L'invité de Bourdin Direct : Marlène Schiappa - 23/11
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28RelanceÉludée
Comment contraindre encore les Français face au virus ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Où va-t-on et quelle est la stratégie ?
- 1:26FerméeRéponse directe
La stratégie en trois temps, on est bien d'accord ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que nous pourrons toujours circuler partout en France ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Vous vous feriez vacciner ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Vous avez demandé au préfet d'accélérer la naturalisation de travailleurs étrangers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Les Français ont moins peur du virus. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Premier temps, le week-end prochain, avec une probable ouverture des commerces dès samedi. »
- 1:50PrésentateurFait
« Le gouvernement a obtenu, via Bruno Le Maire et Alain Griset, de reporter le Black Friday pour très simplement qu'on puisse envisager d'ouvrir les magasins sans qu'il y ait une ruée à l'occasion du Black Friday. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Le président de la République parlera de vaccins, de la vaccination, campagne de vaccination massive en France dès janvier. »
- 3:57Invité politiqueFait
« Vous avez demandé au préfet d'accélérer la naturalisation de travailleurs étrangers qui sont en première ligne ou en seconde ligne. »
- 4:12PrésentateurChiffre
« Nous avons entre 600 et 700 demandes de naturalisation qui sont toutes en train d'être étudiées une par une. »
- 4:27PrésentateurFait
« Nous avons voulu accélérer la naturalisation des personnes qui ont travaillé comme femmes de ménage, comme aide-soignants dans les hôpitaux, comme médecins, etc. »
- 4:33PrésentateurFait
« Il nous a demandé d'étendre les critères de naturalisation aux personnes qui ont travaillé en étant à leur compte comme auto-entrepreneurs ou comme indépendants et nous l'avons accepté. »
- 6:46Invité politiqueFait
« L'adoption de l'article 24 en première lecture. Un an de prison, 45 000 euros d'amende. C'est le délit. »
- 6:50Invité politiqueFait
« Le délit, le fait de diffuser des images d'un policier ou d'un gendarme dans le but manifeste qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique. »
- 12:08Invité politiqueFait
« Interdiction à toute personne ayant commis des délits de provocation ou apologie d'actes terroristes d'exercer des fonctions en contact du public. »
- 12:23Invité politiqueFait
« Fin de l'instruction à domicile. »
- 12:25PrésentateurChiffre
« 50 000 enfants. »
- 17:46Invité politiqueChiffre
« Plus 15% de signalement sur la plateforme en ligne des violences sexuelles et sexistes. »
- 17:55Invité politiqueChiffre
« Trois ans de travail, 400 000 Français qui se sont exprimés. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Invité politique30 %
≈ 10,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct.
Jean-Jacques Bourdin. Marlène Schiappa, bonjour. Merci d'être avec nous, ministre déléguée à la Citoyenneté. Vous travaillez avec Gérald Darmanin. Demain soir, 20h, allocution d'Emmanuel Macron. Les Français ont moins peur du virus. Tout le monde le constate, vous l'entendez. Comment les contraindre encore ?
Je crois que l'idée, ce n'est pas forcément de contraindre encore. L'idée, c'est vraiment de partager avec l'ensemble des Français, les données en toute transparence, comme c'est fait depuis le début de la pandémie. Régulièrement, le ministre de la Santé, les directeurs généraux du service de la Santé, continuent à s'exprimer. Mais là, je crois que l'idée du président de la République, c'est surtout de pouvoir donner des perspectives et donner un sens. Rappeler à chacun qu'on ne va pas être confiné éternellement, mais que le virus circule toujours et qu'il nous faut nous adapter à la circulation du virus et qu'il y aura des états...
Dire aux Français où vous les conduisez.
Exactement. Où on va et quelle est la stratégie ?
Où on va ? On a besoin de clarté, de transparence.
Absolument. On est dans quelque chose qui est très incertain. On a découvert cette pandémie de Covid-19 et donc chaque pays dans le monde a dû s'adapter. Et donc là, le président de la République va redonner un cap, un sens et une vision de la stratégie globale pour vivre avec le virus ou malgré le virus.
Alors, la stratégie en trois temps, on est bien d'accord. Premier temps, le week-end prochain, avec une probable ouverture des commerces dès samedi. C'est cela ?
