Discours de rentrée au Mézenc 2024 | Laurent Wauquiez
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous voulez pas vous décaler là que je vous vois un peu parce que là je vais pas vous voir. Je le dis à mes parlementaires mais attention ils savent ce qu'ils veulent. Mes amis, d'abord merci. Merci à tous d'être venus. Merci d'être là. Je sais que pour certains vous avez traversé toute la France depuis les Pyrénées-Orientales jusqu'à la Bretagne. Merci d'apporter votre énergie et merci d'apporter votre enthousiasme. Vous savez à quel point pour moi c'est un rendez-vous qui compte. Et cette année vous êtes particulièrement nombreux. On a d'ailleurs des amis parlementaires qui sont venus de toute la France. Et c'est un signe. C'est un signe de notre volonté de nous rassembler.
C'est un signe de notre volonté de nous retrouver. C'est un signe de notre volonté de reconstruire. Après les épreuves qu'on a traversées et qui ont été loin d'être faciles, que chacun aujourd'hui est tenu à être présent, c'est un symbole pour moi très fort de notre esprit d'équipe. Il y a ici les amis de la Haute-Loire. Il y a ici les fidèles de toute la région. Il y a les militants. Il y a nos élus locaux, qu'ils soient maires ou présidents de départements. Il y a nos parlementaires. Il y a nos sénateurs, auxquels je veux dire toute ma reconnaissance pour le travail commun que nous faisons. Et il y a nos députés.
Et je voudrais aussi que vous les applaudissiez, eux qui ont été élus, sur leur conviction. Et je voudrais faire deux remerciements plus personnels. Le premier, il est pour Annie Gennevard. Annie, avec son tempérament droit, courageux, qui a veillé sur notre famille politique et avec laquelle j'ai toujours tant partagé. Merci Annie de ta présence aujourd'hui. Tu as bravé les épreuves pour venir du Doubs, territoire auquel tu sais à quel point je suis attaché. Merci à toi. On peut t'applaudir très chaleureusement. Et bien sûr Bruno, Bruno Retailleau, le président des sénateurs républicains du Sénat. Bruno, tu le sais. C'est un plaisir immense pour moi.
Ce climat de confiance et de valeurs partagées que nous avons construit ensemble et qui nous guide maintenant et qui nous a permis de nous retrouver avec nos deux groupes qui travaillons côte à côte. C'est la première fois que tu viens ici. Je sais à quel point il a fallu traverser une grande partie de la France pour être là. Je suis extrêmement sensible à ta présence et à ton amitié. Je vous demande vraiment d'applaudir très chaleureusement. C'est un homme de conviction et de valeur. Et vendredi, vous le savez, nous étions tous les trois à l'Elysée, soudés et parlant d'une même voix. Et c'est ce qui nous donnait notre force. Merci Annie et merci à Bruno.
Et puis je ne veux pas oublier Charlotte, sans laquelle je ne suis rien. Sa présence, son soutien, son regard me donne ma force. Cela fait 16 ans, non, depuis, pas 16 ans, ça fait depuis qu'on a 16 ans qu'on se connaît. Et c'est ma plus belle joie. Merci à Charlotte d'avoir toujours été là dans les moments durs, dans les moments heureux et de m'avoir toujours apporté sa confiance, la bonne humeur qu'elle met autour de moi et la façon qu'elle a de nous rappeler toujours l'essentiel. Merci à toi, Président. Je vous regarde aujourd'hui. Tant de visages familiers et tant de nouveaux visages. Je vous regarde et je vois une équipe qui incarne ce rassemblement dont la droite a besoin.
Je vous regarde, je vous ai écoutés et je sens cette rage du cœur avec laquelle se bâtissent les aventures collectives et dont je vais avoir besoin. Alors, vous le savez, ici, ce lieu compte beaucoup pour moi. Le Maisin. Cette montagne colossale. Pas de commentaire. A la fin de chaque été, c'était un rituel avec maman. Nous faisions l'ascension du Maisin. J'étais tout jeune et j'avais l'impression de gravir le Mont Blanc. Bon, avec le recul, je dois avouer que la montagne est un petit peu moins impressionnante que le souvenir que j'en avais quand j'étais petit. Mais c'est ma montagne. C'est la mienne. Elle me parle et je l'aime. J'aime sa silhouette apaisante, dominée par la croix de Pécata.
