Coluche 40 ans après, Trump au G7, Zinedine Zidane…: Le Club | 28 minutes | ARTE
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Bonsoir et bienvenue, je suis ravi de vous retrouver, il fait chaud, trop chaud hélas, venez donc prendre un peu le frais dans votre club de 28 minutes. Nos clubistes vous attendent, ils sont journalistes, historiens, économistes et dessinatrices et vont décrypter dans un instant l'actualité de la semaine. Au menu ce soir, une semaine d'intenses activités diplomatiques avec la réunion en France d'un sommet du G7 dont Emmanuel Macron se félicite.
Je ne sais pas vous dire s'il y aura un avant, un après, c'est pas à moi d'en juger, ce sont les faits qui vous le diront, le sommet déviant. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a eu un pendant, il y a eu un moment évident, à coup sûr sur l'Ukraine.
Trois jours durant, le chef de l'Etat a choyé Donald Trump en saluant son bon accord conclu avec l'Iran. Ce traitement de faveur a-t-il porté ses fruits avec le soutien affiché de nouveau par le locataire de la Maison Blanche au président ukrainien Zelensky ? Ce G7, une simple mise en scène sans lendemain ou de vraies avancées diplomatiques, on en débattra. Et puisque la coupe du monde de foot bat son plein, notre invité de la semaine viendra nous décrypter l'incroyable trajectoire d'un champion du monde, auteur de trois coups de tête magiques en finale, deux pour marquer des buts et un sur un joueur italien.
Le sociologue Stéphane Beau publie un traité qui explore les ressorts de l'ascension d'un certain Zinedine Zidane. Et en fin d'émission, nous retrouverons Alix Vanpe pour son histoire de la semaine, l'histoire d'une commande de bébé qui finit en erreur de livraison. Voilà donc le programme du club de 20 minutes, c'est parti. Bonsoir Marjorie Adelson, bienvenue à vous, ravi de vous retrouver. Bonsoir Frédéric Saïs, bienvenue. Bienvenue les amis et voici nos invités de ce soir, nos clubistes avec d'abord un petit nouveau, Thibaut Prébet. Bonsoir Thibaut, bienvenue, rassurez-vous, tout va bien se passer.
Vous êtes économiste et vous venez de publier Démographie, la bombe tranquille, aux éditions du Rocher. Soyez le bienvenu. Merci. Pour votre bisuitage, on vous a proposé un voisin un peu particulier. Ne craignez rien, il n'est pas dangereux, on l'a déjà vu. C'est un certain Pascal Blanchard. Salut Pascal. Comment ça va ? Bienvenue Pascal. Je compte sur vous bien sûr. Historien, je rappelle le 7218ème ouvrage que vous avez co-écrit bien sûr avec Nicolas Bancel, François Mitterrand, le dernier empereur de la colonisation à la France-Afrique aux éditions Philippe Ré. Et à vos côtés, Catherine Tricot. Bonsoir Catherine. Bonsoir Renaud.
Bienvenue Catherine, directrice de la revue Regards, dont la une du dernier numéro apparaît à l'antenne. Et au pupitre, c'est notre amie Marie Morel. Bonsoir Marie. Bonsoir Renaud. Bienvenue dessinatrice, bien sûr. Bienvenue à tous. Tout de suite, Frédéric, la première actualité de la semaine, c'est un anniversaire. Il y a 40 ans, l'humoriste préféré des Français disparaissait accidentellement. Et avec lui, peut-être un certain état d'esprit.
Et le voici, Coluche, Michel Colucci de son vrai nom, fauché par un camion. Il a 40 ans, jour pour jour. Il est alors au sommet de la gloire. Grossier, mais pas vulgaire, comme il se définit. Il s'attaque à tout et à tous sans tabou. La classe politique, les artistes, mais aussi les minorités. Sa fibre sociale l'amène évidemment à fonder les restos du cœur. Il flirte aussi avec l'idée de se présenter à la présidentielle. Popularité intacte après quatre décennies. À la question, est-ce que Coluche vous manque ? 68% des Français interrogés par l'IFOP répondent oui. Et vous, Pascal Blanchard, qu'est-ce qui vous manque chez Coluche à notre époque aujourd'hui ?
Je pense que la responsabilité sociale de l'humour, c'est-à-dire qu'il était clair qu'il utilisait l'humour pour faire passer des messages forts. L'engagement, c'est-à-dire que c'est un humoriste qui ne s'est pas contenté de faire rire. Il a fait, il a agi. Et troisièmement, une vraie capacité à représenter son temps. Il était dans l'ère de son temps. Comme souvent les grands humoristes en fonction de chaque époque. Bien sûr qu'aujourd'hui, on ne peut plus avoir des humoristes pareils, parce que chaque époque produit un Raymond Deveau, un Fernandel, ce n'est pas les mêmes époques. Il était l'homme de son temps et de son époque.
Et en plus, il a, dans le destin politique de cette génération, avec sa candidature, certes arborstée, qui a marqué le temps, il a symbolisé aussi qu'il pouvait y avoir un contre-pouvoir avec l'humour. Et ça, c'est assez exceptionnel. Voilà ce qui nous manque. Catherine Tricot, alors on parle beaucoup des restos du cœur. Ça devait être provisoire. Il a dit comme ça, j'ai une initiative à proposer, je ne sais pas si ça va marcher. On est en 1985, et voilà, des années après, 160 millions de repas servis l'an passé. Oui, c'est triste. Non, je ne sais pas. Quelqu'un a pris le relais ? Ah non. Lui-même aurait aimé que ça disparaisse justement. Oui, absolument.
Il avait prévu que ça dure, voilà, que ça soit peu. Et d'ailleurs, la chanson le dit ainsi. On ne vous promet pas le grand soir, mais quelque chose pour vous... Juste à manger et à boire. Juste à manger et à boire. Et que ça ne dure pas longtemps. Enfin, pas de manger et de boire, mais voilà, c'est un réseau du cœur. Non, je crois que ça n'a pas été remplacé. Mais il y a quand même des associations qui sont solides. Le Secours populaire, le Secours catholique sont aussi à ses côtés. Je crois que c'est aussi un engagement, en effet, porté par une personnalité. Ils font le boulot de l'État ? Est-ce qu'ils font le boulot de l'État ? Ils ne peuvent pas faire sans l'État, en tout cas.
Ce que je veux dire, c'est qu'il y a nécessairement de l'argent qui doit venir pour aider ces associations. Moi, je trouve ça pas dommage que les citoyens participent, s'engagent dans ces associations. Mais elles ne peuvent pas être laissées seules.
Y compris d'ailleurs avec une autre innovation législative. C'était le fameux amendement Coluche. Oui. Qui permettait de défiscaliser, justement, et il existe toujours un certain nombre de dons pour ces associations.
C'est une façon d'aider. C'est une façon que l'État a d'aider ces associations.
Et puis, il y a aussi l'esprit, l'état d'esprit de son humour. Une liberté de parole bien particulière, Frédéric.
Oui, il n'hésitait pas d'ailleurs à aller sur les terrains les plus délicats. Un extrait de son sketch, Le Flic, c'était en 1976. Il y a donc exactement 50 ans. Alors, on foutait rien. Et puis, j'étais là. Et je vois un mec qui s'amène avec un petit papier. Je sentais que tu voulais me demander un renseignement. Mon âge a dit qu'il n'osait pas, qu'il avait peur. Voilà. Genre de mec louche, un peu. Basse d'année. Hein ? Ah oui, parce que nous, on nous apprend à connaître les mec louche. On fait des stages avec les chiens et tout. Celui-là n'était pas franchement louche, mais il était franchement basané.
