QUENTIN DERANQUE, SON VRAI VISAGE ENFIN RÉVÉLÉ : LE MARTYR DES MÉDIAS S’EFFONDRE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Broyer du noir, c'est ce qu'a fait une partie de la classe médiatique après la percée des insoumis au premier tour des municipales. Broyer du noir au sens figuré bien sûr, avoir le blues, avoir le seum, de constater que leurs leçons de morale politique n'ont pas produit les effets escomptés dans les urnes. Mais broyer du noir a parfois pris une tournure plus littérale.
Une phrase prononcée clairement, répétée à l'antenne et malgré ça transformée en faux débat racial. Regardez comment une intox se fabrique. La phrase d'origine est là, elle est audible, elle est clairement répétée et pourtant ce n'est pas celle qui va circuler.
Évidemment, Saint-Denis, c'était la ville des rois. Aujourd'hui, c'est toujours la ville des rois, mais c'est aussi la ville où la ville des rois est du peuple vivant. C'était ma question.
C'est aussi une ville où du peuple pour Bali Bagayoko. Tout avait commencé comme une victoire symbolique. Élu dès le premier tour à Saint-Denis, 2e ville d'Île-de-France avec ses 150000 habitants, le candidat LFI a arraché dès le premier tour la mairie au Parti socialiste.
Presque un sacre, presque accueilli comme un roi. Et puis très vite, tout a mal tourné. La phrase d'origine Saint-Denis, ville des rois morts et du peuple vivant ne souffre pourtant d'aucune ambiguïté.
Mais ce qui va circuler d'abord à l'extrême droite puis dans la bouche de certains journalistes, ce n'est pas ce qu'a dit Bali Bagayoko. Non, c'est tout autre chose. Une autre phrase, une autre tonalité, une autre coloration.
Vous avez dit, c'est aussi la ville désormais alors que un de mes confrères vous interrogeait sur la ville des rois. Vous disiez c'est aussi la ville des noirs. Est-ce que ça ça compte pour vous ?
C'est pas la ville des noirs, c'est la ville donc des rois et du peuple vivant. C'est ça en fin de compte le le terme complet en fin de compte qui a été rappelé. Quand on voit Saint-Denni, le maire qui vient d'être élu dit "On est la ville des noirs." Quand le nouveau maire de Saint-Denis, ça n'est pas la ville des ville des rois, c'est la ville des noirs.
C'est très grave. C'est très graveur [rires] de s même excusé elle-même d'avoir mal entendu. Le son était très mauvais.
Ce n'est pas vrai. Écoutez, elle dit la vie la ville des rois et du peuple vivant. Voilà.
Tout à fait. Il ne dit pas dit quoi ? La ville des rois et du peuple vivant.
Mais on entend et comme si la phrase déformée ne suffisait pas, voici la suite. Après le faux débat racial, le soupçon. le soupçon sur la probité, le soupçon sur la légitimité même de l'élection, le soupçon qu'un maire comme lui ne pouvait pas avoir gagné autrement.
Après la phrase qu'il n'a jamais dite, voici les accusations qu'on ne prouve pas. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui justement sur la participation point le fait que les cités de Saint-Denis ont survoté dans cette élection et qui accuse notamment les narcatrafiquants d'être allé chercher les électeurs ? Il y a eu un article dans le Canard enchaîné qui stipule le fait que des policiers municipaux euh accusent des dealers d'avoir pris des cartes d'identité, d'avoir appelé à faire des procurations.
Euh qu'est-ce que vous répondez à à ceux effectivement qui euh qui disent que dans la salle des fêtes de la mairie, lors de votre élection, il y avait de nombreux patrons de point d'î de la ville et que vous allez être redevable de ces gens aujourd'hui. Est-ce que il y avait Mathieu Anot, il y avait 30 caméras de sur vidéos surveillance dans votre ville quand il a été élu, il y en a 800 maintenant. Est-ce que Est-ce que vous allez débrancher des caméras de vidéos surveillance ?
