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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 7 octobre 2024 11 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

L'interview du porte-parole de l'ambassade d'Israël en France en intégralité

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10FerméeRéponse partielle

    Ce n'est pas vraiment Michel Barnier, en fait c'est Emmanuel Macron qui est sifflé à travers Michel Barnier, c'est ça ?

  • 0:53RelanceRéponse directe

    Vous dites ce soir, c'est un désaccord entre pays amis. Alors je rappelle les propos, Emmanuel Macron qui a appelé à cesser la livraison d'armes à Israël pour la guerre à Gaza.

  • 2:14RelanceRéponse directe

    Je reviens, pardonnez-moi, sur cette séquence des sifflés parce qu'elle est quand même très forte. Et elle en dit quand même long. Vous condamnez, vous, ces sifflés ?

  • 3:11FerméeÉludée

    On va revenir sur les relations franco-israéliennes, mais quand même sur cette séquence sur les sifflés, est-ce que c'était la majorité du public qui a sifflé Emmanuel Macron ou c'était une minorité ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    Et quelle était l'atmosphère dans la salle quand Michel Barnier est monté sur scène ?

  • 3:40RelanceRéponse directe

    Sur ces relations franco-israéliennes, vous parlez de désaccord, si je vous reprends bien, donc pas de crise. Le porte-parole de Tzahal, comme le soulignait tout à l'heure Ulysse Gosset, le contre-amiral Daniel Agary, a essayé de calmer le jeu, a parlé de la France comme d'un pays armé, ami, pardon, ami. Il a dit compter sur ses liens d'amitié. Est-ce qu'il y a un décalage aujourd'hui entre l'armée israélienne et ce que dit Benjamin Netanyahou ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « Même, il faut rappeler, les deux fois quand l'Iran a attaqué Israël, dans laquelle la France a aidé Israël de se défendre, c'était juste il y a quelques jours. »
  • 2:01Invité politiqueFait
    « Mais en même temps, il faut redire que la menace la plus grande dans la région, dans notre région, c'est l'Iran. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Et dans ce sujet, il y a un accord quasiment absolu entre la France et Israël. »
  • 5:33InvitéFait
    « Il y a aussi de très mauvaises relations avec Joe Biden qui ne cesse de dire à Netanyahou, il faut faire un cessez-le-feu à Gaza. »
  • 5:43InvitéFait
    « Et il n'y a pas de cessez-le-feu. En fait, Netanyahou n'écoute ni Biden, ni Macron, ni le chancelier Scholz, ni le Premier ministre britannique. »
  • 6:31InvitéFait
    « De Gaulle avait là décrété un embargo en reprochant à Israël d'avoir attaqué les pays arabes, l'Égypte en particulier, et de ne pas avoir attendu. »
  • 6:37InvitéFait
    « Là, c'était vraiment le froid absolu. »
  • 6:58Invité politiqueFait
    « Et dans ce sujet extrêmement important pour Israël, l'existentiel pour Israël, c'est dans ce niveau, il y a un accord absolu ou quasiment absolu entre les deux pays. »
  • 7:45InvitéFait
    « Une erreur assez étonnante, si vous voulez, parce que ça met en fait sur un pied d'égalité, en dehors du fait que ce soit Netanyahou. »
  • 7:58InvitéFait
    « Mais dans l'esprit de la communauté juive en France, qui n'est pas unanime, qui n'est pas uniforme, qui est très disparate aussi, c'est le sentiment dans cette communauté qu'on met sur un pied d'égalité les agresseurs et l'agressé. »
  • 8:25InvitéFait
    « Israël, c'est un État légalement constitué par un groupe terroriste, qui n'est pas les Palestiniens, parce que là, il ne faut pas faire l'amalgame non plus, qui s'appelle le Hamas, le Hamas qui est un groupe terroriste. »
  • 8:49InvitéFait
    « Par l'Iran, qui est l'ennemi, et ça, on ne peut pas nier la réalité, qui est l'ennemi de tout l'Occident. »
  • 9:15InvitéFait
    « Qui ont été corrigés d'ailleurs par l'Elysée, parce que l'Elysée est revenue sensiblement dessus, en se disant, on est en train de mettre le feu. »
  • 10:27Invité politiqueFait
    « Il y a un cabinet de guerre, il y a des ministres, il y a des élus. »

