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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 15 juin 2020 48 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSécurité

Bourdin Direct du 15 juin - 6h/7h

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 51 %Attaque 13 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a promis hier soir qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts. Pouvez-vous nous expliquer comment cela sera financé ?

  • 9:55OuverteRéponse partielle

    Les écoles vont rouvrir le 22 juin avec un protocole assoupli. Est-ce que cela ne risque pas de créer un fort taux d'absentéisme ?

  • 13:23OuverteRéponse directe

    Delphine, vous êtes infirmière avec 3 enfants. Qu'en pensez-vous de la réouverture obligatoire des écoles ?

  • 37:59OuverteRéponse directe

    Comment le jeu Fortnite peut-il aider les enfants victimes de violences ?

  • 41:57OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous avez pu localiser géographiquement les enfants qui étaient en souffrance ?

  • 42:57OuverteRéponse partielle

    Mais est-ce que c'est crédible ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24PrésentateurPromesse
    « il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, promesse du chef de l'État qui a appelé les Français à travailler et produire davantage. »
  • 4:23PrésentateurPromesse
    « Il promet la création de nouveaux emplois pour garantir notre indépendance technologique, industrielle et agricole. »
  • 4:28PrésentateurFait
    « Le gouvernement va donc plancher cet été sur ce plan de relance économique. »
  • 4:42PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme, à l'antisémitisme. »
  • 6:43PrésentateurChiffre
    « Neuf décès enregistrés à l'hôpital ces dernières 24 heures. »
  • 42:04InvitéPromesse
    « on lance un groupe de travail pour pouvoir parfaire, en fait, ce dispositif »
  • 43:20PrésentateurFait
    « Il veut investir dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et récolte. »
  • 43:38PrésentateurFait
    « on est devenu une colonie numérique de la Chine ou des Etats-Unis »
  • 43:44PrésentateurFait
    « Pendant le confinement, la France s'est mise massivement au télétravail. Pour ça, on a utilisé Skype, on a utilisé Zoom »
  • 43:52PrésentateurFait
    « Skype, c'est américain. Zoom, c'est chinois. »
  • 44:01PrésentateurFait
    « On n'a pas aujourd'hui la capacité en France d'avoir un outil de visioconférence. »
  • 44:27PrésentateurFait
    « on a OVH qui est un hébergeur français, par exemple. »
  • 45:37PrésentateurChiffre
    « La Chine, ils ont annoncé qu'ils avaient un plan d'investissement de 1 000 milliards de dollars. »
  • 46:10PrésentateurChiffre
    « le salaire moyen d'un chercheur ou d'un ingénieur en intelligence artificielle débutant dans la Silicon Valley. C'est entre 300 et 500 000 euros par an »

Temps de parole

  • Présentateur60 %
  • Invité9 %
  • Présentateur 29 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, lundi 15 juin, l'info sur RMC, il est pratiquement 6h, Céline Kalman est là pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, tous les feux sont au vert, réouverture totale des restaurants en Ile-de-France aujourd'hui, autorisation des visitants NEPAD, libre circulation en Europe et bientôt le retour à la normale dans les écoles, nous allons décortiquer les annonces d'Emmanuel Macron hier soir, il n'y aura pas d'augmentation d'impôts, promesse du chef de l'État qui a appelé les Français à travailler et produire davantage.

Emmanuel Macron qui a fermement soutenu les forces de l'ordre, mais les syndicats de police ne relâchent pas la pression, nouvelle manifestation hier soir à Paris. RMC, 6h, bienvenue à tous. A partir de lundi prochain, la vie des parents et des enfants scolarisés jusqu'au collège devrait beaucoup ressembler à la vie d'avant. En hexagone comme en Outre-mer, les crèches, les écoles, les collèges se prépareront à accueillir à partir du 22 juin tous les élèves de manière obligatoire et selon les règles de présence normale.

Jusqu'ici les parents avaient le choix d'envoyer ou non leurs enfants à l'école, le protocole sanitaire drastique qui limitait fortement l'accueil des enfants va donc être très fortement assoupli. Après trois mois sans école pour certains élèves, ce retour juste avant les grandes vacances est quand même une bonne nouvelle, Mahou Bécard-Granier et Marie Meunier.

1:25
Invité

Mariam a 13 ans, elle est élève en quatrième et se réjouit des annonces du président de la République. Trois mois d'école à la maison, cela commençait à faire long. Parce qu'on est dans une famille de trois frères et sœurs et on a cassé l'ordinateur et nos téléphones, c'était dur. Elle a donc hâte de retrouver enfin ses camarades de classe et ses professeurs avant son passage en troisième, l'année du brevet. Si je ne comprends pas, demande à la prof, c'est l'année la plus dure. Le protocole sanitaire devrait être assoupli dans les établissements mais Mariam va continuer à prendre toutes ses précautions. Je vais respecter la mètre de distance, masque, laver les mains, je vais faire attention.

Colin Gana, enseignant en CM1, ne s'attendait pas à devoir accueillir de nouveau ses 24 élèves, encore une nouvelle organisation et des contraintes pour cet instituteur. Le lundi 22 juin, on sera à deux semaines des grandes vacances scolaires. C'est encore repartir de zéro, organiser des réunions, savoir quels enfants vont réellement revenir, quels collègues vont réellement revenir.

2:19
Présentateur

On avait plus besoin de soutien qu'à nouveau des injonctions qui tombent comme ça sans concertation.

2:23
Invité

Ce professeur craint surtout un fort taux d'absentéisme. Pour lui, les élèves décrocheurs ne reviendront pas à l'école avant la rentrée prochaine.

2:31
Présentateur

Nous allons retrouver notre art de vivre, notre goût de la liberté. En somme, nous allons retrouver pleinement la France, a déclaré le chef de l'État qui a annoncé que l'ensemble du pays passait au vert. Ce qui veut dire que les restaurants et cafés en Ile-de-France peuvent rouvrir complètement un soulagement pour Valentin Martin, restaurateur à Paris.

2:49
Invité

On va pouvoir déjà satisfaire la clientèle. On était en terrasse, c'était une contrainte aussi. On a le temps qui n'était pas spécialement avec nous. Tout ça, c'est des contraintes. Je pense que tout ne va pas être à oublier parce qu'il va falloir quand même rester dans une démarche où il ne faut pas oublier ce qui s'est passé. On va quand même respecter ce qu'il faut respecter. Mais quelque part, on sait très bien que ça va être un soulagement aussi de pouvoir rouvrir et d'avoir cette convivialité naturelle qu'on a dans les restaurants sans avoir l'impression de manger à l'hôpital. C'est des choses comme ça qui vont rehausser un peu le standing et rendre le service plus confortable.

3:21
Présentateur

Hier soir, lors de son discours, Emmanuel Macron a insisté. Il ne faut pas baisser la garde contre le virus. Mais il a précisé que dans les EHPAD, les visites seraient autorisées partout dès aujourd'hui, sans limite dans le temps. Le chef de l'État qui a donné rendez-vous aux Français en juillet. Il s'exprimera à nouveau pour dévoiler sa feuille de route. Il faut reconstruire une économie forte, écologique et solidaire, a déclaré le président hier soir. Aurélia Manoli, il y a notamment une phrase qui interroge. La France devra travailler davantage. Oui, le chef de l'État a lancé un message aux Français. Il faut faire repartir pleinement l'économie et être mobilisé.

Emmanuel Macron l'a répété. Le pays va connaître des faillites et des plans sociaux multiples.

4:01
Invité

Il faudra travailler et produire davantage pour ne pas dépendre des autres. Le chef de l'État veut bâtir un modèle économique durable et fort. Il promet la création de nouveaux emplois pour garantir notre indépendance technologique, industrielle et agricole.

