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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 4 novembre 2024 13 minComplaisantPortrait personnelEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Bonjour Cyrielle Châtelain.

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Le 23 juin 2022, le groupe écologiste s'est choisi deux présidents, un homme et une femme. On va réécouter vos premiers mots en tant que présidente.

  • 1:08OuverteRéponse directe

    Vous vous moquez un peu de votre propre manque de notoriété, comme si vous étiez presque surprise d'être là où vous êtes.

  • 1:37RelanceRéponse directe

    Quand vous faites cette remarque sur votre manque de notoriété, est-ce que c'était pas aussi une façon de souligner le risque d'un déséquilibre dans votre binôme ?

  • 2:55OuverteRéponse directe

    Julien Bayou a dû renoncer à ses fonctions après des accusations de violences psychologiques. Ça a créé des tensions au sein de votre groupe. Ça a été un baptême du feu compliqué ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Julien Bayou n'a pas été remplacé par un autre homme. Vous êtes seule aux commandes désormais. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Cyrielle Châtelain, je suis très heureuse, très fière d'avoir cette coprésidence du groupe écologiste, le plus gros groupe écologiste de l'histoire »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « dans une période politique particulière où enfin l'Assemblée nationale va pouvoir reprendre pleinement sa place dans notre démocratie »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Je fais pas partie des figures nationales de l'élevé »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « J'ai jamais été membre du Parlement »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Notamment dans les binômes paritaires, on a tendance à dire que l'homme va faire ce qu'il se voit à l'extérieur et la femme fait toutes les tâches un peu ingrates »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « On est tous convaincus dans ce groupe qu'on fait face aux plus grands défis de l'humanité. C'est-à-dire le réchauffement climatique, l'effondrement du vivant »
  • 4:55Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai un père qui fait de la politique depuis que j'ai 13-14 ans chez les écologistes »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « Moi, c'est là où j'ai fait mon premier tractage »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « Elle a fait beaucoup d'engagement, que ce soit sur les questions, notamment sur les... Enfin, il faut faire vivre une AMAP, mais on parle beaucoup des questions de l'agriculture »
  • 6:51Invité politiqueFait
    « 2012, c'est le premier groupe écologiste à l'Assemblée nationale »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « Éric Piolle est élu maire de Grenoble »
  • 10:16Invité politiqueFait
    « Un homme va lui dire, tu dois être dure, tu dois être chef, tu dois être leader, tu dois t'imposer par la force. À une femme, on ne va pas lui dire la même chose »
  • 11:53Invité politiqueFait
    « Non, si on explique absolument, c'est la convergence des luttes. C'est l'idée de dire que tout le combat pour la planète, pour le combat social, le combat pour le féminisme, c'est finalement un seul et même combat »
  • 12:28Invité politiqueFait
    « Moi, je considère que quand je suis dans des espaces sans journaliste, sans presse, j'attends que mes propos ne soient pas reportés »
  • 12:50Invité politiquePromesse
    « Un, qu'ils ont tort, mais surtout qu'on va leur prouver qu'ils ont tort »

Temps de parole

  • Cyrielle Chatelain65 %
  • Présentateur34 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Elle est arrivée à l'Assemblée en quasi inconnue, mais cela n'a pas empêché les écologistes de la choisir comme présidente de leur groupe. Et depuis, à gauche, impossible de trouver quelqu'un qui dise du mal d'elle, à tel point que cela pourrait presque paraître suspect. Bonjour Cyrielle Châtelain. Bonjour. Alors le 23 juin 2022, le groupe écologiste s'est choisi deux présidents, un homme, Julien Bayou, et une femme, vous. On va réécouter vos premiers mots en tant que présidente du groupe, c'était sur la place du Palais Bourbon.

0:45
Cyrielle Chatelain

Sur cette coprésidence, je suis presque aussi connue de Julien Bayou, mais pas encore. Donc Cyrielle Châtelain, je suis très heureuse, très fière d'avoir cette coprésidence du groupe écologiste, le plus gros groupe écologiste de l'histoire, dans une période politique particulière où enfin l'Assemblée nationale va pouvoir reprendre pleinement sa place dans notre démocratie.

