Comment prendre en charge les addictions ?
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si vous me le permettez je ne dresserai peut-être en quelques mots des quelques éléments de bilan sur la mise en oeuvre de cette politique au cours des dernières années et mettre en mettant aussi l'accent sur les sujets qui nous tiennent le plus à coeur qui sont les priorités du gouvernement en ce début d'année 2023 et bien sûr je serai à disposition pour répondre à toutes vos interrogations sur ce sujet qui est assez vaste et qui implique à la fois de nombreux produits de nombreux publics cibles mais aussi de nombreuses préoccupations de politiques publiques donc peut-être quelques mots de bilan alors si j'évoque un bilan c'est parce que nous arrivons au terme d'un exercice de programmation gouvernementale qui était le plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 et qui a permis déjà d'accentuer les efforts des pouvoirs publics dans ce domaine de la lutte contre les conduites addictives et qui nous a permis d'atteindre aussi un certain nombre de résultats qui se traduisent par des évolutions positives d'un le nombre de consommation et que pourra vous présenter Julien Morel Darleux par la suite alors quels sont les événements marquants de ces dernières années qui se traduisent aussi par quelques résultats en ce début 2023 c'est d'abord une meilleure information de la population sur les risques et un certain nombre d'usages à ma formation sur les risques liés à la consommation de tabac je commence par le tabac puisque il s'agit en termes de morbi mortalité du principal défi qui continue à se poser à nous puisqu'il y a encore plus de 70 000 morts par an liés à la consommation de tabac à un nombre considérable de pathologies liées à ce produit donc cela reste vraiment notre priorité principale en termes de si on le prend sous l'angle la morbi mortalité de comme vous le savez des une politique désormais inscrite dans la durée a été déployée au cours des années des dernières années c'est incarné dans des programmes national de lutte contre le tabagisme de deux exercices sont déjà pu être conduits un troisième est en cours de préparation et pourra être annoncé par le gouvernement au cours des prochaines semaines et c'est traduit par une mobilisation concomitante d'un certain nombre de leviers leviers du prix le paquet neutre mais aussi tout un effort porté sur ce qu'on appelle la dénormalisation du tabac dans notre société donc pour faire apparaître à la plus clairement aux yeux de la population les risques liés à cette substance alors peut-être pour juste citer quelques opérations emblématiques qui ont pu être reconduites et en renforcée ce sont les opérations dites moi sans tabac qui est pilotée par santé publique France qui l'apporte un message très clair sur l'avantage de cesser la con de la consommation de tabac avantage en termes de santé avantage en termes de qualité de vie mais aussi désormais de pouvoir d'achat puisque c'est une préoccupation pour bien sûr l'ensemble des citoyens mais on sait qu'un fumeur le fume quelqu'un qui consomme un paquet par exemple de cigarettes par jour c'est plus de 3000 euros dépensé pour ce produit donc c'est aussi un gain de pouvoir un gain de pouvoir d'achat de pouvoir s'arrêter de fumer autre information sur les risques qui ont pu être conduites c'est sur l'alcool je cite ce produit en deuxième puisque c'est plus de 40 000 morts par an on a là aussi beaucoup de risques non seulement sanitaires mais aussi sociaux associés à ce produit et j'y reviendrai sur l'importance de l'alcool dans l'ensemble des phénomènes de violence dans notre pays mais ce qui a été notamment fait au cours des dernières années c'est le déploiement là aussi de campagne d'information sur les risques liés à la consommation d'alcool notamment pour faire porter à connaissance des Françaises qu'on appelle les repères de consommation à moindre risque pas plus de divers d'alcool par semaine donc pas plus de deux verres par jour et pas tous les jours puisque on sait qu'on a quand même une des risques qui sont de moins de ampleur si on est en dessous de ses repères or on a encore un quart de la population française qui ces usages se situent au-dessus de ces repères de consommation à moins de risques tout l'importance de les porter à la connaissance du public donc cela aussi sous ces traduit par des campagnes menées sous l'égide de santé publique France troisième produit le cannabis donc nous avons dans notre pays encore 900000 usagers quotidiens de cannabis donc en termes de diffusion dans la population là encore c'est un une préoccupation majeure pour le gouvernement les risques liés à l'usage de cannabis sont de mieux en mieux documentés par la littérature scientifique on sait en particulier à quel point il s'agit d'une bombe pour le cerveau des plus jeunes et quand je dis des plus jeunes je parle des jeunes jusqu'à 25 ans puisqu'on a un phénomène de maturation cérébrale jusqu'à peu près cet âge-là donc on ne parle pas que des mineurs on parle bien des des enfants des adolescents et des jeunes majeurs et on sait désormais les faits du cannabis sur ses cerveaux ça se traduit par des troubles notamment de la concentration de la mémoire de l'attention avec un impact avéré sur la réussite scolaire et l'insertion sociale et professionnelle ultérieure donc par exemple l'Inserm ma document a suivi des corps de jeunes entre ceux qui avaient eu un usage précoce et un usage régulier sans être très intense de cannabis ceux qui n'en n'avait pas eu et on voit un vrai décrochage à mesurer à bac + 3 entre ces deux ces deux groupes tels que ça a été mesuré donc sous l'égide du service d'information et du gouvernement de série de campagnes ont pu être diffusées en 2021 et en 2022 donc une campagne plus axée sur la distillation de la population générale axée sur les risques liés au cannabis aussi en termes de trafic on pourra y revenir une campagne sous l'égide de santé publique France plus destiné aux jeunes usagers pour là aussi les aider à la connaissance des risques et les orientés vers des solutions de réduction de leur consommation voire d'arrêt et enfin une campagne sous l'égide de la sécurité routière pour mettre aussi l'accent sur les risques bien sûr en termes de conduite automobile liées aux stupéfiants alors au-delà des informations sur les risques c'est bien sûr un aspect très important mais qui ne suffit pas en matière de prévention ce qui s'est vraiment développé au cours des dernières années c'est ce sont le les programmes dit de renforcement des compétences psychosociales alors derrière ce terme se cache des choses à la fois assez simples et assez difficile à mettre en œuvre assez simple parce qu'on parle de compétences essentielles dans la pour la vie dans la société c'est l'estime de soi savoir recours à l'adulte savoir résister à la pression des pères faire ses propres choix donc c'est une série de compétences dont l'enjeu de doter les enfants et adolescents mais me voir même les adultes on a aussi maintenant des programmes plus à destination de des adultes pour les aider à savoir ne pas aborder des comportements à risque les comportements à risque dont les conduites addictifs font partie donc ce sont des programmes déployés en milieu scolaire mais pas seulement milieu scolaire aussi dans les autres milieux de vie de l'enfant et de l'adolescent d'abord de façon un peu expérimentale vous aussi évaluer l'efficacité de ces programmes et désormais on arrive à un déploiement un peu plus avancé je n'ose pas parler de généralisation parce qu'on en est pas encore là mais désormais dans chaque région de françaises généralement dans le cadre de partenariat entre le rectorat et l'Agence régionale de santé on a des établissements scolaires qui bénéficient de ce de ces programmes de renforcement des compétences psychosociales alors ils sont souvent déployés avec l'aide de d'acteurs du monde de la santé et de la prévention dont notamment fédération addiction qui a été beaucoup à la manœuvre sur le programme dans les collèges Guillaume pluggde et qui mais l'enjeu désormais est de bien sûr l'intégrer dans les pratiques éducatives ordinaires et donc de toucher aussi la formation initiale et contenu des enseignants et au-delà des enseignants de la communauté éducative plus généralement pour que cela puisse infuser largement les pratiques éducatives et pédagogiques du de l'éducation nationale je parlais d'autres milieux de vie de l'enfant et de l'adoles peut-être juste pour mentionner que l'enseignement agricole est aussi très actif sur ces sujets et à de nombreux programmes de renforcement des compétences psychosociales dans son enfin dans ces établissements on a aussi construit des choses dans des établissements tels que lipides pour les jeunes décrocheurs qui reprennent une formation et on tente aussi de déployer ce type d'approche dans tous les établissements et services qui accueillent des jeunes relevant de la protection judiciaire de la jeunesse ou de l'aide sociale à l'enfance donc on n'est pas au bout de ce chemin mais il est vraiment labouré par l'ensemble des acteurs et ça s'est traduit par une instruction interministérielle adoptée en août 2022 notamment toujours dans cette effort porté aux plus jeunes on vous bénéfice des plus jeunes peut-être mentionné la constitution de ce qu'on appelle les environnements protecteurs certes il s'agit de doter chacun de des informations sur les risques de la liberté de choisir mais aussi de constituer un environnement qui soit protecteur pour lui et bien sûr en priorité les enfants et adolescents qui sont parmi les publics les plus vulnérables quand on parle de conduite addictives alors quelles sont ces ingrédients d'environnement protecteurs c'est d'abord le respect de ce qu'on appelle volontiers les interdits protecteurs alors le premier d'entre eux c'est l'interdiction de vente d'alcool de tabac de jeux d'argent et de hasard désormais de protoxyde d'azote au moins de 18 ans c'est une interdiction qui accorde largement pas respectée en France les chiffres quand on fait des enquêtes clients mystères sont assez dramatiques puisqu'on a plus de 9 enfants sur 10 qui disent n'avoir aucun une difficulté à s'approvisionner auprès des débutants de boissons de tabac de jeux d'argent et de hasard on a plus de plus de 10% des buralistes qui vendent sans sourciller à des enfants de 12 ans dans les enquêtes clients mystères alors que normalement l'exigence une pièce d'identité est inscrite dans la loi on a encore trop peu de contrôle trop peu de sanctions et notamment des sanctions aussi qui