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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 9 février 2026 34 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfenseEnvironnement & énergie

Inde, la nouvelle alliée de l'Europe ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français sont-ils si pessimistes sur l'avenir de l'UE selon l'Eurobaromètre ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    L'accord UE-Inde est-il équilibré malgré l'exclusion des produits agricoles sensibles ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Comment l'UE peut-elle réduire sa dépendance aux terres rares chinoises ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    La crise du Groenland a-t-elle affaibli la confiance transatlantique ?

  • 27:00OuverteRéponse partielle

    L'accord UE-Inde ne risque-t-il pas de financer indirectement la guerre en Ukraine via le pétrole russe ?

  • 32:00OuverteRéponse directe

    L'Inde respecte-t-elle les droits humains et environnementaux dans cet accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Journaliste (France 24/LCP)Chiffre
    « 89 % des Européens souhaitent voir l'Union européenne plus unie selon Eurobaromètre. »
  • 4:30Journaliste (France 24/LCP)Chiffre
    « La sécurité est la préoccupation principale des sondés avec 72 % se disant très préoccupés par les guerres à proximité de l'Union. »
  • 6:30Pascal LamiFait
    « Il faut augmenter notre potentiel de croissance et notre potentiel de croissance, il est sous nos pieds avec enfin le marché intérieur. »
  • 24:00Pascal LamiChiffre
    « Le soutien à l'Ukraine c'est euh 2/3 d'Europe et 1/3 d'États-Unis. »
  • 35:00Laurence FarangFait
    « On a exclu l'acier de cet accord et l'acier c'est un facteur aussi polluant très fort. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

France 24 LCP public Sénap présente. [musique] Bonjour à tous. Merci de nous rejoindre sur France 24 et les chaînes parlementaires pour ici l'Europe en cette semaine où les citoyens réclament d'être mieux défendu par une Union européenne qui boosterait son économie et son autonomie.

Nous avons le plaisir de recevoir aujourd'hui Pascal Lami. Bonjour. Bonjour.

Alors, je rappelle que vous avez été commissaire au commerce de 99 à 2004, directeur général de l'OMC de 2005 à 2013 et puis aujourd'hui euh vice-président de la Fondation Jacques Deor Friends of Europe, vice-président du forum sur la paix. Il y a moins d'un an, vous estimiez qu'il ne fallait pas surréagir aux propos et aux initiatives de Donald Trump qui finirait, je cite, par s'arrêter. Il ne s'est pas arrêté. il s'est arrêté un paquet de fois et donc il reste une très grande différence entre la rhthorique la scénique c espèce de d'hyperactivité et la réalité et quand c'était vraiment important pour nous je l'exemple du gren l'entend en tête il a reculé alors comme toutes les semaines nous avons sélectionné quelques nouvelles du vieux continent c'est Tout de suite l'Europe en bref avec Oana Alemandose. 89 % des Européens souhaitent voir l'Union européenne plus unie selon Eurobaromètre.

La sécurité est la préoccupation principale des sondés avec 72 % se disant très préoccupés par les guerres à proximité de l'Union. 39 % redoutent même l'avenir de l'UE. Un pessimisme particulièrement fort en France où ce chiffre grimpe à 55 %.

Les 27 ont classé les gardiens de la révolution iranienne comme organisation terroriste. Cette unité d'élite des forces armées est visée à la suite de la répression sanglante des manifestations antigouvernementales. En représaille, l'Iran a qualifié les armées européennes de terroristes et convoqué tous les ambassadeurs de l'UE à Teran.

Le Parlement européen reprend l'examen de l'accord commercial avec les États-Unis qui instaure des droits de douanes à 0 % pour les biens américains et 15 % pour les Européens. Il a été bloqué il y a quelques semaines en réaction aux menaces de Donald Trump d'annexer le Groenland. Après le recul du président américain, les eurodéputés prône le dialogue comme l'indique Bern Lang président de la commission commerce.

Les euros députés sont prêts à avancer rapidement à condition que les États-Unis respectent l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Union. Le Parlement de Strasbourg vote à l'accord mais se réserve le droit de le suspendre aux besoins. Alors Pascal Lamille, ce sondage eurobaromètre que l'on vient de mentionner est révélateur de la défiance des Français vis-à-vis de l'Union européenne. 38 % à peine en ont une une image positive, 29 % une négative, c'est un des plus fortaux et puis ils sont aussi les plus pessimistes avec les Néerlandais d'ailleurs sur l'avenir du monde à 68 %.

