Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewJordan Bardella (sur YouTube)· 3 mai 2025 43 minAutoproduit

Discours de Jordan Bardella - Meeting du 1er mai à Narbonne !

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:05
Présentateur

Merci à tous, merci mes amis, mes chers compatriotes, ma chère Marine Le Pen, mon cher Louis Alliot, Monsieur le député, mon cher Frédéric, merci d'être là, merci d'être rassemblés si nombreux, ici, à Narbonne, pour célébrer le 1er mai. Le 1er mai, mes amis, est cette date singulière où nous nous inclinons devant le travail comme valeur, ce jour où nous rendons hommage à l'effort, au mérite et au courage des millions de travailleurs français.

Le 1er mai est ce jour où nous honorons les générations de femmes et d'hommes qui ont édifié avec une force et un génie sans égale la plus grande et la plus belle nation du monde que nous aimons la France plus que tout, parce que nous aimons ses régions et ses terroirs. Nous avons choisi de nous donner rendez-vous dans cette belle terre de l'Aude, Ici même, ou lors des dernières élections législatives, les Français ont choisi d'écrire l'histoire en faisant élire des députés RN dans les trois circonscriptions du département. Et je veux ici les saluer, Frédéric Falcon, Christophe Barthès et bien sûr Julien Rancoule.

Alors mes amis, nous avons choisi l'Aude, mais nous avons surtout choisi Narbonne pour célébrer le 1er mai. Tout ici, autour de nous, y est chargé de valeurs et d'histoires. Narbonne est la plus ancienne colonie romaine en Gaule. C'est ici que les Romains ont construit des routes que nous empruntons encore, prouvant que le travail façonne la nation autant qu'il la rend plus habitable pour les générations futures. Narbonne, c'est aussi nos racines chrétiennes et européennes profondément ancrées dans le paysage. Ici, autour de nous, les clochers se dressent entre les vignes et les collines.

Les abbayes veillent sur les plaines et le souffle des prières anciennes semble flotter encore entre les cyprès et jusqu'au littoral. Pour le dire plus simplement, mes amis, Narbonne est un reflet de l'âme de la France. En voyant cette ville, on comprend comment Charles Trenet, l'enfant de Narbonne, a pu chanter avec tendresse cette douce France. Cher pays de son enfrance que tant de Français gardent encore et toujours dans le cœur. Oui, mes amis, la France que nous aimons est douce, la France que nous aimons est grande, est belle, et reste surtout, et malgré les tempêtes, ce pays a nul autre pareil.

À l'heure des grands bouleversements, mes amis qui rendent le monde méconnaissable, l'identité de la France est un repère, c'est un socle, c'est un point de ralliement qui n'a eu de cesse de part le temps que d'unir les Français entre eux. Cette identité française forme l'histoire, les valeurs, de chacune et de chacun d'entre vous. Alors soyez-en fiers, toujours, et ne baissez jamais les yeux devant ceux qui aimeraient la réécrire, la remplacer, ou bien purement et simplement la faire disparaître. Avant le 1er mai et la fête du travail, nous célébrons d'abord les avancées sociales conquises de haute lutte par le peuple de France au cours de son histoire récente.

C'est par la lutte, par l'engagement, que la sécurité sociale, la journée de travail à 8 heures, les libertés syndicales ou encore les congés payés ont été obtenus et gravés dans le marbre de notre modèle social. Depuis plusieurs années, et plus depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, la marche du progrès social s'est incontestablement arrêtée. Les grandes conquêtes d'hier, les droits autrefois arrachés par la lutte, sont désormais fragilisés par des réformes technocratiques et injustes.

Et pendant ce temps, mes amis, la France qui travaille a le sentiment d'être sacrifiée, de crouler sous les impôts, de crouler sous les charges, de crouler sous les normes, de porter seule sur ses épaules l'effort de la société tout entière. Le 1er mai ne doit plus être uniquement, mes amis, la célébration des acquis passés. Nous entendons qu'ils redeviennent la fête des nouvelles conquêtes sociales. Pendant que la gauche revendique le droit à la paresse, alors que la droite s'est dissoute dans le macronisme qui a mis l'économie à l'arrêt, le Rassemblement national, soyez-en fiers, devient chaque jour un peu plus dans le cœur des Français, le parti de la France du travail.