1:04
Présentateur

Je suis presque aussi connue que Julien Bayou. Vous vous moquez un peu de votre propre manque de notoriété, comme si vous étiez presque surprise d'être là où vous êtes ce jour-là.

1:16
Cyrielle Chatelain

Oui, déjà je pense qu'on entend que j'ai un peu le trac, ça se sent. C'est vrai que c'était nouveau pour moi, c'est le premier mandat. C'était pas prévu ? Non, c'était pas prévu. Donc je suis à la fois très fière d'être désignée présidente. Mais c'est vrai que c'est un saut, c'est quand même une étape importante.

1:37
Présentateur

Quand vous faites cette remarque sur votre manque de notoriété, est-ce que c'était pas aussi une façon de souligner le risque d'un déséquilibre dans votre binôme entre un homme plutôt connu qui allait prendre toute la lumière et une femme pas forcément connue qui risquait d'être un peu cantonnée au tâche ingrate ?

1:51
Cyrielle Chatelain

Il y a forcément ça. Mais en vrai, moi je me souviens, je le fais, c'est un peu spontané. Je sais pas trop comment m'introduire. Je sais que tout le monde doit se dire un peu, en fait c'est qui ? Non mais je me présente à la presse, même à mes collègues à l'Assemblée. Je fais pas partie des figures nationales de l'élevé. J'ai jamais été membre du Parlement. Donc forcément c'est un peu l'éléphant au milieu de la pièce. Donc il y a déjà ça quand même d'arriver à, par l'humour, aller travailler cette chose-là. Et deuxièmement, oui, il y a toujours ce risque-là.

Notamment dans les binômes paritaires, on a tendance à dire que l'homme va faire ce qu'il se voit à l'extérieur et la femme fait toutes les tâches un peu ingrates. C'était pas le deal qui avait, en tout cas l'accord qu'on avait entre nous avec Julien. Et c'est pas du tout comme ça d'ailleurs que ça s'est déroulé sur les quelques semaines où on a pu travailler ensemble.

2:43
Présentateur

C'est ça, c'est qu'on n'a pas vraiment pu voir ce binôme à l'épreuve puisque Julien Bayou a rapidement dû renoncer à ses fonctions quand Sandrine Rousseau l'a accusée de violences psychologiques sur son ancienne compagne. C'est une affaire qui a forcément créé des tensions au sein de votre groupe. Ça a été un baptême du feu compliqué à gérer pour vous, une sorte d'apprentissage un peu accéléré de vos fonctions de présidente ?

3:04
Cyrielle Chatelain

Déjà, c'était une période humainement très difficile. C'était humainement très difficile pour Julien Bayou, c'était humainement très difficile pour Sandrine Rousseau qui a eu une pression très forte et c'était humainement très difficile pour son ex-campagne. Enfin, on a eu une exposition très dure. Et pour vous, maintenir la cohésion du groupe, comment... Voilà, non mais la première chose, c'est ça. Et après, il y avait la question de la cohésion politique et d'arriver... Enfin, il y avait deux choses. Il y avait un, la crédibilité du groupe. On est un nouveau groupe à l'Assemblée nationale. Donc un, de garder sa crédibilité et deux, de garder sa cohésion.

Et en fait, on est un groupe politique qui travaille sur des objectifs. On est tous convaincus dans ce groupe qu'on fait face aux plus grands défis de l'humanité. C'est-à-dire le réchauffement climatique, l'effondrement du vivant. Et qu'à un moment, on est là pour travailler politiquement sur ce sujet-là. Et après, et pas forcément être amis. Mais en tout cas, avoir les mêmes objectifs politiques et se respecter dans ce combat-là. Il y a des périodes où c'est plus compliqué que d'autres. Mais en tout cas, ça a été se garder ce cap en disant pourquoi on est là, pourquoi on est là ensemble.

4:01
Présentateur

Et alors, Julien Bayou n'a pas été remplacée par un autre homme. Vous êtes seule aux commandes désormais. Pourquoi ?