Pourquoi ? D'abord, ce sondage récent montre que les Européens sont très en soutien de l'intégration européenne et que les menaces extérieures ont accentué ce soutien dans l'ensemble de l'Europe. Mais vous avez raison, il y a un cas particulier qui s'appelle la France et qui se distingue par un pessimisme considérable par rapport aux autres sur l'avenir. un grand attachement à la construction européenne, notamment chez les jeunes, mais chez les plus âgés, il y a une espèce de corrélation entre l'avenir de l'Europe et la perception d'un avenir positif.

Et ça c'est dans le cas français préoccupant. C'est comme ça depuis un bon moment. Et disons si on regarde les 27 pays de l'Union européenne, c'est pas très très surprenant que la France se distingue par le fait qu'elle est perçue, elle se perçoit elle-même comme allant plus mal que les autres.

L'épisode du traité avec les pays du Mercosour qui a été adopté malgré l'opposition de la France et des agriculteurs, est-ce que ça a diminué cette confiance dans la commission Vlenon chez nous ? Alors pour l'instant, ça se voit pas parce que le sondage date de novembre, mais disons, on sait que les décisions sur la politique commercial de l'Union se prennent à la majorité qualifiée depuis le traité de Rome, pas depuis hier. De temps en temps, euh la France gagne ses votes.

De temps en temps, elle les perd. On verra quel est l'impact sur l'opinion. Il y a encore un épisode en cours qui est de savoir si compte tenu du fait que le parlement a demandé d'interrompre la procédure pour avoir un avis juridique de la Cour de Luxembourg, savoir si ou non on décide de l'application provisoire.

D'accord. Moi, je trouve que compte tenu du fait que le Parlement européen a une très courte majorité, mais ça c'est la démocratie, a voté pour un délai, je pense que le conseil et la commission devrait respecter ce vote du Parlement européen. Alors, en amont d'un fameux conseil sur la compétitivité qui va se tenir le 12 février, le commissaire français à l'industrie Stéphane Séjourné a signé une tribune avec plus de 1000 patrons pour demander des achats de préférence. européenne dans les secteurs stratégiques, mais on dirait qu'il doit convaincre encore sa bosse Ven.

C'est une idée qui fait du sens dans un certain nombre de domaines, notamment lorsque nos concurrents à l'international le font et notamment les Américains, les Chinois et pas que. Problème de fond, il est assez simple. L'Union européenne doit investir dans les années qui viennent dans sa défense, dans la transition digitale, dans la transition écologique.

Nous n'avons pas assez de croissance pour faire ça. Notre potentiel de croissance aujourd'hui, c'est la moitié des Américains, un/ers des Chinois et un/art des Indiens. Il faut augmenter notre potentiel de croissance et notre potentiel de croissance, il est sous nos pieds avec enfin le marché intérieur.

Et d'ailleurs, c'est la première grande campagne que va lancer cette fondation Jacques Dollar Friends of Europe dont vous avez parlé. Nous lançons une grande campagne pour enfin finir le marché intérieur en 2028, notamment dans les domaines où il y a encore plein de trous dans la raquette, l'énergie, la finance et euh et le digital et les communications. Notre gisement de croissance, nous avons besoin de croissance.

On a un gisement sous nos pieds et on ne l'exploite pas. Ouais. Enfin, on n pas de jugement concernant certains minerai critiqu ter rare.

La Cour des comptes de l'Union européenne nous alerte sur notre dépendance extrême à la Chine dans la matière qui rend notre objectif de 42 % de renouvelable en 2030 pour produire notre énergie totalement hors de portée. On fait quoi ? On est comme tout le monde, comme les Américains, euh comme les Canadiens, euh comme les Indiens, on est devenu trop dépendant de la Chine qui a un monopole euh sur en gros 80 % du raffinage euh de ces terres rares et de ces matériaux critiques qui sont essentiels pour la transition ouverte et pour le digital.

Et donc il faut faire une alliance et c'est d'ailleurs ce que les États-Unis et l'Europe ont le Japon un petit peu. On a un partenariat stratégique qui fait que il faut que ceux qui sont trop dépendants de la Chine s'allent ensemble pour devenir moins dépendant de la Chine et créer une force en quelque sorte économique qui contrebalance la force du monopole que les Chinois ont très intelligemment. Faut dire c'est pas ils n'ont pas les Chinois ont acquis ce monopole parce que ça fait 20 ans qu'ils investissent dans l'exploitation de terre rar développement le raffinage chez eux.