seraient connues et qui pour avoir un effet dissuasif donc c'est un effort continu là encore on a fait beaucoup de choses en matière de formation de débutant de campagne de sensibilisation en s'appuyant aussi les têtes de pont que sont par exemple l'humili la Fédération du commerce et la distribution la Confédération des buralistes etc mais on sent on voit malheureusement que ces opérations ne suffisent pas elles seules et ce qu'il faut désormais c'est aussi mobiliser les forces de sécurité intérieure polices gendarmerie pour mener des contrôles les polices municipales sur le tabac et jeux d'argent et de hasard puisqu'ils ont ils sont fiabilité à le faire en la matière la justice pour qu'elle puisse prononcer des sanctions et les faire connaître donc c'est vraiment un sujet auquel on tient beaucoup parce qu'on a des preuves scient selon laquelle réduire l'accessibilité des produits pour les mineurs c'est efficace en matière de de réduction des consommations il peut toujours y avoir des phénomènes de contournement envoyer un ami prendre les produits mis à disposition par les parents mais malgré tout tant que cette interdit n'est pas respecté on a un angle mort dans notre politique publique autre interdit auquel on tient beaucoup c'est aussi faire respecter toutes les règles relatives à la publicité la publicité si elle est déployée massivement c'est parce qu'elle a un impact sur les consommations c'est une incitation à consommer dont sont victimes en particulier les plus jeunes on a des un corpus législatif qui existe qui est certes ça peut perfectible mais qui a quand même le mérite d'exister que je pense notamment à l'alcool je pense aussi aux jeux d'argent et de hasard on a de une nouvelle règle réglementation qui est toute récente de 2020 l'enjeu c'est de faire respecter cette réglementation et de réduire un peu le matraquage promotionnel dans son victime les enfants adolescents mais aussi jeunes adultes et on voit bien à quel point c'est ces stratégies cibles c'est plus jeune pour recruter là de nouveaux consommateurs l'environnement protecteur c'est aussi la sensibilisation des adultes de tous les adultes qui entourent les enfants alors les parents en premier lieu d'où si l'importance de l'information sur les risques il faut que les parents sachent par exemple ce les risques liés à la consommation de cannabis il est leurs adolescents le font mais aussi parce qu'ils ont un rôle primordial à jouer on a encore en France une initiation qui se fait à certains produits trop souvent en famille et là il y a deux produits un peu phares malheureusement la matière c'est l'alcool premièrement on a encore 44% des enfants de 6e qui ont déjà goûté de l'alcool en sixième c'est pas avec les copains c'est dans le cercle familial donc ce sont généralement à l'occasion de faire de famille parfois sous le couvert d'éducation goût mais on a encore des pratiques familiales qui qui conduisent à une initiation beaucoup trop précoce en matière d'alcool et on se situe de très loin par rapport à tous les autres pays européens en la matière autre produit ce sont les jeux d'argent et de hasard là aussi sans penser à mal souvent initiation se fait des mineurs se fait en compagnie des parents on va acheter un jeu de grattage dans un point de vente Française des jeux on fait des paris sportifs ensemble en ligne devant le match du jour mais là encore on sait que ces initiations trop précoces ont des impacts ensuite sur les conduites addictives des jeunes devenus adultes donc là encore des messages importants à faire passer sur le rôle de chacun et sur la nécessaire mobilisation des adultes on rêve qu'un jour dans la queue dans un buraliste les adultes ces meufs lorsque le buraliste vend un paquet de tabac un mineur et puisque cette tolérance sociale à la vente aux mineurs elle aussi baisse l'environnement protecteur ça vaut pour les enfants adolescents ça vaut aussi dans d'autres milieux de vie et donc ce sont aussi des des orientations que nous avons adoptées que nous souhaitons renforcer au cours des prochaines années je pense par exemple au milieu professionnel on sait que on a longtemps un peu pensé que il y avait une séparation entre les usages de substances psychoactives en milieu privé les usages en milieu professionnel en fait non c'est deux usages sont liés bien sûr et on sait que à la fois les ce que ça emporte pour les entreprises d'avoir des des salariés qui ont des conduites addictives il y a un vrai aussi enjeu économique de bien-être des salariés mais on sait aussi que le milieu professionnel lui-même a une un rôle à jouer c'est à dire qu'on a des milieux de vie qui en milieu professionnel qui sont plus ou moins protecteurs alors ça paraît un peu théorique mais en fait je vais prendre quelques exemples très pratiques tout ce qui est habitude en milieu professionnel de faire des peaux alcoolisées que ce soit des afterwork des pots de départ des pots pour fêter tel ou tel succès on sait que cela pouvait aussi être autant d'incitation à consommer donc le message est un de faire respecter là aussi la loi puisque la loi limite le type d'alcool qui peut être opposé mais aussi de d'inciter à proposer aussi des boissons non alcoolisées vraiment laisser le choix aussi aux personnes de ne pas consommer d'alcool alors je parle d'alcool mais on a aussi d'autres milieux professionnels soumis par exemple à de fortes exigences de performance et on sait maintenant que la cocaïne notamment c'est un produit que je n'ai pas encore évoqué mais se diffuse en France l'offre de cocaïne est très abondante d'où une forte mobilisation des services de l'ordre on pourra en reparler mais on a aussi des usages qui sont en augmentation alors ils sont encore sans commune mesure avec ceux du cannabis si on reste dans le domaine des stupé enfin des drogues illicites mais l'usage augmente ça nous préoccupe énormément et on dépasse désormais les milieux un peu classiques traditionnels auxquels on pense on pensait au trader les milieux de la pub enfin c'est des images un peu caricaturales mais on est désormais confronté notamment dans certains milieux professionnels à des usages croissants de cocaïne alors quelques exemples juste mais c'est pas du tout exclusif et c'est certainement pas pour les stigmatiser on sait que dans le milieu de la restauration de l'hôtellerie on a ce type d'usage qui se développe avec des incitations aussi à la consommation pour les plus jeunes salariés de ce secteur je pense aussi à des milieux comme les marins-pêcheurs les métiers souvent très durs le DTP ou la cocaïne est prise aussi pour ses effets perçus comme aidant à la performance donc voilà on se cite rapidement ce milieu professionnel un dernier milieu de vie et j'en finirai là ce panorama sur les milieux de vie c'est celui des milieux de vie étudiants ou uniforme aussi qu'il y a beaucoup de choses à faire donc nous avons lancé une démarche avec le ministère de l'enseignement supérieur pour inciter les établissements de l'enseignement supérieur université grandes écoles à là aussi être conscient de la manière dont se l'environnement dans lequel évolue les étudiants et plus ou moins incitatif ou protecteur vis-à-vis des conduites addictives alors quand on parle d'étudiants on pense souvent juste au milieu festif il est certes important donc tout ce qui est prévention et réduitrices en milieu festifs cela reste une partie importante de notre politique publique mais au-delà du de la vie festive il y a aussi tout ce qui se passe sur les campus dans les dans les logements étudiants dans la vie associative les clubs sportifs les clubs de loisirs les associations multiples qui existent sur un campus où là encore on il est important que les adultes enfin les adultes ils sont tous adultes à sages là mais en tout cas les encadrants et un discours public et un discours clair vis-à-vis des étudiants qu'il n'y ait pas d'incitation à consommer et au contraire qu'il y ait des facteurs protecteurs pour ces jeunes adultes dont nous avons vu tout à l'heure la vulnérabilité donc ça peut passer par des espaces sans tabac on a des universités qui déploient désormais ce genre d'approche un discours clair sur l'alcool aussi je pense que tant que les directs dirigeants des des universités des grandes écoles ne mettent pas de fin à cette idée selon lequel les consommations massives d'alcool ça fait partie d'un rites initiatique d'un passage obligé il faut que jeunesse se fasse donc on aura ce genre de discours porté par les encadrants dans les universités on aura du mal à progresser et ça passe aussi par une sensibilisation des salariés de tous ces établissements d'enseignements supérieurs pour que eux aussi puissent profiter d'un environnement plus protecteur je peut-être juste deux trois mentions pour finir et ensuite je répondrai bien sûr à pendant la suite de la discussion à vos interrogations peut-être pour mentionner l'importance aussi de la réduction des risques qui est donc une approche qui permet de pour ceux qui consomment des produits à quel qu'il soit alcool drogues illicit de réduire les risques associés à ces consommations donc on a là aussi une politique qui s'est poursuivie au cours des dernières années qui a cherché à amplifier ces démarches depuis la loi de 2016 la réduction des risques est clairement inscrit dans la loi avec tout ce que cela implique en termes de reconnaissance de la légitimité de cette politique de protection des intervenants de matière de réduction des risques en développement de nouveaux outils alors il y a un exemple qui est souvent emblématique dans le débat public mais qui ne résume pas à lui seul et j'insiste vraiment là-dessus l'approche réduction des risques c'est ce qu'on appelait les salles de consommation à moins de risques désormais halte soins addiction au cours des dernières années donc on a pu conduire ces deux expérimentations à Paris à Strasbourg sur tous les évalués avec un programme ambition des marchands d'évaluation qui a mis en évidence l'efficacité de ce type de dispositif et comme vous le savez bien nous sommes désormais confrontés au défi de stabilisation de du dispositifs notamment à Paris mais aussi d'ouverture éventuellement de nouvelles elles se sont addictions sur les territoires ou ses ouvertures sont justifiées lorsqu'il y a des scènes ouvertes de consommation lorsqu'il y a aussi une alliance des acteurs locaux pour porter ce type de dispositif mais c'est un dispositif dans une palette d'outils donc la réduction des risques ce n'est pas que ça c'est aussi des démarches qui se construisent dans beaucoup de dispositifs je pense notamment