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interviewEurope 1· 7 avril 2026 4 min

10 ans après, le macronisme survivra-t-il à Emmanuel Macron ? (Alexis Brezet)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'édito politique sur avec le Figaro. Bonjour Alexis Brezet. Bonjour Dimitri.

Bonjour à tous. Alexis, c'était hier le 10e anniversaire d'Enmarche, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron. ni bougie ni gâteau.

Apparemment cet anniversaire ne sera pas célébré dans les flons. Comme le temps passe Dimitri, le 6 avril 2016 à Amien, sa ville natale, un jeune homme brillant et plein d'avenir, ministre de l'économie du gouvernement de Manuel Vals, portait sur les fonds bâtismaux dans une salle fermée aux journalistes, un mouvement politique d'un nouveau genre dont il allait faire le marche-pied ambition présidentielle. Passablement égocentrique déjà, le jeune ministre avait choisi de donner à ce nouveau parti ses propres initiales E comme en marche comme Emmanuel Macron.

Il n'était pas encore très connu du grand public, mais les bonnes fées du toutp de la politique, des affaires et des médias se pressaiit autour de son perso. Le hollandisme finissait en naufrage. Il fallait préparer la suite. les chevaux de manège du Parti socialiste, Richard Ferrand, François Patria, bientôt rejoint par Gérard Colomb.

Ce petit prodige plein d'enthousiasme qui avait le sens de la formule, le soutien des patrons et un talent certain pour mettre en scène sa propre épopée serait le meilleur des élixirs de jouvance pour la vieille social-démocratie frappée d'obsolescence par le train de la mondialisation. Placé sous le signe de la réussite économique et du dépassement des vieux clivages, l'aventure macroniste promettait d'être belle. Le fut-elle ?

Pour la France, c'est très discutable. Mais elle a mené Emmanuel Macron deux fois de suite à l'Élysée. Et pourtant, vous l'avez dit Dimitri, 10 ans après, l'humeur n'est pas à la fête du côté de ses partisans.

Rejeté dans les sondages, la miné dans les urnes, massacré par celui-à-même qui aurait dû les défendre et qui a préf préféré céder aux caprice d'une dissolution qu'ils n'ont toujours pas digéré. Les macronistes ont le moral dans les chaussettes. Il se révè nouvelle force dominantes installées pour longtemps au centre du paysage politique.

Les voici renvoyé à l'humiliant statut de composantes minoritaires d'un nébuleux socle commun. Le parti des winners s'est muédération de la loose. Le grand mouvement censé fédérer les forces vives de la jeunesse et des entrepreneurs ne survit plus que grâce au soutien des boomers.

Si l'on vous comprend bien Alexis, vous ne prêtez pas un grand avenir au parti macroniste. Bah il y a un signal Dimitri qui ne trompe pas. Pour la 4ème fois en 10ant le parti Macroniste s'apprête à changer de nom.

Oui. Et il est né en marche puis il s'est appelé la République en marche puis Renaissance et puis maintenant Gabriel Atal voudrait le rebaptiser une nouvelle République au grand de la vieille garde qui voudrait elle revenir au vieux nom d'enmarche c'est le syndrome du protocole commotion. Quand on ne sait plus comment on s'appelle au rugby, comme en politique, ça n'est jamais un signe de bonne santé.

Oui, mais si le parti est mal en point, le macronisme occupe encore un espace politique. Alexis, dans la perspective de 2027, vous pensez qu'il va être disputé ? Euh oui, vous avez raison Dimitri.

Il y a incontestablement un espace sociologique, celui d'une France intégrée, plutôt aisée, soucieuse avant tout de stabilité dont Édouard Philippe incarne assez bien les aspirations. Il y a aussi un espace idéologique plus moderne, urbain, progressiste et disruptif que Gabriel Adal peut espérer capter à son profit. Le problème c'est que à côté de ça, il y a aussi un bilan politique alors qui sera peut-être évalué un jour mais enfin qui pour l'heure fait l'objet d'un rejet quasi général dans l'océan des divisions françaises.

C'est peut-être même le seul point qui fait l'unanimité, la volonté de rompre avec les années Macron. Et ça n'est pas un hasard si Édouard Philippe et Gabriatal qui furent ses premiers ministres et qui voudrait bien le faire oublier revendiquent l'un et l'autre cette rupture avec leur ancien mentor. Pour les héritiers naturels d'Emmanuel Macron, le vrai défi sera moins d'accaparer son leg que d'échapper à la malédiction qui frappe sa succession.

L'édito politique sur europein.

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