Or ce qui compte c'est le raffinage. Et donc on est tous beaucoup trop dépendants des Chinois et la seule solution c'est d'essayer de se mettre d'accord ensemble pour avec les les Américains qui sont les alliés de l'Europe en matière commerciale on peut signer des traités avec eux. Il y a des cas où il faut dans des circonstances comme celles-là qu'on se mette d'accord avec les États-Unis, monsieur Trump, même si [rires] même si ça nous fait mal à l'estomac.

Il y a de il y a des moments où les rapports de force, c'est les rapports de force. Alors justement, parlons de de rapport de force, direction le grand nord du 2 au 5 février se tenait à Trompseux en Norvège, la conférence arctique frontière qui rassemble chaque année politiques, analystes et décideurs économiques ou scientifiques des pays du grand nord. La question de la défense après l'épisode du Groenland était au centre des débats.

Reportage de nos envoyés spéciaux Isabelle Romero et Luc Brown. L'aube se lève sur le bateau des gardes-caes à Trompseux. À bord, le ministre des affaires étrangères de Norvège fait visiter le vaisseau à Kaya Kalalas, chef de la diplomatie de l'UE.

Elle plaide pour une stratégie arctique de défense commune. La crise du Groenland nous a montré que quand nous sommes unis, nous sommes forts. Donc nous avons vraiment besoin de travailler ensemble.

Mais nous voulons aussi travailler avec nos alliés américains pour renforcer encore davantage la sécurité du Groenland. En effet, les menaces sont multiples. Non loin de la Norvège, les bases russes de la péninsule de Cola regroupent une des plus fortes concentration d'armes nucléaires.

Ces armes sont principalement dirigées contre le continent nord-américain, mais c'est d'ici qu'on peut les intercepter, qu'on peut suivre les sous-marins russes. Donc, je crois qu'il y a des raisons objectives pour les Américains de s'intéresser à cette zone et nous continuons de travailler avec eux. À quelques centaines de mètres à la conférence Arctique Frontière, forum des pays du Conseil de l'Arctique qui regroupe les h pays ayant une façade artique, la question du Grenland est très présente.

Malgré le recul de Donald Trump, la confiance a été brisée. Nous devrions avoir une place à la table de négociation. Rien de décidé sur le Groenland sans la vie du Groenland.

C'est une de nos lignes rouges. Si vous ne nous respectez pas, nous aurons du mal à collaborer avec vous. Si tout n'est pas réglé, après une grave crise de confiance entre Alliés de l'OTAN, un groupe de travail a été créé à Washington.

Viviane Motfeld, ministre des affaires étrangères du Groenland, en tire ses conclusions. La leçon, c'est à quel point le monde peut être fragile. Mais en même temps, cela nous montre que la solidarité, même dans un monde fragile, nous rend plus fort.

Mais malgré les provocations de Donald Trump, la plupart des participants ne remettent pas en cause le rôle de l'Alliance atlantique. Au sein de l'OTAN, on discute maintenant quelle est la réponse de défense de sécurité collective sur le le Greenland et le le cette partie de de l'Arctique à prendre et on discute ça maintenant et ça va être donc décidé parmi les saliers. En mars prochain, en Norvège, un exercice militaire arctique baptisé Cold Response mobilisera 25000 hommes de 14 pays et les délégations les plus importantes de 4000 à 5000 soldats seront celles des Français et des Américains.

Pascal Lami. On attend d'ailleurs toujours les résultats des discussions qui ont eu lieu entre américains, danois, groslandais qui sont en cours. Comment va se terminer cette crise de confiance majeure ?

D'abord, merci d'avoir fait vibrer mon cœur d'ancien officier de Marine avec ces images sublimes de paysage et de bateau un peu plus modernes que ceux que je servais à l'époque. Je pense que l'affaire du Grenland pour Trump, ça a été un pont trop loin. Il a été obligé de reculer d'abord parce que les marchés financiers ont réagi.

