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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 28 juin 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Macron : une démission est-elle possible ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 13 %Attaque 67 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 36 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteÉludée

    Emmanuel Macron sera-t-il obligé de démissionner avant la fin de son mandat ?

  • 2:48RelanceÉludée

    Pierre Mazot a-t-il raison ?

  • 6:05OuverteRéponse partielle

    Que penses-tu de la prophétie de Mazo ?

  • 8:29RelanceRéponse partielle

    Pourquoi il devrait être obligé de démissionner ?

  • 9:20OuverteRéponse partielle

    Quels sont les scénarios du possible ?

  • 12:21OuverteRéponse partielle

    Quel est le scénario qui lui serait le plus favorable ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:43InvitéFait
    « je suis de ceux qui pensent que le président de la République se doit de démissionner. »
  • 3:12InvitéFait
    « la réalité c'est que probablement le 7 juillet, Emmanuel Macron va se cogner à quelque chose qui est ingouvernable »
  • 4:00InvitéFait
    « je ne démissionnerai pas jusqu'au moment où les faits vous obligent à démissionner. »
  • 10:05InvitéFait
    « Une cohabitation, c'est le transfert de tous les pouvoirs au Premier ministre en France. »
  • 10:47InvitéFait
    « il y a une chose qu'il ne peut pas accepter, c'est évidemment l'humiliation. »
  • 21:55InvitéFait
    « je vais faire mon scénario, celui que je souhaite, qui est difficile parce que ça va être une bataille de chiffonnier. »
  • 30:01InvitéFait
    « Mélenchon, il est disqualifié pour 80% des Français. »
  • 30:30InvitéFait
    « Yael Brun-Pivet, je vous signale qu'elle a été remarquable, Yael Brun-Pivet. »
  • 30:35InvitéFait
    « moi, je ne mets pas un signe égal entre LFI et le RN. »
  • 31:06InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon, pour cet électorat, c'est un épouvantail. »
  • 31:43InvitéFait
    « Ce qui m'importe, ce n'est pas qu'on performe au premier tour. Ce qui m'importe, c'est le second tour. »
  • 33:25InvitéFait
    « le but, c'est regarder l'adversaire en face, c'est le Rassemblement National. »
  • 33:52InvitéFait
    « la résolution de cette instabilité pendant la NUPES, on ne l'avait pas. »
  • 35:15InvitéFait
    « Il faut gagner à gauche. »
  • 35:45InvitéFait
    « Mon sujet, c'est qu'il faut faire masse. Nous devons passer le maximum de députés du Front Populaire pour déjà endiguer le Rassemblement National et empêcher une majorité absolue. »
  • 38:53InvitéChiffre
    « en 2022, dans l'électorat Mélenchon, il y en a 10% qui sont des abstentionnistes. »
  • 39:58InvitéFait
    « Moi, je sais comment ils l'ont fabriqué, le programme. »
  • 40:05InvitéFait
    « Jean-Luc Mélenchon, il n'abandonne pas 120 circonscriptions au Parti Socialiste pour les beaux yeux du PS. »
  • 40:58InvitéChiffre
    « ce qui est vrai, c'est qu'il y a 177 élections à les gagner aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Invité47 %
  • Invité 236 %
  • Présentateur13 %
  • Invité 32 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Macron est en train de mourir, il faut l'achever. Cet homme ne comprend rien à la politique. Son intérêt fondamental c'est de fracturer le nouveau Front populaire. C'est ce qu'il a essayé de faire finalement avec la dissolution aussi. Il y a quelque chose qui est plus fort qu'Emmanuel Macron, c'est son égo.

0:21
Présentateur

Salut à toutes et à tous, vous êtes sur le média et vous nous regardez sur le canal 350 de la Freebox, sur notre site internet ou sur notre chaîne YouTube. Vous vous préparez à regarder une nouvelle édition de Sans langue de Gois, le débat hebdomadaire qui met Françoise de Gois, journaliste, chroniqueuse pour plusieurs médias, ancienne conseillère politique qui se considère comme rose vif, face à un contradicteur. Et comme souvent, elle est face à Paul Elec, analyste politique pour le média. Au sommaire, Emmanuel Macron sera-t-il obligé de démissionner avant la fin de son mandat ?

C'est en tout cas ce que pense Pierre Mazot, ancien président du Conseil constitutionnel, alors que l'hypothèse la plus probable à l'issue des législatives à venir est une assemblée nationale sans majorité où les macronistes seront affaiblis. Que penser de cette prophétie de Mazot ? On en débattra. Le nouveau Front populaire évalue-t-il bien la séquence politique pleine d'incertitudes qui s'est ouverte après la dissolution ? En tout cas, la bataille hégémonique entre socialistes et insoumis se poursuit sur fond de front au sein de la France insoumise.

Et alors que la possibilité d'une longue crise de régime en France ne peut pas être écartée, une autre gauche plurielle est-elle possible, est-elle souhaitable ? Salut Françoise, salut Paul.

1:29
Invité

Salut Théo, salut Paul. Ravie qu'on se retrouve dans ces circonstances.

1:33
Présentateur

Les rumeurs à propos de la volonté d'Emmanuel Macron d'effectuer un troisième mandat ont longtemps couru. Mais désormais, au sein du CERA et beaucoup se demandent s'il aura les moyens de finir son second mandat. Et certains vont jusqu'à considérer qu'il serait souhaitable qu'il démissionne. Parmi ceux-là, Pierre Mazot, une des rares figures tutélaires du gaullisme toujours en vie, qui s'est exprimé sur Radio-G.

1:56
Invité

Je ne dirais pas qu'on est dans une époque de fou, puisque c'est le président de la République lui-même qui l'a dit. Mais c'est vrai qu'il va, lui, se trouver dans une période particulièrement difficile.

Et pour sortir du chaos, pour éviter de drames encore plus complexes et plus graves, je cite ceux qui ont considéré qu'après une dissolution que je condamne, mais elle a eu lieu, je m'incline, mais on risque un gouvernement encore plus complexe que celui d'aujourd'hui, donc une situation encore plus difficile, et que pour arrêter ces difficultés graves pour notre pays, et par là même ses répercussions sur l'Europe, et voire même dans le monde, je suis de ceux qui pensent que le président de la République se doit de démissionner.

2:48
Présentateur

Alors Pierre Mazot a-t-il raison ? Il dit au fond la même chose que François Hollande en affirmant que le macronisme est mort, mais il va jusqu'au bout de sa logique. François Asse.

2:58
Invité

Oui, bien sûr, je pense que Pierre Mazot a raison, non pas parce que j'ai envie qu'il ait raison et parce que ça me convient, mais tout simplement parce que vous savez, Lacan, quand ses élèves lui demandaient qu'est-ce que c'est le réel, il répondait que le réel c'est quand on se cogne. Et la réalité c'est que probablement le 7 juillet, Emmanuel Macron va se cogner à quelque chose qui est ingouvernable, à une assemblée qui n'est pas gouvernable, qui ne peut pas être dissoute avant un an, et donc avec un tourment, pas simplement législatif, un tourment parlementaire, un tourment dans le pays général.

