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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 9 septembre 2024 19 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéÉconomie & entreprisesImmigration & asile

LE FUTUR GOUVERNEMENT SERA SOUS SURVEILLANCE - L. JACOBELLI (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38RelanceÉludée

    Vous êtes en train de revenir par la fenêtre.

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça veut dire quand Marine Le Pen dit que ce sera un gouvernement sous surveillance ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Vigilant aussi ministre par ministre vis-à-vis de ceux qui vont être nommés ?

  • 3:00FerméeRéponse partielle

    Ce serait un casus belli, par exemple, s'il était renommé ?

  • 3:57OuverteRéponse partielle

    D'abord, d'abord, d'abord, à quoi pourrait ressembler le gouvernement ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait des ténors de votre parti dans ce gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Invité politiqueChiffre
    « 11 millions de Français ont fait confiance aux députés du Rassemblement National. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Nous sommes aujourd'hui le premier groupe à l'Assemblée Nationale. »
  • 1:47Invité politiquePromesse
    « On ne veut pas que sur le pouvoir d'achat, la sécurité et l'immigration, il y ait une régression. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « Le budget, c'est la transcription en chiffres d'une volonté politique. »
  • 7:22InvitéFait
    « Il faut être capable d'entendre les 11 millions de Français qui ont choisi de voter pour le Rassemblement national. »
  • 14:51InvitéFait
    « Ce basculement à droite fait qu'aujourd'hui, c'est le Rassemblement National qui décidera demain de faire tomber ou pas le gouvernement. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli24 %
  • Invité21 %
  • Présentateur17 %
  • Présentateur 215 %
  • Invité 211 %
  • Invité 310 %
  • Invité 42 %

5,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je voudrais qu'on écoute François Hollande qui était sur France Inter ce matin. Voici l'analyse de la situation par l'ancien président de la République qui est aujourd'hui député, député du NFP vis-à-vis du Rassemblement National. Regardez.

0:13
Invité

J'ai considéré que le processus qui avait été engagé par Emmanuel Macron en procédant à la dissolution de l'Assemblée Nationale aboutissait à ce que l'extrême droite revienne par la fenêtre alors qu'elle avait été écartée par la porte, celle que les électeurs lui avaient ouverte, même si je ne nie pas qu'il y a plus de 30% de Françaises et de Français qui ont voté pour l'extrême droite.

0:38
Présentateur

Vous êtes en train de revenir par la fenêtre.

0:40
Laurent Jacobelli

Je ne sais pas où François Hollande a été chercher cette théorie un peu étonnante, mais lui en tout cas, je me souviens qu'il a été obligé de partir par la porte de secours à la fin d'un quinquennat calamiteux. Écoutez, ce sont les Français qui ont voté. 11 millions de Français ont fait confiance aux députés du Rassemblement National. Donc on ne rentre pas ni par la porte ni par la fenêtre. On rentre tout simplement à l'Assemblée Nationale par la voie constitutionnelle. Et c'est cette constitution que nous allons défendre. C'est la constitution de la Ve République. Nous sommes aujourd'hui le premier groupe à l'Assemblée Nationale.

Donc nous regarderons l'action du futur gouvernement que nous attendons, comme vous, et du Premier ministre actuel, pour voir si le mandat que les électeurs nous ont donné est respecté ou pas. Et en fonction de ça, nous agirons avec la censure ou pas.

1:20
Présentateur

Mais qu'est-ce que ça veut dire quand Marine Le Pen dit que ce sera un gouvernement sous surveillance, sous la surveillance du RN ? C'est quoi cette menace ? C'est une menace d'ailleurs ?

1:27
Laurent Jacobelli

C'est absolument pas une menace. C'est la définition pure et simple de ce qu'est l'opposition. Vous savez, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont joué cartes sur table. Il n'y a pas de manœuvre d'arrière-boutique. Il n'y a pas de menace. Il n'y a pas de chantage. Il n'y a pas de manifestation dans les rues en déni de démocratie pour faire croire qu'on a gagné quand on a perdu. Ça, on laisse ça aux autres. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dit « Nous, on veut la proportionnelle. » Et on ne veut pas que sur le pouvoir d'achat, la sécurité et l'immigration, il y ait une régression. Et nous serons très vigilants à cela. C'est notre rôle d'opposition.

