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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 novembre 2025 25 min

Conférence retraites : "Le Medef a toute sa place"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Vous êtes ministre du travail et de solidarité depuis un mois maintenant.

Vous êtes resté 45 ans à la SNCF. Vous avez commencé comme chef de gare jusqu'à en devenir PDG. On vous décrit comme un partisan du dialogue social.

Vous allez en avoir besoin face au défis qui vous attendent sur les retraites, sur la solidarité. On va en parler de cette allocation sociale unique que vous voulez mettre en place aussi. Mais d'abord, à quoi ressemble ce budget pour 2026 ?

À pas grand-chose pour Édouard Philippe interrogé par BFM TV hier. Je ne vois pas très sincèrement qui est susceptible de le voter aujourd'hui. Certains ont obtenu ce qu'ils voulaient sur une mesure, d'autres sur une autre.

Mais à la fin, la cohérence du texte me paraît euh extrêmement mystérieuse, voire euh inexistante. C'est quoi Jean-Pierre Farandau ? Euh c'est un budget qui mélange euh les choux et les carottes complètement incohérent.

C'est un budget qui est en cours de discussion, qui est en cours de fabrication. Euh c'est un processus euh qui prend du temps. On passe d'abord à l'Assemblée puis au Sénat.

On verra bien s'il y en a une commission mixe paritaire qui est une synthèse commune entre le Sénat et l'Assemblée. Est-ce qu'elle est fructueuse ? Et s'il le faut, il y aura une deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

Tout ça prend du temps. Là, on est dans la première mi-temps d'un match où il y aura plusieurs plusieurs mi-temps. On sent la passionné de rugby.

Mais dans quelle mesure vous avez la main, vous ministre du travail, sur un budget pour lequel il reste ce matin 127 amendements à étudier et que même vos alliés jugent bancal ? Alors là, c'est le processus budgétaire qui prend du temps. Effectivement, il y a les amendements, il faut les discuter.

Euh la place la place est au débat, la place est au travail dans dans l'hémicycle. J'ai pu le constater moi-même, j'étais beaucoup alors plutôt sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale. Il y a un travail sérieux qui se fait qui prend du temps.

Donc après aussi, il faut trouver les équilibres entre le travail de l'Assemblée et celle du Sénat. C'est celle qui a prévalu au fait d'ailleurs que le projet de loi de finance est passé maintenant au Sénat parce qu'il fallait laisser assez de temps au Sénat pour qu'il puisse travailler. Donc tout ça sont des équilibres à trouver de chaque a une ligne politique ben la la ligne politique effectivement c'est une ligne de sérieux budgétaire.

Enfin là, il faut peut-être le dire parce que c'est la le premier objectif que c'est un budget de sérieux budget. En tout cas, moi je vous dis la ligne du gouvernement. Ce que vous me posez comme question, quelle est la ligne du gouvernement ?

Ligne du gouvernement, je la rappelle le le pour le budget en grand pour l'État, c'est d'être à 4,7 % de déficit ou en tout cas en dessous de 5 %. Et pour le projet de loi sur la sécurité sociale, c'est d'arrêter le dérapage des comptes. Cette année, on va terminer à 23 milliards d'euros. nous souhaitons en tout cas dans notre proposition est autour de 17 milliards pour l'année prochaine.

Ça c'est l'intention politique du gouvernement aussi bien sur l'état que la sécurité social, c'est la maîtrise des déficits. C'est ça. Mais c'est pas le cas du tout aujourd'hui.

Le budget de la sécurité sociale, il est censé renfluer les comptes effectivement et en fait il creuse encore plus le déficit de la SQ après son passage à l'Assemblée. La faute à qui ? Aux Partis socialistes trop gourmands aux députés qui n'ont pas été assez responsables ?

Bah ce que j'ai vu moi là, je peux en témoigner puisque je je portais les propositions du gouvernement, c'est qu'on a eu beaucoup de difficultés à voter tout ce qui était économie. On peut pas dire qu'on ait rencontré des majorités, en tout cas l'Assemblée nationale en première lecture pour voter les économies. Voilà qu'à partir de là, c'est compliqué effectivement de maîtriser le déficit puisque de notre côté, il y a pas eu non plus beaucoup de consensus pour voter des accroissements de recettes.

