Incendies : les feux vont-ils changer l'agriculture ? L'IA pour prévenir ?
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Les Vraies Voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.
Bonsoir chers amis, vous avez choisi Sud Radio et vous avez bien raison, je suis enchantée d'être à vos côtés pour Les Vraies Voix de l'été. Pour vous ce soir, à nouveau une édition largement consacrée aux incendies qui frappent notre territoire français. On va aussi parler d'IA, du narcotrafic qui gangrène nos territoires, de cette influence d'ailleurs des réseaux sociaux que les trafiquants utilisent désormais, j'ai envie de dire, un peu comme tout le monde, et ça interpelle un programme riche tout au long de cette émission. Merci d'être fidèles tous les jours à notre antenne. Les Vraies Voix de l'été de Sud Radio, c'est maintenant. À 17h, votre question du soir.
Les incendies ne ravagent pas seulement les forêts, ils touchent aussi l'agriculture, culture détruite, prairies brûlées, élevages menacés. Avec la sécheresse et les fortes chaleurs, les exploitations sont de plus en plus exposées et le risque ne concerne plus uniquement le sud de la France, c'est sur tout le territoire. On découle d'une question assez logique qu'on vous pose sur YouTube, vous pouvez aller commenter, vous le savez. Les feux de forêt vont-ils changer notre production agricole ? C'est une vraie question. Vous pouvez aussi nous appeler au 0800 26 300 pour commenter.
À 18h20, votre grand débat, grâce aux drones, aux satellites, aux caméras intelligentes et aux capteurs, l'intelligence artificielle permet de détecter plus rapidement les départs de feu, d'anticiper les zones à risque. En ville, elle permet de mieux protéger les populations, les infrastructures. Dans les campagnes, elle aide notamment les agriculteurs à sécuriser leurs exploitations face aux incendies. Et pas que, d'ailleurs, on va voir ça du coup. Et puis, on vous pose la question sur YouTube, toujours, vous pouvez aller commenter. L'IA, selon vous, va-t-elle révolutionner la prévention ? Vous nous appelez au 0800 26 300 300. Vous savez, Sud Radio, c'est votre radio, c'est votre antenne.
Nos vraies voix.
Les vraies voix Sud Radio.
Alors, nous sommes avec Madi Seydi, directrice conseil en communication d'influence. Bonsoir, Madi. Bonsoir, Judith. C'est un plaisir de vous retrouver. Un plaisir partage de chez vous. Thierry Blandinière, directeur général du groupe InVivo, président du CA Brive Rugby, auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti aux éditions Le Cherche Midi. Bonsoir, Thierry. Bonjour, Judith. Deuxième soirée ensemble. Deuxième soirée. Un grand plaisir. Benjamin Sur, c'est votre première. Welcome. Bonsoir à tous. Bonsoir, Judith. Bonsoir, Benjamin. Vous êtes cofondateur et rédacteur en chef du Média Les Électrons Libres.
Vous êtes chroniqueur à Franc-Tireur, l'hebdomadaire, et puis auteur de la drogue au pouvoir cinq siècles de flirte entre géopolitique et narcotrafic. C'est aux éditions du Cerf. Alors, ça sort le 17 septembre, mais bon, c'est déjà en précommande. Absolument. Allez, c'est parti. On part sur le terrain spécial Feu de Forêt.
Les vraies voix Sud Radio.
0826 300 300, vous le savez, vous pouvez témoigner. Si vous avez besoin d'aide, si vous avez un coup de gueule, un coup de cœur à passer, vous nous appelez, Sud Radio est à votre disposition. On commence avec Marie. Marie Téchy. Bonjour, Marie.
Bonjour.
Alors, Marie, vous nous appelez du Têche, vous.
Vous m'appelez, oui, je suis au Têche, effectivement.
On vous appelle, effectivement. Alors, vous, vous mobilisez en plus de vos tournées pour porter main forte et des soins aux sinistrés, Marie. Oui, tout à fait.
J'ai été appelé par la commune du Têche pour organiser une sorte de petit hôpital d'accueil pour les personnes les plus dépendantes.
Oui. Et alors, expliquez-nous un peu comment ça se passe sur le terrain et ce que vous constatez.
Alors, ce qu'on a fait, c'est qu'on a accueilli des gens, dans un premier temps, très, très dépendants de toutes les communes du Nord-Bassin. Et puis, dans la nuit de dimanche et dundi, on les a évacués dans des zones beaucoup plus sécures, comme la Corrèze, où ils sont partis certains sur Bayonne.
Et puis, à ce jour, on a des gens qui sont semi-valides, qui restent encore avec nous, en espérant qu'ils réintègrent très vite le Nord-Bassin. Qui étaient déjà semi-valides, en fait, c'est ça ?
Alors, les premiers étaient très dépendants et avaient besoin de soins médicaux, donc il a fallu monter une équipe d'auxiliaires, d'aide-soignantes et d'infirmières volontaires, bénévoles, pardon, je rectifie. Et ensuite, une fois évacuées ces personnes en grande vulnérabilité, on a pris des gens semi-valides, avec aussi une surveillance médicale.
D'accord. Ce qu'on a constaté, ce qu'on constate depuis plusieurs jours, c'est cette solidarité incroyable et cette mise à disposition des Français pour aider ces sinistrés. On vous remercie, d'ailleurs, pour cet engagement. Pour vous, c'était incontournable, en fait, Marie, on imagine.
C'est tout à fait la suite de l'élan de solidarité et du réseau qui a été créé ensuite Covid. Il faut être très honnête.
Donc, l'appel a été très facile. On appelle les collègues et on dit qu'on a besoin. Et on monte une équipe de 15 aide-soignantes et 7 infirmières par jour en un claquement de doigts, parce qu'elles sont toutes motivées pour participer, de mettre la pierre à l'édifice.
Et puis, c'est notre forêt, c'est notre bassin. Oui. Voilà. Et puis, après, les élus nous ont laissé aussi l'espace. Donc, c'est à la mairie du Teche aussi d'avoir, encore une fois, répondu présent.
Bravo à M. le maire, effectivement. Madame la maire, pardon. Madis et Edi, on en parlait déjà hier et on constate vraiment que dans les moments les plus difficiles, comme on est en train de vivre en ce moment sur le territoire, il y a un élan de solidarité. Les Français sont présents. Et encore une fois, ça fait chaud au cœur.
Absolument, ça fait chaud au cœur. On l'a vu, effectivement, les Français se mobilisent. Ils aident sur le terrain, que ce soit en apportant à manger, en soutenant les pompiers. La dernière fois, il y avait ces kinés qui allaient faire des massages aux pompiers. Et vraiment, c'est beau parce que c'est un des moments comme ça, des moments de détresse, j'ai envie de dire, nationale. On est tous touchés, même bien qu'on ne soit pas sur le terrain. Mais c'est terrible de voir tous ces hectares qui brûlent, notre forêt qui brûle, et aussi tous ces animaux qui sont bloqués, pris au piège. C'est terrible.
Mais vraiment, ça fait chaud au cœur de voir dans une société comme la nôtre, qui est plutôt dite individualiste, où il se passe tellement de choses où chacun est dans son précaré. Finalement, pas tant que ça. Et finalement, pas tant que ça. Je pense qu'il y a des causes qui sont plus grandes que chacun d'entre nous, qui fait qu'on y va tous ensemble. Et ça, c'est vraiment beau.
Bien sûr. Thierry Blandinière, évidemment, on constate aussi ces agriculteurs, on en parlait aussi, qui sont sur le terrain, qui aident les pompiers, et sans qui le travail serait beaucoup plus difficile.
J'étais avec ce matin le président de la Chambre d'agriculture d'Aquitaine, notamment, pour faire un point avec les agriculteurs, comment ça se passait. Il m'a décrit vraiment une scène depuis deux jours. On parle de feu de forêt, mais là, ce n'est pas un feu de forêt. C'était apocalyptique. C'est-à-dire que c'était un ogre, une bataille qu'il fallait gagner, avec un ogre qui démoreait toute la forêt. Et face à ça, des pompiers, une population mobilisée, c'était une vraie bataille. Et je pense qu'ils l'ont gagnée, bravo à eux, parce que tout n'est pas fini.
Il peut y avoir des rebonds, mais cette force de feu, on en parlait hier, n'était du jamais vu, en fait, dans l'histoire des feux de forêt. Il faut bien le comprendre, et peut-être qu'on le banalise un peu en disant, c'est des feux de forêt, c'est plus que ça. Non, c'est bien plus. C'était un ogre qui dévorait la forêt, et c'est des flammes qui montaient à plus de 40 mètres de haut. Et c'était difficile de se battre contre cette bête monstrueuse qui était en train de manger la région d'Aquitaine. Et donc, bravo pour la victoire, parce qu'ils ont gagné.
On leur dit bravo. Benjamin Cire, on entend Marie aussi, qui dit qu'il y a toutes ces infirmières motivées qui peuvent réagir en un claquement de doigts. Tout ce personnel de santé, vraiment, sur qui on compte énormément dans ces moments-là. On a envie de dire qu'il ne faut pas les oublier cette fois-ci.
Alors, il ne faut pas les oublier, vous faites évidemment référence à l'époque du Covid, où tout le monde a applaudi à 20 heures, pendant une période, avant d'un moment de relâcher l'effort. Et effectivement, tous ces gens qu'on appelle les premières lignes de la République, les invisibles, qui nous ont permis de tenir pendant tout le Covid, ce sont encore eux, comme on le constate, qui permettent d'être là pour rétablir la situation. On voit aussi qu'il y a quand même une vraie vague de solidarité nationale. On voit qu'au niveau des dons qui sont recueillis actuellement, on commence à dépasser le million et demi d'euros. Donc, ce n'est pas encore suffisant.
Il faut que les gens continuent à se mobiliser. Mais il se passe vraiment des choses. Et puis, très localement, énormément de soutien pour les pompiers, qui ont été constatés, parce que ce n'est pas seulement les sinistrés qui sont dans le besoin, c'est aussi les pompiers qui sont absolument épuisés, qui sont mis à contribution en permanence. On parlait de l'ampleur de ce feu. On en est, sur le début de l'année, à 117 000 hectares de forêts qui sont partis en flamme. C'est un record absolu depuis qu'on peut mesurer cela. Vraiment, un record absolu par rapport aux dernières années. On a parlé du fameux incendie des Landes de 2022, avec tout ce qui avait été brûlé à l'époque.
Sur l'ensemble de l'année, ça avait représenté 72 000 hectares. On est déjà à 117 000. Il y a eu plus de 120 000 hectares également en Espagne, où là, il y a un nouveau feu qui repart à la frontière.
L'Espagne, c'est catastrophique aussi.
Donc, c'est une mobilisation longue. Il va falloir, effectivement, ne pas oublier ceux qui le font.
Surtout pas. Merci beaucoup, Marie Téchier, d'ailleurs. Et bravo pour votre engagement.
Précision, c'est surtout sur le terrain, parce que les hospitaliers sont en plan blanc, sur le terrain, c'est toujours des infirmiers libéraux.
D'accord. Eh bien, écoutez, c'est d'autant plus louable. Donc, vraiment, merci pour votre engagement et merci pour les sinistrés, pour les pompiers, pour les gens qui en ont besoin. D'ailleurs, si vous avez besoin de quoi que ce soit, si vous avez envie de passer un message, vous nous appelez, vous savez, vous, auditeurs de Sud Radio, au 0826 300 300. On est avec Cédric Pain. Bonsoir, Cédric. Oui, bonjour. Vous êtes maire de Mios. Dans le 33 aussi. Oui, environ. Voilà. Alors, les habitants chez vous, ils ont pu regagner leur logement aujourd'hui.
Est-ce que, évidemment, on se dit que c'est un soulagement, et est-ce que vous faites quand même, évidemment, très attention, parce que la situation, elle peut peut-être à nouveau se dégrader à n'importe quel moment ?
Oui, oui. Alors, c'est une très, très bonne nouvelle. Je vous assure que pour les habitants, de regagner son domicile, c'est vraiment essentiel. Mais on reste très vigilants. Et puis, vous savez, ces feux, ça nous secoue quand même. C'est gigantesque, comme vous veniez de le dire. C'est du jamais vu. Et évidemment, voilà. Et donc, on reste très, très vigilants. Madame la préfète nous a bien dit, gardez tous votre téléphone à proximité. On ne sait jamais, ça peut repartir. Voilà. Donc, on sait très bien qu'on peut de nouveau être évacués. Et mesures de sécurité maximum, évidemment. Donc, aucune manifestation. On est autorisé au minimum jusqu'au 8 août. Voilà.