4:15
Présentateur

La création de nouveaux métiers tournés vers l'écologie également. Et une relocalisation des entreprises, ce qu'il appelle un nouveau pacte productif.

4:23
Invité

Que les Français se rassurent, il n'y aura pas de hausse d'impôts pour financer les 500 milliards d'euros dépensés pendant la crise. Le gouvernement va donc plancher cet été sur ce plan de relance économique.

4:33
Présentateur

Il sera présenté à la rentrée. Merci Aurélia. Très attendu sur le sujet du racisme, Emmanuel Macron a assuré qu'il serait intraitable face au racisme, à l'antisémitisme. La France ne déboulonnera pas de statut, a dit le chef de l'État, qui a annoncé de nouvelles mesures fortes pour l'égalité des chances. Les policiers et gendarmes, ils méritent le soutien de la puissance publique et la reconnaissance de la nation. Des mots, les premiers du président depuis les manifestations pour dénoncer les violences policières. Des mots qui n'ont pas suffi à calmer la colère des forces de l'ordre qui se sont lâchées par leur ministre Christophe Castaner.

Et qui se sont donc retrouvés hier soir une nouvelle fois, place du Trocadéro à Paris. Jean-Baptiste Bourgeon y était pour RMC. Dos à la tour Eiffel, les visages éclairés par la lumière bleue des gyrophares. Les policiers reprennent en cœur la Marseillaise. Malgré les mots bienveillants du président de la République, la colère est toujours palpable, explique Rocco Contento du syndicat SGP Police.

5:33
Invité

Ça fait toujours chaud au cœur de voir notre président de la République qui nous dit qu'il soutient sa police au-delà de ça. Il y a une colère dans les rangs et qui a été exacerbée par les déclarations du ministre de l'Intérieur. Si on nous retire un à un nos moyens de contrainte, lorsque nous devons maîtriser des forcenés, on va faire comment pour faire notre travail ? C'est nous qui serons pour le coup en danger. Manque de matériel, de reconnaissance, c'est ce que dénonce Nicolas, policier à Paris. C'est vraiment qu'on en a marre en fait, d'être jeté comme ça au feu, sans avoir du matériel concret.

C'est le ressenti qu'on a en tout cas, c'est vraiment d'avoir été lâché par le ministre, d'avoir parlé de suspension dès que les soupçons avérées de racisme ont lieu. C'est vraiment nous lâcher au lieu de nous défendre, comme il a pu le faire au moment de la crise du gilet jaune.

6:14
Présentateur

Une colère silencieuse qui doit faire du bruit, résume ce policier qui a déjà prévu de participer à d'autres rassemblements. Et c'est dans ce contexte qu'une enquête a été ouverte après l'agression à Lyon d'un policier dans la nuit de samedi et dimanche. Selon un site d'information locale, l'homme n'était pas en service, il rentrait chez lui avec sa compagne. Une voiture s'est arrêtée, l'un des deux occupants l'a traité de sale flic. Des jeunes du quartier se seraient alors joints à la Seine en frappant le couple. Le fonctionnaire de police doit être opéré aujourd'hui de la cheville. Concernant l'épidémie de Covid en France, neuf décès enregistrés à l'hôpital ces dernières 24 heures.

Le chiffre le plus faible depuis le début des bilans quotidiens en mi-mars. En Chine, en revanche, le pays a enregistré un rebond des nouveaux cas. Il y a 57 recensés, dont 36 à Pékin. Un foyer a notamment été détecté dans un marché du sud de la capitale. Ce matin, 10 nouveaux quartiers ont été placés en quarantaine. 21 au total sont de nouveau entièrement confinés. Dans l'actualité également, un incendie meurtrier hier soir dans un immeuble de la cité des Laurias, Marseille. Bilan de mort, un enfant de 11 ans et sa grand-mère, une femme d'une soixantaine d'années, a aussi été gravement blessée. Et puis un résultat de football avec le championnat espagnol hier soir.

Hier soir, le Real de Zidane s'est imposé 3 buts à 1 face au club des bars. Bien, merci, merci Céline. J'étais perturbé. Merci, merci, merci. Merci, ça me fait plaisir. Les gestes à barrière. Allez, on y va ? Voilà, le cadeau. Merci à toute l'équipe. Ah oui, le cadeau. Ah bon ? Non, ce n'est pas possible. Qui est Félix, Jean-Jacques Bourdin ? Félix, c'est notre pigeon voyageur, mais il est reparti. Il est pas allé, là. Voici Félix. Bon, merci, merci. C'est adorable, adorable. Merci. Et un autre casque. L'élevage du pigeon. Merci. Docteur Fournier, vous s'en êtes pire pour apprivoiser Félix Sommet. Bon, mais il va revenir, Félix. J'en suis absolument certain.

Merci à vous tous et à vous toutes. Merci vraiment parce que c'est un tel plaisir d'être avec vous tous les matins. Vous n'imaginez même pas. Vraiment. Franchement, j'espère que c'est vrai qu'on est bien avec les auditeurs, avec je ne sais plus que dire. Parfois, pourtant, en général, j'ai la parole assez facile, mais là, elle est un peu plus délicate et un peu plus difficile. Qu'est-ce que vous faites, Charles, avec un couteau ? C'est pour couper le gâteau. Très bien, très bien. Bon, ok. Bon, merci vraiment. Merci à vous tous et c'est un bonheur de travailler avec vous, toutes les équipes, le standard Anne Bingler qui produit cette émission. Vous tous, vraiment, sincèrement.

Bon, on va encore quelques passés. Bon, allez, j'arrête parce que là, ça ne va plus du tout. Il est 6h09, je suis perdu. Il est 6h09, merci vraiment d'être avec nous. Nous allons reprendre le cours de cette émission. Et de l'information. Et de l'information. Nous allons revenir, évidemment, sur l'intervention d'Emmanuel Macron hier soir, tout au long de la matinée. Allez-y, vous appelez, vous n'hésitez pas ce matin. Depuis minuit, ce sont donc de nombreuses frontières européennes qui se sont à nouveau ouvertes, fermées depuis 3 mois maintenant, à cause de l'épidémie, de nombreux pays de l'espace Schengen se sont entendus pour lever les restrictions de passage.

Vous pouvez donc, depuis minuit, vous rendre librement en Belgique, par exemple, en Allemagne, et dans d'autres États qui ne font pas forcément partie de l'Union Européenne. La Suisse ou la Norvège. Il reste des restrictions pour deux pays, l'Espagne et le Royaume-Uni. Hier, l'Espagne a convenu qu'elle ouvrira à nouveau ses frontières à partir du 21 juin pour le Royaume-Uni. Les voyageurs doivent observer une quatorzaine avant d'y pénétrer. Thomas Chupin, de nombreux Français, sont plus que soulagés de voir ces contraintes liées à l'épidémie disparaître.

Il y a la frontière belge, d'abord, qui fait tomber les barrières, notamment celle installée dans la commune d'Aleun, dans le nord, où les habitants ont hâte d'entendre à nouveau l'accent belge.

10:33
Invité

Certainement, dans la semaine, je vais repasser la frontière. Un petit resto sur un stand où la panne, ça, ça me manque quand même. En espérant qu'on va retrouver tous nos commerçants. Et puis, oui, à midi, on ira certainement se boire une bonne bière.

10:45
Présentateur

En descendant un peu vers le sud, l'Allemagne s'ouvre à nouveau, tout en prévenant qu'il y aura toujours des contrôles. Et puis la Suisse est également libre d'accès. Grand soulagement pour Fabienne. Elle n'a pas vu son compagnon suisse depuis maintenant trois mois. Mardi soir, oui, il est en France.