à tout ce qui est centre d'hébergement par exemple tous les établissements et services de du secteur de l'accueil hébergement insertion là aussi c'est important de savoir comment accompagner les usagers de substances psychoactives pour réduire les risques c'est aussi la réduction des risques en milieu là encore quand on a des grands événements festifs il faut savoir intervenir pour réduire les risques associés pardon j'avais un dernier point que je voulais évoquer oui alors bien sûr c'est la lutte contre les trafics mais qui s'est renforcé depuis 2019 avec un premier plan national de lutte contre les trafics et un renouvellement un approfondissement de cet exercice qui est prévu pour 2023 donc là aussi c'est une mobilisation très massive des forces de sécurité intérieure police gendarmerie les douanes aussi qui sont très impliqués dans cette politique toute la chaîne pénale pour avoir une action déterminée à la fois sur la criminalité organisée les grosses têtes de pont en matière de trafic mais aussi le trafic du quotidien parce que cette sécurité au quotidien c'est une préoccupation aussi première du gouvernement qui se traduit notamment par toutes ces efforts portés sur le démantèlement des points de Deal et dernière chose mais qui n'est pas la moindre moins importante c'est le renforcement des dynamiques territoriales en matière lutte contre les addictions il y a eu beaucoup d'évolution au cours des dernières années et notre ambition c'est de les renforcer alors premièrement au niveau des acteurs de l'État au niveau local je pense aux préfectures qui sont nos relais de la Milka au niveau local qui ont écrit des feuilles de route régionale en 2019 alors certes c'était un premier exercice très perfectible mais il a traduit la mobilisation interministérielle des acteurs au niveau des régions et d'un département ce sont aussi les agences régionales de santé qui se sont vu dotées de moyens significativement plus élevés au cours des dernières années grâce au Front national de lutte contre les addictions donc les agences régionales de santé ont des crédits ont des politiques désormais stabilisées au niveau régional pour mener des actions ambitieuses en matière de prévention et d'accompagnement et de réduction des risques dans le domaine de la lutte contre les conduites addictives et c'est enfin le se sont enfin les collectivités locales qui sont qui ont vraiment contribué de plus en plus à cette politique vous le savez peut-être la 1000 décale lance depuis 2018 les appels à projets des nationaux à destination des communes et intercommunalités on a un succès grand avec ses appels à projets et nous en réjouissons vraiment on a désormais à chaque appel à projet plus d'une centaine de candidatures de dossiers déposés ce qui nous a permis de conclure au cours des dernières années 50 une cinquantaine de partenariats avec des communes et intercommunalités de toutes tailles sur l'ensemble du territoire en métropole ou en outre-mer avec des projets assez divers parce que ce qui nous semblait essentiel c'est de respecter l'orientation politique donnée par l'élu le maire ces adjoints certains privilégie une approche autour de l'accompagnement de famille la prévention telle plus jeune âge d'autres souhaitent mettre l'accent aussi sur l'application de la loi qui reste un sujet très important comme je le disais tout à l'heure sur sur aussi la responsabilisation des débutants par exemple donc on a des projets avec des intonations toutes les nuances mais tous sont le mérite d'être portés par les lieux locales d'être de mobiliser l'ensemble des services de la commune puisque il ne s'est pas seulement un sujet sanitaire comme vous le savez c'est un sujet qui beaucoup plus largement les services communaux on a aussi des projets qui se déroulent à destination des agences des communes parce que comme je le disais ça à cause un sujet qui concerne aussi le maire en tant qu'employeur et qui nous permette vraiment d'avoir des dynamiques territoriales très intéressantes et que nous souhaitons approfondir au cours des prochaines années je vais m'arrêter là je vais sans doute été un peu long mais c'était pour un panorama un peu global et surtout je reste monsieur à disposition pour vos questions et je n'ai pas parlé de chiffres en termes de pratique et de consommation puisque je crois que c'est en cycle de l'eau très bien donc je laisse la parole à Monsieur Julien Morel oui merci Madame la présente bonjour mesdames et messieurs je vous remercie de cette audition je relance le diaporama voilà donc merci de nous accueillir aujourd'hui on était dans la même configuration au Disney par votre commission il y a un peu plus d'un an à l'issue de la crise sanitaire et donc je ne vais pas revenir sur l'ensemble des données produites par l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives en particulier parce que nous veillons à accusé ces données à les rendre disponibles le plus régulièrement possible et donc on a réédité donc cette brochure drogue et addiction chiffre clé au printemps 2022 et normalement c'est le poste fait bien son travail vous avez dû le recevoir vos collaborateurs ont dû le recevoir durant l'été donc voilà c'est pour nous c'était un élément important de vous transmettre ces données qui sont actualisées sur lesquels on pourra revenir de manière plus générale je voulais vous présenter aujourd'hui les derniers chiffres d'évolution des consommations en population adulte pour le cannabis et pour l'ensemble des drogues illicités des pour les adolescents à 17 ans alors une partie de ces données ont été publiées au mois de décembre avec l'Agence de santé publique santé publique France dans le cadre des publications des résultats du Baromètre santé 2021 pour le pour le cannabis dans notre vue tendance et une autre partie que je vais vous présenter de manière synthétique va être publiée au mois de mars puisqu'on a pu réaliser j'y reviendrai avec le soutien du ministère des armées l'enquête escapade auprès de 23000 jeunes donc il dit une enquête au monde la journée d'appel à la défense 23000 jeunes de 17 ans qui a été réalisé donc en mars 2022 et nos équipes sont aménagé leurs efforts pour pouvoir présenter des résultats moins d'un an après après la réalisation de cette enquête parce que c'est la première enquête de cette ampleur en population adolescente après la crise sanitaire il me semblait important avec les chiffres d'aventure 2017 de [Musique] pourcentage directement donc voilà donc ça c'est un point important donc on a profité de ce changement de ce changement de périmètre d'action pour aussi faire évoluer cette occasion à nos localisation de nos 25 ans d'activités faire évoluer notre logo et surtout notre nom et donc nous appelons toujours FDT en abréviation mais c'est l'observateur français des drogues des tendances addictives afin de couvrir l'ensemble du champ le terme tendance est important pour nous en tant qu'observatoire puisque ce qui fait aussi la force de notre dispositif c'est d'être régulièrement répété et de pouvoir mesurer dans le temps les évolutions comme je vais vous le montrer alors juste un point de rappel mais maintenant je pense que chacun d'entre vous maîtrise ses données mais on va plus parler effectivement d'expérimentation c'est dire le fait d'avoir une pratique comme le gingembre une fois dans la vie ou avoir consommé un produit une fois dans sa vie en tant qu'expérimentation et on est expérimentateur toute sa vie ça permet de savoir finalement comment un produit une pratique est diffusé dans notre pays mais ce qui va nous intéresser est-ce que je vais vous présenter aujourd'hui c'est d'abord effectivement ce qu'on appelle les usages dans l'année les oges actuelles c'est-à-dire les personnes qui ont eu cette pratique ou ce comportement ou cette consommation dans l'année qui qui s'est écoulé qui est avant avant l'enquête et plus spécifiquement donc on ressait à la focale sur l'usage récent c'est-à-dire l'usage dans le mois et après l'usage régulier c'est quand il y a 10 fois cet usage dans le mois voilà je voulais juste rappeler ces éléments avant de vous montrer quelques pour donner quelques données alors sur l'évolution donc des des usages de cannabis en population adulte en France on a donc c'est une publication qu'on a fait accentuer publique France donc en décembre 2022 donc c'est le résultat du barreau de santé 2021 qui a permis d'interroger près de 23000 personnes d'adultes donc de 18 à 64 ans pour les usagers de drogue et visite ce que l'on note dans cette évolution c'est que alors on n'a pas avoir mis la cour parce qu'elle continue à progresser la courbe de l'expérimentation puisque comme je le disais on est expérimentateur toute sa vie donc on a une génération vieillissante de d'explorateurs de cannabis on est aujourd'hui un peu moins de la moitié des 18 64 ans qui ont déjà expérimenté le cannabis donc c'est c'est une légère hausse par rapport à 2017 l'analyse précédente qui avait été faite avec l'incendie dans lequel illicite mais par contre et je pense c'est un des éléments importants que l'on voit donc sur les trois dernières les trois derniers points de la courbe comme vous le voyez on a donc 2017 qui est notre année de référence avant la crise sanitaire et avec son public France il y a eu deux mesures en 2020 donc pendant la crise sanitaire et en 2021 des usages de cannabis donc on voit en fait non on a souhaité dans ce numéro de tendance faire une comparaison 2017-2021 c'est à dire sur sur 5 années et on voit que l'usage dans l'année est resté stable aux alentours de d'un peu plus de 10 % d'ici 8% des des adultes qui ont consommé du cannabis dans l'année mais par contre les usages au cours du moins et les yeux réguliers c'est-à-dire des fois par mois sont en baisse l'usage quotidien et lui aussi en baisse chez les adultes donc on a un élève deux éléments marquants c'est qu'on a toujours une prédominance masculine dans les usages ça c'est c'est un invariant et le deuxièmement le deuxième point et ça je pense c'est un élément important qu'on a qu'on a souligné dans le dans le tendance c'est qu'on a en fait un vieillissement des usagers pour avoir un un exemple par classe d'âge c'est la première fois que j'ai 18 24 ans le nombre d'expérimentateurs et est en baisse par rapport donc aux années précédentes et donc en fait on a une évolution qui est qui est finalement qui va se traduire on va le voir après sur les enquêtes qu'on a fait en population de l'essence c'est-à-dire que finalement le c'est consommation de cannabis dans notre pays sont partis plus parlé 25 45 ans que de leçons parler 18-24 