Voilà, Thibaut Prébé, on entend parfois dans le débat public, on ne pourrait plus faire les sketchs de Coluche aujourd'hui. C'est quelque chose qu'on entend souvent. Est-ce que c'est une idée reçue selon vous ou une réalité ? Non, je pense que c'est peut-être vrai et ce n'est peut-être pas très grave. C'est-à-dire que moi, ce que je retiens de Coluche, c'est qu'il savait rire de tout le monde. Mais il savait avant tout rire de lui-même, on se rappelle, ce mariage avec le luron, etc. Et donc peut-être ce qui nous manque plus dans notre époque, c'est peut-être moins les blagues sur les Belges, les Arabes, les homosexuels, et peut-être un peu plus d'autodérision.
Et là, c'est sur un flic raciste. Là, il caricature le racisme dans la police, en fait.
Oui, absolument. Mais vous savez, quand vous êtes capable de rire de tout le monde et de vous-même, quelque part, on y voit aussi quelque part quelque chose de sincère et en fait quelque chose qui est vu sans intention, forcément. Alors que c'est un peu ce qui manque aujourd'hui. Ou quelque part, quand tout est politique, tout ne l'est plus vraiment. Et justement, aujourd'hui, Pascal Blanchard, est-ce que Coluche, il aurait pu survivre aux réseaux sociaux ? Oui. Oui ? Il aurait été excellent. Pourquoi ? Parce qu'il est magnétique. Non, mais il est magnétique. Il sait dire des choses. Il sait prendre l'air du temps. Regardez, même, il a évolué dans son humour. Il n'a pas toujours été le même.
Il n'a moins toujours fait des grands films non plus. Mais il s'est adapté à son temps. Et il savait faire. Quand il se mettait fait bête à la porte de ce repas, il revenait par la fenêtre parce que c'est lui qui faisait de l'audience. Il avait le sens, la propos. Et on savait qu'en l'écoutant, qu'on soit choqué, pas choqué, qu'on nomme, qu'on déteste ou qu'on adore. De toute façon, on riait parce qu'il prenait l'air du temps. Le sujet qu'il a, qu'il aborde, il est encore d'actualité. Police, minorité, contrôle. Ce sujet-là, la manière de poser, il est quand même un des premiers à arriver sur ce genre de thématique. Et donc, ça attire les gens. Il trouverait la solution. Il s'adapterait.
Il vous ferait des 2 minutes 30 extraordinaires quand vous regardez sur Insta. Et vous trouverez ça fantastique. Et vous n'arrêterez pas de scroller. Il dit des choses quand même qui étaient percutantes. Moi, je retiens quand il disait, on est tous égaux, mais il y a certains qui sont plus égaux que d'autres. C'était quand même une façon de dire de façon drôle quelque chose qui ne tombe pas très rond.
Un dessin de Marie Morel.
Et si Coluche était encore vivant, avec ses satyres politiques inacceptables, le comique Walkie s'est encore frappé.
Merci Marie. Frédéric, votre duel de la semaine oppose maintenant le Premier ministre à l'une de ses adversaires les plus virulentes. Oui, à ma gauche, Renaud, Sébastien Lecornu, 40 ans, le Premier ministre.
À ma droite, Mathilde Panot, 37 ans, la chef de file des députés de la France insoumise. Alors, hier, à l'Assemblée nationale, elle n'a pas hésité à mettre frontalement en cause le gouvernement après le meurtre de Liana, cette collégienne de 11 ans dont le corps a été retrouvé il y a deux semaines dans le Gers. Monsieur le Premier ministre, sachez que vous n'échapperez pas à la colère qui monte dans le pays, car ce qui se joue n'est pas une petite séquence médiatique délicate à passer. Ce qui se joue, c'est un mouvement populaire puissant contre le mépris et l'impunité. Et la députée LSI demande une hausse massive des dépenses publiques pour la justice et pour les associations.
En réponse, le Premier ministre, qu'on a vu très agacé, dénonce l'instrumentalisation politique du drame de Liana. Mathilde Panot, que restera-t-il, dites-vous ? Il ne faudrait pas qu'il n'y ait que de la récupération politique et du cynisme politique. Pardonnez-moi la tonalité de la question, la manière dont vous l'avez posée, sous-tend et indique une volonté très forte de politisation de ce qui se passe. Hurler de nouveau, continuer de crier, avec une main évidemment méprisante, comme d'habitude.
Voilà, atmosphère très tendue à l'Assemblée nationale, à la mesure d'ailleurs de la colère, de l'émotion qui a traversé la société française, depuis qu'on a appris notamment que le principal suspect avait déjà fait l'objet de signalements et de plaintes pour des violences sexuelles sur mineurs qui n'avaient pas eu à l'époque de suite judiciaire. Des manifestations ont d'ailleurs eu lieu devant les tribunaux et devant le ministère de la Justice et Place Vendôme à Paris. Alors dans cette affaire dramatique, elle survient dans un contexte de pré-campagne présidentielle, ça n'a échappé à personne. Elle a été analysée par chaque camp, à l'aune de son propre prisme politique évidemment.
Le Rassemblement national évoque le déni face à l'insécurité et face à la criminalité. Pour la gauche, c'est donc le résultat d'un manque de moyens budgétaires. Pour le gouvernement, il s'agit avant tout de dysfonctionnement. Les résultats des enquêtes administratives sont attendus lundi. Ces enquêtes devront éclairer les responsabilités. C'est ce qu'a redit Emmanuel Macron hier soir dans une interview sur France 2. Mais d'ores et déjà, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, prépare les esprits à d'éventuelles sanctions individuelles. Je ne sais pas si vous avez vu, il a pris la plume cette semaine.
Il a écrit à tous les magistrats, près de 10 000 d'entre eux, lettres manuscrites dans lesquelles il affirme ceci. Lorsque des fautes professionnelles sont établies, personne ne comprendrait qu'elles ne soient pas sanctionnées. Thibaut Prébé, hier soir Emmanuel Macron a appelé au calme, à la cohésion. Après cette affaire, c'est un vœu pieux selon vous ? C'est tout à fait un vœu pieux. On est passé dans cette société de la punchline, où on est toujours dans la vective. Moi, je trouve ça un peu triste. Moi, je suis nostalgique de cette assemblée anglaise, où on peut se détester tout en se parlant très aimablement. Puis je crois aussi que l'émotion est mauvaise conseillère. C'est un peu triste.
Moi, il faut savoir accepter la douleur et puis prendre le temps de réfléchir à froid, de faire un vrai travail qu'on ne peut pas faire en une semaine pour voir ce qu'il faut en déduire. Vous savez, ça me rappelle un peu, vous venez de cette séquence de Nicolas Sarkozy, où on avait une journée, une loi, après chaque fait d'hiver. Puis on se retrouvait à proposer tout le temps des lois qui, neuf fois sur dix, existaient déjà.
Je crois que malheureusement, parfois, il faut savoir être en douleur, en colère, mais aussi, pour la partie mesure, savoir ce qu'il faut faire, et évidemment accepter l'idée qu'on doit avoir un budget de la justice qui permet de traiter les choses plus rapidement, prendre le temps pour trouver des réponses appropriées.