Donc, les activités en forêt sont totalement interdites. Donc, oui, vigilance au maximum.
Merci beaucoup. Juste avant de vous laisser, parce qu'on a peu de temps, faites-nous un point, justement, sur ces gens qui reviennent et qui sont contents. On imagine que c'est évidemment un soulagement absolu. Quelle est votre situation à vous, personnellement, M. le maire ?
Alors, moi, je n'ai pas quitté la mairie. J'étais 24-24. Je crois que ce soir, je voulais dormir. C'est une bonne idée. Mais c'est surtout... Voilà. Mais c'est surtout... On a été chercher les personnes qui sont à mobilité réduite ou qui... Voilà. Il y a plein de gens qui sont dans des... On va dire en mauvais état, sanitaire, social, etc. Avec des grandes difficultés. Et voilà. Donc, le but, c'est d'aller chercher une par une. De les accompagner. Et surtout, de les accompagner demain. Parce que, je veux dire, elles ont aussi vécu un traumatisme. Et donc, il faut surtout ne pas les oublier. Et voilà. Et c'est le suivi qu'on va mettre en place maintenant, qui est aussi important.
Et on ne les laisse pas tomber. Au contraire, on les accompagne.
Bravo. Merci, M. le maire. Je rappelle que vous êtes Cédric Pinck. Vous êtes maire de Mios, en Gironde. Merci de votre témoignage. Donc, face aux incendies dans le sud-ouest, Sud Radio se mobilise avec la protection civile. Il y a 300 bénévoles sur le terrain pour évacuer les habitants à cœur, les sinistrés, faire vivre les centres d'hébergement, venir en aide aux plus fragiles. Vous pouvez soutenir leur action dès maintenant. N'hésitez pas à faire un don sur protection-civil.org. Dans un instant, les incendies ne brûlent pas seulement les forêts. Ils menacent notre agriculture. Les exploitations subissent de plein fouet les effets des feux, de la sécheresse et des fortes chaleurs.
Une réalité qui s'étend à de nombreux territoires. Alors, on vous pose la question. Vous n'hésitez pas à les commenter sur YouTube. Les feux de forêt vont-ils changer notre production agricole ? 0800 26 300 300. C'est notre standard. Rappelez-nous. A tout de suite.
17h20, les vraies voix Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio. 17h19, Judith Beller.
Quelle bonne idée d'avoir choisi Sud Radio. Et bienvenue si vous nous rejoignez. Un petit rappel de nos vraies voix du soir. Nous sommes avec Madi Seydi, directrice en conseil et en communication d'influence. Thierry Blandinière, qui est directeur général du groupe InVivo, président du C.A.Bri Rugby, auteur de Nourrir les raisons d'espérer pour l'agriculture française. C'est sorti au Cherche-Midi. Et puis Benjamin Cyr, cofondateur et rédacteur en chef du média Les Électrons Libres, chroniqueur à franc-tireur, auteur de La Drogue au pouvoir. Cinq siècles de flirte entre géopolitique et narcotrafic. C'est aux éditions du Cerf. Ça sort le 17 septembre. Mais vous pouvez le précommander.
Allez, c'est parti pour notre débat. La question du soir.
Les vraies voix Sud Radio.
Les incendies ne détruisent pas seulement les hectares de forêts. Ils frappent aussi de plein fouet le monde agricole. Chaque année en France, des milliers d'hectares de terres agricoles sont touchés directement ou indirectement par les feux. Culture détruite, prairies brûlées, clôtures et bâtiments endommagés, élevages menacés. À cela s'ajoutent les effets de la sécheresse, les vagues de chaleur, les fumées, qui fragilisent aussi ces exploitations. Selon les experts, avec le changement climatique, le risque d'incendies s'étend désormais bien au-delà du sud de la France et concerne de nouveaux territoires. Alors pour en parler justement, nous sommes avec Nicolas Jaquet. Bonsoir Nicolas.
Bonsoir.
Bienvenue. Alors Nicolas, vous êtes agriculteur, membre de la CR40, qui est la coordination rurale des Landes, et membre de la DFCI 40, qui est l'association de défense des forêts contre les incendies. Vous, ce que vous dites tout simplement, Nicolas, c'est qu'il faut rendre la terre aux agriculteurs.
Oui, enfin disons qu'on est dans une région où il y a un équilibre entre agriculture et forêt ici, parce que je suis également forestier. C'était une région de pâturage. Avant qu'il y ait la forêt, il y avait des troupes de moutons. Dans ma commune, il y avait 80 familles qui vivaient de l'élevage de moutons jusqu'en 1900 à peu près. Ensuite, la forêt s'est implantée. Et à partir des années 1950-1960, il y a de grandes clairières qui ont été créées avec une agriculture qui s'est développée dans la Haute-Lande et dans les Landes-Girondines également. Je pense qu'on a un rôle quand même important parce qu'on fait des clairières, des pare-feux naturels.
Il faut savoir que les incendies existaient déjà avant qu'il n'y ait pas la lande brûlée. C'est pour ça d'ailleurs qu'autour des maisons dans les terrains qu'on appelle les aériales, il y avait des chênes de manière à ce que ça ne brûle pas.
Oui, ce n'était pas des pains.
Et puis, les zones qui brûlaient le plus, historiquement, finalement, ce sont les zones qui aujourd'hui sont cultivées.
Oui. Thierry Blandiner, quand on entend Nicolas Jacquet, je rappelle que vous êtes directeur général du groupe InVivo, c'est un peu votre truc l'agriculture, quand vous entendez ça, justement, il faut replanter, en fait, il faut redonner aussi aux agriculteurs et donc forestiers la possibilité de gérer leur terrain puisqu'ils le connaissent bien, quoi.
En fait, il y a des vraies questions sur le potentiel de production dans ces régions qu'il faut préserver pour préserver le revenu des agriculteurs, voire avoir un projet pour nourrir la population française, parce qu'autrement, on ne peut pas lâcher, sinon on va importer encore plus de produits, donc ça sera difficile. Si on parle de souveraineté, il y a quand même un enjeu. Donc, il faut conjuguer, c'est une équation à plusieurs inconnues qu'il faut conjuguer et donc peut-être saisir ce moment de crise où, voilà, je le disais hier, se mettre autour d'une table et voir comment on repense le modèle agricole. La Nouvelle-Aquitaine, je connais un petit peu.
C'est un peu votre région, à priori, oui. Et pour avoir vécu à Mont-de-Marsan très longtemps, voilà, j'en parle régulièrement et je pense que là-bas, il y a un potentiel qui reste à reconstruire avec l'agriculture de maïs et autres. Il y a des vraies questions qui se posent avec, notamment, la gestion de l'eau, on en parlait hier, et comment essayer de réorganiser un peu tout ça.
Alors, ce matin, j'étais avec le président de la Chambre d'agriculture d'Aquitaine, Nouvelle-Aquitaine, donc, pour échanger d'une manière générale sur qu'est le potentiel de production de la ferme de la Nouvelle-Aquitaine et comment conjuguer, voilà, tout ce qui est forêt et comment essayer de rééquilibrer tout ça et comment se servir, en fait, des cultures agricoles comme pare-feu, quelque part, la vigne fait partie de ces pare-feu, mais aussi le maïs, les carottes là-bas dans les Hautes-Landes, et tout ça, c'est des rotations de culture aussi organisées et surtout, après, organiser le stockage d'eau dans les points stratégiques qui pourraient être partagés entre, bon, pour la sécurité en cas de feu, mais aussi pour l'irrigation.
Et je pense que là, il y a un vrai sujet à repenser, il faut en parler au président de région, Alain Rousset, pour qu'il s'y colle, parce que c'est un vrai sujet d'infrastructure de long terme et c'est peut-être maintenant qu'il faut saisir cette crise qui est vraiment incroyable dans la région pour proposer un plan d'infrastructure organisée avec, bien sûr, en concertation avec les agriculteurs. Oui, c'est certain.
De ce point de vue-là, quand même la question des retenues d'eau était quand même l'une des plus importantes. Il se trouve que c'est devenu depuis quelques années
polémique. Les questions politiques
les plus polémiques, il y a un élément assez drôle, c'est de penser qu'il y a justement eu en Charente juste avant le départ de l'incendie non seulement l'interdiction de quatre grandes retenues qui étaient déjà construites, mais pas seulement l'interdiction, c'est-à-dire la demande de destruction. Et il faut savoir qu'il y a des endroits qui n'ont pas polémiqué. Le problème qui a été principalement noté, c'était la taille. On est considéré comme trop importante.
Détruire ces retenues d'eau à ce moment-là, ça ne peut avoir que des conséquences extrêmement difficiles, d'autant plus, et c'est une des choses dans ce débat qui est comme d'habitude très manichéen et instrumentalisé dont on ne parle pas, c'est qu'une retenue d'eau, ça a une valeur en fonction du sol de la région dans laquelle elle est posée. Or, là, nous sommes justement dans des endroits où on a des sols extrêmement perméables. Ce qui veut dire que la nappe phréatique en réalité ne retient pas l'eau. L'eau va directement vers la mer et en réalité, c'est extrêmement important de retenir l'eau dans les moments où elle est disponible. Elle est disponible ? Elle est disponible ?
Je voudrais intervenir
un petit peu sur... Allez-y, Nicolas. Oui. En fait, dans tout le massif forestier d'Aquitaine, on n'a pas du tout besoin de stocker de l'eau parce que le stockage, il est naturel et il se fait dans le sable qui est dessous. On a une réserve énorme d'eau à 2 mètres de profondeur. Le sable, c'est une grosse éponge et il suffit de reprendre l'eau du sable. Il faut savoir qu'on est dans la région de France quand même où il pleut le plus. On a 1 100 millimètres de filomètres.
J'aurais pas dit, tiens.
Actuellement, un maïs irrigué va utiliser 650 millimètres d'eau et une culture de pas maritime qui est d'une quinzaine d'années va utiliser 800 millimètres d'eau. Ça veut dire que ce soit la forêt ou l'agriculture, on utilise beaucoup d'eau dans le secteur mais cette eau elle est vraiment disponible à profusion. Ici, on n'a pas de manque en eau, pas besoin de faire des méga-bassines. On est vraiment dans une région béni des dieux pour l'eau.
Quand on entend Nicolas, Jacqueline, Madis et Edi et qu'on sait que pour rappel 2026, c'est une année record déjà. Près de 116 000 hectares brûlés en France, 13 550 feux recensés depuis au 27 juillet soit déjà bien plus que le record de 2022. On se dit que quand on a conscience des manières qu'on pourrait utiliser pour éviter ce genre de situation et que ce n'est pas applicable, peut-être il faut changer de vision et de projection.
Oui, je pense qu'il faut changer de vision mais surtout faire de la pédagogie parce que tout ce qui a été dit ici est tellement logique mais il y a aussi un débat politique et idéologique qui font que les gens sont tellement dogmatiques qu'ils ne sont pas capables de réfléchir. Effectivement, on doit changer et nous adapter justement à tous ces changements climatiques. Il faut qu'on essaye de repenser la manière dont on fait de l'agriculture, la manière dont on se sert de l'eau.
Il va y avoir de vrais enjeux de l'eau et honnêtement quand on voit cette crise peut-être que c'est l'occasion justement de réfléchir à nouveau et de se dire ça nous est arrivé comment on fait pour la prochaine fois être prêt pour pouvoir d'ailleurs on a bien vu des pompiers ça a été compliqué ils sont allés prendre de l'eau dans la Seine. Oui, c'était impressionnant
d'ailleurs. Alors on va filer à Marche Primes en Gironde pour faire un point avec le maire Manuel Martinez. Bonjour. Bonjour monsieur le maire. Alors on va faire un petit point de situation justement à Marche Primes avec vous parce que je crois qu'il n'y a toujours pas de retour à domicile chez vous. Comment ça se passe ? Racontez-nous où vous en êtes.
Donc la Marche Primes a été impactée par les incendies sur son territoire et sur sa partie forestière. La Marche Primes est constituée de 11% d'urbanisation et 88% de forêt et donc la Marche Primes a été impactée par cet incendie. Donc on a libéré neuf communes qui n'étaient pas ou peu touchées par l'incendie. Aujourd'hui à l'heure à laquelle je vous parle il y a deux points noirs et critiques de tête de feu au nord de la commune et un autre qui se trouve dans la commune voisine qui se trouve à l'ouest et nous avons des vents d'ouest relativement élevés et qui ont réveillé un feu aujourd'hui cet après-midi.