J'aime le fait qu'ici, il y ait à la fois la terre et l'horizon, qu'il y ait à la fois les racines et le ciel, que tout soit à la fois grand et apaisant. Et que comme Pompidou aimait à le dire, je crois à cette politique de l'enracinement qui peut d'autant mieux regarder vers l'avenir qu'elle s'ancre dans une histoire et un paysage. Le Maisin, pour moi, c'est un peu tout cela. Et c'est pour ça que chaque année, au moment de la rentrée, c'est important de le partager avec vous parce que c'est un lieu qui m'inspire. Et puis ici, vous êtes aux confins de l'Ardèche et de la Haute-Loire. Vous êtes au cœur, ceux qui viennent d'autres régions, de la puissante région Auvergne-Rhône-Alpes.
Et au moment où je choisis de passer le témoin dans notre région, je veux remercier toute mon équipe. Ils savent que je resterai à leur côté, mais je veux leur témoigner toute ma gratitude. Je suis fier qu'on ait défendu ensemble l'industrie française et attiré dans notre région la moitié des projets de relocalisation de notre pays. Je suis fier que nous ayons ici un des plus bas taux de chômage de France. Que nous ayons traité avec le même respect nos grandes villes comme nos plus petits villages. Que nous ayons défendu à la fois des grands groupes qui font la fierté de la France comme Michelin et soutenu nos artisans, nos commerçants, nos agriculteurs avec la préférence locale.
Je suis fier que notre politique est eue avec le soutien des jeunes qui sont engagés à notre côté. Le souci constant d'encourager ce qui se donne du mal. Ici, vous êtes dans une région où on attribue chaque année des bourses au mérite. Au bachelier, mention très bien pour reconnaître ce qui se donne du mal. Je suis fier que l'on soit l'un des seuls territoires où l'insécurité dans les trains et les gares est baissée. Que nous ayons réduit le poids de la dette et baissé les impôts et les taxes tout en défendant nos services publics de proximité, tels nos hôpitaux. Je pense par exemple à l'hôpital d'Aubena ou de Privat, à quelques kilomètres d'ici.
Et les amis Savoyards et Hauts-Savoyards, je suis fier que nous ayons gagné la candidature aux Jeux Olympiques d'hiver Alpes françaises 2013. Et je crois profondément que cela montre le chemin de ce que pourrait être une France de région heureuse. Une France dans laquelle tout ne se décide pas d'en haut. Une France dans laquelle tout n'est pas décidé depuis Paris. Je ne crois pas à la politique faite par des élus déconnectés, qui n'ont jamais exercé la moindre responsabilité locale, et qui croient que la politique se fait uniquement sur TikTok à coup de punchlines. Je crois que dans la vie, il faut faire ses preuves, parfois échouer, corriger, apprendre, repartir.
Alors, malheureusement, tout n'est pas à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et arrêtons-nous d'abord pour regarder la situation du pays. Quel est l'enseignement à retirer de ces élections législatives, qui ont été si tumultueuses et qui aboutissent sur un résultat si confus ? Dans ces élections, les Français se sont bien exprimés en réalité. Et ils ont très clairement dit ce qu'ils avaient à dire en imposant un triple rejet. Le premier rejet, c'est celui de l'impuissance due en même temps. Le second rejet, c'est celui de l'extrême-gausse reniant les principes de la République. Ne sifflez pas. Ne sifflons pas. Engageons-nous. Portons nos valeurs.
Défendons ce qu'est la voix de la droite républicaine. C'est la meilleure façon pour nous d'être à la hauteur de ce qu'attend le fait. C'est comme ça que je veux vous porter en disant de la droite républicaine. En étant résolument avec nos valeurs, nos convictions. Ne vous abaissez pas les siffles. Mais ils ont également opposé un rejet au Rassemblement National, qui se croyait, voire promettre, la victoire. Ils ont considéré que ce parti n'avait pas la crédibilité pour gouverner le pays. Et c'est la réalité. Les Français n'ont accordé de majorité à personne. Mais je pense que derrière ce vote, fait de trois rejets liés en réalité inattentes. L'attente qu'on leur propose autre chose.
