Européennes: le discours de Marine Le Pen lors du lancement de la campagne du RN
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
de Marseille et de Provence, qui est d'Apolle et d'Outre-mer, qui est par l'esprit et le cœur. Merci pour eux. Dans politique, il y a des grands basculements qui annoncent une époque, d'un cycle, d'un système. Mes amis, les temps que nous vivons sont de ceux-là. Expectateurs du compte à rebours qui égrène le temps politique qu'il lui reste. Bon, l'idée de la grandeur, pour en avoir fait l'expérience, avons de plus en plus le sentiment de marcher dans les gravats d'un système écroulé. Nous vivons une atmosphère de fin de règne. Un garde des Sceaux qui n'est plus ministre de la Justice, mais ministre de l'Impunité, qui réduit à commenter son vertigineux naufrage financier.
Un gouvernement de fantômes qui erre sans but et ne sait plus qu'invectiver l'opposition. Un président, en état de siège, sifflé au salon de l'agriculture, qui croit pouvoir trouver le salut politique dans des postures guerrières qui ont stupéfié les Français. La France en est d'ailleurs sortie totalement isolée. L'ensemble des capitales, de Berlin à Washington, de Madrid à Stockholm, ont rejeté fermement cette annonce aussi fracassante que déraisonnable. Comment peut-on envisager de faire entrer son pays en guerre avec autant de désinvolture, quand on sait les souffrances et les destructions que la guerre engendre ?
Or, si notre indépendance, ni notre indépendance, ni notre intégrité territoriale ne sont en jeu, pas plus qu'une obligation découlant d'une de nos alliances. Au-delà de la guerre de tous contre tous qu'ils ont imposée sur le plan économique, social, agricole, commercial, c'est aujourd'hui la guerre, la vraie, que certains appellent de leur vœu. Je n'ose vous rappeler que le principal argument des européistes lors du référendum sur la Constitution européenne était « l'Europe, c'est la paix ».
Certains observateurs ont suggéré que cette annonce pourrait avoir un but purement politicien dans le cadre de l'obsession quasi-pathologique développée par Emmanuel Macron à l'égard du Rassemblement national. Nous n'osons croire que le président de la République puisse faire preuve d'autant de cynisme. En abandonnant la stature et l'euro qui fut celui de notre pays dans le monde, Emmanuel Macron a fait perdre à notre pays son influence et le crédit que la France s'était forgé au fil des siècles. En fait, depuis qu'il est au pouvoir, directement depuis 7 ans, indirectement depuis 2007, Emmanuel Macron n'a eu de cesse de déconstruire ce qui fait la France.
Déconstruire, c'est la volonté de retirer un autre pays les atouts de sa puissance. C'est notre dissuasion nucléaire ou notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU qu'il veut mutualiser au bénéfice de l'Union européenne. Nous, nous sommes les défenseurs de la souveraineté nationale et de ses composantes. Nous, nous disons que la dissuasion nucléaire, garante de la sécurité et de la liberté de la France, ce lègue irremplaçable du général de Gaulle appartient à la France et au peuple français.
C'est pourquoi, je proposerai, compte tenu de la menace que fait peser la convoitise de l'Union européenne à laquelle Emmanuel Macron est prêt à céder, que la dissuasion nucléaire soit inscrite dans la Constitution comme un élément inaliénable de notre souveraineté. C'est aussi effondrer notre puissance industrielle avec le bradage de nos fleurons nationaux ou l'abandon de nos filières stratégiques comme l'agriculture à une concurrence déloyale organisée. Déconstruire, c'est saper l'identité sociale de la France avec la réforme unique des retraites ou encore tout récemment la volonté annoncée crânement par Gabriel Attal de baisser encore les montants et la durée de l'assurance chômage.
Non, monsieur Attal, les responsables du chômage ne sont pas les chômeurs mais les politiques telles que vous et le modèle économique destructeur que vous imposez en dépit du bon sens. Déconstruire, c'est ébranler notre identité par une immigration de peuplement massive sciemment imposée jusqu'au moindre village de France. En sept ans, Emmanuel Macron a déstabilisé les piliers de l'État, il a encouragé et laissé prospérer les féodalités, il a plié devant les pressions islamistes qui prennent pied aujourd'hui partout dans la société. Éducation, dette, logement, sécurité intérieure, extérieure, recherche scientifique, santé, plus rien ne tient debout.