10:57
Invité

Ben voilà, enfin, oui, on va pouvoir revivre ce qu'on vit depuis une dizaine d'années. Et puis ça nous fait réfléchir aussi pour l'avenir.

11:06
Présentateur

Il faut peut-être qu'on légitimise notre relation. Officialiser leur concubinage, oui, parce que cette période a été difficile à vivre.

11:13
Invité

C'était long, ouais. C'est compliqué de ne pas être avec la personne qui fait partie de notre vie, sans être préparée à l'avance. Je suis partie un dimanche. Je ne pensais pas que dès le lundi soir, j'allais être confinée et qu'on n'allait pas pouvoir se voir, quoi.

11:28
Présentateur

Et puis il y a les travailleurs transfrontaliers qui, depuis des semaines, subissent les contrôles drastiques au passage vers la Suisse. Michel Charest, le président de l'association des transfrontaliers franco-suisses. Bien entendu que c'était un soulagement pour tous les transfrontaliers, puisqu'ils avaient des difficultés pour rejoindre leur lieu de travail. Il y avait des contrôles qui étaient assez poussés, ce qui créait des kilomètres de bouchons. Pratiquement parfois deux heures à l'arrêt dans un bouchon, ce qui n'est pas évident à gérer après avec un patron à l'arrivée par rapport aux horreurs de travail.

Et en tout, ce sont plus de 160 000 transfrontaliers qui pourront à présent passer la frontière en quelques minutes et sans avoir à présenter leur permis de travail. Oui, je suis en train de découper le gâteau en écoutant Thomas Chupin sur les frontaliers. Oui, c'est une libération. Allez-y, 3216 rmc.fr. Vous habitez à la frontière. J'avais un matin, vous vous rappelez Mathieu ? Oui, il me semble. Un auditeur d'Alsace qui avait sa petite amie côté allemand et qui n'arrivait pas à l'avoir pendant le confinement. Et je me souviens aussi, il me semble, de Patrick, je crois, un breton qui avait sa petite amie en Belgique. Oui, exact. Même chose, ça y est. Non, je crois qu'il était de Dordogne.

Ou peut-être, oui. Quelque chose du sud-ouest. Me semble-t-il, me semble-t-il. Nous allons voir si notre mémoire flanche ou pas. Il me semble qu'il était plutôt de Gironde. Ah bon, du fort, bon, de Gironde. Bon, d'accord, mais très bien. 6h12, qui va gagner ? Je pense que la Gironde... C'est possible. Je crois bien. C'est certain que c'est belge. Ça, tout le monde a reçu qu'il est belge. La petite commune était belge. Ça, c'est sûr. Exactement. Il est 6h12. Merci d'être avec nous, 3216 rmc.fr. Tiens, Delphine est là. Bonjour, Delphine. Ça va, Delphine ?

13:02
Invité

Oui, très bien. Merci. Et vous ?

13:04
Présentateur

Ça va très bien. Vous avez vu, j'ai un beau gâteau. Tout va très bien. Non, non, tout va très bien. Delphine, vous êtes infirmière.

13:11
Invité

Tout à fait.

13:11
Présentateur

Vous avez 3 enfants. Oui. L'école qui va reprendre le 22. Apparemment obligatoire. J'ai bien lu et bien écouté. Qu'en pensez-vous ?

13:24
Invité

Alors, au début, j'étais honnêtement plutôt contre, en me disant que pour 2 semaines, je ne voyais pas vraiment l'intérêt. Sachant que moi, j'ai 3 filles. Donc, une de 20 ans qui est au chômage, une de 16 qui, elle, ne retournera pas au lycée et la dernière de 10 qui est en CM2 et qui, de ce fait, devra, elle, par contre, retourner à l'école. Oui. Donc, je ne voyais pas vraiment l'intérêt. Et puis, finalement, hier, en discutant avec ma fille de 10 ans, elle s'est mise à pleurer. Je ne l'ai pas reconnue. Je l'ai vraiment... Moi, c'est vrai que je n'ai pas été confinée. J'ai travaillé tout le temps. Mais elle pleurait.

14:03
Présentateur

Pourquoi pleurait-elle, Delphine ?

14:04
Invité

En fait, elle était angoissée. Ah, angoissée. Oui. Et pourtant, je vous assure que durant toute mon activité pendant le confinement, j'ai bien expliqué les choses, j'ai essayé vraiment de les protéger. Mais non. Et j'étais très, très surprise de son comportement, en fait, de sa façon de gérer. Et c'est pour ça qu'au final, je suis plutôt pour. Oui. Pour qu'elle puisse être rassurée.

14:30
Présentateur

Se rendre compte. Mais vous avez raison, Delphine. Mais évidemment, évidemment. Moi, je suis totalement sur cette réaction, Delphine. Je comprends très, très bien. Moi, j'ai mon fils qui est un peu plus âgé, qui a 13 ans et demi. Il a sauté de joie quand on lui a dit qu'il allait retrouver le collège, ses copains, ses copines. Ah, vous voyez ? Oui. Ben oui. Même si c'est pour 8, 15 jours. Mais ça ne fait rien. C'est un retour à la vie. Tout à fait. C'est un retour à la vie normale et montrer l'importance de l'école. Montrer que même pour 8 jours, l'école est importante.

15:05
Invité

Tout à fait. Exactement.

15:06
Présentateur

Moi, je trouve que ça, c'est la meilleure décision annoncée hier soir. Je ne parle pas des restaurants en Ile-de-France. Bon, évidemment, sur le plan économique, on avait besoin. Mais hier soir, les Écosse étaient la meilleure. Je me demande si on n'aurait pas dû le faire avant. Mais enfin, ça, c'est un autre débat. On ne va pas rouvrir le débat. Non. Il y en a déjà suffisamment et il y a juste raison. Merci beaucoup, Delphine.

15:28
Invité

A ne rien. Merci à vous. Bon courage.

15:31
Présentateur

Merci, Delphine. C'est très gentil. Il est 6h15. Vous êtes sur RMC. On va faire une petite pause et on va se retrouver dans deux minutes. A tout de suite.

15:39
Invité

RMC. RMC, 6h, 9h.

15:42
Présentateur

Vos dans direct. Il est 6h19. Vous appelez, évidemment. Le 32-16, notre lien. Mathieu, mangez votre gâteau. C'est très bon. Moi, j'en ai mis partout. Il faut que je vous lise quelques messages, quand même, Jean-Jacques. Allez-y. Déglutis. Déglutis, d'abord. Philippe, il veut vous souhaiter un joyeux anniversaire. Frédéric, pareil. C'est un joyeux anniversaire. Et surtout, restez comme vous êtes. Dites-en-dites-Franc. Dimitri, Pierre-Antoine, Karim de Yistre aussi. Et puis Kenzo, qui lui veut souhaiter un joyeux anniversaire et un gros bisou à sa fille Méline, qui a 4 ans, aujourd'hui, c'est le même anniversaire que vous. Et ce n'est pas tout à fait le même âge. Pas tout à fait, non.

On embrasse Méline. Tiens, je vais prendre Karim, qui est à l'orgue, dans le Var. Bonjour, Karim. Oui, bonjour, Jean-Jacques. Ça va, Karim ? Ça va et vous ? Je voulais juste vous souhaiter un joyeux anniversaire. Merci, Karim. C'est adorable. Je vous suis depuis longtemps. Depuis 20 ans, presque. Depuis combien de temps, Karim ? Depuis 2004. Depuis 2004. Je vous écoute à la radio. 2004. Vous regardez la télé ou vous écoutez la radio ?