Donc on n'y est pas encore à libérer la commune de Marche Primes mais il faudra faire un bilan et on fait un bilan au quotidien pour savoir si on a la possibilité de faire revenir la population.
Comment il est le moral ?
Il est relativement bon parce qu'on voit la lumière du bout du tunnel mais il faut être encore vigilant tant qu'on n'aura pas totalement fixé. Le feu est stabilisé il n'est pas encore fixé donc il n'est pas totalement maîtrisé. Donc voilà on a des facteurs favorables aujourd'hui après deux jours de température très élevée on a déjà au moins ceci et des vents qui sont moins élevés qu'en intensité que la veille et l'avant-veille.
Merci monsieur le maire vous êtes Manuel Martinez maire de Marche Primes on vous souhaite du courage et on espère que vous allez bientôt tous pouvoir rentrer chez vous évidemment
avant que 17h32
sur Sud Radio vous êtes avec les vrais voix de l'été et tout de suite c'est le tour de table des vrais voix
Les vrais voix Sud Radio
On commence avec vous Madis et Edi vous voulez nous parler de l'expulsion de Xenia Federova vers la Russie
Oui absolument je voulais vous parler du cas de Xenia Federova pour ceux qui ne la connaissent pas donc elle est journaliste de nationalité russe et c'était l'ancienne patronne de RT France le média russe RTF et j'ai lu un petit peu hier un peu partout qu'elle faisait l'objet d'une mesure d'expulsion donc moi j'étais assez surprise d'abord je me suis sur quel fondement parce que qu'est-ce qu'on lui reproche d'aimer son pays enfin moi je trouve que c'est plutôt bien d'aimer son pays et d'ailleurs nous on devrait en prendre de la graine d'apprendre à nos gamins aimer la France le drapeau d'histoire et se battre pour notre pays alors on lui reproche d'être un agent d'influence de la Russie et donc elle fait l'objet d'une mesure d'expulsion et moi ce qui ce qui quelque part en tout cas m'a posé question je me suis dit mais l'administration c'est vraiment mobiliser de manière assez rapide enfin les choses ont été faites très vite et c'est fait alors qu'on a quand même en France beaucoup de QTF qui franchement ont des dossiers des gros dossiers du point de vue judiciaire qu'on n'arrive pas à expulser ou qu'on n'expulse pas et en soi moi je trouve qu'il faut traiter tout le monde de la même manière que ce soit des influenceurs qui font de l'influence pour leur pays d'origine que ce soit ceux qui sont rentrés de manière inégale en France et qui sont en tout cas invités parce que c'est ça invités à quitter le territoire même s'ils ne le font pas j'aurais aimé qu'on ait quand même la même force la même capacité à réagir aussi vite pour expulser des gens qui quelque part pourraient supposément nuire aux intérêts français
Benjamin Serres je crois que vous avez une opinion assez différente
alors absolument radicalement imposée il faut le dire d'accord parce que Xenia Fedorová n'est pas une journaliste d'ailleurs elle n'a pas de carte prêche mais ça c'est un détail ça n'a aucun intérêt bon il y a plein de journalistes qui n'ont pas de carte prêche elle n'est pas journaliste c'est un agent d'influence réelle ça ne s'est pas fait vite du tout ça fait plusieurs années que le contre-espionnage français travaille à la question elle est interdite de territoire en Allemagne depuis 2024 elle était dans la liste des 200 personnalités qui devaient être dans le nouveau paquet de sanctions de l'Union Européenne au mois de juillet dont elle a été retirée cette mesure d'expulsion comme contrairement à la Russie nous sommes une démocratie elle peut faire un appel et d'ailleurs elle a déjà lancé le recours mais Russia Today c'est pas une chaîne publique c'est pas une chaîne privée c'est un média d'état c'est le média d'état de la Russie de Poutine il est dirigé par Margarita Simonian qui est aussi la présidente de l'agence russe d'état de presse qui est un organe direct de l'état et de Poutine un agent d'influence c'est quelqu'un qui dans ce cas là ne fait pas du reportage ne fait pas une expression journalistique c'est quelqu'un qui reprend et qui est chargé et qui est payé par un pays pour exprimer tous les éléments de langage or ce pays est un pays qui est aujourd'hui quasiment belligérant avec la France c'est un pays adversaire ennemi et avoir quelqu'un dont le métier est payé par la Russie elle continue à être payée elle continue à être payée par Russia Today donc par l'état russe
mais ça on ne l'a pas découvert aujourd'hui avant qu'il y ait le conflit Ukraine-France mais à priori les services secrets
étaient déjà dessus parce que ça fait longtemps qu'elle approchait par ailleurs des politiques il faut savoir d'ailleurs que dans la galaxie Bolloré qui prépare actuellement un think tank pour peser sur les présidentielles elle devait y avoir un rôle important on va savoir comme on l'a vu lors des dernières élections qu'il va y avoir une campagne massive massive vraiment d'ingérence russe qui va commencer à être lancée c'est généralement un an avant les élections on en a déjà l'expression on voit déjà que ça passe en grande partie d'ailleurs par d'autres pays de l'Est on a toutes ces opérations ne sont qu'une et en réalité Xenia Fedorova est un des instruments de l'ensemble de ces opérations il faut savoir quand même c'est quelqu'un qui a expliqué en permanence qu'il n'y avait pas eu d'enlèvement d'enfants ukrainiens c'est quelqu'un qui refuse toujours de considérer qu'il y a une guerre en Ukraine c'est toujours une opération spéciale
c'est pas parce qu'elle a un avis différent ce n'est pas un avis qu'elle a des positions différentes
elle est payée par le gouvernement russe pour émettre ses positions ce n'est pas un avis et si elle est expulsée vous le verrez il y a de bonnes chances qu'elle finisse politiquement à la Douma comme députée
on va écouter Thierry Blancinard qui connaît bien la Russie et l'Ukraine vous avez des usines des salariés en Russie
et des salariés en Ukraine donc je vis ça vraiment de près sur le terrain puisqu'on a l'agriculture on est présent dans ces pays là et on est toujours en Russie il faut le savoir pour différentes raisons ce que je veux dire c'est qu'il ne faut pas être naïf et en France on est souvent naïf on est dans une guerre non déclarée avec la Russie et quand je vois aujourd'hui toutes les cyberattaques qui sont aujourd'hui organisées contre les entreprises françaises et les principales entreprises françaises et j'en fais partie parce qu'on est partie on est les premières entreprises en agriculture en première ligne première coopérative française on s'est fait attaquer plusieurs fois toutes les semaines on a des attaques on a investi des millions d'euros pour essayer de réguler tout ça et de sécurité leur idée c'est de casser le système informatique en France pour déstructurer nos chaînes alimentaires et c'est pas naïf c'est une réalité alors tout le monde n'en parle pas beaucoup en fait on n'en parle pas beaucoup mais je pense que parce qu'il ne faut pas en rajouter il ne faut pas être anxiogène ni rien mais on est vraiment en tout cas des grandes entreprises obligées de s'organiser globalement pour justement résister à ces attaques qui sont de plus en plus fortes de plus en plus fortes alors je ne sais pas je ne fais pas le lien avec la personne dont vous parlez mais quelque part voilà c'est quand même une guerre avec la Russie mais c'est important
mais s'il y a quelque chose on parlait à l'instant et nous avons parlé depuis trois jours des incendies il faut savoir qu'on a observé déjà des campagnes de déstabilisation russe sur la communication des incendies pour diviser encore le pays fabriquer de la colère supplémentaire et diffuser comme d'habitude de manière extrêmement abondante des fake news sur les réseaux sociaux à partir de ça
Madis et Edi est-ce qu'on vous a fait changer d'avis ? Ah non on ne m'a pas fait changer d'avis je peux l'accueillir
dans mon entreprise en Russie elle sera bien je vais l'héberger je connais bien je vais l'héberger je vais l'héberger je vais l'héberger
je vais l'héberger je vais l'héberger je vais l'héberger je vais l'héberger je connais bien la Pologne mais oui elle va m'en placer elle sera bien installée
à Saint-Paul-Taxbourg on va aller dans
une malle de rire boire de la bière
on sera contente nous sommes dans un débat qui rentre tout à fait dans le cadre de la liberté d'exploitation
parlons vrai sur Sud Radio Thierry Blondinière d'ailleurs on continue sur les conflits parce que vous allez parler de l'impact de la guerre vous en Iran et les conséquences économiques sur les filières agricoles
je voulais reprendre un peu ce sujet qui était vraiment l'actualité au mois de mars notamment avec la guerre en Iran détroit d'Hormuz et puis les problèmes de flux logistiques sur le gaz et notamment sur les engrais on avait beaucoup parlé et on avait vu les cours monter ça s'est un petit peu calmé en juin parce qu'on pensait que voilà ça allait enfin un accord allait être signé et malheureusement aujourd'hui voilà c'est reparti donc la tension remonte sur les prix la conséquence c'est que quelque part et bien les prix agricoles vont monter donc il va y avoir une inflation embarquée aujourd'hui dont il faut parler je crois on voit déjà le cours des céréales qui monte à 240 euros la tonne aujourd'hui mais on a connu on a connu c'est quoi le prix normal
pardon
on est plutôt autour de 200-220 donc on est descendu très bas à 180 mais je rappelle qu'on est monté jusqu'à 400 euros la tonne au moment de l'invasion russe en Ukraine et que là aussi l'arme des céréales c'est une arme russe aujourd'hui qui influence sur l'inflation mondiale et donc tout ça c'est coordonné avec l'Iran et tout ça c'est une bataille aussi c'est une guerre géopolitique et nous sommes impactés directement en directant et nous allons être impactés puisque l'inflation je vous rappelle en 2023 ou 2024 les produits alimentaires ont pris 15% d'inflation dans les rayons et donc là on est parti pour ce type d'inflation d'ici la fin de l'année et donc il faut vraiment sauf le miracle aujourd'hui c'est embarqué parce que la baisse de production mondiale est considérable aussi parce que comme il n'y a pas d'engrais les agriculteurs dans le monde entier ont moins de potentiel de production donc du coup l'offre et la demande sont en train de se déréguler et on va avoir une flambée et des cours des céréales à la bourse de Chicago et le blé russe qui est quelque part en parallèle un peu déconnecté de cette bourse mais qui est très puissant parce que je rappelle que quelque part les russes maintenant sont les premiers producteurs mondiaux de blé alors qu'en 2014 ils importaient ils n'avaient plus de l'agriculture ils ont relancé l'agriculture et aujourd'hui c'est les premiers exportateurs de céréales au monde avec un pouvoir d'influence sur l'Afrique considérable c'est énorme notamment l'Algérie on en parlait et donc du coup il faut être attentif à tout ça il ne faut pas être naïf et il faut voir comment s'organiser donc c'était simplement un message en disant attention tout ça c'est encore devant nous c'est plus derrière nous on parle beaucoup des incendies mais à la rentrée vous allez entendre parler de l'inflation des conséquences
oui
alors puisqu'on n'a pas le temps je ne peux pas réagir mais merci pour l'information Thierry Blandinière c'est vrai que c'est important à noter notez bien que vous allez avoir 15% d'inflation dans les supermarchés grosso modo on peut le dire comme ça
c'est ce qui s'est passé en 2022 quand les céréales sont montées à plus de 300 euros la tonne alors on passe à vous
Benjamin Sir vous allez nous parler en fait après les menaces contre le maire d'Alès de la part de la DZMafia retour sur la manière dont ces narcotrafiquants s'attiquent directement aux élus aux institutions vous avez sorti un article qui est sorti hier d'Enfrentir un peu narcotrafic peur sur les villes justement où vous reprenez cette idée que la narco-criminalité cible désormais les petites et les moyennes agglomérations où les cartels défont carrément la loi en fait
en fait c'est absolument ce qu'on a observé donc à Alès où effectivement le maire Christophe Rivain a eu vu sa clôture avec des graffitis
il a eu sa voiture incendiée
il n'a pas eu il n'y en a eu non c'est la voiture
du maire des Chiroles ça pardon
de la maire des Chiroles mais concernant Alès pourquoi ? bon il y a eu avec des balles retrouvées dans la boîte aux lettres pourquoi Alès ?