Donc c'est un équilibre à trouver. En plus les recettes, faut faire attention, c'est tout ce qui est taxation. Je crois que le pays a beaucoup de taxes quand même qui pèent sur lui les taxes et les impôts.

Donc c'est vrai que nous le gouvernement, on était plutôt sur la recherche d'économie. Pour le moment, on a eu du mal à rencontrer des consensus parlementaires autour de ce thème-là. Et on va avoir le temps de rentrer dans les détails, mais ce matin, vous fixez sur France info l'objectif de 17 milliards d'euros.

Comment vous faites pour y parvenir ? Ben, nous, on avait proposé par exemple, il y avait une mesure phare qui n'a pas été acceptée par l'Assemblée nationale, c'était le vous savez continu le fait que l'inflation est assez basse et que nous souhaitons répartir les forces sur toutes les catégories de français. On avait proposé l'année blanche qui était quand même constitutif d'une économie importante, c'est 3,6 milliards d'euros.

Donc c'est énorme. C'est voyez, on approche les 4 milliards d'euros. Si on avait 4 milliards d'euros, voyez, de l'économie, on se rapprocherait là du chiffre cible de 17 milliards.

Ça c'est pas fait. Il en reste 13 à faire si mes calculés sont du coup. Alors il y a alors c'est pas fait.

Vous allez la rétablir cette année blanche. Alors c'est c'est pas le gel des pensions de retraite, le gel des prestations sociales. Alors ce qu'il faut bien comprendre c'est que le gouvernement propose mais c'est le parlement qui dispose, il faut bien comprendre qu'on est dans un fonctionnement parlementaire de la construction du budget.

Mais quel pourrait être le compromis une allée blanche à la carte ? Euh alors le Sénat d'abord va s'emparer du sujet. J'ai cru comprendre que plusieurs groupes importants au Sénat voulait rétablir en gros ce principe de l'année blanche.

On peut aussi l'ajuster. Par exemple, j'ai entendu dire on pourrait revenir à à à un gel sauf peut-être pour les petites retraites. Je crois qu'au Sénat, il y a eu des propositions avec un seuil à 1430 je crois euros de retraite on proterait les petites retraites et et par contre tout le monde serait solidaire auelà.

Vous êtes favorable à ce seuil de 1400 € brut. net pour les petites retraites. En tout cas, je suis favorable à cette idée de trouver un équilibre.

Voilà, on peut pas avoir que que supprimer des économies, c'est pas possible, on n'y arrivera pas. Donc cette notion de l'effort partagé de et de l'effort réparti de manière équitable, elle est fondamentale si on veut retrouver des équilibres dans dans nos budgets. Les franchises sur les médicaments, le fait que le le doublement des franchises, que les médicaments augmentent, ça vous pouvez aussi le mettre de côté.

C'est un irritant de ce budget. Oui, fait les les mots irritants. Enfin, je je l'aime pas trop ce mot irritant, voyez, parce qu'en fait, il faut quoi ?

Mais je l'aime pas trop parce que s'agit pas d'être hérité ou pas hérité. Il faut être sérieux sur les comptes. Voyez, on est voilà, il faut agir en responsabilité.

Est-ce qu'on veut converger vers une équipe des comptes ou pas ? Voilà. Donc le le gouvernement a fait des propositions.

Alors on peut aussi avoir des compes propositions, pourquoi pas hein ? Si les parlementaires nous font des compes de propositions, on n'est prêt à les entendre. Mais je crois que cette cette volonté de sérieux et de maîtriser des déficit, elle est fondamentale.

C'est un bien commun la sécurité sociale. Ce ne fait pas assez attention. Les comptes vont déraper et un jour on aura peut-être des difficultés à payer les retraites d'un côté ou les remboursements maladies de l'autre.

Il faut être quand même conscient des enjeux qui sont derrière. On a parlé des petites retraites mais sur la réforme des retraites en général sur la suspension, on a l'impression que vous-même vous savez plus vous en êtes au gouvernement. Vous en êtes tout sur la suspension de la réforme de retraite.

Ah bah si on sait très bien mon annéci qu'on a les idées claires. On sait que cette suspension de la réforme des retraites c'est une condition de la stabilité. Il faut être clair.

