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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 17 février 2025 17 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Franck Allisio : "Bruno Retailleau fait partie de cette droite hypocrite !" (Europe 1)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 75 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce Vendéen qui veut faire DLR un parti populaire, patriote, est-ce que ça vous inquiète au Rassemblement National ?

  • 0:42ComplaisanteÉludée

    Il a dit qu'il était prêt à travailler avec tout le monde, dans une interview aux Parisiens.

  • 3:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez vraiment que Bruno Retailleau peut réussir son pari ?

  • 3:47OuverteRéponse directe

    Entre Laurent Wauquiez et lui, vous dites quoi ?

  • 8:32OuverteRéponse directe

    Que se passe-t-il à Grenoble et ailleurs ? Ce narcotrafic qui explose en France.

  • 13:12OuverteRéponse directe

    Les mineurs qui sont souvent utilisés par ces narcotrafiquants, d'accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueFait
    « On a eu deux propositions de loi, l'une sur l'expulsion immédiate des délinquants et des criminels étrangers, la deuxième sur le retour des peines planchées. »
  • 2:36Invité politiqueChiffre
    « Ça aurait fait juste économiser 600 à 700 millions d'euros aux Français. »
  • 5:00Invité politiqueChiffre
    « Il prendra la tête d'un parti qui aujourd'hui pèse 8%. »
  • 10:19Invité politiqueFait
    « La première d'entre elles, c'était un état d'urgence. Décréter un état d'urgence dans tous les quartiers qui sont submergés par le narcotrafic. »
  • 13:22PrésentateurChiffre
    « 81% des Français sont favorables à la suspension de l'excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves. »
  • 13:27PrésentateurChiffre
    « 82% sont favorables à des peines de prison courtes pour les mineurs dès le premier délit. »

Temps de parole

  • Franck Allisio72 %
  • Présentateur22 %
  • Invité4 %
  • Invité 22 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Franck Alizio, merci d'être avec nous dans ce studio député RN des Bouches-du-Rhône, on voulait vous entendre évidemment sur beaucoup de sujets, j'en ai listé quelques-uns avant la pause.

D'abord peut-être sur la candidature de Bruno Retailleau à la tête des LR, tout ça va être discuté à partir de demain, Laurent Wauquiez s'est exprimé ce soir également, il a rappelé que les Français, petite pique à Bruno Retailleau, avaient besoin d'un ministre de l'Intérieur à 100%, voilà, ça c'est la première chose qu'il a dit, mais juste une question peut-être sur le profil de Bruno Retailleau, est-ce que ce Vendéen qui veut faire DLR un parti populaire, patriote, est-ce que ça vous inquiète au Rassemblement National ?

0:38
Franck Allisio

Non, non, pour le coup, et j'ai beaucoup moins d'expérience que Marie...

0:42
Présentateur

Il a dit qu'il était prêt à travailler avec tout le monde, dans une interview aux Parisiens.

0:46
Franck Allisio

Oui, travailler avec tout le monde pour l'instant, il ne l'a pas prouvé, je vous rappelle qu'il y a quelques semaines nous avions eu ce qu'on appelle une niche parlementaire, c'est-à-dire que l'Assemblée nationale, pendant une journée, à l'Assemblée, pouvait faire voter des propositions de loi en les présentant, en les défendant, et au final, les députés les votaient ou non. On a eu deux propositions de loi, l'une sur l'expulsion immédiate des délinquants et des criminels étrangers, la deuxième sur le retour des peines planchées.

Dans les deux cas, à un moment donné, c'était en décembre, dans les deux cas, dans la procédure législative, à un moment donné, on demande l'avis du ministre de l'Intérieur, puisque ça a touché leur domaine, et il a appelé à voter non. Voilà, c'est clair, c'est net et c'est précis. Donc, ça ne nous inquiète pas du tout, Marine Le Pen, à l'expérience des vieilles trouves, je pense que les effets machin bidule, on lui fait depuis une vingtaine d'années, ça ne marche pas, ça n'a marché qu'une seule fois, et les Français sont vaccinés. Ça s'est appelé Nicolas Sarkozy, j'ai voté pour lui en 2007, j'ai été militant à l'UMP, donc je suis vacciné aussi.