Pascal Blanchard, mais est-ce qu'il faut forcément choisir entre les deux hypothèses, c'est-à-dire augmenter les moyens indispensables pour la justice, et puis d'autre part, sanctionner les fautes individuelles, s'il y en a, est-ce qu'il ne faut pas faire les deux ?
Bien sûr. Excusez-moi, s'il peut y avoir des fautes, n'importe quel haut fonctionnaire peut commettre une faute dans sa position. Je ne vois pas pourquoi les magistrats seront à l'abri par rapport à ça. Et puis en même temps, il faut avoir le droit, et c'est la Chambre des députés, si on ne peut pas parler des moyens alloués à la justice au Parlement, on en parle où ? Je trouve qu'il y a une manière, même si Mathilde Panot n'a pas forcément pris le bon ton, la question est bien posée. C'est tout à fait en légitimité de se poser la question des moyens alloués à la justice. Mais elle ne parle que de ça, elle ne parle pas des responsabilités individuelles. Tout à fait.
Vous m'avez posé une question, est-ce que moi, je parlerais des deux ? Oui, je prendrais les deux éléments. Il faut savoir sanctionner s'il y a eu des erreurs techniques, internes, de mode de fonctionnement, et il faut aussi débattre sur les moyens de la justice, comment répartit le budget du ministère de la justice, les moyens qui sont nécessaires, et pourquoi en France, par rapport aux autres pays européens, on a un tel retard, et un tel nombre faible de magistrats pour les affaires, ce qui explique, c'est logique, quand vous avez 4 fois moins de magistrats, vous comprenez que ça va 4 fois moins vite. C'est mathématique. Donc il faut savoir poser ces questions.
Certes, il faut attendre que l'émotion redescende. Vous avez raison, c'est rare de pouvoir avoir raison et émotion en même temps, mais en même temps, sinon à chaque fois qu'on nous ouvre le débat, on le referme immédiatement après que ce genre d'affaires s'éloignent. Donc il est peut-être temps de l'avoir aussi. Catherine Tricot, on voit aussi que les partis ont bien sûr des arrières-pensées, pour ces affaires qui concernent la France entière, qui ont ému la France entière, à votre avis. Qui va en bénéficier politiquement ? Je pense que chacun essaye de faire en sorte que ça ne tourne pas vinaigre.
C'est-à-dire que je pense que la gauche essaye de faire en sorte qu'on n'ait pas une lecture totalement sécuritaire de cette question. Et c'est pour ça qu'elle porte l'accent sur la question des moyens, et sur le caractère vraiment trop systémique de ces violences. Quant à l'extrême droite, évidemment, elle, elle va dire que ce qu'il faut, c'est plus de répression, etc. Donc je pense que chacun essaye évidemment d'imposer une certaine lecture, mais pas simplement de cette affaire. C'est quand même en gros une lecture de notre société qui est engagée dans la façon d'aborder le sujet. Et en effet, je crois que la question des moyens, on ne peut pas éviter de la poser.
Et je crois que le gouvernement a fait une très mauvaise idée de beauté en touche, comme l'a fait le président de la République et ensuite le Premier ministre. D'ailleurs, ils sont sanctionnés, les magistrats, quand ils font des... Enfin, je veux dire...
En attendant le rapport de lundi, d'ailleurs.
Oui, mais par le passé, ils l'ont été. Enfin, je veux dire, il y a eu une cinquantaine de magistrats qui ont été sanctionnés l'année dernière. Donc c'est pas vrai qu'ils sont dans l'impunité. Ça, c'est faux. Par contre, qu'ils n'ont pas de moyens, ça, c'est vrai.
Un dessin de Marie Morel.
Alors, est-ce que Maltilde Panot a fait une récupération politique ? Oui, je récupère ça là où vous l'avez laissé.
Merci Marie. C'est l'heure maintenant de la Une Internationale. C'était mardi, à la Une de l'Avant-Guardia, le quotidien espagnol. La Russie bombarde la cathédrale historique de Kiev. Un joyau classé au patrimoine de l'UNESCO, victime d'un bombardement et d'un incendie. La Dormition, un célèbre monastère orthodoxe, l'équivalent pour le patrimoine ukrainien de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Et l'Ukraine accuse Vladimir Poutine d'avoir délibérément visé le quartier de Kiev où se trouve ce monastère. La Russie a d'ailleurs multiplié les attaques sur des cibles civiles dans de nombreuses villes ukrainiennes, à commencer par la capitale ces derniers temps.
Pourquoi cette stratégie, Thibaut Prébet ?
Alors, c'est vrai que ce qui est terrible, en fait, c'est de se rendre compte qu'on s'habitue à tout et que c'est une guerre qui, maintenant, aura duré plus longtemps que la Première Guerre mondiale et où, en fait, on continue. Ça ne s'arrête pas, ça n'avance pas. Alors, effectivement, la Russie est en difficulté. Donc, elle veut essayer de continuer à faire mal.
C'est un aveau de faiblesse de viser des cibles civiles comme le fait la Russie depuis quelques semaines ?
Oui, bien sûr. Et puis, c'est aussi montrer un sentiment d'impunité. On fait ce qu'on veut. Et moi, ce qui me semble dans cette crise terrible, c'est que, à l'heure où tout, quelque part, nos patriotes de pacotille disent « En fait, la Russie, ce n'est pas l'agresseur », elle révèle un peu qui elle est. Et de manière un peu ironique, elle remet le glisse au milieu du village. Pascal Blanchard, on a vu aussi ces attaques massives ukrainiennes sur Moscou, sur les raffineries, notamment de pétrole, avec ces nuées de fumée aux abords de la capitale russe. La guerre est en train de changer de dimension, selon vous ? Totalement. Il y a une inversion.
Les Ukrainiens sont en train de prendre la main. D'abord, parce que maintenant, ils amènent la guerre en Russie. Les Russes, certes, subissaient ce conflit, mais pas sur leur sol. Là, ils le subissent, y compris même au quotidien. C'est-à-dire, vous l'avez venez de le dire, sur l'essence, par exemple, sur la matière première. On voit bien que le jeu s'est inversé sur la notion de pression. Et c'est-à-dire, ce n'est plus un conflit qui se passe en Ukraine. Vous verrez que nous allons bientôt peut-être même changer notre vocabulaire. Maintenant, ça vient une guerre entre deux nations qui sont toutes les deux bombardées. Vous remarquez que les Ukrainiens ont une grande différence.
Ils ne bombardent pas les populations civiles. Ils font attention. Ils sont sur des objectifs extrêmement précis, extrêmement techniques. Donc, on voit bien que le rapport de force va changer. Et en fin de compte, maintenant, c'est un peu comme les Allemands à la fin de la Seconde Guerre mondiale, qui bombardaient Londres. C'était totalement inutile, mais uniquement pour créer la peur, pour créer quelque part, sur les populations civiles, de l'angoisse, alors que stratégiquement, c'était une erreur. Catherine Tricot, selon vous, le rapport de force est en train de changer ? Ça, franchement, je ne peux pas le dire. Parce que là, on a eu un événement hier qui était très spectaculaire.
On verra, parce que l'Ukraine, a priori, quand même, a des forces armées qui sont inférieures à celles de la Russie.
Même si elle résiste depuis, maintenant.