Si on veut doter ce ce pays d'un budget, il faut qu'il y a un gouvernement. Si on veut qu'il y a un gouvernement qui dure et que pour travailler sur les attentes des Français, moi en ce qui me concerne l'emploi des jeunes, l'emploi des seniors, les conditions de travail, il faut de la stabilité. Une condition de la stabilité, c'est et c'est ce qu'a dit le premier ministre, c'est accepter que soit mise au débat et mis au vote la suspension de la réforme des retraites.

Alors dans la tête du gouvernement, c'est une suspension. C'estàd que si s'il y a pas d'autres réforme des retraites d'ici le 1er janvier 2028, mais c'est cette réforme qui repartira. les choses sont claires.

De notre côté, cette suspension permet d'avoir du temps tant pour le dialogue social à travers une conférence travail retraite qui va justement revenir et remettre les partenaires sociaux autour du débat sur les retraites tant politique déjà social. Écoutez ce que cela inspire cette suspension de la réforme de retraite à Michel Barnier, ancien premier ministre. Il était tombé lui sur le budget de la sécurité sociale il y a un an.

On a le sentiment qu'il y a pas de négociation actuellement, qu'il y a une sorte de chantage du Parti socialiste. On a toujours le choix. à un moment donné quand madame Le Pen essayait de de faire ce ce chantage elle aussi en en demandant de plus en plus de mesures qui aggravaient le déficit, j'ai dit ça suffit, j'ai pris mes responsabilités.

On a toujours le choix disait Michel Barni à votre place sur France info. Est-ce que vous vous avez cédé à tout pour durer ? Ah non, pas du tout.

Vous savez, alors moi en ce qui me concerne, je suis tranquille. Vous savez, vous connaissez ma situation, je suis venu pour vous le gouvernement, le premier ministre. Oui, voilà.

Non, personne s'accroche. Enfin, cette idée-là, elle est fausse, hein. Je veux dire.

On peut tous repartir où on était. C'est pas absolument pas. Non non, il faut être très clair.

Nous nous c'est ce que disent les Français. 61 % des Français veulent de la stabilité. J'étais à T France lundi.

Tous les patrons d'entreprise nous disons veut de la stabilité. La stabilité c'est nécessaire. Il y a les gouvernements se succèdent de manière trop rapprochée.

Et si on veut donner un cadre économique, un cadre de fonctionnement à notre pays, il faut de la stabilité. C'est ça l'enjeu principal. Et le temps utile, c'est important.

Ce temps va permettre de redébattre de ce sujet fondamental. Le constat, c'est qu'aujourd'hui, il y a pas une acceptation assez large des Français autour de la réforme des retraites. Il faut donc avoir le temps de travailler sur peut-être une nouvelle réforme.

Que dites-vous ce matin aux sénateurs qui veulent détricoter tout ce qu'on tricotaé laborieusement les députés sur la réforme des retraites ? B moi je laisse les sénateurs débattre hein. Vous voyez donc les sénateurs vont vont vont débattre.

Euh il y a les on sait j'ai entendu comme vous que certains groupes voulaient revenir sur la suspension. Voilà, ils sont bien sûr libres de leur décision. Ce que j'ai dit peut-être sur le coup d'après, c'est travaillons la convergence.

Faut faire attention quand même que chaque étape qui passe, il y a eu l'étape de l'Assemblée nationale, on va engager l'étape du Sénat. Il faut que derrière tout ça construise une trajectoire peut-être un peu baroque, peut-être un peu un peu bizarre, mais qu'à la fin on arrive à une convergence pour doter ce pays d'un budget. Ce qui manque pas de sel, c'est que vous étiez quand vous étiez PDG de la SNCF, le gouvernement vous avait reproché d'avoir noué un accord sur les fins de carrière qui avait été perçu comme un contournement de cette réforme des retraites.

Ça avait un peu cédé votre sort à l'époque. Pourquoi vous avez fait ça ? Vous pensez profondément que c'est une mauvaise réforme.

Moi je trouve la question que vous posez à travers cette petite anecdote personnel qui qui intéresse pas grand monde, c'est c'est qu'en fait le fait de faire travailler les gens plus longtemps, on peut penser que c'est peut-être une condition qu'il faut accepter dans le casre de régime par répartition. Les actifs payants pour les retraités, les gens travaillant plus longtemps, il y a plus de retraités. Donc on voit bien qu'il y a un équilibre à trouver sur la sur la durée de cotisation, sur les trimestres et cetera.