16:49
Invité

Oui, la télé depuis 2014.

16:51
Présentateur

La télé depuis 2014, Karim. Bon. Oui. Bon, vous êtes artisan, je crois, alors. Je suis artisan, c'est ça, oui. Bon. Karim, ça me fait plaisir, ça me touche beaucoup. Merci, Karim.

17:03
Invité

Je tenais vraiment à le dire. En plus, comme on avait peur que cette année vous partez,

17:07
Présentateur

on s'est dit, bon... Vous aviez peur de quoi ? Que vous partez cette année ? Après, on va écouter quoi ? Ne lisez pas trop les journaux parce que rien n'est officiel, hein ? D'accord. Oui. Attention, rumeur. Je tenais vraiment à cœur à... Parce que les journaux qui bénéficient de fuite, on ne sait pas d'où elles viennent, ben, rien n'est officiel. Attention, rumeur. D'accord. Mais pour l'instant, voilà. Pour l'instant, je suis là. Pour l'instant, je suis là. Et dans tous les cas, vous allez me retrouver. Vous allez me retrouver pour la présidentielle. Je ne vais pas vous lâcher comme ça, je vous le dis. Parce que je ne vais pas lâcher les politiques comme ça. Présidentielles.

J'ai encore deux bonnes années, là. Deux bonnes années d'interviews politiques, évidemment. Encore sans vous, Jean-Jacques. Oui, mais ne vous inquiétez pas, Karim. Merci beaucoup. Je vous en prie. Merci, Karim. Bonne journée. Et merci, vraiment, vraiment merci pour ce petit message. Marie-Ève est avec nous aussi. Marie-Ève.

18:05
Invité

Bonjour, Jean-Jacques.

18:06
Présentateur

Bonjour, Marie-Ève. Comment ça va à Cork ?

18:08
Invité

Ça va très bien, merci. Je voulais être là aussi pour vous souhaiter un bon anniversaire, Jean-Jacques.

18:14
Présentateur

Merci, Marie-Ève. Merci. Vous savez, vous êtes fidèle parmi les fidèles. Je le sais depuis tant d'années, Marie-Ève. Tant d'années. Vous, là-bas, en Irlande, à Cork. Tous les matins, vous êtes avec nous sur RMC. D'ailleurs, je vais saluer toutes celles et ceux qui sont au loin. Et en profiter pour dire combien ce lien étroit que nous avons, combien cette proximité que nous avons tous les jours est la garantie de, je ne sais, humainement parlant, c'est plus intéressant que tout le reste.

18:47
Invité

C'est important pour vous. Et je sais que l'équipe est... Oui, c'est important pour moi. Très important. Et c'est important pour nous aussi quand on est à l'étranger, quand on est expatrié. C'est important. Et c'est vrai qu'on a un lien un petit peu particulier. Moi, je me suis depuis très longtemps. Vous savez, ce n'est pas facile de créer un lien. Il y a beaucoup l'équipe aussi.

19:03
Présentateur

Vous savez, ce n'est pas facile de créer un lien avec l'auditeur. Ça fait tant d'années que je dialogue avec des auditeurs ou avec des auditrices. Ce n'est pas facile. D'abord, pour créer un lien, il faut les écouter. Vous écoutez. Écoutez ce qui vous arrive, ce que vous vivez. Parce que le plus important, c'est ça. C'est ça. Savoir ce que vous vivez. Vous avez besoin de l'exprimer. Vous avez besoin de le dire. Et les radios, la radio. La radio, c'est un média merveilleux pour cela. Parce que c'est un radio où l'intimité s'installe entre nous. Entre nous, on vous écoute. Vous racontez ce que vous vivez. Et ça influe. C'est important.

Parce que ne croyez pas les responsables, quels qu'ils soient, les politiques, mais pas que les politiques. Écoute ce que vous dites. Écoute vos préoccupations. Écoute vos questions. Vos interrogations. Et ça a une influence sur les prises de décision ensuite. Vous savez, Marie-Ève. C'est pour ça que, depuis tant d'années, j'aime vous donner cette parole-là. Et j'aime vous écouter. Et j'aime savoir. D'abord, ça m'apprend énormément, moi. Et dans l'exercice de l'interview politique, par exemple, vers lequel je me suis vraiment dirigé ces dernières années, je me suis tellement servi de tous vos messages. Je me suis tellement servi de tous vos commentaires, de toutes vos remarques.

20:31
Invité

Vous nous informez depuis très longtemps. On n'est pas toujours d'accord avec vos prises de décision, avec vos points de vue. Mais vous avez un style de journalisme qui est unique. Et beaucoup, beaucoup de gens vous critiquent. Mais vous êtes vraiment exceptionnels. Et je sais que les équipes ont beaucoup de plaisir à travailler avec vous. Et nous, on a beaucoup de plaisir à vous écouter. Et vous nous manquerez beaucoup. J'espère que vous serez encore là quelques temps, effectivement, si c'est jusqu'aux présidentielles. C'est formidable. Mais on compte sur vous aussi, parce que vous êtes là pour nous informer, pour pouvoir nous dire les choses telles qu'elles sont.

Et c'est ce que moi, j'apprécie chez vous. Et je vous laisse en remercier. J'ai toujours avec plaisir de vous écouter. Merci beaucoup.

21:13
Présentateur

Merci. Ça me fait vraiment, venant de votre part, ça me fait vraiment plaisir, Marie-Ève, parce que je sais votre fidélité, mais je sais la fidélité de tant d'auditeurs. Je vais prendre vite fait, Philippe. Je ne vais pas non plus m'attarder trop. Merci, moi aussi, je vous embrasse, Marie-Ève. Mais oui, c'est vrai que parfois, certains n'apprécient pas, ou d'autres critiquent, mais c'est normal, c'est logique. Moi, je dis ce que je pense et ce que je ressens. Et puis, c'est comme ça. Et puis, je ne veux pas que le journalisme soit sceptisé, comme il le devient parfois. Je ne veux pas de ça. Et je veux qu'on reste d'une indépendance. Mais c'est être indépendant.

Il faut être un forçat de l'indépendance. Il faut défendre ça. Mais ardemment, ardemment, et ne pas être militant, ne pas défendre tel ou tel chapelle. Un journaliste, il est là pour rapporter des faits. Voilà. Ensuite, il est là pour rapporter des faits. Bien, allez, on ne va pas. Philippe, très vite. Puis, Charles Magnier a plein d'histoires à nous raconter. Philippe, il est à Quimperler dans le Finistère. Bonjour, Philippe.

22:15
Invité

Bonjour, M. Bourdin. Je vous souhaite un joli anniversaire, déjà.

22:18
Présentateur

Merci, Philippe.

22:19
Invité

Merci. Et je vous connais depuis 2014.

22:22
Présentateur

Oui.

22:23
Invité

Je vous suis.

22:24
Présentateur

Tous les matins, quand je prends le boulot, j'écoute. Et sinon, je vous regarde. Et je voulais savoir, est-ce qu'il y a moyen d'avoir un couteau d'éducation de toute l'équipe ? Merci. Merci. On va. Bien sûr. Ne vous inquiétez pas. On va vous envoyer tout ça. Je n'ai pas trop connu ça. Je travaille tous les jours. Oui. Je travaille tous les jours sur sept. Et dans les magasins, il faut que ce soit propre. J'imagine. Vous êtes agent d'entretien, Philippe. Vous faites un boulot. Vous êtes là le matin. Vous êtes là sept jours sur sept. Pratiquement.