Même des secteurs qu'on croyait si solides que rien ne viendrait les affaiblir comme notre énergie ou notre agriculture vivent aujourd'hui des crises historiques. Devant ce bilan, chaque année, des milliers de jeunes Français de talent, souvent très diplômés, qui ne trouvent plus en France d'espoir d'épanouissement, partent sous d'autres cieux. Nous luttons, vous le savez, depuis longtemps, contre l'immigration. Demain, nous devrons aussi lutter contre l'émigration en redonnant aux Français l'envie de créer et d'entreprendre au pays.
On s'étonnera d'ailleurs qu'un homme qui a fait de la déconstruction son projet en suivant le chemin inverse de ce que l'on a appelé la Renaissance ait osé usurper ce mot pour dénommer son mouvement. Il aurait dû l'appeler liquidation. Quant à l'Union européenne, elle devrait sans doute troquer sa devise unie dans la diversité pour le slogan « Tout doit disparaître ». Même notre mémoire. Savez-vous par exemple qu'il y a quelques jours, le Parlement européen a voté un texte qui s'intitule « Conscience historique européenne ».
Texte qui veut imposer à tous les États membres une vision critique de l'histoire de l'Europe, c'est-à-dire revisiter l'histoire de notre continent, tenez-vous bien, au travers du prisme du colonialisme, du racisme ou du sexisme. Il enjoint également les États membres à, je cite, « faire passer l'histoire européenne et mondiale avant l'histoire nationale ». Pensez que face à un texte d'une telle ignominie, un texte d'amnésie nationale volontaire qui organise la déconstruction de nos grands récits fédérateurs pour lui substituer une falsification wokiste, M. Bellamy s'est abstenu. LR n'est jamais en retard d'une trahison.
Le projet d'ailleurs de déconstruction est beaucoup plus profond en réalité qu'on ne peut l'imaginer aujourd'hui. il s'attaque maintenant à la conception que nous devons avoir de l'homme de la place, de l'homme dans la nature. Nous, nous croyons que le degré de civilisation se mesure à la valeur qu'on attribue à l'homme, au travail, à la récompense du juste labeur et à la transmission des fruits de ce travail. Pour l'Union européenne, qui a fait sienne l'idéologie des activistes écologistes les plus fous, l'être humain serait un oppresseur de la nature et à ce titre, il devrait être remis à sa place entre le ver de terre et la mauvaise herbe.
Cette conception n'est pas sans conséquence pratique. L'homme mis en accusation est sommé de battre sa coulpe, de réduire ses activités par nature toxique. La recherche, même la plus essentielle, doit être entravée alors que le progrès scientifique constitue évidemment la clé de notre réponse aux bouleversements climatiques et environnementaux. Tout projet industriel est considéré comme a priori suspect. C'est au nom de cette conception qui fait de l'être humain un oppresseur que nous sommes aussi sommés de réduire volontairement nos terres cultivées et leur rendement ou de diminuer partout et sans discernement les zones habitables.
Le texte du Parlement européen « Restaurer la nature » pourrait être en réalité se titrerait « Effacer l'être humain ». Or, choisir entre l'homme et la nature et les opposés est une aberration. Pensez que certains en sont à demander la suppression des manèges à chevaux de bois car ils témoigneraient de l'oppression de l'homme sur les équidés. Mais si on les laisse faire, ils intervieront bientôt les chiens d'aveugle ou les animaux domestiques. cette relégation de l'homme qui est véhiculée de Paris à Bruxelles est, je n'hésite pas à le dire, fondamentalement anti-humaniste.