C'est le contrat de confiance que nous avons signé avec nos électeurs.

1:58
Présentateur

Mais vigilant aussi, j'allais dire ministre par ministre vis-à-vis de ceux qui vont être nommés ou qu'Emmanuel Macron et Michel Barnier auraient envie de nommer. Il y a certains ministres dont vous ne voulez pas et vous direz « Alors là, non. Si c'est ça, non. »

2:10
Laurent Jacobelli

Non mais nous, on ne s'invente pas des vies. On ne crée pas des premiers ministres avec la chef comptable. On laisse ça à l'extrême gauche. Nous, on n'est pas une agence d'intérim non plus. M. Barnier va faire son gouvernement. Évidemment, on regardera les ministres parce qu'un ministre, ça peut vouloir dire une politique. Quand je vois les terribles événements que subit la France aujourd'hui, à cause notamment du laxisme judiciaire, c'est vrai que M. Dupond-Moretti serait, je crois, incongru dans un gouvernement. Mais ce n'est pas à nous de choisir. Nous verrons bien le discours de politique générale. C'est là qu'on va voir ce que veut faire M. Barnier et surtout le budget.

Parce que le budget, c'est la transcription en chiffres d'une volonté politique. Eh bien, on verra bien si cette volonté politique, c'est le contrôle de l'immigration, comme il a semblé le promettre, s'occuper notamment des classes moyennes françaises qui n'en peuvent plus, des impôts et des taxes, et puis remettre l'ordre dans les rues. Un peu de fermeté, c'est ce dont les Français ont besoin.

3:00
Présentateur

Je m'arrête sur le nom que vous avez donné, Éric Dupond-Moretti. Ce serait un casus belli, par exemple, s'il était renommé ?

3:04
Laurent Jacobelli

Écoutez, il n'y a pas de casus belli. Et puis, je vous le rappelle, ce n'est pas à nous de faire le gouvernement. Mais nous verrons bien quelle feuille de route donne le Premier ministre. Une fois encore, nous, on respecte les institutions. On ne veut pas rajouter du chaos au chaos. Certains veulent détruire la Ve République. Ils ne le s'en cachent plus. Eh bien, ils le font dans la rue. Nous, on ne veut pas, aujourd'hui, abîmer la France plus qu'elle n'est déjà abîmée, fracturer la France plus qu'elle ne l'est déjà. Vous savez, les Français, ils ont besoin de calme, de sérénité et d'une politique efficace. Eh bien, nous, nous serons vigilants. Voilà. Nous surveillerons tout ce qui se passe.

Nous sanctionnerons quand ils font sanctionner. Et c'est notre devoir de premier parti d'opposition.

3:39
Présentateur

En accueil sur ce plateau, Vincent Jean-Brun. Bonjour. Bonjour. Merci d'être là, député du Val-de-Marne, de la droite républicaine. La droite républicaine, c'est LR Canal Historique, si je résume les choses. Je vous laisse vous installer tranquillement. J'ai beaucoup de questions à vous poser sur, justement, à quoi pourrait ressembler le gouvernement. Et visiblement, vous avez déjà quelques idées assez précises sur ce à quoi devrait ressembler ce gouvernement. Mais d'ailleurs, d'abord, Sophie Taillé-Pollian, est-ce qu'à gauche, vous êtes, de fait, aujourd'hui, condamnée à regarder un peu les trains passés pendant les mois qui viennent ?

4:06
Invité

Écoutez, nous, nous prenons nos responsabilités au regard de la situation, de ce que les Françaises et les Français ont demandé. Et nous ne pouvons qu'observer le déni total de démocratie qui est en train de se passer sous nos yeux, à savoir que les deux perdants des élections législatives, au premier tour, le camp présidentiel, au deuxième tour, l'extrême droite, que les Françaises et les Français ont massivement rejeté, sont actuellement en train de faire leurs petites affaires pour gouverner le pays. Donc nous, nous sommes déterminés à proposer aux Françaises et aux Français une alternative dès que possible.