22:56
Invité

Presque sept jours sur sept.

22:58
Présentateur

Presque. Je vous tire mon chapeau. C'est cette France-là. Cette France-là qu'il faut écouter. Ah, Philippe. Évidemment. Évidemment. Merci, Philippe. Dans tous les cas.

23:09
Invité

Je vous remercie. Allez, bonne journée à vous.

23:10
Présentateur

Merci. Bonne journée. Je sens l'émotion dans la voix de Philippe. Bien. Tous les matins, trois histoires, trois images. Avec vous, Charles Magnin. En Seine-Saint-Denis, une statue du général de Gaulle a été vandalisée. Oui. Pavillon sous bois en Seine-Saint-Denis, dans la nuit de vendredi à samedi, une statue de de Gaulle et une plaque hommage à la bataille de Biracaïm ont été maculés de peinture jaune. Alors, l'acte n'a pas été revendiqué. On ne connaît pas l'auteur ni le motif de ces dégradations. Mais dans le contexte actuel, forcément, ce geste interroge. Ce n'est pas un hasard, dit l'ancien maire de la commune, Philippe Dallier, dans Le Parisien.

Et la municipalité a déposé plainte contre-X. Des passagers d'un vol Paris-Nice attendus par les gendarmes à leur arrivée, car ils ont refusé de porter un masque. Oui. Histoire racontée par Denis Carreau, le directeur de la rédaction de Nice Matin, qui se trouvait à bord de ce vol Air France au départ de Paris samedi. Il explique qu'au moment de l'embarquement, tous les passagers ont bien respecté la consigne, porté leur masque, mais dès le décollage, certains jugent que le masque n'est plus indispensable et le retire. Les hôtesses viennent leur rappeler la consigne, mais ces passagers les ignorent, refusent de remettre leur masque.

Le commandant de bord est alerté, il avertit au micro, si vous ne mettez pas le masque immédiatement, la police sera là à l'arrivée. L'avertissement n'est pas resté sans effet. Le commandant de bord a mis sa menace à exécution. Six membres des forces de l'ordre attendaient les passagers récalcitrants à leur arrivée. 135 euros d'amende chacun. L'histoire du week-end, un belge aggravit le tourmalet en ballon sauteur. Mythique col des Pyrénées qui dit merve, Raymond Poulidor, Thibaut Pinot ont franchi en tête lors du Tour de France.

Eh bien Glenn, jeune kiné belge installé à peau, a décidé d'inscrire son nom dans cette légende, lui aussi à la force de ses cuisses, mais pas à bicyclette, non sur un ballon sauteur orange, vous savez ces grosses boules rebondissantes sur lesquelles on s'assoit. Défi lancé pour la bonne cause au profit de l'association Les Petits Princes qui récoltent des fonds pour exaucer les rêves d'enfants malades. Glenn a donc enfourché son ballon sauteur samedi matin à l'aube. 17 kilomètres d'ascension, des passages à plus de 10%. En tout, il a passé 11 heures sur son ballon, salué par les cyclistes, les automobilistes.

Ça tire un peu dans les jambes, a-t-il sobrement expliqué à nos confrères du journal Sud-Ouest. Prochain défi pour Glenn, déjà programmé, une traversée des Pyrénées à dos de licorne. Il est 6h29. Merci d'être avec nous, Quentin Vinet. La machine à café 32-16 la touche 5, Quentin. Et le mot matin par SMS au 7-32-16. Mathieu. À suivre, un personnage de jeu vidéo pour venir en aide aux enfants victimes de violences. L'association L'Enfant Bleu a créé son avatar sur Fortnite discrètement pour interagir avec les jeunes joueurs en réseau. On va tout comprendre avec la directrice de L'Enfant Bleu, Laura Morin, juste après le journal de 6h30 sur RMC.

Il est 6h30, juste à la seconde près, Pierrick Bonneau est là pour les dernières informations. Pierrick, bonjour.

25:57
Invité

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. L'acte 3 du déconfinement présenté hier soir par Emmanuel Macron, l'ensemble du pays passe au vert. Et un premier changement très concret à partir de ce matin en Ile-de-France. Les cafés et restaurants peuvent rouvrir leurs salles. Pour les écoles, la prochaine étape, c'est lundi prochain. Tous les élèves rentreront en classe partout en métropole, dans les écoles et les collèges, avec un nouveau protocole sanitaire. Et puis une bonne nouvelle pour tous les amoureux de notre patrimoine. Les monuments nationaux rouvrent leurs portes à partir d'aujourd'hui. Bienvenue à tous. C'était le dernier obstacle au retour à la normale en Ile-de-France.

Les restaurateurs peuvent donc ce matin rouvrir leurs salles, tout en faisant respecter la distanciation sociale et les gestes barrières. Symbole donc du dernier acte de ce déconfinement esquissé hier soir par le chef de l'État. Les professionnels et les clients sont-ils soulagés ? Eh bien, pas tant que ça, vous allez l'entendre. Nicolas Trenou a promené son micro sur les terrasses parisiennes après l'allocution du chef de l'État hier soir. Attablé dehors avec un café, Léon sera ravi de pouvoir enfin le prendre sur le zinc, à la différence d'Audrey, qui continuera de savourer une côte de bœuf frites sur un bout de trottoir. C'est le bonheur.

Les terrasses, c'est sympa, mais c'est vrai que c'est cool aussi de pouvoir être à l'intérieur. Surtout en soirée, quand il commence à faire frais et tout, c'est le plaisir d'être dedans. Je ne pense pas qu'on ne se sera autorisé dîner ou déjeuner à l'intérieur. Le système de terrasse permet quand même une distanciation que l'intérieur ne permettra pas. Prudence.

27:19
Présentateur

En salle, comme en extérieur, certaines tables devront être condamnées pour respecter une distance d'un mètre. Trop stricte pour le restaurateur Bruno Doucet, qui attendait beaucoup des annonces d'Emmanuel Macron, car il n'a jamais eu assez de place pour installer une terrasse. Il est déçu.

27:32
Invité

Le patron du régalet de Saint-Honoré souhaiterait que le protocole sanitaire impose moitié moins de distance entre les clients

27:53
Présentateur

pour servir comme avant 65 ouverts.

27:56
Invité

L'autre annonce du président de la République hier soir, c'est un allégement du protocole sanitaire dans les écoles et les collèges. Les établissements scolaires, excepté donc les lycées, devront être en capacité d'accueillir tous les élèves à partir de lundi prochain. La présence sera obligatoire. Les chefs d'établissement vont donc devoir appliquer un nouveau protocole dont on ne connaît pas encore le détail. Il y a seulement deux semaines des vacances d'été. Peut-être le protocole de trop, selon Jean-Rémi Girard, président du syndicat national des lycées et collèges.

28:25
Présentateur

À partir du moment où on modifie le protocole sanitaire, forcément, ça crée immédiatement de nouvelles contraintes pour tout le monde et en particulier pour les directeurs d'école. Donc, il va quand même falloir extrêmement rapidement que l'on sache ce qu'il convient désormais de faire. Et j'ai envie de dire, tout le monde espère que c'est quelque chose de simple et qui ne demandera pas de tout rechambouler une troisième, voire une quatrième fois dans le premier degré. Car là, je crois que les collègues n'en peuvent plus de changer le protocole tous les quatre matins.

28:56
Invité

Le président de la République a rappelé hier soir que 500 milliards d'euros avaient été dépensés pour faire face à la crise. Nous ne financerons pas ces dépenses supplémentaires en augmentant les impôts, rassure Emmanuel Macron, qui a prévenu que les Français allaient devoir travailler plus pour produire plus. Bonjour Jérémy Trottin. Bonjour. Chef du service politique d'RMC. Beaucoup de chantiers sont ouverts pour relancer l'économie. Et le président n'en a pas dit grand-chose hier soir. En fait, Emmanuel Macron a donné rendez-vous aux Français le mois prochain.