Ça je pense c'est un paramètre qu'il faut pouvoir mettre sur la table. La contrepartie, c'est que les gens qui ont des métiers très pénibles, qui sont usés, qui arrivent à 60 ans avec des problèmes physiques de fatigue et d'usure, il faut les écouter. Et ça c'était un impensé de cette réforme.

Ben en tout cas, oui, cette de ce côté-là la la réforme est passée à côté de ce qu'on appelle la pénibilité. Dans le conclave, d'ailleurs, les partenaires sociaux n'étaient pas si loin d'avoir trouvé une conclusion. Et moi, je désespère pas justement qu'à travers la conférence retrait de travail par le dialogue et en parlant beaucoup du travail, le grand oublier des deux réformes précédentes, on parlait pas de la vie au travail pendant 30 ans ou 40 ans dans une entreprise.

Je pense qu'en remettant le travail au cœur, on peut peut-être trouver une solution. Le Premier ministre laisse désormais planer le doute sur un éventuel conditionnel prudence, un éventuel recours aux ordonnances qui permettrait de boucler le budget sans recourir au vote des députés. Donc une forme de 493 qui ne dirait pas son nom.

L'appareil, on comprend pas très bien parce que c'était exclu avant. Là, il le laisse entendre. Aujourd'hui, vous êtes un représentant du gouvernement, monsieur le ministre du travail.

Est-ce que oui ou non vous allez passer par des ordonnances ? Moi, parce qu'ils me connaissent, moi c'est le dialogue et la concertation. Je suis un militant, un infatigable de la concertation et du dialogue.

Je pense qu'on peut y arriver et c'est la meilleure manière d'arriver en écoutant tout le monde. Exactement. Il faut écouter tout le monde, trouver les consensus et et arriver à créer une majorité au parlement suffisante de convergence sur un projet de budget pour notre pays.

Et pour l'instant même les députés macronistes, les députés de droite, c'est-à-dire les députés qui soutiennent le gouvernement, ont fait savoir qu'en l'État, il ne voterait pas ce budget, ce qui est pas dans l'ordre des choses. Normalement, quand on soutient le gouvernement, on vote le budget. Là, on est en train de se diriger vers un scénario où il y aurait pas une voix pour ce budget.

Vous croyez que que vous pouvez inverser cette tendance ? Oui, je le crois. Pourquoi ?

Parce que ce budget c'est une version une he c'est la première lecture. Donc en première lecture je dire tout le monde se lâche un peu. Les parlementaires font des propositions diverses et variées et c'est normal.

Ça a toujours été comme ça. Non non, ils sont dans l'idéal. La première lecture c'est le monde de l'idéal.

Petit à petit, il faut revenir au réalisme et à la convergence. Voyez, c'est ce cheminl qu'il faut faire. Entreprise, on a l'habitude de le faire.

Moi, j'ai passé ma vie à négocier. Négocier, c'est faire un pas vers l'autre, comprendre l'autre et créer des convergences. C'est cette méthode que je propose.

Je pense qu' aussi on peut la faire au parlement. Ce qui me frappe moi qui soit encore un peu novice, c'est que c'est pas l'habitude de notre personnel politique. Mais vous trouvez qu'il manque de pragmatisme qu'on est plus pragmatique dans le monde de l'entreprise que dans que dans le monde des ministères et des des assemblées ?

Le monde de la politique, c'est le monde un peu des affrontements des idéologies. Donc je gagne à 100 % ou je perds à 100 %. Le monde de l'entreprise et peut-être le monde politique dans l'Europe du Nord.

On a d'autres modèles de fonctionnement. C'est le mode du compromis et de la convergence. Voilà, c'est ça que nous tentons.

C'est ce que le premier ministre veut faire peut-être pour la première fois dans ce pays, c'est démontrer que par la discussion et le débat, on peut arriver à une pleine bande de convergence et proposer un budget à notre pays. Dans un instant, justement, vous allez nous dire comment arriver à un compromis notamment grâce à cette conférence retraite et travail lancée par le Premier ministre. Tout de suite, il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Théo Méton Régimbo.