ans aujourd'hui avec en particulier je me permets de souligner ce point puisque c'est un élément qui est qui est marquant même si les chiffres sont sont assez faibles mais on a une augmentation des usages c'est donc des usages dans l'année chez les 59 55 64 ans donc voilà ça reste extrêmement minime mais c'est des évolutions on voit donc cette notion de vieillissement des usages qui ce qui se traduit de manière continue c'est un mouvement de de qui ce qui se traduit de plusieurs années alors deuxième élément qui que vous retrouverez dans ce numéro et qui je pense intéressera directement votre commission c'est on a pu publier donc une évolution donc des des usages par région territoriale la taille de l'échantillon du baron de santé permet ses évolutions un élément extrêmement important dans les discussions qu'on a pu avoir santé publique France et qui était attendu je pense pas pas par vous et pas les membres du gif c'est on a pu publier aussi ces données en même temps pour les territoires ultramarins enfin donc les la Guadeloupe la Guyane de Martinique et la Réunion qui ont suffisamment de de d'habitants pour pouvoir réaliser cette enquête en population générale dans le dans le même temps et donc c'est assez intéressant parce que on a une carte de France qui est assez hétérogène on n'a pas reproduit sous format de carte aujourd'hui mais on le fera prochainement on a des des fiches territoriales je vois que ça génère un certain nombre de commentaires mais on pourra y revenir tout à l'heure ce qu'on voit c'est qu'il y a très contrasté donc sur le sur le territoire national c'est assez hétérogène dans l'Hexagone il y a néanmoins contraste Nord-Sud avec trois régions qui se distinguent sur des usages qui sont plus importants qui sont la nouvelle Aquitaine l'Occitanie et la provenance al Côte d'Azur donc c'est c'est un élément qui qui est à noter l'autre élément qui est à noter donc c'est les données qui apparaissent en rouge lorsqu'il y a une des usages qui sont plus importants avec la moyenne nationale l'autre élément important à retenir en la matière c'est que les finalement les les la diffusion l'exploitation du cannabis dans les territoires ultramarins et moins importante la première colonne qu'elle est conne de l'expérimentation est en bleu pour ces pour ces quatre territoires mais on a par contre dans les usages de l'année finalement des niveaux d'usage qui sont pas significativement différents de ceux de la de la du territoire hexagonal et donc on a finalement un produit qui est moins diffusé mais qui reste consommé par donc une frange de la population de manière similaire à ce que l'on a sur le territoire hexagonal voilà les premiers éléments on pourra y revenir bien évidemment tout à l'heure et donc je vous présente quelques éléments donc sur l'enquête sur la santé des consommations lors de la Journée d'appel à la défense est-ce qu'il y a pas donc qui aujourd'hui corrige d'ailleurs la journée défense citoyenneté donc c'est un partenariat qu'on a depuis 20 ans maintenant un peu plus de 20 ans avec le ministère des armées la direction du service national et la jeunesse qui nous permet d'interroger donc ça a été mis en oeuvre au moment de la création de l'OFDT avec le soutien de la mine décale à l'époque enfin la milte à l'époque qui permet d'interroger toute une classe d'âge donc de manière régulière et donc c'était le 10ème exercice depuis 2000 le premier exercice depuis 2017 comme je l'évoquais donc ça permet une enquête qui reprend tactile dès qu'on consommation chez jeunes Français à 17 ans cette enquête elle a un questionnaire qui est stabilisé dans le temps et qui permet d'interroger à la fois les questions des usages de produits comme j'ai évoqué mais également les depuis 2011 on a des questions sur les jeux d'argent et de hasard et c'est un élément sur lequel je voudrais insister aujourd'hui on a aussi un mode de tout un module de question sur la santé physique et mentale des jeunes et je pense que c'est un des points que que l'on va voir ensemble alors l'enquête a eu lieu en mars 2022 sur une semaine la mission des armées a fait tous ses efforts pour nous permettre de convoquer près de 25000 jeunes sur une semaine sur le territoire hexagonal on va réaliser dans les territoires ultramarins cette enquête puisque jusqu'à lors on irait réaliser en même temps sur en dans l'Hexagone et sur les territoires compte tenu des délais de convocation sur une semaine on ne pouvait pas le réaliser dans les outre-mer l'année dernière donc on va le faire cette année avec la direction du service national et de la jeunesse donc on aura un petit décalage sur les données mais on pourra continuer à avoir cette enquête sur l'ensemble du territoire national en tout on a 22430 de 17 ans qui ont répondu à cette à cette enquête avec le département et le sextant signé je le dis c'est important pour les analystères que l'on fera ensuite et je le disais en introduction c'est la première enquête de cette ampleur que l'on a réalisé auprès de la population adolescente alors quelques données générales sur ces premiers résultats que l'on est toujours en cours de de finalisation et avant de les valoriser au mois de au mois de mars la première donnée importante et je reviendrai de manière plus détaillée juste après c'est la baisse très forte du tabagisme je vous avais présenté en 2021 les les résultats de l'enquête en classe en troisième qui montrait une très forte baisse déjà de chez de 3e de ces consommations de tabac cette baisse s'accentue donc on perd quasiment 10 points de pourcentage entre 2017 et 2022 puisqu'on est aujourd'hui à 15,6% des jeunes de distance se déclarant fumeur quotidien ils étaient donc 25% il y a il y a 5 ans par contre et c'est un élément sur lequel on va continuer à travailler avec tout un module sur le sujet c'est sur la question de l'usage de la e-cigarette puisque là on a un quasi par contre doublement des usages au cours du mois un des points de vigilance concernant la cigarettes c'est c'est en fait lorsqu'on interroge les jeunes ils ont parfois du mal à dire ce qu'il y a comme E-liquide dans le récit arrête ce qui peut d'ailleurs générer on l'avait vu ces dernières années aussi des des incidences sanitaires lorsqu'il y avait des liquides avec des nouveaux produits de synthèse qui circulaient en milieu scolaire donc pour être très clair l'ensemble des usages déclarés est en baisse sur que ce soit sur les produits licite et illicites sur l'alcool donc j'ai pris j'ai pris juste ces données sur l'usage récent c'est à dire l'usage dans le mois donc on a aussi une baisse quasiment de 8 points des usages sur le cannabis l'usage régulier c'est dire 10 fois par mois on a une baisse quasiment par deux on a posé pour la première fois une question sur l'usage du CBD qui a fait l'objet de nombreux débats et qui montre qu'on a par contre un niveau de diffusion qui est important à 14% qui est donc l'usage au cours du mois et sur les autres produits illicites on a une baisse et le donc on passe de 6,8 à 3,9% donc ça c'est un premier point juste un petit focus en la matière sur le tabac puisque c'est quand même le résultat le plus marquant on a depuis qu'on a mis en place l'enquête une baisse de 25 points des usages de tabac quotidiens depuis 2000 donc on était à 41 % en 2001 on est à 16 % aujourd'hui 9 fois moins donc je disais tout à l'heure entre 2016 et 2022 et l'exploitation du tabac dans la ville donc l'expérimentation du tabac finalement est aussi en baisse un quasiment 30 points en entre 2000 et 2022 donc c'est très clairement un effet génération qui est qui fait suite à un certain nombre d'interdiction qu'on peut être mis en oeuvre c'est depuis le milieu des années 2000 sur l'interdiction de vente aux mineurs l'interdiction de fumer dans les lieux publics le paquet neutre c'est tous ces éléments en fait jouent sur l'accessibilité à un produit et je permet de rebondir sur ce qu'ils observer cette voyance sur finalement ces interdits protecteurs on a là effectivement un effet marquant il y a néanmoins un bémol dans à tous ces chiffres et je pense que c'est un élément de réflexion sur lequel nous avons travaillé dans l'analyse de ces résultats et pour une fois dans le dans le numéro de tendance que nous publierons au mois de mars on aura un faut que je plus important que les années précédentes sur le sujet c'est sur la dégradation de tous les indicateurs de santé donc je disais depuis la même manière qu'on pose les mêmes questions sur les usages on a un module sur le sur les à la fois la santé physique et la santé psychique des adolescents avec des questions qui sont standardisées qui sont posées dans dans des questions dans des question des enquêteurs en population générale si la consommation de médicaments et globalement comparable à celle de 2017 on a des jeunes qui perçoivent leur santé comme étant mauvaises donc une augmentation de d'un peu plus près de points on va dire ils sont en leur demande leur taille et leur foi donc ça nous permet de mesurer l'IMC donc c'est quand même de voir qu'on a en fait une augmentation du surpoid de l'obésité avec un marqueur plus important sur le sur l'obésité donc on passe effectivement là aussi un peu plus de points et demi en 5 ans on a un centre de questions qui permet de mesurer donc les la question des du risque de dépression légère au sévère et là aussi on a une hausse de 10 points des indicateurs qui nous sont transmis par les jeunes interrogés et enfin on a une forte hausse des pensées suicidaires mais aussi des tentatives de suicide déclarées voilà c'est des questions qui sont qui marquent de manière importante donc une dégradation des indicateurs de santé depuis 5 ans une évolution qui est l'inverse à la à celle de la des usages donc à la différence des adultes qui qui ont pu déjà expérimenter un produit ces jeunes n'ont pas n'ont pas eu de sans doute de d'opportunités pendant la crise sanitaire en particulier pendant les périodes de confinement de accéder à d'autres modes de sociabilité qui aurait pu peut-être découvrir des produits mais aussi avoir des activités qui sont qui leur permettrait de lutter contre ces risques de dépression légère au sévère ces pensées suicidaires et cette perception globale d'une santé mauvaise donc il y a je le pense et c'est enfin nous le pensons c'est un élément de vigilance de et d'attention mais je pense que Jean-Michel de Lille rebondira sur ce point et c'est un point également souligné par les citoyens c'est un point de vigilance à avoir pour pour nos jeunes et donc dernier point donc voilà nous allons publier donc début mars ces