RETOUR DU 49.3 ? "LOI SPÉCIALE" ? LE CHANTAGE MACRON-LECORNU POUR IMPOSER LE BUDGET
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à toutes et à tous et ravi de vous retrouver. Vous nous regardez sur YouTube, sur notre site internet, sur votre Freebox et peut-être bientôt sur la TNT francilienne. Et comme nous ne pouvons ni compter sur le Père Noël ni sur les milliardaires, soutenez notre campagne de fin d'année en faisant un don sur campagne.v.fr. fr.
Au sommaire de cette édition, nous ferons un point sur l'actualité nationale et internationale. [musique] Après l'échec de l'adoption du projet de loi de finance, le premier ministre mène des consultations avec les responsables politiques de droite et de gauche. Une sorte de séance de rattrapage car concrètement députés et sénateurs n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un texte commun.
Résultat, le gouvernement agite désormais la menace d'une loi spéciale et à nouveau celle du 493. Alors, prenons un instant. Une loi spéciale, ce n'est pas le chaos ni l'effondrement de l'État.
Pour ceux qui ne savent pas, c'est un mécanisme prévu par la Constitution pour permettre à l'État de continuer à fonctionner en reconduisant temporairement le budget précédent. Les fonctionnaires sont payés, les services publics tournent. Le procédé de la loi spéciale a déjà été utilisé en décembre 2024 après la chute du gouvernement Barnier.
Elle avait été adoptée à l'unanimité des groupes politiques au nom de la stabilité. Mais depuis plusieurs jours, le gouvernement dramatise. On parle de paralysie, de blocage, de danger pour le pays.
Cette stratégie n'est pas nouvelle he créer un sentiment d'urgence pour délégitimer le parlement et préparer un passage en force. À la sortie des consultations de la journée, Sébastien Lecnu a surtout cherché à convaincre les socialistes. Mais pour Olivier Fort, le compte n'y est pas.
Je cite, "On a face à nous, malheureusement une droite qui n'a pas compris dans quelle logique elle devait se situer et qui refuse toute forme de compromis. Mais certains sont convaincus que le PS est le maillon faible de l'opposition." Philippe Juvin des Républicains, rapporteur du budget à l'Assemblée nationale, a dit sur BFM TV "Je pense que le Parti socialiste sera d'accord pour un 493.
Ce sont des gens responsables. Il ils souhaitent la stabilité. Ce sont des gens responsables.
Donc je pense que le Parti socialiste sera d'accord pour un 493. Il faut simplement bah les traiter regarder leur ils vous le disent ils vous le disent mais ils australien mais ils ne peuvent pas assumer cette position. La plupart le disent il faut que je sois honnête.
Certains ne me l'ont jamais dit en particulier Olivier Fort le patron du groupe vous a jamais dit en privé comme en public. jamais mais d'autres d'autres qui ont un rôle important au parti socialiste, en particulier dans la construction du budget disent bien sûr je je pense à à d'autres députés qui le diront publiquement qu' le souhaiter donc vous ne voulez paser en quelque sorte moi je suis rapporteur général du budget je mets autour de la table des gens qui pensent un peu différemment j'essaie de faire en sorte que ça se passe bien. Objectif évident de la droite, diviser l'opposition, isoler les forces les plus critiques et reprendre la main sans modifier le fond de sa politique.
La question centrale reste donc la même. Qui bloque réellement la situation ? Un parlement qui débat et refuse un budget inchangé ou un gouvernement qui refuse toute inflexion et brandit le 493 comme une solution permanente ? et pour le gouvernement en tout cas une seule mission que la loi de finance soit adoptée au plus tard fin janvier y compris selon Amélie de Montchalin avec quelques hausses d'impôts.
Une des demandes notamment du Parti socialiste et tout ça c'est une affaire à suivre. Un des dommages collatéraux de l'échec de la commission mixte paritaire est peut-être la fin d'un magazine de référence. Le gouvernement et le Sénat envisagent la vente voir la liquidation du magazine 60 millions de consommateurs.
Pour bien comprendre, le magazine est édité par l'Institut national de la Consommation, l'INC. Or, en raison de ses mauvais résultats financiers, le Sénat a acté la dissolution de l'IC. Si cet institut disparaît, le magazine qui bénéficie pour l'instant des financements étatiques pourrait tomber entre les mains d'un actionnaire privé ou tout simplement disparaître.
Un média public sans publicité, reconnu pour ses enquêtes indépendantes et son rôle de protection des consommateurs. Pour l'économiste spécialiste des médias Julia Cager dans un entretien que l'on peut retrouver sur le site du média reporter que cette décision du Sénat est une pure aberration. Elle poursuit.
Cela fait des décennies que ce média fait un travail utile pour l'intérêt général. Mener des enquêtes, mettre à jour des scandales sanitaires, permettre de les résoudre. Cela nous apporte énormément chaque jour à toutes et à tous. 60 millions de consommateurs, c'est un coût très faible pour l'État, mais une utilité sociale énorme.
Ce que révèle cette décision, c'est une tendance de fond. On supprime ce qui dérange, on affaiblit les contrepouvoirs, on réduit les espaces de critique tout en parlant de rigueur et de responsabilité. Autre front important pour le gouvernement, la colère agricole, toujours bien réelle malgré un recul apparent de la mobilisation.
Ces derniers jours, les actions se sont réduites notamment à l'approche des fêtes, mais des points de blocage persistent, en particulier dans le sud-ouest. Les agriculteurs sont toujours très remontés contre la politique gouvernementale d'abattage massif des beauvins en cas de dermatose nodulaire contagieuse. Des actions ont lieu malgré les appels du gouvernement à une trêve de Noël.