Le parti de la France qui se lève tôt, le parti de la France qui se couche tard, le parti de la France qui ne compte ni ses heures, ni ses efforts, qui œuvrent, qui travaillent, qui bossent en silence et sans jamais se plaindre. Notre France, mes chers amis, c'est la France des artisans, des agriculteurs, des soignants, des ouvriers, des salariés, des policiers. Mais c'est aussi la France des chefs d'entreprise, des commerçants, des indépendants, de tous ceux qui prennent des risques, qui innovent et qui créent de la richesse dans ce pays. Notre France, c'est la France du mérite, c'est la France du courage, c'est la France du devoir.

Notre France, c'est celle que tant de gouvernements successifs ont ignoré ou méprisé. Notre France, c'est celle qui a l'injuste sentiment de reverser l'intégralité de ce qu'elle a gagné par son travail à un État de plus en plus intrusif et de moins en moins protecteur. Cette France, là, mes chers compatriotes, ne supporte plus de faire toujours plus et de recevoir toujours moins. Alors, elle demande justice, elle demande reconnaissance et elle demande par-dessus tout à ce que l'effort paye enfin. Avec notre proposition d'augmenter les salaires de 10% sans charge pour les entreprises, nous voulons permettre au travail d'être mieux rémunérés.

Avec notre ambition de pérenniser le principe des heures supplémentaires défiscalisées, nous voulons rendre justice à l'effort. Avec notre volonté de remettre de l'ordre dans les comptes de l'État, d'en finir avec les gaspillages d'argent public, nous voulons baisser la fiscalité punitive pour vous rendre et pour rendre au peuple français les fruits de son travail. Avec l'instauration de la priorité nationale, nous voulons que la solidarité à l'égard des plus fragiles, permise par le travail de chacun et de chacune, redevienne réellement nationale. Ainsi, nous assumons et nous le ferons de vouloir réserver les aides sociales aux citoyens de nationalité française.

En s'attaquant aux règles injustes du marché européen de l'électricité, nous voulons également faire baisser les factures d'énergie pour les Français comme pour nos valeureuses entreprises. Car, mes amis, que vaut une politique de justice sociale si elle laisse les Français au bord de l'asphyxie énergétique ? Que vaut un salaire plus élevé si chaque hiver, la peur de la facture d'énergie vient éteindre toute espérance ? L'énergie n'est pas un luxe, elle est la condition de la dignité, de la compétitivité et de la souveraineté du peuple français.

Avec la motion de censure votée il y a quelques mois, nous avons obtenu au bénéfice de 80% des ménages français une baisse de 15% des tarifs de l'électricité. J'y vois la preuve concrète de notre influence au service des Français et qu'il me soit permis ici solennellement de remercier tous les députés du Rassemblement national et de ses alliés de l'UDR pour cette victoire décisive. Mais il faudra aller plus loin, mes amis. L'enjeu est immense. Il s'agit de rendre à la France son or énergétique, son avantage historique, son indépendance, celle permise par son parc nucléaire.

C'est par une électricité abondante, fiable et bon marché que nous pourrons reconstruire notre industrie, recréer des emplois rémunérateurs, redonner vie à nos territoires oubliés. Le nucléaire est la sève de la réindustrialisation, la clé de la prospérité française. Tant que nous resterons enchaînés aux règles folles du marché européen de l'électricité, ce potentiel restera bridé. Pire encore, notre pays continuera à subir les destructions d'emplois.

Je veux dire ici devant vous ma solidarité avec les 600 salariés licenciés du métallurgiste ArcelorMittal, victime à la fois de la déloyauté d'un grand groupe qui n'a pas respecté ses obligations morales, mais victime aussi d'une flambée des prix de l'énergie qui, en silence, chaque jour un peu plus, laminent nos industries. Voilà les faits concrets, dévastateurs, d'une énergie trop chère. Notre pays se vide de ses forces productives. Des territoires se mettent à vivre au ralenti. Des familles perdent leurs moyens de subsistance. Des millions de Français modestes sont contraints à des choix indignes, renonçant à se chauffer ou renonçant à se déplacer.