1:49
Présentateur

Non, il pourrait avoir un parcours similaire à celui de Nicolas Sarkozy, la présidente ZLR, ministre de l'Intérieur, la présidente ZLR, et puis l'Élysée.

1:56
Franck Allisio

Il brigue, mais déjà on est vacciné, on n'est pas obligé, l'histoire cocu mais content, ce n'est pas ma devise, ce n'est pas la devise des Français.

2:02
Présentateur

Mais Bruno Rottagno, ce n'est pas Nicolas Sarkozy.

2:04
Franck Allisio

Mais oui, justement, Nicolas Sarkozy en moins bien, puisque la première fois, ça n'a pas marché. Qu'est-ce qu'il fait depuis qu'il est ministre ? Il parle, il parle, il parle, il est en campagne, au moins il est définitivement en campagne, puisqu'il est en campagne pour être président de DLR, j'allais dire l'UMP. Et qu'est-ce qu'il fait ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il nous avait promis la transformation de l'AME, on l'aurait suivi, on aurait voté, on aurait été avec lui. La transformation de l'AME en AME, c'est-à-dire l'aide médicale d'État, en aide médicale d'urgence.

Ça aurait fait juste économiser 600 à 700 millions d'euros aux Français, et ça aurait coupé une des pompes aspirantes de l'immigration clandestine. Il ne l'a pas fait. Non, il ne faut pas du temps, je veux dire, la France n'a pas besoin de temps, il faut agir tout de suite. Il faut agir tout de suite. Lorsqu'il a été reconduit en tant que ministre de l'Intérieur, il fallait poser des conditions, il a posé zéro condition. C'est l'une des rares fois où M. Wauquiez avait raison de dire il n'a pas posé de condition, on aurait dû se retirer. C'était quoi les conditions ? C'était un référendum sur l'immigration, il s'est assis dessus. Pourquoi il n'a pas exigé un référendum sur l'immigration ?

Au point de vue qu'on compte au parti de rester dans un gouvernement macroniste. Non, il est resté sans conditions. Donc, il sera comme les autres. Malheureusement, mais il sera comme les autres.

3:21
Présentateur

Alors, vous êtes un ancien UMP, c'est pour ça que vous avez bugué. Puis les Républicains, vous connaissez une partie, vous avez été conseiller sous Nicolas Sarkozy, conseiller ministère avant de rejoindre le RN en 2015. Donc, vous connaissez très bien la composante de cette droite, on va dire, traditionnelle. Est-ce que vous pensez vraiment que Bruno Retailleau peut réussir son pari ?

3:45
Franck Allisio

Ça va être jusqu'au 17 mai.

3:47
Présentateur

Entre Laurent Wauquiez et lui, vous dites quoi ?

3:50
Franck Allisio

Eh bien, ça va être un remake de Copé Fillon, que j'ai bien connu pour le coup en 2012. Dieu sait que ça a été violent. Ça va être un remake de Copé Fillon.

4:00
Présentateur

Donc Fillon, c'est Retailleau. Eh bien évidemment.

4:03
Franck Allisio

Et donc, il y a Wauquiez qui aimerait rééditer l'exploit de Copé, c'est-à-dire être parti de loin derrière Fillon et au final à avoir gagné. Et il y en a un qui ne veut pas être Fillon, c'est Bruno Retailleau qui va tout faire pour essayer de ne pas être Fillon. D'où les sorties, là, très très à droite, parce qu'il essaie de doubler par sa droite Laurent Wauquiez pour ne pas être dans une élection interne. Il ne faut jamais être le tiède, il ne faut jamais être le mou. Donc, il va surjouer le dur. Et puis après, il y a une réalité, c'est qu'est-ce qu'il va avoir le temps de faire campagne dans les fédérations, sur le terrain, auprès des militants. C'est là aussi que ça se joue.

4:41
Présentateur

Eh oui, parce que Laurent Wauquiez a de l'avance.