parce qu'effectivement c'est une ville qui a quand même pris des mesures et ces derniers temps il y a eu pas mal d'arrestations dans le cadre des enquêtes sur le narcotrafic particulièrement là-bas avec une particularité sur cette affaire c'est qu'on a eu une vidéo c'est assez surréaliste on a eu une vidéo de la DSA on va en parler tout à l'heure quelques jours après avec Silus de la DSA c'est mauvais pour le business alors c'est pas seulement ils disent que c'est pas eux ils disent absolument que c'est pas eux ça ressemblait un petit peu aux présentations des nationalistes corses avec tout ce qui a goulé les armes le gros truc des aides et évidemment le drapeau de l'Algérie devant parce qu'il faut rappeler évidemment que des aides c'est le code ISO de l'Algérie et c'est directement une organisation dont la plupart des patrons gèrent ça depuis l'Algérie avec le soutien diplomatique du pays il faut le dire mais ils ont quand même été dire des freins qu'ils ont considéré que c'était un acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société rabaissant la moralité française alors ça c'est quand même extraordinaire alors qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que d'un côté soit la DZ a décidé de s'institutionnaliser mais de l'autre côté ça veut dire aussi que c'est peut-être raison
mais ça peut être les gamins aussi
ça peut ne pas être eux et ça veut dire qu'il commence à y avoir des scissions au sein de ces groupes et pourquoi Alès pour une raison simple c'est qu'effectivement il y a moins de pression policière et il y a un marché qui est moins concurrentiel dans les villes moyennes c'est pour ça qu'ils nous ont pris Nîmes à côté moi je retourne à Alès la semaine prochaine ils ont pris Valence Dijon, Annecy, Clermont-Ferrand Rennes
on va en parler tout à l'heure à 18h43 justement parce qu'ils se servent beaucoup des réseaux sociaux
et ils ne font pas du tout que menacer les maires ça va beaucoup plus loin que ça
merci pour vos alertes merci les vrais voix vous restez avec nous comme vous les auditeurs de Sud Radio vous restez avec nous parce que bientôt on vous demande qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre et bien si vous voulez savoir quel ministre vous restez avec nous
17h20 les vrais voix Sud Radio
Sud Radio 7h47 sur Sud Radio 0826 300 300 si vous voulez nous appeler commenter passer un coup de gueule ou whatever vous le savez vous êtes chez vous ici vous pouvez le faire bien évidemment vous n'hésitez pas aussi à les commenter sur notre chaîne YouTube un petit rappel de nos vrais voix du jour je suis avec Thierry Blandinière qui est le directeur général du groupe InVivo et puis Benjamin Sir qui est cofondateur et rédacteur en chef du média Les Électrons Libres et chroniqueur Affrontir et puis Madi Saïdi directrice conseil en communication d'influence et tout de suite du coup on part au 0826 33 33
Alors à force de dire
le 33 pour la Gironde je ne sais même plus dire le numéro de téléphone de la radio Bonsoir Eric Bonsoir Alors Eric vous nous appelez de Morangis c'est dans le 91 Alors Eric on va vous demander ce que vous seriez en trois points qu'est-ce que vous feriez si vous étiez ministre de la justice ?
Eh bien écoutez dans un premier temps j'annulerai la possibilité pour les vices de procédure et les vices de forme la possibilité d'annuler une décision de justice
D'accord parce que vous pensez que c'est trop facile après pour les auteurs de crimes c'est ça ?
Oui parce qu'en fait si vous voulez ça touche surtout soit le déroulement de la procédure la rédaction d'un acte enfin des choses comme ça mais ça ne juge pas sur le fond de l'affaire les faits or les décisions de justice seront toujours sur les faits c'est ce qu'on appelle
D'accord ok Alors deuxième proposition
Alors deuxième proposition ce sont les binationaux
Oui
Alors pourquoi les binationaux ? Parce qu'en France on sait tous qu'il y a un gros problème de surpopulation carcérale Bon on ne va pas faire de statistiques il n'y a pas de statistiques officielles sur les binationaux mais grosso modo on a 85 000 détenus 62 000 places et il y a 19 000 étrangers
Oui
Sur ces 60 et quelques mille français ou double nationaux si on fait sauter la double nationalité ça lève un frein sur la question de l'expulsion
Ok Voilà
C'est la question du passeport
D'accord Bon c'est un point de vue
Voilà Ok Après c'est pas grave de se ravoir mais en tout cas voilà Troisième Attendez ça ne serait que les délits et les crimes évidemment D'accord Ok Il faut des choses graves bien sûr Ensuite Alors quelque chose qui touche beaucoup de gens je pense qui concerne les peines de squat Oui En France c'est 6 à 7 000 logements qui sont concernés
C'est vrai
Qu'est-ce que vous proposez alors ? Alors moi ce que je propose c'est que l'occupant on va dire ça l'occupant sans titre doit prouver son droit d'être dans les lieux D'accord Evident
Vous êtes bien sévère
Malheureusement Malheureusement les délais les délais pour engager une procédure sont courts et après les délais pour obtenir une expulsion sont encore beaucoup plus longs ça va aller très loin En attendant les propriétaires qui sont confrontés à ce genre de problème et bien payent une charge Ils se débrouillent tout seuls Quand ce sont des résidences secondaires ou des appartements en location c'est embêtant mais imaginez il y a beaucoup de cas ce sont des gens pour lesquels c'est leur résidence principale C'est vrai
Madi Saïdi vous avez l'air c'est un sujet qui vous touche en tout cas qui vous intéresse
Oui absolument J'ai eu autour de moi des propriétaires qui se sont fait squatter leur bien et ils ont attendu 5 ans pour pouvoir expulser les personnes pendant 5 ans vous vous débrouillez vous payez des charges vous payez des impôts et voilà alors que quand le squatteur est rentré 4 ou 5 heures après ils l'ont su ils ont appelé les policiers les policiers sont venus ils leur ont dit on peut rien faire
C'est vrai que nous on peut pas si le propriétaire décide de les expulser par la force c'est totalement illégal C'est illégal
il peut pas le faire donc il est obligé de soumettre au délai de la justice et d'attendre 5 ans il peut rien faire et si par malheur ils ont des enfants alors là vous pouvez galérer avant de pouvoir les chasser effectivement je pense qu'il y a un sujet il y a un sujet qu'il faudrait peut-être revoir la loi ou faire en sorte que les délais soient plus courts ou peut-être effectivement faire en sorte que les occupants sentis puissent prouver qu'ils ont un bail parce que parfois il y en a qui arrivent avec des bails en bonne et due forme donc ils disent non mais moi on me l'a loué
Thierry Blandina il y a 3 propositions que nous fait notre auditeur il y a aussi mettre fin à l'annulation des décisions pour vices de formes et de procédures et puis cette histoire de la double nationalité de la suppression de la double nationalité en cas de délit qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi je dirais que la justice globalement fait bien son travail après il faut on a une justice quittable alors parfois il y a de l'injustice quelque part c'est le temps long par rapport au temps court médiatique et ce que l'on vit aujourd'hui après est-ce qu'elle a assez de moyens bon je ne veux pas rentrer dans le syndicalisme au niveau des juges mais il y a sûrement une organisation plus efficace à mettre en place moi je vois ce qui s'est passé dans Gers malheureusement cet été et tout ce qu'on voit aujourd'hui sur par exemple la pédophilie franchement il y a quand même un sujet qui est important mais ce n'est pas que la justice c'est la société qui doit s'en apparaître
c'est toujours une histoire de prévention
et quand on voit ça c'est quand même assez scandaleux qu'on laisse courir tout ça et là-dessus ce n'est pas que la justice je pense c'est une prise de conscience collective des politiques et puis l'éducation et les valeurs et les valeurs qu'on veut porter c'est une question de valeurs de société la justice c'est un peu le reflet de notre société si elle est lente et tout ça s'il y a des problèmes c'est parce que c'est la société la société ne sait pas de se réguler d'elle-même parce qu'il y a un problème d'éducation parce qu'il y a un problème de formation parce qu'il faut qu'il y ait des gens courageux qui fisquent un cap et qui quelque part permettent de donner un cadre à certaines personnes qui sont déstructurées et après derrière ça forcément la justice elle applique la loi elle applique la loi donc il y a des lois mais qui est-ce qui fait la loi c'est nous finalement c'est les citoyens on élite des députés pour faire des lois donc qui est responsable des lois le citoyen qui est avec les électeurs et les députés et l'Assemblée c'est ça une démocratie elle n'est pas jamais
assez rapidement
là c'est un constat général sur la justice il y a eu trois propositions la double nationalité
suppression en cas de délit
qui était autre sur la question du squat rapidement s'il vous plaît je très rapidement quand il m'a dit je pense qu'il faut revoir intégralement la structure juridique autour de cette question du squat parce que là il y a un vrai problème il y a une vraie anomalie et effectivement les gens qui ont essayé de récupérer leur logement c'est eux qui sont condamnés et c'est quelqu'un qui a un logement on sait tout ce que c'est voilà donc c'est vraiment il y a un problème de droit à revoir sur la première option je n'ai pas envie de la commenter je ne suis pas du tout vous n'êtes pas d'accord sur la vis de forme pardon oui donc mettre fin
à l'annulation des décisions pour la vis de forme
pour ça on pourrait effectivement il y a la cassation aussi qui sert à ça mais c'est concernant les enquêtes donc on peut voir pour la deuxième solution très opposée de nationalité
pas de pression en cas de délai bon allez on va se détendre un peu vous restez avec nous Eric parce qu'on va jouer maintenant
allez c'est le jeu les vrais voix sud radio
alors c'est un blind test vous savez le principe là on a trois vrais voix autour de la table vous en choisissez une des trois Eric
il y a deux
c'est à dire Thierry Blandinière
voilà
ok bon bah Thierry vous êtes choisi par notre auditeur pour faire équipe avec lui et trouver le titre donc l'interprète du titre vous allez entendre Benjamin Thierry et Maddy vous êtes ensemble aussi allez c'est parti aujourd'hui je me suis fait plaisir avec des tubes intemporels tout simplement allez numéro un
ah bah voilà
quand même vous avez il faut être plus rapide Eric hein allez deux
il écoute
il est charmé voilà je suis charmé par Céline on adore Céline je fais la publicité en octobre
allez numéro 3
un fan
ah c'est
merde c'est pas Whitney
non non non c'est pas elle c'est
Madonna Semer non c'est le groupe c'est le groupe
pardon
c'est Fuji oui mais oui pardon
mais qui a dit Fuji c'est moi c'est toi je savais plus j'avais perdu c'est vous pardon ok alors numéro 4 il a trouvé il a trouvé Gaspati qui nous a quitté il n'y a pas très longtemps j'en serai elle d'ailleurs on m'a fait un poil bravo Eric vous avez un point ah bah oui alors en plus
allez c'est parti
numéro 5
je connais ça mais j'ai oublié moi aussi je remets ça
oh on a suivi ces pérégrinations ah bah bravo bravo bravo Eric heureusement vous sauvez l'honneur merci merci merci je me suis je me suis je me suis je me suis hier encore ah bah c'est un peu ah Thierry quand même voilà quand même c'est pas ma génération quand même elle est 7 elle est numéro 8
Il n'est pas très sympa votre portrait Non c'est le principe du portrait qui fâche
Bon vous savez quoi Vous êtes presque à égalité Vous avez quand même gagné largement Benjamin Vous êtes à 6 Grâce à vous Eric Et un point pour Thierry Vlantini 3 points grâce à vous Eric Vous avez assuré Merci beaucoup d'avoir joué avec nous Vous êtes donc à 4 tous les deux A bientôt Si vous avez un avis Vous souhaitez réagir ou partager une expérience Vous avez forcément une bonne raison de nous appeler Au 0826 300 300 Vous pouvez aussi SMS un VV au 728 Vous réagissez sur Youtube aussi Ou par mail avec je participe à dessus de radio.fr Allez restez avec nous dans un instant On continue cette spéciale Feu de Forêt Avec des témoignages Et puis il y a aussi notre grand débat qui va arriver Votre programme usuel On est content d'être avec vous Restez là, à tout de suite Le feu de forêt avec des témoignages du terrain Vous savez, vous pouvez nous appeler au 0826 300 300 Ou réagir sur notre chaîne Youtube Nous sommes à votre disposition Je vous rappelle aussi que Face aux incendies dans le sud-ouest Sud Radio se mobilise avec la protection civile Près de 300 bénévoles sont sur le terrain Pour évacuer les habitants Accueillir les sinistrés Faire vivre les centres d'hébergement Venir en aide aussi aux plus fragiles Vous pouvez et vous devez Pardonnez-moi de vous le dire Soutenir leur action dès maintenant En faisant un don sur protection-civil.org Allez, on file au standard 0826 300 300 Comme Benoît Bouvier Ici présent Vous pouvez nous appeler Réagir Bonsoir Benoît
Bonsoir Bonsoir à vous tous
Bonsoir Benoît Alors Benoît Vous êtes architecte au Porges Le Porges c'est dans Gironde On en a beaucoup entendu parler Parce que c'est un village Qui a été particulièrement touché Décimé Vous faites d'ailleurs partie D'un collectif d'habitants Qui envisage une mesure en justice Expliquez-nous un petit peu
Alors la mesure en fait C'est qu'on va essayer de se battre Pour faire comprendre au gouvernement Qu'ils nous ont complètement laissé La journée de jeudi On s'est retrouvé entouré d'un feu Il n'y avait que deux pompiers Et tous les pompiers étaient partis au Cap Ferré
Il y avait deux pompiers sur place ?