Les Français ont considéré que les voies qui leur étaient proposées n'étaient pas celles qui étaient à même à redresser le pays. Et ils attendent qu'il y ait cela qui leur soit proposé. Ils attendent que se lève quelque chose de nouveau dans l'offre politique qui est aujourd'hui en France. Et c'est notre responsabilité. C'est notre responsabilité de tourner la page de ces scrutins dans lesquels les Français sont condamnés à s'exprimer et en éliminant par défaut, au lieu de pouvoir faire des choix d'enthousiasme que je veux que nous puissions retrouver dans notre pays.
Pour cela, mes amis, je veux aujourd'hui évoquer avec vous le cap que je souhaite que nous puissions tenir ensemble pour les mois à venir. Et d'abord, je vais le dire, il faut protéger notre pays. Et je vais le dire d'emblée, la France insoumise est aujourd'hui sans doute le plus grand danger politique pour notre pays. Et ce n'est pas suffisamment dit et on les laisse trop prospérer avec une complaisance coupable. Comment qualifier autrement un parti qui prône la haine de la police ? Comment qualifier autrement un parti qui a rompu avec la laïcité pour pactiser avec l'islamisme ?
Comment qualifier autrement un parti qui appelle au mépris des lois, qui diffuse des messages de haine et dont certains élus sont fichés S ? La France insoumise dont les députés tiennent ouvertement des propos antisémites. Hier encore, dans notre pays, une synagogue a été attaquée. La responsabilité de Jean-Luc Mélenchon est immense dans la banalisation de l'antisémitisme. Lui qui expliquait encore récemment pour plaire aux intégristes que l'antisémitisme était résiduel en France. La France insoumise est en rupture avec les valeurs de la République et il nous appartient de la combattre parce qu'ils sont sortis de ce qu'est le champ et l'arc républicain.
Et Jean-Luc Mélenchon le fait avec un cynisme coupable. Il y avait en France une gauche qui était respectable. C'était une gauche laïque. C'était une gauche républicaine. C'était une gauche qui tirait ses valeurs de celles de la Troisième République. C'était celle de Mendès France. C'est celle de Chevènement. Cette gauche-là, c'est celle que Mélenchon a trahi et c'est celle que nous respections. Et je le dis aux gens de gauche sincères, qu'attendez-vous ? Comment pouvez-vous poursuivre dans ce silence coupable ? Cessez de vous taire et rompez enfin avec les folies de l'extrême gauche. La droite républicaine qui est ici a assumé ses responsabilités quand il le fallait.
Et j'attends toujours des paroles fortes à gauche pour relier enfin l'alliance avec la France insoumise. Mais je n'oublie pas non plus les jeux de dupes de Marine Le Pen qui ont été trop peu relevés. A l'Assemblée nationale, elle a fait voter son groupe pour la France insoumise. Et ne vous y trompez pas, ce n'est pas un hasard. Car le programme économique de Marine Le Pen est à bien des égards le même programme économique que celui de l'extrême gauche. C'est la même irresponsabilité et c'est la même démagogie. Et c'est pour cela que nous, il y a urgence à ce que nous reconstruisions cette parole de la droite républicaine. Alors tout l'été, nous avons eu droit à ce spectacle affligeant.
D'une extrême gauche revendiquant dans les médias une victoire qu'elle n'avait pas eue dans les urnes. Ils tentent d'imposer leur diktate avec comme première ministre une candidate qui a comme seul titre de gloire d'avoir ruiné la ville de Paris. Alors que les Français demandent plus de sécurité, moins d'impôts, une plus forte régulation de l'immigration, une meilleure valorisation du travail, on choisirait un gouvernement qui leur proposerait l'exact inverse, bien curieuse manière de respecter la volonté des Français. Nous, mes amis, nous ne nous y tromperons pas. La France insoumise est un danger pour la France et une menace pour la République. Nous ne les laisserons pas faire.
C'est notre responsabilité et nous l'assumerons. Nous ferons barrage à la France insoumise. Les Français n'ont pas voté pour installer Mélenchon à la tête du pays. Et nous ne serons pas du côté de ceux qui bloquent le pays. Rêve de transformer l'Assemblée en colisée en espérant que l'horreur viendra. C'est un comportement irresponsable. Avec les sénateurs, avec les députés, nous avons travaillé avec un pacte législatif autour de mesures de bon sens.