La Roumanie voisine de l'Ukraine déploie ce matin des avions de chasse face à une nouvelle incursion de drones dans son ciel. Un survol de 12 minutes. L'Ukraine fait état par ailleurs de neuf morts dans une frappe russe à l'ouest [musique] du pays ce matin.

Face au narcotrafic, je ne me terrai pas écrit Amine Kessassi dans une tribune au monde. Son frère de 20 ans a été tué la semaine dernière à Marseille. Une lutte à mort est engagée, critil aussi.

Amine Kessie a assisté aux obsèques de son frère avec un gilet par bal hier et sous protection policière. Les produits présentés comme traitement anti-obésité interdit de vente en ligne par l'Agence nationale de sécurité du médicament. Ces produits en ligne sont souvent [musique] contrefaits et dangereux pour la santé.

La NSM rappelle que ces médicaments [musique] sont délivrés uniquement sur ordonnance. Jusqu'à 40000 lettres par jour vont arriver à Libourne au secrétariat du père Noël qui ouvre ses portes aujourd'hui. L'acheminement de ces lettres d'enfants est gratuit.

Elles seront traitées par 60 lutins avec l'aide de l'explorateur Nicolas Vanier. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Laruturou avec Jean-Pierre Farandou ministre du travail et des solidarités vous nous parliez à l'instant de cette conférence travail et retraite sur laquelle vous misez pour sortir de l'impasse Paul exactement c il y a de semaines monsieur Farandou vous réunissiez tous les leaders syndicaux et patronaux on allait voir ce qu'on allait voire une nouvelle conférence travail et retraite annoncé par le premier ministre en même temps que la suspension de la réforme des retraite dont on a parlé mais à peine lancé Le MEDF annonce qu'il ne participera pas. À quoi ça sert une conférence dans les patrons ?

Al, d'abord la conférence, qu'est-ce que c'est la conférence ? C'est un lieu de débat apaisé, sans stress, sans pression. On prend le temps de discuter entre les partenaires sociaux et je le redis, le le l'élément vraiment c'est un conclave bis ?

Non, surtout pas. Le conclave, c'est vous êtes fermé, on attend la fumée blanche. Là, c'est ouvert et il y a aucune pression de résultat.

Voyez, c'est voilà, c'est très important d'avoir cette liberté d'esprit, cette capacité de parole et de proposition. Voilà. et et le travail, on n' pas assez parlé de travail au fond, c'est répondre à la question pourquoi il y a autant de salariés dans ce pays qui a 60 ans autour de 60 ans, il rêvent que d'une chose, c'est de partir.

Moi je peux vous dire qu'à l'expérience de d'autres entreprises européennes, j'ai vu des conducteurs de tramouis en Norvège à 65 ans très heureux de conduire leur tram. Qu'est-ce qui se passe dans ce pays ? et ça se passe dans les entreprises.

Question du bien-être au travail, bien sûr, il faut la poser sur toute la durée d'une carrière, la relation au management, les conditions de travail, la rémunération, la progression, la promotion interne, c'est des sujets dont il faut parler et moi je pense et moi j'ai un peu d'expérience sur ces sujets là, je pense que si on les travaille dans les entreprises avec les partenaires sociaux, les gens arriveront en meilleure forme mentale et physique et donc ça sera peut-être moins un problème cette perspective de travailler un peu plus en fin de carrière. Mais je reviens à ma question sur l'absence du MEDF, principal motif de leur absence. Je cite le délire fiscal selon eux à l'Assemblée nationale.

Qu'est-ce que vous dites à Patrick Martin ce matin ? Reviens, on laissera passer toutes ces hausses d'impôts. Non mais ça il faut il de choses qui sont pas liées.

Moi c'est la conférence retrait de travail s'occupe pas du budget. Donc lui souhaite les lier parce que la conjoncture fait que Oui mais très bien c'est son droit. Voilà moi je les délie parce queelles on font rien à voir l'une avec l'autre.

Donc faut être honnête intellectuellement j'aime bien l'être. Ce que je lui dis c'est que le MDF a toute sa place. Vous avez parlé des patronas.

Non il y a deux autres organisations patronales qui sont c'est pas négligeable. Elles sont pas négligé mais par rapport aux mf, elles sont plus petites sans leur faire off. Oui, mais elles sont là enfin vous avez 3 millions et de d'entreprises pour l'une et cetera.