Ensuite, d'après ce qu'on entend dire parce que c'est son chef d'étatmajor lui a dit "Nous, on va pas aller tirer sur des troupes européennes de l'OTAN au Groenland. Ça compte ces chosesl et ensuite parce que effectivement les Européens ont voyagé en envoyant un certain nombre de soldats là pour remarquer si je puis dire la ligne rouge. Donc je pense que cet épisode là pour l'instant pour l'instant je pense que Trump est calmé si ça peut si ça peut arriver.

Il reste le vrai sujet de fond de la relation transatlantique à partir du moment où les Russes occupent la partie de l'Ukraine qu'ils occupent après de l'avoir envahi qui est maintient-on une solidarité euro-américaine en soutien de l'Ukraine contre les Russes ? L'épisode Groenlande pour l'instant si je puis dire est réglé. pour l'instant, il n'ira pas plus loin et il est exact qu'on peut probablement si Trump a un problème avec la sécurité de cette zone euh qui a d'ailleurs quelque chose à voir avec le changement climatique parce que si maintenant on parle bon autant d'articles c'est parce que c'est devenu une région qui n'était plus aussi désertique qu'elle était avant.

Enfin, laissons ça de côté. Le vrai sujet, c'est l'Ukraine et nous sommes toujours nous sommes toujours sous une pression américaine parce que monsieur Trump un jour dit "Je soutiens, l'autre jour on va se mettre d'accord avec les Russes. Le 3è jour ah bah non, ça prend trop de temps et puis le 4e jour ah bah finalement quand là on a on a et et et monsieur Zelanski l' encore plus sous pression américaine.

Les Américains sont leaders dans les dans ces négociations de paix entre Russie et Ukraine à Abu Dhabi. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ces négociations en tant que tel ? Même si nous européens ne sommes toujours pas à la table.

Oui, enfin disons si il devait y avoir c'est c'est le feu, je parle même pas parler de traité ou d'accord de paix, on sera inévitablement à la table parce qu'il faudra des troupes pour garantir les accords qui ont été faits. Et nous sommes si je puis dire à la table le paquet de 90 milliards d'euros que l'Union européenne vient de mettre sur la table au soutien de l'Ukraine, ça c'est une c'est un acte européen. C'est pas c'est pas un prêt d'ailleurs hein, c'est vraiment de l'argent qu'on va leur donner.

C'est vraiment de l'argent qui leur permet d'acheter des armes euh pour se défendre pendant 2 ans. Et donc on est maintenant dans une situation si vous voulez en gros où le soutien à l'Ukraine c'est euh 2/3 d'Europe et 1/3 d'États-Unis. Mais le tiers d'États-Unis notamment dans tout ce qui concerne les observations spatiales et le renseignement sur le positionnement des troupes russes dans ces régions est aujourd'hui encore absolument essentiel.

Voilà encore un domaine où pour l'instant on aimerait bien pouvoir se passer des Américains notamment compte tenu de ce qui s'est passé avec le Grenland parce qu'on s'est dit oh là là mais c'est juste impossible pour pour l'instant ça n'est pas possible et je pense qu'il faut il faut être lucide sur cette situation qui pour l'Europe est une situation gênante si je puis dire mais qui lui dit une seule chose il faut que tu sois plus forte dans l'avenir sur l'Ir pendant que les États-Unis de Donald Trump sont dans l'escalade militaire avec le régime l'Union européenne a désigné les gardiens de la révolution organisation terroriste. Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce que d'ailleurs notre réponse est suffisamment adaptée aussi dans le verbat peut-être à cette expression particulièrement sanglante avec l'Iran, il y a un problème qui est là depuis longtemps qui est leur programme nucléaire que nous voulons arrêter et là-dessus on est parfaitement d'accord avec les Américains et un certain nombre d'autres pays.

Et puis il y a ce régime qui est épouvantablement répressif et qui vient de commettre des crimes de masse. Et là c'est une autre question. La question savoir si on envoie comme le fait Trump des bateaux dans la zone pour faire changer le régime étant entendu que à supposer que les molas disparaissent du paysage politique, ce qui à mon avis prendra du temps, euh qui va les remplacer et une solution militaire pour déposer un régime sans une certaine idée de ce qui va suivre, à mon avis, c'est quand même risqué.

Merci Pascal Lami d'avoir été notre invité. Merci à vous de nous avoir suivi, mais vous restez en notre compagnie. Euh nous poursuivons avec le débat sur les accords commerciaux justement l'accord UE Inde qui est passé au crible de nos débatteurs à Bruxelles.