4:42
Franck Allisio

Eh oui, il a de l'avance et il a du temps. Il a de l'avance et il a du temps. Il n'est pas ministre. Donc, ce serait choquant pour tous les Français que le ministre de l'Intérieur devienne un ministre à mi-temps pour être un candidat le reste du temps. Donc, c'est toutes ces difficultés qui vont se poser face à Bruno Retailleau. En rappelant quand même une donnée qui change beaucoup de choses par rapport à 2012 et à avant, il prendra la tête d'un parti qui aujourd'hui pèse 8%. Et qui n'a pas vocation à peser plus, à ne pas récupérer un petit peu des électeurs macronistes qui seraient partis chez Macron. Ce n'est quand même pas grand-chose.

5:16
Présentateur

Ce n'est pas grand-chose. Je voudrais qu'on écoute les mots de Bruno Retailleau qui était l'invité du grand rendez-vous Europe 1, CNews et Les Echos aujourd'hui. Écoutez ce qu'il disait de Marine Le Pen.

5:28
Invité

Vous prenez le cas, par exemple, du Rassemblement National. Sans doute que sur des questions d'autorité, de fermeté, les choses peuvent se croiser. Et ce que je disais, par exemple, en 1997, c'est ce que je dis maintenant. M. Bardella avait deux ans en 1997. Mme Le Pen n'était pas encore entrée en politique. Donc, ce ne sont pas eux qui m'inspirent. Ce sont mes convictions. Je ne dis pas qu'ils vous inspirent. Au niveau économique, je suis désolé, il y a une convergence. Au niveau économique, Marine Le Pen, pour moi, c'est du socialisme.

5:55
Présentateur

Marine Le Pen, c'est du socialisme.

5:57
Franck Allisio

Non, mais...

5:58
Présentateur

Au niveau économique, je veux dire... Franck et les yeux, député RN des Boudou.

6:01
Franck Allisio

Oui, comme moi, on est assez vieux pour avoir connu les programmes économiques de la droite, notamment de Chirac en 1995, de Chirac en 2002. En réalité, la ligne économique de Marine Le Pen est une ligne économique assez classiquement gaulliste. C'est-à-dire qu'il fait la part des choses entre un État stratège, un État colbertiste, un État qui doit être présent dans l'économie, et également une économie libre, une économie où on ne surtaxe pas, où on ne fait pas des records de taxes, où on fait des économies sur le train de vie de l'État. C'est ce qu'elle défend depuis des mois et des années.

D'ailleurs, notre contre-projet sur le budget, c'était zéro impôt en plus, hormis sur vraiment les surprofits et les toutes petites niches, et surtout de véritables économies sur le train de vie de l'État. Donc, écoutez, moi qui suis personnellement plutôt de droite, mais cette tendance gaulliste, bonapartiste, je n'y sens très bien.

6:54
Présentateur

Vous n'avez pas peur que Bruno Rotaio aille siphonner ? Parce que vous parliez des macronistes déçus, mais il peut très bien les siphonner aussi dans vos rangs, non ?

7:01
Franck Allisio

Non, honnêtement. Il n'apporte rien à la...

7:06
Présentateur

Ce n'est pas votre premier opposant ?

7:07
Franck Allisio

Non, pas du tout, mais pas du tout. Il n'apporte rien. Il ne fait rien, il ne se passe rien. Je vous rappelle le vote en 2022, mais ce qui est important, c'est sa justification. Le vote en 2022, au second tour des élections présidentielles de M. Rotaio, c'est un vote blanc. Bon, jusque-là, allez. Mais comment il le justifie ? Il le justifie par une formule, c'est pas une voix à Marine Le Pen, pas de négociation et d'accord avec Emmanuel Macron. Pas une voix à Marine Le Pen. Ça veut bien dire qu'il penchait déjà vers Emmanuel Macron. Il a fini ministre d'Emmanuel Macron et de François Bayrou, qui sont tous les deux des macronistes par définition. Donc, comment dire ? Il n'y a rien.