résultats nous avons un focus spécifique sur les jeux d'argent et de hasard publié au printemps au plus tard réalité 2023 ainsi que des analyses régionales voilà et puis donc les deux autres publications qui sont déjà qui sont déjà en ligne sont sur cette diapositive je vous remercie pour votre attention merci Docteur de Lille compléter et ensuite on passera aux questions nous avons beaucoup de questions merci madame la Présidente pour votre invitation mesdames messieurs je vous remercie également parce qu'en introduction vous avez évoqué la crise qui heurte actuellement tout le système de santé particulièrement le système de santé mentale alors j'y suis sensible en tant que psychiatre je suis encore plus sensible en tant que psychiatre exerçant dans le secteur médico-social puisque la crise également massive y compris sous forme de crise des ressources humaines or néanmoins pour compléter la ce qui vient d'être dit par nos amis aussi bien en termes de cadrage gouvernemental avait le plan national qu'avec l'évolution des des données auxquelles je souscris tout à fait de qui viennent vous êtes présenté par l'omdt quels sont en quelques mots les adaptations en cours de notre secteur dans le domaine aussi bien de la prévention des soins que la réduction des risques en notre secteur je suis président de la Fédération addiction qui regroupe environ 80% des des établissements au niveau national donc des dès que ça pas les centres de soins les Carus les centres de réduction des risques sachant que les équipes sont des équipes pluridisciplinaires donc ils proposent une prise en charge globale en matière de de prévention tout d'abord je crois que la clé c'est ce qui vient d'être dit actuellement et que vous aviez évoqué en introduction c'est à dire que dans peut-être en partie suite à la crise sanitaire et à l'isolement des jeunes on a on assiste à une dégradation extrêmement sensible de la qualité de vie et également des indicateurs de santé mentale comme ça vient d'être évoqué chez les chez les adolescents ça c'est un problème en soi évidemment on parlait des conduits suicidaires c'est un problème aussi parce que c'est évidemment un facteur de vulnérabilité par rapport à une entrée dans des consommations éventuellement ensuite dans une transition pour des conduites addictives donc c'est un point à surveiller de très très près qui nous incite non seulement à continuer à promouvoir évidemment les actions de soutien aux compétences psychosociales car rappelait tout à l'heure Valérie saint-oyan mais aussi à développer tous les programmes liés au consultation jeune consommateurs j'avais évoqué lors de la réunion de décembre à l'Assemblée nationale qui était co-animé d'ailleurs par le sénateur yakovelli en présence du ministre l'importance de ces structures de terrain qui sont répartis sur tous les territoires qui peuvent permettre de recevoir des jeunes qui sont en difficulté mais des jeunes n'ont de sécurité au plan psychologiques au plan social au plan familial ou le point d'appel est peut-être une prise de substance ou un abus un abus d'écran mais où il importe évidemment d'essayer de faire un bilan général de cette de cette situation pour pour bien avancer en termes de de prise en charge il faut que nous adaptions à l'évolution des pratiques et des consommations alors il y a des données on le dit pas assez peut-être parce que les pouvoirs publics sont responsables grâce aux plans qui se sont succédés notamment par rapport au tabac par rapport à l'alcool les professionnels ont dû jouer un rôle également mais l'ensemble de la population je crois qu'il y a une prise de conscience et on assiste à vraiment un effondrement des niveaux de consommation d'alcool par rapport aux années 60 dans notre pays avec une mutation complète des modes consommation avec une réduction des consommations quotidiennes qui étaient celles de ma génération des consommations de vins de 20 à table etc et une évolution vers d'autres modes de pratique qui pose d'autres problèmes le tabac ça a été évoqué aussi ça a se réduit ça continue à se réduire un ralentissement actuellement mais la tendance positive se poursuit chez les jeunes alors en quoi ça nous concerne c'est parce que moins il y aura de personnes en masse dépendantes de ces produits là alcool et tabac plus les situations les plus difficiles les plus résistantes ceux qui vont rester accrochés seront des personnes qui présenteront des comorbidités et des vulnérabilités psychologiques et sociales c'est sûr c'est déjà évident par rapport au tabac où il y a un gradient social majeur c'est un facteur majeur d'inégalité sociale c'est vrai aussi pour l'alcool ça commence à l'être pour le cannabis très très nettement et là on voit bien que pour prendre en charge ces personnes là il faut prendre en charge aussi ces vulnérabilités de l'intérêt des équipes pluridisciplinaires et donc des établissements comme les nôtres qui storiquement il faut bien le dire était quand même orienté héroïne cocaïne etc un peu alcool vont devoir développer ses activités auprès du tabac de l'alcool le cannabis c'était déjà c'était déjà le cas une autre évolution sensible qui est évidente c'est que si les jeunes vont moins bien et s'il consomme peut-être moins de cannabis et tabac si ce qui est bien en revanche qui se développe c'est les problématiques de comportement alimentaire avec des boulimies manifestement à dimensions addictive ça a été évoqué là sur les les prises de poids etc et puis également les écrans les écrans là c'est une explosion totale là aussi amplifiée par le confinement très très clairement mais qui ne diminue pas depuis qui qui se poursuit or les écrans c'est moins dangereux pour la santé physique en revanche c'est pas bon pour la santé psychique pas du tout c'est un facteur d'isolement de dépression de conduite suicidaire etc et on voit en plus qu'il y a des des au sein de ces addictions là bon les jeux vidéo ce qui se développe le plus ce sont de vrais addictions avec les jeux d'argent de hasard avec la porno sur internet etc et des dimensions qui accident de côté une adaptation parce que clairement c'était pas notre savoir-faire de base alors peut-être que le covid qui nous a permis de développer des outils de vie santé nous permettra aussi d'inventer des modalités d'intervention qui seront peut-être plus proches de ces usagers bien réels mais qui sont éloignés de nous qui sont dans un espace virtuel l'autre dimension qui est également lié à Internet évidemment c'est le développement contrepartie des usages de produits de synthèse en initialement dans des niches comme les cam sexuels mais qui se développent maintenant tout à fait en dehors de ces niches là dans le milieu festif on pense au catinon 3 MMC ou également au cannabis de synthèse mais on pense aussi à tout ce qui est commandé sur Internet comme produit industriels il était évoqué tout à l'heure enfin le GBL en l'occurrence mais pourquoi pas aussi le protoxyde d'azote qu'on peut commander assez facilement etc donc là aussi ça nécessite des adaptations de notre part et puis le dernier point que j'évoquerai c'est en matière de réduction des risques et d'accès aux soins ça a été très bien évoqué par Madame saintoyant je crois qu'il faut voir que la difficulté aussi que nous avions peut-être c'est que nous étions dans la représentation des gens des structures qui aidaient les gens vraiment à arrêter totalement définitivement etc ça c'est le gold standard c'est parfait c'est ce qu'il faut arriver à faire pour la plupart des addictions en revanche beaucoup de d'usagers se reconnaissaient pas dans ce produit ça n'avait pas envie il voulait redevenir comme avant et consommateurs maîtrisés et finalement on se rendait compte que du coup ces personnes-là restaient sur la touche alors même que leur consommation excessive souvent pour être dommageable pour leur santé si bien qu'on a développé des actions qui partent au plus près des demandes des gens donc souvent plutôt des actions de sécurisation des consommations de diminution des niveaux et y compris par rapport à l'alcool et y compris dans les centres sociaux qui étaient évoqués tout à l'heure avec du coup la possibilité d'élargir vraiment la palette des personnes accueillies non seulement des personnes dépendantes mais également des personnes qui comme beaucoup d'autres peuvent des consommations excessives sans que ça soit nécessairement dépendante donc ça c'est des des dimensions qui peuvent être intéressantes qui sont également intéressantes en termes de messages positifs sans doute par rapport aux jeunes qu'on peut rencontrer à propos des écrans eux clairement ils veulent pas arrêter la dimension qu'on va leur proposer c'est une dimension de réduction des risques c'est-à-dire d'arriver peut-être à continuer à avoir des pratiques qui peuvent être agréables ou utiles mais sans perdre le contrôle sans que ça les isole sans que ça les déprime etc et c'est ce type de message qui peut être entendu des messages positifs comme ceux qu'on développe actuellement on est en janvier à propos de l'alcool avec le drive genoahari c'est-à-dire on dit pas aux gens arrêtez c'est définitivement c'est une horreur c'est le diable mais faites l'expérience vous-mêmes d'une suspension de modération de vos consommations pendant le mois de janvier pour voir où vous en êtes par rapport à l'alcool ce qui vous permettra ensuite d'avoir une relation plus régulière voilà je vous remercie merci vraiment beaucoup de questions on va faire de salves de questions Chantal de Seine Michel meunier lance quand même bouger mes colos Daniel Chassin Chantal de Seine merci madame la Présidente merci Madame et messieurs pour votre présentation je vais parvenir sur tous les points parce que j'ai cru comprendre qu'il y avait beaucoup beaucoup de questions je voudrais vous en posséder une essentiellement c'est sur les salles de consommation à moindre risque en particulier celle de Paris qui nous alerte depuis plusieurs mois et qui nous fait part de ces difficultés à prendre en charge les personnes sous emprises de drogue et qui ont besoin d'un suivi en particulier depuis l'évacuation du square Perceval je crois force Val pardon j'avais pas tout à fait les mêmes références en octobre dernier difficulté à apprendre en charge ces personnes parce qu'il manque de personnel mais parce que aussi la phylactive a augmenté alors nous avions fondé beaucoup d'espoir sur cette expérimentation lancée maintenant depuis six ans en tout cas en ce qui me concerne j'espère est après l'expérimentation sur Paris et Strasbourg une extension de ces salles de consommation