Ah, tout à fait. Bientôt 4 ans et demi. Mais de là à dire qu'elle va battre la Russie, je ne sais pas. Non, mais ça, c'est inversé. Je ne sais pas. Ce que moi, je voulais noter dans ce bombardement, c'est qu'en fait, on voit que cibler des lieux de culture et des lieux symboliques pour des peuples, c'est une manière de les abîmer profondément. C'est-à-dire que c'est un objectif en soi. Il n'y a pas simplement les objectifs stratégiques militaires, les infrastructures, mais aussi les lieux d'identification et de patrimoine qui sont là pour abîmer les peuples, leur histoire et les déstabiliser.
Merci, Catherine. Un dessin de Marie Morel.
Mais qui a bombardé la cathédrale de Kiev ? Pour une fois, on ne peut pas m'accuser, dit Netanyahou. Il n'y avait pas de journaliste dans les victimes.
Merci, Marie. Frédéric, l'autre dossier de la semaine, dans le droit fil d'ailleurs de celui qu'on vient d'évoquer, va toucher aussi à cette guerre entre la Russie et l'Ukraine, puisque nous allons évoquer le sommet du G7, qui était réuni cette semaine à Evian, qui a été dominé par la présence de Donald Trump, qui est arrivé avec en main un accord qu'il avait conclu sur un autre front, un accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran.
Et fallait-il accueillir le président américain avec un tel faste, avec un tel cérémonial ? En sa présence, Emmanuel Macron n'a pas abordé les sujets qui fâchent, dont le climat et le droit international. Le président français revendique, lui, les vertus du dialogue et de la proximité avec Donald Trump pour obtenir des résultats. Une posture qui ulcère l'opposition, à l'image de Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste. Recevoir en grande pompe un tyran tel que Trump, il n'a rien à faire à Versailles. Et je ne comprends pas que l'on déroule le tapis rouge à un homme qui, avant d'arriver ici, menace de 100% de droits de douane sur les 20 français.
Franchement, le président de la République, je le trouve très naïf dans cette affaire. Et derrière, on se fait plumer. Alors, il n'empêche, au-delà des dorures de Versailles, c'est bel et bien dans ce château qu'a eu lieu la signature de l'accord provisoire par Donald Trump avec l'Iran. Pascal Blanchard, ça suffit à faire de cette semaine diplomatique un succès, selon vous ? Oula ! Alors, le succès, on pourra le mesurer dans quelques semaines si Trump, d'ici là, n'a pas changé 11 fois de décision. Ça aurait pu être un énorme échec. Ça aurait pu être catastrophique. On aurait pu se retrouver avec Trump qui refuse de rencontrer Zelensky.
On aurait pu se retrouver avec les Américains qui annoncent même un retrait de l'OTAN et un refus catégorique de toute avancée de réflexion sur l'Ukraine. Tout ça aurait pu arriver. Ça n'est pas arrivé. Ça ne veut pas dire que c'est un succès. Pour Emmanuel Macron, en tout cas, c'est plus un succès qu'un échec. Trump avait besoin de ce troc. En gros, tout le monde l'applaudit en faisant semblant. Tout le monde le sait. Tout le monde en est conscient. Les médias, l'opinion publique, les chefs d'État sur son sublime accord avec l'Iran dont on est en train de voir qu'il est déjà en train de capoter et qu'il a beaucoup de mal à trouver son étape 2 et son second souffle.
Mais dans l'intendant, c'est là où je suis un petit débat. La diplomatie, c'est ça. La diplomatie, c'est un bal de faux cul. Pardonnez-moi. C'est pour ça qu'on a inventé la diplomatie. C'est plus joli que de dire « bal de faux cul ». Et d'une certaine manière, ça se passe comme ça. Tout le monde sait très bien comment. Tout le monde sait très bien que l'autre, on va essayer d'obtenir le maximum de choses. Et de temps en temps, il faut faire des courbettes au grand du monde pour pouvoir avancer.
C'est ce qui s'est passé à Versailles avec les ors de la monarchie pour permettre à la République d'essayer d'arriver à sauver quelque part ce qui est encore à sauver avec Trump, ce qui est loin d'être simple.
Thibault Prébet, la conséquence de cette diplomatie qu'évoquait à l'instant dans ses termes Pascal Blanchard, c'est l'inflexion de Vladimir Poutine, pardon, c'est l'inflexion de Donald Trump sur l'aide à l'Ukraine, justement le fait que Donald Trump s'engage à réinstaurer un certain nombre de sanctions sur le gaz et le pétrole russe et qu'effectivement, il s'affiche avec Vladimir Zelensky et qu'il affiche un soutien renforcé.
Oui, non, je crois qu'on n'en est pas tout à fait là. C'est-à-dire qu'il me semble que Donald Trump est quelqu'un de totalement imprévisible et qu'à ce stade, le damage control avec Donald Trump, c'est de ne pas prendre de nouvelles cartouches impromptues. On en est là maintenant ? De ce point de vue-là, c'est réussi. Exactement, il faut voir que Donald Trump est en grande difficulté. Il arrive vers ses élections de mi-mandat dans une position qui est très négative. Il a des résultats économiques très mauvais. Il a un accord avec l'Iran qui est cataclysmique. Et donc, il se retrouve maintenant dans cette situation où il est en position de fête.
Et la diplomatie, c'est à ce moment-là quelque part de lui tendre la main. Si on pense que c'était un super spot pour réussir à régler le réchauffement climatique, c'est un échec. Mais je ne vois pas qui sérieusement peut croire ça. Donc on avait un objectif, c'est se rapprocher un peu, éviter de très mauvaises surprises dans les semaines à venir. C'est probablement plutôt réussi. Je crois qu'il ne fallait pas en attendre beaucoup plus. Catherine Tricot, tout le monde se réjouit. Mais est-ce qu'avec Donald Trump, on n'est pas à l'abri ? Est-ce qu'il ne risque pas d'y avoir un retournement de situation au final ?
Moi, je pense qu'il poursuit une ligne qui est de dire que le monde maintenant c'est des grandes zones d'influence. Et comme il l'a dit en arrivant avec une heure de retard, « I am the boss ». Et en fait, on a accepté ça. On a accepté le fait qu'il se prétende le patron de l'univers occidental. Tout le monde a salué, on a mis trois fois son nom dans le texte final. Enfin, on accepte, même si c'est symbolique.
Dans les mots, mais pas dans les faits. Dans les faits, il est très affaiblit Donald Trump, non ?
Moi, je ne trouve pas. Moi, je ne crois pas que Donald Trump soit très affaiblit. Pour l'instant, ce qu'il est en train de faire, c'est d'essayer de construire, vous regardez l'influence qu'il a sur l'Amérique latine, par exemple, le poids qu'il a pris. Vraiment, il met sous le joug de ses décisions politiques toute l'Amérique latine. Avec un blocus à Cuba, notamment. Un blocus à Cuba, mais il a fait signer tout un tas de pays pour rentrer dans son cartel, pour avoir le droit d'intervenir directement.