Vous êtes dans la main de qui, monsieur le maire ? En fait, une phrase mal entendue puis des insinuations sur les dealers, les procurations, les points deal, la vidéosurveillance. En quelques heures, on est passé d'une intoxe racialisante à une suspicion généralisée sur l'homme, sur son entourage jusqu'à sa victoire elle-même.
Comme si au fond le problème n'était pas seulement ce qui l'avait dit puisqu'il ne l'avait pas dit, mais le fait même qu'un homme noir prenant une gauche de rupture et gagné. Voilà, maintenant que le climat est posé, celui d'un racisme banalisé, où le commentaire va plus vite que la vérification, où les allégations précèdent les faits, on va pouvoir entrer dans le vif du sujet de ce nouvel épisode de la VAR politique. Vous le savez, au football, la VAR VAR R, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage et au médias, l'Avare, c'est la vérification de la parole des politiques.
Dans cet épisode, on va se demander pourquoi l'Assemblée nationale a observé une minute de silence pour un néonazzi alors même que de nombreux éléments sur son engagement à l'extrême droite était déjà connu. Mais avant ça, ce message du média pour vous rappeler que nous avons besoin de vous pour continuer à vous informer et à construire un paysage audiovisuel plus juste, [raclement de gorge] plus social et plus solidaire. Pour soutenir le média, si vous le pouvez, abonnez-vous ou faites un don défiscalisé.
Grâce à vous, le combat peut continuer. Ce n'est pas seulement l'histoire d'un drame, c'est aussi l'histoire d'un emballement politico-médiatique où Quentin de Ran a été transformé en quelques jours en victimes exemplaire, parfois même en figure héroïques. que des éléments importants de son engagement dans la mouvance néofasciste et néonazi était déjà documenté.
Qui sont les responsables de la mort de Quentin ? Jeudi soir à Lyon, le jeune homme accompagnait un groupe identitaire d'extrême droite qui a agressé Quentin jeune militant identitaire mort de ses blessures hier. Les zones d'ombre restent nombreuses.
Aucune interpellation n'a eu lieu pour l'instant mais on sait que le jeune homme est décédé à la suite de coup à la tête. Selon le procureur, la victime a été frappée par au moins six personnes, mais il n'en a pas dit plus sur le profil des agresseurs. Quentin Dean avait 23 ans.
Son meurtre est un crime, c'est indiscutable et condamnable. Ce qui nous intéresse ici, c'est la vitesse à laquelle une bonne partie de la classe politique et médiatique a rapidement transformer ce drame en canonisation politique. On nous a immédiatement décrit un garçon pieux, studieux, presque inoffensif.
Quentin, c'était un homme qui est unanimement décrit autour de lui comme droit. Un esprit saint dans un corps saint, disent beaucoup de ses proches, profondément bons et et généreux, animé à la fois par un patriotisme flamboyant et une foi chrétienne profonde, mais ni fasciné par la violence, ni même physiquement aguéri pour le combat. C'était un garçon surtout tourné vers les études et la réflexion.
De là venait euh chez Quentin donc cette fréquentation de diverses activités, tantôt religieuses, tantôt politique. Euh ça allait de la chorale et des marottes de sa paroisse, au collage d'affiche de l'Action française euh ou aux activités du groupuscule nationaliste de Bourgou Jaïux, baptisé les Alroges dont il est beaucoup question ces jours-ci, ou même du filet d'extrême droite radicale du comité du 9 mai à Paris. Tout cela était mêlé dans la vie de Quentin.
Dans cet inventaire à la préver, ces news mentionnent l'action française et le comité du 9 mai comme s'il s'agissait de simples détails biographiques. Mais le comité du 9 mai n'est pas une fête de paroisse, c'est un défilé de néonazie. Tatouage de Croix Gamé et des références [grognement] plus ou moins subtiles à l'idéologie nazie et même des saluts nazis lorsqu'ils pensent que personne ne les voit.
Durant la manifestation du comité du 9 mai, les néofascistes ont montré leur proximité évidente avec l'idéologie du 3è Reich et pourtant ils ont pu défiler en toute tranquillité entouré d'un cordon de police. Le sujet n'est donc pas seulement ce qui a été dit de Quentin Dean. Le sujet c'est surtout ce qui n'a pas été dit au moment où on en faisait un personnage exemplaire.