à moins touristes qu'on a entendu parler de certains projets sur Marseille sur Bordeaux mais qui ont avorté ou en tout cas qui n'ont jamais vu le jour et donc je voulais savoir quel était la politique en la matière et si on envisageait de développer ses salles et puis une autre petite question et après je laisserai ma parole à mes collègues c'est quelle est la situation des usagers de crack dans le nord-est parisien en particulier depuis l'évacuation du square forceval parce qu'il y avait un dispositif le dispositif assure qui permettait de les accompagner en particulier pour ces usagers en errance en leur proposant des hébergements dans des chambres d'hôtel or ils s'avère qu'on n'a pas une offre suffisante en hébergement et donc quel dispositif et comment accompagner ce public particulièrement fragile alors après je pourrais éventuellement vous parler de l'addiction au jeu l'addiction alimentaire qui me préoccupe tout particulièrement des peufs etc etc mais voilà je veux pas griller la politesse à mes collègues et je pense que des questions complémentaires vous seront posées je vous remercie merci Michel merci madame la Présidente merci pour la présentation très complète et globale de vos actions moi je vais aller très vite avec un sujet dont on parlait juste avant votre mission c'est les JO l'organisation des JO 2024 et je voulais savoir en quelle manière de quelle manière l'ami delka a été associée parce qu'il y a des questions qui peuvent se poser sur l'éventuelles dérogation à la loi Eva donc on parle bien sûr on pense bien sûr à la consommation d'alcool dans et hors de l'enceinte mais aussi tout ce qui est prévention primaire affichage et on sait que là les sponsors alcooliers et autres marques liées à du plaisir et du dépassement sont souvent très pervers et très pernicieux pour des personnes concernées par ces produits et ses comportements addictifs donc voilà je voulais savoir comment vous avez été associés à la préparation des JO j'ai une autre question c'est vous madame qui l'avez abordé donc les aidants et particulièrement les aidants des malades alcooliques sont souvent des personnes qui souffrent peut-être plus que d'autres parce qu'il y a un déni dans l'alcoolisme qui est évident et ces questions liées à aux violences et autres sujets que vous avez abordés je voulais voilà connaître votre approche d'accompagnement de ces malades est-ce qu'il y a des actions spécifiques le protoxyde d'azote vous l'avez aussi mentionné je voudrais savoir quelles sont les contrôles réels qui sont faits sur la commercialisation et la vente de ces cartouches en grand nombre sur les sites internet il y a des des sites qui sont des qui sont dédiés et qui n'ont de vocation que la vente de ces produits et je voulais là aussi que vous nous disiez comment vous contrôlez et avec combien d'équivalent temps plein vous effectuez cette mission et puis j'avais une toute dernière question mais je suis désolé parce que je vous ai tout très en différé plus particulièrement pour la précédente madame de roche je voulais lui demander si les carrément été en vente libre et si la consommation régulière pouvait être considérée comme une addiction c'est un peu addictif je reconnecte les chocolats sont un peu addictifs ils sont en vente libre ils sont en vente libre dans deux magasins il y a même des distributeurs automatiques de Caraman dans la ville d'Angers pour ceux qui ont besoin de carrément la nuit ou le dimanche voilà moi je trouve que Michel a été très pertinente et c'est toujours un moment de douceur on pensait à toi à chaque fois donc merci ah oui c'est vrai donc moi je vous remercie Madame et messieurs pour pour vos présentations j'aurai un certain nombre de questions à vous poser concernant des phénomènes qui sont très très à la mode je pense pas à vous avoir entendu évoquer le tabac à en sachet à sucer le sinus qui est très très en vogue parmi parmi les jeunes notamment sur Tik Tok et sur un certain nombre aussi de sportifs et j'aimerais avoir un peu votre votre évaluation du phénomène et comment on peut travailler d'un point de vue préventif ma seconde question concerne les les cigarettes électroniques les puffs on n'a pas de recul insuffisant par rapport à à la nocivité à l'addiction etc j'aimerais savoir s'il y a eu des de nouvelles recherches qui ont été effectuées qui nous permettent de mieux de mieux appréhender donc ce que ça le côté positif et le côté négatif de ces puces et nous avions voté nous au niveau au niveau du Sénat sur près d'ailleurs c'est une proposition de Catherine procacia de taxer les les pubs ça a été ça a été voté au niveau du Sénat et d'ailleurs et je crois que ça a été enfin ça a pas été maintenu du tout ça a été rejeté par le gouvernement donc voilà c'est quand même une vraie une vraie problématique mon autre mon autre question c'est que vous l'avez évoqué effectivement il y a le tabac l'alcool qui sont en vente libre mais qui ont des effets absolument terribles sur la santé sur la santé publique et à côté de ça il y a effectivement le cannabis qui n'est pas en vente libre mais moi j'aimerais quand même vous entendre sur le fait que le le cannabis je crois qu'on le vit tout et tous que ce soit en zone urbanisée ou en zone rurale ça entraîne des trafics absolument terribles et ces sources de violence et toutes les politiques qui ont été menées de sécurité d'interdiction etc ont été voués à l'échec je pense notamment à toutes les politiques qui ont été menées aux États-Unis mais pas que quand j'avais travaillé sur la question moi j'avais j'avais été à l'initiative d'une charte en 2012 qui avait réuni les principales associations et les fédérations de lutte contre les addictions et tout le monde était arrivé à la à la constatation qu'il fallait dépénaliser l'usage du cannabis et je pense qu'après il y a des évolutions sur la légalisation du cannabis qui entraînerait justement le fait de stopper ces trafics et puis de pouvoir aussi contrôler les choses parce que aujourd'hui on sait que le cannabis aujourd'hui n'est plus dosé de la même façon qu'il pouvait l'être il y a quelques années donc il y a aucun contrôle donc moi je ne suis je ne suis pas convaincu sur le fait que le fait de de comment dirais-je de d'accès plus sur le sécurité etc je suis loin d'être convaincu que c'est le côté positif donc j'aime j'aimerais avoir votre votre analyse sur sur cette question là il m'a toute dernière question c'est que quand même on constate que les moyens dont vous disposez je pense la middelka le web d'été etc sont des moyens qui sont en forte diminution au cours des années Chantal l'ADIL a évoqué donc c'est quand même un phénomène énorme et moi je sais que par exemple pour pour notamment poursuivre les les trafiquants les gros trafiquants etc il y a quand même des moyens qui sont très très très faibles au niveau de de la police et à tous les niveaux donc j'aimerais aussi avoir votre appréciation sur vos propres moyens pour arriver à répondre à toutes les questions à toutes les problématiques qui vous sont demandées merci gîte alors merci pour votre présentation l'ami de cas a édité en 2022 un guide le maire face aux conduites addictives alors j'ai bien entendu qu'une gavé une cinquantaine de partenariats et des projets divers je voudrais savoir quel retour avez-vous de cette publication j'ai une deuxième question quel est le bilan après deux années de mise en place d'amende forfaitaire délictuel face à l'usage de stupéfiants et j'ai une troisième question le Mondial de football vient de se terminer je voudrais savoir si les chiffres en c'est vraiment exploser ça me semble bien merci madame la Présidente merci mesdames messieurs pour votre présentation donc nous a rappelé effectivement que le cannabis quand même 900000 usages quotidiens étant augmentation bien sûr la cocaïne et votre action de prévention alors il y a quand même dans ce que nous avait dit il y a des choses un peu réconfortantes c'est à dire que l'alcool se diminue chez les jeunes même si l'augmente dans certaines festivités moments de façon massive diminution du cannabis qui est divisé par deux mais les troubles dépressifs chez jeunes et développement des des écrans donc mes questions c'est on a le développement du protoxyde d'azote enfin qui est arrivé en milieu rural et quel est son développement et est-ce qu'il y a beaucoup de recrutement par Internet est-ce que quels sont les produits qu'il y a dans la cigarette électronique est-ce que c'est nocif et enfin je pense que en ce qui concerne le cannabis on se rend compte que c'est vraiment une plaie effectivement pour notre pays avec effectivement des troubles de mémoire et en même temps psychotique et je pense pas que le fait de l'égalisation puisque dans d'autres pays on voit que où c'est légalisé et bien il y a encore autant au plus de problèmes alors je vous laisse répondre puisque madame citoyenne doit partir assez vite et ensuite nous aurons nous aurons [Musique] d'autres questions merci madame la Présidente et merci beaucoup pour toutes vos questions et observations la plupart d'entre elles mériteraient un débat en soi donc je regrette déjà d'avance de répondre sans doute trop vite et peut-être et sans doute pas de manière exhaustive donc j'ai essayé de balayer quelques principaux sujets et je m'excuse d'avance de devoir vous quitter ensuite alors peut-être premièrement sur les salles de consommation à moins de risques la situation du crack dans le nord-est parisien les nouvelles HSA oui donc il y a eu évacuation du square du fort cheval au début de l'automne par les actions conjointes des services de l'État avec aussi bien sûr l'aide des des acteurs du monde sanitaire médico-social et sociales qui qui aident à la prise en charge des usagers de crack comme vous le savez c'est une problématique très complexe peut-être juste en deux mots pour l'instant il n'y a pas eu de reconstitution de d'un camp d'un campement et c'est en particulier lié à la mobilisation très forte des forces de l'ordre à Paris mais cela ne fonctionne que si en parallèle on offre une prise en charge adaptée à ces usagers de crack qu'il a aussi est nécessite une mobilisation conjointe de tous les services donc c'est vraiment des efforts à la fois des acteurs de l'État mais aussi des acteurs sanitaires et associatifs qui interviennent au fil de ces usagers donc le dispositif a sort que vous évoquiez madame la sénatrice il est poursuivi sa montée en charge on est après de 600 places offertes il a beaucoup augmenté tout au long de la crise sanitaire donc voilà se pose toujours la question est-ce que c'est suffisant ou pas suffisant