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Discours / meetingRMC (sur YouTube)· 6 octobre 2025 8 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploi

Sébastien Lecornu explique sa démission

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien LecornuFait
    « Être premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies depuis 3 semaines. »
  • 1:30Sébastien LecornuFait
    « Les langues se délient et les lignes rouges deviennent oranges et parfois vertes avec parfois évidemment quelques lignes qui bougent sur l'assurance chômage, sur la question de la justice fiscale ou encore sur la question des retraites. »
  • 3:00Sébastien LecornuFait
    « Les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale. »
  • 7:00Sébastien LecornuFait
    « Il faut toujours préférer son pays à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Puis mesdames et messieurs, bonjour à toutes et à tous. Je suis heureux par l'intermédiaire de la presse de m'adresser une nouvelle fois aux françaises et aux français avec dernière fois quelques mots spontanés au moment où j'ai euh du gouvernement. Être premier ministre est une tâche difficile, sans doute encore un peu plus difficile en ce moment, mais on ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. depuis 3 semaines.

Pourtant, j'ai bâti tenté de bâtir les conditions euh pour lesquelles nous pourrions faire adopter un budget pour la France, pour l'État, mais aussi pour la sécurité sociale et répondre à quelques urgences importantes qui ne peuvent pas attendre. 2027, l'élection présidentielles, je ne veux pas toutes les citer mais on le sait, sécurité du quotidien, les questions liées au pouvoir d'achat et au travail, la Nouvelle-Calédonie, les armées dans un contexte international difficile et tant autre sujet. Depuis 3 semaines, ma parole a été rare et j'ai tenté de construire un cheminement avec les partenaires sociaux, force patronale, force représentant les syndicats salariés, notamment sur des sujets qui av l'objet de blocage depuis maintenant de nombreuses semaines, voire pour certains sujets, je pense au travail au retraités, pardonnez-moi, à la pénibilité aux femmes, aux carrières longues, des sujets qui sont parfois bloqués depuis plus de 20 ans et sur lequel nous étions en train d'avancer sur des solutions concrètes, sur l'assurance chômage, sur le financement de notre sécurité sociale et permettre au fond des deux manifestations qui s'étaient tenues dans le pays tout au long de ce mois de septembre d'être capable de refaire vivre le paritarisme et la démocratie sociale.

Ce temps, je l'ai aussi consacré avec les formations politiques du socle commun pour bâtir une feuille de route, mais aussi évidemment de l'opposition puisque c'est elle qui décide en grande partie du sort et de l'avenir non seulement du gouvernement mais aussi du pays à travers l'adoption ou non d'un budget. Ces consultations officielles, parfois plus discrètes, nous ont permis d'avancer sur un certain nombre de sujets. Je l'avais dit vendredi matin dans le secret du bureau, les langues se délient et les lignes rouges deviennent oranges et parfois vertes avec parfois évidemment quelques lignes qui bougent sur l'assurance chômage, sur la question de la justice fiscale ou encore sur la question des retraites avec néanmoins toujours ce sentiment que la ligne se recule à chaque fois que nous avanchions.

Mais de cela aussi, j'y reviendrai dans un instant. Et puis j'en suis arrivé à la conclusion vendredi dernier qu'au fond le parlement devait toujours avoir le dernier mot que l'article 49 lig 3 de la Constitution était un moyen de contraindre sa majorité dans l'esprit du constituant notamment de Michel Debré et du général de Gaulle et que cela ne servait à rien de donner l'impression que les débats n'iraient pas jusqu'au bout. En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain pour trois raisons.

La première, c'est que précisément ces formations politiques ont fémin parfois de ne pas voir le changement, la rupture profonde que représentait le fait de ne pas se servir de de l'article 49 à ligne 3 de la Constitution. C'est-à-dire que au fond, il n'y avait plus de prétexte pour une censure préalable. En tout cas, il n'y avait plus de prétexte pour faire que les parlementaires refusent de faire leur métier de parlementaire, c'est-à-dire de discuter la loi, de l'amender et le cas échéant, de voter ou non un texte.