Sur place, oui Donc on s'est retrouvé complètement encerclé Avec une sirène Qui n'a pas été déclenchée Pardon Par le gouvernement Je ne citerai pas de nom Et surtout Pourquoi vous ne citez pas de nom ? C'est Madame la préfète
D'accord
Pour être très clair C'est elle qui l'active Des SMS qui devaient arriver Qui sont arrivés deux jours après
Vous voulez dire les SMS d'évacuation ?
Oui, deux jours après Et moi je ne l'ai jamais reçu Alors j'habite au planche depuis plus de dix ans
Mais comment ça ? C'est pas un problème de réseau ça plutôt ?
Ah non, absolument pas D'accord Absolument pas Et comment vous êtes-vous ?
Elle est comment votre maison Benoît ?
Alors ma maison est toujours debout Avec énormément de chance
Oui
J'ai eu vraiment beaucoup de chance Puisque c'est une maison 100% en bois J'ai la chance d'habiter Juste en face de la caserne de pompiers Ils ont pu l'arroser Et arrêter le départ Puisque des maisons Les maisons autour ? À ma maison Voilà, on brûlait
Vous êtes amer Vous avez un sentiment vraiment d'abandon Global Benoît
Complètement
Comme la majorité des habitants du port J'en l'imagine
Complètement Oui On nous a laissé Mais on est un petit village De gaulois De résistants gaulois Astérix Exactement Et on se bat tous les jours On a fait Alors Vous avez besoin de quoi là ? 15-16 000 repas Bravo Pour les pompiers Pour les gens qui restent Et on a tout fait Tout seul Sans l'aide de l'Etat Avec les collectivités aux alentours Et avec des villes Qui nous ont aidé En direct Je dis bien en direct Sans aide de l'Etat
Benoît Il paraît que vous avez vu passer Les canadaires au-dessus de chez vous Et qu'il n'y en a pas un Qui a délesté sur vous
Exactement Le jeudi soir Donc il y a eu un appel De laisser tomber le porge Et d'aller protéger En fait Le Cap-Ferrin Et le vendredi On n'avait plus de canadaires Alors que les feux Étaient les plus gros Chez nous
Alors ça On en a déjà parlé Madi Seydi Mais c'est vrai qu'on a à disposition A peu près une douzaine de canadaires Si je ne me trompe pas En France
Il y en a 7 seulement Qui sont opérationnels
Exactement C'est ce que j'allais dire Il y en avait seulement 7 opérationnels Donc forcément Ça pose un problème Quand vous écoutez Le témoignage de Benoît Qui dit qu'il a été abandonné En fait Et qu'il pense que les pompiers Alors ce n'est pas eux Qui choisissent Ceux sur le terrain C'est leur direction Ils reçoivent des ordres Qu'on les a plus dirigés En fait sur le Cap-Ferrin Que sur le porge A priori Ce qu'on sous-entend C'est parce que le Cap-Ferrin Est plus riche Et qu'il y a des stars
Qu'il y aurait des stars Qu'il y aurait des personnalités Qu'est-ce que vous en pensez vous ?
Écoutez moi je comprends Évidemment l'amertume De notre auditeur Évidemment je comprends Qu'il y ait ce sentiment d'abandon Puisque visiblement Ils ont vu les Canadaires Donc il y a quand même Beaucoup de ratés Il y a les Canadaires Qui sont passés Les SMS qu'ils n'ont jamais reçus Et là il y a quand même Une question de survie Voilà donc je comprends Après sur Tout d'ailleurs On finira par connaître La réalité de l'histoire C'est ça Il va y avoir une enquête Effectivement C'est compliqué Les vies se valent En fait Celle d'un bourgeois Et comme celle d'un paysan C'est exactement la même chose Et on ne peut pas On ne peut pas dire Des choses comme ça C'est pas possible Mais on peut encore moins le faire D'abandonner certaines personnes Pour aller en sauver les autres Mais malheureusement Je crois que peut-être Des ordres ont été donnés Peut-être il y a des choix Aussi qui se sont faits Dans ce genre de situation Il y a des choix Qui malheureusement Ont des conséquences Aussi parfois tragiques Pour les uns Ou pour les autres
Thierry Blandinien Vous pensez que C'est un choix délibéré Ou pas
Vous savez Franchement Dans des cas comme ça Tout le monde est dans l'urgence Donc décision Deva être prise Très rapidement Alors je ne sais pas Qui a pris cette décision là Mais c'était sûrement Une décision Qui devait être prise Et une décision C'est jamais une bonne décision Il y a toujours Un mauvais côté De la décision On parle de l'Age Cap Ferré Ce qui est où il y a Beaucoup de population On ne parle pas de la pointe Des 44 hectares encore Qui étaient touchés Donc déjà Il faut peut-être Arrêter la polémique Parce que c'était L'Age Cap Ferré Donc c'est en haut Où il y avait Beaucoup de monde Et beaucoup d'habitants Et c'était aussi La route qui permettait De sortir De la fresqu'île Donc il fallait dégager Bon Franchement Je ne sais pas pourquoi Mais je vais imaginer Pourquoi ils ont fait ce choix là Mais à mon avis Ce n'est pas pour les 44 hectares Qui sont au bout Où effectivement A toutes les stars qui habitent Il y avait bien Bien bien Beaucoup de monde avant Et cette route Était essentielle Pour qu'elle soit libérée Après Moi j'ai écouté Un pompier volontaire Qui m'a dit Ce matin Un agriculteur Il m'a dit Voilà À un moment Le feu est là Les flammes de 30 mètres Plus On peut sauver une maison Laquelle on choisit Donc C'est ça Malheureusement C'est un peu pif Dans ces cas là On imagine Sur le terrain Après c'est Je ne sais pas comment Il fait son choix Franchement Je ne sais pas Il lui-même ne sait pas Il faut se mettre Dans la situation D'urgence D'urgence absolue Où on doit réagir très vite Donc ce n'est pas pensé C'est l'instinct C'est l'instinct Qui décide
Benjamin Serre Alors
Attendez Benoît On va vous donner la parole Pour finir Alors en réalité Ce n'est pas l'instinct Qui décide C'est effectivement Là dans le cas là Il y a une décision préfectorale Il y a une décision Qui vient de l'Etat Mais qui obéit aussi A des recommandations De la direction Des pompiers Et hélas Parce que la détresse Des habitants du port On l'entend absolument Mais ils ont ces mêmes Ces mêmes poignons Voir 185 maisons volées Et autres Mais c'est quand même Pour des raisons stratégiques C'est extrêmement froid Cynique peut-être D'apparence De dire une chose comme ça Ils ont regardé quand même En fonction des possibilités Très vite La direction Les pompiers Se sont dit Hélas Le port On ne va rien pouvoir faire Et plutôt que de mettre Les moyens En divisant les moyens Sur une opération Désespérée Et empêcher Le reste De la réalisation Des tentatives D'extinction d'incendie Voilà On est obligé De faire ce choix Mais c'est abominable
Benoît Bouvier On vous donne la parole Pour terminer Réagissez à nos vrais voix
Je suis un peu étonné De vos réactions Par rapport Au Cap Ferret Alors je vous rappelle Juste qu'il y a une bande De 200 mètres de large Qui a été faite Par un très riche Propriétaire Du Cap Ferret Qui avait été établi En amont Après la sortie Oui Il ne se fait pas Qu'une seule route Mais c'est Au niveau Du Porge À l'Aige Mais après On a tout le bassin Donc on peut échapper Donc je pense Que c'est une mauvaise maîtrise De la région Enfin Ce que j'ai entendu Là Les gens pouvaient sortir Et je pense Qu'ils auraient pu Aussi Nous sortir Du feu Alors concrètement
Benoît Pour terminer Dites-nous Quelle action précise Vous allez mener En justice dorénavant
Alors L'action en justice C'est On va tous se retourner Contre l'Etat
Donc contre la préfète
Alors L'Etat Donc contre notre président La préfète Et le directeur D'IS D'accord On vous remercie En tout cas
Pour votre témoignage Benoît On vous souhaite vraiment Énormément de courage Au Porge C'est vrai que ce sont Des images poignantes Qui ont touché La France entière On est de tout cœur Avec vous Et on pense très fort à vous Merci beaucoup Pour votre témoignage Benoît Bouvier Je rappelle que vous êtes Architecte au Porge Notre grand débat Dans un instant Grâce au drone Aux satellites Et aux caméras intelligentes L'IA permet de détecter Plus rapidement Les départs de feu Et d'anticiper Les zones à risque En ville Elles renforcent La sécurité des populations Aussi Dans les campagnes Et elles aident Nos agriculteurs Notamment Alors on vous pose la question Et vous n'hésitez pas A aller commenter Sur Youtube Evidemment L'IA Est-ce que ça va révolutionner La prévention en général De la sécurité Par rapport au réchauffement climatique Enfin Il y a tellement de sujets J'espère qu'on pourra Tous les aborder Restez avec nous Il est 18h12 Sur Sud Radio
17h20 Les vraies voix Sud Radio
Vous êtes avec Madi Saidi Qui est directrice conseil En communication d'influence Thierry Blandinière Directeur général Du Copine Vivo Président du CA Brive Rugby Auteur de Nourrir Les raisons d'espérer Pour l'agriculture française Aux éditions du Cherche Midi Et puis Benjamin Cyr Cofondateur et rédacteur En chef du média Les électrons libres Chroniqueur à franc-tireur Auteur de La drogue au pouvoir Cinq siècles de flirte Entre géopolitique Et narcotrafic C'est aux éditions du CER Et ça sort le 17 septembre Mais vous pouvez le précommander Allez c'est parti Pour le Grand Débat
Les vraies voix Sud Radio
L'intelligence artificielle S'impose progressivement Comme un nouvel outil De prévention Grâce au drone Aux satellites Aux caméras intelligentes Ou encore au capteur Elle est capable de détecter Un départ de feu Très rapidement D'identifier des zones à risque D'aider les secours A mieux intervenir En ville On l'a bien vu Elle renforce la sécurité Des populations Elle protège les infrastructures Aussi Dans les campagnes Elle permet notamment Aux agriculteurs D'en dissiper les risques De surveiller leurs exploitations D'adapter aussi leurs pratiques C'est très important Face au changement climatique Alors on vous le demande Vous allez commenter sur Youtube Vous pouvez nous appeler Au 0826 300 300 L'IA va-t-elle Révolutionner la prévention C'est une vraie question D'ailleurs tiens Sur la détection de feu On va écouter Un extrait justement D'un pompier Qui nous explique Son efficacité C'est parti
Plus on détecte tôt Plus on va pouvoir Lutter contre un feu Naissant Et là le fait De pouvoir dimensionner Rapidement Permet de mettre Les moyens opérationnels Le plus adéquat En réponse à l'alerte Voilà donc là C'est du coup La chance du direct On a une détection En cours Sur les alentours De la commune de Chineau La caméra A bien pris en compte Le départ de feu
Un pompier Qui explique donc Cette efficacité Du système IA de détection de feu C'était dans un JT Chez nos collègues De France 2 Madis et Edi On se dit que finalement On rentre dans le nouveau monde Parce qu'aujourd'hui On peut cartographier Les risques naturels On peut protéger Certaines exploitations Complètement On peut éviter d'ailleurs D'utiliser certains engrais On va en parler Thierry Blandinière Avec l'IA On peut faire de la reconnaissance Faciale très rapidement Etc Ça intervient sur tellement De niveaux dans notre vie Mais notamment Sur cette sécurité En fait Dont on a tant besoin Dans nos campagnes