Parce qu'à partir du moment où l'on ta nature réelle des groupes qu'il fréquentaient, on ne raconte plus un parcours politique. On cherche à le blanchir, à l'asceptiser. Et blanchir un profil sur les plateaux de Boloré pour mieux l'héroïer.
C'est aussi la spécialité de Philippe Devilier, un garçon qui était un modèle et demain probablement un modèle héroïque de pureté vertueuse pacifique de tempérament catholique. Il faisait la marude, c'est qu'il allait aider des sansabri. Pour un fasciste, c'est quand même pas donné, hein.
Alors, le Quentin médiatique, c'est pas du tout ça. Le Quentin médiatique, c'est la réduction à Ditlerum. Passer par la réduction aditérum, ça donne ceci.
Un activiste de l'ultradroite, d'extrême droite, nazillon, néonazie, c'est Gubbels quoi. Un petit Gbles. Voilà.
Là, on franchit encore une étape. On ne parle plus simplement d'une victime. On construit une figure sacrificielle presque exemplaire.
Philippe Deviler ne se contente pas de défendre sa mémoire. Il est riche Quentin de Ran en modèle pour la jeunesse française. Mais cette fable va définitivement voler en éclat 3 semaines plus tard après la publication d'une enquête de Médiapart qui a exumé des milliers de tweets de Quentin de Ran. publié sous pseudo et là on change radicalement d'univers.
Ces publications attribuées à Quentin de Rank montre un racisme, un antisémitisme exacerbé, une glorification du fascisme et une nostalgie du nazisme. On découvre des insultes contre Simon Veille, des appels à la mort totale des et un soutien explicite à Hitler. Et pour ceux qui douteraient de ces révélations, Laavrouch numérique via la Webback Machine.
Le 24 septembre 2024, ce compte du réseau X attribué à de rank partageait un extrait de MCOMF avec ce commentaire à faire lire à tous les lycéens. Ce n'est pas une rumeur, c'est une trace numérique, un dél que l'entourage de Dean a d'ailleurs confirmer au Figaro. Pourtant, quand la députée Alma Dufour dit que Quentin Duran était un néonazi, regardez comment elle est traitée.
Vous voyez bien qu'il un national et des répercussions que vous moi, je suis en train de vous dire qu'il y a un émoi national sur le fait qu'on ait fait une minute de silence pour un néonazie. D'accord ? Donc chacun son émoi national aussi.
Donc chamoin de rank néonazie. Vous assumez vos propos ce matin. Il était au défilé du 9 mai en mai dernier ou pas ?
Vous savez ce que c'est le défilé du 9 mai ? Vous savez ce que c'est le défilé du saz ce que c'est le défilé du 9 mai ? C'est des gens qui chantent voilà pour vous c'est français néon.
Bah écoutez, c'était un de ceux qui était envoyé proc politique vous faites. Pardon, vous l'avez pas vu les images. C'est un procès politique.
Faut attendre la justice que la justice passe et vous faites un proc. Mais là, je vous parle de fait antérieur sur Yak il y a pas de jugement. Il y a les images.
Il était au défilé du 9 mai le défilé du 9 mai tous les ans, c'est d'un défilé néonazie. Donc c'est moins grave. C'était un fase.
C'est ça. Dans cette séquence, un contraste saute aux yeux. On a vu une grande indulgence pour ceux qui édulcoraient son parcours tandis que les responsables politiques qui rappelait sa présence au défilé néonazi du 9 mai ont eux été immédiatement sommet de se justifier.
Et dans la foulée de ce cadrage politique et médiatique plus que bienveillant à l'Assemblée nationale sur proposition d'Érexioti, on s'est levé pour une minute de silence en hommage à Quentin de Ranqu. Je suis satisfait. C'est bien le moins que la représentation nationale puisse faire après ce crime terrifiant au ce crime politique.