Où est le courage, je veux dire, en 2022, au second tour, zéro voix pour Marine Le Pen ? S'il partageait un temps soit peu nos idées, il aurait voté au second tour entre M. Macron et Marine Le Pen, il aurait choisi Marine Le Pen, ou en tout cas, il aurait fait un véritable nini. C'est-à-dire pas une voix pour M. Macron, pas une voix pour Mme Le Pen. Tout ça, c'est malheureusement la tartufferie de cette droite qui ne s'assume plus, qui est tiède, qui est hypocrite. Et la France ne peut pas se permettre d'avoir à nouveau des tièdes et des hypocrites au pouvoir. C'est pour ça qu'il faut une alternance franche.

Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, cette alternance est incarnée par Marine Le Pen et le Rassemblement National et ses alliés. Parce que M. Rotaillot, il aurait pu faire comme M. Ciotti. Il ne l'a pas fait. Ça commence à faire beaucoup.

8:32
Présentateur

Franck Alizio, je voudrais qu'on parle un peu d'actualité, si vous le permettez, à 20h21 sur Europe 1, notamment ce qui s'est passé à Grenoble cette semaine. Hallucinant ! Hallucinant ! Une grenade qui est jetée dans un bar de quartier. Bruno Rotaillot, d'ailleurs, s'est rendu sur place. Mais que se passe-t-il ? Alors vous, vous êtes dans les Bouches-du-Rhône. Mais que se passe-t-il ? Pas très loin quand même. Exactement, pas très loin de ce que j'allais dire. Mais que se passe-t-il ? Que se passe-t-il à Grenoble et ailleurs ? Ce narcotrafic qui explose en France. Non, mais on en est quand même à jeter des granates dans des bars. On n'avait jamais vu ça. Franck Alizio, que se passe-t-il ?

9:10
Franck Allisio

Il se passe ce qu'il se passe à Marseille. C'est-à-dire que ces communes ont à leur tête des socialistes, des hommes de gauche, des majorités, des majorités, j'ai envie de vous dire, c'est pire, des hommes et des femmes de gauche et d'extrême gauche, qui, au lieu de prendre ce problème à bras-le-corps, le nient. Le nient. Quelques heures avant, M. Piolle, dans Libération, explique que si on n'a qu'à lui reprocher l'insécurité, c'est pas grave, il s'en fiche parce que s'il n'y a que de l'insécurité dans sa ville, alors c'est-à-dire que tout va bien parce que tout le reste va bien. Pour moi, ça s'appelle nier le réel.

Regardez, à Marseille, parce que Marseille et Grenoble ont les mêmes problèmes, en l'occurrence chez moi, à Marseille, pendant 5 ans, la priorité du maire de Marseille, dans la capitale du narcotrafic, malheureusement, sa priorité, c'était ouvrir une salle de shoot. Il a essayé d'ouvrir une salle de shoot un petit peu de partout. Il y a même eu la rumeur qu'il voulait l'ouvrir au pied de la bonne mère. Bon, ouvrir une salle de shoot, alors que notre proposition, on avait fait en plus un vrai plan, Marseille en ordre, avec le Rassemblement National, avec 25 propositions. La première d'entre elles, c'était un état d'urgence.

Décréter un état d'urgence dans tous les quartiers qui sont submergés par le narcotrafic, qui sont d'ailleurs souvent également submergés par l'insécurité, submergés par l'immigration. Un état d'urgence dans ces quartiers, aussi longtemps qu'il le faut pour donner à la police et à la justice des moyens, ce qu'on appelle exorbitants du droit commun, c'est-à-dire de véritables moyens pour travailler efficacement et arriver à avoir des résultats. Voilà, et bien au lieu de ça, et puis on a eu très très très très peu de policiers municipaux. En plus, la police municipale, c'est l'ennemi juré de la gauche et de l'extrême gauche. On a eu très peu de vidéosurveillance.

En plus, voilà, rien n'est fait. Rien n'est fait contre l'insécurité, rien n'est fait contre le narcotrafic. Cette gauche est une calamité. C'est pour ça qu'il faut évidemment la remplacer en 2016 les élections municipales.

11:11
Présentateur

Ils ont été élus, ces gens-là. Monsieur Plin, ça fait 14 ans que la Grenoble.

11:14
Franck Allisio

Et oui, et oui, et oui.

11:15
Présentateur

Ils ont été élus, donc...

