Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 27 novembre 2013 7 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationImmigration & asileEurope & international

Marine Le Pen sur les terres des bonnets rouges

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Locuteur 1Fait
    « La Bretagne subit le marasme européen de plein fouet. »
  • 0:53Locuteur 1Fait
    « Ce sont les salariés européens mis en concurrence dans des conditions scandaleuses. »
  • 1:05Locuteur 1Fait
    « C'est le détachement de centaines de milliers de travailleurs des pays d'Europe centrale employés au détriment des Français à des salaires de misère. »
  • 1:26Locuteur 1Fait
    « Le dumping allemand sur le port s'est mis en place il y a plus de cinq ans. »
  • 1:44Locuteur 1Chiffre
    « Les 15 millions de restitutions arrachées tardivement à la Commission européenne sont un ballon d'oxygène provisoire. »
  • 2:07Locuteur 1Fait
    « La fumerie de saumon Marine Harvest, délocalisée en Pologne. »
  • 2:10Locuteur 1Fait
    « La conserverie de légumes Boutenicolas, sacrifiée face à la concurrence toujours plus rude de l'Est et du Sud. »
  • 5:17Locuteur 1Promesse
    « Une France souveraine et débarrassée des chaînes de l'Europe de Bruxelles. »
  • 5:54Locuteur 1Promesse
    « Nous devons arracher notre souveraineté à Bruxelles afin d'instaurer un protectionnisme raisonnable. »
  • 5:59Locuteur 1Promesse
    « Permettre à l'État stratège d'orchestrer la réindustrialisation de notre pays. »
  • 6:05Locuteur 1Promesse
    « Mettre en place une politique agricole nationale à même de relancer l'intégralité de nos filières. »
  • 6:10Locuteur 1Fait
    « Le chômage, l'immigration, l'insécurité, voilà les trois enfants de l'Union européenne et de l'UMPS. »

Temps de parole

  • Locuteur 187 %
  • Locuteur 213 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur 1

Je suis un petit peu bretonne, comme mon nom l'indique. Le Pen, ça veut dire le chef en breton. J'ai quelques liens, il faut bien le dire, avec ce territoire auquel je suis particulièrement attachée et dont les souffrances résonnent en moi peut-être plus encore que les autres. La Bretagne subit le marasme européen de plein fouet. Quand je viens en Bretagne, quand j'ai l'occasion comme aujourd'hui de discuter avec ses habitants, je peux m'empêcher de me faire cette réflexion. La crise économique est ici d'autant plus cruelle qu'elle s'accompagne d'une crise de confiance sans précédent.

Un mythe vient de voler en éclats et c'est celui que les responsables PS et UMP n'ont eu de cesse de forger ces trois dernières décennies. Vous êtes courageux, disait-il, vous êtes audacieux et entreprenant. Pour vous, l'Union européenne et la mondialisation sont des opportunités que vous devez saisir. La réalité est pourtant tout autre. Ce sont les salariés européens mis en concurrence dans des conditions scandaleuses. des revenus de travail que les technocrates et les financiers écrasent partout au nom d'une compétitivité qui ressemble de plus en plus à un marchou-crève.

C'est le détachement de centaines de milliers de travailleurs des pays d'Europe centrale employés au détriment des Français à des salaires de misère. C'est la liquidation par le vide des territoires les plus fragiles et plus particulièrement des territoires ruraux. Le PS, pas plus que l'UMP avant lui, n'a voulu tenir compte des signaux inquiétants qui se sont multipliés ces dernières années. Le dumping allemand sur le port s'est mis en place il y a plus de cinq ans. Les menaces de la Commission européenne sur les restitutions concernant les poulets sont connues de longue date.

C'est pour se réjouir de l'annonce la semaine dernière de la sortie du redressement judiciaire de Doubs et du maintien de l'activité de Tlisabco. La crise des volaillers n'est pas terminée. Les 15 millions de restitutions arrachées tardivement à la Commission européenne sont un ballon d'oxygène provisoire puisqu'elles ne sont pas destinées à être maintenues. Par ailleurs, la concurrence des pays de l'Est et du Sud, qui profite légalement ou illégalement, selon les cas, d'une main-d'œuvre à faible coût dans l'agriculture et l'agroalimentaire, continuera de détruire des emplois en France sans qu'aucun des dirigeants PS ou UMP n'y trouve à redire.

La fumerie de saumon Marine Harvest, délocalisée en Pologne. La conserverie de légumes Boutenicolas, sacrifiée face à la concurrence toujours plus rude de l'Est et du Sud. Et on en vient, comme nous l'a donné tout à l'heure un salarié de GAD, à adresser des questionnaires de mobilité relatifs au reclassement à l'étranger. Vous pouvez le lire haut et sans somme. Un travers de chez 4. Voilà ce qu'on nous a donné. Voilà ! Accepteriez-vous un reclassement à l'étranger ? Oui, non ? Si oui, dans quel pays par monsieur le groupe est implanté ? Roumanie, Espagne, Hongrie, Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Autriche.