4:07
Cyrielle Chatelain

Déjà, je pense que le groupe me fait confiance et j'en suis heureuse. Et en tout cas, c'est une décision qui a été prise peut-être naturellement. C'est-à-dire que moi, je suis présidente. J'ai aussi des membres du bureau. C'est-à-dire que je ne fais pas tout toute seule. Il y a des vice-présidents dans le groupe, des trésoriers. Enfin voilà, on fait de toute façon un travail collectif qui s'est trouvé naturellement.

4:36
Présentateur

Pour comprendre les racines de votre engagement, il faut se pencher un peu sur votre famille. Parce que j'ai découvert que votre père a une sacrée expérience électorale. Il s'est présenté à combien d'élections exactement, vous savez ?

4:45
Cyrielle Chatelain

Je ne sais pas, je ne vais pas compter, mais oui. Moi, j'ai un père qui fait de la politique depuis que j'ai 13-14 ans chez les écologistes. Qui a été en Haute-Saône. Donc quand même, qui est plutôt une terre où l'écologie doit encore convaincre. Moi, c'est là où j'ai fait mon premier tractage. Mais il a été candidat au municipal, au législatif, au cantonal.

5:07
Présentateur

Et puis alors, il n'y a pas que votre père. Votre mère, elle est engagée différemment. Sur le plan associatif, je crois, dans le domaine des AMAP ou de l'aide aux migrants.

5:15
Cyrielle Chatelain

Elle a fait beaucoup d'engagement, que ce soit sur les questions, notamment sur les... Enfin, il faut faire vivre une AMAP, mais on parle beaucoup des questions de l'agriculture. C'est ça, la question de comment on a une agriculture locale de proximité. Consommée, vendue localement. Consommée locale, bio, la question des droits de l'homme et notamment de l'accueil d'immigrants. Donc oui, c'est un engagement... Donc une famille très mobilisée et très engagée. On vous voit là sur ces photos manifestées en famille.

5:42
Présentateur

Ça faisait partie de la vie de famille habituelle ? Oui. Les manifs, les réunions politiques ?

5:50
Cyrielle Chatelain

Les manifs, les réunions, il faut imaginer qu'en fait, les réunions se font beaucoup à la maison. Que ce soit en associatif, en politique. Donc de toute façon, les réunions, elles sont là. On participe au débat, les manifestations, le premier mai. Et c'est les manifs, c'est aussi les copains imprés qui viennent à la maison. Enfin, ça fait partie de la vie politique et sociale, en fait, de la vie.

6:08
Présentateur

Et du coup, vous-même, vous vous êtes engagée très jeune, à 18 ans, chez les écologistes. Vous êtes devenue rapidement co-secrétaire fédérale des jeunes écologistes. On vous voit sur ces images à l'époque. Puis ensuite, en 2012, vous avez travaillé comme collaboratrice parlementaire du député Éric Allosé, qui était chez les écologistes à l'époque, parce qu'il a changé depuis. Il a rejoint Emmanuel Macron. Ça donne un peu l'impression que pour vous, s'engager, ça ne pouvait pas être une simple militante. Vous aviez déjà l'idée de prendre des responsabilités ?

6:37
Cyrielle Chatelain

Je ne sais pas. En tout cas, ce qui... Enfin, moi, je me souviens, c'est... En fait, quand on s'engage et qu'on se donne à fond, en fait, c'est ça. Et qu'on veut faire bouger les choses, forcément, on prend des responsabilités, parce que c'est là où on peut faire bouger les choses. Et 2012, c'est le premier groupe écologiste à l'Assemblée nationale. C'est la première fois qu'on a deux groupes, un au Sénat et un à l'Assemblée. Donc, forcément, moi, je me dis depuis que j'ai 18 ans, là, je ne sais plus, j'ai 23, 24 ou 25 ans, j'ai envie d'en être.

7:04
Présentateur

Et d'apprendre.