Le président va s'exprimer, je vais exprimer avant le président de la République.
Non, mais Marlène Schiappard, on sait bien.
C'est la tendance vers laquelle le porte-parole du gouvernement dit qu'on allait. Parce que Bruno Le Maire s'est exprimé aussi sur le sujet du calendrier des ouvertures. Oui, et le gouvernement a obtenu, via Bruno Le Maire et Alain Griset, de reporter le Black Friday pour très simplement qu'on puisse envisager d'ouvrir les magasins sans qu'il y ait une ruée à l'occasion du Black Friday et que donc on puisse être cohérent dans les ouvertures.
Donc on ouvre les magasins samedi, ensuite les vacances de Noël approchent. Là, il va falloir prendre des mesures. Absolument. Est-ce que nous pourrons toujours circuler ? Circuler partout en France ? Avec un certificat, j'imagine ?
Très honnêtement, je ne suis pas en mesure de vous dire. Vous ne savez pas.
Vous ne savez pas.
Le présent va s'exprimer mardi.
Bon, d'accord. 24 heures. Et les premiers jours de janvier, ce sera le troisième temps, si j'ai bien compris.
Oui.
Premier jour de janvier, où on pourrait ouvrir, si, encore une fois, la situation sanitaire est bonne, où on peut ouvrir les restaurants, les cafés.
Moi, je le souhaite de tout cœur parce que la situation est très difficile pour les gens qui dirigent ou qui travaillent dans des bars, dans des cafés, dans des restaurants, dans des hôtels. Elle est difficile économiquement, mais elle est aussi difficile personnellement. Moi, je rencontrais un couple qui avait ouvert un petit bar-restaurant dans Paris, juste avant les Gilets jaunes. Et ils m'ont dit, on a vécu les Gilets jaunes, le premier confinement, le reconfinement, la pandémie. Et donc, la situation, elle est difficile parce que c'est des gens qui ont envie d'aller travailler et qui en sont empêchés. Et ça, c'est extrêmement dur, y compris psychologiquement.
C'est pour ça qu'Olivier Véran et Gabriel Attal ont lancé des dispositions pour soutenir les Français qui sont dans des difficultés de santé mentale ou dans des difficultés psychologiques face à l'usine.
Alors, parallèlement à cela, le président de la République parlera de vaccins, de la vaccination, campagne de vaccination massive en France dès janvier. Vous vous feriez vacciner ?
Moi, je me ferais vacciner à titre personnel. Vos enfants aussi ? Bien sûr. Ah oui, oui, je ferais vacciner ma famille. Dès lors que les autorités sanitaires... Moi, je ne suis pas chercheur, je ne suis pas une visite. Non, bien sûr. Et donc, dès lors que les gens dont c'est le travail ont fait tous les tests nécessaires sur les vaccins et ont indiqué que les vaccins étaient efficaces et sûrs d'un point de vue sanitaire, bien évidemment, je me ferais vacciner. Le vaccin, c'est quoi ? Ce n'est pas une fin en soi. Le vaccin, c'est pour éviter de tomber malade. Donc, j'aimerais qu'on évite de tomber malade et éviter aussi de faire circuler le virus et de contaminer les autres.
C'est pour ça qu'on vaccine nos enfants contre pas mal de maladies qui ont pu disparaître ou en tout cas être réduites grâce à la vaccination.
Marine Schiappa, vous avez demandé au préfet d'accélérer la naturalisation de travailleurs étrangers qui sont en première ligne ou en seconde ligne. Absolument. Et je pense à ceux qui travaillent dans des hôpitaux ou dans des commerces, certains commerces. Combien de naturalisation ?
Alors, pour l'instant, dans les remontées des demandes, nous avons entre 600 et 700 demandes de naturalisation qui sont toutes en train d'être étudiées une par une. Et je voudrais vous dire que le député Mounir Mej, nous a interpellés sur le fait que nous avons voulu accélérer la naturalisation des personnes qui ont travaillé comme femmes de ménage, comme aide-soignants dans les hôpitaux, comme médecins, etc. Il nous a demandé d'étendre les critères de naturalisation aux personnes qui ont travaillé en étant à leur compte comme auto-entrepreneurs ou comme indépendants et nous l'avons accepté. Et donc, nous avons élargi les critères pour pouvoir accélérer cette naturalisation.