Je ne sais pas si vous avez vu dans quel enfer il nous a plongés, au nom d'une clarification qui n'interviendra jamais, tout est encore plus complexe, tout est encore plus déchirant, ai-je envie de dire. La seule chose que l'on voit, c'est qu'il y a une vague brune qui se dresse et il y a une digue, voilà, c'est ça l'histoire. Et là, je pense que chacun va être face à son choix, mais ça on en parlera tout à l'heure. Sur la question institutionnelle, sur la question constitutionnelle, vous pouvez raconter chaque jour, matin, midi et soir, je ne démissionnerai pas jusqu'au moment où les faits vous obligent à démissionner. Vos amis vous obligent à démissionner.

Comment voulez-vous qu'Emmanuel Macron, qui est très lié, et ça, c'est la réalité, qui est très lié à tout le milieu du business, à tout le milieu de finances, qui depuis 7 ans, si vous voulez, si tu veux, fait une politique pro-business totalement assumée, comment peut-il répandre de ce chaos qui est en train, en plus de ça, de créer des difficultés économiques et industrielles, à ces gens, et à un moment donné, il y a bien quelqu'un qui va mettre la pression à Emmanuel Macron, s'il n'est pas capable d'avoir la pression populaire, s'il n'est pas capable d'avoir la pression des élections, parce que cet homme ne comprend rien, en réalité, à la politique. C'est vraiment pas, c'est vraiment...

Depuis le début, nous le disons, mais ça fait ça, c'est un homo economicus. Emmanuel Macron ne parle qu'un langage économique, avec plus ou moins de bonheur, d'ailleurs. Mais tout ce qui est politique, il ne faut pas imaginer, là, vous voyez sa lettre au français, vous pensez qu'il est flambard, mais la réalité, pour moi, c'est que je pense qu'Emmanuel Macron est pris aussi du vertige, parce qu'il ne sait même pas où va atterrir son aventure. Donc, Pierre Nazo est dans la loi, la loi suprême, la Constitution, et dans l'esprit de la loi, à absolument raison. Et Emmanuel Macron, à un moment donné, devra se plier.

J'espère, je termine, Paul, parce que j'espère simplement que cette espèce de lettre folle aux Français, que nous avons tous et toutes découvertes hier soir, dans laquelle il se pose en président protecteur, dans laquelle il remet 20 balles dans la machine sur, en gros, ouh, les méchants d'extrême gauche face, ouh, méchants d'extrême droite, j'espère que dans son esprit, ça n'est pas pour fabriquer du vote Bardella, parce qu'il se dit qu'au fond, la chose la plus confortable pour lui serait d'avoir Jordan Bardella plutôt qu'une assemblée ingouvernable. Je ne lui fais pas ce procès d'intention.

J'espère que ni lui, ni les gens qui l'entourent, dont on connaît absolument le tropisme et la perversion, c'est conseillé. J'espère que ça n'est pas ça, l'idée derrière.

5:58
Présentateur

Alors, Paul, toi qui es un peu notre poulpe locale, que penses-tu de la prophétie de Mazo ?

6:05
Invité

En tout cas, effectivement, on a assisté depuis 2022 à un moment de purgatoire pour la Ve République. En fait, encore une fois, la Ve République n'est pas faite, elle a été construite contre le fait de ne pas avoir de majorité stable et qui permette, lorsque la couleur politique du président et de l'Assemblée sont alignées, d'avoir une chambre d'enregistrement. Je rappelle qu'on a oublié, mais le premier quinquennat, ça a été d'une violence sociale vraiment dynamique parce qu'il y avait une chambre d'enregistrement. C'était à l'époque où on parlait des députés plus immobiles, de ces votes à main levée. C'était une folie. C'était combien ? 400 députés ?

Je ne sais plus, mais on était vraiment dans la chambre d'enregistrement par excellence. Et le deuxième quinquennat, vraiment, quand je dis purgatoire, c'est qu'au début, ils ont dit non, on n'a pas perdu de législative. Et puis, au fur et à mesure, c'est que très tardivement qu'il a avoué que finalement, il avait peut-être besoin de la droite, loi immigration, et puis que finalement, peut-être qu'il n'y avait qu'une minorité. Et puis, en fait, ça a été la retenue de la catastrophe qui était largement annoncée.

Et je pense que la grande question qui va se poser politiquement et qui caractérise aujourd'hui les deux blocs véritablement en affrontement dont on va parler, le bloc de gauche qui est en train de se reconstituer avec toutes sortes de difficultés, mais derrière un bloc d'alliance des droites réactionnaires qui sont d'accord sur l'essentiel, xénophobie, autoritarisme et néolibéralisme. C'est vraiment le triptyque qui rassemble toutes les droites selon différentes nuances. Et devant cette confrontation, il y a une question qui est posée, c'est qui va achever la Ve République ? Est-ce que c'est la gauche dans le sens d'une transformation ?

L'appel à la Ve République fait l'unité de l'ensemble des parties de gauche, a priori, avec cette idée qu'il faut dépasser... Bien sûr, ça va se faire plaisir, on doit le reconnaître, même Ségolène Royal l'avait dans son programme en 2007. Et là, la question, c'est donc qu'est-ce qu'on fait pour instituellement dépasser une crise politique qui s'exprime comme des conflits d'intérêts réels, des conflits de groupes sociaux qui portent une autre vision de l'avenir, ou c'est l'extrême droite ?

Avec l'idée qu'ils pourront profiter non seulement de la façon dont la Macronie a transformé la Ve République à un stade supplémentaire d'arsenal institutionnel antidémocratique, et on sait que l'extrême droite, avec ça, ils le peuvent la faire basculer encore plus loin. Alors c'est vrai que la Ve République, contrairement à d'autres régimes...

8:27
Présentateur

Tout ça ne nous dit pas, Paul, pourquoi il démissionnerait ? Pourquoi il devrait être obligé de démissionner ?

8:31
Invité

Si c'est ça la confrontation politique, ça va ancrer le fait qu'il sera, nulle part, nulle part dans ce champ politique qu'il a lui-même créé. Encore une fois, quand il dissout, le problème pour ça, c'est qu'il se décentre lui-même du moment politique. Parce qu'encore une fois, pendant longtemps, avec une majorité technique, etc., il a essayé de faire semblant qu'il n'était déjà plus dans le centre. Il a été dans la négation du fait qu'il était déjà en partie hors-jeu. Et en se décentrant, il se met hors-jeu. Et donc du coup, la logique fait que, qu'est-ce que vous voulez faire avec une crise institutionnelle qui perdure ? Si, en plus, il n'y a pas de majorité.

S'il y a une majorité de gauche, ça va être une autre chose. S'il n'y a pas de majorité, mais qu'est-ce qui se passe ? On a 13 mois dans lesquels il n'y a pas de possibilité de gouverner.

9:13
Présentateur

13 mois dans lesquels, je dirais, il faut trouver un moyen de résoudre la séquence. Je voulais évoquer les scénarios du possible.