Revenir sur l'excuse de minorité pour les mineurs délinquants, faire enfin adopter cette loi sur l'immigration que le gouvernement a laissée censurée par le Conseil constitutionnel, lutter contre la bureaucratie pour retrouver des services publics qui fonctionnent, assumer un programme d'économie contre le gaspillage de l'argent public qui est en train de ruiner la France. Et nous avons fixé nos lignes rouges. Aucune augmentation d'impôts et pas d'économie sur le dos des retraités. Nous avons trop entendu au cours des dernières semaines le gouvernement tenter de faire des économies en ne revalorisant pas les retraites et en laissant l'inflation reniée sur le pouvoir d'achat des retraités.
Les retraités ont travaillé toute leur vie et ne seront pas les boucs émissaires du quoi qu'il en coûte. La droite républicaine a été très claire. Un gouvernement qui proposerait un budget en faisant des économies sur le dos des retraités au lieu de le faire sur le gaspillage de l'argent public s'exposerait à l'opposition immédiate de notre part sur le vote du budget. Et nous défendrons nos idées et nous voterons les lois qui iront dans le bon sens. Et nous ne serons pas dans une opposition systématique parce que le pays ne peut pas se le permettre.
Je voudrais maintenant pour finir mes amis partager avec vous et ceux qui me connaissent n'en seront pas surpris la conviction qui est la plus importante pour moi. Ce chemin ce chemin j'en suis convaincu se construira pour la France autour d'une priorité. Le travail le mérite et l'effort. Car voilà une bien-étrance folie qui a saisi notre pays dans lequel plus personne ne parle de travail. Pour soutenir le pouvoir d'achat les gouvernements successifs se précipitent sur le fait de faire des chèques financés soi-disant par l'argent public dont on prétend qu'ils sont faits d'argent magique et qui sont en réalité des chèques en bois payés en fin de compte par la France qui travaille.
La gauche a repris quant à elle son obsession de la baisse du temps de travail et de la surtaxation de tout. Et Marine Le Pen ne vous y trompez pas quant à elle s'indigne que l'on songe à demander des heures d'activité en contrepartie du RSA idée que j'ai toujours défendue parce que la juste solidarité repose sur un équilibre entre les droits et les devoirs. Et je vous demande de m'aider à dénoncer cette mystification parce qu'il y a je sais que vous êtes là parce qu'il y a beaucoup d'artisans il y a beaucoup de commerçants il y a beaucoup d'agriculteurs il y a beaucoup d'ouvriers qui votent de bonne foi pour le Rassemblement national en pensant que Marine Le Pen défend le travail.
Marine Le Pen ne défend pas le travail elle défend l'assistanat. et dans son programme économique il n'y a aucune mesure de revalorisation du travail. La droite républicaine elle défend la reconnaissance du travail de l'effort et du mérite. Ce combat pour moi c'est un engagement très ancien et je veux vous raconter quand j'en ai pris conscience. C'était une discussion Isabelle s'en souvient peut-être avec une amie d'Issain-Jo qui travaillait à l'ADMR où elle s'occupait de personnes âgées. Elle avait un travail dont elle était fière mais un salaire qui était ce qu'elle était. Et deux filles qui faisaient leurs études à l'université.
Et Eliane m'expliquait que curieusement elle n'avait droit à aucune aide. Et qu'elle n'avait droit à aucune aide pour cette raison toute simple qui était qu'elle travaillait. et que notre système social dont on pense qu'il est juste et généreux lui envoyait comme message que ses enfants sur lesquels elle veillait et qu'elle avait cherché à élever dans une bonne direction qui étaient engagés dans leurs études n'avaient droit à aucune aide parce que leur mère avait le malheur de travailler. Je n'ai jamais oublié cet échange. Et depuis je me suis toujours battu contre ce que je considère être le premier problème de notre pays la reconnaissance du travail.
Car il faut le dire celui qui travaille n'est pas reconnu dans notre pays. Et je vous demande oui c'est vrai et je vous demande de le porter pour tout le monde sans opposer les français entre eux. Parce que cette réalité touche le fonctionnaire de sous-préfecture qui fait son travail avec dévouement. Parce que cette réalité touche l'agriculteur qui était sur les ronds-points à force d'être méprisé. Parce que cette réalité touche le chef d'entreprise harcelé de normes. Parce qu'elle touche celui qui est une profession libérale et qui voit la quasi-totalité de son revenu confisqué systématiquement en charge et en impôts. Parce que c'est la réalité de toute une France qui peut être diverse.