L'énergie, c'est le sang de notre économie, comme l'a très justement rappelé Marine au cours de la campagne présidentielle. Si nous ne voulons plus vivre ces situations qui crèvent le cœur, il faut agir vite et maintenant pour la souveraineté énergétique de la France. Pour renouer avec la croissance, et c'est notre projet, pour renouer avec des salaires dignes et recréer de l'emploi, notre pays doit aussi devenir un paradis pour ceux qui entreprennent, qui prennent des risques, qui s'engagent et qui font le choix de produire. Dans ce département agricole de l'Aude, frappé par les crises, je veux en profiter pour redire mon soutien total à nos agriculteurs.

Disons-le fièrement, mes amis, nous aimons nos agriculteurs. Nous aimons la belle agriculture française. Nous aimons ses produits. Et nous considérons avec beaucoup de fierté et parfois un peu de chauvinisme qu'ils sont les meilleurs au monde. Sans agriculteurs français, il n'y a pas de souveraineté alimentaire possible. Il est inacceptable pour nous, patriotes, que la France dépende demain de puissances étrangères pour le besoin le plus élémentaire qu'est celui de nourrir sa population. Alors nous avons besoin d'une agriculture forte, productive, protégée de la concurrence déloyale, protégée de l'écologie punitive.

Nous avons besoin de protéger nos agriculteurs contre les militants de l'éco-terrorisme, contre ceux qui ternissent leur image, qui s'introduisent dans leur ferme ou piétinent les champs de nos agriculteurs. Car lorsqu'un militant d'extrême-gauche s'introduit illégalement dans une ferme, lorsqu'il détruit une culture, sabote un élevage, vandalise des équipements, ce n'est pas seulement une propriété qui l'attaque, c'est un pan entier de la souveraineté de notre nation. C'est pourquoi toute intrusion malveillante dans une exploitation, tout acte de sabotage contre une activité agricole doit être traité pour ce qui l'est, une atteinte gravissime à l'intérêt de la nation.

Et la justice doit répondre à chaque fois, avec une fermeté exemplaire, en qualifiant ces actes pour ceux qu'ils sont, des actes de terreur contre ceux qui nourrissent notre peuple et notre nation. Au Parlement européen, nous avons demandé la suspension, vous le savez, nous nous sommes beaucoup mobilisés sur ce sujet pendant la campagne européenne, la suspension du Pacte Vert, autrement connu sous le nom de Green Deal. Le Pacte Vert, ce sont toutes ces contraintes, inspirées de l'écologie punitive, qui persécutent nos agriculteurs et réduisent leur travail à néant.

Si malgré nos pressions et notre action, le Pacte Vert n'était pas suspendu, alors nous en faisons la promesse à nos agriculteurs. C'est à la tête de l'État, demain, que nous mettrons fin à cette absurdité, à cette logique de décroissance qui pousse la France et l'Europe à réduire leur rendement tout en important des denrées alimentaires venues du bout du monde. Je me pose une question simple. Comment nos dirigeants peuvent-ils encore oser regarder un agriculteur dans les yeux, lui promettre soutien, reconnaissance ?

À Paris, tout en le condamnant à Bruxelles à affronter une concurrence déloyale, venu de pays qui ne respectent ni nos normes, ni nos exigences sanitaires, et bien sûr, ni nos règles sociales. Nous, nous ferons l'inverse. Nous garantirons à nos producteurs un revenu digne et stable à la hauteur de leur travail. Et parce qu'un pays digne de ce nom soutient d'abord les siens, nous instaurerons une véritable priorité nationale dans les marchés publics. Dans les cantines scolaires, nos enfants mangeront français. Pas par chauvinisme, mais par cohérence.

Parce qu'acheter français, c'est défendre nos terroirs, c'est défendre notre économie, c'est défendre notre santé, et c'est encore une fois défendre la souveraineté de la France et des Français. Protéger le travail, c'est aussi préserver pour chaque Française et pour chaque Français le droit de circuler librement sur les routes de France. En la matière, chaque jour apporte son lot de persécutions. Dernière folie en date, l'Union européenne d'Ursula von der Leyen veut instaurer un contrôle technique obligatoire tous les ans pour les véhicules de plus de 10 ans.