9:20
Invité

Non, mais tu as raison de poser cette question. Qu'est-ce qui le pousserait à démissionner ? Les événements et le blocage du pays. Tu comprends bien que, s'il y a une majorité relative, si Marine Le Pen et Bardella reviennent finalement sur les décisions en disant « on va quand même à Matignon », tu comprends bien qu'à la première motion de censure, le gouvernement tombe. Mais le problème, c'est que tu ne peux plus rien changer pendant un an. Tu comprends bien qu'il est juste intenable. Moi, je veux bien qu'Emmanuel Macron fasse fi de tout ce qui est à l'extérieur.

Tu penses bien que, concrètement, il est tout à fait intenable et inimaginable, si tu veux, que le chef de l'État reste en l'État. Il faut bien que les gens comprennent qu'est-ce que c'est une cohabitation. Une cohabitation, ce n'est pas simplement un remaniement. Une cohabitation, c'est le transfert de tous les pouvoirs au Premier ministre en France. Ça veut dire qu'Emmanuel Macron, qui nous vend « je suis le président protecteur », même François Mitterrand, qui était un prince florentin, qui avait une capacité de manœuvrer extraordinaire, on s'en souvient avec la signature des ordonnances, parce qu'il ne lui est resté que ça pour peser les ordonnances.

Il arrive à déjouer, à survivre et à rejaillir d'une cohabitation. Mais Emmanuel Macron n'a pas ce génie. Emmanuel Macron, en plus de ça, est dans une situation de souffrance générale. Est-ce que vous imaginez quand même, pour qu'on en arrive à ça, à ces scores-là du RN, est-ce que vous imaginez l'État psychique général et l'État financier, moral de ce pays ? Donc, la réalité, c'est qu'à un moment donné, Emmanuel Macron, vous savez, il y a une chose qu'il ne peut pas accepter, c'est évidemment l'humiliation. Il y a quelque chose qui est plus fort qu'Emmanuel Macron, c'est son égo.

Vous imaginez qu'un homme comme Emmanuel Macron, avec tout ce que nous savons de lui, et tout ce que nous y honorons encore, parce que je pense qu'il est à peu près...

11:00
Présentateur

Il ne fera pas de tapisserie, quoi.

11:01
Invité

Il ne peut pas. C'est constitutionnellement impossible dans sa nature. Moi, ma seule nuance, c'est que je dis qu'il a quand même aussi la capacité de jouer le pourrissement. Le pourrissement institutionnel ne lui fait pas peur, parce que l'augmentation de la tension, c'est limite une stratégie chez lui, y compris à le faire monter le RN. Il n'est pas candidat à sa position. Non, mais ce que je veux dire, c'est que j'imagine bien, par exemple, le fait de, face au fait accompli de l'Assemblée, d'abord, d'essayer, de nier, de trouver une voie de sortie. Il a quand même l'habitude de courir comme un poulet sans tête régulièrement dès qu'il y a une crise. Et puis, il y a les JO.

Donc, moi, j'imagine bien l'idée de jouer le pourrissement. Et par contre, là où je suis d'accord, c'est l'idée que quand on va arriver après les JO à la séquence, il faut un budget. Là, il sera face au mur. Et encore une fois, nous, à gauche, sans doute, il y aura une pression populaire pour le pousser dehors sans problème. Mais s'il est pris en sandwich entre cette pression populaire et de l'autre côté, également, effectivement, les milieux d'affaires, les milieux d'économie, qui ont besoin d'un budget, qui ont besoin d'un truc. Et puis, je rappelle que la Commission européenne, là, vient de mettre la pression supplémentaire sur quel doit être l'état du budget en France.

Donc, s'il est en sandwich entre sa population, la Commission européenne et les milieux d'affaires qui le soutiennent depuis le début pour dire

12:18
Présentateur

maintenant, ça suffit, je ne donne pas cher de sa peau. – Mais justement, quel est le scénario qui lui serait le plus favorable ?

12:28
Invité

– Alors, le scénario le plus favorable pour Emmanuel Macron, je ne pense pas qu'il s'imagine que le scénario Bardella-Matignon lui soit favorable, parce qu'encore une fois, moi, j'ai vécu ça, en tant que journaliste et après, en tant que conseillère. Il faut comprendre ce qu'est la cohabitation. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron, par exemple, il va être obligé de faire tous les déplacements européens, par exemple, avec le petit Bardella. Je vous le dis tout de suite, moi, j'ai ce souvenir de Jospin, de Chirac, agacé d'être obligé de traîner son Premier ministre et vice-versa. Ça allait très bien, c'était deux Républicains, Chirac et Jospin. Vous imaginez qu'Emmanuel Macron…

– Et deux darons, quand même. – Non, et darons. – Est-ce que t'imagines Emmanuel Macron arriver, si tu veux, dans toutes les négociations internationales avec Jordan Bardella à l'extrême-droite ? C'est d'ailleurs ce que disait dans la boutade en off' Olaf Scholz. Et Olaf Scholz, il va ramener l'extrême-droite à la table des négociations, mais pas n'importe laquelle.

13:21
Présentateur

– Donc ça, ce n'est pas son scénario rêvé.

13:23
Invité

– Je ne pense pas que c'est son scénario rêvé, mais il peut imaginer que c'est le plus confortable, en tout cas pour lui. Après tout, il y a une majorité, les budgets sont votés et roule ma poule. Mais le plus favorable pour lui serait une gauche, une majorité relative pour le RN, qui refuse d'aller à Matignon. Ceci dit, je les comprends. Le groupe derrière qui arrive, c'est bien sûr le nouveau Front populaire, avec une, comment dirais-je, un renaissance qui s'est effondré en dessous de 100, mais qui est à 80. Le scénario idéal, je le vois comme si j'y étais le 7 juillet, c'est, mesdames et messieurs, il n'y a pas de majorité.

Je demande, je demande au nouveau Front populaire et aux progressistes, ces espèces de mots-valises dans lesquelles on met tout, de trouver un accord pour me proposer un Premier ministre, puisque si on additionne Front Pop, si tu veux, et Renaissance et une partie de... Eh bien, parce que la question, c'est qu'on va gouverner projet de loi par projet de loi. Donc il faut un Premier ministre qui soit capable d'aller chercher une majorité à chaque fois dans cet attelage qui irait du Front populaire à la droite sociale type Aurélien Pradié. Tu vois ce que je veux dire ? Donc c'est ça que va jouer Macron.

14:31
Présentateur

De Poutou à Pradié.

14:32
Invité

Non, mais c'est ce que va jouer... Non, ouais, de Roussel plutôt à Pradié. C'est ce que va jouer Macron. C'est pour moi son scénario idéal. Je n'ai pas dit que c'est ce qui va arriver, mais le scénario idéal pour lui, c'est ça. Entendez-vous bien, proposez-moi un Premier ministre. Paul ? Absolument. Moi, je pense que son intérêt fondamental, c'est de fracturer le nouveau Front populaire, de profiter du fait que clairement, il y a à l'intérieur une instabilité qu'on avait déjà vue dans la NUPES entre une aile modérée et une aile entre guillemets plus radicale et qu'il a intérêt à fracturer ce bloc. C'est ce qu'il a essayé de faire finalement avec la dissolution aussi.