Yel Brun Pivet a parlé d'émotion d'un jeune homme mort à 23 ans et a demandé à l'hémicycle d'observer ce recueillement au nom de tous. C'est avec émotion que nous avons appris le décès du jeune Quentin de Rank. Victime d'une agression d'une violence inouie commise par plusieurs individus à Lyon.
Il a succombé à ses nombreuses blessures. Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées.
En notre nom à tous, j'adresse nos pensées à sa famille et à ses proches enillés. Le problème n'est pas de dire qu'une mort violente ne mérite ni compassion ni gravité. Non, le problème c'est la précipitation politique.
Le problème c'est qu'une institution aussi lourde de symbole que l'Assemblée nationale a rendu un hommage solennel avant d'avoir pris la mesure de ce qu'elle honorait exactement. Le problème, c'est de ne pas avoir su résister au cadrage imposé par l'extrême droite politique et médiatique. L'institution a cédé à la bataille des récits menées par les droites extrêmes.
Avant 7 minute de silence, la représentation nationale disposait pourtant d'éléments publics suffisants pour empêcher toute précipitation. Alors oui, la mort de Quentin Dean appelle la gravité. Oui, la violence politique doit être condamnée sans réserve.
Mais non, cette condamnation n'obligeait pas l'Assemblée à rendre un hommage unanime et précipité à un militant dont des attaches avec la mouvance néofasciste étaient déjà publiquement documenté. Personne ne devrait mourir pour ses idées. Mort pour ces idées, dit la présidente de l'Assemblée qui valide le récit de l'extrême droite avant même les conclusions du procureur.
Seul ce député a tenté d'alerter sur cette dérive en émettant quelques réserves. J'ai effectivement émis des réserves. Moi, je ne sais pas exactement ce que le procureur dira de cette affaire.
Il y a bien effectivement un crime qui a été commis. Euh pour l'instant, j'aimerais en avoir les tenants et les aboutissants avant de savoir si véritablement il faut faire une minute de silence ou pas. faut pas confondre la tyrannie de l'immédiateté euh des réseaux sociaux qui s'emparent de tout ça avec euh enfin moi je j'attends évidemment que la justice se prononce pour savoir quels sont les tenants et les aboutissants.
Pour Quentin Dean, la présidente de l'Assemblée nationale a balayé toute prudence dans son discours. Alors comparons les époques. En 1986, Malik Husekin, 22 ans, est matraqué à mort par la police.
Jacques Chabandelmas alors président de l'Assemblée ne politise pas l'hommage pas plus qu'il ne s'aventure à tirer des conclusions sur les causes du décès de Malik Kusekin. Cette nuit a ajouté aux deux blessés graves la soirée précédente un mort et l'Assemblée nationale tout entière présent ou absent le déplore le déplore et je transmettrai à la famille de cet homme l'expression des condoléances très sincères et de notre participation à son chagrin. 2023, mort de Naël, 17 ans, tué à bout portant par un policier à Nanterre, Yel Bron Pivet se montre très prudente.
Le décès du jeune Naël âgé de 17 ans survenu hier à Nanterre suscite une forte émotion dans le pays. Il conviendra de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame. L'enquête est en cours et la justice devra se prononcer.
L'enquête est en cours et la justice devra se prononcer. Mais en 2026 pour le militant néofasciste Quentin Dean Bron Pivet change de doctrine. Elle n'attend pas la conclusion des enquêteurs pour affirmer que Quentin Dean est mort pour ses idées.
C'est le triomphe de l'immédiateté sur la raison. C'est aussi une victoire politique totale pour l'extrême droite qui a réussi à imposer son martyre au cœur de la République avec la complicité de celles et ceux qui prétendent la défendre. À Saint-Denis, on a déformé les mots d'un maire noir pour le salir.
À Lyon, on a minoré, euphémiser ou passer sous silence le parcours d'un néofasciste pour l'honorer. Ici, on invente et là, on blanchit. Le meurtre de Quentin DOC est condamnable comme tout crime, mais l'hommage de l'Assemblée nationale, lui est une faute politique majeure.
Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique. Dites-nous ce que vous en avez pensé en laissant un commentaire.
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Yaël Braun-Pivet