Oui, car de l'aveu même d'un proche du chef de l'État, l'allocution d'Emmanuel Macron n'était en réalité qu'une bande-annonce des semaines à venir. Après la dernière étape du déconfinement lancée hier soir donc par le chef de l'État,

29:33
Présentateur

le mois de juillet sera crucial. Et notamment pour les jeunes particulièrement touchés par la crise,

29:38
Invité

un plan d'investissement massif pour l'instruction, la formation et l'emploi. sera annoncée dès le début du mois. Objectif tout faire pour éviter le phénomène de générations sacrifiées au moment de leur arrivée sur le marché du travail en septembre. Des mesures en faveur de l'égalité des chances seront également dévoilées prochainement pour répondre à la mobilisation des jeunes contre les violences. En parallèle, les négociations avec les partenaires sociaux vont se poursuivre tout au long des prochaines semaines et une partie de l'été dans la prévision d'un grand plan de relance économique attendu à la rentrée.

Et autre priorité du chef de l'État, Jérémy, ce qu'il appelle la reconstruction écologique qui va allier production et climat. Là encore, on devrait en savoir plus le mois prochain. Emmanuel Macron ne pouvait pas ne pas évoquer hier soir la mobilisation contre les violences policières et le racisme dans la police. Le chef de l'État qui a tenté de rassurer les forces de l'ordre pointées du doigt depuis maintenant plusieurs semaines.

30:30
Présentateur

Sans ordre républicain, il n'y a ni sécurité, ni liberté. Cet ordre, ce sont les policiers et les gendarmes sur notre sol qui l'assurent. Ils sont exposés à des risques quotidiens. En notre nom, c'est pourquoi ils méritent le soutien de la puissance publique

30:52
Invité

et la reconnaissance de la nation. Et visiblement, ces propos ne suffisent pas. Plusieurs centaines de policiers ont manifesté cette nuit aux abords du Trocadéro à Paris. Géraux phares bleus allumés, sirènes hurlantes. Ils ont notamment réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Avis à tous les amoureux du patrimoine français. La décision avait été prise depuis quelques semaines déjà. Les monuments nationaux rouvrent leurs portes aujourd'hui. Toujours avec l'obligation, évidemment, de respecter les gestes barrières. Juliette Pietraszewski. Des visiteurs timides sur le Mont-Saint-Michel, c'est ce qu'observait depuis le déconfinement Emmanuel Conant.

Ce commerçant de l'île aux Rocheux se réjouit aujourd'hui de la réouverture de l'abbaye du Mont. On retrouve le sourire, oui, parce que les gens, ils viennent d'abord, c'est pour voir le cœur de l'abbaye, les jardins, la belle vue qu'il y a en haut de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. On va recevoir beaucoup plus de monde pour mieux travailler. Je pense qu'on va avoir une très bonne saison. On va reprendre le travail comme l'année dernière. Plus de touristes pour l'été 2020, mais dans des conditions inédites. Un enjeu pour tous les monuments nationaux. David Madec est administrateur du Panthéon, où masques, gel hydroalcoolique et réservations en ligne sont désormais de rigueur.

32:00
Présentateur

Je pense que l'enjeu des premières semaines pour un monument comme le Panthéon, c'est d'être sûr que les mesures sanitaires mises en place soient efficaces, qu'il n'y ait pas de trou dans la raquette en quelque sorte, de manière à pouvoir être en ordre de marche pour les mois de juillet et d'août.

32:16
Invité

Autre réouverture très attendue aujourd'hui, celle de l'Arc de Triomphe. Premier monument français avec plus d'un million cinq cent mille visiteurs en 2019. Et pour compléter cette longue liste des réouvertures ce matin, on ne va pas s'en plaindre. Sachez que la plupart des frontières européennes peuvent à nouveau être franchies librement. Nous pouvons donc nous rendre chez nos voisins allemands, belges ou encore italiens sans restriction. Pour l'Espagne, il faudra attendre dimanche prochain pour ne pas se voir imposer une mise en quatorzaine à l'entrée dans le pays, comme c'est le cas aujourd'hui.

Un mot du bilan aux Etats-Unis où la situation s'améliore doucement, mais sûrement 382 morts ces dernières 24 heures. C'est le bilan journalier le plus faible depuis des semaines outre-Atlantique. Les courses, Mathieu Rouault qui se passe cet après-midi à Vichy.

33:00
Présentateur

Avec une nouveauté, figurez-vous, désormais les courses sont à vivre en direct tous les jours à partir de 13h50

33:06
Invité

sur le canal 24 de la TNT sur RMC Découverte. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC. Favoris numéro 10, Crack Money.

33:14
Présentateur

Outsider numéro 8, Anonda. Le 10 et le 8. Il est 6h37, merci d'être avec nous. Neuf morts, neuf morts ces dernières 24 heures en France. Neuf morts du Covid. Nous allons regarder quelques infos. Tiens, à l'étranger sur le Covid, une énorme facture pour un malade du coronavirus aux Etats-Unis. Michael Flore, je vais vous parler de Michael Flore. C'est un miraculier, 70 ans, passé tout près de la mort. Il a carrément fait ses adieux à ses proches au téléphone. Il est resté pendant 62 jours à l'hôpital, plus de deux mois. Finalement, il a guéri de la maladie. Sauf que, vous le savez, la santé, ce n'est pas gratuit aux Etats-Unis.

Et à sa sortie, Michael Flore a reçu une facture de plus d'un million de dollars de la part de l'hôpital de Seattle. Soit 9700 dollars par jour pour sa chambre en soins intensifs. Mon cœur a failli s'arrêter une deuxième fois, dit-il, quand il a reçu la facture. Alors, une facture qui devrait quand même lui être financée, en partie en tout cas grâce à un dispositif exceptionnel. L'Inde, de son côté, est confrontée à une pénurie de lits. Oui, vous le savez, l'Asie du Sud fait partie des régions où l'épidémie n'a pas ralenti. C'est ce que dit l'OMS. Le dernier bilan en Inde, c'est 9000 morts.

Mais à New Delhi, mégalopole de 30 millions d'habitants, il faudra au moins 80 000 lits d'ici la fin du mois de juillet. Les autorités se préparent donc à transformer des hôtels et des salles de mariage en hôpitaux. Les médias indiens racontent que de nombreuses victimes n'ont pas été soignées. Faute de place et que certaines familles doivent débourser une fortune pour obtenir un lit. Dans certaines régions, la Chine reconfine. Oui, exactement. 57 nouveaux cas entre samedi et dimanche. C'est le plus haut chiffre quotidien depuis avril, selon les données officielles chinoises.

Un nouveau foyer de contamination vient d'être identifié sur un marché de Pékin, celui qui fournit la capitale en produits frais. Une vingtaine de quartiers ont été reconfinés et le marché en question lui a été bouclé. Bien, Christophe est avec nous. Christophe est dans l'Oise. Bonjour Christophe. Bonjour. Bonjour Christophe, vous êtes conducteur de travaux. Ça va ce matin ?

35:12
Invité

Très bien. Je vais vous donner la faire, M. Bourdin.