Merci de nous rejoindre à Bruxelles au Parlement européen pour parler d'un traité de libre échange qui fait moins de vagues que celui du Mercosour, l'accord commercial entre l'Inde et l'Union européenne signé fin janvier à New Delhi par la présidente de la Commission européenne et par le premier ministre indien. Cet accord prévoit la diminution de plus de 90 % des droits de douane entre l'Inde et l'Europe, mais il épargne des produits agricoles sensibles comme le bœuf, la volaille et le riz. Oursoua VERleyen s'en félicite.

Nous avons réussi. Nous avons conclu l'accord de tous les accords. Nous créons un marché de 2 milliards de personnes.

C'est l'histoire de deux géants, la 2e et la 4e économie mondiale. Deux géants qui ont choisi un partenariat véritablement gagnant gagnant. Un message fort qui montre que la coopération est la meilleure réponse au défis du monde.

Seulement voilà, cet accord de libre échange pose aussi des questions. Va-t-il freiner la réindustrialisation européenne alors que l'Inde exporte de nombreux produits faits par une main d'œuvre bon marché sur le plan environnemental. L'Inde va-t-elle respecter la fameuse taxe carbone aux frontières mise en place par l'Union européenne ?

N'oublions pas que l'Inde de Narandra Maudit est très proche de la Russie de Vladimir Poutine dont il achète le pétrole. Même si Donald Trump a affirmé avoir signé un accord commercial avec l'Inde et que New Delhi Prévilé Gra désormais et bien le pétrole américain. Alors pour en débattre, nous accueillons aujourd'hui deux eurodéputés.

Laurence Farang, bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé française, membre du groupe centriste Ru et face à vous Tilimesses.

Bonjour. Bonjour. Vous êtes eurodéputé luxembourgeoise, membre du groupe Les verts dans cet hémicycle du Parlement européen.

Laurence Faring, il y a quelques semaines, vous étiez vent debout avec la majorité présidentielle, le président Emmanuel Macron contre l'accord du Mercossour acusé de finalement baisser nos normes. Les Français aujourd'hui applaudissent cet accord avec l'Inde. Qu'est-ce qui a changé véritablement ?

Et pour nous, un accord commercial ne fait pas débat quand il s'agit d'un accord équilibré. Ce qui à notre avis le cas de cet accord UE1 contrairement à celui qui est qui est celui du Mercosur qui est toujours sur la table aujourd'hui. Pourquoi ?

Parce que vous l'avez dit en introduction notamment, il ne touche pas à des secteurs sensibles qui pourraient déséquilibrer totalement soit l'intégralité de secteur, soit notre économie. Vous l'avez dit, les produits sensibles agricoles sont exclus de l'accord qui en soit une bonne chose. Deuxièmement, mon groupe, ma famille politique n'est pas contre les accords commerciaux.

Au contraire, nous pensons que l'Union européenne doit s'ouvrir de nouveau débouché dans cette dans ce contexte très particulier avec les États-Unis comme avec certaines zones du monde qui posent problème, la Chine, bien évidemment la Russie. Donc euh cet accord UE Inde avec euh une première démocratie au monde et une puissance démographique hein, c'est la première puissance démographique mondiale et clé pour nous et très stratégique. Donc selon vous, il y a les bons accords et les mauvais accords.

Tilimès, est-ce que selon vous c'est un accord équilibré ? Bah il est clair qu'il est plus équilibré que celui du mercur, ça c'est vrai. Qu' a une protection par rapport à certains produits agricoles, ça c'est vrai aussi.

Mais de là dire que c'est un accord idéal ou parfait, on est on est loin de là. Il faut savoir que tout ce qui est changement climatique, donc l'accord de Paris a n'est pas considéré comme un élément essentiel de cet accord. Il faut savoir aussi que tout ce qui est respect des travailleurs par exemple et vous l'avez dit, il y a des millions entre 11 et 12 millions de travails forcés qui sont quand même boostés aussi à travers ce cet accord.

Donc il faut savoir que l'Inde n'a pas signé toutes les conventions de ILO, donc qui protège les travailleurs et les et les travailleuses. Et quand on pense qu'on va surtout importer du textile et des génériques, donc des médicaments génériques, bah le textile euh c'est c'est quand même problématique. On sait les conditions de travail et sachant en plus que l'économie en Inde est à 90 % basé informel.