Non, c'est pas rien. Comment vous faites pour le concè Comment vous faites pour le convaincre ? Parce que je lui dis par exemple, il veut parler du modèle productif en France mais banco chiche.

Je lui dis chiche viens mets ce sujet sur la table, nous en parlerons. Je n'écarte aucun sujet. Donc il veut parler d'emploi, il veut parler de il veut parler de plus de travail plutôt que travailler mieux.

Mais pourquoi pas ? Moi aussi je veux plus de travail. Mais oui, je fais plus de travail pour les jeunes, pour les seigneurs.

Il y a pas d'incompatibilité. Bien au contraire, mais c'est pas grave avec la chaise vide qui pourra voir ces thèmes travaillés par la conférence. C'est pas très responsable la chaise vide.

Bah c'est son c'est son problème. Moi je le je le comprends et je l'accepte. Je lui dis "Tu es le bienvenu ton siège t'attend, il est bien placé, tu auras toute la place que tu souhaites." Voilà, je pense qu'il faut laisser passer cette période budgétaire un peu agitée et je pense qu'ensuite je suis convaincu que le MEDEF reviendra discuter avec tous les partenaires sociaux.

Jean-Pierre Farandou. Dans ce contexte, Sébastien Lecnu a annoncé vendredi un projet de loi en décembre pour créer une allocation sociale unique. C'est une revendication des des républicains qui veulent la plafonner à 70 % du SMIC.

C'est vous qui porterez cette loi. Après, les gestes à la gauche, là c'est pour Amadouer la droite. Bon, faut d'abord de quoi on parle ?

On parle de la lutte contre la pauvreté d'un côté. Vous savez qu'il y a presque 100 millions de pauvres dans ce pays. Et s'il y avait pas les aides dont vous parlez, il y en aurait presque 4 millions de plus.

Voyez, ces aides, permettent à 4 millions de personnes d'être pas dans le seuil de pauvreté. Donc c'est vrai mais si la droite de vous êtes réforme c'est pour lutter contre l'assistana, c'est pas pour lutter contre la pauvreté. Non mais faut faut en parler quand même.

Ça sert aussi à ça et c'est une cause que tout le monde la partage. D'être solidaire par rapport à des gens qui dans notre pays sont situation de pauvreté. Je pense ce principe là personne ne le conteste.

Deuxièmement c'est le retour au travail. Moi c'est c'est pour ça que c'est le ministère du travail qui a les solidarités. Le sens de la solidarité c'est de retrouver une dignité pour la personne par le travail.

Oui, mais l'idée de la droite, c'est aussi qu'un allocataire du RSA choisit de ne pas travailler. Est-ce que vous pensez vraiment qu'un allocateur RSA choisit de ne pas travailler pour grader 559 € ce qui est un argument d'une partie de la droite ? Non, moi je pense pas ça.

Moi je pense que les gens euh un, il faut les aider quand ils ont ce zone de pauvreté de faut les incider à revenir au travail. Il y a un sujet aussi de simplification. Vous savez, il y a une quinzaine d'aides, personne s'y retrouve, même pas l'État à la limite.

Mais c'est vrai, comment vous faites pour fusionner des aides qui correspondent pas au même mécanisme ? Par exemple, aujourd'hui, le RSA, il est cont il est conditionné à 15h de d'activité. hebdomadaire.

Comment on pouvait fusionner le RSA avec une autre aide qui n'est pas conditionnée ? Oui, c'est pour ça queement, il faut une loi, il faut avoir des bases communes. Même les références sont pas les mêmes, les modes de calcul sont pas les mêmes, les concepts sont pas les mêmes.

Il faut donc unifier les modes de calcul raisonner par foyer parce qu'on raisonne aujourd'hui à l'individu mais en fait c'est souvent par foyer qu'il faut raisonner. Donc ce projet de loi, il est là pour simplifier, rendre les choses plus lisibles et pour plafonner les aides comme demandent les républicains qui veulent les plafonner à 70 % du SMIC, est-ce qu'il y aura un plafonnement ? Ça c'est la demande des républicains.