Il l'a dit dans la dissolution, la gauche du désordre au Parlement, etc. La France insoumise, on va les virer. Et on a réussi à s'entendre malheureusement pour lui. Exactement. On a vu que... Non, mais ça va durer. Regardez aussi ce que dit Édouard Philippe. Alors lui, c'est le mec dans la période qui m'a fait à la fois le plus rire et à la fois, je trouve le plus malin. Il a dit, écoutez, moi, je vais vous proposer une alliance du Parti Socialiste, je suis le Républicain, et donc je serai le Premier ministre. Donc je serai le Premier ministre. Ça ne sera pas comme la Macronie. Ça s'appelle la Macronie, en fait. Ça s'appelle la Macronie.

Mais c'est génial, ça, que le tour de magie est incroyable. C'est un jeu de bando. Elle est où, la balle ? Il la renvoie. Et puis c'est parti. C'est ce que dit toujours Mélenchon. On te sert le même plat, mais on a changé la salle. Mais ça, du coup, là, appuyer sur l'objectif de fracturer la gauche et d'aller chercher. Il y a des gens, on sait qu'ils n'auront pas besoin d'un très, très grand appel du pied pour pouvoir céder. Je suis désolé, mais je pense que c'est le cas de Raphaël Glucksmann. Je pense qu'il y a d'autres gens à gauche qui seront beaucoup plus solides. Mais il ne veut pas la partie, Raphaël Glucksmann. Il est député européen.

Les gens qui se sont appuyés sur lui pour pouvoir régler leur compte à gauche. Et je dis juste que c'est le plan, mais effectivement, si on fait les comptes, non seulement c'est la Macronie 2.0, et je veux dire, il y en a déjà eu trop de tentatives de faire ça. Il n'y a pas les comptes.

16:13
Présentateur

Les comptes ne sont pas bons. En gros, selon toi, un macronisme sans Macron, ce n'est pas possible puisque Macron est mort. Mais est-ce que, justement, Attal ou Philippe peuvent résister le macronisme ?

16:24
Invité

On verra comment vote un certain nombre de petits vieux comme il a interpellé dans sa vidéo. Je pense que la question, ce n'est pas Macron est mort, c'est Macron est en train de mourir, il faut l'achever. C'est plutôt ça. Paul, moi, je te mets en garde là-dessus. Oui, mais tu as raison, tu as raison. Là-dessus, je vous mets quand même en garde parce qu'il y a des choses, je sais bien qu'il est de bon ton d'être un peu pessimiste. Moi, je ne le suis absolument pas pour le nouveau Front populaire. D'abord, sur les divisions, on a réussi un miracle. Je suis désolé de vous le dire. C'est qu'on a fait mentir vraiment les diables.

Et je peux vous dire, pour avoir été proche des négociations, je peux vous dire que tout le monde, et ça, ça m'a vraiment touché, c'est-à-dire que malgré tout ce qui nous a séparés, notamment depuis le 7 octobre, tout le monde a pris la décision, ne serait-ce que du comportement autour des tables de négo. Ce n'était pas du tout ça. Alors, bien sûr, il y avait le score de Glucksmann qui a rééquilibré, mais ça n'est pas que ça. Les négociateurs avaient tous autour de la table le sentiment vraiment de Manuel Bompard, Marine Tondelier, en passant par Olivier Faure, Sébastien Vincini, Roussel. Ils avaient tous le sentiment que c'était quand même un moment historique.

Et ça a failli craquer, ça n'a pas craqué. Acte 1, c'est déjà bien. Une belle pierre dans le jardin. Ça, c'est le premier point. Après, le deuxième point, bien sûr que Paul a raison, le macronisme sans Macron n'existe pas. Donc, de toute façon, si je vais au bout de mon raisonnement, ils peuvent faire tout ce qu'ils veulent et s'agiter dans leur coin. Si on a Renaissance à 80, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise, et Front Pop dans sa globalité à 215, bien sûr que le Premier ministre est issu de Front Pop. Mais ça ne peut pas être un LFiste, ni modéré, ni light, ni pas light. C'est impossible, on ne peut pas envoyer ça comme signal au pays. Ça ne peut pas être...

Parce que ce serait terrible, ce n'est pas possible, on ne peut pas faire ça. Macron n'est pas fou non plus. Et puis, de toute façon, les groupes ne l'accepteront pas. Ça doit être...

18:10
Présentateur

De toute façon, c'est Macron qui va décider. Non, c'est pas Macron. Il y a beaucoup de gens à gauche. Beaucoup de gens disent ça.

18:15
Invité

Non, non, non. Macron ne décidera rien du tout. Dans la Constitution, c'est le groupe. Il demande, etc. On propose. Donc, Macron ne décidera ni d'envoyer Mélenchon, ni Ruffin. Évidemment, il n'est quand même pas... Ou alors que c'est Néron qui regarde de brûler Rome de délayer. Je vois bien, là, le fantasme qui montre à Faglussmann. Non, écoutez, c'est un très bon député européen, mais Bastin, on arrête. Ce n'est pas ça, le sujet. Donc, voilà. Soit c'est issu du groupe et vous avez des profils qui sont à mi-chemin entre...

Qui sont quand même capables de parler le langage clair, si vous voulez, et très cadré, très radical, je n'aime pas ce mot, parce que tout le monde a fait pipi dessus, mais en tout cas, de la France insoumise, capables aussi d'aller sur quelque chose d'acceptable. Moi, je vois bien les gens qu'on négocie. Vous prenez les négociateurs du programme et vous regardez dans chaque camp qui peut être Premier ministre. Ça, je pense que c'est la vraie chose. Moi, par exemple, je vois quelqu'un comme Boris Vallaud, par exemple, est tout à fait capable d'être à cet interstice-là.

En tout cas, la légende qui veut que le Premier ministre sera issu d'un groupe qui a fait 80 sièges, il faut arrêter avec ça, c'est no way.

19:22
Présentateur

Donc, ce sera la gauche. Ou l'extrême droite. Parce que, finalement, on peut se demander qu'est-ce qu'Emmanuel Macron est allé faire dans cette galère, parce qu'effectivement, il a pensé, enfin, j'espère qu'il a pensé au scénario existant. Et de fait, tout le monde a les yeux rivés sur 2027.

19:43
Invité

Oui, mais encore une fois, la politique, c'est regarder ce qui se passe maintenant, être capable d'y répondre. Et je pense que, justement, les moments où Emmanuel Macron sort cette dissolution, après, comme on l'a très bien vu dans la presse, des consultations de trois conseillers et qui sont pareils dans le même monde de déconnexion qu'Emmanuel Macron par rapport au pays, ça donne ce genre de résultat. Là, concrètement, ce n'était pas évident. Effectivement, c'est un exploit que la gauche se soit mis et que ce soit mis à l'heure de l'histoire. Mais enfin, ça veut dire, du coup, qu'Emmanuel Macron a fait harakiri. Il n'y a pas d'autres mots pour dire c'est quoi cette dissolution.