Et nous, nous nous opposerons à cette espèce de, je ne sais pas comment dire, mais de fanfaronnade à laquelle nous assistons. On prend les mêmes et puis on recommence sous le regard bienveillant du Rassemblement national. Donc évidemment, non mais tout ça, M. Jambres est une fable et tout le monde le sait aujourd'hui. L'hypothèse Barnier était sur le bureau du président de la République depuis, vous ne pouvez rien m'assurer du tout. Les journalistes indépendants font leur travail et tout le monde sait aujourd'hui que l'écran de fumée et la communication de M. Macron servient à masquer la préparation de l'arrivée de M. Barnier.

Il cherchait désespérément depuis deux ans un accord avec la droite. C'est clair puisque sa politique est de droite. Et il a enfin obtenu. Et en attendant, il a essayé, comme d'habitude, au lieu d'apaiser les choses, ce qui serait son rôle en tant que président de la République, d'être un arbitre. Il a cherché à faire, comme d'habitude, c'est-à-dire diviser ses adversaires, ses opposants. Donc ça n'a pas marché. Nous sommes unis et déterminés pour toujours proposer... — Ça n'a pas marché. Enfin, pardon, ça n'a pas marché. Mais M. Barnier est donc Premier ministre. — Je observe une chose. M. Souillet, excusez-moi. J'observe une chose. C'est que si véritablement M.

Barnier, comme il le dit, respectait le Parlement, il aurait déjà convoqué, comme l'a demandé Mme Yaël Brun-Pivet, une session extraordinaire. Or, que lit-on dans la presse, notamment dans Le Parisien hier ? Que ni l'Élysée, ni Matignon, ni le Sénat n'ont très envie de demander aux députés de venir siéger. Eh bien vous voyez, finalement, c'est la continuité de ce déni de démocratie qu'on observe depuis les législatives.

6:22
Présentateur

— Il essaie de monter son gouvernement. Vous êtes l'un de ses soutiens, Vincent Jambrun. Alors j'ai plein de questions assez précises sur ce que vous souhaitez. D'abord, est-ce que vous souhaitez qu'il y ait des ténors de votre parti, des Républicains, qui soient dans ce gouvernement ? — La condition qu'on y a mise, parce que le sujet, c'est moins le casting que la feuille de route pour redresser la France, c'est que les grandes propositions du pacte législatif qui ont été travaillées avec les députés de la droite républicaine cet été soient au cœur de la vision et du projet de Michel Barnier.

C'est-à-dire que si on est tous d'accord sur la ligne de fond, sur la vision vers laquelle on veut porter le pays, à ce moment-là, oui, on souhaite qu'il y ait des ténors de notre famille politique qui puissent y aller. Je pense qu'il faut des ténors, il faut des nouveaux visages, mais il faut aussi des personnalités de la société civile. Je pense qu'il faut un gouvernement qui soit à l'image de ce qu'attendent les Français, de l'expérience. Michel Barnier l'a dit, je pense qu'il faut envoyer un symbole à tous les électeurs, parce qu'il faut parler à tous les Français.

Ça veut dire qu'il faut être capable d'entendre les 11 millions de Français qui ont choisi de voter pour le Rassemblement national parce qu'ils veulent plus de sécurité, plus de protection à nos frontières. Ça ne veut pas dire prendre les solutions du Rassemblement national. Si les Français les avaient voulu, c'est la majoritaire. Mais ça veut dire entendre ce besoin. Ça veut dire entendre un besoin... Mais entendre, ça veut dire quoi ? Ça veut dire avoir aussi des nominations qui peuvent parler à l'électorat du Rassemblement national ? On a dans notre famille politique des personnes qui feraient d'excellents ministres de l'Intérieur. On a des profits de la société civile.

Je pense à Thibaut de Montbréal, par exemple, qui est une personnalité qui parle sur ces sujets-là et qui est respectée, qui est surtout très connue sur les sujets de sécurité, de protection civile. On a des personnalités... Et réputée très à droite. Et réputée à droite, mais c'est quelqu'un qui va vous inviter sur vos plateaux parce qu'il est respecté et respectable. On a des personnalités sur d'autres sujets. Je pense à mon collègue Philippe Juvin sur les questions de santé qui est particulièrement impliquée. On a des personnalités... Vous êtes déjà en train de... Non, mais je suis ravi. Moi, ça va très bien. Mais vous êtes en train de cocher un certain nombre de noms.

Je dis qu'on a des personnalités qui seraient de nature à la fois à faire plaisir à la droite...

8:19
Invité

Rassurer le Rassemblement national.

8:20
Présentateur

...qui sont de notre famille politique, mais aussi non, parce que sur les sujets de santé, je crois que quelqu'un comme Philippe Juvin... C'est exactement ce que vous faites. ...il rassure beaucoup et bien au-delà du camp de la droite.

8:29
Invité

Alors, Philippe Juvin qui était une des personnes les plus opposées au droit de mourir dans la dignité. Donc on voit bien les compétences.

8:34
Présentateur

Est-ce que ce qui est dit là, Laurent Jacoboli, par Vincent Jean-Brun, vous rassure jusque-là ? Les noms qui sont donnés...

8:41
Laurent Jacobelli

Non, mais je ne vais pas jouer au concours du casting. Simplement, moi, ce qui me rassure, pour reprendre vos termes, c'est que nous avons demandé à ce que les 11 millions d'électeurs qui ont voté pour nous soient respectés par le nouveau Premier ministre. Il se trouve que M. Barnier a prononcé des paroles qui prenaient acte du fait que nous soyons le premier groupe à l'Assemblée nationale. On en déplaise à certaines sur ce plateau. Et que nos électeurs... La première coalition, c'est nous. Et que nos électeurs nous avaient donné une feuille de route. Vous auriez une majorité ? Nous avons donc noté cela. Tant qu'il y a du respect, il y aura évidemment une étude des dossiers.

Mais je le répète, nous ne transigerons pas. Nous ne sommes pas une force d'appoint du gouvernement. Nous sommes une force d'opposition. Et la première force d'alternance à la Macronie, nous n'oublions pas cela. Une fois encore, ça se passe à l'Assemblée nationale. Ça ne se passe pas dans la rue. Ça se passe dans la réalité, pas dans le fantasme de certains qui croient avoir gagné.

9:32
Invité

Ça se passe dans les coups de téléphone avec Mme Le Pen, M. Solaire.

9:35
Laurent Jacobelli

Nous, nous n'allons pas tout casser. Nous n'allons pas crier, nous n'allons pas hurler, nous n'allons pas brandir de drapeaux palestiniens. Nous n'allons pas casser les fauteuils. Nous allons être sérieux parce que la France a besoin de sérieux.

9:47
Présentateur

Sophie Taipollian, qu'est-ce que vous venez de dire ?

9:49
Invité

Je demandais à mon collègue s'il allait continuer à proférer des propos racistes dans l'hémicycle, comme ça a été le cas. C'est-à-dire que vous ne pouvez pas...

9:55
Laurent Jacobelli

Vous vivez dans quel monde ? Vous vous êtes pris un monde parallèle où les gens vous aimaient, où les gens votaient pour vous. Non, non, mais pardonnez-moi, monsieur, mais... Vous avez défilé hier, madame, il n'y avait pas un drapeau français, il n'y avait que des drapeaux palestiniens, vous êtes monomaniacs.

10:05
Invité

C'est ça, l'ordre, hein ? Vous êtes monomaniacs, allez-y, allez-y, allez-y.

10:08
Laurent Jacobelli

Vous ne servez à rien, s'il vous plaît, Laurent Jacoboli. Vous ne servez à rien.

10:12
Invité

Vous m'interrompez, vous ne savez pas... Écoutez...

10:15
Laurent Jacobelli

Vous m'avez interrompu, vous aussi.

10:16
Invité

Mais écoutez, en réalité, ce que vous dites, c'est que vous décrivez le Rassemblement National comme une grande force bien sage. Mais on a vu, quand on a fait un petit peu une recherche dans vos candidats députés, qu'il y en avait bon nombre qui étaient des quasi-nazis revendiqués, que certains de vos collègues ont proféré des propos racistes dans l'hémicycle. Donc, ne vous drapez pas dans la sagesse que vous n'avez pas. Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle, monsieur, c'est la raison que l'antisémitisme chez vous est consubstantiel à votre famille politique. Donc, euh...

