Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 27 novembre 2025 43 minContradictoireActualité / polémiqueSantéSolidarités & familleNumériqueÉconomie & entreprises

Santé mentale des jeunes : les chiffres qui alarment

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la situation s'aggrave avec la crise Covid ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Ce chiffre d'un jeune sur 4 souffrant de dépression vous surprend-il ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les jeunes femmes sont-elles plus dépressives que les jeunes hommes ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les dispositifs mis en place pour les jeunes depuis la crise Covid ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut plus de moyens humains pour la santé mentale des jeunes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Lord ArcosChiffre
    « Un/4 des 15 29 ans souffre de dépression. »
  • 6:00Antoine PéoloChiffre
    « 27 % des jeunes femmes souffrent de dépression contre 22 % des jeunes hommes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

J'ouvre le second débat de ce sens public volontairement décalé de l'actualité du jour consacrée à la santé mentale des jeunes. Un/4 des 15 29 ans souffre de dépression. Ce phénomène s'est-il aggravé avec la crise Covid ?

Comment expliquer le tel chiffre ? Les politiques publiques sont-elles adaptées ? On en débat dans un instant.

D'abord notre reportage Jérôme Rabier s'est rendu chez Nightline, c'est une ligne d'écoute nocturne dédiée aux étudiants. Pour briser le tabou de la santé mentale, l'association Nightline offre à tous les jeunes une permanence téléphonique chaque soir. Objectif écouter et si besoin orienter ceux qui font face à tout types de problèmes.

Ce sont des jeunes qui sont derrière le téléphone de 21h à 2h30 du matin pour recevoir tous les appels. Il y a pas de mauvaise raison d'appeler. Lancé en 2016, l'association s'est professionnalisé avec plus de 30 salariés et 450 bénévoles.

Et les appels ne cessent de croître d'année en année. Alors sur la dernière année universitaire, près de 24000 jeunes nous ont contacté sur la ligne d'écoute. Et là, depuis la rentrée entre sur la période de septembre-octobre, on a une augmentation de 150 % des appels reçus par rapport à la même période de l'année dernière.

Si l'écoute est la première étape, les bénévoles peuvent ensuite orienter les jeunes vers d'autres services adaptés à l'urgence ou non de la situation. Orienter en premier lieu les étudiants sur leur services de santé étudiant, orienté aussi vers des dispositifs spécifiques et orientés vers le 3114 qui est le numéro national de prévention du suicide bien entendu dans toutes les situations où c'est nécessaire voir orienter vers le 15 quand on est dans des situations d'urgence. En plus de sa ligne d'écoute, l'association va désormais sur le terrain pour enclencher la discussion sur la santé mentale à travers des atelier dédié.

Rencontre 300 jeunes chaque année à travers différentes interventions et notamment l'atelier de la fresque de la santé mentale qui a vocation à créer un espace de discussion. Euh par exemple ici, on a la carte du bien-être qui est la première carte de l'atelier et au dos de la carte, on a euh une définition, des exemples et des illustrations. Et le but, c'est d'agancer toutes ces cartes ensemble et pour réfléchir collectivement à la santé mentale.

Preuve de son utilité, l'association continue de se développer et ouvrira bientôt sa 10e plateforme d'écoute à Marseille. On détaille, on explique ces chiffres qui alarment sur la santé mentale des jeunes avec Lord Arcos. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes sénatrice les indépendant de Lesson. Antoine Péolo, bonsoir et bienvenue. Vous êtes professeur de psychiatrie, chef de service au CH Henri Mondor à Créteille.

Elno Herrier, bonsoir et bienvenue. Vous êtes président du groupe des organisations étudiantes et les mouvements de jeunesse au au CE, rapporteur de cet avis santé mentale et bien-être des enfants et des et des jeunes. Un enjeu de société.

On est également en duplexe avec Anna qui est créatrice, bonsoir, créatrice de la page Instagram la santé mentale compte. Bienvenue à vous et Jonathan Boucher Pettersen, évidemment toujours à mes côtés littoraliste pour pour sens public. Je vais je vais redonner ce chiffre constat selon le questionnaire PHQ 9 25 % des 15 29 ans qui souffrent de dépression.

Euh Lord Darco, je pense que le Sénat se penche sur cette question depuis depuis longtemps en jeu majeur de santé publique. Est-ce que vous voyez euh la situation s'aggraver vous aussi ? Certaines Je pense que enfin je je je vais écouter aussi les experts.