Et juste en une phrase, rappelez pourquoi je veux faire ça. Parce qu'il y a des gens qui n'ont pas la nationalité française mais qui, pendant le premier confinement, ont fait complètement part de leur engagement pour la nation et pour les autres qui ont été en première ligne pendant que beaucoup d'entre nous étions chez nous. Et donc, je crois que cet engagement, il mérite que la République fasse un pas vers eux et les accueille en tant que citoyens et en tant que nos compatriotes.
Marlène Schiappa, il y aura des élections, peut-être, peut-être, probablement au mois de juin, les élections régionales, locales. Est-ce que vous êtes favorable au vote par correspondance ? Comme François Bayrou qui défend cette idée.
Moi, je vais vous dire une petite nuance sur le vote par correspondance. Moi, je suis favorable à tout ce qui peut permettre de renforcer la participation. On a vu que dans les dernières élections, particulièrement les élections municipales, il y a eu une abstention terrible qui fait que certains, d'ailleurs, contestent la légitimité des personnes qui sont élues. Donc, philosophiquement, je suis favorable à tout ce qui peut étendre ce vote. Maintenant, moi, je suis au ministère de l'Intérieur et quand j'interroge les services en leur disant comment on s'organise puisqu'on a la responsabilité de l'organisation des élections si on a les votes par correspondance à l'heure actuelle.
D'abord, on n'est pas fondé à organiser matériellement
On est incapable aujourd'hui d'organiser un vote par correspondance.
Pour l'instant, on n'est pas prêt. En tout cas, je ne dis pas qu'on n'est pas capable où il y a une volonté mais on n'est pas prêt d'une part. D'autre part, moi, je vais vous dire quelque chose. On s'est beaucoup battus depuis des générations pour que les femmes puissent obtenir le droit de vote et ça a été fait en France et dans d'autres pays avant la France. Moi, je m'interroge sur les pressions qui pourraient survenir dans le cadre d'un vote par correspondance y compris les pressions communautaires, par exemple, ou le fait que vous n'êtes plus tout seul face à votre vote dans l'isoloir. Le secret du vote, c'est un des fondements de la démocratie. Donc, si on peut garantir...
Un vote numérique.
C'est la même question qui se pose. Si on peut garantir techniquement la confidentialité et le secret du vote que chacun a le choix de voter pour qui veut voter et pas voter comme sa femme ou son mari ou ses parents, etc. Très bien. Mais si on n'est pas capable de le faire, je crois qu'il faut encore travailler sur cette question.
Bien. La loi sécurité globale qui a été adoptée à l'Assemblée nationale. Alors, je rappelle l'adoption de l'article 24 en première lecture. Un an de prison, 45 000 euros d'amende. C'est le délit. Le délit, le fait de diffuser des images d'un policier ou d'un gendarme dans le but manifeste qu'il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique. Je dis bien le but manifeste. La mesure ne peut porter préjudice au droit d'informer. Ça, c'est le texte. On est bien d'accord. C'est le texte, absolument. Bien.
Et merci de le dire, d'ailleurs, parce que beaucoup de choses fausses ont été dites sur ce qu'il y avait dans le texte. Je vous remercie de le lire et de le rappeler.
Je regarde les choses, clairement. Et franchement, observer le comportement des forces de l'ordre, montrer des actions dangereuses ou hors-la-loi, est-ce aussi le rôle des journalistes, Marlène Schiappa ? Je vous pose la question. C'est le rôle des journalistes ?
Moi, vous savez, peut-être que vous ne savez pas, mais c'est-à-dire que j'ai 38 ans et que dans ma prime jeunesse, j'ai exercé d'autres métiers que la politique et notamment, j'ai été journaliste. J'ai même été co-directrice une petite agence de presse et j'ai écrit pour quelques titres de presse et quelques titres de presse en lignée. Donc moi, je suis très respectueuse du travail des journalistes et de la liberté de la presse. Mais peut-être, est-ce qu'on peut rappeler qu'il n'a jamais été question d'interdire à des journalistes de filmer, par exemple, des manifestations ? Les journalistes peuvent continuer à filmer tout ce qu'ils veulent filmer. Ils peuvent continuer à diffuser...
Donc ils sont obligés de flouter ?