En ville partout Mais carrément L'IA Elle a un vrai potentiel Un vrai potentiel Comme ça a été dit là Pour détecter Pour prévenir Et pour améliorer aussi Peut-être Sur le terrain Les techniques Aussi Donc il y a un vrai potentiel Autour de l'IA Après il faut s'approprier l'IA Parce qu'évidemment Il y a aussi Des dérives de l'IA Mais aujourd'hui D'ailleurs On a plein de start-up Qui florisent comme ça Et qui vont proposer Des nouveaux outils Pour aller Je ne sais pas Survoler Les forêts Regarder Cibler Et peut-être Pour gérer l'eau Pour prioriser aussi Il y a une vraie manne Autour de l'IA Pour développer justement Dans l'agriculture ou ailleurs Et c'est important Qu'on se l'approprie Parce que moi je vois Par exemple Sur des territoires Comme l'Afrique Où c'est encore Alors on les appelle Comme on veut Pays en voie de développement Pays émergents Mais eux tout de suite Ils se sont appropriés Ils ont compris Internet Les IA Et notamment dans l'agriculture Ils ont compris Que l'avenir était là-bas Et ils font des choses Vraiment extraordinaire Moi je suis Vraiment bluffée Quand je regarde Ce qui se fait En termes d'agriculture Là-bas
Thierry Blandinière Justement la technologie C'est devenu J'ai envie de dire Incontournable aujourd'hui Dans l'agriculture L'IA notamment
En Afrique et en Inde Avec les applications Effectivement En fait C'est un peu disruptif Vous savez C'est un peu comme Le téléphone portable Qui est arrivé Et ceux qui avaient Les téléphones fixes Finalement Ils ont dû avoir les deux Et dans ces pays Il n'y avait pas Les téléphones portables Donc ils ont directement Jumpé Sauté sur la partie Donc technologie Et donc du coup Sur les téléphones portables C'est le cas Et sur les téléphones portables On a des applications Et donc de plus en plus L'information Et grâce à l'IA L'agriculteur Il a toutes ces datas En fait Qu'il peut traiter Il peut faire du prédictif Il peut avoir son histoire De potentiel agronomique D'une parcelle Et tout ça Tous les pays africains Utilisent déjà Bien sûr en France On est en train de le développer À grande échelle Mais du coup Ça apporte une notion D'agriculture de précision Et d'être beaucoup plus Intelligent Pour prendre les bonnes décisions Et garantir La qualité de sa récolte Et valoriser au mieux Sa récolte C'est ça l'IA
Alors Benjamin Cyr Pour ce qui est de l'urbanité On va parler de ça avec vous L'intelligence artificielle Maintenant Elle est sur pas mal d'outils Qui sont équipés de ça Les caméras intelligentes Les capteurs Les drones Les satellites Etc Qui permettent Effectivement De nous sécuriser Mais est-ce que finalement Ce n'est pas parfois Un peu une atteinte Aux libertés individuelles Alors
Moi je veux quand même Revenir sur les questions Spécifiques Technologiques Liées A la prévention Des incendies Allez-y Parce qu'on a quand même Très très bonnes nouvelles Alors aujourd'hui Dire ça Quand il y a des feux dramatiques Ça peut paraître fou Il y a de très très bonnes nouvelles Parce qu'il y a Je vais vous donner Quelques exemples Réellement précis De choses Qui sont en train De se développer Alors vous parliez Des satellites Juste avant Alors il y a eu Trois premiers satellites Optionnels Qui ont été envoyés Au mois de juillet Depuis la Californie Qui permettent Avec une image De percer la fumée Et de percer Strictement Les feux Les nuages Et d'avoir Une précision D'analyse Sur le départ de feu A 5 mètres Depuis l'espace On dit bien Avec des images Renouvelées Toutes les 20 minutes Et les premiers pays Qui le font Qui l'ont utilisé déjà Et qui sont en action En Europe Il y a le Portugal Qui a pu détecter les feux En Californie En Colorado En Australie aussi Il faut savoir Et c'est exactement Ce qu'a dit Le pompier Juste avant Que plus un feu Est détecte tôt Plus il peut être Combattif facilement Alors autre chose Un truc extraordinaire Qui est toujours maintenant Développé par Lockheed Martin Et Sikorsky Aux Etats-Unis C'est L'adaptation D'hélicoptères Black Hawk On connait tous Ces hélicoptères Qu'on a vu dans les films En autonome C'est à dire Sans pilotes Qui vont
Automatiquement
Mais c'est No Il y a eu Tous les premiers essais Qui ont été faits Cet été Donc ils peuvent Rester 24h 24 sur 24 Sur des zones Susceptives D'avoir des incendies Ils partent tout seuls Ils vont se recharger Ils font les allers-retours Pas de pompiers en danger Une intervention Beaucoup beaucoup plus rapide Nouveau système Alors là c'est pour l'instant La Chine qu'il a développé Des camions de pompiers
Vous êtes un puits d'informations Benjamin Merci beaucoup
Je vous rappelle Avec Dans les électrons libres On va faire un grand dossier Cette semaine Sur le sujet Avec Edouard Mais Je vous dis Imaginez Des camions de pompiers Avec 20 drones Qui décollent Immédiatement Qui vont chercher de l'eau Des poches Ce n'est pas des tout petits drones Ce n'est pas des tout petits drones Ce n'est pas avec des verres d'eau C'est marrant Qui vont permettre Qu'un camion Non seulement puisse agir Comme un camion Qui éteint le feu Mais qui envoie en même temps Une armée de drones Et puis il y a un sujet Qui est très important Et vous l'avez évoqué C'est le sujet Des capteurs Parce qu'effectivement En disséminant Des capteurs chimiques En forêt Ils peuvent Instantanément Alerter Un départ de feu Et donc On peut penser
Ça il faut le mettre en place Très très vite Il y a le ministre délégué Chargé de l'industrie Sébastien Martin Qui va réunir à Bercy Fin août Au début septembre Je crois Les principaux acteurs industriels Mobilisés dans la prévention La détection La lutte contre les incendies Pour une fois J'ai envie de dire Pardon Parlons vrai Tirer les enseignements De ce qui vient de nous arriver
Il n'y a pas que ça Parce qu'on parle Les canadaires Il y a l'énorme polémique Sur les canadaires Oui 7 sur 12 Parce qu'ils ont vieux Ils ont 30 ans Ils sont fatigués
Il y a des nouveaux avions Qui arrivent là
Il n'y a pas seulement Des nouveaux avions Alors évidemment Il y a le système Mais il y a des tonnes De start-up là Françaises Qui sont en train De développer Des nouveaux systèmes d'avions Qui est effectivement Aussi d'avions autonomes D'avions autonomes Et là encore Plus de sécurité Plus de réactivité C'est vraiment Des progrès exceptionnels
Bon un petit mot Quand même Sur cette IA Qui envahit les villes Aussi L'urbanité J'ai commencé à poser La question à Benjamin Tout à l'heure Sur cette idée Qu'il va y avoir Maintenant La majorité D'ailleurs Des caméras intelligentes Sont dotées d'IA On parle des capteurs Mais ça marche aussi en ville Les drones Bon ça marche moyen en ville À part quand on est Les forces de l'ordre Mais bon Ça marche quand même Et puis les satellites Moi je me souviens D'un film Où ça m'avait vachement Impressionné Il y a une vingtaine d'années Avec Will Smith Où on pouvait voir L'heure du satellite Sur la montre Et bien aujourd'hui C'est vraiment possible On y est Donc on se pose la question De la liberté individuelle Quand même
Oui Oui entre autres Mais malheureusement Sur les questions de sécurité Parfois On est obligé Pour le bien commun Parfois D'accepter certaines choses Mais c'est comme au début Quand on a vu arriver La vidéoprotection Dans certaines villes Tout le monde s'est offusqué Scandale C'est vrai On va filmer des gens Libertés individuelles Et finalement On envoie bien l'utilité On envoie bien l'utilité Donc effectivement Je pense que Les villes vont se l'approprier Elles auraient tort De ne pas le faire d'ailleurs Elles auraient tort De ne pas le faire Il y a beaucoup Beaucoup de villes Aujourd'hui Qui ont compris Qu'avec l'IA Ils pouvaient moderniser Leur ville Il y a plein de questions Urbanistiques notamment Qu'elles peuvent réveiller Avec ça Bien sûr
Plus que la sécurité Il n'y a pas de sécurité Il y a plein d'autres domaines Parce que sur la sécurité Je comprends que ça puisse poser Effectivement Des problèmes assez importants De liberté individuelle Parce que l'IA Peut aller beaucoup plus loin En réalité Bien sûr On le voit en Chine Ailleurs Mais ça peut apporter D'énormes solutions Par exemple Sur le stationnement Il y a des expériences Qui ont déjà été menées On a vu ça Voilà Qui permettent de repérer Les places De savoir C'est des petits détails Mais c'est énorme aussi Pour la lutte Contre le réchauffement climatique Dans les villes Il y a plein de solutions Pour l'écologie Qui peuvent se faire Donc globalement oui Finalement
Quand on Thierry Blandinard On dit que l'urbanité Et la campagne s'opposent Mais finalement Il y a un des liens Ça serait justement Ce développement De l'intelligence artificielle Qui est aussi nécessaire D'un côté que de l'autre De toute façon
L'idée c'est toujours De reconnecter les populations Donc c'est un outil Il ne faut pas Quand même le contrôler Autrement si c'est maintenant L'IA qui dirige l'humanité On va avoir un problème Ce n'est pas la solution A tout non plus C'est un outil Qu'on doit savoir utiliser Pour agir nos problèmes De société De sécurité De connexion D'échange Et de reconnecter La vie à la campagne C'est essentiel Donc du coup ça Les applications Ça fonctionne déjà très bien Et puis il faut quand même Le dire très rapidement L'IA Ça va changer les organisations Les entreprises Donc ça ne va pas toucher Forcément Les industriels Enfin dans les usines Déjà il y a eu Beaucoup de robotique De mise en place Mais là on va rentrer Ce qu'on appelle L'école blanc C'est à dire Les avocats Les auditeurs Les contrôleurs Les comptables Tout ça Demain un agent Il y a Il y a des journalistes Est en capacité Pas ceux qui font de la radio Je ne veux pas parler des journalistes Mais bon Tous ces métiers là Il y a quand même un sujet Les traducteurs Les traducteurs Tous ces sujets à valeur ajoutée Ces marchés à valeur Pendant ces emplois à valeur ajoutée Forcément Il n'y a que ça Les assistants Ils peuvent sauter Les assistants Les traducteurs Les traductrices Quand vous parlez en trois langues Je rigole Donc tout ça Il ne faut pas en avoir peur Je pense qu'il faut le maîtriser Mais il faut garder le contrôle Et voir comment on l'implémente Dans les entreprises C'est juste ça C'est sûr
Bah tiens Quentin Sonnier Vous allez nous faire un petit point
Le dernier Le fameux assistant J'ai pas suivi des journalistes
Non moi j'ai parlé des assistants Mais c'était un petit pic Pour l'embêter comme ça Le pauvre Quentin Qui fait un excellent travail On vous écoute Pour la consultation Des résultats et tout ça
Puisqu'on vous pose cette question Sur notre chaîne YouTube L'IA va-t-elle révolutionner La prévention face aux incendies Et vous répondez Non à 80% Des commentaires également Pour Didier Associer l'IA et la robotique Comme les drones par exemple C'est une très bonne idée Et à l'inverse Pour Bernard Ça ne sera pas utile Il nous dit L'IA ne fait que compacter Des données informatisées Et n'apportera rien d'utile
Bon bah merci beaucoup Mon cher Quentin Et puis bah vous Vous restez avec nous Chers auditeurs De Sud Radio Dans un instant On continue à parler Justement des incendies Des bons réflexes à avoir Justement tiens Pour se protéger des fumées Parce que Une fois que les incendies sont passés Ou pendant les incendies Il y a aussi beaucoup de fumées De particules fines et tout Faites bien attention à votre santé S'il vous plaît Vous nous appelez Au 0800 26 300 300 Pour témoigner De cette situation A tout de suite
Vous êtes bien sur Sud Radio
Merci de nous avoir choisis Les 18h30 On a encore une bonne demi-heure Ensemble Et puis évidemment L'émission continue Entre 19h et 20h Je vous fais un petit rappel De nos vrais voix du jour Madi Seedi Qui est directrice En conseil En communication d'influence Thierry Blandiner Directeur général du groupe Et puis une vive au président Du C.A.