Euh je pense que le Covid a vraiment euh accéléré et aggravé les choses. On va dire que ceux qui allaient bien vont mal et que ceux qui allaient mal vont très très mal. h enfin c'est comme ça qu'on le ressent en fait nous sur nos territoires que la santé mentale des jeunes a été proclamé entre guillemets cause nationale a mis un coup de projecteur.

Après, je pense que les associations, les professionnels ont d'abord on sûrement dû être déçu comme nous d'ailleurs hein par les moyens financiers qui ont qui ont été mis et parce que malheureusement l'argent est le nerf de la guerre mais surtout au-delà de ce coup de projecteur que ça que ça ne perdure pas alors qu'en fait on en est qu'au début et il va falloir travailler pendant des années des années. Il y a eu une annonce aujourd'hui de Matinon, disons que le le la grande cause santé mentale grande cause nationale 2025 s'était prolongée en 2026, ce qui est quand même une sorte de constat d'échec sur ce qui n'a pas été fait dans l'année 2025, mais on y reviendra euh un petit peu plus tard sur la réponse publique, les politiques publiques en en détail. Alors ce ce questionnaire là PHQ9 c'est l'outil de référence pour dépister mesurer la sévérité des syndromes dépressif.

Antoine Pissolo, ce chiffre là d'un jeune sur 4 parce que moi il m'a vraiment frappé un jeune de 15 29/ 4 dépressif, il ne vous surprend pas j'imagine. Il est il vous semble fiable ou alors peut-être un peu surestimé ou sous-estimé. Qu'est-ce que vous en dites vous ?

Alors tout tout ça est vrai. Étonnant non parce qu'on le constate effectivement et on voit chez nos patients une aggravation globale. Alors il faut relativiser le questionnaire en question.

Il est il est validé, il a une fiabilité mais il il inclut beaucoup de situations qui ne sont pas forcément des dépressions qui seraient diagnostiquées en voyant les personnes directement. C'est des questionnaires à distance. Donc ça inclut des personnes qui ont des symptômes dépressifs qui vont pas bien.

Donc ça c'est quand même une alerte. Mais si on voulait, si on pose des diagnostics, probablement, on serait plutôt entre 10 et 15 %. C'est ce qu'on trouve vraiment quand on fait du mais c'est énorme dans tous les cas.

Ou de toute façon, même 15 % c'est énorme et 25 % qui souffrent de symptômes euh dépressifs, c'est effectivement beaucoup crise Covid ou ou pas ? Elle noirier, est-ce que elle a aggravé ? Oui. la la situation ou ou finalement est-ce qu'elle l'a révélé aux yeux du grand public ?

Bah nous, de ce qu'on a pu observer que il y a il y a des choses qui datent d'avant le Covid. Il y avait des tendances qui se dégagent. Il y avait déjà un mall qui existait dans une grande partie de la population et notamment chez chez les jeunes.

Le Covid comme le disait madame la sénatrice a aggravé certains psitude a surtout révélé qu'il y avait un malade puisqu'on a jamais autant parlé des problématiques de santé mentale de manière globale que depuis le le Covid-19. Mais ce qui prouve bien que ça ne date pas que du Covid et que les gens ne sont pas juste allés mal à partir de là, c'est que quand tout est revenu à la normale en gué, bah les chiffres sont quand même restés très hauts. Certains même se sont encore aggravés depuis.

Donc on voit que c'est une tendance qui se confirme malheureusement dans le temps et la dynamique pour l'instant elle est elle est loin de s'inverser. Ouai. Oui.

Les mots santé mental ce ce sont aussi des mots qu'on entend dans la bouche dans le discours des entreprises des DRH qu'on entendait pas avant. Et donc ça, on peut considérer que c'est un progrès puisque la la prise de conscience peut-être permettre ensuite de euh d'agir. Alors, toujours selon selon ce questionnaire, euh 27 % des jeunes femmes souffrent de dépression contre 22 % des jeunes hommes.

Antoine Péolo, est-ce que ça aussi vous le vous le voyez euh dans dans avec les les personnes que vous recevez dans vos services ? Et si oui, pourquoi les jeunes femmes sont-elles plus dépressives que les jeunes hommes ? Alors, il y a toujours eu depuis tout le temps et dans tous les pays plus de dépression chez la femme que chez l'homme.

C'est parfois deux deux à deux à trois fois plus pour certaines dépressions en tout cas les plus courantes et pour l'anxiété aussi. L'origine, elle est multiple sûrement beaucoup lié aux facteurs sociaux et au rôles sociaux comme on dit. Euh et mais c'est vrai que pour euh les jeunes actuellement, l'aggravation notamment à l'adolescence, apport à l'adolescence, elle s'est accruz les jeunes filles euh plus que chez les jeunes garçons.

