Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière (LO) à la Présidentielle, a répondu aux auditeurs
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:24OuverteRéponse partielle
Expliquez-moi comment vous faites pour interdire les licenciements en France.
- 2:10OuverteRéponse directe
Cela fait combien de temps que vous n'avez pas travaillé ?
- 4:53OuverteRéponse directe
Comment voulez-vous développer l'économie si l'argent s'enfuit à l'étranger ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Vous avez dû licencier 4 personnes l'an dernier. Comment envisagez-vous la situation des petites entreprises ?
- 8:58OuverteRéponse directe
Est-ce que vous connaissez le diplôme qu'il faut pour être moniteur d'auto-école ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:31Invité politiqueFait
« Alors d'abord je tiens à rappeler que moi je suis enseignante et que là je suis en congé électoral. »
- 10:22Invité politiqueFait
« Évidemment que je ne veux pas prendre votre emploi. »
Temps de parole
- Nathalie Arthaud51 %
- Présentateur17 %
- Auditeur8 %
- Auditeur 28 %
- Invité8 %
- ?4 %
- Auditeur 34 %
≈ 31,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Posez vos questions aux acteurs de l'actualité.
Appelez RTL Matin au 30 de 10.
Pour interroger directement Nathalie Arthaud, candidate à l'élection présidentielle, candidate de Loutes Ouvrières. Merci de revenir dans ce studio pour répondre aux auditeurs d'RTL. Nathalie Arthaud, avant cela, un coup d'œil à la question du jour sur RTL.fr. On demandait aux auditeurs d'RTL si vous aviez fait oublier Arlette Laguillet. Alors pour l'instant, puisque les auditeurs peuvent voter jusqu'à 18h ce soir, à 73%, on nous dit que non, vous n'avez pas fait oublier Arlette Laguillet. Ça vous ennuie
? Je
dis tant mieux, tant mieux, parce que ce n'était absolument pas mon objectif. Au contraire, c'est tant mieux. Eh bien, ils se rendent compte que oui, je ne m'aimais pas dans ceux d'Arlette Laguillet. Voilà, il y a une continuité que j'assume complètement.
Elle sera d'ailleurs présente dans un de vos spots de campagne, je crois, à la télévision.
Oui, et puis aussi au Zénith de Paris que j'animerai le 15 avril. Donc voyez, le 15 avril,
il
n'y a pas que Vincennes et la Concorde. Il y a aussi le meeting de Nathalie Arthaud au Zénith,
à
15h.
Voilà, le rendez-vous est lancé. On donne la parole maintenant aux auditeurs d'RTL. Je voudrais qu'on aille à Franconville-Lagarenne, c'est dans le Val d'Oise, retrouver Bernard, qui est libraire, je crois. Bonjour Bernard. Bonjour. Eh bien écoutez, adressez-vous directement à Nathalie Arthaud. Bonjour Madame Arthaud. Bonjour.
D
'abord, bon courage pour votre campagne.
Merci.
Malgré mon désaccord total avec vous.
Alors
voilà, Madame Arthaud, moi j'ai une question brève et un petit peu longue, mais enfin bon. Allez-y.
Voilà,
expliquez-moi comment vous faites pour interdire les licenciements en France. Exemple,
il
y a plus de 18 000 diffuseurs de presse libraires en France actuellement. Donc à peu près 15 000 emplois créés.
Notre
métier est dur et en difficulté.
Comment
pouvez-vous interdire les licenciements si cela devenait nécessaire
? 14
heures de travail par jour, 6 jours par semaine
pour
les créateurs de librairies.
L
'artisanat représente plusieurs milliers d'emplois. Comment peut-on encourager les jeunes qui veulent créer leur entreprise avec votre politique ?
Alors voilà, la
question c'est comment interdire les
licenciements dans les commerces et peut-être les petites entreprises. C'est ça Bernard, je suis obligé de condenser parce que vous l'imaginez, beaucoup de monde au 30 de 10. Vous voulez conclure quand même Bernard ?
Mais vraiment deux secondes. Madame Artaud, sincèrement, cela fait combien de temps que vous n'avez pas travaillé ? J'ajoute que je trouve inadmissible que des hommes gagnent 600 fois plus qu'un SMICAR. Personne ne le mérite. Mais je pense aussi que vous dites n'importe quoi car vous savez que vous n'avez aucune chance de vous retrouver au deuxième tour. Alors
allons-y Nathalie,
à
te
répondre.
Alors depuis combien de temps n'ai-je pas travaillé ? Alors d'abord je tiens à rappeler que moi je suis enseignante et que là je suis en congé électoral.
J
'ai droit à 20 jours de congé électoraux et que par ailleurs, après les vacances de Pâques, je retournerai travailler. Donc le travail, je connais, ça me fatigue aussi et j'y passe une bonne partie de ma vie comme tous les travailleurs. Ça c'est une première chose. Maintenant, vous me parlez des difficultés des libraires et des petits commerçants et artisans. Mais moi je les connais ces difficultés, je vois bien comment la société fonctionne et je fais partie de ceux qui justement dénoncent cette économie capitaliste où finalement les gros mangent les petits, où les gros imposent toutes leurs conditions, leurs dictates aux petits.