Alors, pas nécessairement. Là, ce qu'on voit, c'est qu'on demande s'il y a une intention de manifester. Je vous donne deux exemples. Exemple 1. Vous avez un journaliste d'une chaîne d'information continue qui va filmer une manifestation, qui filme la charge, par exemple, de la police pour maintenir l'ordre dans la manifestation et qui le diffuse. Eh bien, il en a tout à fait le droit. Il n'a pas l'intention de nuire à la police.
Même en montrant le visage du policier ?
Absolument. En revanche...
Il a le droit de diffuser des images. Un policier, par exemple, se conduit mal lors de la manifestation. Le journaliste diffuse l'image de ce policier. avec son visage. Est-ce qu'il aura le droit de le faire, toujours ?
Justement, je vous donne le deuxième exemple. Le deuxième exemple, vous avez quelqu'un qui, sur la base de cette diffusion d'images, fait un zoom, une capture d'écran, garde uniquement le visage du policier et sur une page Facebook, comme on en trouve parfois, qui s'appelle, par exemple, Un bon flic est un flic mort ou All Cops are Bastards, diffuse la photo et parfois le nom ou parfois l'adresse du policier, là, eh bien, on réussira, grâce à certains articles de loi, à les poursuivre en justice et à les faire condamner.
Et ça répond au fait que nous, on a rencontré à la rentrée scolaire des petits garçons, des petites filles de 8 ans, 9 ans qui nous disent qu'à l'école, ils n'osent pas dire que leur papa est policier ou que leur maman est policière parce qu'ils ont peur que leurs parents soient menacés.
Là, on porte atteinte à l'intégrité. Absolument. On est bien d'accord. Mais quand le journaliste diffuse l'image sur une chaîne nationale ou sur les réseaux sociaux, l'image d'un policier qui commet une faute et qu'on voit son visage, le journaliste ne sera pas poursuivi.
Il y a une loi et donc maintenant, le journaliste, il appartient au magistrat de dire si le journaliste sera condamné. Chacun peut poursuivre qu'il veut poursuivre sur la base des lois. On ne pourra plus montrer
parce qu'on risque la condamnation.
Non, pas du tout. Non, non, non. Je ne vais pas terminer ma phrase. Maintenant, il y a une autre disposition qui est très importante dans cette loi. Sans préjudice de la liberté d'informer. C'est-à-dire qu'à partir du moment où ça relève de la liberté d'informer, les journalistes sont toutes... Absolument. Les journalistes sont toutes...
Même le visage du policier au gendarme.
Je vous renvoie au titre de la loi que vous avez lue. Je vous pose la question. Qu'est-ce qu'elle dit cette loi ? Elle dit sans préjudice de la liberté d'informer d'une part. Et d'autre part, elle dit que l'intention manifeste doit être caractérisée. Si manifestement, elle n'est pas caractérisée comme voulant nuire aux policiers, donc appeler à la haine, au meurtre, etc. Non. En revanche, ce que je vous dis, c'est qu'il y a des gens qui se servent parfois des images et des informations issues de reportages pour les isoler, pour identifier et appeler à la haine des policiers. Et ça, non. On ne le laissera pas passer et ça sera poursuivier et condamner.
Pour être clair, pour couvrir une manifestation, les journalistes devront-ils se déclarer à la préfecture de police et obtenir une accréditation ? Oui ou non ? Non. Absolument pas. Parce qu'il s'agit, c'est ce qu'a dit Gérald Darmanin. Il s'agit d'assurer la protection des journalistes. Mais ça veut dire quoi, ça ? Je ne comprends pas très bien.
D'abord, dans quel article de la loi pour la sécurité globale est-ce qu'il est fait référence ?
Ce n'est pas fait référence, ce sont des propos de Gérald Darmanin.
Absolument. Vous avez absolument raison de le rappeler à M. Bourdin. Et donc, ça n'est pas dans la loi. Donc, les gens qui disent avec cette loi, on oblige les journalistes à s'accréditer, c'est faux nulle part dans la loi. Il n'est question de la manière dont les journalistes couvrent ou ne couvrent pas des manifestations. Qu'a dit Gérald Darmanin ?