Moi le projet de loi, il est là pour rendre plus visible. Alors qu' notion de pilotage, je veux dire qu'on cherche à piloter les aides, ça ça me paraît normal la question que la question de dire le travail doit plus payer qu'un système d' Vous connaissez beaucoup de gens euh qui travaillent pas et qui gagnent plus que des personnes qui travaillent mais je sais pas sincèrement vous connaissez des gens qui travaillent pas et qui Non moi personnellement j'en connais pas mais justement comme on n pas un système de pilotage très précis au fond on sait pas bien répondre à la question tous ces débats il valent ce qui est important c'est de simplifier rendre plus lisible garder l'esprit aider nos concitoyens oui bien sûr dans une logique de retour à l'emploi et c'est dans ces conditions-là que l'emploi doit payer davantage que le système d'aide. Sur ce principe là, je suis d'accord.

Après les modalités ne perdont pas 1 € vous pouvez aujourd'hui vous engager à ce que le niveau des des des allocations ne baissent pas. Mais ça c'est la question des transitions. Bien sûr, la question des transitions se posera quand on affinera les calculs, quand on verra comment ça comment tout ça évolue.

Ça fait il y a du travail encore devant nous he il y a encore de la concertation. Je souhaite voir moi les associations par exemple qui luttent contre la pauvreté. On va recevoir tout le monde les départements aussi.

On va travailler avec les départements qui gèrent aujourd'hui beaucoup de travail de concertation pour finaliser ce projet de loi. Monsieur Fendou, autre question politique majeur. Le Sénat a adopté hier le projet de loi du gouvernement de lutte contre la fraude sociale et fiscale.

Vous à la SNCF, vous prométiez, vous êtes fait connaître en promettant 30 minutes maximum au guichet. C'est extrêmement concret. On va essayer d'être aussi concret ce matin.

Qu'est-ce que ce texte va changer concrètement ? En quoi il permettra de récupérer plus efficacement l'argent de la fraude ? Ouais.

Aussi, on campe le décor rapidement. m'intérem je veux contre cette fr c'est milliard d'euros c'est des estimations mais c'est considérable c'est compliqué de c'est 13 milliards estimation ça donne c'est beaucoup quand même on voit que c'est la moitié du déficit de la sécu quand même donc on voit que ça vaut la peine de s'en occuper en fait cette loi elle donne des moyens supplémentaires au service de l'État pour être plus efficace pour repérer les fraudeurs, les sanctionner et récupérer l'argent parce qu'à la fin il y a quand même aussi une vocation économique de recouvrement des indus des des sommes parfois indu payé. Voilà.

Alors, quelques exemples pour clarifier. On s'est rendu compte qu'il y avait une fraude au congé personnel de formation avec une collusion entre des particulier et des pseudoent entreprises de formation qui fait qu'on verse l'argent. L'argent n'est pas utilisé pour faire de la formation.

Il serait parti entre le faux bénéficiaire et la fausse entreprise de formation. C'est anecdotique. C'est pas anecdotique, voyez.

Et et ça et ça et ça augmente. Donc, il faut prendre le contrôle. Vous avez bien sûr, et c'est le poste le plus important, le travail dissimulé.

Vous avez des fausses entreprises qui s'installent qui défont des fausses déclarations avec des employés qui n'ont pas pour toucher les cotisations et des aides. Enfin tout ça c'est beaucoup d'argent gaspillé. La fraude c'est grave dans un contexte qu'on a évoqué de tension budgétaire les Français que ce soi les bénéficiaires comme les entreprises une grande majorité il joue le jeu.

Il faut aller chercher les fr le Parti socialiste, les communistes vous reproche de stigmatiser les pauvres et de pas trop vous concentrer sur la fiscale plus riche. Non, je réfute cet argument là. C'est pas vrai.

C'est pas vrai. Vraiment, je le dis à votre à votre antenne, les Français, les Françaises respectent les règles dans très grande majorité et je suis de leur côté et c'est pour ça qu'il faut faire preuve d'autorité, détermination pour aller débusquer les fraudeurs et leur faire payer ce qu'ils doivent à la sécurité sociale. Jean-Pierre Farondou, rapidement, vous voulez vous attaquer aux ruptures conventionnelles qui permettent aux salariés de partir dans de dans de bonnes conditions, d'un commun accord avec l'employeur, de toucher ensuite le chômage.