L'augmentation qu'en tout cas, on constate par exemple dans les passages aux urgences qui est un fait dur là, aller aux urgences pour une tentative de suicide, là c'est pas du déclaratif, c'est vraiment un état, une expérience grave. et bien c'est plus euh accentué en effet chez les jeunes filles. Les explications là aussi complexes mais probablement au moins deux choses.

Une pression là aussi plus forte alors au travers de du caractère anxiogène de l'avenir en général de l'avenir pour les femmes. On parle beaucoup de violence sur les femmes et je pense que pour des jeunes filles euh c'est une perspective qui peut être encore plus douloureuse. Et puis deuxième chose, la pression sexuelle aussi he toutes les violences sexuelles surtout.

Et puis les réseaux sociaux parce que on est obligé d'en parler. Il y a plus de d'utilisation en tout cas des réseaux classiques, on va dire les influenceurs, les les échanges que chez les garçons qui sont plus dans les jeux notamment, jeux d'action en ligne et cetera. Et l'idée psychologiquement, ça se défend, il y a des études là-dessus qui seraient en faveur d'un d'un besoin de lien social réel et pas virtuel plus chez les jeunes filles, chez les femmes que chez les hommes.

Et donc en tout cas pendant le Covid, on a vu plus en effet de souffrance chez les femmes à cause de l'isolement social que chez les garçons. Et encore une fois, les violences aussi transmises par les réseaux sociaux, le harcèlement, ça c'est clair qu'il y a euh malheureusement plus de de cibles chez du côté féminin. Euh je me tourne une première fois vers Anna, donc créatrice de cette page Instagram, la santé mentale compte.

Est-ce que euh vous avez plus de jeunes femmes qui vous suivent effectivement sur euh sur Instagram ou pas ? Oui, pour le coup euh j'ai plus de jeunes femmes qui me suivent et j'ai surtout euh plus de jeunes femmes qui m'envoient des messages. C'est quelque chose qui se précise au fil des années.

Moi, j'ai lancé mon compte en 2020. Donc j'ai vraiment vu l'arrivée du Covid et l'impact que ça a pu avoir de sur les gens et euh ouais c'est c'est pire en pire chaque année. Pourquoi vous l'avez créé cette cette page enfin ce compte Instagram ?

Donc quel a été votre Il y a une part de dimension personnelle ? Il y a quel est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous l'avez créé ? Ben, je l'ai créé parce que moi je j'ai une histoire avec la santé mentale, voilà, qui est un peu qui est un peu compliqué et je l'ai créé à un moment où j'avais besoin bah de partager et de vulgariser un petit peu la santé mentale avec les gens.

Et euh de base, je l'avais créé vraiment juste pour pour mes proches et ça a parlé à pas mal de pas mal de monde et ça m'a quand même vachement surprise. Euh j'avais vraiment besoin en fait de vulgariser, de rendre la santé mentale accessible au plus grand nombre parce que la plupart des ressources qu'il y avait à l'époque, c'était vraiment en anglais et c'est pas le plus accessible pour tout le monde, surtout en France. Effectivement, c'est quand même un constat assez assez étonnant avec un un phénomène, je reviens vers vous, vous vous restez avec nous pendant toute la durée du débat, un phénomène qui touche aussi les préadolescents.

Alors, c'est pas le cœur de notre débat, mais je voudrais quand même en donner la parole au professeur en psychiatrie qui s'appelle Raphaël Gaillard, qui parle des 8 12 ans. C'était lors de son audition ici au Sénat. Écoutez, les préadolescents ne vont pas bien.

Dans dans la doctrine, si je puis dire, de la psychiatrie quand elle était des sens psychanalytiques, on appelait cette période la période de latence, les 8 12 ans, elle est préadolescent et si vous avez des enfants ou des petits enfants, vous savez que entre 8 et 12 ans, normalement un enfant ne pose pas de problème. Il est un peu obsessionnel, s'intéresse à la façon dont il situe dans le monde avec l'histoire, la géographie, l'astronomie, mais il ne pose pas de problème. C'est avant l'adolescence.