35:15
Présentateur

Merci beaucoup Christophe. Merci, ça me fait plaisir. Dites-moi, je regarde l'affiche que j'ai sous les yeux. Votre première femme est née le 15 juin. Exactement. Et votre seconde, je dis bien seconde, je ne dis pas deuxième, parce que, bon, seconde, est née aussi le 15 juin. Tout à fait. Mais c'est fait exprès, Christophe, ou... Non ? Non. Un site de rencontre, pas de profil, 15 jours de communication, par le biais d'un... Et jusqu'à ce qu'on parle d'un... J'ai mot, j'ai mot, d'accord, quand le 15 juin... Ben écoutez... C'est hors norme. Vous êtes hors norme, Christophe.

36:11
Invité

Donc, j'ai mot...

36:15
Présentateur

Ah, ben ça, c'est... Ben, c'est plus important, non, Christophe ? Ah, oui. C'est exceptionnel. Merci. Mais si jamais il y a une troisième noce, on sait qui, ici, est né le 15 juin. N'est-ce pas, Jean-Jacques Bourdin ? Oui, d'accord. Et mon patron, mon patron, mon jeune, qui est mon cousin, est né le 15 juin aussi aujourd'hui. C'est pas vrai. Donc, beaucoup de 15 juins. Eh ben, décidément, vous êtes cerné, Christophe, hein ? Vous êtes cerné. Voilà. Merci, Christophe. Passez une belle journée. Merci à vous. Merci, Dimitri. Merci, bonjour. À Carabouille. Ben, ben, merci beaucoup, Christophe. Dimitri est là, dans le Calvados, Fleury-sur-Orne. Bonjour, Dimitri. Salut, Jean-Jacques.

Salut, Dimitri. Vous êtes sur la route, Dimitri. Bon anniversaire. Merci, mon cher Dimitri. Merci, ça me fait plaisir. Vous êtes sur la route, Dimitri.

37:10
Invité

Alors, je suis actuellement sur la route. Mon téléphone, quand on parle des vacances.

37:15
Présentateur

Oui, je me souviens. Je me souviens.

37:16
Invité

Je vous avais fait une petite dédicace. Je voulais en profiter pour vous dire que vous êtes une voix qui porte. Merci. Vous êtes un personnage important de la radio.

37:24
Présentateur

Merci.

37:25
Invité

Et comme les présidentielles vont bientôt arriver, je vous changerai à Bourdin, comme vous savez le faire.

37:33
Présentateur

Ah ben ça, ne vous inquiétez pas. Là, je vais y aller, franchement. Ah oui, parce que là, je peux vous dire qu'il y a du boulot, hein ? Oui, oui, évidemment. Oui, il y a du boulot. Oui, ça, c'est sûr. Bon, merci, Dimitri.

37:43
Invité

Allez, salut, Jean-Jacques. Merci, bonne route.

37:46
Présentateur

Salut, Dimitri. Merci beaucoup. Il est 6h42. Vous êtes sur RMC. Allez, dans un instant, je suis avec Laura Morin, qui est directrice de l'Enfant Bleu, association de protection de l'enfance. Nous allons parler du jeu vidéo Fortnite. Ça vous étonne ? Eh bien, vous allez voir pourquoi. Comment le jeu vidéo Fortnite peut venir en aide aux enfants maltraités. Mais oui, à tout de suite pour tout savoir. Dans 2 minutes, 6h42. RMC.

38:11
Invité

RMC, 6h-9h.

38:13
Présentateur

Bon, en direct. Bien, il est 6h46. Je suis en direct avec Laura Morin, qui est directrice de l'Enfant Bleu, association évidemment que vous connaissez bien de protection de l'enfance. Laura Morin, bonjour.

38:26
Locuteur

Bonjour.

38:26
Présentateur

Alors, pendant un mois, au moment du confinement, on vient de l'apprendre, vous l'avez révélé. Votre association a créé un personnage virtuel dans le jeu vidéo en ligne Fortnite, que beaucoup, beaucoup, beaucoup d'ados ou de pré-ados connaissent et que beaucoup de parents aussi connaissent. Parce que pour tirer un enfant qui est installé devant Fortnite et pour l'arrêter, c'est pas facile. Bon, l'objectif de l'Enfant Bleu, inciter les joueurs mineurs à se confier et détecter des cas de souffrance ou de maltraitance. Vous avez donc créé un personnage, personnage virtuel, qui s'est introduit dans le jeu. Racontez-nous.

39:13
Invité

Alors, effectivement, c'est une initiative avec l'agence Abbas. L'idée, si vous voulez, effectivement, c'est qu'on savait que ce jeu était très populaire. Et c'est vrai que depuis pas mal de temps, l'association L'Enfant Bleu essaye vraiment d'aller finalement là où les jeunes sont, puisque l'utilisation des médias est différente pour les jeunes. Et donc, effectivement, il y a ce jeu. Il y a ce jeu très populaire où les enfants jouent énormément. Et donc, l'idée, effectivement, était de créer un personnage qui s'appelle L'Enfant Bleu, qui est très spécifique, avec un look spécifique pour que l'enfant ne puisse pas se tromper.

Et l'idée était qu'ils puissent ajouter ce personnage dans leur équipe, l'équipe qu'ils ont justement sur Fortnite, et qu'ils puissent échanger avec ce personnage pour pouvoir se confier sur les problèmes qu'ils peuvent rencontrer. Parce qu'effectivement, pendant le confinement, il était beaucoup plus difficile pour eux de pouvoir se confier et pouvoir parler.

40:09
Présentateur

Oui, des bénévoles de l'association se sont donc relayés 7 jours sur 7 pendant un mois, de 9h à 22h30, se sont mis dans la peau de ce personnage pour entrer en contact avec de jeunes joueurs. Ça a donné quoi ?

40:22
Invité

Alors, on est plutôt contents, on est même très contents, parce qu'en fait, si vous voulez, on a lancé cette expérimentation, finalement, sans savoir ce que ça allait donner. Et finalement, notre personnage a été ajouté 1200 fois. Donc, en fait, ça montre vraiment qu'il y a quelque chose à faire avec les jeux vidéo, et que ça peut être un nouveau point de contact pour les mineurs, pour pouvoir se confier.

40:45
Présentateur

Voilà, sur Snapchat et Instagram, des messages présentant le dispositif et permettant de reconnaître l'avatar ont été diffusés. Si tu es victime de n'importe quelle forme de violence, ajoute le compte Épique Enfant Bleu sur Fortnite pour discuter discrètement, disaient les messages. Voilà, bon canal et bon vocabulaire pour que vous soyez compris par les ados ou les pré-ados.

41:11
Invité

Voilà, effectivement, il y avait un double challenge, le premier, effectivement, c'était de pouvoir parler avec leur langage, pouvoir être compris de tous les mineurs, de aussi pouvoir communiquer auprès d'eux via les influenceurs, les gamers qu'ils ont l'habitude de suivre, puisqu'on sait, ils vont chercher des astuces, ils vont chercher des nouveautés, etc. Donc, on est allé sur ces lieux-là. Et le deuxième challenge était de ne communiquer que par ces canaux-là pour que les adultes soient le moins informés possible de cette initiative, puisqu'évidemment, il ne s'agissait pas qu'ils soient au courant pour pouvoir soit confisquer le jeu vidéo ou empêcher l'accès à ce jeu vidéo.

Donc, il y a eu ce double challenge pendant toute cette période.

41:54
Présentateur

Mais est-ce que vous avez pu localiser géographiquement les enfants qui étaient en souffrance ?

41:59
Invité

Alors, voilà, c'est aussi pour ça qu'on lance un groupe de travail pour pouvoir parfaire, en fait, ce dispositif, puisqu'on a rencontré quelques limites, et notamment celle-là. Ce n'est pas toujours facile d'arriver à savoir où se trouve l'enfant. Donc, il y a des choses comme ça sur lesquelles il va falloir qu'on travaille pour pouvoir, justement, créer un dispositif qui puisse s'inscrire dans la durée et qui réponde aux différentes limites qu'on a pu rencontrer.