Il a dit, en présentant le schéma du maintien de l'ordre qui est issu des travaux du Livre Blanc pour le maintien de l'ordre, il a rappelé qu'il était une possibilité et non une obligation, mais une possibilité pour les journalistes quand ils souhaitent se déclarer à la préfecture pour qu'on ne les confonde pas avec les manifestants, de le faire. Ce n'est pas une obligation et la préfecture n'accrédite pas les journalistes pour les manifestations et ça ne figure absolument pas dans la loi.
Bien, Marlène Schiappa, en parlant d'une autre loi, un projet de loi, cette fois, ce n'est pas une proposition de loi, ce qui est bien différent, un projet de loi renforçant la République et contre le séparatisme, en fait le séparatisme, on a oublié ce mot, projet de loi confortant les principes républicains maintenant. Bon, c'est tout à fait nouveau. Alors, on va entrer, j'ai deux, trois questions à vous poser sur ce texte qui sera présenté le 9 décembre et à l'Assemblée nationale au Parlement, quand ?
Début 2021.
Début 2021 au Parlement. Bien, alors, interdiction à toute personne ayant commis des délits de provocation ou apologie, d'actes terroristes d'exercer des fonctions en contact du public. Oui. Des personnes qui pourraient travailler, je ne sais pas moi, dans un bus à la SNCF ou dans un aéroport.
Oui, ben non, ce ne sera plus possible.
Là, ce ne sera plus possible. Bien. Fin de l'instruction à domicile.
Oui.
50 000 enfants.
Oui.
Avec quelques exceptions. On est bien d'accord. Absolument. Sauf pour des motifs très limités, mais fin de l'instruction à domicile.
Des enfants qui sont en situation de handicap lourd et pour lesquels il est trop difficile d'être scolarisé, même si on veut que les enfants en situation de handicap soient à l'école. Mais quand ça n'est pas possible, évidemment, il y aura un travail pour leur permettre de poursuivre cette...
Combien d'enfants non scolarisés en France ?
Alors, c'est très difficile d'avoir un chiffre. Et c'est justement pour cette raison que le président de la République a souhaité prendre cette disposition. Parce que vous avez, parfois, quand vous interrogez les élus locaux, on n'a pas un chiffre exact d'enfants qui n'ont jamais été à l'école. Et pourquoi le président a souhaité prendre cette mesure ?
C'est parce que vous avez une inégalité terrible de destin entre un enfant qui a 10 ans et qui a pu aller à l'école apprendre à lire, à écrire, à réfléchir, à être au contact d'autres enfants qui ne sont pas élevés comme lui, qui n'ont pas les mêmes origines forcément, peut-être pas la même religion, pas les mêmes pratiques, pas la même éducation. Et de l'autre côté, vous avez des enfants de 10 ans qui n'ont jamais mis les pieds dans une école et qui sont... Ce qu'on veut attraper, c'est non pas les parents qui font des écoles alternatives.
Des enfants fantômes.
C'est ce que dit
Gérald Darmanin.
Exactement, c'est tout à fait ça. Ce sont les enfants dont on ne connaît même pas l'existence et qui n'ont jamais ouvert un livre de classe. Donc chaque enfant
aura un identifiant ?
Alors l'identifiant, c'est en train d'être discuté, mais l'idée, c'est en tout cas qu'ils puissent aller à l'école. C'est en train d'être discuté.
Donc c'est pas décidé encore.
Non, il y a une discussion autour de ça et surtout, ce que je voudrais dire parce que ça a été dit dans la presse anglo-saxonne, il a été dit la France va donner des numéros aux petits-enfants musulmans. C'est pas vrai du tout. C'est une mesure qui est en discussion qui concernerait l'ensemble des enfants. Vous savez que tous les élèves ont déjà un numéro d'identifiant qui est leur numéro d'élève. Donc il ne s'agit pas ni de fichier ni quoi que ce soit et certainement pas en aucun cas sur la base de la religion ou de l'origine.
Est-ce qu'il sera interdit de voiler les fillettes ?
Alors il est déjà interdit de voiler les fillettes à l'école. À l'école, oui. Une fille à l'école ne vient pas avec un voile.
Interdiction du port du voile pour les enfants ?
Alors ça, ça n'est pas dans le projet de loi à l'heure actuelle.
Mais vous y êtes favorable ?