11:16
Franck Allisio

Les courbes doublois, j'espère, s'en vendent les doigts. Après tout, on a les dirigeants qu'on mérite, je sais, mais en l'occurrence, il y a eu les circonstances du Covid, vous vous rappelez, une participation très faible. Donc, et comment dire, faisons en sorte qu'en 2026, il y a une très forte participation et qu'à partir de là, nos villes soient reprises par des gens qui pensent vraiment au bien commun, à la sécurité, à la propreté, à des choses justes, à un gouvernement, à une gouvernance de bon sens.

11:42
Présentateur

Mais ce qui est dingue, c'est que ça touche aussi des villes. Enfin, on parle de Grenoble, on parle de Marseille, mais ça peut toucher des villes comme Poitiers, Rennes, Nantes. Enfin, je veux dire, c'est plus localisé.

11:50
Franck Allisio

Oui, oui, oui. Mais comment vous l'expliquez, ça ? Moi, je vois, au début, c'était Marseille, et puis maintenant, c'est toutes les petites communes où tout allait très bien jusqu'ici, des communes de 10 000 habitants, de 5 000 habitants, de 15 000 habitants, où on voit apparaître des points d'île. La marseillisation, ça va très loin. Ça va jusque dans le Gard, ça remonte jusqu'à Grenoble. Vous l'avez vu, ça va jusqu'à Nice, une ville comme Nice, qui normalement, jusque-là, était également en une situation très difficile, avec des zones de non droit.

12:19
Présentateur

Vous êtes d'accord, la mexicanisation de la France ? Oh, on peut, on peut, on peut employer,

12:23
Franck Allisio

oui, on peut employer tous les termes qu'on veut. Mais la réalité, c'est qu'il faut d'abord des mesures nationales, d'ailleurs, parce que dans ces zones, il faut d'abord des mesures législatives nationales et des mesures municipales, c'est ce que notre plan rappelait. Et puis, quelque chose de très simple, et je ne relis pas tout à ça, mais à un moment donné, il faut toujours avoir une vision globale de ces problèmes. du narcotrafic découle l'insécurité, mais de l'immigration découle le narcotrafic et l'insécurité.

Parce que moi, je sais qu'à un point de deal qui est à 500 mètres de la gare, à Marseille, de la gare Saint-Charles, tous les jours, il est tenu par de nouveaux clandestins, de nouveaux MNA, les fameux mineurs isolés, clandestins, qui viennent et qui sont recrutés pour tenir ces points de deal. Vous voyez qu'il y a un lien entre narcotrafic, insécurité, délinquance et immigration, malheureusement, mais c'est factuel.

13:12
Présentateur

Et je vais vous faire rebondir sur les mineurs, les mineurs qui sont souvent utilisés par ces narcotrafiquants, d'accord ? Je vais vous donner le résultat de ce sondage, CSA pour Europe 1, CNews et le JDD. 81% des Français sont favorables à la suspension de l'excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves. 82% sont favorables à des peines de prison courtes pour les mineurs dès le premier délit.

13:36
Franck Allisio

Nous sommes d'accord. Le Ration national a toujours défendu ça. Nous sommes bien évidemment d'accord. Les Français sont massivement d'accord avec cette proposition, tout simplement parce que, comment dire, cette loi est complètement caduque par rapport à ce qu'est aujourd'hui un mineur. C'est un jeune de 14 ans qui a abattu le chauffeur de VTC à Marseille.

13:59
Présentateur

Recruté sur Internet par quelqu'un qui était en prison.

14:02
Franck Allisio

Exactement. Chez nous, malheureusement, on est toujours précurseurs. Il faut changer la loi.

14:06
Présentateur

Il faut changer la loi pour les mineurs ? Il faut la faire évoluer ? Oui, évidemment. Il faut faire ce que les Français veulent.

14:12
Franck Allisio

Et on arrive à un consensus. C'est toujours pareil. Quand on arrive à des 80% des Français qui sont d'accord avec une proposition, on se demande pourquoi ils ne passent pas ni en projet de loi, ni en proposition de loi à l'Assemblée nationale. Nous, en tant que députés, ça nous rend fou. On n'a jamais les bonnes propositions de loi, les bons projets de loi qu'il faut voter. Et à chaque fois qu'on nous les propose, on les vote. C'est pour ça qu'on est déçus quand de l'autre côté, nos collègues, je vous dis, le ministre de l'Intérieur, ne votent pas des... Pourquoi ça ne suit pas ?