Temps de parole

  • Invité politique41 %
  • Présentateur19 %
  • Invité19 %
  • Invité 212 %
  • Invité 38 %

6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Enfeder, vous êtes porte-parole de l'ambassade d'Israël en France. Vous étiez ce soir à la cérémonie au Dôme de Paris, organisée par le CRIF. Ce n'est pas vraiment Michel Barnier, en fait c'est Emmanuel Macron qui est sifflé à travers Michel Barnier, c'est ça ?

0:15
Invité politique

J'imagine que oui, on a vu les réactions. Ce n'est pas un secret qu'il y a un déaccord récent entre le président et le Premier ministre Netanyah. Mais en même temps, il faut dire que c'est un déaccord entre des pays amis qui collaborent beaucoup. Même, il faut rappeler, les deux fois quand l'Iran a attaqué Israël, dans laquelle la France a aidé Israël de se défendre, c'était juste il y a quelques jours.

0:53
Présentateur

Vous dites ce soir, c'est un désaccord entre pays amis. Alors je rappelle les propos, Emmanuel Macron qui a appelé à cesser la livraison d'armes à Israël pour la guerre à Gaza. Benyamin Netanyahou a quand même répondu, honte à vous. Et ce soir, on entend la réaction d'une partie de la communauté juive en France qui siffle Emmanuel Macron. Donc je veux bien qu'on soit des pays amis, mais on sent quand même qu'il y a une vraie crispation et qu'il y a en tout cas une tension et que c'est incompris au sein d'une partie de la communauté juive en France, visiblement.

1:22
Invité politique

Et je peux le comprendre, mais...

1:25
Présentateur

Vous le comprenez ? Vous comprenez ces sifflés ?

1:28
Invité politique

Je peux comprendre, oui, que vous savez, aujourd'hui on a cette commémoration d'un an de cette attaque horrible contre Israël. Et nous avons besoin de notre ami à côté de nous, d'un autre côté. Mais on voit qu'aujourd'hui, il y a ce déaccord sur le sujet de Gaza. Mais en même temps, il faut redire que la menace la plus grande dans la région, dans notre région, c'est l'Iran. Et dans ce sujet, il y a un accord quasiment absolu entre la France et Israël.

2:07
Présentateur

Je reviens, pardonnez-moi, sur cette séquence des sifflés parce qu'elle est quand même très forte. Et elle en dit quand même long. Vous condamnez, vous, ces sifflés ?

2:16
Invité politique

Écoutez, pour nous, comme diplomates ici, on essaie de toujours rétablir les relations, trouver des solutions pour travailler ensemble, comme deux pays amis. Et je suis sûr que cette crise, on peut dire, entre guillemets, cette crise va…

2:44
Invité

Vous parlez d'une crise ?

2:48
Invité politique

Il y a un désaccord ici. Un désaccord ? Un désaccord. Un différent, oui.

2:52
Invité

Il y a une crise, vous dites ?

2:53
Invité politique

Je ne sais pas si c'est un augment comme une crise, mais il y a un désaccord entre les deux pays sur ce sujet. Et à mon avis, on va travailler, trouver des solutions pour continuer à travailler ensemble sur tous les sujets.

3:11
Présentateur

On va revenir sur les relations franco-israéliennes, mais quand même sur cette séquence sur les sifflés, est-ce que c'était la majorité du public qui a sifflé Emmanuel Macron ou c'était une minorité ?

3:21
Invité politique

Je ne sais pas, je ne peux pas préciser sur ça.