C'est contre cette politique qui avance à marche forcée que partout en Europe, dans un élan vital qui nous a tous émus et souvent rempli d'un mélange de fierté et de colère, a vu des millions d'agriculteurs se lever. La maltraitance des agriculteurs n'est pas un hasard mais procède d'une volonté de les culpabiliser, de les réduire, de les écraser. Pensez qu'aux Pays-Bas, sur fond d'antispécisme, le gouvernement subventionne la destruction de la moitié des exploitations d'élevage et en cas de résistance en recourant parfois à des expropriations brutales.
En France, cette maltraitance procède d'une volonté de rompre avec notre modèle d'exploitation familiale de qualité, d'interdire à notre pays de demeurer une puissance agricole mondiale capable de garantir par sa production souveraine la sécurité alimentaire des Français. Une étude de l'université de Kiel estime que les différentes stratégies européennes agricoles, dont celles dites de la ferme à la fourchette, entraîneraient une baisse de 16% de la production agricole européenne alors que les prix, eux, augmenteraient de 42% par exemple sur la viande et de 36% sur le lait.
Mais, ne vous inquiétez pas, jamais à court d'idée, nos sémillants techno-européens ont la solution, manger des insectes. Ils viennent juste d'en autoriser l'importation pour l'alimentation humaine. Cette stratégie de l'Union européenne procède d'un mépris de classe des bobos pour notre France rurale, cette France de nos terroirs attachée à sa tranquillité, à ses traditions, à son savoir-faire, à la transmission.
Moi, je vois dans la révolte paysanne qui se déroule dans toute l'Europe, dans les revendications qui s'y expriment, la parfaite déclinaison de nos idées, l'attachement à nos racines, le besoin de reconnaissance du travail, le refus des logiques mercantiles folles, le principe du juste échange, la souveraineté et la sécurité alimentaire. Ce que viennent dire les agriculteurs ou dirigeants français et européens, c'est le cri de tous les entrepreneurs, tous les bons professionnels qui aiment leur métier, laissez-nous travailler ! Ce combat, venu du fond du pays, est soutenu unanimement par tous les Français. Et c'est un vrai motif d'espérance.
Et ne croyez pas que les agriculteurs soient les seules cibles. La fin a annoncé des voitures thermiques en 2035 et les persécutions contre les automobilistes ne sont pas un hasard. Ces gens ne combattent pas pour une autre voiture, ni pour moins de voitures, mais pour plus de voitures du tout ! La preuve, après de vous avoir dit d'acheter des voitures électriques à 45 000 euros, ils vous expliquent qu'elles polluent énormément quand même avec les particules de leurs pneus parce qu'elles sont plus lourdes. Ben voyons, alors les voitures c'est non, mais les trains aussi c'est non d'ailleurs si j'en crois le sabotage hier de la ligne de chemin de fer Toulouse-Narbonne.
Ils disent qu'ils veulent la transition écologique. Non, ce qu'ils veulent c'est un effacement anthropologique. L'explosion du coût de l'énergie non plus n'est pas un hasard, mais un choix idéologique dont l'objectif est de limiter l'activité industrielle et même individuelle des Français. Depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, le gaz a augmenté de plus de 80% pour les particuliers, l'électricité de 45% et vous n'avez pas tout vu, ce sera 58% avec la hausse annoncée de 2025 et principalement d'ailleurs à cause de la hausse des taxes. Ces hausses touchent aussi les commerçants, les artisans, les entreprises, ceux dont certains ne se remettront pas. Tous les arguments sont bons.
un coup, c'est parce que les Français utilisent trop de gaz, un coup, c'est parce qu'ils n'en utilisent pas assez. La preuve qu'il s'agit d'un choix idéologique. On nous parle d'énergie décarbonée, soit. Or, le nucléaire est totalement décarboné, mais il fallait quand même l'interdire. C'est ainsi que notre filière nucléaire qui était si performante et nous donnait un avantage compétitif extraordinaire a été mis à bas volontairement par des dirigeants inconséquents. Aujourd'hui, ils tentent de rectifier leur erreur. Mais comme chantait Barbara, tout le temps qui passe ne se rattrape guère, tout le temps perdu ne se rattrape plus. Un pays est comme un corps vivant.