Est-ce que ce sont ses alliés aussi en Amérique latine pour remporter les dernières élections dans beaucoup de pays ? Dans beaucoup de pays,
mais là, il fait rentrer tout le monde et il les oblige à rentrer. Là, il est intervenu au Venezuela le week-end dernier, il a tué directement un monsieur qui le dérangeait. Je veux dire, il se comporte en vis-à-vis de l'Amérique latine comme si c'était son sous-continent à lui. Et vis-à-vis des Européens, on ne peut pas dire qu'il ait beaucoup de résistance. Moi, je pense que Trump, on peut penser qu'il est un peu fou, un peu désagréable. Tout ce qu'on voudra, il tient sa ligne et sa ligne, c'est de restaurer la puissance américaine, pas comme avant, dans un monde impérial dans lequel il y a des zones d'influence. Il y a la Chine et sa zone d'influence.
Il y a la Russie et sa zone d'influence. Il y a l'Amérique et sa zone d'influence. Moi, je crois que c'est ça, sa stratégie. Si vous voulez restaurer la force de la Chine, ce qui l'a fait enurance, c'est parfait. Donc, j'ai l'impression qu'à ce stade, on n'est quand même pas dans les très grands succès. Non, il veut organiser le monde par grandes zones d'influence. Et il est prêt à discuter avec Xi Jinping comme l'autre grand de ce monde. Justement, Pascal Blanchard, quand on voit cet accord signé avec l'Iran qui fait la part belle aux revendications iraniennes et qui est plutôt au désavantage des États-Unis, on peut le dire comme ça presque avec une litote.
Effectivement, la Chine, c'est le grand gagnant. Il se régale discrètement, mais il se régale. On peut imaginer que la Chine vient de gagner à trois niveaux. D'abord, c'est un de ses alliés qui s'en sort plutôt bien, l'Iran. Deuxièmement, ils viennent bien voir qu'ils vont pouvoir continuer à négocier, à faire du business avec les Iraniens. Ce qu'ils faisaient avant, ils vont pouvoir le développer. Et troisièmement, ils savent qu'ils ont affaibli l'Amérique à travers ce conflit. La Chine, vous remarquerez, n'intervient jamais directement en ce moment. Indirectement, certes. Elle regarde, elle observe, elle attend.
En même temps, Trump, je vous rejoins au moins sur un point, Trump a une stratégie. Il sait que le choc va arriver avec la Chine. Peut-être pas sous son mandat, mais sous un mandat prochain. Il sait que le conflit arrivera entre les empires. Donc sa stratégie à lui, c'est moins d'Europe. Le Moyen-Orient, de temps en temps, il avait des oeufs là parce que c'était des alliés de la Russie, indirectement, ou des Chinois. Mais de toute façon, là, je vous rejoins, il a une stratégie qui n'est pas la nôtre. C'est celle du choc des empires. Parce qu'il sait très bien que le prochain grand choc va se passer entre l'Amérique et la Chine. Un mot de conclusion, Thibaut Prévé ?
Oui, mais une stratégie qui est à ce stade sur ce mandat catastrophique. C'est-à-dire que l'économie américaine ne va pas bien. Le consommateur ne va pas bien. Il a été plombé par une guerre qui ne servait à rien. Il est politiquement affaibli. Il a mis des droits de douane qui sont en train de sauter dans tous les sens. Donc c'est vrai qu'à ce stade, la stratégie, elle est très connue. La dérive autoritaire, elle est évidente. Les résultats sont quand même assez nazes.
Un dessin de Marie Moraine.
Macron reçoit donc Trump à Versailles. Ils sont au courant de nos traditions no-king.
Merci Marie. Marjorie, voici maintenant l'heure de votre.com de la semaine. Ce soir, c'est un vrai rite de passage, bien sûr, le bac. Et le bac, pour l'avoir, on le sait tous, c'est parfois chaud, très chaud.
Oui, vous aurez eu votre bac sous 40 degrés ?
Oui, oui, on espère. Au siècle dernier, vous êtes déjà parfois un peu chaud. Vous n'êtes pas aussi souvent que maintenant.
En tout cas, en plus de la pression, se rajoute maintenant la canicule. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffrey, a pris la parole. Il ne veut plus d'épreuves écrites l'après-midi. Concernant les euros du bac, ils pourront être reportés localement, mais le ministre renvoie la balle aux collectivités territoriales. L'Académie de Poitiers a déjà reporté les euros qui sont prévus lundi et mardi prochains. De son côté, le ministre indique qu'il ne peut pas poser la clim lui-même. Eh bien, nous non plus. Alors, sur les réseaux, du coup, on pouvait trouver toutes sortes d'astuces pour dormir correctement la veille des examens, comme par exemple, mettre des thés d'oreiller au frais.
Je ne sais pas si vous avez déjà essayé. Ça marche, paraît-il. En Outre-mer, on met des draps humides, nous dit cet internaute. Bref, de toute part, ça s'organise. Il y a quand même ceux qui crient à la faiblesse de cette génération. C'est quoi cette génération ouin ouin qui se plaint de la chaleur pour le bac ? Moi, j'ai passé toutes mes épreuves du bac à Toulouse lors d'une canicule. Il faisait 38 dans la salle et personne ne disait rien. Peut-on lien ? Alors, heureusement, dans toute situation, il y a l'élève modèle, celui que rien ne perturbe, pas même la chaleur, et le Gorafi l'a retrouvé. L'élève qui ne souffrait pas de la canicule était en fait un varant.
Alors, en dehors de cette chaleur, y a-t-il eu des imprévus ? Oui. Mais que serait le bac Renault sans son lot de scandales ? Eh bien, très certainement, un très mauvais cru. Dans les pépites, il y a par exemple ceux qui ont eu le mauvais sujet. À Besançon, 22 élèves, ça arrive, ont été victimes d'une erreur de distribution de copies lors de l'épreuve d'histoire-géographie. D'autres ont eu le bon sujet, mais ils ont trouvé que le sujet de physique-chimie était trop dur. Ils ont donc rendi l'arme suprême, la pétition. Voilà, c'est une façon de faire, on va dire, moderne, qui a fait grincer les dents de certains. Pourquoi aussi ne pas donner le sujet en amont pour qu'ils puissent le préparer ?
Peut-on lire ? En parlant de préparation, justement, je vous propose de réfléchir à l'un des sujets de philo qui est tombé lundi. Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? Ça vous inspire, non ?
Oui, bien sûr. C'est même encore meilleur.
Vous êtes toujours heureux, vous. Sachez qu'à défaut d'inspirer certains élèves, ça a plu aux internautes. Alors, il y a d'abord les réponses extrêmement succinctes. Si t'es de droite, oui. Si t'es de gauche, non. J'en étais sûr. En 5 minutes, ça s'appelle. C'est piqué. Quelle complexité de la pensée. C'est un peu plus complexe, on peut développer un peu. Mais il y a ceux qui répondent en faisant appel à l'actualité. Peut-on être heureux quand les autres ne le sont pas ? Bien sûr, pour Pascal Gros, que l'on connaît bien à 28 minutes, comment ? En prenant exemple sur Donald Trump et l'Iran. On pourrait se poser aussi la question peut-on être heureux en passant son bac sous la chaleur ?
Plus sérieusement, est-ce que ces ajustements, est-ce qu'ils suffisent ou au final, est-ce qu'il faut penser la canicule de manière beaucoup plus globale, Catherine Tricot ? Est-ce que ça suffit, ce qu'on fait ? Non, absolument pas. Ce qui est évident, c'est qu'on est passé en moins de 10 ans de la lutte contre le réchauffement climatique à l'idée qu'il va falloir vraiment s'adapter parce que le réchauffement va plus vite que ce qu'on avait anticipé. Franchement, il y a 10 ans, on n'en parlait pas beaucoup de l'adaptation. Et maintenant, quand on commence à comprendre ce que c'est que l'adaptation, c'est beaucoup.