Je suis tellement persuadé que c'était impossible de se réconcilier. Et là, voilà, pardon. Non, non, mais du coup, la question, c'est, effectivement, peut-être que c'est le Rassemblement National. Cette idée de dire on n'ira pas si on n'a pas la majorité absolue. Ils ne peuvent pas ne pas dire ça. Parce que sinon, ça veut dire qu'ils sont déjà prêts à vendre pour pouvoir gouverner une partie de leur programme et ils l'ont déjà fait. Non, mais je ne dis pas qu'ils ne le feront pas, par contre. Je dis qu'ils le disent et que pour l'instant, ils le tiennent. Mais qu'à terme, on verra ce qui se passe. On verra. Moi, je crois que on va vraiment, là, on vit des moments historiques.

On vit, c'était la phrase de Lénine qui dit, il y a des décennies où il ne se passe rien et il y a des jours où il se passe des décennies. Bon, ben là, on est dans ça. Je suis des ministres pour la première fois que ça existe. Et du coup, ce que je veux dire, c'est que moi, je crois à la maturité d'une alliance des droites. Je pense que d'abord, s'ils n'ont pas la majorité absolue, ils essaieront de la chercher. Que d'abord, par la reconversion du personnel politique, il va y en avoir des mecs qui vont balancer dans le monde, dire, bon, peut-être qu'on fait une alliance avec eux. Écoutez les certains macronistes. Écoutez Carl Olive. Écoutez un certain de ces macronistes.

Eux, je ne suis pas sûr qu'ils vont tenir longtemps le truc de on ne gouvernera pas avec le RN. Et puis, si c'est que individuel au départ, à moyen terme, c'est tout à fait possible qu'ils en trouvent leur coalition pour pouvoir faire un budget d'austérité, pour pouvoir faire un budget social.

21:37
Présentateur

Vous allez maintenant vous avancer parce que c'est trop facile de spéculer.

21:42
Invité

C'est toi qui nous poses des questions spéculatives.

21:44
Présentateur

Je vous pose une question. Quel est votre scénario ? Votre scénario, le 8 juillet, c'est quoi ?

21:48
Invité

Alors, moi, j'y vais.

21:49
Présentateur

Avec des pourcentages. On peut dire 80 à 20.

21:52
Invité

Je ne vais pas faire des pourcentages. Je vais faire mon scénario, celui que je souhaite, qui est difficile parce que ça va être une bataille de chiffonnier. Je vous le dis tout de suite. De chaque instant, tout va compter. Tous les mots vont compter. Il n'y a aucun problème. Malgré la stratégie qui a été prise médiatique, vous avez tout le bloc Bolloré, bien sûr, qui veut faire élire Bardella. Et puis, vous avez tous les autres blocs en contre qui veulent pousser la Macronie. Et les deux ont en commun la haine vraiment du nouveau Front populaire. Donc, ça fait 10 jours que le nouveau Front populaire ramasse des tonnes de caca boudin. C'est horrible. C'est du vomi H24.

Malgré cela, vous vous rendez compte quand même que c'est ça le miracle. Et il faut faire confiance aux sondeurs. Et moi, je fais confiance à l'IFOP parce qu'ils donnent toujours les résultats à la décimale près. Donc, ils travaillent énormément. Ils ne se sont pas amusés à faire des projections dès le deuxième jour. Malgré cela, vous voyez, on est ce soir, on est à 21, on est à 29, quasiment à 30. Jamais le bloc de gauche n'a été aussi haut. En 2022, en sortie de dynamique, je fais un peu de sondage parce que ce n'est pas de la merde les sondages. Il faut vraiment les regarder. Malgré la dynamique qui était très forte de Jean-Luc Mélenchon, eh bien, le maximum de la NUPES c'était 26.

Nous sommes quasiment à 30. Vous vous rendez compte ? 30. Et voilà, le bloc... 35. 35, c'est-à-dire, attendez, Rassemblement national, 33 plus alliés. On est d'accord. OK. Donc, on en est là. D'accord ? 35. En gros, en siège, ça ferait entre 220 sièges pour le Front populaire. Donc, on en gagne quasiment 80. 80. Entre 50 et 75. Donc, ça, et en face, si vous voulez, 240 à 260. Ça n'est pas une majorité, 240. Dans mon scénario ? Dans mon scénar, pas de majorité absolue pour le RN, absolument pas, même assez loin.

23:37
Présentateur

Majorité absolue pour personne.

23:38
Invité

Ma majorité relative pour le Parti Socialiste et LFI, les Verts, et je les cite tous parce que, OK, Front populaire, ce n'est pas une espèce de truc. Non, c'est des formations de gauche qui ont une histoire et qui ont un savoir-faire. Tous ces gens, dans tous ces partis, il y a des gens qui ont gouverné. Et je suis désolé de le dire, au Rassemblement, absolument pas. Dans tous ces partis, vous prenez LFI, Mélenchon a gouverné, OK ? Vous prenez le Parti Socialiste, ils ont tous gouverné, OK ? Vous prenez les Verts, ils ont... L'idée d'une bande de pieds nickelés qui ne comprendraient rien, si vous voulez, au ressort de l'État, ça n'est pas vrai. D'accord ?

Donc, mon pari, c'est un Premier ministre qui soit à l'interstice entre LFI, voilà, qui serait issu des rangs du Front populaire.

24:24
Présentateur

La gauche plurielle, quoi.

24:25
Invité

Moi, je crois à fond, je pense que c'est absolument le retour.

24:28
Présentateur

Le XXe siècle.

24:30
Invité

Mais on s'en fout, regardez, Jospin, il est admirable, écoutez. Non, Théo, si vous voulez, on peut rendre moi... Moi, je suis du XXe siècle, tu es un vieux. Mais moi aussi, je suis une boumeuse. Excuse-moi de te le dire, est-ce que j'ai le droit de me réjouir quand j'écoute dimanche soir pendant une heure Lionel Jospin sur BFM qui est juste extraordinaire ? Il est extraordinaire sur LFI, il est extraordinaire sur ce qu'est le RN, il est extraordinaire et tu crois que ça, c'est ridicule ? Eh bien non. Ça, ça nous fait un bien fou, figure-toi. Parce que dans ce bordel général, les gens, ils ont besoin de figures tutélaires.

On en pense qu'on veut de Jospin, mais en tout cas, il rassure notre électorat, c'est évident. Paul, dans ton scénario, le scénario ne peut pas faire l'économie de deux blocs qui seront autour de 200 élus à gauche et à l'extrême droite qui vont dépecer la Macronie. Donc ça, c'est évident. Moi, pour l'instant, je veux... Avance-toi. Non, mais... Lui, à chaque fois, il est séné. Non, mais... Pour l'instant, je vois plutôt une petite avance pour le bloc d'extrême droite et allié... Mais pas absolu, on est d'accord.