Qui peut avoir des niveaux d'études différents des salaires différents. Mais qui constate tous la même réalité dans notre pays. Le travail n'est pas récompensé à sa hauteur en France. Et toutes nos difficultés viennent de là. C'est le nœud gordien de notre pays. C'est le nœud gordien de tous nos problèmes. C'est parce que nous ne récompensons pas suffisamment le travail que nous avons en poire d'achat. C'est parce que nous ne reconnaissons pas suffisamment l'effort que nous écœurons les classes moyennes. C'est parce que nous n'encarguons pas suffisamment le mérite qu'il y a ce décrochage économique.
C'est parce qu'on n'aide pas suffisamment les gens à revenir en direction de l'emploi que nous avons toutes ces dettes de notre système social. Nous avons oublié cette réalité essentielle, le principe fondamental pour qu'un pays fonctionne, c'est que le travail, l'effort et le mérite soient reconnus. Et que s'est-il passé ? Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France a bâti ce système de protection sociale dont nous étions fiers. Mais nous avons fini par oublier ce qui était sa raison d'être et sur quels principes il avait été bâti.
Ce système de protection sociale avait été pensé pour ceux qui travaillaient et surtout les plus modestes, pour ceux qui travaillaient ou qui avaient travaillé toute leur vie. C'est un système social qui reposait sur un accès gratuit à la santé et une école ouverte pour tous. C'est un système social qui avait comme préoccupation de faire en sorte que ceux qui travaillent puissent vivre dans des conditions de vie décentes et de proposer aux Français la méritocratie comme une promesse de progrès. Chacun en France pouvait s'élever par son travail s'il s'en donnait la peine et notre système de protection sociale était destiné à accompagner ceux qui s'en donnaient le mal.
Or que s'est-il passé et qu'avons-nous perdu ? Avec l'explosion du chômage au début des années 80 tout a changé et petit à petit une autre philosophie politique s'est installée dans le pays. Au lieu d'aider les gens à retrouver un travail les aides se sont multipliées sans contrepartie et pour les financer nous n'avons cessé d'augmenter les charges et les impôts oubliant le bon précepte du laboureur de la fontaine avant de vouloir répartir la richesse il faut créer de la valeur. Eh bien mes amis vous voulez vous rendre utile pour la France c'est tout l'inverse qu'il faut faire.
Il faut remettre la reconnaissance du travail comme premier critère de justice et aujourd'hui il faut le dire notre système social n'est plus juste parce qu'il confisque toujours plus d'impôts et parce qu'il laisse toujours moins de revenus à ceux qui travaillent ou qui ont travaillé toute leur vie. Alors on me dit les français ne veulent plus travailler. Eh bien je vais vous dire ce que je pense ça n'est pas les français qui ont perdu le goût du travail c'est le travail qui a perdu son sens dans notre pays. Si vous voulez que le travail ait un sens il y a une évidence à respecter celui qui travaille doit toujours gagner nettement plus que s'il reste chez lui.
C'est une évidence mais ça n'est pas une réalité. parce que ne l'oublions jamais quand on reprend un travail en France on commence par perdre. On perd des avantages on perd des aides curieuse manière de vous encourager et on commence à payer on commence à payer des impôts et on commence à payer des charges et pourtant il faut se déplacer payer les frais de transport assurer la garde des enfants.