C'est-à-dire qu'il va falloir changer nos horaires, il va falloir isoler, mais il va falloir aussi rafraîchir parce que quand on isole très très bien un bâtiment, après, quand il fait chaud dedans, ça ne sort pas. Donc, le problème d'apporter du froid est une vraie question et que tout ça, ça ne doit pas faire péter la planète. Donc, il va falloir aussi inventer un petit peu. Donc, je pense qu'on a un beau chantier devant nous et qui va coûter quelques milliards de milliards. Et rapidement, Pascal Blanchard, est-ce que l'État devrait essayer de reprendre un peu la main dessus ? Non, mais l'État devrait collaborer un peu plus. Pourquoi ? On vient de le dire, par exemple, les cours d'école.
Vous avez connu, vous êtes tous heureux d'avoir du goudron ou du béton. Il va falloir apprendre qu'une cour d'école, c'est d'abord des arbres parce que c'est ça qui donne de la fraîcheur aux bâtiments. C'est des révolutions qu'ils vont avoir. Et oui, vous avez raison, il va falloir râmer ça.
Mais les bâtiments scolaires
sont de la responsabilité des collectivités locales ? Oui, mais justement, l'État va devoir accompagner les collectivités à qui on a renvoyé beaucoup de choses ces dernières années parce que là, on parle de choses structurelles. C'est un peu comme le chemin de fer. L'État doit aider même si les régions gèrent l'interrail ou gèrent au niveau du régional. Et bien, il faut aider. Pourquoi ? Parce que les infrastructures pour nos enfants, Renaud, sauf... Et on voit... Pour que vous soyez heureux, il faut que deux enfants
que vous vous souvenez de l'installation du chemin de fer en France. Quelle aventure ! Quelle aventure ! Un dessin de Marie Morel.
Oui, donc les bâtiments vétustes sont à l'épreuve de la canicule et il ne faudra pas s'étonner si les étudiants sèchent aux examens.
Merci, Marie. Vous avez chacun choisi une photo qui illustre à vos yeux un autre sujet de l'actualité que vous vouliez aborder. On va commencer avec votre photo, Thibaut Prébet. Quel est cet homme ? Je crois le reconnaître. C'est un certain Jeff Bezos. C'est bien ça de passage à Paris à l'occasion du salon Vivatech.
Absolument. Il m'inspire trois réflexions. D'abord, alors que nous suffoquons sous la chaleur et l'hiver démographique qui nous déprime, la venue de Jeff Bezos à Paris pour Vivatech montre qu'on est encore un pays qui compte au moins dans le business et ça reste une pensée rassurante. La démographie n'en était question puisque Jeff Bezos nous a annoncé très fièrement que l'IA n'allait pas détruire notre job. Non, pas du tout. On va tous avoir un emploi parce qu'on va pouvoir faire plein de trucs avec. Ça va être formidable. pour travailler mais qu'on le passera peut-être plus à laver Michel qu'à coder avec Claude.
Dernière remarque, on a assisté à une conversion puisque Jeff Bezos s'est converti au mosquisme, cette nouvelle religion monothéiste qui a décollé la semaine dernière qui consiste à dire n'importe quoi en espérant que ça plaira au marché. Alors lui, il ne veut pas aller sur Mars. Son idée, c'est qu'on va prendre toute notre pollution, on va la mettre en orbite autour de la Terre et on aura une très jolie planète toute verte. Ça n'a aucun sens. Si les téléspectateurs ont des idées débiles, il y a encore beaucoup de place
dans cette religion. Allez-y. Merci Thibault Prébé d'avoir lancé ce concours. Merci à vous. On va enchaîner avec votre photo, Pascal Blanchard. C'est un anniversaire. Il y a 50 ans, nous sommes en Afrique du Sud, les émeutes à Soweto.
16 juin 1976, des étudiants se révoltent contre l'imposition de l'Africaine comme langue obligatoire dans le monde scolaire au Sud-Afrique, pour les Noirs notamment. Donc ils se révoltent, la police va tirer, le bilan officiel sera de 23 morts, le bilan réel 200, 300, 400 morts. Mais c'est le moment où d'un seul coup, la lutte contre l'apartheid va devenir mondiale et visible. Ça sort d'un conflit, en fin de compte, qui a été oublié et masqué par tous, qui devient un conflit international. Un mois plus tard, les athlètes africains, 441 et africaines, vont boycotter notamment à Montréal les Jeux.
C'est le moment où il va y avoir un boycott mondial notamment contre le symbole, ce sont les oranges sud-africaines. Ce sera le moment où il va être voté un an plus tard l'interdiction d'exportation d'armes. Donc à la fois, c'est un massacre et c'est terrible que nos mémoires doivent s'en souvenir. Mais surtout, il faut savoir que ces jeunes ont certainement fait basculer ce jour-là par leur courage face à une police qui envoyait des chiens qui tirait à balles réelles. Je le rappelle, c'est ce jour-là que le combat et la lutte contre l'apartheid a commencé.
Merci, Pascal Blanchard. Et on finit avec votre photo, Catherine Tricot. C'était une manifestation à Bruxelles contre Strasbourg, pardon, à Strasbourg, contre la proximité du Parlement européen, contre les OGM.
Contre de nouveaux OGM qui étaient jusque-là interdits et que le Parlement vient d'autoriser. Et là, je pense qu'on voit que dans le Parlement où la droite et l'extrême droite maintenant ont le lead, on autorise des choses qui sont incroyables comme cette question des OGM.
Et il me semble que d'une part, politiquement, on voit bien comment les camps sont en train de se dessiner avec malheureusement de plus en plus d'alliances entre la droite et l'extrême droite contre le climat pour les OGM contre les migrants, mais également de l'autre côté, des gens qui continuent de se battre pour avoir une agriculture vivrière pour défendre la paysannerie, pour défendre le bio et ne pas accepter qu'on ait une nature qui soit complètement standardisée, rétrécie avec les OGM. Donc, je pense que le débat s'installe politiquement et socialement de façon de plus en plus nette.
Merci Catherine. Un dessin de Marie Morel.
Donc, 50 ans après l'apartheid, certains gardent les traditions avec les balles à blancs et les balles à noir.
Merci Marie. C'est maintenant l'heure d'accueillir notre invité de la semaine, sociologue et passionné de football. Stéphane Beaud dissèque les ressorts d'un immense champion entré dans l'histoire par deux coups de tête un soir de juillet 1998 et puis sorti de scène huit ans plus tard sur un autre coup de tête, un coup de boule lui aussi devenu mythique. Certains Yazid devenus Zinedine et puis finalement Zizou. Bonsoir Stéphane Beaud, bienvenue à vous. Ce talent hors normes comme joueur d'abord, comme entraîneur ensuite, bientôt sûrement comme sélectionneur des Bleus, vous donc le disséquez.
Mais ce que vous montrez dans votre livre Paris aux éditions et les découvertes, c'est que le talent ne fait pas tout bien sûr et que si Zidane a aussi bien réussi dans le monde de football, c'est notamment parce qu'il a été particulièrement bien encadré en quelque sorte, secondé, conseillé tout au long de son parcours et d'abord, dès le début, par un modèle familial très fort pour lui qu'il a beaucoup inspiré à commencer par la figure du père.