42:26
Présentateur

Eh bien, merci beaucoup et bravo pour cette initiative. Je le trouve formidable. Merci à vous. Merci, Laura Morin, directrice de l'Enfant Bleu, association, évidemment, de protection de l'enfance. C'est intelligent. C'est intelligent parce que c'est la meilleure manière de parler aux enfants et de recevoir leur confidence. Il est quelle heure ? Il est 6h50, 7h moins 10. Merci d'être là. Vous continuez à appeler. Le 32 16, vous le savez, c'est notre lien. Vous êtes avec nous. Nous sommes avec vous. Anthony Morel, dans un instant. Oui, qui a tiqué quand il a entendu Emmanuel Macron prononcer cette phrase. « L'indépendance technologique et numérique de la France ».

Jolie formule, dit Anthony Morel. Mais est-ce que c'est crédible ? On va voir ça avec lui. C'est déjà demain dans une minute sur RMC.

43:07
Invité

RMC.

43:09
Locuteur

RMC.

43:09
Invité

RMC, c'est déjà demain.

43:11
Présentateur

Déjà demain avec Anthony Morel. Hier, Emmanuel Macron nous a parlé de demain. Il veut investir dans notre indépendance technologique, numérique, industrielle et récolte. Bon, la formule est jolie, mais moi j'aime toujours savoir ce qui se cache derrière la formule. Est-ce que c'est crédible ? La crise sanitaire, Anthony, nous a montré à quel point nous sommes devenus dépendants de la Chine et des Etats-Unis d'un point de vue technologique. Oui, même n'ayons pas peur des mots, on est devenu une colonie numérique de la Chine ou des Etats-Unis. On peut le dire comme ça. Et il y a des exemples concrets. Pendant le confinement, la France s'est mise massivement au télétravail.

Pour ça, on a utilisé Skype, on a utilisé Zoom, on n'a utilisé que des outils. Skype, c'est américain. Skype, c'est américain. Zoom, c'est chinois. Non, c'est américain aussi. C'est américain aussi. Avec tous les problèmes d'ailleurs de protection des données, tout ça est un peu douteux, etc. On n'a pas aujourd'hui la capacité en France d'avoir un outil de visioconférence. Ou en Europe. Ou en Europe, exactement. Il faut des ambitions européennes, made in France ou made in Europe, qui nous permettent de travailler massivement, de nous mettre massivement au télétravail. La France, le gouvernement français, a décidé de donner, de fournir l'hébergement des données de santé des Français.

Toutes nos données de santé vont être hébergées sur des serveurs de Microsoft. On n'a pas la possibilité. On a aujourd'hui, on a des entreprises françaises, on a OVH qui est un hébergeur français, par exemple. Mais non, on va vers Microsoft. Donc, on se rend compte aujourd'hui qu'on a quand même une dépendance totale vis-à-vis de ces outils. Alors, ça peut sembler très lointain, dit comme ça. Mais en fait, c'est aussi important que le fait de dire qu'il faut produire nos voitures en France, produire nos médicaments sur le territoire français. C'est aussi un enjeu très, très important.

qu'on ne soit pas simplement les spectateurs dans les gradins de la Coupe du Monde qui est en train de se passer, de se jouer entre la Chine et les Etats-Unis. Oui, c'est vrai qu'Emmanuel Macron, mais il n'est pas le seul, parle beaucoup de relocalisation. Ce qui est clair, c'est qu'on ne va pas faire revenir en France la fabrication des smartphones ou des ordinateurs portables. Ça, c'est clair. On n'en est plus capable. De toute façon, on n'a pas le savoir-faire pour faire ce genre de choses. Donc, ça, c'est mort. Cette bataille-là, elle est perdue d'avance.

Non, il faut se focaliser sur les prochaines batailles, et sur les prochaines grandes ruptures technologiques où, là, pour le coup, la France, elle a une carte à jouer. Sur la robotique, par exemple. Oui, on est très fort. On est très fort en robotique. La santé connectée, l'informatique quantique, ça, c'est des choses un petit peu plus lointaines. L'intelligence artificielle, évidemment, parce que c'est de là de quoi vont dépendre nos futurs emplois, notre future croissance. Et là, on a une vraie carte à jouer, mais il faut mettre les moyens derrière. Il faut savoir que la Chine, ils ont annoncé qu'ils avaient un plan d'investissement de 1 000 milliards de dollars.

On n'a même pas l'idée de ce que ça représente, dans le domaine de l'intelligence artificielle, de la 5G ou du stockage dans le cloud. Nous, en France, à côté, on est quand même un petit peu petits joueurs. Donc, il faut qu'on s'aligne, quoi. Oui, mais nous avons des talents. Nous avons des chercheurs brillants, des ingénieurs, des mathématiciens reconnus dans le monde entier. Encore faut-il les garder. Oui, alors je vous donne, pour avoir un ordre d'idée, le salaire moyen d'un chercheur ou d'un ingénieur en intelligence artificielle débutant dans la Silicon Valley. C'est entre 300 et 500 000 euros par an pour le sort de l'université. C'est pas mal, quand même. Oui, c'est pas mal.

Donc, quelle entreprise, en France, aujourd'hui, peut se permettre de sortir des salaires comme ça pour garder ces talents-là en France ? C'est très, très compliqué. On a des entreprises qui sont très talentueuses. On a ce qu'on appelle les licornes, on a des doctolibs, des blablacars, etc. Mais il faut faire en sorte que tous ces talents-là, ils ne soient pas tentés d'aller bosser chez Google, chez Amazon ou chez Microsoft. Et c'est très compliqué, effectivement. Je disais ce que nous écrit Romain, il n'a pas tort aussi. Il y a aussi le problème de la législation en France. Il y a un véritable frein pour tous les inventeurs, pour tous les informatifs. Ça, c'est vrai.

C'est aussi ce qui les tente de partir aux Etats-Unis ou en Chine où il y a beaucoup moins de barrières. C'est une réalité aussi. Beaucoup moins de barrières. Il est 6h58. Merci, Anthony. C'est passionnant. Voilà un sujet à développer, évidemment. 6h58. Elisa, bonjour. Oui, bonjour Jean-Jacques. Bonjour, Elisa. Et très, très bon anniversaire. Merci, Elisa. Le mien, c'est après-demain. Ah bon ? Oui, oui. C'est génial, ça. Oui, c'est génial. Je suis heureux de vous avoir. Moi aussi, moi aussi. Elisa, vous écoutez la radio ou vous regardez la télé ? La télé, la télé. La télé. Je suis descendue pour mener mon chien. Donc, voilà. On bord, on bord. Vous êtes à Neuville-sur-Saône. Oui.

C'est pas très loin de Lyon, Neuville-sur-Saône. Non, non, non. Oui, c'est une jolie commune, d'ailleurs. Très jolie, oui. Oui, c'est vrai. C'est très sympa. Elisa, vous avez bien fait de remonter après la balade et de jouer parce que vous avez gagné. Vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec, Elisa. Eh bien, merci beaucoup. En plus, je suis tombée en panne depuis hier soir. C'est vrai ? Tout est... Ouais, ouais, super. Ça tombe bien. Merci, Elisa. Merci. Encore bon anniversaire et bonjour à toute l'équipe. Merci, Elisa. Au revoir. Au revoir, Elisa. Et belle matinée. Il est 6h59.

Bourdin Direct du 15 juin - 6h/7h · Pourquijevote