Si vous touchez à ces ruptures conventionnelles, est-ce que en échange vous allez renoncer à réformer l'assurance chômage ? C'est donnant donnant. Al les ruptures conventionnelles, ça fait partie du bloc de l'assurance chômage puisque les ruptures conventionnelles, et c'est bien le problème pèse aujourd'hui un/4 desités converses pour le chômage.

Elles augmentent considérablement. Il y a un rapport qui vient de sortir qui est établi, ce qu'on savait un peu tous, c'est qu'elle se substitue de plus en plus à la démission et au licenciement. Mais c'est quand même dans des bonnes conditions pour les employés, tant mieux pour eux, non ?

Oui, mais c'est que ça coûte trop cher. Et on a on a quitté l'esprit de départ. C'est toujours pareil.

Vous avez le dispositif qui est qui est sain au départ, il dérive, on en abuse. Vous avez des gens qui profitent finalement d'être au chômage pour passer un an tranquille presque. C'est pas normal.

Ils coûtent de l'argent. Ils ne sont pas en recherche active d'un boulot. Ils profitent de cette période là et et sur le compte de qui ?

De la sécurité sociale. Voilà. Donc c'est pour ça qu'on a demandé aux partenaires sociaux de s'engager sur ces sujets, sur ce dossier.

Ils ont écrit en disant qu'ils étaient d'accord. Et on peut considérer que dans ces conditions et ça va se régler dans cette semaine, le premier ministre pourra slder la lettre de carage qu'il a transmis il y a quelques mois aux partenaires sociaux. Jean-Pierre Farandou, comme tous les jours, c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui désarsonne.

Vous n'êtes pas du serrail comme on dit, vous avez fait vos premiers pas enfin vous faites vos premiers pas en politique après 45 ans passés à la SNCF de chef de gare à PDG et donc vous n'êtes pas encore parfaitement rompu à la langue de bois. On l'a entendu là et on écoute un autre extrait. Ce qui doit être compris déjà, c'est l'état des cons de la sécurité sociale.

C'est c'est pour ça qu'on est amené à faire des propositions qui peuvent sembler parfois un peu un peu agressives pour les Français. La générosité qu'on a connu pendant décennies est peut-être arrivée à son terme. Vous prenez pas de gant hein, c'est l'un de vos premiers médias.

La générosité c'est fini. Des mocages parfois maladroit aussi à peine nommé. Vous vous excusiez platement pour une expression malheureuse.

Jean-Pierre Farandou, est-ce que vous essayez de corriger cela ? Vous vous soignez ou vous dites Jean-Pierre Farandou, il est comme ça, il vient de la SNCF, c'est à prendre ou à laisser ? Non, mais je veux garder ma sincérité.

Moi, je me suis engagé dans cette fonction de ministre pour être utile au pays, aux françaises, aux français. Moi, je suis à politique, j'ai jamais eu de carte et j'en prendrai pas. Bon, on a pensé que je pouvais être utile par mon sens du dialogue social, par ma connaissance du monde du travail, par ma file de solidarité.

J'ai eu des engagements personnels autour de ces sujets-là. Voilà, si je peux être utile au pays, je le fais bien et volontiers. Mais je changerai pas, surtout à mon âge.

Vous savez qu' quand même un peu avancé 68 ans, on va le dire très clairement. Ma personnalité, elle est ce qu'elle est. Alors après, il faut que je fasse un peu attention.

Il y a je vais pas faire exprès de faire de la provocation. J'ai j'ai je suis pas exprès de je veux pas être provoquant, ça sert à rien. C'est contradictoire en plus avec mon souhait de dialoguer.

Donc je ferai attention peut-être à quelques termes. C'est pas la peine de utiliser s'ils sont contre productifs par rapport à la sérénité et l'apaisement que je souhaite apporter dans les débats. Qui est votre modèle de langue de bois gouvernement ? [rires] Non, je n'ai pas particulièrement.

Non non mais chacun son registre. Écoutez moi mon registre c'est pas la politique, mon registre c'est l'entreprise. Voilà.

Peut-être dans ce moment-là je peux être utile, je le serai. D'autres ont d'autres parcours, d'autres codes, on appris d'autres choses. Voilà, chacun son parcours, chacun sa personnalité.

Merci beaucoup Jean-Pierre Farendou d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul. À demain.

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