Brive Rugby Auteur de Nourrir les raisons d'espérer Pour l'agriculture française C'est aux cherche-midi Et puis Benjamin Cyr Co-fondateur et rédacteur en chef Du Média Les électrons Ligueur Chroniqueur à frontière Auteur de La drogue au pouvoir Cinq siècles de flirte Entre géopolitique Et narcotrafic Aux éditions du CERC Je vous recommande Les deux livres De mes deux vrais voix Les deux sont passionnants Tant si vous avez envie D'apprendre des trucs Sur l'agriculture Que justement Si vous avez envie D'apprendre comment Nos sociétés Se sont constituées Avec la drogue Justement c'est un vrai sujet Allez C'est parti pour le coup de fil De l'été
Qu'est-ce que vous disiez
Mon cher Thierry ?
Je disais qu'il y avait Un lien entre la drogue Et l'agriculture potentiellement Parce que le cannabis C'est quand même De l'agriculture C'est vrai Le phénomène aussi La drogue Et la mauvaise drogue Je ne vais pas rentrer Je ne sais pas
Bon Changeons de sujet Nous sommes sur les bons réflexes A voir pour se protéger Des fumées On reçoit le professeur Bruno Crestani Bonsoir professeur
Bonsoir
Alors professeur Vous êtes pneumologue A l'hôpital Bichat Pardon Et vous êtes président De la fondation C'était drôle Pardon ça fait rigoler tout le monde Vous êtes président aussi De la fondation du souffle C'est ça Alors Les fumées d'incendie C'est un mélange De particules fines De cendres de gaz Il y a beaucoup De monoxyde de carbone Des oxydes d'azote Selon la NCES Environ 80% Des particules Émises par les feux Sont des particules fines Et en plus Elles peuvent être envoyées Avec le vent Et tout A des centaines de kilomètres Donc on peut être exposé Sans être à proximité C'est quoi les premiers gestes Justement à faire Pour se protéger Professeur
Bah écoutez Ça dépend de l'endroit Que vous êtes Et de l'importance De l'exposition Si vous êtes très près De l'incendie Je vous le déconseille Et j'espère Que ça n'a pas été le cas Là vous avez bien vu L'équipement Que portent les pompiers Mais on n'est pas En train de parler de ça On est en train de parler De personnes qui seraient
De civils quoi Ouais
De civils Donc là La première chose C'est que si vous sentez L'odeur de la fumée C'est que déjà Vous êtes exposé Ça veut dire que Dans l'air S'il y a l'odeur de fumée Il y a aussi Les particules Qui vont avec Et donc après Ça c'est une première chose C'est l'odeur La deuxième C'est est-ce que vous voyez La fumée Est-ce que vous voyez Les particules Parce que si vous les voyez C'est qu'il y en a encore plus Puisqu'elles sont capables Oui parce qu'en général
On les voit pas On est bien d'accord En général
On les voit pas Donc si vous les sentez Si vous sentez la fumée Et si vous voyez les particules C'est que vous êtes exposé Que c'est potentiellement toxique Donc là Les choses sont assez simples C'est du bon sens C'est comment je fais Pour éviter D'inhaler ces particules D'inhaler ces fumées Donc une chose Finalement C'est rester chez moi Oui rester à la maison C'est une bonne solution C'est une bonne solution On peut y rester Toute une journée C'est pas un problème Si on a des systèmes De ventilation On va éventuellement Les colmater Vraiment Ça c'est la première chose Si on est obligé D'être à l'extérieur Les masques Peuvent être une solution Les masques FFP2 Ceux qui Vous savez les masques En forme de bec de canard
Il y a les N95 aussi Je crois C'est ça ?
C'est les mieux
Les FFP2 ?
Non En fait c'est la même chose Ça dépend du nom De la forme De la norme Dites-vous FFP2 N95
FFP2 ou N95 Ça fait le même effet
C'est ces masques Qui ont une forme De bec de canard Qui s'applique très bien Sur votre visage Mais dès que Vous les enlevez Si vous les enlevez Parce que vous ne les supportez pas Ils ne marchent plus Bien sûr Et si vous ne les appliquez pas Correctement Ça ne marche pas Et on peut les garder Plusieurs heures Si on peut C'est une solution Si on est vraiment obligé D'être exposé A des fumées Des poussières
Ça ne filtre pas tout Les gaz toxiques Ce masque Non
Ça ne filtre pas les gaz Ça filtre les particules C'est ça Et même parmi les particules Ce n'est jamais 100% Mais si vous appliquez bien le masque Et si vous le gardez bien Sur le visage Sans l'enlever C'est des protections D'ordre de 90-95% Sur les particules Les plus fines Pas sur les gaz Pas sur les gaz Alors ça c'est une chose Et puis il y a des choses simples aussi On ne va pas faire son sport Alors qu'il y a les poussières Les fumées Qui sont là On peut attendre quelques jours S'il le faut Et c'est une bonne solution Parce qu'il faut imaginer Quand vous faites un exercice physique Vous allez multiplier Votre ventilation Par 5, 10, 15 Et donc Éviter absolument quoi Oui voilà C'est vraiment pas le moment de le faire Mais j'ai envie de dire
Même en canicule Parce qu'on a vu des gens courir Alors qu'il faisait 40 degrés Évitez de faire ça Vous les auditeurs de Sud Radio Si vous nous entendez Vous vous mettez en danger
C'est à la fraîche Oui exactement À la fraîche très tôt
Ou le soir tard Non le soir non plus
Après 22h
Sur 200 un peu la chaleur non ? Non le matin D'accord On vous écoute On vous écoute docteur
Oui donc l'autre chose Que je voulais dire C'est surtout Attention à ceux Qui ont des maladies Maladies sous-jacentes Si je suis Insulant respiratoire Asthmatique Asthmatique Si j'ai une maladie cardiaque Bah c'est sûr Que c'est vraiment Là qu'il faut Plutôt rester à la maison Faire une ex-net Commeter les ventilations Attendre que ça passe Et si on est obligé de sortir Asthmatique Le masque peut être utile D'accord Il y a une population Qui aussi doit se protéger C'est les femmes Sainte Oui bien sûr Les particules sont extrêmement fines Elles font moins Par définition Moins de 10 microns Pour les PM10 Moins de 2,5 microns Pour les PM2,5 Elles sont suffisamment fines Pour passer au travers du poumon Jusque dans la circulation sanguine Une fois qu'elles sont dans le sang Elles peuvent aller un peu partout Y compris vers le placenta
A éviter absolument Pour les Bah oui oui bien sûr Thierry Blandinière Vous le disiez hier Vous avez du monde Vous dans la région Les fumées Elles allaient bien plus loin Que Bordeaux Et puis c'était Une odeur âcre Très difficile comme ça Vous avez encore De la famille dans le coin Ça en est où là ? Vous avez eu des nouvelles ?
Moi j'avais donc Bon je suis jeune grand-père En plus Un petit garçon Qui a trois semaines Donc forcément Sa maman était inquiète Donc elle a quitté Bordeaux Pour aller sur Nantes Le côté de la Bôle Ils ne sont pas rentrés encore Tout le monde attend Que ça se calme sur Bordeaux Parce qu'apparemment Ça a l'air d'aller mieux Mais Justement Et puis Donc j'ai ma maman Qui est en Corrèze Donc à Brive Bien sûr Et qui le matin A vu En ouvrant En ouvrant ses volets Au réveil Qui a vu Qui faisait nuit noire Pratiquement Il y avait un nuage noir De fumée sur la ville de Brive Parce qu'il y avait du vent Venant de l'ouest Donc partant de l'est de Bordeaux Qui avait envahi le bassin de Brive Sur une ville Dans une cuvette Et toute la ville Était en tout cas Pendant 2-3 heures Dans le noir le matin Donc elle a refermé la fenêtre On imagine Vous lui avez dit De faire attention C'est à 150 km de Bordeaux Donc c'est ça Il faut serprenant C'est fou quand on imagine
Qu'à 150 km de là Même 200 km En fait Il y a ces nuages qui passent Ils sont partout
Alors c'est des choses Qu'on connaissait bien Si parfois les parisiens Se réveillent Parfois les parisiens Se réveillent Avec leur voiture Recouverte de sable C'est le sable Qui vient du Sahara Donc vous imaginez Si le sable Vient du Sahara A faire 3000 km Les fumées Qui viennent Des incendies de Bordeaux Ou du Var Peuvent également Faire des centaines de kilomètres Et plus les particules Sont fines Plus elles voyagent loin Elles sont légères Exactement
Benjamin Sien Qu'est-ce que ça vous évoque Tout ça De se dire qu'on peut peut-être Avoir des particules Absolument fines dans l'air Partout sur le territoire Finalement
Absolument Partout sur le territoire Parler des fumées Vous dites à 150 km Ça a été observé Jusqu'au bout De l'enjou Les fumées Donc Ça n'a pas seulement Un problème médical C'est un problème A long terme Aussi Sur les questions agricoles Oui Parce que Exactement Les mêmes problèmes De particules Peuvent poser ensuite Des vrais problèmes Sur la photosynthèse Sur la question De la capacité Des plantes A régénérer Leur capacité A refroidir A cause De la fermeture Des stomates Qui sont En fait Des cellules Dans Les feuilles Des plantes Et Des endroits Recouverts de cendres Longtemps Notamment Pour les vignes Ça a des conséquences Extrêmement longues Ça change le goût du vin Parfois Pour assez longtemps Et Ça Ça a vraiment Pas Pas que pour l'être humain C'est aussi pour les animaux Pour la biodiversité Globalement Ça pose des problèmes Énormes Même si Le seul avantage Des fumées C'est paradoxal C'est qu'évidemment Elles peuvent permettre De faire descendre La température En cachant le soleil Bah oui
Professeur Bruno Cristagnan On vous remercie Pour vos précieux conseils On a bien entendu Il faut fermer la fenêtre Ne pas sortir Si on n'a pas besoin Absolument de sortir Ne pas faire de sport Mettre des masques Un dernier petit conseil Pour nos auditeurs Avant qu'on se quitte
Bon écoutez Oui Si vous fumez Ne fumez pas Ça vous aggraverait Par votre situation Je peux pas On entend L'opthomologue Parler
Vous êtes parfait Ne changez rien Merci beaucoup Bruno Cristagnan Merci à vous Je rappelle que vous êtes Nomologue à l'hôpital Bichat Et président de la fondation Du souffle Allez tout de suite C'est l'info en plus De Quentin Barbazar
Les vraies voix sud radio
Quentin Bah en fait Vous allez nous parler Des soldes d'été 2026 Qui sont catastrophiques je crois
Oui apparemment Ce sont les derniers chiffres Qui sont tombés 5,3% de baisse Par rapport à l'été 2025 Près de 6 commerçants sur 10 Déclarent avoir enregistré Une baisse de leur activité Pourtant le gouvernement Avait annoncé Une prolongation D'une semaine Jusqu'au 28 juillet Pardon De ces soldes En raison de la canicule Alors comment on peut faire Pour expliquer ces chiffres Est-ce que les soldes Sont venus dépasser Ou faut-il les réformer On va en parler avec Pierre Talamon Président de la Fédération nationale De l'habillement Bonsoir Pierre Talamon
Bonsoir Pierre
Bonsoir Bonsoir Donc Pierre aujourd'hui Deux jours après ces soldes Quel est le bilan Que vous tiriez vous De vous annoncier Peut-être une catastrophe C'est le cas ?