Vous savez, moi je sais qu'on nous parle de la liberté d'entreprise, mais cette liberté d'entreprise, elle est bafouée. Elle est bafouée du matin jusqu'au soir par les grands donneurs d'ordre, par les grosses entreprises. C'est eux qui décident de tout, qui fixent leur prix, qui fixent leurs conditions. Alors voilà, moi j'en suis consciente, j'en suis tout à fait consciente maintenant. Moi je ne vois pas pourquoi, à quel titre, les travailleurs devraient renoncer à leur revendication légitime, à leur revendication d'avoir un emploi qui leur permet de vivre, un salaire digne. Je
ne vois pas en
quoi. Ce que dit Bernard,
c
'est voilà, si je ne peux plus payer mon salarié s'il n'en a qu'un, qu'est-ce que...
Mais
ce qu'il faut conclure, ce qu'il faut conclure dans cette société, c'est qu'elle fonctionne effectivement sur la tête, que si dans l'économie, on ne trouve pas de quoi, et encore une fois, attention, moi je suis convaincu que les 1700 euros, ils peuvent être payés largement,
largement, net,
net, ils peuvent être payés largement, que ce soit par Auchan, que ce soit par Ikea, que ce soit par toutes les grandes usines, que ce soit par les banques, par La Poste, par la SNCF, là, bon. Mais admettons qu'il y ait, que ça pose des difficultés effectivement aux tout-petits, et bien moi je dis que là, on est confronté à un constat, c'est qu'on est dans une économie qui ne marche pas. À partir du moment où les entreprises ne peuvent pas proposer aux travailleurs un vrai salaire, il faut tirer la conclusion que voilà, il faut en changer, parce que ça ne peut pas coller.
Voilà, en tout cas, je vous souhaite une bonne journée dans le Val d'Oise, Bernard, et on va du côté de Pressac,
c
'est dans la Vienne, rejoindre Jean-Michel qui est agriculteur. Bonjour Jean-Michel.
Oui,
bonjour, bonjour Madame Arthaud. Bonjour. Vous semez l'inquiétude, parmi les gens qui ont de l'argent, vous et puis M. Mélenchon, à tel point que beaucoup d'entre eux souhaitent partir en Suisse ou en Belgique ou au Luxembourg,
comment
voulez-vous espérer développer l'argent
si
tout l'argent qu'ont ces gens-là s'enfuit à l'étranger ? Est-ce que vous voulez les arrêter avant la frontière et leur prendre ce qu'ils ont ? Est-ce que vous comptez aller les chercher une fois qu'ils repartent à l'étranger
pour
les récupérer eux et leur argent
? Ou
alors, est-ce que vous espérez pouvoir développer une économie viable pour tout le monde, y compris pour les salariés,
sans
argent, un peu à l'image de ce qui s'est fait en Union soviétique ou dans tous les pays qui ont largement démontré leur incapacité à
résoudre
les problèmes les plus humbles des gens ?
Allez-y, merci Jean-Michel. Moi,
je suis en effet pour aller chercher l'argent,
c
'est-à-dire les profits,
c
'est-à-dire le fruit du travail de chacun. C'est quand même pas normal qu'aujourd'hui, la grande majorité des travailleurs doivent se contenter de survivre, alors qu'effectivement, ils produisent pourtant des milliards de profits.
Ce que dit Jean-Michel,
c'est risque de fuite des capitaux.
Mais nous, nous disons que cet argent-là qui existe dans la société, il doit revenir aux travailleurs,
il
doit revenir à ceux qui font tourner toute la société et qui sont exploités. Voilà, il doit revenir en salaire, il doit revenir en retraite, il doit revenir en capacité de se soigner, d'éduquer ses enfants. Voilà, c'est inacceptable d'accepter que... Voilà, c'est inacceptable cette société où on voit effectivement qu'il
y a
un pôle, il y en a toujours plus, toujours plus. La France,
c
'est le paradis des millionnaires. Je ne pense pas que ce soit eux qui soient à plaindre. Voilà, on ne va pas pleurer sur tous ces gens-là. Moi, je crois qu'il faut contrôler l'argent qu'il y a dans les entreprises, qui est fait, les profits. Que les travailleurs sachent, sachent exactement combien leur travail rapporte aux entreprises et qu'ils rebondiquent leur dû
encore une fois. Entreprises,
grandes ou petites. Je vous remercie Jean-Michel. Je précise ça parce que Gérard est en ligne de Douai dans le Nord. Bonjour Gérard.
Bonjour.
Si vous avez un poste de radio à côté de vous,
il
serait judicieux de l'éteindre. Alors, Gérard, vous nous expliquez que pour maintenir votre commerce, vous avez dû licencier 4 personnes l'an dernier. C'est cela ?
Tout à fait. J'ai créé mon entreprise il
y
a 15 ans.