Moi, je ne comprends pas, si vous voulez, mais c'est une position très personnelle, mais philosophiquement, je ne comprends pas le procédé qui veut qu'on mette un voile ou parfois même des voiles intégraux à des petites filles de 4 ans en disant qu'elles seraient provocantes si elles n'auraient pas de voile. Philosophiquement, ça me heurte.
Ça vous heurte et vous êtes donc favorable à cette interdiction vous l'avez dit. C'est vrai, Marlène Schiappel.
Ça ne figure pas dans la loi.
Non, non, non, mais je ne dis pas que ça figure dans la loi. Je dis que vous êtes favorable à l'interdiction du port du voile pour les enfants.
Oui, je viens de dire, je ne comprends pas philosophiquement. Vous êtes favorable, vous l'avez dit. Donc vous êtes toujours favorable.
Vous n'avez pas changé d'avis. Bon, on est bien d'accord. Polygamie, mariage forcé, recours aux certificats médicaux de virginité. Là aussi, il y a tout un tas de mesures.
Absolument, qui faisaient renforcer la dignité humaine et l'égalité entre les femmes et les hommes. On interdira les certificats de virginité. Si vous me donnez une minute pour en parler, parce que je regarde votre émission le matin et j'ai vu que vendredi matin, vous aviez abordé ce sujet.
La défenseur des droits.
Tout à fait.
Qui ne comprend pas.
Je ne suis pas d'accord avec elle. Et je vais vous expliquer pourquoi. Mais elle a tout à fait le droit d'exprimer sa position. Mais moi, en tant que personne qui défend les droits des femmes depuis très longtemps, je considère que ce n'est pas un droit que de délivrer un certificat de virginité. Je crois qu'aucune femme et aucune fille n'a justifié de sa virginité en 2020. Et j'entends qu'elle nous dit des gynécologues disent qu'eux, ils délivrent des certificats de complaisance et comme ça, la jeune fille rentre dans sa famille avec son certificat et elle n'est pas ennuyée.
Moi, je pose la question qu'est-ce qui se passe pour cette jeune fille ou cette jeune femme qui rentre dans sa famille avec un certificat de virginité comme acte fondateur de son mariage ? Ça veut dire qu'elle a un fiancé ou la famille de son fiancé qui considère que ce n'est pas lui manquer de respect que de l'envoyer se faire examiner pour qu'elle certifie de ce qui se passe dans son intimité. Moi, je crois que ça veut dire que cette femme, elle n'est pas promise à un mariage heureux et serein dans lequel sa dignité de femme sera respectée.
Et puis, par ailleurs, pour finir là-dessus, nous, nous avons été alertés par des associations et par des gynécologues qui nous disent que parfois, il est demandé des certificats de virginité de complaisance pour dédouaner des agresseurs sexuels ou des violeurs dans la sphère intrafamiliale. Donc, il n'y a que de bonnes raisons d'interdire les certificats de virginité et tout certificat qui n'a pas de lien avec la santé de la patiente. C'est ce que nous proposerons dans ce projet de loi.
Est-ce que dans le projet de loi, il y aura l'instauration d'une rétention de sûreté des détenus condamnés pour terrorisme, sortants de prison ?
Alors, la question des sortants de prison, elle est extraordinairement sensible, si vous me permettez de le dire comme ça. Et je voudrais rappeler, et c'est très important, j'étais à l'Assemblée nationale, je représentais le gouvernement, nous avons voté la prorogation de la loi pour la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Et en ce qui concerne les sortants de prison, ça me semble absolument fondamental de rappeler les dispositions qui existent. J'étais avec Laurent Nunez la semaine dernière, le coordonnateur général du renseignement. Nous avons fait un bilan très précis de ce qui se passe pour les MICAS.
Les MICAS, vous savez, ce sont les missions de mise sous surveillance administrative qui sont ordonnées sous le contrôle du juge plus facilement grâce à la loi, effectivement, et qui permettent une surveillance accrue de tous les détenus qui sortent de prison et qui étaient condamnés pour terrorisme. Donc, on renforce considérablement les moyens qui sont mis en place, y compris via les services de renseignement et y compris, oui, via cette loi.
Bien, les violences faites aux femmes, je termine, plus 15% de signalement sur la plateforme, en ligne, des violences sexuelles et sexistes. Alors, trois ans de travail, 400 000 Français qui se sont exprimés, c'est formidable, des associations, des entreprises et qui font des propositions pour faire avancer les choses. Alors, quatre propositions. La première, la mise en place d'une plateforme appelée Mémo de Vie, c'est en quelque sorte un coffre-fort électronique, une femme menacée explique ce qui lui arrive, c'est bien cela, à l'abri du regard de son entourage.