mais c'est un effort considérable offert ainsi par les pouvoirs publics et ses partenaires et qui est un dispositif qui fonctionne bien puisqu'on a une évaluation en fait par les les Hospices Civils de Lyon qui montrent que la prise en charge via ce dispositif au sort a permis à 87% des personnes accompagnées de réduire voire d'arrêter sa consommation donc il n'y a pas de solution mes miracle en matière de prise en charge des urée mais des vraiment des efforts que je souhaite souligner de tous les acteurs autour de cette dimension alors oui il y a eu des impacts aussi sur la salle de consommation moindre risque à Paris cette salle on le sait même si elle est ce dispositif est efficace c'est un dispositif qu'il s'agit toujours de conforter de poursuivre dans la durée parce que la philative est importante elle reste importante il y a eu des enfin il y a des difficultés de recrutement mais malheureusement comme plus largement aussi dans les les secteurs sanitaires et médico-social et sociales donc nous veillons au maximum à conforter ce dispositif à lui permettre de bien fonctionner les nouvelles HSA la politique du gouvernement c'est de l'accompagner on a des crédits mis en réserve à cet effet ceux qui l'enjeu c'est de trouver des alliances territoriales pour pouvoir le pour autoriser ces ouvertures dans les villes on a des projets effectivement à Bordeaux Marseille Lille Lyon ces projets ne sont pas enterrés ils sont en discussion et mais nécessite vraiment le à la fois la Louise à son conjointe ça des services de l'État mais aussi de la collectivité locale d'implantations et des acteurs locaux sur le sport les JO la coupe du monde de foot c'est un effet un enjeu important sous plusieurs dimensions parce que il y a une association malheureuse à notre sens parfois entre sport et alcool les consommations à risque d'alcool aux abords des stades en accompagnement des événements sportifs donc nous travaillons avec la Délégation interministérielle de gestion des grands événements sportifs la digeste pour préparer au mieux les prochaines échéances il y a certes les JO il y a aussi la Coupe du monde de rugby qui se prépare avec une dizaine de villes qui accueillent ces événements donc nous travaillons pour effectivement faire de la prévention et réduire les consommations à risque aussi en régulant les débits de boissons qui seront concernés aussi de lutter contre l'association là aussi qui n'est pas que positive entre sport et jeux d'argent et de hasard on a un sponsoring du monde sportif important par les opérateurs de jeux d'argent et de hasard c'est de marier l'image des transports avec les paris sportifs or les paris sportifs ils sont malheureuses et conduisent certes ça peut être une pratique récréative mais ça devient un usage problématique pour un certain nombre de jeunes je parle les jeunes parce que ce sont vraiment les publics vulnérables en priorité sur ces usages paris sportifs un usage problématique de paris sportifs ça peut conduire à des problèmes financiers importants outre la perte de contrôle etc et qui dit problème financier peut ensuite conduire aussi à des comportements voire de délinquance pour rembourser les dettes donc on a un engrenage là qui est très problématique et on est très préoccupé par le développement à la fois du jeu d'argent et de hasard en 15 secteur en pleine croissance mais surtout par le développement concomitant du jeu problématique donc effectivement ce sont des des liens qu'il s'agit de casser ou au moins de limiter les nouveaux produits associés au tabac lesnus enfin le SNU c'est pas vraiment nouveau mais on a effectivement un peu d'émergé ensemble c'est interdit en France donc c'est un point de vigilance les peurs effectivement là aussi on se je parlais tout à l'heure de matraquage des jeunes publicitaires des jeunes typiquement c'est un point d'entrée pour l'industrie du tabac pour toucher aussi les les jeunes certaines peuvent ou la plupart contiennent de la nicotine c'est ça le produit addictif donc on sait que ça peut être un point d'entrée dans le tabagisme en tout cas l'addiction à la nicotine et donc il s'agit de travailler pour travailler y compris bien sûr avec vous parlementaire pour trouver les meilleurs moyens d'encadrer ces usages je n'ai pas le temps de plus sans doute de faire un débat entier sur la légalisation du cannabis tu as juste pour appeler la position des gouvernements qui n'est pas favorable à ce changement de statut légal pour des raisons principalement comme conserve comme pragmatique [Musique] le guide du maire donc effectivement nous sommes heureux d'avoir pu le diffuser je peux pas vous parler des valsons d'impact on sent juste que les exemplaires sont bien partis donc on espère que c'est effectivement un outil qui sert à la fois au maire aux élus mais aussi aux acteurs locaux on sait que les préfectures s'en servent beaucoup sinon on leur dialogue avec les préfectures et le protoxyde d'azote reste effectivement un sujet on a quand même une loi qui a été adoptée en 2021 pour interdire la vente aux mineurs interdire la vente dans un certain nombre de débits se poseraient clairement le la question des contrôles ne peut qu'en convenir et comme je le disais ça me concerne malheureusement pas que le prototype d'azote mais aussi plus largement interdiction de vente d'alcool de tabac de jeux d'argent hasard au mineur et le protoxyde d'azote et c'est vraiment un défi pour nous qu'on aimerait pouvoir relever merci vous souhaitez compléter par rapport aux questions déjà posés le coeur de l'île peut-être juste quelques mots en complément pour les salles de consommation dorénavant dénommée elle te soins addiction on voit bien que la situation est ça c'est en soi une leçon est très différente à Paris à Strasbourg à Paris un problème de massification de flux massif de d'une population très très paupérisée très marginale très visible avec des problèmes de tranquillité publique que nous nous retrouvons pas à Strasbourg avec une population comparable mais en moindre en moindre effectif une des leçons que l'on peut tirer je crois en termes d'adaptation en tout cas c'est une proposition qu'on avait faite en son temps au ministre Véran et plus récemment c'était de plutôt que de développer dans les villes des gros dispositifs comme celui de de Paris essayez de voir des dispositifs peut-être de plus faibles plus plus faible ampleur et pourquoi pas des dispositifs mobiles c'est ceux qui ont été expérimentés initialement à Barcelone à Copenhague à Montréal etc qui répondent à des besoins parce qu'ils peuvent aller au devant d'usagers qui sont éloignés mais en allant chez eux dans les choix de les endroits différents sans les regrouper dans un endroit particulier et d'autre part des dispositifs qui peuvent évacuer si d'aventures il y a des problèmes de proximité donc ça va être intégré dans la loi mais à ma connaissance il manque des décrets d'application pour que ce type de dispositif puisse être proposé alors effectivement il y a différentes villes de de France là qui ont ce type de projet avec les difficultés qu'on connaît en tout cas à Bordeaux pour le moment le travail continue à Lyon aussi à Marseille aussi mais il y a toutes les difficultés qui sont pour partie liées au retentissement négatif de l'image de ce qui s'est produit à Paris malgré l'engagement et le courage de de nos amis à confronter à une situation et nos collègues à une situation extrêmement difficile l'enseignement c'est que les problèmes d'addiction le disait tout à l'heure c'est des problèmes mixte c'est à dire qu'ils vont nécessairement de pairs avec des problèmes psychologiques en l'occurrence psychiatrique et des problèmes sociaux et si on sait on fait juste une salle de manière isolée évidemment on va avoir un problème c'est à dire on va avoir un effet de sédimentation il faut évidemment intégrer ces dispositifs c'est le projet d'ailleurs de l'appellation alte soins addiction dans une dynamique d'accès aux soins ouverte sur du soin résidentiel sur des prises en charge globales autrement évidemment on risque d'entrer dans un circuit fermé sur les e-cigarettes on nous demandait des données des données récentes il y a des données récentes il y a eu le rapport du Haut conseil de santé publique au début de l'année dernière il vient d'y avoir un rapport d'une revue Cochrane alors c'est des méta-analyse médicale mais qui tentent à ouvrir la porte du côté d'une relative efficacité des cigarettes dans l'aide au sevrage ta magique pour des gens qui veulent arrêter et de fait pour beaucoup d'usagers là aussi dans une logique de réduction des risques qu'on se rend compte que pour des gens qui sont pas prêts à arrêter tout de suite brutalement c'est une phase qui peut les aider à douceur si j'ose dire à se dégager du tabac fumé souvent aussi en articulant avec des patchs nicotiniques mais de telle façon que progressivement les personnes pour arriver puissent arriver à un sevrage donc à mon avis c'est une piste vraiment à suivre en revanche côté peuple on est comme tout le monde on est un peu terrifié par ces nouveaux dispositifs inventés par le marketing il y avait des couleurs flashy des goûts fraises tagada pamplemousse enfin des choses incroyables qui sont éminemment ciblées sur les sur les mineurs qui sont un produit d'entrée et toute mesure qui pourraient être prises pour restreindre l'accès à ce type de de produits sera bienvenu le schness c'est moins moins présent chez nous il est très porté par des publicités effectivement par des sportifs et ça c'est avoir avec les paris sportifs on fait là il y a une espèce d'imagerie là qui est qui est compliqué le protoxyde d'azote on en a on en a parlé il y a eu de la loi qui qui est passée là qui est d'une grande aide il faut vérifier sur le terrain que ça se passe bien la difficulté c'est que l'on peut toujours commander sur Internet dans la mesure des produits ouverts des bonbonnes tout à fait considérables et qui ensuite peuvent être entraînés des intoxications aigus parce que ce qui est nouveau c'est qu'il y a des complications sanitaires très très doivables neurologique et maintenant hématologie qu'en fait c'est vraiment quelque chose à surveiller de de très près voilà est-ce que le crack est diffusé on avait l'impression que c'était un phénomène très urbain la cocaïne on sait maintenant qu'il y en a partout même en milieu rural très et même en milieu très rural est-ce que le crack est diffusé aussi un peu un peu globalement sur le territoire français alors la cocaïne fumée de plus en plus diffusée largement en emploie ce terme parce que c'est un peu de la