Pour l'instant, non, mais pour une raison, c'est que si la gauche peut bénéficier effectivement d'une dynamique plus supérieure à 2022, c'est parce que la participation est censée augmenter largement, ce qui est un bon signe, c'est-à-dire qu'il y a un sursaut, il y a un certain nombre d'abstentionnistes et de gens de gauche qui, cette fois-ci, vont y aller et qui peuvent aider, le point négatif, c'est que de l'autre côté, il y a un certain nombre d'arbitrages qui vont être faits par les électeurs macronistes, OK ?

Et que quand on met le sort de la gauche en balance, quand il y aura le nouveau Front populaire face au Rassemblement National, pour l'instant, les macronistes sont sur tous les plateaux pour dire... Ce sont les fésers de roi au niveau de ce retour. Pour dire, il ne faut pas faire... Le barrage républicain, c'est contre les filles. Ça, c'est le discours irresponsable de Pris Kratevno et d'un certain nombre de macronistes que quand on dit personne n'attrape par la veste au passage sur les médias pour leur dire écoutez les cocos, c'est quand même grâce à ce que vous dites. Donc ça... Le 8 juillet. Ce qui veut dire que potentiellement... Mais t'arrêtes un peu, on dirait un inquisiteur.

ça veut dire qu'un certain nombre de circonscriptions vont être gagnées par le Rassemblement National, donc de creuser l'avance avec la gauche grâce au vote d'un certain nombre de macronistes. Et c'est pour ça que pour l'instant, je suis pessimiste, mais je crois effectivement au fait qu'il y a une dynamique de terrain folle. Pareil, en dehors des plateaux, je fais aussi des campagnes dans les circonscriptions où c'est pas le plus difficile.

On va voir, on regarde et la dynamique qu'il y a, c'est les gens sont responsables au-delà des partis, ce que les partis l'ont été quand ils ont signé l'accord du Front Populaire, mais les gens sont surtout focalisés sur le fait qu'ils savent très bien, notamment les classes populaires, c'est quoi le Rassemblement National, c'est quoi l'attaque concrète contre leurs droits et c'est quoi exactement le programme antisocial de Macron, voire pire, avec une police qui les tabassera encore plus s'ils viennent se pointer dans la rue pour le contester et donc les gens ont un sens des priorités.

Donc voilà, la question c'est qu'il faudra aussi, c'est la dernière variable que je mets dans le scénario, qu'à gauche, ça ne soit pas le moment d'essayer de tondre le voisin en disant oui, les extrémistes, parce que là, ce qui se passe, c'est que non seulement le nouveau Front Populaire prend des sauts de merde effectivement dans la tête sur les plateaux, mais particulièrement la France Insoumise avec un certain nombre de ses alliés qui commencent à essayer de le tondre en disant c'est le moment, ils sont faibles et je pense que c'est une erreur et qu'il faut faire très attention.

27:40
Présentateur

Pour le deuxième thème, je te donnerai la parole en premier, François, à gauche des chiquiers politiques, le réflexe de l'unité contre la menace de l'extrême droite a prévalu, ça c'est sûr, mais la bataille hégémonique qui était intense lors des européennes, elle demeure avec ces derniers jours une sorte de focus sur Jean-Luc Mélenchon prié de se taire, prié de se taire par François Hollande par exemple, qui est lui-même pourtant plus que jamais visible ou par Élui Plenel, le fondateur de Mediapart et par d'autres figures de la société civile et des partis disons sociodémocrates. Mélenchon aurait par exemple trop parlé sur le plateau de l'émission de services publics Célèbdo.

28:17
Invité

Ce que nous avons fait qui est historique, c'est un, nous avons déjoué le plan de M. Macron, deux, nous avons fait pour la deuxième fois dans l'histoire la proposition centrale qu'est la mienne des candidatures uniques au premier tour. Alors il y a des dissidents, il y a des gens pas contents, il y a ceci, il y a cela. Alors oui, on aurait préféré que tout le monde puisse être candidat de nouveau, vous savez, moi je peux supporter ça pendant des années, ce n'est pas un problème. Mais au moment où il faut trancher, il faut prendre une décision.

Et moi j'ai l'intention de gouverner ce pays, ce n'est pas le foutoir, ce n'est pas le bazar, ce n'est pas l'Assemblée Générale permanente, le pia-pia des gauchistes qui passent leur temps à s'engueuler entre...

28:55
Présentateur

Alors c'est le G, l'intention de gouverner ce pays qui a mis le feu aux poudres. Et moi je me suis dit qu'on faisait comme si la bataille de 2024 était déjà gagnée et qu'il fallait se battre pour les postes. Or, puisque je suis le pessimiste de la discussion, tout porte à croire que les choses seront plus compliquées que cela et que le vrai risque c'est d'avoir une crise de régime intense, inédite, en Ve République avec un pays ingouvernable. Alors du coup, la gauche se divise pour Matignon alors qu'il y a en réalité plus de chances qu'elle se retrouve dans la rue qu'à la tête du gouvernement.

29:26
Invité

Non mais Théo, alors moi j'entends ton pessimiste, alors je vais te dire que je n'ai pas envie. J'espère d'ailleurs que vous avez préparé et que vous avez budgétisé une présidentielle anticipée parce qu'il est tout à fait possible qu'on n'y passe pas. Non, on n'a pas budgétisé. Voilà. Non, non, je blague. Je ferme la parentage. Je voulais juste dire d'abord que oui, Mélenchon, il a déconné. C'est-à-dire que tu ne fais pas ça. On lui a demandé, tais-toi. C'est un repoussoir Mélenchon. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui l'adorent, il y a des fans. Mais qu'est-ce que c'est notre but ? Voilà. Je vais te dire pourquoi je te dis ça. OK ? Au-delà de Mélenchon, de ses qualités, de ses défauts.

Son meilleur débatteur, etc. Mais ce n'est pas le problème. Mélenchon, il est disqualifié pour 80% des Français. On a besoin dans, écoute bien, j'ai les comptes là, je les ai, dans 95 circonscriptions où il va y avoir des duels RN, le, comment dirais-je, Front Populaire. On a besoin que l'électorat, dont parlait Paul, justement, Renaissance et Centriste, ne suive pas les consignes pourries de l'État-major de Prisca-Tévenot. Je mets à part, d'ailleurs, Yael Brun-Pivet, je vous signale qu'elle a été remarquable, Yael Brun-Pivet. Malgré tout ce qu'elle a, peut avoir contre LFI, elle a dit, moi, je ne mets pas un signe égal entre LFI et le RN. Donc c'est fort. C'est un minimum syndical.

Non, non, mais c'est fort. De nos jours. Non, mais de nos jours, dans le concert général, si tu veux, des macronistes, tu entends, Yael Brun-Pivet, tu dis, ah ouais, quand même, Bruno Miliem aussi, du Modem, a dit la même chose. Le Modem, bon. Il a connu sa mère. Non, mais on s'en fout. Écoute, je te dis juste que dans ce moment-là, on a besoin impérativement, impérativement, je veux dire, de rassurer cet électorat. Jean-Luc Mélenchon, pour cet électorat, c'est un épouvantail. Je m'en fous, c'est pas contre lui. C'est la réalité des faits.