Je voudrais rappeler que ce que vous évoquez, c'est la consultation Mec.org, que j'avais lancé, j'avais lancé, j'avais lancé avec Mec.org, qui fait ses propositions aujourd'hui au gouvernement. Nous allons accepter l'ensemble des propositions.
Vous allez accepter les quatre propositions ?
Avec Éric Dupond-Moretti, avec Elisabeth Moreno, mes collègues sont impliqués là-dessus. Cette proposition, cette consultation citoyenne, elle vient en plus du prenel des violences conjugales et notamment en ce qui nous concerne le ministère de l'Intérieur. Le ministère de l'Intérieur a travaillé avec des associations féministes pour créer des MOOC et des formations continues qui viennent en plus des 120 heures de formation initiale de la police et de la gendarmerie pour mieux accueillir les femmes dans les commissariats. Alors,
ces documents pourront être stockés dans cette plateforme à l'abri des regards. Encore une fois, deuxième mesure, loger à l'hôtel les victimes des hôtels qui ont des nuités libres.
C'est quelque chose que déjà le gouvernement a mis en place au précédent confinement en partenariat par exemple avec l'Olympique de Marseille qui a gentiment mis à disposition de l'État et des associations son centre d'entraînement pour y loger les femmes et j'étais en maraude vendredi soir avec Emmanuel Wargon et préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume et nous étions en train justement de travailler sur la manière dont dans des hôtels on peut loger des femmes victimes de violences ou des femmes qui sont à la rue avec leur bébé qui viennent de sortir
de la maternité. Oui. 10 000 femmes par an et puis formation à distance des policiers et gendarmes c'est indispensable et puis j'ai vu ce dessin animé c'est bien cela ? Contre les clichés sexistes.
C'est une proposition qui ressort de cette consultation citoyenne moi je trouve ça assez positif de se dire qu'on va travailler sur la prévention et sur l'éducation et qu'effectivement dès le début on va accompagner ces enfants. Mais derrière moi ce que je voudrais vous dire c'est que notre volonté c'est de faire en sorte en ce qui concerne le ministère de l'Intérieur d'aller vers les femmes pour qu'elles puissent mieux déposer plainte et plus facilement sans forcément pousser la porte d'un commissariat.
Donc ces quatre mesures seront reprises par le gouvernement. Oui. On est bien d'accord. Je voudrais terminer en pensant aux enfants. Un homme qui bat sa femme peut-il être un bon père ?
Non. Sans aucune discussion et c'est pour ça que dans la loi issue du Grenelle des violences conjugales nous avons prévu le retrait de l'autorité parentale. Ça m'a été inspiré par les auditions que j'ai menées avec la famille de madame Julie Douib et le papa de Julie Douib à la garde de ses petits-enfants des enfants de sa fille qui a été tué par son mari et le père l'assassin de la mère le tueur de la mère en tout cas qui est en prison a toujours l'autorité parentale et prend toujours les décisions qui concernent l'éducation des enfants. Ça m'est insupportable et donc nous avons décidé de renforcer la loi dans le cadre du Grenelle des violences conjugales.
Vous allez engager un partenariat avec Carrefour j'ai vu pour que les femmes puissent...
Mardi on lancera le fait que sur le site carrefour.fr un partenariat avec la gendarmerie les femmes pourront déposer des plaintes et avoir des informations sur les dépôts de plaintes tout en faisant les courses grâce à l'engagement de la gendarmerie nationale que je voudrais saluer.
D'ailleurs tout à l'heure nous illuminons en orange la place Beauvau le ministère de l'intérieur en présence de Sylvie Tellier et en présence qui est très engagée contre les violences intrafamiliales c'est un partenariat avec l'ONU puisque l'ONU autour du 25 novembre propose à des grands bâtiments s'illuminer en orange c'est la première fois que le ministère de l'intérieur le fait et c'est en marque de l'engagement des forces de l'ordre pour protéger les femmes face aux violences conjugales.
Merci Marlène Schiappa RMC BFM TV 8h55 Merci