Et en fait, on voit maintenant ces préadolescents en souffrance arriver aux urgences. Alors, je je veux pas forcer le trait hein, mais euh Antoine Pay solo, est-ce que une partie de l'explication des chiffres que l'on donne, de ces chiffres qui alarment sur les 1529 s'explique par des préados qui eux-mêmes vont moins bien ? C'est c'est mal c'est une logique un peu basique mais non sûrement en partie ça commence plus tôt effectivement et ça se malheureusement ça se poursuit avec le développement mais enfin il y a aussi une émergence quand même à partir de l'adolescence et et chez les étudiants en particulier avec des problématiques encore différentes je pense qui sont celles de l'ouverture au monde là pour de bon les difficultés de à trouver sa place le caractère encore une fois anxiogène de la de la de la situation sociale qu'on partage du monde dans son ensemble la perte de repère enfin ça fait beaucoup de choses et surtout l'accélération du temps, le fait qu'il faut s'adapter à des changements permanents, il y a de quoi être paumé quoi.

Je peux prendre ça comme terme. Ouais, évidemment. Il parlait, il employait cette expression d'hybridation technologique le le professeur Gaillard.

Bah, on va évidemment et Jonathan, il faut quitter votre téléphone parce que on va parler des réseaux sociaux et vous êtes en train de consulter une illustration sur l'addiction. Bah oui, effectivement, mais je je vais pas vous faire la leçon parce que je pense que je suis dans le même état que vous et comme peut-être certains de nos téléspectateurs, téléspectatrices, mais il y a effectivement beaucoup de débats autour de l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux. Pas uniquement centré d'ailleurs autour de la simple thématique de la de la santé mentale, mais ça ça le rend particulièrement ça ça en tout cas ça le rend particulièrement brûlant.

Donc c'est un débat dont on entend beaucoup parler. Il faut dire que c'est un débat très légitime, hein, tant négatif des réseaux sociaux que leur consommation excessive d'une manière générale et surtout une consommation non encadré. Ça, je pense que c'est des choses qui sont plus à démontrer.

Euh, il y a un enjeu donc je disais d'addiction aux écrans, j'illustrais même comme de nature des contenus qui circulent. Et l'état dont on peut considérer qu'il est légitimement protecteur, ce qui ne veut pas dire senseur, a tout son rôle à jouer sur cette questionlà. Mais si tout le monde est d'accord sur le constat et ça on entend rarement des débats pour dire l'impact des des réseaux sociaux est d'abord positif, bah c'est typiquement un sujet sur lequel on peine à passer des paroles aux actes.

Donc au-delà de la modération, de la régulation des contenus pour protéger les utilisateurs de tous âges, d'ailleurs, les tenants d'une interdiction au moins de 15 ans des réseaux sociaux prennent souvent un exemple l'Australie qui vient de la décider pour les moins de 16 ans. et notamment en France, il y a Gabriel Atal qui est l'un des des vo voà pas pour concentrer, mais il l'incarne quand même parce que quand il était ministre de l'éducation nationale, il a pris à bras le corps en tout cas la question du harcèlement scolaire et c'est vrai que à par ce biais là la question de la santé mentale s'est évidemment posée. Il porte cette interdiction des réseaux au moins de 15 ans dans le débat public comme aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Et si les réseaux sociaux sont un sujet important, il faudrait pas circonscrire la question de la santé mentale des plus jeunes à cette seule problématique. Parce qu'en rester à ce niveau-là, c'est le risque de se focaliser sur le vecteur et pas sur les sujets aussi complexes que les ressorts du harcèlement et des phobies scolaires, la dimension oxiogène du futur dans lequel nos enfants et nos ados se projettent et qu'anxiété, angoisse sociale, retour de la guerre en Europe. Et quand on questionne l'usage par les plus jeunes des réseaux sociaux, il faut toujours avoir à l'esprit que l'éducation des parents est au moins aussi importante que l'interdiction officielle. aux plus jeunes, d'autant qu'on sait que de nombreux outils permettront de la contourner si elle devait voir le jour.

Et puis on va essayer de de d'être ni tout noir ni tout blanc. Il y a il y a quand même un mot un peu plus positif. Il y a des choses évidemment vertueuses à trouver sur les réseaux sociaux.

Oui. Et aussi parce qu'il faut être j'allais dire réaliste en l'état actuel ça reste le canal privilégié des jeunes pour se divertir et ou pour s'informer. Donc c'est heureux que la santé mentale soit un sujet porté par un certain nombre d'émetteurs identifiés par la jeunesse et dans des formats qui consomment.

