Plus de 70.000 exemplaires vendus du 21ème roman de David Foenkinos : "je suis drôle"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Pour un écrivain, monter sur scène c'est un peu paradoxal, moi j'ai plutôt envie de fuir.
Seul face à un micro, quelle angoisse pour David Fuenkinoz qui préfère les lieux calmes propices à l'écriture. Mais il a trouvé en fréquentant ses comédie-clubs qui fleurissent partout en France l'inspiration en observant fasciner ces centaines d'apprentis humoristes qui jouent leur vie sur scène chaque soir.
C'est toute la beauté du rire, c'est qu'il y a une validation, il n'y a pas de tricherie, on rit ou on ne rit pas. Donc on voit tout de suite si on est drôle ou on n'est pas drôle. Et si on est là et qu'on n'est pas drôle, ça peut très vite tourner au supplice.
Dans ce 21e roman, l'auteur prolifique se penche sur cette quête de reconnaissance par le rire, l'humour devenu l'eldorado de notre époque pour échapper à une actualité trop sombre.
Quand il y a de vraies tendances comme ça, c'est vrai que ça a forcément une signification. Moi la dictature du rire ne m'angoisse pas du tout, au contraire je trouve que ça nous fait du bien. C'est pas chez vous sur BFM TV qu'on va pas dire que c'est suffocant l'actualité. Donc il y a cette soumission au rire qui est aussi une forme de divertissement au sens étymologique, c'est-à-dire s'échapper de soi-même, s'échapper du quotidien. Et c'est aussi pour ça que toute la nouvelle génération peut-être se jette totalement dans le désir d'humour.
Dans Je suis drôle, déjà vendu à plus de 70 000 exemplaires, David Fuenkinos nous partage le quotidien d'un homme, Gustave Bonsoir, prêt à tout pour faire rire, dont l'histoire nous rappelle que l'humour reste la politesse du désespoir.