La circulation était encore entravée ce lundi matin sur l'A63 près de Bordeaux sur l'A64 entre Toulouse et Bayonn ou encore sur la75 en Lauser dans l'Avyon selon bison futé. Aujourd'hui, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d'Occitanie s'est tenue autour de l'évolution du protocole de gestion de la crise de DNC. Le premier ministre Sébastien Lecnu lui a assuré qu'environ 50 % du cheptel Ariéois étaient désormais vaccinés contre la dermatose, 70 % dans l'eau des 100 % dans les Pyrénées orientales.
Trois départements ayant recensé des cas et par conséquent prioritaires pour la vaccination. Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur C a été vaccinée sur les 10 départements concernés dans le Sud-Ouest. Sur le terrain, en tout cas, beaucoup d'agriculteurs estiment que les réponses structurelles ne sont toujours pas là.
Ouvrons maintenant la page de l'actualité internationale. Le blocus naval autour du Venezuela s'intensifie. Après avoir saisi deux navires qui transportaient supposément du pétrole vénézuélien, les États-Unis ont pris pour cible dimanche un nouveau navire identifié comme le pétrolier Bella 1 et sous sanction américaine depuis 2024.
Ce dernier était en route pour le Venezuela et ne transportait pas de cargaison. Pour autant, samedi dernier, les gardes de côte américains ont intercepté le pétrolier centuries chargé de 1,8 million de barils de brut destiné à la Chine. Ces interventions surviennent alors que le président Donald Trump a affirmé que le Venezuela se sert de son pétrole pour financer, je cite, le narcoterrorisme, la traite des êtres humains, les meurtres et les enlèvements.
Le gouvernement vénézuélien dément de son côté toute implication dans le trafic de drogue et assure que Washington cherche à renverser le président Nicolas Maduro pour s'emparer des réserves pétrolières du pays. À noter que depuis le début des opérations, au moins 104 personnes ont été tuées dans des frappes et ce sans que le gouvernement américain ait jamais fourni la moindre preuve que les navires visés étaient effectivement impliqués dans un quelconque trafic. Parallèlement à ces interventions, Donald Trump n'a pas exclu la possibilité d'une intervention terrestre au Venezuela. 2 mois après le supposé cesser le feu entre l'armée israélienne et le Hamas, la population de Gaza n'a toujours pas retrouvé la paix.
Si les frappes israéliennes se font de plus en plus rares, bien que tout aussi mortel, les intempéries d'hivers ont pris le relais des catastrophes humanitaires. 18 personnes ont déjà perdu la vie dans les pluies diluviennes et vents violents liés à des épisodes de tempête. Le chef de l'unroie Philippe Lazarini expliquait la semaine dernière sur X que je cite "Des habitants de la bande de Gaza meurent de froid dans un contexte de dépression lié à la tempête Byron.
Et si de fortes pluies sont habituelles en automne ou en hiver dans la région, le génocide et le déplacement des populations a bel et bien aggraver la situation. Selon l'ONU, sur une population de 2 millions d'habitants, 1,3 ont besoin d'un hébergement d'urgence et elle alerte sur les risques croissants d'hypothermie. L'autre danger, ce sont les bâtiments fragilisés par les bombardements.
Dans une vidéo Instagram de Noah Al Shakobi, un secouriste présent sur place, un bâtiment s'est déjà effondré sur une tente qui abritait des Palestiniens réfugiés et a fait deux morts sur le cou. Pendant ce temps, Israël interdit toujours l'entrée de nouvelles tentes et de logements comme des mobylôes, pourtant disponibles à quelques kilomètres dans des camions d'aide humanitaire. En Russie maintenant, Fanil, Sarvarov, membre de l'état-major russe, a été tué ce lundi 22 décembre dans l'explosion d'une voiture.
Un engin explosif aurait blessé mortellement le lieutenant général. Ce dernier était à la tête du département de la formation opérationnelle au sein de l'État-major qui opérait sur le terrain ukrainien depuis 2022. Le comité d'enquête de la Fédération de Russie dit étudier la piste des services spéciaux ukrainiens et ajoute : "Ouvrir une enquête pour meurtre et trafic d'explosifs." Les autorités ukrainiennes, elles n'ont fait pour l'instant aucun commentaire.
Cet assassinat marque la suite d'une série de tragiques pertes pour les forces armées russes. En avril dernier, le général Yaroslave Moscalik, chef adjoint de la direction générale opérationnelle de l'État-major russe, avait été tué dans des circonstances similaire. Plus tôt encore, en décembre 2024, une trottinette électrique piégée avait coûté la vie au commandant des forces russes de défense radiologique, chimique et biologique, Igor Kirilov.
La mort de Manil Sarvarov intervient en pleine séquence diplomatique alors que des négociateurs russes et ukrainiens ont rencontré séparément les émissaires américains ces trois derniers jours. C'est la fin de ce flash et merci de l'avoir suivi et sachez que nous lançons notre grande campagne de don 2025 et comme chaque année, on ne peut ni compter sur le père Noël ni sur aucun milliardaire. On ne peut compter que sur vous avec un objectif clair, franchir et dépasser le palier des 1500 €.
Un palier qui nous permettrait non seulement de clôturer l'année sereinement, mais aussi d'aborder 2026 avec la force et la confiance nécessaire pour continuer le combat, celui d'aller sur la TNT francilienne ou nationale. Très belle soirée sur le média.
Emmanuel Macron