Privé d'énergie, il est condamné à dépérir, à devenir improductif. Détruire nos capacités énergétiques est donc une faute impardonnable. Or, je le rappelle à ceux qui se plaisent à mettre notre pays en accusation écologique, la France a réalisé sa transition énergétique dès les années 70 avec le plan Mesmer sur le nucléaire. C'était là une prémonition de ce dont le génie français est capable pour peu qu'il ait des dirigeants à la hauteur. Nous n'avons donc pas à nous excuser, nous n'avons donc pas à avoir honte. Et malgré les décisions de nos dirigeants inconséquents, il est encore possible de refaire de la France un paradis énergétique.
l'inflation, l'explosion des prix d'énergie, tout comme l'immigration ou l'insécurité. Chers amis, tous ces maux que nous subissons ne sont pas le fait du hasard mais les conséquences de décisions politiques toxiques dont aucun dirigeant ne viendra jamais s'excuser auprès de vous. Comme il y a 30 ans, nous pataugeons toujours dans le responsable mais pas coupable. Avec un gouvernement qui ne cesse de se défausser, c'est la faute de la crise, du RN, de la guerre, du RN, des réseaux sociaux, du RN, des Chinois, du RN, des Martiens, du RN, discrédite la parole et l'action publique. S'il y a quelque chose à déconstruire, c'est le mythe de la compétence de ceux qui nous gouvernent.
Je n'aurai pas la cruauté de vous en faire la liste. Ce siècle qui s'annonce complexe et au monté requiert de vraies personnalités, une vision, du courage. Il ne s'agit plus de parler mais de décider, plus de paraître mais d'agir, plus de suivre mais d'anticiper. Le pouvoir est aussi une affaire de tempérament, de solidité dans l'adversité et surtout de volonté. Nous devons réhabiliter la politique si nous voulons sortir le pays et l'Europe d'une technocratie sclérosante, de misérables logiques comptables qui sont de faux calculs. Il faut aussi rompre avec les renoncements de ces élites qui ont tout promis et tant trahis, tant parlé et tout bradé.
Nous en appelons donc au retour du politique, retour de la conscience politique, de la décision politique, du pouvoir politique, de la responsabilité politique. Le retour de la conscience politique avec l'association étroite et constante des citoyens au débat et aux décisions qui les concernent avec notamment le plus démocratique outil qui soit le référendum. Le retour de la décision politique en congédiant la technocratie qui étouffe les experts qui s'écoutent, les cupides qui se gavent. Le retour du pouvoir politique avec la démonstration que la politique peut vraiment changer les choses quand beaucoup se réfugient dans la résignation.
Enfin, un politique assumant ses responsabilités par l'évaluation systématique des politiques publiques et par la capacité à remettre en question ses décisions devant le peuple. Nous croyons à la grande politique, celle qui sait s'affranchir des querelles subalternes, des verbiages polémiques et des pensées toutes faites, celle qui prévigie l'action sur la communication, celle qui vise l'efficacité et non les artifices, celle enfin qui donne à l'engagement militant qui est le nôtre, qui est le vôtre, chers amis, ses lettres de noblesse. Réfléchir aux enjeux, écouter, arbitrer, décider, évaluer, assumer, avec pour objectif le bien commun, le bonheur de notre peuple et l'intérêt national.
Voilà ce qui nous porte, voilà ce qui nous guide, voilà ce qui nous engage. Nous devons défaire le défaitisme honteux de ceux qui ne croient plus en la France. Nous devons porter un message de protection des nôtres, de progrès et de victoire. c'est une responsabilité pour tous les citoyens. Pour nous patriotes, c'est davantage que cela. C'est un devoir. Nous devons faire émerger dans tout le pays, dans le moindre coin de France, en métropole, en outre-mer, en ville, comme dans les campagnes, une nouvelle élite. Nous devons enfin restaurer l'État dans ses moyens, dans son autorité, dans sa capacité à servir l'intérêt national.
un grand projet qui fédère toutes les énergies du pays, une nouvelle élite pour le mener, un État pour le soutenir. Voilà l'armature de la transition politique que nous proposons au pays. Cette transition, elle sera réfléchie et résolue, elle sera nationale et populaire, elle sera française et européenne. en France, en Europe et au-delà dans le monde, nous assistons à un phénomène irrésistible parce que naturel, un phénomène tellurique contre lequel nos adversaires ne pourront lutter, le retour des peuples et des nations.