Donc il est très difficile de contrôler les conditions de travail puisque ça se fait dans le secteur informel. Alors, vous l'avez dit un petit peu déjà, c'est vrai que cet accord exclut les produits agricoles qui vont rester protégés par des droits de douane. Il s'agit, on va le regarder ensemble, de du bœuf de la volaille, du riz, du blé, du sucre des bananes et de l'éthanol qui ne font pas partie de cet accord.

Cet aspect, elle elle remporte votre adhésion bien sûr, mais quand vous entendez parler de de bien bons marchés indiens qui vont arriver chez nous, euh lesquels en priorité ? Est-ce que ça ça ne vous inquiète pas ? Euh je dirais une chose, infin, c'est ce parlement qui aura le le fin mot hein sur la ratification de cet accord.

Et cet accord, on ne l'a pas encore lu dans les détails. Donc il y a une commission qui s'en occupe qui fera son travail parlementaire. Nous nous lirons tous les détails de cet accord évidemment, mais euh l'Union l'Inde est un pays en voie de développement 1ARD4000 habitants.

Et c'est vrai qu'il y a des sujets et ma collègue les a pointé du doigt. la question euh de l'adaptation au changement climatique, le respect des droits sociaux, parfois même des questions de droits de l'homme quand il s'agit euh euh du traitement de des de la minorité musulmane en Inde peuvent poser des questions. Mais ces aspects, ils sont à priori inclus dans cet accord puisqu'il y a tout un chapitre sur la dimension du développement durable qui concerne en effet adaptation au changement climatique, droits sociaux.

Il va falloir qu'on rentre dans les détails mais il est vrai que c'est en soit un grand projet, un grand progrès. Pourquoi ? Moi, je suis allée en Inde il y a 2 ans, je fais partie de la délégation UE Inde et on avait parlé à ce moment-là du pacte vert européen pour voir comment on pouvait en trouver des des des émanations au plan indien.

Or, on n'est pas dans la même situation. Je me rappelle du ministre qui m'a dit on a sorti de la précarité de la pauvreté 300 millions d'individus grâce à de l'énergie. Donc on peut pouvoir poursuivre notre développement.

Voilà. toujours mais pour autant je voulais dire qu'en effet les l'accord de Paris qu'on appelait nos vœux n'est pas dans l'accord mais il y a des progrès sur la prise en compte du changement climatique et on a une plateforme d'adaptation au changement climatique. Donc il va falloir rentrer dans les détails et ça a été un progrès.

Il faut quand même savoir que le chapitre sur la durabilité et tout ce qui est aussi droit des travailleurs, il y a il y a pas il est pas prévu qu'il y ait des mécanismes de litige. l'un pays ne pourra pas attaquer l'autre pays si cela n'est pas respecté. Donc c'est quand même sur des pieds fragiles.

Ne me met comprenez néanmoins pas nous les écolos les verts on est aussi en faveur qu'on ait des nouvelles alliances mais nous pensons qu'il faut fondamentalement repenser les accords de libre à ch échanger les faire de façon beaucoup plus ciblée en respectant les droits humains et en respectant l'environnement sur ces droits sociaux des travailleurs indiens. On attend de lire le contenu de l'accord, mais quand même, est-ce qu'on n'est pas en train de fermer les yeux sur une réalité, une réalité des condions de travail en Inde pour booster notre croissance ? Bah, il faudra voir avec l'Office international du travail, ça nous est déjà arrivé hein de d'avoir ces ces mêmes débats.

Je me rappelle du Vietnam à l'époque. Moi, je crois que j'ai voté ou je me suis abstenu, j'ai voté contre. Il va falloir rentrer dans les détails.

Mais c'est vrai que euh un certain euh niveau euh enfin dans un certain contexte international à un certain niveau d'accord, il faut trouver des zones d'équilibre et d'atterrissage et de négociation avec euh des États qui n'ont pas les mêmes standards que les nôtres dans des zones géographiques extrêmement sensibles et avec une un moment de leur développement qui est pas le même. Donc en effet là aussi il y a une espèce de faut abaisser nos normes sociales pour conclure cet accord. Non, il faut c'est toujours la question de les faire progresser à leur rythme et je pense que la question de faire progresser à son rythme est aussi un vrai enjeu puisque là on touche presque à de la diplomatie.