3:24
Présentateur

Et quelle était l'atmosphère dans la salle quand Michel Barnier est monté sur scène ?

3:28
Invité politique

Le Pluto était très positif.

3:31
Présentateur

Sur ces relations franco-israéliennes, vous parlez de désaccord, si je vous reprends bien, donc pas de crise. Le porte-parole de Tzahal, comme le soulignait tout à l'heure Ulysse Gosset, le contre-amiral Daniel Agary, a essayé de calmer le jeu, a parlé de la France comme d'un pays armé, ami, pardon, ami. Il a dit compter sur ses liens d'amitié. Est-ce qu'il y a un décalage aujourd'hui entre l'armée israélienne et ce que dit Benjamin Netanyahou ?

3:58
Invité politique

À mon avis, il y a plein de sujets dans lesquels on travaille ensemble, on collabore les deux pays. Il y a cet aspect armé qui était très important. Depuis l'attaque d'Iran en avril et après en octobre, il y a aussi l'aspect de Liban, dans lequel on a essayé de trouver des solutions avec la France depuis 11 mois avant la riposte israélienne contre le Hezbollah. Et on essaie toujours de continuer à trouver des solutions dans le proche-orient avec nos alliés, notamment la France et les États-Unis.

4:53
Présentateur

La France a encore une voix auprès de Benjamin Netanyahou ?

4:57
Invité politique

On doit avoir l'avenir. C'est difficile à dire aujourd'hui, dans ce moment, il y a ce désaccord, comment ça va se développer. Mais la France était toujours un ami très important d'Israël. C'était un ami très important.

5:16
Présentateur

Par le passé quand même.

5:18
Invité politique

Non, c'est un sujet ou un autre qui ne peut pas briser tous. Ce n'est pas le cas du tout.

5:27
Invité

Alors ce n'est un secret pour personne. Le climat entre le président français et le Premier ministre est très mauvais et on peut dire même exécrable. Mais pas simplement entre Macron et Netanyahou. Il y a aussi de très mauvaises relations avec Joe Biden qui ne cesse de dire à Netanyahou, il faut faire un cessez-le-feu à Gaza. Et il n'y a pas de cessez-le-feu. En fait, Netanyahou n'écoute ni Biden, ni Macron, ni le chancelier Scholz, ni le Premier ministre britannique. Et néanmoins, c'est vrai que vous avez raison de rappeler que les pays sont et restent amis.

Et quand on entend le chef d'état-major de l'armée israélienne dire « nous sommes amis et nous comptons le rester et nous comptons sur le soutien de la France », c'est plus important que la polémique entre les chefs d'État, si j'ose dire, ou de gouvernement. Et puis surtout, je dirais que sur le plan historique, rappelons-nous quand même de la fâcherie qui était vraiment là cette fois grave entre Israël et la France avec De Gaulle en 1967 pendant la guerre des Six Jours. Autrement plus importante. Autrement plus importante. Autrement. Et De Gaulle avait là décrété un embargo en reprochant à Israël d'avoir attaqué les pays arabes, l'Égypte en particulier, et de ne pas avoir attendu.

Et c'est là où il a eu cette petite phrase célèbre sur le peuple juif, un peuple d'élite, sûr de lui et dominateur. Là, c'était vraiment le froid absolu. On n'en est pas là. Et je voudrais vous demander, est-ce que vous pouvez me dire, effectivement, est-ce que c'est comparable ? Est-ce qu'il y a un froid ou pas ?

6:48
Invité politique

À mon avis, pas du tout. Et comme j'ai déjà dit, il y a cette menace, la plus grande menace dans la région qui est l'Iran. Et dans ce sujet extrêmement important pour Israël, l'existentiel pour Israël, c'est dans ce niveau, il y a un accord absolu ou quasiment absolu entre les deux pays.