À l'heure, à l'heure, mes chers amis, où notre pays est face à un choix électoral crucial, où aux européennes du 9 juin, il lui faudra choisir entre le retour et l'effacement, à l'heure où nos adversaires font de la vassalisation un projet. J'appelle tous les Français à nous rejoindre pour engager notre redressement national dans une démocratie à 100 jours d'une élection. Il est nécessaire que s'opère une alchimie qui est de transformer l'indignation en action, le besoin en volonté, la conscience nationale en vote. C'est l'objet de la campagne qui s'ouvre et qui vous appelle, mes amis, à l'action.
Ne croyez pas ceux qui vous disent qu'il suffit d'attendre et que les événements éveilleront spontanément les consciences. La stratégie provisionaliste est un leurre, elle est l'alibi des paresseux. Rien ne se fait sans la volonté des hommes. Il faut faire de notre ambition nationale une conquête de tous les jours. Il n'y a pas de petites élections et celle qui vient moins qu'aucune autre. d'abord parce que l'Union européenne s'est invitée dans nos vies de manière intrusive et souvent autoritaire.
Ensuite, car les macronistes veulent dépouiller notre nation de sa souveraineté, ils ont voté le rapport Verhofstadt qui veut transformer Mme von der Leyen non plus en présidente de la Commission européenne mais en présidente de l'Union européenne. Rien que cela ! Ils soutiennent que les commissaires ne soient plus choisis par les nations mais par la technocrate en chef Mme von der Leyen. Ils veulent transférer nos pouvoirs nationaux comme la santé, la diplomatie, la fiscalité et même la défense à l'Union européenne et surtout, surtout, ils veulent supprimer aux nations leur droit de veto, c'est-à-dire leur droit de dire non à une politique profondément contraire à leurs intérêts nationaux.
Quand ils ont l'ambition de transformer notre État-nation en simple conseil régional, alors oui, il faut les défaire dans les urnes ! Vous l'avez compris ? Ce qui se joue, c'est le combat immémorial des peuples contre les forces d'asservissement. Des nations attachées à leur dignité, des citoyens encore debout qui défendent leur liberté. Les nations doivent retrouver la puissance que l'Union européenne leur a confisquée pour finalement, d'ailleurs, ne rien en faire et même la stériliser. Enfin, elles pourront coopérer librement entre elles sur les dossiers où l'Union fait vraiment la force.
Nous, Français, héritiers de ceux qui ont fait triompher le droit des peuples, de ceux qui ont apporté la liberté au pays d'Europe, nous formons le peuple qui incarne aux yeux du monde l'exemple de la nation. Voilà pourquoi nous sommes appelés à prendre toute notre place dans cette résurrection de l'idée de nation en Europe. Ce drapeau de la liberté des peuples, de la souveraineté des États, de la dignité des nations, nous allons le porter et l'élever sur tout le vieux continent.
Et quels que soient vos parcours, quels que soient vos réussites passées, je ne doute pas un instant que ce rendez-vous auquel nous sommes conviés, la transition politique que nous allons mener sera pour vous l'événement de votre vie. Ce moment extraordinaire qui arrive, nous allons le vivre ensemble, intensément, sérieusement, fraternellement. vous êtes de la trempe de ces Français qui, dans l'histoire, ont refusé de laisser entraîner le pays vers l'abîme. Oui, chers amis, plus que jamais, soyez fiers, soyons fiers et heureux de ce que nous allons accomplir ensemble. Mon cher Jordan, tu le sais, la responsabilité qui nous revient, c'est l'histoire qui nous la confie.
C'est pourquoi j'accepte avec enthousiasme de t'accompagner en clôturant symboliquement la liste que tu mèneras, j'en suis convaincu, à la victoire. Pour que la France revienne, pour que l'Europe revive, vivement le 9 juin, vive la nation française, vive l'Europe des nations.
Marine Le Pen