n'arrête pas de vivre et je pense qu'en fait lorsqu'il appelle des figures comme le sleep in humans par exemple cet aluminium je crois c'est ou de l'acier in occident de la cpl est couché on a un visage presque radieux c'est une sdf on a encore l'information on peut le supposer une américaine afro américaine mais enfin vous avez vous avez un tas de sommeil vous avez une masse de rêve là et moi je les ai vus comme j'ai fait l'expérience à new york du poisson de brancusi à tourner sans arrêt d'ailleurs je n'ai vu sur mes photos j mais en fait à fait comme le poisson brancusi c'est à dire ça te met dans une temporalité une expérience de l'espace mais aussi une approche et quand on voit les grands mannequins qui sont tous le début enfin les années 90 où les années 90 de ces grands modèles de 2 mètres cinq ans les folles 91 l'aller les grandes lady par exemple vous vous rapprochez vous autant vous diminuées mais en fait elle ne veut ça ne vous regarde pas en fait la sculpture de jazz ray ne vous regarde pas et quand elle ne vous regarde pas elle vous demande une chose parce qu'il ya une tension une justesse de la fabrication l'expérience du temps à l'intérieur la réalisation des pièces qui fait qu'en fait c'est à vous de le faire et ça fait penser en fait des expériences de l'anamorphose des ambassadeurs d'allemagne savait que pour voir tout on vous pouvez pas le voir c'est où vous rapprochez voyez l'anamorphose soit vous êtes de loin mais d'une certaine manière au lieu de faire de l'allégorie l'homme est finie châu crédit finalement on fait une expérience qui ne vous donne qu'il ne vous met pas dans le fini mais une main une manière d'étendre la durée de votre expérience qui est aussi l'existence du regard à condition effectivement que vous vous saisissiez de quelque chose qui ne vous regarde pas y compris un an y compris un sdf etc etc charest c'est donc au centre pompidou et à la bourse du commerce centre pompidou c'est jusqu'au 20 juin et à la bourse de commerce c'est jusqu'au 6 juin aps lé tout à paris il ya aussi bien sûr un catalogue [Musique] la grande critique c'est fini pour aujourd'hui merci beaucoup corinne rondeau merci salies bonne à la préparation des missions il ya aysat one day et boris pinault à la réalisation péride gras la technique aujourd'hui c'était anthony tomasson et dimitri pas vous pouvez réécouter l'émission en vous rendant sur le site de france culture vous pouvez également vous abonner au podcast de la granta critiques sur l'application radio france france culture l'esprit d'ouverture