7:05
Cyrielle Chatelain

Et d'apprendre, de participer à l'aventure, de travailler auprès des gens qui sont, à ce moment-là, tous les collaborateurs de groupe qui étaient pour moi un peu les meilleurs, en fait, d'apprendre à faire et de voir comment ça se passe.

7:19
Présentateur

Et donc, après avoir vu comment on fait la loi en étant collaboratrice à l'Assemblée, vous avez changé un peu de prisme. Vous êtes allé travailler à la métropole de Grenoble et puis de Lyon, avec les présidents de ces métropoles, pour voir un peu comment ça se passe sur le terrain. C'est ça l'idée ?

7:34
Cyrielle Chatelain

Ce n'est pas l'idée de dire comment on va appliquer la loi. C'était de dire, moi, j'avais fait, j'avais beaucoup appris à l'Assemblée. On a eu des divergences politiques avec mon employeur de l'époque, qui était quelqu'un d'humainement très bien et qui j'entendais très bien, mais politiquement, il y a une divergence. Et il y a une question encore d'où est-ce que ça se passe, où est-ce que les choses changent pour la question écologique, etc. Et à ce moment-là, effectivement, dans les collectivités, ça bouge beaucoup. Éric Piolle est élu maire de Grenoble. Donc, il y a envie de continuer à participer, à faire progresser l'écologie. On s'est battus à l'Assemblée.

Effectivement, c'était comment on le fait dans les mairies. Et là, après, on découvre plein de choses. Comment est-ce qu'on... Effectivement, ça vient en deuxième. Là, on découvre les contraintes. Il faut convaincre les gens, les habitants. Il faut travailler avec les maires. Il y a des contraintes financières. Mais voilà, il y a les deux. Donc oui, on voit que ce n'est pas aussi simple. Mais on voit que ça sert à quelque chose.

8:24
Présentateur

Vous avez attendu 2022 pour vous présenter à une élection. Comme si vous vouliez d'abord être sûr d'être parfaitement formé à toutes les dimensions de la politique. Mais alors, une fois que vous vous êtes lancé, plus rien ne vous a arrêté. Première candidature, vous êtes élu aux législatives. On a vu que vous êtes devenu seul au commande président du groupe écologiste. Et alors, depuis, ce qui est étonnant, c'est à quel point vous faites l'unanimité, non seulement chez vos députés écologistes, mais au sein de toute la gauche à l'Assemblée. J'ai relevé dans la presse les qualificatifs qui vous concernent. Elle est super pro, grand sens du collectif, finesse, droiture, précise, carré.

Du côté des partenaires, Boris Vallaud, président du groupe socialiste. Elle est intelligente et courageuse. Mathilde Panot, LFI, sympathique, intelligente et structurée. C'est quoi votre secret ? Parce que c'est quand même très rare en politique, ce genre de situation. On ne se fait pas de cadeaux en politique, en général.

9:16
Cyrielle Chatelain

Je ne sais pas. Merci. Non, mais ce n'est pas à moi qui faut remercier. Je suis contente. Moi, ce que je sais, c'est que j'essaye de travailler toujours dans le respect de mes partenaires. Je suis convaincue qu'on est arrivé avec l'Assemblée. Les électeurs nous ont élus ensemble avec un partenariat qui s'appelle la NUPES et qu'on a des choses à faire ensemble. Et moi, je travaille dans cette idée-là. c'est-à-dire défendre nos positions, les positions de mon groupe, mais toujours dans le respect, dans un partenariat le plus fort possible.

9:48
Présentateur

Avec le sens du collectif, ça revient souvent. Est-ce que c'est quelque chose, peut-être... Je n'aime pas trop dire ça, mais est-ce que les femmes s'y prennent différemment des hommes quand il s'agit de diriger une équipe ?

10:00
Cyrielle Chatelain

Oui. Moi, je pense qu'elles s'y prennent différemment. Pas parce que les femmes sont différentes, mais parce qu'en fait, on nous apprend toutes petites qu'on doit faire les choses un peu différentes. Enfin, la manière dont on va sociabiliser les hommes et les femmes, ce n'est pas la même. Un homme va lui dire, tu dois être dure, tu dois être chef, tu dois être leader, tu dois t'imposer par la force. À une femme, on ne va pas lui dire la même chose. Donc, on va lui dire, justement, il faut que tu sois à l'écoute. Donc, ça nous amène à développer, je pense, d'autres choses. Donc, oui, sans doute qu'il y a quand même une marque féminine.