Oui, figure très importante puisque le premier chapitre du livre est consacré à son père, Smaïl, qui a écrit son autobiographie sur des chemins de pierre, une histoire classique d'un travailleur immigré kabyle qui vient travailler en France à 18 ans et s'émancipe, son père accepte qu'il vienne en France, en métropole à l'époque et il devient ouvrier du bâtiment, travailleur non qualifié, il n'a pas pu faire d'études et il va, pendant 9 ans, travailler sur des chantiers du BDP à Saint-Denis et là, il va rencontrer des gens qui vont beaucoup le marquer, notamment un prêtre-ouvrier de la joque et il va se souvrier à chrétienne et ce père, bien sûr, va lui inculquer des valeurs ouvrières fondamentales, travail, respect, humilité et l'éditrice...
Ça, ça accompagnait toujours Zidane, ça l'accompagne toujours. Voilà,
et l'éditrice, la fond disait pour comprendre Zinedine, il faut comprendre son père parce qu'il y a une relation très forte entre les deux et donc je pense que c'est le premier élément, bien sûr, ce qu'on appelle la socialisation familiale sans oublier, bien sûr, le Benjamin, famille de 5 enfants, né en 72, son frère aîné est né en 64 et donc il y a aussi un très fort encadrement de ses frères aînés dont l'un, Nordine, a failli être pro, en tout cas a failli entrer au centre de formation de Saint-Etienne mais à l'époque, le père n'a pas voulu qu'il parte si loin et donc lui fait cette carrière d'abord en s'appuyant sur sa famille et ensuite, comme il l'avait dit, ce qui est très important, c'est bien sûr ces années de formation à l'ASKAN sous la direction de deux entraîneurs qui sont passés par Nantes, l'école nantaise, Gilles Rampillon et Guy Lacombe.
Ce que vous dites c'est qu'évidemment c'était un jeune talentueux au foot, évidemment très talentueux mais pas autant peut-être que d'autres pépites absolues. lui, il a fallu aussi qu'il apprenne justement il y a une vraie formation.
Il était à éclosion lente c'est qu'en fait, quand il a 15 ans, les spécialistes de football savent que l'entrée dans les centres de formation c'est essentiel or là, il n'y a pas beaucoup de candidats et recruteurs qui s'intéressent à ce cas. Il rencontre par hasard Jean Varro qui est le recruteur informel de Cannes qui va repérer son talent comme ça en voyant un match des cadets de l'année qu'il envoie à Cannes où tout démarre. Zidane, il incarne aussi cette génération black-blanc-beurre. Qu'est-ce qu'il en reste aujourd'hui ? Alors, c'est compliqué. D'abord, il incarne cette génération black-blanc-beurre parce que le mot beurre est de l'époque de 98.
Rappelons-nous la marche des beurres dans 83. Donc effectivement, il incarne cette génération-là parce que c'est le premier qui est clos. Rappelons-nous d'un très grand joueur que les supporters du PSG connaissent les plus anciens, Moustapha Daleb qui a été un immense joueur, très beau gaucher, le prince du Parc des Princes mais qui a joué pour l'équipe d'Algérie et non pas pour l'équipe de France. Donc Zidane, c'est le premier grand héros sportif, grand joueur de foot né en Algérie de deuxième génération.
Alors aujourd'hui, 20 ans plus tard, ce qu'il faut surtout dire, ça a été dit déjà sur ce plateau, c'est que l'équipe de France elle est surtout black en tout cas parce qu'il y a beaucoup de joueurs d'origine d'Afrique subsaharienne puisque comme on le sait, le vivier des joueurs de football français, ce sont les banlieues et ce sont notamment les immigrés frédérics. Alors on connaît évidemment le caractère pudique pour le moins l'engagement politique. Il a été contacté par exemple pour soutenir Christophe Gleiz, ce journaliste français emprisonné depuis un an maintenant en Algérie. Il n'a pas donné suite. Pourquoi est-ce qu'il est aussi timide sur ses engagements politiques ?
Alors globalement, encore une fois, un précepte paternel, son père, il a toujours dit toi tu t'occupes du football, t'es bon dans le football, le reste tu n'y connais rien donc entre guillemets tu ne t'exprimes pas. Donc il a respecté très longtemps ce précepte paternel avec quand même deux exceptions. Oui, il l'intervenu deux fois en 2002 et 2017 lors de la deuxième tour présidentielle, il a appelé à voter contre les extrêmes. Alors sur le cas de Christophe Gleiz, je n'ai pas d'éléments d'information, je pense que sans doute on peut considérer que le fait que son fils, deuxième fils Lucas, joue goal de l'équipe d'Algérie a dû compliquer sa prise de parole par rapport à ça. Peut-être.
Juste une toute dernière question Stéphane Beau, il y a Zidane, ce joueur merveilleux, mythique, cet entraîneur qu'il est aussi et bien sûr sûrement très bientôt sélectionneur aussi. Et puis il y a aussi l'autre phase du Zidane joueur mais ça fait partie du jeu. C'est-à-dire, il y a le coup de boule, Materazzi en garde paraît-il un souvenir immu. Et puis il y a 14 cartons rouges, c'est ça. Ce côté bagarreur mais ça aussi, ça fait partie du foot.
Et c'est ce que dit d'ailleurs quand Jean Varou l'a recruté et après il y a un soutien dans le 11 mondial où il dit moi j'ai repéré son côté batailleur, joueur de quartier parce qu'il avait la niaque, une rage incroyable qui se traduisait parfois malheureusement par des gestes
qu'il regrettait par la suite. Quiconque a déjà arpenté un terrain de foot peut faire preuve d'une forme d'indulgence même s'il faut bien sûr rester... Non, non, il ne faut jamais être violent et bien sûr respecter la règle. Merci beaucoup en tout cas Stéphane Beau d'être venu nous présenter ce regard sociologique sur Zinedine Zidane et son parcours. C'est aux éditions La Découverte, un dessin de Marie Morel.
Bah oui, donc la légende dit que vous avez écrit ce livre sur un coup de tête.
Un de plus. Merci Marie Morel. Puis pour pronger un peu évidemment la discussion foot, c'est la période où nous sommes en pleine coude du monde, je signale l'apparution de ce formidable numéro de légende, le magazine de notre ami Eric Fottorino consacré à un joueur, bon, il est argentin mais il était très bon quand même lui aussi, bien sûr. Diego Maradona, lui, il s'est fait connaître évidemment avec les pieds, pas avec la tête mais aussi un peu avec la main, enfin bref, vous retrouverez toute cette saga dans Légende. C'est maintenant l'heure de retrouver une autre légende, Alix Van Pé pour son histoire de la semaine. Bonsoir Alix. Bienvenue à vous.
Ce soir, votre histoire de la semaine, Alix, eh bien c'est celle d'un bébé de la Discord.
Exactement, c'est avant tout l'histoire d'un couple désireux d'avoir un enfant. En Floride, Tiffany Score et Stephen Mills, un couple qui semble sorti d'un magazine, ont décidé l'année dernière de se lancer dans une five. Une fécondation in vitro. Donc à une poignée de kilomètres des longues plages de la côte atlantique, il pousse la porte du Fertility Center of Orlando. Alors si on en croit son site internet, ce Fertility Center a l'air propre, accueillant, chic, bref, fréquentable. Un embryon est implanté, la procédure fonctionne et Tiffany va donc accoucher neuf mois plus tard. Mais c'est à partir de ce moment-là que l'histoire prend un drôle de virage.