On ne va pas dire catastrophe Il y a un bilan Qui est dégradé Vous l'avez dit Environ 5% 5% de moins Ça s'explique Par le démarrage Des soldes Qui avaient été très mauvais À cause de la canicule Là on a eu Les 4-5 premiers jours Qui ont coïncidé Avec les pics de chaleur Et où on a enregistré Des baisses De 11 Entre 11 et 15% Pour les boutiques De mode indépendante Avec évidemment Des flux de clientèle Qui ne se faisaient pas Parce que les centres-villes Les centres-villes Aient été impraticables Franchement des chaleurs Insupportables Et puis On a eu Une deuxième vague Là La dernière semaine A coïncider Avec des températures Plus clémentes On peut dire Que ça amortit Quand même Un repli Peut-être Quand on serait sorti À moins 7 On est à moins 5 Voilà Et puis Ça permet Ça permet En fait aux commerçants De souffler Un petit peu Si on peut dire Pour mettre en place Peu à peu Petit à petit Les nouvelles collections Puisqu'on est un peu Arrimé À ces dates De soldes Qui commencent Trop tôt Qui Qui donc Finissent trop tôt Mais là Cette semaine supplémentaire En fait Nous permet de voir Que Ça pourrait donner Un nouveau rythme En tout cas Au commerce De mode Demain Si on poussait plus loin Ce décalage C'est ce qu'on souhaite
Est-ce que vous parlez D'un problème De météo Ou même de date Est-ce que Ce n'est pas surtout Un problème De finance Que le poignet moyen Des clients Chute par une baisse De pouvoir d'achat Tout simplement
Alors Il y a Une contraction Du pouvoir d'achat
Et puis il y a aussi Les sites De vente en ligne Bah oui
Il y a aussi Les sites De vente en ligne Il y a la seconde main Dont on parle Trop peu Mais il y a une seconde main Qui est très déréglementée Aujourd'hui Et où on vend Un peu n'importe quoi Et on vend aussi Sur les sites De seconde main Style Vinted Des articles De fast fashion On a aussi eu Ces phénomènes De Ce sont vraiment Des bourrasques Des bouleversements Dûs à l'ultra fast fashion Qui ont vraiment Si vous voulez Complètement Dérégulé Dérégulé le marché Et le rapport A la valeur La valeur du produit La perception De la valeur Du prix De la valeur Du vêtement A été totalement Balayée Par ces Plaques-formes Extra-européennes
On vous remercie Beaucoup Pierre Talamon Peut-être que nos vrais voix Ont envie de réagir Thierry Blancinia
Je vais témoigner Parce que dans le groupe J'ai beaucoup de jardinerie J'ai fait une publicité Pour Jardiner Donc j'en profite Excusez-moi C'était pas prévu Mais juste pour témoigner Pour dire qu'on vit Une année Vraiment difficile Parce que En plein moment De la saison C'est-à-dire on va dire Mars, avril, mai On a eu la flambée Des cours de l'essence Qui fait qu'il y a eu Une baisse de trafic De 10 à 15% Dans toutes les jardineries Et les commerces en général Je pense Donc du coup Au pic de la consommation Pour acheter du végétal Les gens sont prévenus Et puis après on a eu La double peine Avec la canicule de juin Et de début juillet Donc c'est une année De sinistré Pour les jardineries Aujourd'hui Il faut qu'on réagisse derrière Mais c'est très très mauvaise année Donc bon C'est comme ça Parfois Une bonne année Une mauvaise année Dans ces produits saisonniers Mais là vraiment On a eu la double peine
Benjamin Sierre
Il y a un autre problème Sur la question des soldes C'est qu'elles ont perdu Leur caractère exceptionnel
Ah oui Parce qu'on a On peut payer moins cher
Entre les Black Friday Les French Days Les ventes privées Les flash Ça devient difficile D'arriver à faire des soldes Le moment tant attendu Et aussi d'ailleurs Des choses comme Les villages Des taxés Donc ça devient difficile D'arriver à placer Les soldes Comme le moment de l'année Où on va acheter Parce qu'en fait Il y en a toute l'année
Bon on a changé d'époque En fait On m'a dit C'est ça
Je pense qu'il y a de ça On est loin de l'époque Où on annonçait les soldes En grande pompe On attendait ça Avec impatience Où en les magasins Avant l'ouverture Il y avait des queues Pas possibles Et je crois qu'on a aussi Changé de comportement En termes de consommation Les gens achètent beaucoup Sur internet Moi je sais qu'à titre personnel Je achète beaucoup Sur internet Je vais dans le magasin Juste pour échanger Il ne faut pas le dire
Madi Saidi Parce qu'on soutient Les commerçants Sur ce radio
C'est important Mais les soldes C'est important Pour les commerçants Parce qu'on a besoin Un moment D'écouler des stocks Et d'avoir fait De la trésorerie Si on n'a pas le droit De faire de soldes Ça casse le modèle économique Sauf que ça pose
Un autre problème Un autre problème C'est que les marges Avec internet Et justement La fosefation des autres Les marges des indépendants Sont en train de descendre Et avec les soldes C'est encore plus difficile Pierre Talamon En tout cas
On a bien entendu Votre appel Je rappelle que vous êtes Président de la Fédération Nationale de l'habillement Vous voulez plus de temps De soldes Pourquoi pas un mois de plus Carrément deux mois de plus
Un décalage C'est-à-dire Reconnecter les stocks Avec la réalité Et que ça soit vraiment Pour déstocker Les résiduels de collection Et comme vous le disiez Quand vous avez Des enseignes De grands groupes Etc Qui pratiquent 200 jours de promotion Par an Les soldes Bien évidemment Ont perdu le caractère Qu'elles avaient avant Le fameux RTT Comprenez Le mec Et qu'elle est C'est terminé
Allez merci beaucoup Pierre Talamon Merci beaucoup Quentin Barbaza Pierre vous êtes Président de la Fédération Nationale de l'habillement Allez dans un instant Qu'est-ce qui fait parler Sur les réseaux sociaux Et bien là on va vous parler Du narcotrafic aujourd'hui Parce qu'il se joue désormais Aussi sur les réseaux sociaux Snapchat, Telegram, Instagram Ils sont utilisés Pour recruter Faire de la publicité Au point de deal Exhiber l'argent Ou les armes Intimider carrément Les réseaux rivaux Le numérique est devenu Un véritable outil D'influence Et de pouvoir Pour les narcotrafiquants Donc c'était logique Qu'on vous pose la question Est-ce qu'ils sont aussi Une arme aussi puissante Que la violence Ces réseaux sociaux Pour les narcotrafiques Allez à tout de suite
17h20 Les vraies voix Sud Radio
Sud Radio Ce qui fait bouger Les réseaux sociaux Avec nos vraies voix du soir Madi Saidi Thierry Blandiniar Benjamin Sire C'est parti
Les vraies voix Sud Radio
Alors on l'a dit Un narcotrafic Il ne se joue plus Dans les rues seulement Il se joue sur les réseaux sociaux Ça devient Ils deviennent Des outils de recrutement De communication D'intimidation De vente Les trafiquants Ils diffusent des vidéos D'armes D'argent De voitures De luxe De violences Pour asseoir leur pouvoir Ils attirent aussi Des nouvelles recrues Notamment parmi les plus jeunes Selon le ministère de l'Intérieur Le trafic de stupéfiants Concernent aujourd'hui Près de 240 000 personnes En France Des consommateurs Jusqu'au réseau criminel Les plateformes numériques Sont désormais Un levier majeur De leur influence Donc on a déjà la réponse A notre question Mais on vous la pose quand même Les réseaux sociaux Sont-ils une arme aussi puissante Que la violence Pour les narcotrafiquants Je vous donne la parole Benjamin Cyr
Et bien Vu que vous avez à peu près tout dit On a donné du temps
Je voudrais juste dire Que hier Vous avez sorti un article Dans Frontier Narcotrafic peur sur les villes Justement Cette narcotrafic criminalité Qui cible désormais Les petites Les moyennes agglomérations
Oui absolument Et les réseaux sociaux D'ailleurs jouent un rôle énorme Là-dessus Mais vous l'avez dit C'est le recrutement Aujourd'hui Des réseaux C'est par les réseaux Le business Principalement C'est plus tellement Le business de rue Ou les points de deal Aujourd'hui C'est les annonces Sur tous les sites Après Ça passe Par les messageries Et Les promotions Maintenant Vous avez les dealers Aussi qui arrivent Avec les cartes bleues Donc ça peut être Ah oui Ça arrive Mais ça c'est déjà En fait Une vieille tendance Ce dont on parle là C'est une vieille tendance Mais c'est incroyable La question des réseaux Parce qu'en fait Ça fait des années Que c'est comme ça Effectivement aussi Pour les intimidations Parce qu'on envoie Au cartel voisin Des vidéos de torture Ah bah on a Oui Même si on en a Non mais Il y a tout ça Mais maintenant Il y a autre chose C'est qu'il y a le rôle Les réseaux sociaux C'est la vieille tech Il y a l'IA maintenant Bien sûr L'IA pourquoi Je vous donne juste Deux exemples Très rapidement Allez-y Aujourd'hui la plupart Des molécules Nouvelles molécules chimiques Il y a à peu près Une nouvelle drogue de synthèse Qui est créée par moi Elles sont Faites Grâce à l'IA Pour être les plus efficaces Deuxième truc Et bien c'est Aujourd'hui Les sous-marins autonomes Qui au lieu Des bateaux pilotés Qui vont Livrer la drogue Ce sont des sous-marins Sans pilotes Donc aucun risque Qui viennent Faire les dînes Voilà Ok Donc deux exemples Donc la réponse C'est oui et oui Voilà
Allez vite fait Madi Oui effectivement Ce que je voulais dire C'est qu'évidemment Le narcotrafic C'est une société À part entière Ça fonctionne comme Une entreprise Il y a des communicants Et aujourd'hui Les réseaux sociaux C'est vraiment le lieu Où ils communiquent Même sur les murs Aujourd'hui Vous regardez dans certains quartiers Il y a des affiches Carrément collées sur les murs Il y a les prix Il y a un numéro WhatsApp Sur lequel il faut faire ses commandes Et on reçoit évidemment Ils utilisent des drones On le voit bien dans les prisons Comment ils font pour livrer Leur shit et autres
Oui les drones
Ils se servent de drones Donc aujourd'hui La technologie Les réseaux sociaux C'est vraiment Des outils pour eux Qui leur permettent De performer Mais de neuf
Ça évite les arrestations Thierry Blandina Rapidement L'estimation quand même Je vous l'ai dit Du chiffre d'affaires annuel Du narcotrafic en France C'est 6,8 milliards d'euros
Et ça on a dit Sous-estimé Très sous-estimé Parce qu'en fait En fait c'est pas nouveau Cette communauté De la drogue internationale Mais effectivement Les nouvelles technologies Accélèrent effectivement Les clients Le potentiel de ventes Plus cher Des produits différents Donc il y a beaucoup d'argent Voilà Qui est entre les mains De certaines mafias Et avec cet argent Ils commencent à jouer Vous l'avez dit Sur l'innovation Donc ils vont mettre Plus d'argent Dans la recherche Et le développement Pour activer les sociétés Que certains n'étaient Pardon je rigole Mais c'est ça Le cartel de Jalisco Le cartel de Jalisco On en est là aujourd'hui Donc ça veut dire C'est qu'ils sont en train De prendre le pouvoir Alors démanteler tout ça C'est un vrai sujet Allez On va être obligé de se quitter C'est sûr
Je disais juste Le cartel Jalisco Nouvelle génération Au Mexique Qui est le plus gros Qu'est le cartel Un énorme service Nommé recherche Développement Ils ont un service Ça prévente aussi Je parie
Allez merci beaucoup A tous les trois C'était une très très bonne émission C'était un plaisir De partager ça avec vous Je rappelle Madi Saïdi Que vous êtes directrice Conseil en communication D'influence Vous Thierry Blandinière On vous retrouve demain Directeur général du groupe Une vive au président Du Céabrive Rugby Auteur de Nourrir Les raisons d'espérer Pour l'agriculture française Édition Le Cherche Midi Et vous Benjamin C'était un plaisir Revenez quand vous voulez Vous êtes cofondateur Et rédacteur en chef Du média Les électrons libres Chroniqueur à franc-tireur Auteur de La drogue au pouvoir Cinq siècles de flirte Entre géopolitique et narcotrafic C'est aux éditions du Cerf Ça sort le 17 septembre Mais c'est en précommande Madi on se revoit bientôt Oui on se revoit bientôt
Avec grand plaisir
Et puis vous aussi Chers auditeurs Chères auditrices Je vous revois bientôt Pour l'instant On retrouve Les coups de coeur De Christophe Jickel
Éclaé La marque de cosmétiques Naturelles de Camargue
Les coups de coeur De l'été Christophe Jickel