certains se sont indignés Jean Didier quand j'ai dit que ceux qui travaillent doivent être prioritaires pour le logement social et pourtant avec plusieurs élus d'Ile-de-France vous avez attiré mon attention sur ce sujet et je le maintiens il faut discuter avec des infirmières en Ile-de-France qui font des heures de trajet chaque semaine parce qu'elles n'ont plus les moyens de se loger à proximité des chœurs de ville et des chœurs d'hôpitaux où elles travaillent au nom de quoi dans notre pays celui qui travaille n'est jamais prioritaire voilà une proposition de notre pacte législatif rebâtir nos aides sociales pour qu'elles puissent d'abord venir en aide à ceux qui travaillent et qui doivent être encouragés parce que je vais vous dire pour moi ce qui est aujourd'hui le plus grand scandale dans notre pays la plus grande injustice en France dont personne ne parle ce sont les travailleurs pauvres on ne peut pas accepter dans un pays comme le nôtre qu'on soit en même temps au travail et pauvres c'est à mes yeux la pire des injustices il n'y a pas de chose qui soit plus cruelle le travail doit redevenir une promesse pour tous celle de pouvoir vivre décemment du fruit de ses efforts je pense devant vous à tous ces métiers ce qu'on appelle les métiers de première ligne les caissiers les aides soignantes les commerçants les agriculteurs qui sont trop souvent condamnés non pas à vivre mais à survivre de leur travail et qui alors même qu'ils se donnent du mal n'ont pas les moyens à la fin du mois d'assurer ce petit geste ce petit moment de plaisir qu'on a envie d'offrir à ses enfants de temps en temps c'est cela qui doit changer Florent Ménégaud le dirigeant de Michelin a eu raison de poser la question ainsi quand il a dit que le sujet en France ce n'était pas le SMIC c'était d'avoir un salaire décent pour élever sa famille et si nous voulons y arriver mes amis il y a un seul chemin il faut détaxer le travail pour augmenter les salaires il y a en France trop de ça l'écart entre le salaire net et le salaire brut est trop important et notre pays a perdu trop de temps depuis 10 ans et les injustices se sont creusées et je n'ai pas oublié quand François Hollande a supprimé la défiscalisation des heures supplémentaires nous avons alors tous compris que la gauche elle met tellement les pauvres qu'elle faisait tout pour qu'il le reste mais attention il n'y a pas d'argent magique et si nous voulons détaxer massivement le travail il faudra revoir notre système social de fond en comble plus de contrôle sur les abus moins de charges sur le travail et chaque euro économisé devra servir à baisser les charges je vous demande d'y prêter attention par le passé quand la droite parlait du système social elle donnait le sentiment de vouloir le démanteler moi je ne veux pas démanteler notre système social j'y suis attaché parce que je pense que c'est précisément ce qui fait aussi que notre autre pays est le payeux que nous aimons ce système social qui permet de venir en aide à ceux qui sont en difficulté et ce que je demande c'est que cet argent de la solidarité allait à ceux qui en ont vraiment besoin et qu'il ne soit pas uniquement financé en asphyxiant et en désespérant les classes moyennes et ceux qui travaillent alors bien sûr cette approche Florence doit s'accompagner d'une bien plus grande souplesse pour s'adapter aux nouvelles générations ceux qui travaillent à un endroit mais veulent pouvoir élever leur famille à un autre offrir des horaires plus flexibles permettre une meilleure modulation du travail selon la période de sa vie tout ce qui permet de concilier la vie personnelle et la vie professionnelle doit être encouragé ne soyons pas mes amis une droite rétrograde les jeunes générations se contrefichent des statuts ils veulent juste que les choses soient plus simples et plus souples répondons à leurs attentes parce que ça n'est pas une génération qui ne veut pas travailler c'est une génération qui veut travailler différemment et pouvoir articuler ses aspirations avoir du temps avec les siens et pouvoir s'engager dans un métier qui donne du sens tout ceci c'est exactement les valeurs que nous défendons avec la droite républicaine alors ça s'appelle réinventer notre contrat social pour reprendre cette si belle expression de Rousseau lui qui a écrit dans notre région et qui n'a jamais été aussi heureux que quand il était au bord du lac du Bourget Rousseau dans ce 18ème siècle des Lumières réfléchissait à la démocratie et à chercher ce qui pouvait unir les citoyens et sa réponse dans le contrat social est limpide le travail par le travail chacun peut contribuer au bien commun mais en sens inverse il faut que le travail de chacun soit reconnu et récompenser et bien c'est ce contrat social que nous devons retrouver c'est ce contrat