Peu après l'accouchement, Tiffany et son compagnon observent que leur petite chia a des cheveux noirs et lisses et surtout qu'elle a la peau plus foncée qu'eux alors que les deux sont de type caucasien. Ils demandent des tests génétiques et ils apprennent que leur enfant est 100% sud-asiatique. La petite chia n'a donc aucun lien génétique ni avec Tiffany ni avec Steven. Et puis quand on regarde la photo qui a beaucoup été relayée par les médias américains, ça ne fait pas de doute. Même le bébé chia semble parfois un peu étonné d'être là. Vous avez compris l'erreur. Donc l'embryon qui a été implanté chez cette femme américaine n'était pas le sien.
On dit souvent que la vie est pleine de surprises. Cette surprise-là était de taille. Malgré le micmac de bébé, Tiffany et Steven ont quand même créé un lien fort avec ce bébé. Je les cite « Nous aimerons cet enfant et nous serons ses parents pour toujours. »
Mais a-t-on retrouvé les parents génétiques de cet enfant ?
Eh bien oui, on les a retrouvés il y a deux mois. Ils gardent leur anonymat. On sait juste qu'ils étaient appelés les patients 004 dans ce centre de fertilité d'Orlando. Alors on sait qu'ils veulent rester dans la vie du bébé mais ils ont accepté que Tiffany et Steven soient reconnus comme les parents du bébé et qu'ils aient la garde permanente de ce beau bébé aux cheveux noirs. À ce stade de l'histoire, on a envie de dire « Tout est bien, qui finit bien. » On dirait le scénario d'une comédie française « Feel good ».
Alors on verrait bien tous les amateurs de « La vie est un long fleuve tranquille » ou alors « Trois hommes et un couffin » se ruer au cinéma et puis il y aurait une affiche avec les quatre parents autour du berceau l'air tout étonné. Mais l'histoire aurait pu vraiment mal tourner parce que si les deux couples ne s'étaient pas entendus, une question très très délicate se serait posée qui sont les vrais parents de ce bébé ? Ceux qui ont conçu l'embryon ou alors ceux qui l'ont porté ? Eh bien ce dilemme a été tranché par la justice israélienne.
Récemment dans le cadre d'une saga similaire c'était il y a quelques années au sud de Tel Aviv dans un centre médical où deux embryons ont été accidentellement inversés. Donc après la naissance de la petite Sophia en 2022 grâce à une fécondation in vitro ses parents génétiques ont été retrouvés. Ils ont demandé la garde de cet enfant sauf que la mère qui a porté ce bébé soutenue par son compagnon n'a pas voulu laisser son bébé. Donc deux femmes qui revendiquent le même enfant on dirait un petit peu le jugement de Salomon dans la Bible.
Là en l'occurrence la bataille judiciaire s'est réglée l'année dernière quand la cour suprême israélienne a donné raison dans ce cas précis à la femme qui a porté l'enfant en invoquant le lien psychologique et émotionnel qui a été créé entre la femme qui a porté l'enfant et son bébé.
Alors vous vous en doutez cette histoire qui ressemble à une GPA involontaire a ouvert la porte à une ribambelle de questions bioéthiques qu'on ne va pas aborder ce soir mais revenons de l'autre côté de l'Atlantique Steven et Tiffany ont quand même noué des liens amicaux avec les patients 004 la clinique d'Orlando elle a mis la clé sous la porte après le scandale reste une question quand même en suspens un embryon un dernier embryon de Tiffany qui était autrefois stocké dans cette clinique d'Orlando manque à l'appel on a perdu cet embryon voilà l'histoire n'est peut-être pas finie il y aura peut-être une suite à cette comédie française
si André nous en parler dans neuf mois on compte sur vous on compte sur vous Alix merci Alix un dessin de Marie Morel
oui ça a quand même ses avantages et une cuillerée pour papa 1 une pour papa 2 une pour maman 1
merci Marie et voici maintenant le moment d'explorer les judicieuses démonstrations de la toujours pertinente Aurore Vincenti ce soir elle nous rappelle que comme tout le monde le sait en théorie si on est chauve c'est qu'on est viril n'est-ce pas Pascal Blanchard mais ça c'est en théorie
en théorie si on est chauve c'est qu'on est viril à mesure que les cheveux s'affinent et chutent de façon irrémédiable on peut se rassurer car ce sont des taux de testostérone élevés qui sont à l'origine d'un crâne lisse ou clairsemé de quoi jeter un sort à ce vieux complexe et retrouver confiance et puissance mais ça c'est en théorie parce qu'en pratique cette affirmation est carrément tirée par les cheveux je parle bien ici de ce qu'on nomme l'alopécie androgénétique qui fait que des personnes de sexe mâle voient leur front et le sommet de leur crâne se dégarnir avec l'âge jusqu'à former ce qu'on appelle très pompeusement une couronne hippocratique d'après Hippocrate père de la médecine académique qui est donc également réputée pour sa calvitie en vérité l'alopécie androgénétique ne concerne pas que les mâles mais on en parle moins car le lien entre calvitie et virilité n'est pas mis en avant comme c'est étrange quand une femme est concernée par exemple mais alors quelle est la relation entre testostérone et perte des cheveux les causes de la calvitie sont complexes et parmi moult facteurs il y a bien un enjeu hormonal mais déjà mettons les choses au clair les études montrent que les hommes chauves n'ont pas un taux de testostérone plus élevé que les chevelus ensuite s'il y a bien une hormone mâle qui est impliquée dans la calvitie ce n'est pas la testostérone mais la dihydrotestostérone qui est beaucoup plus puissante et qui joue un rôle paradoxal sur la question du pelage humain car c'est aussi elle qui stimule la pousse du poil et non sa chute enfin ce ne sont pas les taux de cette hormone qui joue mais la sensibilité des follicules du cheveu à cette hormone et donc comment chaque crâne dans son individualité réagit à l'hormone et cette sensibilité elle est génétique donc un homme peut être chauve avec des taux de DHT moyens et un autre peut arborer une chevure très dense avec des taux bien plus élevés c'était pourtant commode d'associer un complexe à ce qu'on perçoit comme un point fort la virilité mais si on s'en tient à l'endocrinologie c'est tout bonnement faux en revanche ce mythe on dit long sur nos représentations culturelles de la masculinité
et ben voilà merci Auroreur Vincent tu vois vous pouvez garder votre perruque Pascal Blanchard un dessin de Marie Morel
le détroit d'Hormuz est-il enfin débouché alors on dit merci qui
merci Marie merci à tous les amis on se retrouve demain à la même heure 20h05 sur Arte pour 28 minutes samedi et son club international et comme toujours on va se quitter en musique avec un hommage à cette immense artiste disparue il y a 40 ans dont nous avons parlé tout à l'heure Coluche humoriste acteur bienfaiteur mais aussi chanteur engagé misère misère
peut-être qu'un jour ton président s'entend monter notre colère misère misère devant les peuples sans frontières alors il s'emmordra les dents misère tu repartiras d'où tu viens en emportant tout échec échec m'a
m'a m'a m'a m'a m'a m'a m'a