Alors justement sur le plan géopolitique, sur le plan diplomatique, il y a un autre problème que pose cet accord avec l'Inde, c'est que c'est celui de la dépendance indienne au pétrole russe qui d'ailleurs leur permet en quelque sorte à la Russie de Vladimir Poutine de contourner nos propres sanctions. Comment l'Union européenne peut signer cet accord avec un allié objectif de la Russie au risque donc d'être accusé de financer indirectement la guerre ? Ça c'est un un autre éléphant dans la salle qu'il faut quand même nommer, c'est les liens de l'Inde avec Poutine.

Donc évidemment c'est quelque chose. Donc si on veut le présenter ici comme un accord anti Poutine comme on a bien voulu le n présenter Mercosour comme un accord anti-Trump. Je suis pas du tout d'accord d'ailleurs puisqu'il y a eu des accords bilatéraux entre Trump et Miley d'Argentine.

Donc parenthèse juste ici, ce n'est pas un accord anti Poutine. On est clair là-dedans. Sur cette question du pétrole russe, Laurence Faring, l'Inde est l'un des premiers acheteurs du pétrole russe juste derrière la Chine.

Comment l'Union européenne soutient de l'Ukraine peut signer aujourd'hui un tel accord ? Je disais euh les conditions de ce que sont l'Inde et de la question de l'énergie pas cher. On a été très consommateur de d'énergie russe pendant des années et on sait combien on a été dépendant.

Euh évidemment euh c'est pas l'idéal. C'est pas l'idéal, mais pour autant on sait dans quelle zone géographique est ce pays qu'elle a des relations avec la Chine, avec l'Inde. Euh et il faut dans ce moment euh de bascule et de chaos mondial avec l'incertitude qui nous est apportée par Donald Trump, pouvoir avoir des partenaires qui sont pas tout à fait alignés sur le 100 % de nos standards mais avec qui on peut communiquer.

L'Inde demeure une démocratie, ce qui n'est pas anodin de pouvoir parler à un démocrate qui peut pourquoi pas avoir plus de lien et d'accès à l'Union européenne sur certaines valeurs ou certains objectifs finaux. Par ailleurs, alors sur la question, oui, c'est pas idéal. Alors, Donald Trump semblerait-il nous aide puisqu'il a il a demandé à ce que l'Inde s'approvisionne en pétrole, alors en en GNL américain, ce qui est pas non plus idéal.

Enfin, c'est pas les mêmes finalités économiques. Pas idéal. Ouais.

Ce qui est pas idéal en terme écologique. Euh, voir aller au Venezuela exploité par je sais pas qui. Enfin, c'est toujours des fantaisies à la Donald Trump.

Je dirais que nous dans l'accord, on est quand même assez euh exigeant parce que on a on vous en avait pas parlé mais on a exclu l'acier de cet accord et l'acier c'est un facteur aussi polluant très fort et on veut être souverain sur ces questions-là. Alors, c'est vrai qu'il y a des sujets sensibles comme les génériques, vous l'avez cité notre excluier, hein. Non, non, non.

On a réduit les quotas d'importation, mais c'est clairement mais on a des baisses de des baisses de droit, on a des baisses de tr on a des baisses sérieuses de 3,5 millions de tonnes à 1,6 million de tonnes. Mais on continue à importer de la pas avec des conditions financières augmenté. Mais on parlait de de cette grande démocratie qu'il faut faire un club des démocraties politiquement.

L'Inde est dirigé depuis 12 ans par Narendra maudit qui prône un nationalisme centré sur l'hindouisme avec marginalisation. On a commencé à à l'évoquer de minorité religieuses, les musulmans et les chrétiens. On doit fermer les yeux aussi ou alors est-ce que ça doit faire partie de notre réflexion sur ces accords commerciaux ?

Ben en général, il faut savoir que on a beaucoup d'espoir par rapport au au commerce et disons-le de façon honnête, euh cet accord Union européenne Inde, a priori même si ça n'a pas encore été discuté largement au Parlement européen, le vote va seulement venir. Il s'agit vraiment d'un accord pour protéger notre industrie de l'acier et pour protéger l'industrie automobile. Soyons clair sur cela.