2:43
Locuteur 2

Roumanie, 2,80 de l'heure. Hongrie, 3,20 de l'heure. C'est bien ça.

2:47
Locuteur 1

Et Jocelyne embauche des Roumains et des Polonais à la place des Français. C'est incroyable ça. Ça, il ferait aimer de parler que ça. Ne veulent pas du Front National. Croyeurs, ne veulent pas du Front National. C'est une caricature, vous pouvez me le prendre en photo ? Vous croyez que ça n'existait plus, mais comme ça ? La classe ! Est-ce que ça ne me fait pas sortir de l'espèce humaine, ce type de déclaration ? Je suis très contente que vous soyez là pour nous soutenir. Merci beaucoup, madame.

3:23
Locuteur 2

Bonjour, je suis en tâche-roue, madame. Oui, je suis en tâche-roue, madame. J'ai formé des Roumains qui sont payés 500 euros par mois. Et nous, à la tâche, on a une partie fixe et une partie variable. À partir du moment où c'est qu'on coûte trop cher au désossage, on était obligé de former ces gens-là. Et une fois qu'on les a bien formés, on a été renvoyés. Est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est normal, madame Le Pen ? C'est incroyable.

3:48
Locuteur 1

C'est le dumping social organisé, c'est tout. On est en train de remplacer les salariés français par des salariés à bas coût. Exactement. Et qu'en plus, on vous demande de former, ce qui est quand même d'un cynisme assez inouï, il faut bien dire. Exactement. C'est absolument un fact.

4:01
Locuteur 2

Vous, ils sont payés 500 euros par mois avec des logements de fonction ? Que voulez-vous faire ? Nous, on coûte 2 000 euros par mois ? TVA en plus, on coûte 2 000 euros ?

4:09
Locuteur 1

Ah non, mais ça, de toute façon. Et puis, si un jour, eux, ils sont trop chers, ils vont chercher, tu veux Bangladesh ? Exactement.

4:15
Locuteur 2

Et en plus de ça, maintenant, on fait quoi ? On veut délocaliser en Roumanie. Maintenant qu'on les a bien formés, c'est facile. C'est scandaleux. C'est facile, quoi.

4:21
Locuteur 1

C'est scandaleux. Est-ce que vous croyez très honnêtement que tout ça, ça peut durer longtemps, comme ça ? Non, non. C'est inouï. Je veux dire, est-ce qu'on rompt, oui ou non, avec ce système ? Est-ce qu'on tourne le dos à ce modèle économique, qui est un modèle économique, qui fait un carnage, quoi. Qui va faire un carnage. Et encore, ce que je disais tout à l'heure, c'est que quand on va, avec l'accord de libre-échange Canada, avec l'accord de libre-échange des États-Unis, etc. Là, ils vont nous ratiboiser.

4:44
Locuteur 2

Parce que là, il y a des puissances de coût de production.

4:46
Locuteur 1

Là, il y a des capacités, je peux vous dire, d'échelle qui sont autrement plus graves.

4:52
Locuteur 2

En tout cas, moi, je n'ai pas peur de dire, en 2012, vous avez déjà compté sur moi. En 2017, vous vous comptez sur moi.

4:56
Locuteur 1

Eh bien, merci beaucoup. Et bien, moi aussi, vous pouvez compter sur moi, figurez-vous. Merci. Voilà. Et bravo. Je ne veux pas me résigner, comme tant d'autres fatalismes du carnage annoncé. Je porte une autre vision de la France. Une France souveraine et débarrassée des chaînes de l'Europe de Bruxelles. Une France libre de ses choix et de ses frontières. Une France qui compte sur le talent de tous ses citoyens et pas des seuls technocrates ou financiers. Une France dans laquelle agriculteurs, ouvriers, artisans, cadres, patrons de PME ont toutes leurs places. Ce combat est avant tout un combat pour la liberté.

Quelle liberté vous reste-t-il, en effet, quand on sacrifie votre emploi, quand on lamine les revenus de votre famille, quand on prive d'avenir vos enfants, quand on ruine la région où vous vivez ? Pas de fatalisme chez moi, mais la volonté de retrouver une ambition nationale pour notre agriculture et notre industrie. Pour cela, il faut rompre avec les pseudo-plans d'urgence, le bricolage fiscal et les débats bidons.

Nous devons arracher notre souveraineté à Bruxelles afin d'instaurer un protectionnisme raisonnable, afin aussi de permettre à l'État stratège d'orchestrer la réindustrialisation de notre pays et de mettre en place une politique agricole nationale, à même de relancer l'intégralité de nos filières. Le chômage, l'immigration, l'insécurité, voilà les trois enfants de l'Union européenne et de l'UMPS. Je pense que ça participe d'une prise de conscience qui peut probablement pousser les Bretons à venir chercher les bonnes solutions dans l'escarcelle du Front National et du Rassemblement Bleu Marine.