Les interventions multiples et variées de Jean-Luc Mélenchon et la bêtise aussi de François Hollande ou de Jérôme, mais plutôt de François Hollande, qui va lui dire, tais-toi, comme si on s'en... Ça fait 40 ans qu'ils se connaissent tous les deux. Il sait très bien, François Hollande, en disant à Jean-Luc Mélenchon de se taire que l'autre, il va parler encore plus. Et d'ailleurs, Hollande ferait la même chose dans l'autre sens. Donc ça, je veux dire, il ne faut pas brutaliser. Moi, je n'ai pas envie de brutaliser les uns et les autres. Je dis juste que ça peut entamer véritablement notre second tour. Moi, ce qui m'importe, ce n'est pas qu'on performe au premier tour.

Ce qui m'importe, c'est le second tour. Et le second tour, il y a Jean-Luc Mélenchon, c'est la personne de Jean-Luc Mélenchon et quelque chose qui, sur l'électorat qu'on va aller chercher pour... On peut le tourner dans tous les sens sur l'électorat qu'on va aller chercher pour soutenir les candidats Front Populaire. Eh bien, il est insupportable. Ce n'est même pas un urtiquant, c'est un horrifiant. Donc, il doit se taire. Ou parler moins fort. Non, mais encore une fois, ça dépend où. Je veux dire, il y a des endroits où les portes ne s'ouvrent qu'au nom de Jean-Luc Mélenchon. Il n'y a pas de risque et règle. Je viens de l'exprimer.

Il faut être au courant qu'un certain nombre de gens sont effectivement hérissés de ce genre de déclaration. L'intérêt qu'avait eu même la parole d'Olivier Fort, reprise par Jean-Luc Mélenchon en disant, ce n'est pas la période de décider ça et on verra une fois qu'il y a un groupe et une fois que l'adversaire, elle était très bien. Mais pourquoi il l'a brontu ? C'est lui qui l'a brontu seul. Mais non, ce n'est pas lui qui l'a brontu. Ça fait une semaine qu'on essaie de... Mais c'est lui qui l'a brontu. Non, mais sur le dos de Jean-Luc Mélenchon, on essaie de régler les comptes de la gauche parce qu'encore une fois, moi, je veux dire, regardons les faits.

Le programme, OK, du nouveau Front populaire qui est très bien par ailleurs, il est centré sur ce qu'a été le programme de la NUPES auparavant ou de la France Insoumise et c'est très bien parce que c'est ça dont on a besoin à gauche, un programme de rupture qui soit clair pour ne pas réveiller le fantôme du passé de la gauche qui a échoué. Et du coup, s'il y en a un qui devrait se faire discret, c'est quand même François Hollande et y compris Aurélien Rousseau qui est candidat sur le nouveau Front populaire.

Il y a plein de gens à gauche aujourd'hui qui sont extrêmement hérissés et à qui on demande d'être patient pendant qu'on voit effectivement les règlements de pompe pour essayer d'expliquer que le type qui a retapé à gauche les 15 dernières années, il faut lui faire la peau. Encore une fois, effectivement, le but, c'est regarder l'adversaire en face, c'est le Rassemblement National. C'est le second tour. Et le second tour, mais sauf que ce second tour, et c'est tout l'enjeu, il faut le gagner à gauche. Les victoires en disant non, mais il faut rassurer parce qu'on va tous gagner au centre, c'est les moments où ça amène des défaites. Mais on s'en fout, c'est pas vrai.

Quand la gauche gagne au centre, c'est qu'on va être face à une instabilité entre les deux et il faut que cette instabilité, elle trouve une résolution. Et la résolution de cette instabilité pendant la NUPES, on ne l'avait pas. C'était que les partis entre eux et là, on a une occasion. C'est qu'il y a des gardes-fous, ils s'appellent les syndicats, la société civile et un certain nombre d'associations qui ont dit nous on a investi le peuple de gauche, on a investi dans ce programme.

Et tant qu'on est sur le soutien du programme et qu'on n'est pas dans le soutien à des candidatures, quand on va dire contre, par exemple, je ne sais pas, il y a le candidat à Avignon qui a été proposé par la France Insoumise. Pendant une semaine, on a comporté le fait que ce n'était peut-être pas le bon candidat. Arrêtons ça. Arrêtons ça. Arrêtons de critiquer les candidatures des uns et des autres. Et encore une fois, on peut dire ce qu'on veut sur Mélenchon, etc. Le mec, quand il dit je ne dirai rien de négatif sur François Hollande, ce n'est pas des couloves qu'il avale. C'est un piton, ok ? Et il a vraiment... Mais il viseur ça ! Mais il viseur ça ! Il se déteste tous les deux.

Donc du coup, la question c'est placer le nouveau Front Populaire... Ça faisait qu'un jour qu'il était président. Arrêtez vos commis. Non, non, mais arrêtez. La question c'est placer le nouveau Front Populaire sous le patronage de la gauche réelle, la gauche qui se mobilise dans ce pays, la gauche des syndicats, la gauche qui se mobilise dans les associations, dans tout ça. Et c'est ça le cœur et c'est le camp social qui est de gagner à les alliants de sa confiance. Moi, j'aime ce que tu dis parce que c'est un raisonnement d'intellectuel et de terrain aussi. Je ne nie pas ton terrain mais on fait de la politique, Paul.

Donc je t'explique juste que puisqu'on fait de la politique et tu en fais comme moi, la politique c'est de gagner. Là, tu es en train de m'expliquer qu'il faut gagner de façon chimiquement pure dans des circonscriptions. Il faut gagner à gauche. Non, je n'en ai rien à fiche. Moi, dans la circonscription par exemple de Charente-Maritime où tu vas avoir... Je connais parfaitement la sociologie de ces endroits-là où tu vas avoir un Front Populaire face au Front National, je peux te dire que Jean-Luc Mélenchon, il n'y a pas la clé avec Jean-Luc Mélenchon. Il ne faut pas Jean-Luc Mélenchon.

Et je m'en fous complètement que ça soit chimiquement pur et que le candidat du Front Populaire soit élu par des gens de droite. Je m'en tape. Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est qu'il faut faire masse. Nous devons passer le maximum de députés du Front Populaire pour déjà endiguer le Rassemblement National et empêcher une majorité absolue. Tout le reste, on s'en fout. Et on se donne les moyens de le faire. Et je te dis que dans les seconds tours, si Jean-Luc Mélenchon est le seul qui ouvre les clés dans un certain nombre d'endroits, c'est des endroits où il n'y a pas de risque Rassemblement National. Je les ai tout les circo. Ce n'est pas la peine de... On ne va pas se chanter la messe.

Nous avons besoin de faire de la masse. OK ? Et donnons-nous les moyens de ne pas faire fuir personne.