social qu'il faut reforger le contrat social de la France doit redevenir la récompense du travail quand on travaille on doit pouvoir vivre dignement quand on reprend un travail on est aidé quand on abuse des aides on est sanctionné quand on se donne du mal on est récompensé et quand on a travaillé toute sa vie on a droit à une retraite décente un contrat social juste parce qu'il reconnaît le travail l'effort et le mérite et cette promesse là j'en suis convaincu c'est celle qui peut réunir les français je vois et nous échangions tout à l'heure là dessus comme vous toutes les tensions qui se sont installées dans le pays toutes les fractures tous ces français qui n'arrivent plus à dialoguer et souvent d'ailleurs avec l'instrumentalisation de certains politiques qui ont fait leur fond de commerce du fait d'opposer les gens les uns aux autres nous mes amis et c'est une des grandes leçons que j'ai appris sur mon chemin c'est que nous devons réconcilier le devoir de la droite républicaine c'est de réconcilier il faut réconcilier la France il faut réconcilier la France des grandes villes et celle de la ruralité il faut réconcilier la France qui réussit et celle qui se donne du mal et pour réconcilier je ne connais pas de meilleur ciment de cohésion que le travail arrêtez-vous un instant sur ce qui s'est passé cet été et sur ce que cela dit de la France qu'est-ce qui unit qu'est-ce qui peut unir un athlète français qui a défendu nos couleurs aux Jeux Olympiques un agriculteur du Cantal le start-upper du coeur de Paris un jeune de quartier qui essaye de s'en sortir en lançant son commerce et bien c'est leur volonté de réussir par leur effort et leur travail et c'est cela que je veux que nous puissions offrir à nouveau à la France et à la République alors ici au Maisin j'ai tant de souvenirs je l'évoquais avec un ami qui est là et qui a dû être présent depuis les tout débuts quand nous étions encore juste à la maison forestière c'est la treizième ascension que nous faisons ensemble et pourtant elle sonne comme une première c'est la première pierre pour reconstruire la droite et relever la France et regardez en quelques semaines tout le chemin qui a été parcouru depuis notre arrivée à l'Assemblée Nationale nous avons restauré un esprit d'équipe nous avons retrouvé le plaisir du travail en commun nous avons reforgé les liens entre nos équipes au Sénat et à l'Assemblée nous nous sommes appuyés sur nos élus locaux nous avons porté nos propositions nous combattons les dérives de la France insoumise et nous sommes aujourd'hui l'une des seules forces politiques en France de raison dans un paysage qui est marqué par la folie on nous disait voués à disparaître et nous sommes là on nous disait condamnés aux compromissions et nous portons fièrement nos convictions ce qui n'a pas manqué de désarçonner le Président de la République on nous dit aujourd'hui impossible d'ouvrir un nouveau chemin et bien nous le ferons oui la droite française j'en suis plus que conscient a pu par le passé se diviser décevoir et échouer arrêtons de nous diviser faisons émerger de nouveaux talents reconnaissons nos erreurs rebâtissons de fond en comble une nouvelle droite défendons nos convictions parce qu'elles sont notre meilleur guide pour apporter enfin un nouveau souffle à la France on n'a pas le droit de laisser le pays dans l'impuissance et l'affaissement dans lesquels il avance toujours plus au cours des années qui sont devant nous je ne veux plus que les français soient condamnés à voter par défaut il y a je le sens une immense attente dans notre pays il faut que nous redonnions cet espoir et cette envie qui a toujours fait les grandes heures de la république et mes amis voilà la grande bataille c'est une bataille magnifique la seule qui redonnera du sens à la république la vraie la plus forte promesse de la république en France elle est là la vraie la plus belle promesse qui était celle de la France elle était la suivante quelle que soit sa famille quel que soit son métier quel que soit l'endroit où l'on vit la république doit réaliser la promesse que celui qui se donne du mal sera soutenu pourra réussir pourra veiller sur ses enfants et assurer le progrès de sa famille par son travail c'est cela le vrai sens de la France et c'est cela ce qui a toujours permis à notre pays d'avancer et de défendre les valeurs qui nous étaient chères et bien mes amis nous avons entre les mains toutes les clés du sursaut il y a l'esprit d'équipe il y a l'esprit d'audace il y a l'esprit de conquête notre pays a en lui toutes les forces pour reprendre l'aventure française nous allons y consacrer toute notre énergie en avant mes amis j'ai besoin de vous pour que revive la république et que vive la France merci à tous merci à tous
merci à tous merci à tous
Laurent Wauquiez