Plus de 22 millions d'automobilistes, soit 50% du parc automobile français, seraient alors concernés par une telle mesure qui pèsera lourd sur votre pouvoir d'achat. Et tenez-vous bien, ce n'est pas l'unique folie que nous prépare Bruxelles. Avec une nouvelle taxe sur le CO2 prévue à l'horizon 2026, l'Union européenne s'apprête à engager une nouvelle saignée fiscale contre les automobilistes. Si rien n'est fait, si la France ne la dénonce pas avec force, alors cette nouvelle réglementation venue de la bureaucratie de Bruxelles fera flamber le prix des carburants d'environ, d'après les études, 600 euros supplémentaires par an et par foyer.

Les automobilistes, nous le dénonçons depuis très longtemps, sont devenus les boucs émissaires d'une idéologie verte qui méprise la réalité quotidienne des millions de nos compatriotes qui n'ont d'autre choix que d'utiliser leur voiture pour se rendre au travail ou pour aller voir leur famille le week-end. Qu'il s'agisse des zones à faibles émissions que nous combattons en ce moment même à l'Assemblée nationale, des hausses de carburant, des contrôles techniques toujours plus fréquents ou simplement de cette taxation massive, tout est fait pour culpabiliser, punir et restreindre. Alors, nous le disons clairement, mes amis, il est temps d'en finir avec cette écologie de la sanction.

La liberté de se déplacer, surtout dans nos zones rurales et périurbaines, est une condition essentielle de la dignité et de l'égalité de tous les Français. Les Français au volant ne sont pas des délinquants et je veux leur redire que le Rassemblement national se tiendra toujours aux côtés des millions d'automobilistes français en combattant ces textes absurdes qu'une majorité d'entre nous rejettent. Enfin, mes amis, je me dois d'évoquer l'autre grande régression sociale qui mine chaque jour davantage notre nation. La régression d'un droit qui devrait être la première des libertés pour chacun et pour chacune d'entre vous. Ce droit, cette liberté, c'est votre sécurité.

L'actualité nous rappelle combien il est urgent d'agir pour protéger le peuple français d'un ensauvagement d'atmosphère qui n'épargne plus aucun territoire, plus aucune ville, plus aucun village. Les faits divers s'accumulent et laissent derrière eux des vies brisées, des familles endeuillées, des parents qui vivent l'angoisse d'imaginer leur enfant se trouver au mauvais endroit, le mauvais jour, au mauvais moment. Les lieux censés incarner l'autorité de l'État sont devenus des cibles, comme nous l'ont montré ces nouvelles attaques inacceptables contre nos prisons et contre nos agents pénitentiaires ces derniers jours.

Nous n'oublions pas qu'il y a un an, en mai 2024, deux d'entre eux, Arnaud Garcia et Fabrice Moello, sont tombés froidement assassinés lors d'une mission de transfert à un quart-ville. Leur mémoire nous oblige, leur engagement nous honore et je veux ici leur rendre hommage. Des villes autrefois paisibles basculent à leur tour dans l'horreur. Le drame qui s'est produit à la grand comble dans une petite mosquée de cette commune du Gard en est le dernier exemple dramatique. Trop de familles connaissent la souffrance d'une agression, le drame terrible de la perte d'un proche. Cette situation n'a rien de normal et jamais aucun français, jamais personne ne devrait s'y habituer.

Alors là encore au pouvoir, nous ferons absolument tout ce qui nous est possible pour rétablir l'autorité de l'État. Nos seuls mots d'ordre seront la tolérance zéro, la fermeté à l'égard des criminels et bien sûr le soutien indéfectible à nos forces de l'ordre. Contrairement à certains, nous n'aurons jamais aucune espèce de compréhension pour ceux qui agressent, pour ceux qui volent les honnêtes citoyens. Il n'y a aucune excuse à ces comportements, aucune justification qui tienne. Dès le premier acte de délinquance, nous souhaitons que la sanction tombe comme un coup près.

Nous généraliserons les centres éducatifs fermés comme cela existe aux Pays-Bas avec des succès remarquables contre la récidive. Nous procéderons à l'expulsion systématique systématique des délinquants et des criminels étrangers. Nous rétablirons les frontières nationales dans leurs fonctions protectrices. La justice sera remise à l'endroit, à sa place d'une institution qui doit punir le délinquant et protéger l'honnête citoyen. Plus un seul Français, plus une seule française ne devra craindre pour sa sécurité, quelle que soit sa religion, sa couleur de peau, sa profession. Et je dis bien, personne ne devra craindre pour sa sécurité.

