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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Colère des lycéens : "Sébastien Lecornu veut temporiser jusqu’aux vacances" (Aurélie Herbemont)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 13:52Invité politiquePromesse
    « Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. »
  • 14:34Invité politiquePromesse
    « Cette baisse bénéficiera à toutes celles et ceux qui achètent du gazol et s'ajoutera évidemment aux aides existantes. »

Temps de parole

  • sebastien-lecornu100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Bemon, on entend les les mots d'apaisement de Sébastien Lecornu ce soir sont visibles, audibles en tout cas. En revanche, pas du tout de concret. Apaisement, empathie effectivement à l'égard des lycéens qui sont mobilisés depuis quasiment 3 semaines, mais effectivement les lycéens qui prévoient de se se de mobiliser à nouveau demain risquent de rester un petit peu sur leur fin parce qu'effectivement, il y a pas grand-chose de de concret. Sébastien Lecornu, s'était déjà exprimé à l'Assemblée nationale. La plateforme où il y a 40000 contributions, ce qui est pas rien, 40000 contributions des lycéens pour dire comment ça se passe dans leur établissement, c'était déjà lancé. Le budget, on voit qu'il va rester à périmètre constant. il avait la hausse avait déjà été augmentée décidée la

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hausse du budget de l'éducation avait déjà été décidée avant que cette colère se développe. Donc euh il y a effectivement un peu d'attente des décisions à la fin du mois d'octobre et puis le le débat budgétaire précisément sur le la question de l'éducation le 12 novembre. Mais c'est vrai que ce soir pour du concret du côté des lycéens c'est c'est c'est effectivement assez restreint. Isabelle Raymond. Euh effectivement, il y avait quand même des demandes très précises. Sébastien Lecornu a répété euh les chantiers qui sont ceux les siens, ces cinq chantiers. Mais bon, voilà, il va falloir euh attendre malgré les demandes pressentes des lycéens qui on les entendait euh sur France info répète que ils veulent des éléments des du concret maintenant. Et

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effectivement euh on a entendu euh sur France info il y a quelques minutes des lycéens qui ont écouté avec nous l'allé locution de Sébastien Lecornu et ils ont très bien compris en l'écoutant qu'il n'y avait rien de nouveau, rien pour eux. Euh pas de réponse sur les classes surchargées, pas de réponse sur le bâti sur leur lycée qui parfois tombent en ruine sur les suppressions de postes non plus. Ils ont en fait ils ont sur parcours supe aussi. On note que Sébastien Lecornu cite Parcours supléments d'inquiétude des lycéens en disant "Je comprends le stress, on va améliorer le système." Mais effectivement, il y a rien de concret et il y a rien qui peut leur permettre de se dire ce soir, le premier ministre nous a entendu, les choses vont changer,

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il va y avoir des choses qui vont évoluer et du coup demain, je n'irai pas bloquer mon lycée, manifester et cetera. Il y a eu aucune réponse concrète euh à leur leurs revendications qui sont quand même assez précises et assez nombreuses. À la décharge du premier ministre, c'est des revendications qui sont très disparates et malheureusement aucune ne peut être réglée en de jours d'un coup d'ette magique. Effectivement, préciser ce que vous disiez Isabelle Raymond. Effectivement, le SNESFSU, la CGTFO Sud soutiennent le mouvement de contestation lycéen et appelle eux aussi à une nouvelle journée de grève et de manifestation dès demain. Bruno Cotè, on sait que dans ce genre de de moment un peu dangereux, j'allais dire pour un gouvernement, c'est un peu

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une allocution peut à la peut ou apaiser ou mettre de l'huile sur le feu. Est-ce que là on n'est pas face à ce risque ? Oui, c'est sûr que ça va être vécu de manière assez décevante. Les témoignages de lycéen que vous avez recueilli à l'antenne de France Info euh vont dans ce sens-là. Et effectivement euh c'est un petit peu le un petit peu le problème. Euh c'est vrai que le Premier ministre fait face à des problèmes qui sont des problèmes structurels, mais c'est vrai que dans le même temps, euh c'est un premier ministre qui est en situation fragile pour annoncer des choses. Il est lui-même relativement impopulaire dans l'opinion. Il ne dispose pas de majorité à l'Assemblée nationale. Il a réitéré ce soir que c'était pas gagné pour faire adopter un budget. Il est lui-même à bord de

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l'équipe du pouvoir d'Emmanuel Macron depuis presque une décennie dans différentes fonctions ministérielles bien évidemment. Il n'est premier ministre que depuis récemment. Donc un premier ministre qui est dans une situation qui de toute façon est une session très compliquée d'autant qu'il sait que dans 6 mois il est assez probable qu'il ne soit plus en fonction. Donc ça fait un ensemble de difficultés qui s'additionnent alors que les demandes elles sont à la fois concrètes et et et urgent et effectivement ça risque peut-être pas de d'attiser les choses parce que le premier ministre a essayé d'avoir une tonalité qui était une tonalité apaisante. On voit d'ailleurs que il a un prononcé qui est qui qui fait attention au mots et cetera. Donc voilà, je pense pas donc à

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tiser les choses sans son discours. Par contre, être décevant, ça sans aucun doute. Effectivement, là-dessus, Séverin Luci, on note les terme de Sébastien Lecornu. La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Nul ne peut être indifférent des jeunes qui ont vécu le Covid, qui voient qui ont l'angoisse de changement climatique, de leurs parents qui ont parfois des difficultés. Nous leur demandons de choisir leur orientation. Enfin, il y avait cette volonté et l'idée aussi bien évidemment sur les les forces de sécurité qui ne sont pas là dit Sébastien Lecornu. N'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens. Oui, il a essayé de trouver les mots de de que de que que que les ces mots soient la pommade, mais ça n'est que ces mots qui sont la pommade. Et en réalité,

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moi j'ai entendu un premier ministre, j'allais dire contraint, c'est même plus que contraint, sans aucune marge de manœuvre et qui finalement n'a bougé sur rien, que ce soit sur, on l'a dit, la question des lycéens, mais même sur les autres thématiques qu'il a qu'il a abordé après les carburants et la colère agricole. Il a il a il a rien annoncé, absolument rien annoncé. Il a parfois précisé, parfois confirmé des choses qu'on connaissait, mais il y a rien de nouveau. Pourquoi ? Parce que il est très contraint par euh la la charge de la dette. En d'autres temps, on aurait pu dire qu'il est droit dans ses bottes. Il a il a pas bougé. Euh allusion à Jupé95. Tu as une allusion à Jupé. Le le plus le le + 1,2 milliards euh de la de du

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budget de l'éducation nationale, c'est en réalité à peine l'inflation. Donc effectivement, c'est l'un des rares ministères qui augmente mais ça augmente même pas même pas de l'inflation. Alors écoutons encore Sébastien le cornu parce que vous dites il y a les les mots d'apaisement qui doivent agir selon ce que vous nous dites c'est vrai comme forme de pommade. Il y a aussi le le dialogue. C'est ce que dit le premier ministre. Les temps de dialogue engagés aujourd'hui se poursuivront à partir de demain dans chaque lycée et jusqu'à la semaine prochaine. La plateforme ouverte lundi dernier par le ministre de l'éducation nationale a déjà recueilli plus de 40000 contributions. Elle nous permet d'entendre directement celles et ceux qui ne s'expriment pas toujours

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dans les instances habituelles. Certains ont accueilli l'ouverture de cette plateforme avec moquerie ou d'érision. Ils ont eu tort. Les 40000 premières contributions montrent qu'il y avait une attente en particulier, on le sait, sur l'organisation du temps scolaire et sur les conditions matériel dans les lycées. Ces contributions constituent une matière précieuse. Elle nous permettra de répondre à ces préoccupations en lien avec les conseils régionaux. Tout sera publié en transparence. Voilà, Isabelle Raymond, je reviens à la question du calendrier. Il y a donc ces premières réponses qui doivent arriver fin octobre. Qu'est-ce qui se passe dans l'intervalle ? Théoriquement, bah il se passe il y a une journée d'action demain. C'est intéressant parce qu'il dit quand même, il pointe du doigt

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les conditions matérielles, mais il renvoie aux conseils régionaux qui sont donc en charge du bâti euh des lycées. D'ailleurs, les les présidents de conseil régionaux étaient reçus cet après-midi par le Premier ministre avant avant son allocution. Mais il se passe pas grand-chose à part la présentation du budget. Je sais pas si c'est ça dont vous voulez que que je vous parle. vacances quand même. Mais j'allais vous dire dans dans la tête du gouvernement, il y a sans doute les discussions dans les lycées, euh le les remontées d'informations demandées par Édouard Gefray et cetera et on arrive effectivement peut-être aux vacances. Tiens d'ailleurs, je vous livre peut-être une réaction ce soir si je la retrouve, c'est celle de de Marine Tondelier qui dit en clair le Sébastien

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Lecornu, la stratégie du gouvernement est claire. Gagner du temps, parier Aurélie Herbemont sur l'essoufflement du mouvement avant les vacances qui arrivent. Rappelons que c'est en fin de semaine prochaine. C'est en fin de semaine prochaine, ce qui peut sembler tôt mais ce qui peut être extrêmement long. Euh donc il y a les 10 jours avant les vacances. C'est vrai que traditionnellement euh les mouvements de jeunesse peuvent s'essouffler un petit peu pendant pendant les vacances, mais sauf que 10 jours, ça peut être extrêmement loin. Alors, on a vu qu'aujourd'hui il y avait moins de mobilisation, moins de lycée bloqué euh qu'hier, sauf que demain, on repart sur une journée de mobilisation, donc on verra ce qui se passe et puis c'est chaque jour après l'autre, donc ça

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peut être très long euh 10 jours à l'échelle d'un mouvement social. Donc euh Marine Tondelier effectivement considère que le gouvernement essaie de gagner du temps. Euh en tout cas, il y a la volonté que ce soit plus canalisé. Déjà, vous vous souvenez des mots de Sébastien Lecnu hier à l'Assemblée et puis le soir à nouveau sur son compte X, c'était le soulagement d'avoir vu une manifestation avec un cortège, un point de départ, un point d'arrivée que ce soit encadré, qui est pas beaucoup de débordement objectivement hier comparé au chaos qu'on a pu voir ces derniers jours devant des lycées. Donc il y a la l'espoir du gouvernement que avec ce dialogue, cette plateforme, les temps

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d'écoute dans le lycée, cet encouragement quasiment à manifester en bonne et du forme, que ça puisse faire redescendre un peu la pression et d'arriver jusqu'aux vacances. les vacances. Bon, ça peut apaiser un petit peu tout le monde. Et derrière, on va arriver gentiment à la fin du mois d'octobre où le gouvernement devra annoncer ses première décision et puis essayer de traduire dans le budget un budget plus ou moins constant par rapport à ce qui était prévu, mais les priorités des lycéens. Bruno Coteress euh est-ce que si on est cynique la stratégie de dire de toute façon il reste qu'une semaine et après comme dit Aurélibon, il y aura 15 jours de vacances et on arrivera fin octobre et ce sera le moment des annonces, c'est une stratégie qui peut être gagnante.

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À la gestion du temps dans l'action politique, c'est très important. C'est très important. C'est tout sauf une un point de détail, la gestion du temps. Donc effectivement, on peut le le Premier ministre sans être cynique peut faire ce paris en disant il a par exemple fait les loges des 40000 contributions sur la plateforme, il pourrait aussi dire "On a besoin de temps pour digérer toute cette matière et en retirer quelque chose." Voilà, on voit bien qu'entre les lignes, c'est un petit peu ça qui un petit peu ça qui dit. Le problème c'est que et bien il y a la suite le lendemain des vacances effectivement et faire l'hypothèse que les jeunes face au problèmes qu'ils rencontrent euh s'essouffleraient naturellement euh passerait des vacances

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et en disant après on passe on passe à autre chose et cetera. C'est c'est un paris un petit peu audacieux d'une part parce que il y a la perspective de l'élection présidentielle. Donc on est dans un moment de politisation progressivement de l'ensemble du pays avec des candidats à l'élection présidentielle qui vont réactiver, qui vont dire où on en est, qu'est-ce qui se passe et cetera. Donc la probabilité que tout ça s'éteindrait de son propre chef comme ça naturellement me me semble un peu me semble un peu faible. Néanmoins, c'est vrai que consacrer du temps à comprendre un problème, à prendre de bonnes décisions, ça peut être aussi un élément extrêmement important. le premier ministre pour peut-être que de nos jours c'est peut-être moins à la mode quand même.

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C'est moins à la mode effectivement mais il y a à la fois l'urgence et peut-être aussi l'urgence de de réfléchir au problème de fond qui se pose au système éducatif. Isabelle Raymond puis Séverin Hon. Juste encore faut-il que le personnel éducatif a envie de jouer le jeu aussi. Et on voit que le SNPDEN qui est le principal syndicat des proviseurs, des chefs d'établissement a décidé qu'il n'allait pas organiser ces temps d'échange. L'air de dire c'est pas la réponse euh que souhaite non plus le corps enseignant qui a aussi ses propres revendications et qui d'ailleurs appelle à se mobiliser au côté des des [raclement de gorge] lycéens. C'est vrai Luon. Moi l'hypothèse que j'aimais c'est que il il espère que dans le courant des 10 jours qui nous séparent des vacances ne

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se coagule pas les différentes colères. C'est un c'est c'est c'est quand même un peu curieux d'avoir choisi dans un même discours de parler à la fois des agriculteurs, des gens qui ne s'en sortent pas à cause des prix des carburants et des lycéens. Donc on a l'impression qu'il a envie de de d'éteindre les diffes différents foyers d'incendie tout à la fois en se disant il faut pas que les colères se coagulent parce qu'évidemment les agriculteurs ou ceux qui n'arrivent pas à remplir leur réservoir eux ils seront pas en vacances dans 10 jours. Donc je pense qu'il voilà il espère que tout ça ne se coagule pas et qu'effectivement le mouvement des lycéens s'arrête au mouvement des vacances. On va justement parler effectivement des des prix des des carburants avec des

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annonces ce soir de de Sébastien Lecornu et la promesse que les prix du gazol vont baisser. On va l'écouter dans un instant. Mais d'abord Aurélie Bemon, effectivement, est-ce que Sébastien Lecnu ne fait pas lui-même une forme de convergence des luttes ? C'est c'est ce qu'on peut croire en le voyant lui-même lier tous les problèmes. Mais il faut aussi avoir le le calendrier en tête parce que donc il y a les vacances dans 10 jours, le 17 octobre les élèves seront en vacances. Sauf que qu'est-ce qu'il est censé se passer le 17 octobre ? Il y a ces dernières semaines, on a vu des appels à la mobilisation contre les prix du carburant. Donc on voit bien que dans l'esprit du gouvernement et du premier ministre, il s'agirait pas qu'on sorte de la crise des lycées avec les vacances

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retrouver une autre pour en avoir une autre qui qui commence. Euh donc il y a ça aussi. Mais c'est vrai que c'est c'est un peu euh risqué ce Paris de faire toutes les crises en même temps parce que c'est vrai que il faut le dire ces dernières semaines en gros moi j'identifie depuis le moment où le pape est arrivé en France, on a beaucoup moins parlé de la problématique du carburant nous collectivement médiatiquement et une fois que le pape est parti et ben on est arrivé dans la crise des lycées. Donc c'est vrai les prix à la pompe n pas baissé. Non mais sauf que c'était moins sous la lumière. Donc Sébastien Lecornud dit donc il y a cette crise là qu'il ne faut pas oublier et la crise agricole qui elle est l'ancinante ces derniers mois à cause de la canicule. Et donc Sébastien

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le Cornu avec ses annonces ce soir sur les carburants, la libération de 100 millions de baril de gazol pour faire baisser les prix, en mettre davantage sur le marché, écoutons le premier ministre. Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois. Nous allons les utiliser de manière nouvelle. pour agir sur les prix. Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un

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ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. Je réunirai à Matignon l'ensemble des distributeurs pour y travailler dans les tout prochains jours. Cette baisse bénéficiera à toutes celles et ceux qui achètent du gazol et s'ajoutera évidemment aux aides existantes. Alors Isabelle Raymond déjà question simple et basique. Est-ce que 10 millions de baril c'est beaucoup ? Alors, très bonne question euh à laquelle a répondu euh le spécialiste euh du service Raphael Etchen qui a fait son petit calcul et et a dit que ça correspondait à 15 à 20 jours de consommation en France. Bon, j'ai pas eu le temps de vérifier ce que ce que m'a dit Raphaël mais je lui fais confiance. Donc c'est quand même c'est pas négligeable mais ça couvre pas 3 mois de

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consommation puisquil a dit que la libération des stocks c'était pour couvrir Moi j'ai On a-til pas dit qu'elle allait se faire sur 3 mois ? Oui, mais pas mais bon, c'est pas clair. En tout cas, 100 millions, ça ne couvre pas 3 mois de consommation et puis euh la 100 million 100 millions c'est une G7 euh 100 millions euh voilà, ça couvre pas euh les 3 mois. La question c'est effectivement de combien le prix va-t-il baisser à 12 à 18 centimes dit ce soir le premier ministre ? C'est une estimation d'abord parce que il va falloir parce que les distributeurs eux ont déjà acheté euh du carburant, du gazol. Donc il va falloir qu'il le rachète et qu'il le répercute à la parce que ce ce carburant il l'achète à l'État. Oui en fait [raclement de gorge] il faut qu'il l'achète. Donc

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prix coûtant c'est ce que disait Sébastien Lecu. En tout cas euh le prix euh voilà en tout cas un prix de revient a-t-il dit. Oui prix de revient. Euh donc moi j'ai j'ai un petit peu échangé avec un distributeur assez rapidement qui me dit qu'il aimerait bien comprendre le mécanisme euh qu'il a pas très bien compris et qu'il espère que ils vont pas eux avoir une perte là-dedans qui vont s'y retrouver qui vont y retrouver leurs petits et d'ailleurs euh Sébastien Lecornu dit qu'il va recevoir les distributeurs dans les prochains jours pour s'assurer qu'il y aura bien une baisse à la pompe. Il nous explique que mécaniquement en mettant ses barils sur le marché, ça va faire baisser le prix à la pompe. Encore faut-il que ça se réalise. Et ce qu'il ajoute aussi, c'est

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que ça va se rajouter au plafonnement déjà effectué par Total. Donc il espère que chez Total, il y aura une baisse supplémentaire. Oui, parce que Total effectivement est parfois 10 parfois plus de centimes que que moins que que pardon que les autres que les autres distributeurs sur les sur les prix du gazol. Aurélibement. Et alors, j'ai posé la question à Maton, à partir de quand est-ce qu'on pourrait voir l'effet à la pompe ? Puisque c'est quand même ça la question cruciale que se pose les Français. Et ce soir, un conseiller me dit à partir du 1er novembre. H donc bah décidément il va se passer beaucoup de choses. À la fin du [rires] mois Bruno Cotè effectivement ce que expliqué Aurélibont c'est qu'on a il ne fallait pas oublier même si médiatiquement

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la crise des carburants pouvait sembler un peu loin on va dire ces 10 15 derniers jours, ça reste une réalité et c'est aussi pour ça que Sébastien Lecnu, même si ça peut sembler baroque médiatiquement fait le lien ce soir. En tout cas parle des deux. Oui. Moi, j'ai plusieurs interprétations. J'en ai au moins deux. La la première, c'est que le premier ministre ne voulait pas donner l'impression au fond à ceux qui s'étaient mobilisés sur la question du prix à la pompe ou les agriculteurs qu'au font les lycéens leur passer devant, même si l'urgence est très importante du côté des des lycées. Donc, il a une problématique lui aussi de gestion des différents publics qu'il a qu'il a traité pour montrer que il n'a pas perdu de vue euh avec la crise lycéenne, les autres. Et puis une

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deuxième hypothèse au fond, on a vu le premier ministre plus tard venir quand même sur le truc qui lui tient le plus à cœur sans doute qui est l'appel au au patriotisme des oppositions en disant il faut que tout le monde soit responsable et donc ça pour donner corps à cette idée, il faut d'abord qu'il montre qu'il a qu'il a un cap qui est la crise financière budgétaire française et donc de montrer qu'il y a des efforts, des sacrifices à faire chez tout le monde que lui propose et met des propositions sur sur la sur la table mais qu'il attend aussi que les différentes demandes prennent en compte la situation et surtout les oppositions. Donc c'est aussi ça, je pense la stratégie du Premier ministre, de nous montrer que il y a une panoplie de problème et que pour

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régler ces problèmes, il faut aller vers l'adoption d'un budget.