7:12
Invité

Je pense qu'on ne peut pas ne pas penser à la sortie du général de Gaulle en 1967. Et c'était, je dirais, ce qui a fondé d'ailleurs une partie de ce qu'on a appelé la politique arabe du général de Gaulle, de Gaulle après, et de la France. C'est né de 1967 suite à ces déclarations qui ont été une déflagration en Israël, notamment, et dans toutes les communautés juives de par le monde, et notamment en France. Moi, ce que je crois quand même de la part du président de la République, pour ce qui nous concerne aujourd'hui, c'est que c'est quand même une erreur. Une erreur assez étonnante, si vous voulez, parce que ça met en fait sur un pied d'égalité, en dehors du fait que ce soit Netanyahou.

Parce qu'en fait, le désaccord principal, il est avec Netanyahou. Mais dans l'esprit de la communauté juive en France, qui n'est pas unanime, qui n'est pas uniforme, qui est très disparate aussi, c'est le sentiment dans cette communauté qu'on met sur un pied d'égalité les agresseurs et l'agressé. L'agressé étant Israël, c'est Israël qui est agressé le 7 octobre 2023, de façon sauvage, de façon barbare, de façon terroriste. Israël, c'est un État légalement constitué par un groupe terroriste, qui n'est pas les Palestiniens, parce que là, il ne faut pas faire l'amalgame non plus, qui s'appelle le Hamas, le Hamas qui est un groupe terroriste.

Tout comme aujourd'hui, ce ne sont pas les Libanais, dans l'esprit de beaucoup, qui sont visés, c'est le Hezbollah qui est un groupe aussi terroriste. Et comme par hasard, ces deux groupes sont financés par qui et armés par qui ? Par l'Iran, qui est l'ennemi, et ça, on ne peut pas nier la réalité, qui est l'ennemi de tout l'Occident. Et donc d'Israël, qui est le pion avancé, si vous voulez, de cet Occident-là. Donc, c'est à l'intérieur de la communauté juive, je crois qu'il y a eu là une incompréhension sur ces propos, qui ont été corrigés d'ailleurs par l'Elysée, parce que l'Elysée est revenue sensiblement dessus, en se disant, on est en train de mettre le feu.

C'est vrai que le timing, en fait, de l'interview qui a été diffusée, donc enregistrée en début de semaine dernière et diffusée samedi, peut paraître complètement lunaire, eu égard aux commémorations du 7 octobre. Mais là-dessus, il y a aussi une position, et c'est là que j'aimerais vous entendre, monsieur le porte-parole. C'est que vous dites que l'Iran est effectivement, et c'est ce que disait Yéva L'Instant, l'élément déstabilisateur principal de la région.

Toutefois, quand on voit une année de guerre à Gaza, la destruction absolue, le nombre de victimes civiles aujourd'hui, la guerre qui s'étend au Liban, y compris ce soir à Beyrouth, est-ce que finalement, ce n'est pas vous qui êtes en train aussi, par ces actions, de déstabiliser le Proche-Orient ? Est-ce qu'à un moment, il ne va pas falloir calmer les choses, si on ne veut pas que ce conflit s'étende à un point de non-retour ?

10:18
Invité politique

Prenons par exemple le Liban. Il y a une grande partie des citoyens en Israël, et pour ça, c'est important de préciser Israël comme démocratie. Ce n'est pas que Netanyahou qui prend la décision. Il y a un cabinet de guerre, il y a des ministres, il y a des élus. Mais on met ça à côté pour un second. Sur le sujet du Liban, il y a une grande majorité des citoyens israéliens qui sont en faveur de cette riposte au Liban pour amener les citoyens du nord d'Israël chez eux. Et c'est quelque chose qu'on a créé depuis 11 mois dans le nord d'Israël.

11:00
Invité

Oui, mais Beyrouth, c'est un peu loin.

11:03
Invité politique

C'est un peu loin, mais c'est où les dirigeants de Hezbollah se trouvent.

11:08
Présentateur

Merci beaucoup, Anne Fédor, d'avoir été l'invité ce soir de BFM TV. Merci beaucoup, Anne Fédor.