10:49
Laurent Jacobelli

Personne ne vous croit.

10:51
Invité

Mais vous êtes enfermé dans un monde parallèle, madame. Vous savez, tous les gens qui connaissent l'histoire me croient. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'on assiste là, vous le voyez dans ce dialogue fort sympathique, à une forme de... On se met un petit peu d'accord pour essayer de faire en sorte de continuer la politique qui est mise en œuvre. Et pour certains, de craviller. La politique, je veux qu'on parle des dossiers.

11:09
Présentateur

Je veux qu'on parle des dossiers, justement.

11:10
Invité

Et pour certains, de grappiller davantage sur leur thème que son immigration. Bon, on est dans la continuité, puisque le précédent gouvernement sur la loi immigration était déjà dans cette ligne-là, de rechercher l'accord du Rassemblement National et des députés Les Républicains, dont certains ont l'a vu, qui étaient tellement proches du RN qu'ils sont passés avec eux.

11:27
Présentateur

Les dossiers, et notamment le budget, alors que Richard Amos vient nous rejoindre. Bonjour à vous, député Modem du Loiret. Est-ce qu'il va falloir, Vincent Jambrun, pour poser les choses, augmenter les impôts ? C'est une ligne rouge pour nous. On a été très clair. La droite républicaine a posé cette condition comme une ligne rouge, avant même qu'on sache que ça pouvait être Michel Barnier, le Premier ministre, en disant qu'on ne peut pas supporter dans notre pays une augmentation des impôts. Ça ne veut pas dire, d'ailleurs, qu'on est opposé à des mouvements sur la fiscalité, la répartition, l'assiette, comment ça fonctionne.

Ah, ça veut dire que certains pourraient payer moins, d'autres payer plus ? Ce que je veux dire, c'est qu'on n'est pas encore sur ce niveau-là, mais on a une ligne rouge. Les impôts sont déjà beaucoup, beaucoup, beaucoup trop élevés dans notre pays. Ils pèsent beaucoup trop sur la production, beaucoup trop sur les entreprises, donc sur les salaires, sur les artisans. Michel Barnier a parlé de justice fiscale ce week-end. Justice fiscale, ça veut bien dire ça. Ça veut dire que certains, peut-être, devront payer moins et d'autres payer plus. Ça veut dire que la ligne rouge, elle est simple, elle est au global dans notre pays.

On ne peut pas demander plus d'impôts aux Français qui payent déjà énormément et ça étouffe notre économie. Richard Ramos est en train d'en perdre ses lunettes.

12:30
Invité

Non, non, non, non, du tout. Moi, deux choses. La première, je l'ai dit, c'est à la fois erreur et mensonge. Moi, je pense que c'est une erreur du président de la République, et je le dis très tranquillement, d'avoir mis finalement un LR Premier ministre, puisque les LR ont été les seuls à ne pas être dans l'arc républicain, quasiment à part à quelques poches dans certains territoires, mais globalement, ils n'étaient pas dans l'arc républicain. Donc, j'ai dit que c'était une erreur et que le barisande, finalement...

12:57
Présentateur

Dans l'arc républicain, c'était le front républicain face au rassemblement national. Le front républicain, exactement. C'est ce que vous voulez dire.

13:01
Invité

Et nous, et les consignes qui avaient été données globalement par les LR, c'était de ne pas y aller. Et donc, c'est comme ça que moi, il a fait quatre chez moi, et au deuxième tour, il n'a pas dit, on va battre le rassemblement national et on va appeler à voter pour vous. Que nenni ! Il m'a répondu, le national m'a dit qu'il ne fallait pas vous soutenir. Donc, ça veut dire qu'on a nommé quelqu'un qui est les LR. Là, on a l'impression que les LR, ils font comme si ce n'était pas leur homme qui était Premier ministre. Il est LR. Donc, c'est aujourd'hui, vous êtes les LR à la manœuvre dans le gouvernement. Donc, déjà, c'est très surprenant. Et après, il y a un mensonge de gauche.

13:34
Présentateur

Mais vous pourriez en être, Richard Ramos. Pardon, on est en train d'essayer de construire un gouvernement. J'ai bien entendu ce que disait François Bayrou ce week-end, qui disait « Je soutiendrai Michel Barnier ».

13:43
Invité

Alors, je l'ai dit, mais il n'y a aucun problème. Moi, j'ai dit que M. Barnier, à titre personnel, il avait toute mon estime. On est quand même des hommes et des femmes politiques. Et on est issus du scrutin qui a eu lieu. J'ai dit que c'était une erreur politique. Quant à M. Barnier, je trouve qu'il a le profil pour essayer de trouver un arc. Et cet arc-là, il est avec le Rassemblement national. Moi, je pense que celui qui aurait été l'équilibre de l'Assemblée nationale, c'était M. Cazeneuve. Je l'ai dit et je le répète. Ou François Bayrou. Malheureusement, et c'est là où il y a un mensonge également, c'est que la gauche, une partie des socialistes, ont fait en sorte que M.

Cazeneuve n'y soit pas. Et pourquoi ? Parce qu'une partie de la gauche est tenue...

14:19
Présentateur

Pardon, j'ai pas envie de refaire ça parce que...

14:21
Invité

Ça fait 10 jours que vous faites ça.

14:23
Présentateur

Mais non, mais c'est pas ça. Effectivement, ça fait 10 jours qu'on dit où est Bernard Cazeneuve ou où est Bernard Cazeneuve. Bernard Cazeneuve, il n'est pas premier ministre. C'est Michel Barnier, on a essayé d'avancer un peu.

14:29
Invité

Bernard Cazeneuve, c'était un épreuve de fumée. C'est tout aujourd'hui. C'est juste expliquer pourquoi je dis que ce gouvernement-là, moi qui suis dans l'alimentation, c'est une DLC courte, une date limite de consommation courte, c'est qu'il ne correspond pas au vote qu'il y a eu dans l'hémicycle. Et en plus, je le dis, effectivement, ce basculement à droite fait qu'aujourd'hui, c'est le Rassemblement National qui décidera demain de faire tomber ou pas le gouvernement. Et donc, ça veut dire que le positionnement choisi, le positionnement choisi nous met dans les mains du Rassemblement National.

15:03
Présentateur

Attendez, Laurent Jacobili, ce que vient de dire Vincent Jambrin pendant que Richard Ramos parlait est intéressant aussi. C'est-à-dire que Richard Ramos dit que le gouvernement est entre les mains du RN, en tout cas sous la pression du RN. Vincent Jambrin dit à condition que le RN, à un moment donné, pour nous faire tomber, s'allie avec la gauche, avec la France Insoumise. Ça, c'est possible ?

15:19
Laurent Jacobelli

Non, il n'y aura jamais d'alliance avec la France Insoumise, puisque la première victoire, quand même, dans cette période un peu tourmentée, c'est le fait que nous ayons évité un gouvernement de gauche et d'ultra-gauche.

15:27
Présentateur

On a pour censurer le gouvernement, vous serez obligés.

15:29
Laurent Jacobelli

Avec une gauche devenue fascisante aujourd'hui. Et donc, on a évité le pire à la France. Mais maintenant, clairement, s'il faut voter une motion de censure, si vous voulez voter une motion, si nous voulons voter une motion de censure, peu importe qui d'autre la vote, ce n'est pas une alliance, ce n'est pas un programme commun. C'est simplement dire qu'on a un Premier ministre qui ne fonctionne plus.

15:48
Présentateur

Pardon, mais là-dessus, je ne suis pas très clair.

15:49
Laurent Jacobelli

Je suis très clair.

15:50
Présentateur

La LFI, on dit que jamais ils ne voteraient une motion de censure venant du RN. Le seul moyen qu'il y ait la censure au global, c'est qu'il y ait une motion de censure LFI qui soit votée par vous. C'est la différence entre le sectarisme et le pragmatisme.

16:02
Laurent Jacobelli

Donc, vous pourriez voter.

16:04
Invité

Donc, les LR vont essayer de plaire au RN par des mesures que les Français ont rejeté.