Ça ne veut pas dire que toutes les femmes l'ont, déjà, premièrement. C'est pour ça que je ne veux pas de généralité. Je ne dis pas que c'est justement intrinsèquement féminin. Il y a des hommes qui font du collectif, mais je pense qu'effectivement, on n'est pas élevés de la même manière et que ça se rejaillit. Première chose. Et deuxième chose, à moi, je veux dire, c'est que pour moi, je sais que, vous l'avez dit, c'est-à-dire qu'on ne se fait pas de cadeau en politique, on a l'impression que c'est quelque chose où on est isolé. Et moi, je pense profondément que la politique, elle se fait en collectif. Enfin, moi, je ne sais pas faire de la politique autrement.

10:56
Présentateur

Et un dernier point. J'imagine que si vos collègues députés vous apprécient autant, c'est parce que vous faites le job, comme on dit, mais est-ce que ce n'est pas aussi parce que, pour l'instant en tout cas, vous n'affichez pas d'ambition personnelle ? Et donc, vous n'êtes pas une concurrente ?

11:09
Cyrielle Chatelain

Non, mais sans doute aussi. Forcément, quand il n'y a pas... Mais enfin, en vrai, je pense qu'en ce moment, je ne suis pas sûre que ce dont on ait besoin à un gauche est d'une nouvelle compétition. Enfin, on voit que la compétition individuelle, c'est une des choses qui fait que la gauche a pu être en difficulté à certains moments. Je pense que là, on a besoin de travailler ensemble et de faire des choses ensemble un peu au-delà de nos intérêts individuels et personnels.

11:35
Présentateur

On va passer à notre quiz pour conclure l'émission. Donc, le principe, je vous explique, c'est que vous allez devoir compléter les phrases que je vais vous proposer. C'est parti. Quand je dis que je suis écoféministe, on me répond souvent Qu'est-ce que c'est ? Et puis alors, j'explique. Et c'est compliqué ?

11:51
Cyrielle Chatelain

Non, si on explique absolument, c'est la convergence des luttes. C'est l'idée de dire que tout le combat pour la planète, pour le combat social, le combat pour le féminisme, c'est finalement un seul et même combat parce que c'est un seul et même système qui hiérarchise les gens, qui les exploite et qui exploite la nature.

12:08
Présentateur

Dans le secret de la conférence des présidents. C'est une réunion qui a lieu toutes les semaines, j'explique aux téléspectateurs, et qui réunit les présidents de groupe avec la présidente de l'Assemblée nationale. Il s'y dit quoi ?

12:20
Cyrielle Chatelain

Il s'y dit beaucoup de choses, ça dépend des semaines. Des fois, c'est très rapide et on fait l'ordre du jour et des fois, on a des échanges assez musclés. Moi, j'ai un principe et que j'ai dit à beaucoup de journalistes, et moi, je considère que quand je suis dans des espaces sans journaliste, sans presse, j'attends que mes propos ne soient pas reportés et donc j'étends la même courtoisie aux autres. Je ne suis pas là pour aller raconter des propos qui n'avaient pas vocation à être rendues publiques.

12:44
Présentateur

Enfin, à ceux qui nous traitent de Khmer VR, vous répondez ?

12:50
Cyrielle Chatelain

Un, qu'ils ont tort, mais surtout qu'on va leur prouver qu'ils ont tort. Parce qu'en fait, aujourd'hui, on a besoin d'écologie pour vivre mieux et être libérés d'un tas de contraintes. On parle de la pression sur le temps, on parle de l'inflation, on a besoin d'écologie. Et donc, on leur prouvera qu'ils ont tort.

13:07
Présentateur

Merci beaucoup, Cyrielle Châtelain, d'être venue dans La Politique et moi.

13:11
Locuteur

Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada