Le socle commun survivra-t-il à la tempête budgétaire ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 65 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:38OuverteRéponse partielle
Un compromis est-il possible entre le gouvernement, le Bloc central et les socialistes ?
- 10:34OuverteRéponse partielle
Quelle forme va prendre ce budget ?
- 12:07FerméeRéponse directe
Personne n'y reviendra en 2027 sur la réforme des retraites ?
- 13:32OuverteRéponse directe
Le RN pousse un échec du budget pour avoir une dissolution ?
- 16:41OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'un compromis est possible entre les socialistes et le gouvernement ?
- 17:46OuverteRéponse partielle
Pourquoi les socialistes n'ont pas voté cette censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:02InvitéFait
« C'est nous qui posons les conditions. C'est nous qui avançons des propositions pour les Français. »
- 9:04InvitéPromesse
« C'est nous qui permettons de régler, y compris la question la plus sensible de ces dernières années, la réforme des retraites, en donnant un sursis et faisant en sorte que ça soit renvoyé à 2027. »
- 9:29InvitéFait
« Pourquoi voudriez-vous qu'on utilise des ordonnances ? Elles n'ont jamais été utilisées depuis 1958. »
- 9:34InvitéPromesse
« On ira au vote. »
- 9:44InvitéFait
« Actuellement, l'ordonnance, c'est la négation du Parlement. »
- 10:00InvitéFait
« Nous sommes entrés dans une phase inédite, avec une méthode inédite. »
- 11:47InvitéFait
« une des promesses qu'il avait faites, et c'est là où il y a une remise en question complète de ses engagements, c'est l'augmentation de la fiscalité qui sera au rendez-vous, d'une part »
- 11:57InvitéFait
« la réforme qu'il avait faite sur les retraites, elle, elle va être suspendue. »
- 12:03InvitéFait
« Si elle est suspendue, ça veut dire qu'elle sera oubliée, il ne faut pas se faire d'illusions. »
- 13:40InvitéFait
« Tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des Français, sans s'attaquer à la dépense, à la réforme de l'État, c'est non. »
- 14:00InvitéFait
« n'ouvre pas le dossier du coup de l'immigration. »
- 14:36InvitéFait
« Ils disent qu'on ne veut pas d'augmentation de la fiscalité. Mais qu'est-ce qu'ils font d'autre que de s'opposer à la réforme des retraites ? »
- 14:44InvitéChiffre
« Rendez-vous compte que le tiers de la dépense publique en France, c'est lié étroitement à notre système de retraite. »
- 19:45InvitéFait
« On ne fait pas les économies qu'il faudrait faire, on se tire une balle dans le pied en suspendant ces réformes des retraites, donc on est en train de creuser notre tombe. »
- 20:16InvitéChiffre
« les retraites c'est, vous prenez les retraites et les dépenses de santé, c'est presque la moitié de la dépense publique en France, c'est énorme. »
Temps de parole
- Invité42 %
- Invité 236 %
- Invité 37 %
- Invité 45 %
- Présentateur3 %
- Invité 52 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Dans notre reportage en région, Notre-Dame-du-Pré, la plus petite station de ski de Savoie, définitivement dit stop au ski, nichée à 1200 mètres d'altitude. Dans les hauteurs de la vallée de la Tarente, ce village avait vu ces dernières années son enneigement se réduire de manière drastique. La fermeture des dernières remontées mécaniques, encore existantes, est une conséquence directe du dérèglement climatique. Et pour les habitants du Hameau, c'est une véritable page qui se tourne. On regarde ce reportage de nos partenaires de 8 Montblanc, il est signé Chloé Lemeur.
Elle ne fonctionnera plus jamais. Annoncée il y a quelques mois, la fermeture de la station Savoyard de Notre-Dame-du-Pré a officiellement pris forme ces derniers jours. Des montages obligent, pylônes et gare de départ disparaissent petit à petit du paysage.
Quelques stations sont venues récupérer des pièces et nous, le reste du téléski est ferraillé. C'est pour ça qu'on utilise des chalumeaux disqueuses, on couche les pylônes. Puis ensuite, on va faire tomber la gare, on la découpe et un ferrailleur va passer la récupérer. Et puis ensuite, il y aura une demi-journée d'héliportage parce que la ligne est assez raide et ce n'est pas très accessible.
25 charges à débarrasser au total, un travail réparti sur 4 jours. Mais surtout, un démontage scruté de près par les habitants. Ici, pour tout le monde, c'est un petit pincement au cœur. Encore plus pour celui qui a contribué à donner vie à la station il y a 50 ans.
Ça fait quand même un petit choc, parce qu'on a quand même fait des choses. On a même fait une course qui était inscrite au calendrier à l'époque. Puis on avait développé aussi un peu le ski de front. Je me rappelle qu'une fois, on avait fait une course d'un petit plateau là-bas, avec les chandelles le soir, tout ça. Il y avait une certaine animation.
Une disparition nostalgique sans aucun doute, mais pourtant bien nécessaire. Manque de neige répétée, recette en déficit, pas d'autre choix que de fermer la remontée. Pour autant, pas d'inquiétude pour la commune quant à l'avenir de la station.
On est une station très familiale. Donc on a quand même, on a beaucoup d'hébergeurs en fait, qui louent pendant l'hiver et puis même l'été en fait. Donc on a une vie quand même au niveau de la commune qui continue. Et puis on a cette chance inouïe d'être à proximité de Montalbert notamment. Et donc les personnes qui veulent vraiment faire du ski sur la plagne ou autre, et bien ils viennent, mais souvent ils vont faire du ski sur la plagne et ils viennent héberger ici à Notre-Dame-du-Pré parce que c'est un village assez typique et ils aiment bien la vie de village.
Une page se tourne donc pour la plus petite station de Tarentaise. Mais celle-ci se tourne déjà vers l'avenir avec l'envie de développer les activités de randonnée. Et pourquoi pas si neige il y a, la mise en place d'une luge d'hiver.
Allez, on regarde ce qui est à la une de nos quotidiens régionaux avec vous Alexandre. Et évidemment, ce qui fait la une ce matin, c'est ce casse du siècle. Et oui, et cette question qui a braqué les bijoux du Louvre se demande la dépêche du midi. Sept minutes pour faire l'incroyable casse du musée du Louvre à la une du journal Le Dauphiné libéré. Alors la presse régionale revient largement sur le cambriolage spectaculaire qui a eu lieu hier matin à Paris dans le musée le plus visité au monde. Quatre malfaiteurs se sont emparés de bijoux datant du 19e siècle, d'une valeur inestimable avant de prendre la fuite en scooter.
Parmi les bijoux volés, le diadème de l'impératrice Eugénie, l'épouse de Napoléon III, un diadème qui compte près de 2000 diamants. À la une du courrier Picard, l'incroyable histoire du faux espion. Et oui, le courrier Picard raconte l'histoire de Pierre Bé, un militaire, arrêté un matin par la police dans une voiture, alors qu'il était en planque juste avant de commettre un assassinat. Pierre Bé explique qu'il était en mission pour la DGSE, les services secrets français, et qu'il attendait une femme de 54 ans, qu'elle sorte de chez elle, car c'était en réalité une agente du Mossad, les services israéliens.
Mais en garde à vue, Pierre Bé se rend compte qu'il s'est fait avoir, que ce n'est pas la DGSE qui lui a commandité cet assassinat, et que cette femme n'était pas une agente du Mossad. L'enquête a montré que cet assassinat était organisé par un réseau criminel, un réseau issu d'une ancienne loge franc-maçonne, la loge Atanor. Et la femme de 54 ans était juste une chef d'entreprise, une concurrente du commanditaire de cet assassinat. Le faux espion sera jugé l'an prochain pour tentative d'assassinat en borde organisée, aux côtés de 21 personnes qu'il ne connaît pas. La prise en charge du handicap à l'école, c'est la une de Midi Libre.
Une mission qui n'est pas correctement réalisée, nous révèle le journal. L'inclusion vacille, titre le Midi Libre. Le journal explique que le nombre d'élèves en situation de handicap dans l'Académie de Montpellier est en hausse constante, 7% cette année, c'est le nombre par rapport au nombre total d'élèves. Mais les moyens humains ne suivent pas pour accueillir ces enfants dans de bonnes conditions. Un système qui fragilise les enfants, les parents et les enseignants. Et les grèves multiples des AESH, les accompagnants des élèves en situation de handicap, témoignent de ce système en surchauffe. Allez, on finit par une note sucrée.
Eh oui, c'est une année dorée pour le miel, titre le journal L'Union. Les apiculteurs du nord de la France ont été témoins d'une récolte exceptionnelle de miel cette année. Leurs ruches sont devenues plus grandes qu'eux, à force d'y ajouter des étages. En France, les abeilles auraient produit en 2025 entre 23 000 et 25 000 tonnes de miel. C'est une production environ 30% supérieure à la moyenne et qui arrive après l'année 2024 qui était calamiteuse. Alors pourquoi une récolte exceptionnelle en 2025 ? Eh bien tout simplement grâce à la météo favorable du printemps et de l'été. Une météo qui a permis de belles floraisons. Et ça, les abeilles, elles aiment bien.
Merci Alex, merci pour cette belle histoire. On continue le tour de nos régions. On revient à la politique, on va parler des municipales et pour ça, on prend la direction de Lyon. Bonjour Philippe Lapierre. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef du groupe Radio Scoop. Philippe, on va faire un point avec vous sur la campagne des municipales à Lyon. Jean-Michel Aulas, l'emblématique ancien patron de l'Olympique lyonnais, est donc entré officiellement dans la course fin septembre. Est-ce qu'on peut dire qu'on est entré dans le dur de cette campagne, Philippe ? Exactement, Rihanna.
À Lyon, la campagne des municipales a déjà viré au duel frontal entre Jean-Michel Aulas, l'ancien patron de l'OL, et puis donc le maire écologiste sortant, Grégory Doucet. Et ça chauffe d'une manière assez inhabituelle pour une ville comme la nôtre. C'est Jean-Michel Aulas qui a tiré le premier en parlant de décadence absolue de Lyon sous l'ère écologiste. Alors Grégory Doucet a pris la peine de répliquer en disant que c'était une insulte faite aux lyonnaises et aux lyonnais. Il a défendu son bilan avec notamment le rayonnement culturel international de la ville.
On vient, vous le savez, d'avoir le prix Lumière remis à Michael Mann dans le cadre du Festival Lumière, la présence de stars comme Nathalie Portman ou encore Sean Penn. Mais pour le camp Aulas, Lyon reste une ville embouteillée, polluée et fracturée, avec des plaintes notamment liées à la circulation. Et pour eux, l'affront, c'est d'avoir abîmé Lyon. Et alors, Philippe, que disent les premières enquêtes d'opinion ? Alors dans ce climat électrique, c'est un premier sondage qui est venu jeter de l'huile sur le feu la semaine dernière. Sondage variant pour Mac de Lyon.
Jean-Michel Aulas serait largement en position de l'emporter avec 47% des intentions de vote au premier tour contre 23% à Grégory Doucet. Et au second tour, l'écart se creuse encore avec 61% contre 39%. Alors attention, parce qu'à l'échelle de la métropole de Lyon, là, c'est un peu différent. Le match est beaucoup plus serré puisque le président écologiste Bruno Bernard, allié de Grégory Doucet, est susceptible de se maintenir dans un certain nombre de scénarios, surtout en cas d'union de la gauche.
Résultat, on pourrait se retrouver avec une mairie de Lyon plutôt à droite et une métropole à gauche, une cohabitation qui serait inédite chez nous, qui poserait forcément des questions sur la gouvernance des grands projets. Vous voyez, à Lyon, le duel entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet dépasse largement les murs de l'hôtel de ville. C'est tout l'équilibre politique de la métropole qui est en jeu. Et on suivra évidemment cette passionnante campagne des municipales à Lyon avec vous, Philippe Lapierre. Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous ce matin depuis Lyon. Et on va poursuivre l'actualité politique.
Retour au Parlement puisque la bataille budgétaire débute aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Les discussions s'annoncent tendues, d'autant que Sébastien Lecornu a renoncé au 49-3. Alors un compromis est-il possible entre le gouvernement, le Bloc central et les socialistes ? On voit ça avec Aurélien Romano. Pour que l'Assemblée nationale finisse par voter le budget le 12 novembre, il faudra du compromis. Le gouvernement devra composer avec les exigences du Parti socialiste qui compte bien rester au centre du jeu. C'est nous qui posons les conditions. C'est nous qui avançons des propositions pour les Français.
C'est nous qui permettons de régler, y compris la question la plus sensible de ces dernières années, la réforme des retraites, en donnant un sursis et faisant en sorte que ça soit renvoyé à 2027. C'est nous qui fixons le jeu. Une posture d'arbitre qui ne garantit pas un vote final. Si aucun texte n'est voté, le gouvernement pourra faire passer le budget par ordonnance. Mais c'est une hypothèse pour le moment écartée. Pourquoi voudriez-vous qu'on utilise des ordonnances ? Elles n'ont jamais été utilisées depuis 1958. On ira au vote. Le président du Sénat n'est lui aussi pas favorable à cette éventualité, mais prévient, pour l'écarter, il faudra être mesuré.
Actuellement, l'ordonnance, c'est la négation du Parlement. Donc, voilà pourquoi le Parlement doit être raisonnable, doit discuter, doit débattre, doit voter, mais prendre en compte les intérêts du pays. Le plus optimiste pour le moment est le ministre de l'Économie. Nous sommes entrés dans une phase inédite, avec une méthode inédite. Il faut maintenant parvenir à un résultat inédit. Je salue tous ceux qui sont prêts à y travailler. La Commission des finances étudie aujourd'hui la partie recette du budget. Et on va y venir avec nos éditorialistes. Bonjour Yves Tréard. Bonjour Yann. Merci d'être avec nous, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Bérangère Bonte. Bonjour Yann.
Bonjour Bérangère, merci d'être là. Bérangère, vous sortez ce livre, Gabriel Attal, l'ange exterminateur. C'est aux éditions de l'archipel. On le montre et on va parler évidemment de Gabriel Attal. Mais d'abord, et il est concerné Gabriel Attal, l'examen du budget démarre donc aujourd'hui au Parlement. Un examen qui s'annonce tendu dans un contexte particulier Yves. Le contexte, oui, il est assez particulier. On le connaît. Une absence de majorité, une division même à l'intérieur des formations politiques. Tout a explosé, on va dire, depuis la fin de l'été. Ça, c'est la première des choses.
Et puis la deuxième chose, c'est qu'il va y avoir, comme ça va être, c'est quand même une première, une coproduction, comme on dit, du budget, c'est-à-dire l'exécutif et puis des formations politiques à l'intérieur du Parlement qui ne sont pas en harmonie, je dirais, avec l'exécutif, qui vont aussi, eh bien, voir l'initiative, l'initiative de ce budget. Alors, quelle forme va prendre ce budget ? Est-ce que ça va être un budget qui sera une succession d'amendements ? Est-ce que ça sera un texte plus… Pour le moment, il y a encore beaucoup d'interrogations sur la forme, y compris sur son adoption, comment il va être adopté, s'il est adopté.
En tous les cas, ce n'est pas un budget qui va correspondre complètement, et pas du tout même à l'esprit et à la philosophie du président de la République depuis 2017, puisque une des promesses qu'il avait faites, et c'est là où il y a une remise en question complète de ses engagements, c'est l'augmentation de la fiscalité qui sera au rendez-vous, d'une part, et puis deuxièmement, la réforme qu'il avait faite sur les retraites, elle, elle va être suspendue. Si elle est suspendue, ça veut dire qu'elle sera oubliée, il ne faut pas se faire d'illusions. – Personne n'y reviendra en 2027 ?
– Évidemment que non, qui est-ce qui va se présenter en 2027, en disant « bon ben je vous propose d'allonger, de reporter l'âge du départ à la retraite ? » – Edouard Philippe maintient que c'est une nécessité ? – C'est une nécessité, de mon point de vue c'est une nécessité, mais il faudra qu'il trouve un argument et des artifices pour faire passer la pilule.
– Les deux sont intimement liés, évidemment techniquement liés, le budget, l'adoption d'un budget et cette suspension de la réforme des retraites, et c'est bien l'un des casse-têtes notamment de la gauche, c'est-à-dire s'ils ne votent pas d'une façon ou d'une autre un budget, il n'y a pas de suspension des retraites, puisqu'elle sera, rappelons-le, adossée au PLFSS, sous la forme d'un amendement a priori. Donc ça rend encore plus complexe une situation qu'il l'est, qu'il l'est par le fait que Sébastien Lecornu a annoncé qu'il n'utiliserait pas de 49.3.
Moi je pense qu'il faut même continuer à envisager l'hypothèse qu'il puisse en dernier recours, à un moment, face à un blocage, dire « écoutez, vu la situation, je vais quand même l'activer, je ne donne pas cher de sa peau pour la suite », mais je veux dire, c'est aussi une hypothèse. Très franchement, aujourd'hui, lundi, premier jour d'examen de commission, la voie de passage est quand même, comme on dit, très très étroite. Oui, d'autant qu'il est sous pression des oppositions. On va écouter le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, qui était l'invité ce matin d'RTL. Je vais vous dire, c'est assez simple.
Tout ce qui impacte le pouvoir d'achat des Français, sans s'attaquer à la dépense, à la réforme de l'État, c'est non. On ne peut pas demander aux Français de faire des efforts en priorité quand l'État lui-même continue à laisser filer des dépenses et ne se réforme pas, n'attaque pas les dépenses toxiques, n'ouvre pas le dossier du coup de l'immigration. C'est pas une stratégie commode d'opposition, ce que vous faites là ? L'idée, c'est d'avoir une dissolution pour que les Français puissent donner une majorité à ce pays, un cap à ce pays. On est totalement à l'aveugle.
– Voilà, avec des oppositions et notamment le Rassemblement national qui pousse un échec du budget pour avoir une dissolution. – Oui, alors eux, ils ont leur propre agenda. Tout le monde a son agenda, tout à l'heure, dans ces histoires. Alors, il y a le fond et la forme. Sur le fond, il y a un truc que je trouve complètement incroyable au Rassemblement national et qu'on ne pointe pas assez. C'est-à-dire qu'ils disent qu'on ne veut pas d'augmentation de la fiscalité. Mais qu'est-ce qu'ils font d'autre que de s'opposer à la réforme des retraites ? Qui est, d'une certaine façon, une machine à dépenses fabuleuse.
Rendez-vous compte que le tiers de la dépense publique en France, c'est lié étroitement à notre système de retraite. Donc, ils sont incohérents. Il faut le dire, ils sont incohérents. C'est économiquement incohérent, leur discours. Ça, c'est la première des choses. La deuxième des choses, je parlais d'agenda, c'est qu'eux, ils sont pour une dissolution. Il y a le problème, évidemment, du dossier judiciaire de Mme Le Pen. – Qui l'empêcherait de se présenter en cas de dissolution. – Oui, mais alors, elle pourrait, si jamais il gagnait les élections législatives, même avec une majorité relative, elle pourrait peut-être devenir première ministre. Parce que là, rien ne l'empêche.
C'est peut-être ça qu'elle vise. – Elle n'a pas l'air de vouloir. – Elle répète, c'est Jordan Bardella, Matignon. – On verra. – Ah bon, vous avez un doute. – Non, mais moi, vous savez, je n'ai que des doutes. – Un mot sur le Rassemblement national, Bérangère. – On prête au RN l'intention en cas de dissolution de solliciter le Conseil constitutionnel avec ce qu'on appelle une question prioritaire de constitutionnalité, eu égard au fait que le fait de faire appel devrait suspendre sa peine. Et la question est de savoir si cette inéligibilité, qui a été encore confirmée il y a quelques jours par le Conseil d'État, est réellement constitutionnelle ou pas.
Et il y a une espèce d'habileté qui n'est pas exclu que tout ça puisse effectivement fonctionner. En tout cas, c'est une menace qu'on entend un peu partout dans les groupes au socle commun et autour, parce que le fait est que la force de frappe du RN, la force électorale du RN aujourd'hui, fait que c'est quand même un acteur central, malgré les incohérences que pointait Yves Tréard. Voilà, quoi qu'on en pense, c'est le cas, ils existent. – Et puis de l'autre côté, il y a la gauche et particulièrement les socialistes. Est-ce que là, vous pensez, Yves, un compromis possible ?
Est-ce que politiquement, les deux camps ont intérêt à un compromis entre les socialistes et le gouvernement et le bloc central ? – Si vous voulez, les socialistes, c'est ça qui est extraordinaire, c'est qu'ils ne sont pas nombreux, ils sont à peine 70 et c'est eux qui font l'appui et le beau temps pour le moment. Sans les socialistes, le gouvernement ne peut pas tenir. Donc, je pense que, si vous voulez, ils vont essayer d'aller jusqu'au bout avec les socialistes, je pense qu'ils ne vont pas jouer la rupture, je ne crois pas, sauf si ça va vraiment trop loin. On va voir jusqu'où vont aller les socialistes. Moi, je ne peux pas répondre à votre question, j'en sais rien.
L'avenir est plus qu'incertain, là. On va voir. Simplement, s'ils arrivent à faire un bout de chemin ensemble, je ne vois pas comment ils peuvent faire sans renier les engagements du président de la République et finalement donner les clés de la maison à Olivier Faure, ce qui serait quand même incroyable. – Moi, je ne comprends toujours pas pourquoi les socialistes n'ont pas voté cette censure. Stratégiquement pour eux, ils se sont mis tout seuls, je ne dis pas que la situation est simple, mais dans une situation intenable, ils ne peuvent pas…
Cette victoire qui a été saluée par les syndicats, par une partie de la gauche, une partie seulement de la suspension de la réforme des retraites, elle est, comme je le disais, tellement dépendante de l'adoption d'un budget, ce budget comportant des mesures socialement totalement inacceptables pour eux, je ne vois pas comment c'est tenable. – Mais comme autre chose, on dit que ce ne sera pas le budget le cornu, est-ce que le gouvernement ne va pas faire d'autres concessions socialistes durant l'examen ? – Alors, c'est une des clés, effectivement, bien sûr, mais on arrivera dans ce cas à un budget qui sera complètement… je ne sais pas comment le décrire.
– Et puis un problème majeur, c'est que si jamais tout ça se casse la figure, d'une part, ou alors même si ça ne se casse pas la figure, l'avenir électoral des socialistes, il est plus qu'incertain, parce qu'à ce moment-là, le reste de la gauche va leur tourner le dos, ça c'est éclair, c'est très clair, la France insoumise évidemment, mais les écologistes, les communistes, on leur tournerait le dos, donc ils ne pourront pas faire cause commune avec les autres, et pour autant, ils n'auront pas non plus le soutien des macronistes, pour ce qu'il en reste, parce qu'il ne va pas en rester grand-chose, donc ils vont être un peu seuls, si vous voulez, sur le front électoral, et c'est ça qui est étonnant, c'est qu'ils ont un avenir électoral qui est quand même, à mon avis, très compliqué, sauf à ce qu'il y ait une renaissance de la social-démocratie telle qu'ils la souhaiteraient, mais on n'en est pas là.
– Alors, il y a les pressions évidemment au Parlement, où chacun joue son jeu, et puis il y a aussi ce que disent les partenaires sociaux, vous l'avez dit, les syndicats, ils ont salué la suspension de la réforme des retraites, mais ce n'est pas le cas du patronat, on va écouter le patron des patrons, Patrick Martin, qui était l'invité ce matin de TF1. – On ne fait pas les économies qu'il faudrait faire, on se tire une balle dans le pied en suspendant ces réformes des retraites, donc on est en train de creuser notre tombe, donc à un moment donné, il faut le dire.
Mais par ailleurs, nous, on a des messages d'espoir et d'ambition, j'évoquais les jeunes à l'instant, donc on veut dire la colère qui est la nôtre, mais on veut aussi dresser des perspectives pour ce pays, il n'y en a pas beaucoup actuellement du côté des politiques. – Voilà, on est en train de creuser notre tombe, dit le patron des patrons. – Oui, c'est sûr qu'économiquement, on est dans une situation très compliquée, l'affaire des retraites, je vous le disais, elle est capitale l'affaire des retraites, les retraites c'est, vous prenez les retraites et les dépenses de santé, c'est presque la moitié de la dépense publique en France, c'est énorme.
Et donc, si on n'arrive pas à résoudre ce problème-là, eh bien on va avoir beaucoup de difficultés, quand vous voyez que tous nos voisins partent à la retraite beaucoup plus tard que nous, et en plus on a d'autres problèmes, la productivité, on travaille moins en France qu'ailleurs dans le monde et surtout en Europe. Alors, longtemps, le discours a consisté à dire, oui mais on a une productivité qui est supérieure.
Faux, archi-faux, depuis 5 ans on a une productivité qui est en baisse, en baisse, en forte baisse, on a un État qui est complètement désorganisé, il faut complètement, et là-dessus Jean-Louis Borloo d'ailleurs, qui est sorti du bois, a raison, il faut revoir complètement notre schéma de modèle social qui ne fonctionne plus comme il faut, il y a beaucoup de choses à faire, je dirais que la France est un pays qui doit se reprendre en main. – Et d'autant que ce débat budgétaire, il s'engage après une nouvelle dégradation de la note de la France. Ce matin, Yves, à la une du Figaro, vous dites la bataille budgétaire s'engage sous pression des marchés.
– Oui, c'est vrai, bon pour le moment les marchés ont été assez calmes, c'est le moins qu'on puisse dire, mais à très long terme, ça ne sera pas le cas, je pense que les marchés vont nous sanctionner, et ça, ça sera difficile.
– Ce qui est intéressant et paradoxal, c'est qu'on retrouve avec cette situation un débat droite-gauche et des positionnements politiques fondamentaux, la gauche veut, ou plutôt le gouvernement est d'accord pour instaurer, c'est l'article 3 de ce budget, une taxe annuelle sur le patrimoine financier, des holdings, la gauche veut rétablir son projet, je dis rétablir, il n'a jamais été institué, mais enfin son projet de départ, qui est une taxe du Khmann sur les très hautes fortunes. Et là, je dis que c'est paradoxal, parce qu'en fait, on a un face-à-face droite-gauche dans une assemblée qui est très partite, en fait.
Et donc, en fait, c'est à la fois, on s'est dit, tiens, on va revenir à une véritable opposition politique, c'est ce qui est intéressant, mais il va bien falloir que des deux côtés, quelqu'un, enfin, tous d'ailleurs, lâchent un peu, c'est-à-dire que c'est le principe de ces fameux compromis, cette rupture qu'appelle Sébastien Lecornu. Ça va être intéressant, mais il va falloir que les uns et les autres apprennent à lâcher. C'est-à-dire, un budget de compromis, fondamentalement, c'est chercher un dénominateur commun, un plus petit dénominateur commun. C'est pas faire voter ce pour qu'on a été élu, en fait. – Et ça s'applique également au bloc central, au socle commun.
Alors, il y a le cœur du macronisme, on va en parler dans quelques instants, mais il y a aussi les Républicains, et on va voir, justement, quelle est la position des Républicains. On va écouter le secrétaire général du parti, Otman Nassrou, qui était sur Sud Radio. – Il faut qu'on soit clair, et on ne peut pas être et dedans et dehors, et on ne peut pas donner l'impression qu'on est ambigu, parce que la politique, la vie politique de notre pays, meurt de l'ambiguïté. Il faut du courage, et le courage, c'est de dire très clairement que la direction qui est prise n'est pas la bonne.
On pensait qu'il fallait assurer d'abord la stabilité pour qu'il y ait un débat budgétaire, donc c'est maintenant dans le débat budgétaire que l'on va se battre, et croyez-moi, la droite ne laissera pas passer toutes ces mesures démagogiques réclamées par le Parti Socialiste, parce qu'il y a un budget, oui, c'est important, mais ça ne peut pas être non plus n'importe quel budget. Et aujourd'hui, on est en train de ruiner le pays, vous avez vu qu'on était à nouveau dégradés en matière de notation par une deuxième agence, il y en aura une troisième qui va s'exprimer. Dans quelques jours, l'étranglement financier continue de nous guetter.
– Sébastien Lecornu va devoir faire face à l'opposition claire des Républicains ? – On va voir, parce que les Républicains, ils ne sont pas dans un bon état non plus. Pour le moins, tout le monde… Enfin, ils sont très divisés. Je ne sais pas, il y a deux lignes qui se dégagent. Il y a une ligne qui semble vouloir plutôt… Alors, il y a beaucoup d'opportunisme là-dedans aussi. C'est-à-dire que chez les députés, ils savent très bien que si jamais il y a une dissolution, ils vont avoir beaucoup de difficultés à se faire réélire. Ils ne sont pas nombreux. Ils sont 50, 49. En revanche… – 50 maintenant. – Pardon ? – 50. – 50, oui. Oui, 50 maintenant, oui, c'est vrai.
Ils risquent d'être d'ailleurs un petit peu plus nombreux, peut-être s'il y a des ministres qui reviennent, je ne sais plus. Et les sénateurs qui sont sur une ligne qui est celle de Bruno Rotaillot, qui est justement de ne pas participer à cet exécutif. Et de soutenir du bout des lèvres quand il le faut. Donc, on va voir. Mais là, c'est pareil. Eux, ils jouent leur avenir sur le plan électoral. C'est ça qui est d'autant plus intéressant, c'est que Béranger a raison. On sent que là, il y a un retour de l'opposition gauche-droite. Alors, soit cette opposition gauche-droite va s'exprimer de façon très radicale avec les extrêmes. C'est ce qui est un peu le cas quand même.
Soit, il s'exprime, on revient à ce qui existait par le passé avec une gauche de gouvernement, une droite de gouvernement et un retour. Mais ces deux pans-là, cette droite et cette gauche de gouvernement, sont en train de jouer leur avenir. Finalement, leur avenir est plus qu'incertain. Béranger ? Je souscris évidemment la bataille interne au sein d'un parti qui avait semblé retrouver un peu de vigueur depuis que Bruno Retailleau était au gouvernement, puis a du coup pris la présidence du parti de façon assez massive. Tout ça donnait, je pense, un grand espoir aux républicains, aux militants, aux élus.
C'était sans compter leur capacité d'autodestruction et qui, à nouveau, fait merveille, si je puis dire. Donc, au milieu de tout ça, mais ça va être pareil dans l'ensemble du socle commun, il y a sans doute des positions côté Assemblée, côté Sénateur qui ne vont pas être tout à fait identiques et qui vont être intéressantes à observer. Oui, parce que Gérard Larcher, il l'a répété hier, la majorité sénatorielle, particulièrement les LR, ils ne voteront pas la suspension de la réforme des retraites. Ah ben non, eux, ils sont devant debout contre ça. Ils ont raison d'ailleurs. Enfin, ils sont cohérents plutôt avec eux-mêmes.
Ils ont raison parce que moi, je suis un peu évidemment de cet avis-là. Mais ça va poser des problèmes, ça va poser des problèmes. Parce que, comme je vous le dis, d'une part, il y a ceux qui veulent rester fidèles à une ligne et puis d'autres qui disent, bon, ben, de toute manière, on est embarqués dans un bateau et si on pose pied à terre, on est morts, quoi, électoralement. D'autant que les LR ont six ministres au sein du gouvernement. Alors, on pensait que ces ministres allaient être exclus du parti. Finalement, il n'en est peut-être rien. On va écouter ce qu'en disait Gérard Larcher hier. La logique, c'est ne plus appartenir à notre famille politique quand on a fait ce choix-là.
Mais je sens que cela divise députés, sénateurs, les responsables de notre mouvement. Alors, nous aurons cette semaine, nous aurons cette semaine un bureau politique et sans doute, je proposerai que si dans deux mois, la politique budgétaire, et j'en reviens à la première partie de notre échange, ne s'inscrit pas, j'allais dire, dans l'essentiel de nos valeurs, alors se posera pour eux la question, quitter le gouvernement ou ne plus appartenir à notre mouvement. – Finalement, il y a temporisation, oui. – Pas vraiment, parce que… Là, pour le coup, je ne vois pas très bien, si vous voulez, deux mois. Soit il démissionne tout de suite, soit il démissionne… Alors, je pense que…
– Mais ils sont démis, surtout. – Gérard Larcher se met dans la situation où, éventuellement, d'ici à deux mois, le budget sera expurgé de toutes les demandes socialistes et qu'il sera davantage en conformité avec ce que veulent les Républicains. Mais je ne vois pas très bien… Là, je ne vois pas très bien, si vous voulez, soit ils s'en vont, soit ils restent. Et à ce moment-là, les LR, s'ils sont majoritairement contre leur présence au gouvernement, ils coupent le cordon. – Oui, et puis, alors, au sein du Bloc central, il y a les LR qui font autant de l'envoi, mais pas seulement.
Édouard Philippe est opposé à la réforme des retraites et Gabriel Attal, on va en parler, Bérangère, puisque, je le rappelle, vous sortez un livre, Gabriel Attal, l'ange exterminateur. Qu'est-ce qu'il va faire, Gabriel Attal ? – Vous avez raison de dire qu'Édouard Philippe, pensez exactement où il est. Gabriel Attal, franchement, même pour avoir passé un an et demi à explorer le sujet, je ne suis pas dans sa tête. Et moi, il y a quelque chose qui m'a beaucoup marquée durant cette enquête, c'est… On a beaucoup observé Gabriel Attal, ministre, ce qui a été vraiment son ascension.
Certains ont dit, depuis qu'il est sorti du gouvernement et qu'il a changé complètement de costume, qu'il est devenu patron de parti, patron de groupe parlementaire, on ne sait plus trop où il est. Et en fait, Sylvain Maillard, par exemple, qui était le président du groupe avant lui, qui lui avait un positionnement beaucoup plus à droite, qu'on identifie bien, raconte de façon, je pense, assez juste le fonctionnement de Gabriel Attal, qu'on ne connaît pas trop, au sein du groupe et qui est très représentatif de ce qu'il est lui. C'est-à-dire, on n'a pas des régions de groupe où vous avez un président qui donne une ligne relativement claire.
On a un président de groupe qui laisse parler tout le monde et qui donne l'impression, et ce n'est pas une impression, de se faire son propre avis en écoutant les autres. Alors, on pourrait dire, ça, c'est un vrai patron. Après tout, il tient compte de l'avis de tout le monde. Mais c'est quand même assez singulier. Et à un moment, il faut quand même comprendre où le chef veut emmener le groupe. Il n'y a pas de corpus. Clairement, c'est une des raisons pour lesquelles le personnage m'intéressait parce qu'il me semblait représentatif aussi d'une nouvelle génération politique, sans charpente idéologique claire.
Mais ce fonctionnement-là dans le groupe, vraiment, les réunions de groupe, c'est très particulier. Vous n'avez pas un chef, vous n'avez pas un patron qui donne une ligne. Et donc, là, ce qu'on comprend, c'est que les députés, sur la suspension de la réforme des retraites, sont assez divisés notamment, vous avez une aile maillard, si on peut dire, qui ne digère pas la suspension de la réforme des retraites et une aile un peu plus à gauche qui pourrait l'envisager stratégiquement pour obtenir le reste du vote du budget. Les sénateurs sont manifestement prêts, si on écoute François Patria, à tant pis, pour l'instant, faire une croix sur la réforme des retraites.