Parce qu'aujourd'hui, ceux qui continuent à tenir le contrôle d'une partie de l'Assemblée, c'est la minorité macroniste. Qui, donc, fondamentalement, n'est pas alignée sur nos convictions. Qui est alignée, grosso modo, sur les convictions de centre-gauche.

14:53
Présentateur

Je disais quand même, ça fait consensus. Tout le monde reconnaît qu'aujourd'hui, la justice, les forces de l'ordre, tout le monde reconnaît que les mineurs d'aujourd'hui, la loi n'est plus adaptée à ce qui se passe.

15:02
Franck Allisio

Eh bien, qu'ils y aillent. Qu'ils y aillent. Encore une fois, nous les soutiendrons à chaque fois que c'est dans le bon sens. Vraiment, vous les soutiendrez ? Nous les soutiendrons. Mais évidemment, on l'a toujours fait. On l'a toujours fait. On a même voté une loi immigration il y a un an qui était largement insatisfaisante. Mais il y avait 10% de progrès dedans. Eh bien, on a quand même voté. Elle a été détricotée par le Premier public à travers le Conseil constitutionnel.

15:21
Présentateur

Oui, la loi immigration. Gabriel Cluzel, merci d'être avec nous dans ce studio. Bonsoir. Nathan Devers, bonsoir. Vous venez d'écouter, effectivement, Franck Alizio. Juste peut-être un mot, une question à Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône.

15:37
Invité

Oui, Nathan Devers. Moi, j'aurais une question. Comment vivez-vous le fait que le parti LR, qui, au moment des législatives, était un parti que tout le monde disait mort, ou en tout cas extrêmement faible, qui n'a pas fait un score particulièrement mirobolant aux législatives, se retrouve aujourd'hui, encore une fois, sur une position presque de phénix.

quand il est en train de renaître, de reprendre de l'importance politique, d'être au gouvernement, sur un terrain qui est extrêmement proche du vôtre, je vous ai entendu tout à l'heure, mais qui est quand même extrêmement proche du vôtre, qui reprend certains de vos concepts, qui reprend certains de vos propositions, en les diluant un peu d'accord, mais est-ce que vous n'avez pas fondamentalement, quand même, peur qu'il marche sur votre territoire ?

16:20
Franck Allisio

Mais ma réponse est dans votre question, vous l'avez dit, qui est au gouvernement ? Bon, ben voilà, fin du sketch, il est au gouvernement, il est dans un gouvernement macroniste, dirigé par le macroniste historique, qu'est François Bayrou, pour faire quoi ? Pour faire rien. Donc, les républicains continuent à faire ce qu'ils font depuis 10 ans, c'est-à-dire singer, faire semblant de parler comme le Rassemblement National, tout en ne faisant jamais rien. Je veux dire, jamais rien.

Nous avions des propositions de loi pour l'expulsion immédiate des délinquants et des criminels, je le disais tout à l'heure, et le retour des peines planchers, ils n'ont voté ni cette proposition de loi, ni l'autre. Et au banc du gouvernement, il y avait Bruno Retailleau, et il a donné un avis défavorable. Donc, à partir de là, non, je vous rassure, on n'a aucune inquiétude là-dessus. Ils continueront à avoir une politique de tartuffe, c'est malheureux, c'est triste, mais ils ont eu l'occasion de partir. Il y avait un bateau qui est parti avec M. Ciotti vers nous, et il fallait nous rejoindre, il fallait sauter ce pas pour faire véritablement une alternance franche.

Et voilà, pas des tièdes et des hypocrites.

17:16
Présentateur

C'est ce que vous disiez, effectivement, Franck Alizio. Nous suivons ça, évidemment, avec beaucoup d'intérêt. Merci beaucoup d'être venu dans ce studio. Merci à vous. Franck Alizio, député RN des Bouches-du-Rhône.