Mesdames, Messieurs, toutes ces nouvelles conquêtes sociales, toutes ces libertés restaurées, ces réformes de bon sens que je viens d'évoquer n'ont qu'une seule ambition, remettre la France sur le chemin de la croissance, de la puissance, de la sérénité, du bonheur et par-dessus tout de la sécurité. La France, notre France, a été grande lorsqu'elle a été juste. Notre France a été prospère lorsqu'elle a été libre. Notre France a été invincible lorsqu'elle a cru en elle-même. Je nous appelle à renouer avec cet optimisme car si nous ne le faisons pas nous, patriotes, alors personne ne le fera jamais à notre place.

Ni ceux qui courbent les Chines devant Bruxelles, ni ceux qui pactisent avec le déclin, ni ceux qui renoncent face aux politiquement corrects. La France mérite une ambition à la hauteur de son histoire. Et je crois pouvoir vous dire que cette ambition, c'est aujourd'hui le Rassemblement National qui la porte. Un petit décalage entre le côté gauche et le côté droit de la salle. Depuis des décennies, la France se meurt des petits arrangements entre amis, des jeux d'appareils, de ces fronts républicains absurdes et injustes, des plans de communication creux, des promesses jetées à la va-vite sur les plateaux de télé. Qui peut encore accepter ce théâtre politique sans conviction ni courage ?

Qui peut encore tolérer que ceux qui tiennent le destin de la nation entre leurs mains pensent d'abord à rester en place au lieu de se dévouer corps et âme au peuple français ? Quelle image offrent nos dirigeants quand ils cèdent face à toutes les humiliations que subit notre pays ? Quand l'Algérie refuse de reprendre ses ressortissants ? Quand l'Algérie pratique chantage et intimidation à notre égard, le gouvernement français se couche et ne dit rien. Donc passer la fameuse riposte graduée promise par le ministre de l'Intérieur de façon martiale sur les plateaux de télévision, sans doute pour espérer gagner du temps, encore une promesse non tenue.

Je veux le dire ici, la place de la France n'est ni sur le banc des accusés ni dans le box des impuissants. A la tête de l'État, nous engagerons un rapport de force diplomatique avec le régime algérien. Nous couperons, nous couperons, mes amis, deux robinets, celui de l'immigration et celui des subventions. Un centime d'argent du contribuable français. Pas un euro d'aide publique ne doit aller à un régime qui a fait de la détestation de la France à raison d'être. Ce sera délivré aux ressortissants algériens. Et nous supprimerons ce scandaleux visa pour soins unique au monde qui permet à des ressortissants étrangers de venir se faire soigner en France à vos frais.

Croyez-moi, mes amis, le monde entier regarde la France céder sur à peu près tout. Tout accepter, tout tolérer, tout excuser. et ne croyez pas qu'ils ne chercheront pas demain à profiter de cette faiblesse. La France, parce qu'elle est la France, n'est elle-même qu'au premier rang. Elle mérite, la France, tellement mieux que des dirigeants qui ont renoncé à défendre ses intérêts et à protéger son peuple. À tous les Français, à tous les Français qui veulent vivre de leur travail mais qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. À tous les Français qui ne demandent rien d'autre que du respect et de la dignité. Aux citoyens désespérés par l'image que donne chaque jour notre pays.

Je veux leur dire le Rassemblement National est votre espoir. Le Rassemblement National est votre vote. Le Rassemblement National est le moyen de changer les choses. l'ordre, l'ordre, le respect, la prospérité. Voilà le chemin que nous proposons avec Marine, avec le Rassemblement National à la France et aux Français. Comme Marine, mes amis, je ne peux finir ce discours sans évoquer ce qui sera peut-être le prochain rendez-vous électoral de la nation s'il n'y a pas de nouvelles législatives des élections municipales de mars 2026. En 2024, le Rassemblement National, grâce à vous, a battu tous les records.

Aux élections européennes, où il est devenu la première délégation du Parlement européen, aux élections législatives, où il est devenu le premier groupe de l'Assemblée Nationale, il n'a, dans son histoire, jamais compté autant d'adhérents, d'électeurs, de soutiens, de sympathisants, de députés, d'élus, et vous avez raison, ça ne fait que commencer. Les élections municipales, vous le savez, doivent marquer la nouvelle étape de notre enracinement dans le paysage français.

Je souhaite, comme président de notre mouvement, que le Rassemblement National marque à nouveau l'histoire en remportant le plus de mairies possible, en faisant rentrer partout des centaines de conseillers municipaux patriotes. Dans le département voisin, à Perpignan, Louis Alliot, l'enfant du pays, nous montre l'exemple à suivre. Et vous pouvez l'applaudir, il le mérite. Sa gestion est celle d'un maire rigoureux avec l'argent des contribuables, mais par-dessus tout, soucieux des gens et de leur quotidien. Ce qui a été fait à Perpignan, je le dis, depuis l'élection de Louis, doit nous inspirer.

Dans le cadre des pouvoirs d'une mairie, nos maires, Rassemblement National, se battront pour la sécurité de leurs administrés, pour une gestion saine de l'argent public et pour la paix fiscale. Vous avez peut-être entendu récemment le patron de la grande entreprise aéronautique et militaire Safran, l'un des fleurons industriels de la France, a déclaré qu'il ne souhaitait plus investir dans les villes dirigées par des maires écologistes. Je le regrette sincèrement pour les habitants de ces villes, mais je comprends l'inquiétude de ce chef d'entreprise.

Il n'a fait que constater le mépris des prétendus écologistes pour tous ceux qui produisent de la richesse et pour tous ceux qui se lèvent tôt. Le message que les maires du Rassemblement National envoient aux chefs d'entreprise est le suivant, vous êtes les bienvenus. venez venez créer de la richesse et de l'emploi dans nos communes. Venez irriguer nos territoires du savoir-faire français. Nous vous respectons, nous vous accueillons et par-dessus tout et à la différence des autres, nous vous faisons confiance. Pour conclure, nous nous reverrons.

Pour conclure, mes amis, les victoires que nous engrangerons lors des municipales pavrons la route qui mène à la mer des batailles, celle de l'élection présidentielle. Qu'il y ait une dissolution de l'Assemblée ou non, nous sommes prêts, nous sommes déterminés à rendre possible l'alternance que les Français attendent. Aujourd'hui, en cette terre de Narbonne, en cette terre de l'Aude, en ce Sud-Ouest que nous aimons, en ce 1er mai qui célèbre le travail et l'héroïsme, nous rendons aussi hommage à notre histoire et nous rendons aussi hommage à Jeanne d'Arc. Jeanne n'est pas seulement une figure de l'histoire de France, c'est une leçon de courage que le temps n'a pas effacée.

Jeanne d'Arc n'aura pas attendu que les puissants lui tendent la main pour monter à cheval. Quand tout semblait fini, Jeanne s'est levée pour brandir l'étendard de la patrie pendant que d'autres baissaient les yeux. Jeanne n'était rien pour les puissants. Elle n'avait ni titre ni fortune. Elle était le peuple et n'avait pour elle que sa foi indéfectible en la France. Cela a suffi pour sauver la patrie. Les siècles d'histoire se sont passés mais l'enjeu est aujourd'hui le même. Que la France vive, qu'elle demeure libre et qu'elle reste grande.

Alors, mes amis, je vous le dis avec gravité et une foi inébranlable en l'avenir, si nous voulons rendre à notre peuple sa fierté, à notre jeunesse française un avenir, à notre pays sa grandeur, il est temps de se lever. Il est temps de se lever, de braver les tempêtes et les obstacles encore et toujours. Mais comme Jeanne, nous avons chevillé au corps l'amour de la patrie, la droiture des humbles et la force tranquille des justes. Plus que jamais, mes chers compatriotes, soyez conscients de ce que nous sommes et de ce que nous allons devoir accomplir pour redresser le pays. Nous ne sommes pas n'importe qui. Nous ne sommes pas n'importe quel peuple. Nous sommes le peuple de France.

Nous sommes le peuple qui a bâti des cathédrales, dressé des révolutions, fait tomber des empires, conquis des libertés encore et toujours. Nous sommes le peuple de Jeanne, le peuple d'Austerlitz et de Verdun, un peuple qui souffre parfois mais qui ne plie jamais, un peuple qui doute parfois mais qui ne renonce jamais, un peuple qui, chaque fois que l'histoire l'appelle, se lève, combat et triomphe. Vive le travail, vive le peuple français, vive nos entrepreneurs, vive la république et vive la France. Merci à tous.