le crack en tant que tel c'est de la cocaïne basée donc il peut être fumé parce qu'autrement la cocaïne normale se dire se dégrade à la chaleur donc on peut la on peut la sniffer on peut l'injecter mais si on la brûle elle va pas marcher si on a on cherche la fumée donc pour arriver à faire une une cocaïne qui puisse être fumée il faut la baser donc avec une base qui peut être bon enfin peu importe et soit à ce moment-là on la base soi-même et c'est ce qui se fait à la campagne c'est ce qui se fait à Bordeaux c'est à dire les gens achètent de la cocaïne et la transforme en craque mais eux-mêmes en fait avec un technique de basage avec du bicarbonate ou des choses comme ça en revanche le crack vendu d'emblée en tant que craque donc sous forme de de cristaux ça ça reste pour le montrer et centré sur les grandes villes et notamment à Paris il y avait des populations très original alors que la cocaïne fumée basée donc aussi touche les populations marginales en province dans les Caraïbes mais pas uniquement c'est-à-dire là on se rend compte que ça diffuse sur des populations plus larges y compris les usagers traditionnels de cocaïques j'ai juste peut-être revenu fier de thématique qui ont été abordés concernant le protoxyde d'azote qu'un sujet sur lequel l'autre commission et commission nous avait interrogé au moment donc la promotion de loi de 2019 juste pour vous indiquer que cette automne l'Agence européenne des drogues MCD a publié un rapport sur l'étendue du phénomène au niveau européen je pense que c'est un c'est aussi une ressource intéressante en termes de mesure de mise en place pour contrôler la diffusion de ce produit dans un centre de pays de l'Union européenne voilà il y a toute une analyse comparative des législations prises par les différents pays et on voit que dans les pays comme les Pays-Bas ou le Danemark qui sont comme comme chez nous relativement touché par ce par ce phénomène chez les jeunes les dispositifs législatifs qui ont été pris ou réglementaires ont aussi évolué dans le temps puisque comme ça a été évoqué les acteurs de l'offre changent leur méthode leur méthode de diffusion donc c'est c'est une ressources tout à fait intéressante avec des cas d'analyse thématique par pour six pays dont la France un premier point il y a eu aussi un centre de questions sur le sur le grec et sur la diffusion de la cocaïne on va nous publier au mois de mars 2023 une synthèse des dernières années est disponible concernant le l'actualité de des usages de cocaïne dans ce pays comme le rappelait Jean-Michel de Lille les dernières données qu'on a sur les [Musique] patients qui sont pris en charge dans les sapin on voit on a vu effectivement ces cinq dernières années une très forte augmentation du nombre de demandes de traitement pour la cocaïne fumée donc c'est-à-dire les usagers que une basilique qui sont donc pour ce qui se s'improvisait auprès d'un marché structuré qu'on appelle le crack mais qui se diffuse comme ça a été évoqué par Jean-Michel lelil par de par le basage soit par l'usage et lui-même soit par des proches mais qui n'est pas lieu et qui ne donne pas lieu d'un marché structuré on a assez peu enfin on a très peu d'exemples de marché structurés du crack de crack de produits de crack en dehors de Paris on a il y a quelques quelques points de vigilance sur en région on vient de réaliser à la demande de l'agence régionale de santé des Pays de la Loire une enquête sur les sur les effectivement les usages auprès des publics les plus précarisés dans les en dehors de de la métropole nantaise donc en Mayenne en dans la Sarthe et dans le Maine-et-Loire donc voilà on rendra public ces résultats avec l'agence régionale de santé fin février donc c'est voilà ces éléments qui seront je pense au regard de donc ça devrait pour certains États américains près de 10 ans de de recul sur les effets effectivement à la fois sur les sur une plus grande diffusion des consommateurs afin du produit chez les adultes mais par ailleurs un vrai contrôle et une baisse des yeux chez les chez les mineurs et puis je vais pas le détailler ici mais un certain nombre de points qui est de vigilance concernant les conséquences sanitaires de ces usages en population adulte voilà c'est ce que je voulais réévoquer sur sur différents sujets qui nous concerne directement juste puisque je sais que la question des peufs du SNES a été évoquée à plusieurs reprises ça va être lorsqu'on fait des enquêtes en population adolescente ou des enquêtes en général on a d'abord pour que nos résultats que l'on obtient nous permettent de les analyser c'est qu'on doit pouvoir les comparer dans le temps donc quand on a des phénomènes marketing qui apparaissent de manière très très rapide généralement on est en décalage toujours dans les dans les enquêtes en 2017 dans l'enquête escapade on avait manqué des questions sur le protoxyde d'azote qui est apparu donc sur le donc il faut toujours être vigilant sur le fait que qu'un phénomène s'il est visible médiatiquement parlant dans la rue n'est pas forcément traduit pas forcément par une diffusion massive dans l'ensemble enfin de manière générale sur toute une génération de public donc ça c'est ça c'est un point de vigilance on a pu poser on l'avait présenté l'année dernière on sait qu'on a 5,5 % des un peu moins de 6% donc des jeunes de 3e qui ont déjà expérimenté le protoxyde d'azote dans une enquête qu'on mène en milieu scolaire on va on a René cette enquête en milieu scolaire en 2000 au 1er semestre 2022 et on aura à la rentrée donc de septembre 2022 des nouvelles de données sur la diffusion effectivement du protoxyde d'azote qui pourrait être comparé aux données de 2021 donc ça c'est un premier point on est on sait qu'on est quand même sur un produit qui est relativement fortement diffusé auprès des jeunes mais quand je dis relativement est fortement on est dans un tour de 10% on n'est pas on n'est pas la moitié on n'est pas sur des niveaux la diffusion qu'on a pu connaître au début des années 2000 comme je le disais tout à l'heure sur le tabac ou qu'on le connaît encore aujourd'hui comme la rappeler citoyens sur l'alcool ça veut pas dire qu'il faut pas être vigilant faut pas dire qu'il ne faut pas contrôler mais il faut effectivement être attentif lorsqu'il y a des nouveaux produits voir si c'est effectivement un phénomène qui qui apparaît qui va disparaître on avait eu le cas pour les cigarettes électroniques marketing type Jules il y a il y a 55 il faut savoir que les jeunes sont aussi très réactifs c'est une entreprise qui a été rachetée par l'industrie du tabac et qui a en fait qui a quasiment disparu en fait dans dans les pratiques de consommation donc la vigilance et ça a été rappelé à plusieurs reprises sur le et nous on pose cette question on essaie de la comprendre dans les enquêtes en population générale c'est sur ces cigarettes type puff en fait la question c'est que les jeunes qui expérimentent cette théière ne savent pas exactement ce qu'il fume ce qui ce qu'ils Inal pour être plus précis s'il y a de la nicotine il y a pas de la nicotine et l'enjeu principal c'est effectivement enfin de prévenir les élections en nicotine qui peut après entraîner euh des consommations de cigarettes qui sont plus facilement accessibles un docteur une question très précise sur l'enquête escapade excusez-moi de ne pas y avoir répondu donc sinon une enquête qui est faite auprès de 24000 jeunes qui sont tirés aléatoirement donc sur enfin non ils sont pas qui sont qui passent sur une semaine donnée la journée d'appel donc la journée défense citoyenneté donc ils sont convoqués par le ministère des armées donc c'est c'est aléatoire donc il y a sans doute des jeunes parmi ces ces 24000 qui avaient un trouble de la tension mais nous on ne le sait pas et les questions qui sont posées en termes de santé permettront pas de déterminer mais je suis certain que Jean-Michel devenu avec sa pratique de terrain pourra vous donner des éléments par rapport à ça oui alors très très rapidement un premier point sur la prévention suite à ce qui était dit à l'issue de festival à La Rochelle je crois quand des parmi les acteurs majeurs en matière de prévention il y a les personnes elles-mêmes et notamment les jeunes et on sait que les messages portés par des jeunes même sont souvent plus accessibles et plus compréhensibles les plus acceptable surtout par par d'autres jeunes alors là ce qui nous sert en gros de mon point de vue notamment par rapport à des produits comme le cannabis c'est paradoxalement l'explosion des usages à la fin des années 90 ce qui fait que beaucoup de jeunes sont devenus des usagers de cannabis mais beaucoup ont vu aussi les dégâts que ça faisait sur d'autres jeunes si bien qu'ils ont pu juger par eux-mêmes que le cannabis n'était pas aussi inoffensif que ce qui était dit auparavant nous en fait il y avait deux visions cloisonnées et les jeunes pensaient que c'était il y avait rien à craindre c'était une panacée et les adultes en gros pensaient que c'était pas bon dangereux donc c'était assimilé discours moralistes alors que là en fait la réalité éclate c'est ce qui va apparaître bientôt et le protoxyde d'azote c'est à dire que les jeunes eux-mêmes se rendent compte que finalement c'est pas anodin et peuvent développer des messages de prévention qui sont très utiles quitte à charge à nous ensuite de les relayer y compris sur les réseaux sociaux et sur les les supports médias utilisent les les jeunes même donc ça à mon avis c'est une grosse piste vous ne deveniez si nos moyens étaient suffisants non les moyens de prévention pour l'aspect consultation jeune consommateurs c'est-à-dire repérage précoce prévention primo secondaire ça c'est intégré à notre dotation globale donc globalement ça ça fonctionne en revanche là où il y a des gros problèmes c'est toutes les actions de prévention autre sont financés à l'année et pratiquement donc avec l'insécurité qu'on connaît tous dans ce type de problématique alors sur le TDAH donc le trouble déficit de la tension avec hyperactivité clairement parmi les troubles neuro-développementaux c'est celui qui est le plus prédictif de risque de passage à l'addiction au moment de de l'adolescence il y a un lien structurel très très important qui nécessite là aussi des cloisonner les filières santé mentale pédopsie et de telle façon que on sait bien le repérage précoce du TDAH et son accompagnement son traitement précoce c'est vrai aussi pour le troubipolaire chez les enfants peut permettre de réduire à ce moment-là le risque d'évoluer vers une addiction donc ça c'est bien [Musique]
Louise Morel