Oui.
Et j'ai dû supprimer 4 emplois. Je gagne 1000 euros par mois. Travaille entre 10 et 12 heures par jour. Question
pour Nathalie
Arthaud.
Je n'ai
pas
pris
de week-end depuis 15 ans.
Pardon ?
Pas
pris de week-end depuis 15 ans.
Pas de week-end depuis 15 ans.
Question pour Nathalie
Arthaud alors Gérard.
Oui.
Comment envisage-t-elle, comment peut-on voir aujourd'hui des entreprises comme moi ? Parce que moi j'ai 59 ans, donc trouver du boulot aujourd'hui, ça ne
va
pas gagner. Et comment on peut défendre les petites entreprises comme nous
?
Voilà, les petites entreprises.
Moi je crois que pour les petites entreprises, il y a effectivement un fléau. C'est le chômage. Parce que ces petites entreprises, ces petits artisans et ces petits commerçants, de quoi vivent-ils ? Eh bien, ils vivent de leur clientèle. Et qui est leur clientèle ? Eh
bien, c
'est quand même bien les salariés. C'est quand même bien les travailleurs. Et si les travailleurs n'ont plus d'argent, perdent tout leur pouvoir d'achat, effectivement, très vite, c'est la faillite pour tout un tas de petits artisans, de petits commerçants. Donc moi je dis que le fléau, c'est le chômage et il faut prendre le mal à la racine. Voilà. Et je sais que bien des petits commerçants et bien des petits artisans, eh bien finalement vivent comme les travailleurs en s'exploitant finalement eux-mêmes. Voilà. Ça, j'en suis bien convaincue. Mais je crois qu'il y
a
des intérêts communs, justement. Et l'intérêt commun, c'est de se dire, il faut arrêter cette hémorragie qui fait qu'il
y a
de plus en plus de misère dans la société parce qu'en réalité, tout le monde, tout le monde en subit les conséquences.
Voilà. Merci de votre question. Alors, Nathalie Artaud, comme quasiment tous les autres candidats, vous avez fait une proposition sur le permis de conduire, la gratuité. Alors, on va à Dôle retrouver Edith parce qu'Edith est monitrice d'auto-école. Bonjour Edith.
Oui, bonjour monsieur. Bonjour madame. Bonjour.
Alors,
j'aurais une petite question madame. Hier soir, je vous ai entendu dans un reportage. Vous parlez du permis de conduire gratuit et au lycée. Alors,
je
voulais déjà vous poser une question. Est-ce que vous connaissez le diplôme qu'il nous faut pour être moniteur d'auto-école ? Mais... Ah, connaissez-vous déjà le diplôme qu'on nous demande ? C'est la question que je vous pose. Savez-vous quelles études il nous faut pour être moniteur d'auto-école
?
Déjà. Non, je crois qu
'il
n
'y a
pas beaucoup de gens qui le savent, malheureusement.
Vous pouvez
nous le dire d
'ailleurs,
Edith. Alors,
il s'agit d'un BEP-CASER. Souvent, on se passe dans les GRETA en un an. D'accord ? Donc, on n'a pas du tout, du tout le statut d'enseignant. On est simplement des moniteurs. Maintenant, on nous appelle enseignants de la conduite, mais on n'a pas du tout le statut des enseignants.
Alors, quelle est la question ?
Parce que ça, c'était peut
-être une question piège, mais la vraie question, c'est laquelle, Edith ?
On fait quoi de nous, madame ? Parce que si vous le faites au lycée, qu'est-ce qu'on devient ? On va où ? Et on fait quoi ? D'un seul coup, les moniteurs d'auto-école,
on
se trouve où ? Eh bien, vous auriez intégré, intégré effectivement, aux missions de l'éducation nationale. Et là, oui, vous auriez pourquoi pas le titre d'enseignant. Voilà. Moi, je crois que l'éducation, c'est bien plus large que d'apprendre les mathématiques ou d'apprendre les sciences naturelles. L'éducation,
c
'est un ensemble. Et moi, je crois que ça devrait, oui, la conduite, l'apprentissage de la conduite. Mais comme, vous savez, les premiers secours, tout cela devrait être intégré à la scolarité et à l'éducation de tous. Voilà. Donc, bienvenue, au contraire, dans l'éducation nationale, Edith. Voilà, c'est ça que cela voudrait. Évidemment que je ne veux pas prendre votre emploi. Vous avez bien compris que moi,
j
'étais... Évidemment, la première mesure, c'est combattre le chômage. Non, c'est au contraire donner la possibilité, justement, à tous les jeunes. Et y compris aux jeunes des classes populaires, eh bien, de l'avoir, cette formation à la conduite et de pouvoir le décrocher, ce permis de conduire. Vous savez, moi, je suis enseignante à Aubervilliers, en ZEP. Eh bien, je peux vous dire que c'est un vrai problème parce qu'ils n'ont pas l'argent pour le passer, ce permis. Et pourtant, c'est incontournable.
Sous
-titrage
ST' 501
Nathalie Arthaud