Donc, OK, suspendre ce grand œuvre quand même du socle commun pour essayer de faire adopter un budget et pour essayer d'avancer pour la suite. Mais vous vous rendez compte, si les sénateurs de Renaissance votent la suspension de la réforme des retraites et que les députés ne le votent pas, ce socle commun, et même ce parti Renaissance, est déjà très chahuté, fébrile, fissuré, tout ce que vous voulez. Ça va être intéressant d'observer ce qu'il y a. Et c'est vrai qu'après le discours politique général de Sébastien Lecornu, Gabriel Attal a pris la parole en tant que chef du groupe et on a l'impression qu'il a un peu évité de parler du cœur du sujet.
Alors, il a dit, voilà, nous, pendant qu'on donne un spectacle déplorable, voilà ce qui se passe dans le pays, mais il n'a pas vraiment répondu sur le fond à Sébastien Lecornu. C'est du pur Gabriel Attal. Et vous noterez, il y a une différence de stratégie entre Edouard Philippe qui cogne violemment depuis 15 jours sur le président, sur la Macronie, sur le bilan de la Macronie, et un Gabriel Attal qui a certes donné un coup de poignard dans le dos du patron, de celui qui l'a fait, tout comme Edouard Philippe, mais qui ensuite, effectivement, évite soigneusement ce sujet de la réforme des retraites qui le gêne évidemment beaucoup.
Et donc, son discours, suite à la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, était assez lunaire, effectivement, avec un état des lieux, des questions, du harcèlement scolaire, de toutes ces marottes à lui, mais une éviction du sujet retraite assez magistrale. En disant, de toute façon, nos voix ne vont pas compter les opposants de la réforme sont majoritaires dans l'hémicycle. C'est aussi une habileté de leur part, et c'est visiblement la voix qui porte lui, c'est-à-dire, les oppositions n'ont pas besoin de notre vote, donc abstenons-nous de nous compromettre trop dans ce vote, ça sera suspendu, mais ce ne sera pas nous qu'ils vont remonter.
Il est dans une situation compliquée, Gabriel Attal, aujourd'hui. Oui, oui, il est dans une situation compliquée, surtout qu'Edouard Philippe, c'est vrai, après une position très, alors après, on peut approuver ou désapprouver, mais il a pris une position très ferme d'opposition, de rupture, avec le président de la République, une rupture ferme sur les retraites, sur il doit partir, enfin bon, alors que Gabriel Attal, le président de la République lui a fait de très mauvaises manières, enfin bon, il n'a quand même pas facilité la tâche, il l'a même, parfois, presque ridiculisé, enfin je veux dire, dans des situations humiliées, plutôt. Et c'est vrai qu'il a du mal à... C'est un groupe qui...
Ce n'est pas un parti politique, attention, c'est... Le président de la République avait dit, c'est une espèce de formation incertaine, avec des gens qui arrivent de droite, de gauche. Pourquoi Sylvain Maillard, il est... Il représente un courant qui est plutôt hostile au retour sur les retraites, c'est parce qu'il vient de la droite, Sylvain Maillard. Par ailleurs, vous avez d'autres personnes, personnalités qui viennent de la gauche, donc c'est un groupe qui est très... Lui, Attal vient de la gauche, donc c'est compliqué, c'est très compliqué. Je crois que c'est la fin du macronisme. La fin du macronisme ? Bah oui. Merci à tous les deux, merci.
Yvon, on revoit la une du Figaro, c'est le budget, l'examen du budget, donc qui commence aujourd'hui sous pression des marchés, c'est à la une de votre journal et Bérangère, Gabriel Attal, l'ange exterminateur de cette édition de l'Archipel. Merci beaucoup. On va terminer par l'histoire du jour et l'histoire du jour, elle est à la une de presse aux séances et l'histoire d'un fameux trois-mâts fin comme un oiseau et c'est le Bélème. De retour dans son port d'attache à Nantes, une escale de 15 jours avant son hivernage dans le port de Saint-Nazaire. Le retour à Nantes, c'est un petit événement sur place, c'est là qu'il a été construit dans les anciens chantés du Bigeon, c'était il y a 130 ans.
Le Bélème fait figure de survivant de la marine à voile, le dernier grand voilier français du 19e siècle, le plus ancien bateau navigant au monde. Il embarque chaque année près de 2000 personnes pour un voyage évidemment particulier. Le Bélème, c'est aussi le bateau qui a transporté la flamme olympique, vous vous en souvenez, c'était entre Athènes et Marseille, c'est ce qui a lancé les JO de Paris et la lanterne d'ailleurs qui a servi au transport de la flamme est restée à bord. Dès demain, vous pourrez vous aussi monter sur le Bélème, ces quais de la fosse à Nantes, des visites très prisées où seront présents les matelots du Bélème. Voilà, si vous voulez y aller. Merci à tous les deux.
Merci. Merci beaucoup, merci à tous de nous avoir suivis. On se retrouve demain. On vous souhaite une très bonne journée.
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