Ça, ce sont les objectifs premiers et clair. Maintenant, il y a certainement des problématiques de droits humain, il y a des problématiques environnementaux qui sont peu abordées ou guerre abordé ou abordé de façon insuffisante. Et pour ça, nous on dit que la solution pour se positionner géopolitiquement dans le monde n'est certainement pas avec des accords de libre échange qui sont qui sont des il faut des accords.

Il y a dans le monde des accords de libre échange et notamment ce qu'on est, je suis vice-présidente de l'Afrique du Sud, ce qu'on est en train de de de travailler là, ce sont des nouveaux modèles de d'accord de libre échange. aussi pour moi n'est pas un nouveau modèle mais il faudrait vraiment des accords bilatéraux multilatéraux beaucoup plus ciblés notamment pour réduire le plastique par exemple notamment pour pour vraiment avoir des des cibles spécifiques pour avoir un échange par exemple de matière première et de technologie de knwowhow de l'autre côté donc il y a possibilité d'avoir des accords de libre échange ça existe déjà pour la libéralisation de produits vraiment durables. Donc il y a d'autres solutions.

Il y a des alternatives à ces accords qui sont des C'est un accord de libre échange à l'ancienne Laurence Far qui ne prend pas en compte notamment la question des droits de l'homme et des minorités religieuses qui sont de plus en plus invisibilisé en Inde. Mais ça c'est une vraie question de préoccupation. Moi je m'en suis déjà inquiété.

ça a été discuté mais même lors de nos voyages. Donc c'est un point évidemment qui devra appeler toute notre attention infiné sur le le vote final évidemment mais je voudrais dire quand même que cet accord commercial commercial se double toujours d'un accord politique également et qu'il y a des questions qui ont été notamment discutées au 16e sommet UE1 qui vient d'avoir lieu sur deux sujets qui est le renforcement des capacités et des et des collaborations en terme de défense notamment en matière maritime ce qui est pas tout à fait anodin dans le moment que nous vivons et même par rapport à la Russie. Et deuxièmement, je dirais un autre terme qui c'est où on est plus dans le soft power mais sur la question de la coopération en matière de compétences et Dieu sait que l'Inde est un grand pays d'innovateur.

Alors l'Union européenne elle a déjà signé 10 accords commerciaux, une dizaine donc et qu'elle a pas toujours mis en avant avec l'imprévisibilité de Trump. Elle accélère sur l'Australie, les Émirats arabes unis, la Malaisie. Est-ce que c'est la bonne voie pour l'Europe qui se veut plus souveraine que de multiplier très vite parce qu'on on sent bien qu'elle a mis le booster là ses accords commerciaux très rapidement l'une et l'autre ?

Je pense qu'il faut de nouvelles alliances à l'Union européenne. Il faut une diversification pour avoir notre matière première, pour avoir nos ressources. Là, on est tous d'accord.

Mais il faut aussi un nouvel modèle d'accords commerciaux. J'ai dit tantôt donc on doit changer de modèle de ces accords de de libre échange qui soi vraiment au bénéfice de la population et pas seulement au multinational respectivement pour une minorité d'actionnaires qui vraiment ont bénéficié. Mais je rejoins ma collègue pour dire il faut pas que ce soit à la Mercossour. par exemple l'Australie peut-être nous inquiéter un petit peu, notamment en matière agricole, à savoir ben évidemment, il y a toujours machine, outil agriculture, des choses qu'on devrait pas mélanger.

Donc oui, en terme de d'ouverture de l'Union européenne, on doit multiplier ces accords en en regardant ce qu'il y a dedans et en faisant en sorte qu'ils soient cohérents avec nos normes ou qu'en tout cas, s'ils sont pas tout à fait, on n'est pas avec des pays tout à fait alignés sur nos normes, on les fasse progresser ou on arrive à collaborer sur certains points stratégiques comme on l'a dans l'Inde. Et demain, ça n'empêche pas aussi notre souveraineté et tout ce qu'on fait sur la préférence européenne notamment en manière en matière automobile et cetera et cetera. Est-ce que je peux juste dire une phrase ?

Moi je dis juste en politique la panique et la peur sont des mauvais conseils. Par contre le courage et le courage d'être fidèle à ses valeurs, ça c'est bon conseil en politique et c'est beaucoup plus durable. Alors voilà, on vous réconciliera pas sur le rythme en tout cas de signature de ces accords ni d'ailleurs leur contenu.

Merci à vous de nous avoir suivi et très bonne suite des programmes sur nos antennement. [musique] Oh.