36:21
Présentateur

Voilà. Hollande se tait, Mélenchon se tait, on arrive vers la fin de ce débat parce qu'on ne va pas débattre des heures là-dessus non plus. Mon petit point, c'est que même dans les zones, disons, difficiles, il y a des réserves d'abstentionnisme. Et quand on vous écoute tous les deux, on se dit finalement que le nouveau Front Populaire gagnerait à être protéiforme et ambiguë. C'est-à-dire, François Mitterrand, je pense qu'il disait qu'on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens. Non, c'est le cardinal de Retz, en fait. C'est la question, toujours. Mais pourquoi, au fond, ne pas, justement, avoir un discours protéiforme et laisser chacun amener dans la caisse commune ? Mais alors,

36:56
Invité

je vais répondre à ça parce que je trouve que c'est plutôt bien fait parce qu'on parle de Jean-Luc Mélenchon hormis ses qualités de débatteurs. Mettons de côté Jean-Luc Mélenchon, François Hollande et leur guerre masculiniste en plus de ça qui nous saoule depuis 25 ans. Je mets ça à part. On est d'accord. Franchement, ils se sont super bien entendus. Regardez les roulements. Ce soir, Manuel Bompard face à Gabriel Attal et Jordan Bardella sur TF1, OK ? Vous avez Marine Tondelier sur BFM face à deux membres de la majorité. Ensuite, vous avez Yann Brossat et ensuite, vous terminez avec Olivier Faure, Jordan Bardella et Gabriel Attal sur France 2. Ils se sont super bien organisés. Ils ont...

C'est Jean-Luc Mélenchon qui bordélise tout. Je suis désolé de vous le dire. Est-ce qu'il a besoin de faire l'événement sur France 2 alors que Manuel Bompard fait TF1 ? Non. Ils se sont entendus. Comprenez ce que je veux dire ? Il y a aussi quelque chose qui est de l'ordre de la castration, c'est-à-dire qu'on est là, on existe, laissez respirer la jeune génération. Manuel Bompard, c'est la première fois de son existence qu'il va se livrer à un débat comme ça, OK ? Olivier Faure, c'est pareil. Qu'est-ce qu'on dit ? Ah oui, de toute façon, ils sont nuls, à côté des aînés. Non, c'est à eux de prendre le relais. Et moi, je trouve que le Front populaire, ils se sont super bien organisés.

Ils ont été très équitables dans la répartition des débats de la dernière semaine dont nous savons que c'est le momentum pour embarquer la décision de 10 ou 15% des hésitants. Et vous avez qui ? Poum ! Les gros éléphants parce que Mélenchon, c'est un éléphant encore, malgré tout ce que vous pouvez en penser. Éléphant du Parti Socialiste. C'est un éléphant, c'est un sénateur du Parti Socialiste qui raboule, François Hollande qui raboule, Raphaël Guzman qui met son grain de sec. Mais quand c'est Jospin, ça ne te dérange pas ? Non, parce qu'il ne joue rien, Jospin. Mais il ne joue rien, Lionel Jospin. Si, il vient jouer le vieux sage pour dire ça, j'accepte, ça, j'accepte.

Mais non, mais il a été très bon. Enfin, je veux dire, il a été vachement bien sur le Front populaire. Je vais répondre à ce que tu dis. Je pense absolument que la question de l'ambiguïté était importante. Parce que pareil, tu dis qu'il y a des abstentionnistes. Effectivement. Moi, ce que je remarque, c'est qu'en 2022, dans l'électorat Mélenchon, il y en a 10% qui sont des abstentionnistes. 10% de son électorat. C'est-à-dire qu'il est le plus grand contributeur au recul de l'abstention parce qu'également, dans les abstentionnistes, il ne faut pas se voiler la face.

Les gens qui sont abstentionnistes, il y a des gens qui ont besoin d'un autre niveau de proposition et une proposition de rupture pour que ça change de d'habitude et pour qu'il se dise justement je retourne voter parce qu'il faut que ça compte. Là, on a deux motifs pour pouvoir sortir de l'abstention. On a non seulement le sursaut, mais l'idée que la gauche, effectivement, elle peut gagner, elle peut... Parce qu'elle est vue à un niveau et à une dynamique qu'elle n'a pas pu avoir dans le cadre d'une tripartition de la vie politique. Donc, c'est pour ça que, oui, effectivement, ce n'est pas la question de Jean-Luc Péleur-Chon.

Je pense que d'ailleurs, en plus, Premier ministre ou pas, je ne voudrais pas être Premier ministre dans cette galère. Ce n'est pas ça qui change. La question, c'est quelle est la gauche et quel est le point d'équilibre ? Et son centre de gravité, c'est le programme actuel. Et son centre de gravité, c'est un centre de gravité où, si on regarde l'accord électorale, il est aussi très favorable à la France Insoumise parce que, contrairement à ce qu'on croit, ce n'est pas que dans quelques circonscriptions, mais que c'est important pour mobiliser cette électorale socialiste dont tu parles. Ce n'est pas la peine de dire que c'est favorable à la France Insoumise.

Moi, je sais comment ils l'ont fabriqué, le programme. C'est remarquable ce qu'ils en ont fait. Je parle de l'accord des circonscriptions. L'accord des circonscriptions, il est très bon, Mélenchon. Tu penses bien que Jean-Luc Mélenchon, il n'abandonne pas 120 circonscriptions au Parti Socialiste pour les beaux yeux du PS. C'est uniquement qu'il ne comprend que le rapport de Sof. C'est pour ça que c'est ça le centre de gravité ? On ne va pas laisser

40:18
Présentateur

ce débat se terminer dans la boutique des circonscriptions. La France, regarde.

40:25
Invité

Mais la France, c'est la boutique des circonscriptions. Moi, je veux bien... Tu sais, Mitterrand, c'est un modèle pour moi. Mitterrand, c'était vraiment les idées exceptionnelles, la puissance, mais c'était le type qui était capable de savoir dans la 26A qui était le conseiller personnel, etc. Il n'a jamais lâché ce que tu appelles, toi, le tripatouillage. Pourquoi ? Parce que c'est la vie politique, les circonscriptions. Donc, ce n'est pas la peine de faire caca-boudin. Il y a les idées d'un côté et les circonscriptions de l'autre. Sans circonscriptions, pas de démocratie.

40:54
Présentateur

Voilà. 30 secondes à la fin pour Paul.

40:57
Invité

Non, mais en tout cas, ce qui est vrai, c'est qu'il y a 177 élections à les gagner aujourd'hui. 577, oui. Et qu'il faut qu'elles soient gagnées à gauche. Donc, la question, c'est être efficace partout et que tout le monde vise l'objectif. Encore une fois, il n'y a qu'un seul ennemi, c'est l'extrême droite. Même s'il y a beaucoup d'adversaires, de différentes factions, etc. La question, c'est maintenant, d'abord, on met au tapis le rêve de Jordan Bardella, pardon, Premier ministre. Et ensuite, on discute.

41:28
Présentateur

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