16:11
Laurent Jacobelli

Si M. Barnier franchit des lignes rouges, notre devoir sera de faire respecter le mandat que nous ont donné nos électeurs. Et nous le ferons par les moyens institutionnels qui sont les nôtres. Ce n'est pas une menace, c'est un outil démocratique. Mais s'il ne franchit pas ses limites, il n'y a aucune raison que nous le fassions.

16:29
Présentateur

Clairement, Michel Barnier l'autre jour, il est sous la surveillance, oui, mais sous la surveillance des Français. Pas de la LFI, pas du NFP, pas du RN. Pas des députés, puisqu'il refuse de les convoquer. Il est sous la surveillance des Français par leur représentation parlementaire. Et, pardon, je préfère qu'ils viennent devant l'Assemblée nationale en ayant un gouvernement constitué, avec justement, on l'espère, les symboles qui permettront de dire aux Français « On a entendu vos messages, besoin d'autorité, besoin d'ordre dans les comptes, et aussi besoin de plus de justice. » Guillaume Tabard, je vous laisse votre conclusion. Et je reviens à ce qu'on disait au début.

Avec la volonté, visiblement, d'aller vite, d'avoir un gouvernement assez rapide, en tout cas les grands portefeuilles. Au vu de ce qu'on vient de voir sur ce plateau, est-ce que ça vous semble possible ?

17:07
Invité

Non, clairement, il faudra du temps pour Michel Barnier pour composer son gouvernement. Ce que l'on peut comprendre, c'est qu'effectivement, il n'y aura pas de personnalité de gauche, en tout cas, de gens qui ont accepté le cartel électoral du nouveau Front populaire dans le gouvernement. Il n'y aura évidemment pas non plus de ministre du Rassemblement national, contrairement à l'idée qui circule. Parce qu'il faut encore ne pas censurer, ça n'est pas soutenir, et c'est encore moins participer. On voit bien que la question de la participation, elle se pose pour LR, mais pas pour d'autres.

En tout cas, l'enjeu de Michel Barnier, qui va vouloir montrer qu'il a un gouvernement un peu ouvert, c'est d'arriver, je pense, à trouver trois tiers. Il y aura, à mon avis, un tiers de membres de l'ancienne majorité, puisque l'ancienne majorité fait quand même 166 députés à l'Assemblée. – Donc le corps d'Emmanuel Macron. – Ils ont perdu l'église, mais ils sont quand même une alliance qui pèse au sein de l'Assemblée. Et au sein de ces sortants de la majorité, il faudra voir aussi quels sont les ministres sortants qui vont vouloir rester. Est-ce qu'un général Darmanin va rester au gouvernement ? Si oui, est-ce que c'est en restant à l'intérieur ou pas ?

Il y a toutes ces questions qui sont ouvertes. Ensuite, on voit bien que LR, qui au départ était dans une ligne, d'abord, on laisse faire, mais on n'intervient pas. On n'empêche juste pas. On est passé à « on permet que ce soit Michel Barnier » et « on a un a priori bienveillant envers lui », à « on discute même du projet » et on voit bien qu'on est maintenant dans une logique de coalition gouvernementale. – Il est LR, M. Barnier. Il est LR. C'est complètement fou. – Et précisément, il n'y avait pas… – On est en train de regarder si il est LR comme eux. – Dernier tiers, pour conclure, pour conclure.

– Pour que le gouvernement n'apparaisse pas uniquement comme un gouvernement ensemble LR, et Modem et Horizon, on voit bien que Michel Barnier va se tenter de trouver des personnalités un peu hors cadre politique ou hors engagement partisan pour montrer que son gouvernement est pluraliste. Mais en tout cas, c'est un gouvernement clairement de centre droit.

18:59
Présentateur

– On arrive à la fin. Merci beaucoup à tous les cinq d'avoir débattu ce matin en plateau. On verra quand et qui entrera au gouvernement, le premier gouvernement de Michel Barnier. On se retrouve. – Sous-titrage Société Radio-Canada –

19:17
Locuteur

– Sous-titrage Société Radio-Canada – – Sous-titrage Société Radio-Canada