Et cette rupture, je le dis, elle a été soulignée par un certain nombre d'observateurs, d'acteurs de la vie politique, certains opposants d'ailleurs qui le demandaient historiquement, mais elle n'a pas permis cette ce choc de se dire bah on peut faire différemment et on peut construire les choses différemment. La deuxième des choses, c'est que les partis politiques continuent d'adopter une posture comme s'ils avaient tous la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et au fond, je me suis retrouvé dans une situation dans lequelle j'étais près des compromis.

Mais chaque parti politique veut que l'autre parti politique adopte l'intégralité de son programme. C'est vrai des formations parfois du socle commun, c'est vrai aussi des oppositions. Or, nous l'avons dit, pas de coalition large.

C'est un choix qui a été fait par les différentes formations politiques de l'opposition. De ne pas venir avec le socle commun au gouvernement, mais de permettre les débats et d'organiser ensuite les compromis. Sachant que les compromis ne sont pas la compromission.

Mais pour cela, évidemment, il faut changer d'état d'esprit et ne pas vouloir appliquer l'intégralité de son projet et de son programme. La troisième des choses, c'est que la composition du gouvernement au sein du socle commun n'a pas été fluide et a donné lieu au réveil de quelques appétits partisans, parfois non sans lien, c'est d'ailleurs très légitime avec la future élection présidentielle. Je le dis ou je le redis, si ce moment est le moment le plus parlementaire de la 5e République, en aucun cas, il faut revoir vivre ici les mauvais moments de la 4e République et que donc par définition la construction d'un gouvernement se fait en fonction de la constitution sur proposition du premier ministre nommé par le président de la République.

Le dernier message que je veux dire au français, c'est qu'au fond, et c'est un message véritablement d'espoir et d'optimisme, de caractère, je ne le suis pas toujours, mais suffirait de peu pour que ça fonctionne. J'avais dit ici même, on va y arriver et je veux le redire dans le secret des échanges que j'ai pu avoir, il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver en étant plus désintéressé pour beaucoup en sachant aussi faire preuve d'humidité, peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égos. Et je me suis employé, en tout cas, je l'espère, à à le faire.

Ensuite, toujours avoir le sens de l'intérêt général et du fond. Ce qui compte, c'est ce qu'on va faire en ayant l'humilité de considérer que certaines choses peuvent être faites avant 2027, d'autres choses seront faites ensuite pendant le débat de l'élection présidentielle. Et au fond, il y a beaucoup de lignes rouges dans la bouche de beaucoup, en tout cas de certains, pas de tous.

Pas de tous. Il y a rarement des lignes vertes. Or, le principe même de bâtir un compromis entre les formations politiques, c'est d'être capable justement de conjuguer des lignes vertes et de tenir compte d'un certain nombre de lignes rouges.

Mais on peut pas être dans les deux extrêmes. Et certaines formations politiques de l'opposition l'ont compris et je tiens à les remercier. Désormais, il faut que l'on puisse avancer en tout cas que celles et ceux qui veulent trouver un chemin pour le pays puissent avancer.

Et le dernier point, et je le dis avec respect, moi qui suis un militant qui au fond est gravit les marches de la méritocratie républicaine grâce à l'élection comme maire, comme président de département, comme sénateur, je suis un militant et j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent. Mais il faut toujours préférer son pays, à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français. Merci à toutes et à tous.

Je vous remercie. Vous venez d'écouter euh le Premier ministre des missionnaires euh Sébastien Lecnu. Donc on l'a entendu reprocher euh enfin mettre son échec sur les autres.

C'est-à-dire dire euh bah il aurait fallu un peu effacer les égos, il suffirait de peu pour que ça fonctionne, que voilà que l'on mette de côté les la voilà que faire des compromis c'est pas de la de la compromission. Il a dit "J'étais prêt à des compromis.