C'est évidemment le Cadana qu'on vient d'entendre avec sa page Instagram, mais ça les prises de parole, elles viennent de certains artistes, je pense à Stromae, des sportifs, des praticiens aussi qui font l'effort de s'exprimer sur les réseaux sociaux, des nutritionnistes qui font le lien aussi entre l'alimentation, la santé mentale, voilà tous ces sujets qui quand même finissent par se tenir et même ceux qu'on appelle les influenceurs parce que il y a les influenceurs les plus néfastes et il y a aussi les influenceurs qui ont tout simplement de l'influence et c'est important parce que ces voies elles sont bonnes à prendre et elles sont probablement plus efficaces pour toucher les ados que les campagnes de santé publique. Je pense aussi à un podcast que moi je suis assez régulièrement, celui de la journaliste Lauren Bastite qui s'appelle Folie Douce et ça contribue aussi à une forme de libération de la parole. C'est un rôle qui a joué aussi le livre de Nicolas de Moran dans les librairies sûrement auprès d'autres publics.

Et ce qui est certain que pour beaucoup de jeunes et de moins jeunes, l'enjeu c'est déjà de mettre des mots sur quelque chose qu'on ressent, qu'on a parfois du mal aussi à formuler sur un mal-être qu'il faut plus avoir honte d'en parler et en parler sur les réseaux sociaux aussi. Merci beaucoup Jonathan. Alors, je vais reprendre la la question qui simplifie évidemment le débat mais que bon qui est quand même réelle.

Est-ce qu'il faut interdire les réseaux sociaux au moins de 16 ans, moins de 15 ans lors d'Arcos ? Je pensais vraiment pas qu'un jour on y arriverait mais ça commence en effet vraiment à converger vers en effet cette interdiction ou en tout cas parce que le problème si c'est pas l'interdiction euh arriver à le modérer, c'est très très compliqué. les parents, il y a un vrai problème de parentalité, vous l'avez rappelé, je pense que sensibiliser les parents, nous on le fait par exemple dans mon département au niveau de la PMI parce que plus on va sensibiliser les parents au problèmes des écrans, au fait de dialoguer avec ses enfants, de pas attendre qu'il y ait une vraie phobie scolaire et cetera, peut permettre à ça. le l'interdire euh ça serait vraiment lu le le le stade ultime, mais c'est un tel enfin c'est un tel désastre.

Euh moi j'ai lu un chiffre que vous avez pas donné. Euh j'en parlais euh hier soir avec quelqu'un qui est beaucoup dans les euh les quartiers défavorisés dans les écoles. Un adolescent va passer 7h sur ce sur les réseaux sociaux et 7 minutes à lire.

C'est c'est un peu caricatural, mais je dois dire que les deux chiffres parlent de même. C'est juste quand même absolument épouvantable. Donc je pense que c'est important et tout le monde n'en prend pas conscience.

La communauté éducative non plus. Moi, j'ai assisté à un conseil de d'administration où il y avait du harcèlement scolaire sur les réseaux, sur le groupe WhatsApp d'une d'une classe les mais c'était vraiment des trucs si tu es passage, on t'égorgera comme le bouton à Laï hein, il parlait d'une de leur petite camarade mais comme ça s'est fait en dehors de la journée de classe h ben euh l'établissement voulait pas euh ne voulait pas intervenir. C'était juste le groupe WhatsApp de la classe quand même.

Donc en fait, je pense que c'est tout le monde qui doit absolument prendre conscience de ça et essayer de protéger en fait nos enfants. Ouais. Et et les principaux intéressés le noirier, qu'est-ce qui est parce que l'idée c'est quand même de les associer à des politiques publiques qui les concernent directement.

Qu'est-ce qu'ils en disent de cette perspective d'une interdiction des des réseaux sociaux ? Bah bah déjà la vie qu'on a travaillé au CE, il s'appuie sur deux légitimités. le travail du CE de la société civile organisée, des corps intermédiaires et cetera.

Mais une deuxième légitimité, c'est qu'on a associé un panel de jeunes de donc 20 jeunes de 12 à 18 ans qui ont pu s'exprimer sur le sujet de la santé mentale, notamment sur la question des réseaux sociaux et et euh et du numérique. Et à cette question déjà le constat global c'est bien entendu que il y a un impact plutôt néfaste des des réseaux sociaux puisquon est là sur ce sujet là en particulier les influenceurs, les contenus discriminants, violents, harcelant et donc il faut faire quelque chose pour ça. La première réponse que nous avons trouvé en commun, c'est l'éducation.

Ça a déjà été un peu cité, mais il faut éduquer à l'école lutte contre la des informations euh usage euh apprendre apprendre à les utiliser, apprendre à reconnaître ce qui est faux de ce qui est vrai, apprendre à reconnaître ce qui est une bonne influence ou pas, apprendre aussi à savoir comment le signaler et éventuellement voilà demander aussi en sortir parce qu'on on on s'enferme, on nous enferme dans une bulle cognitive he comment l'utiliser ? Il faut aussi éduquer les parents parce qu'aujourd'hui bien entendu on a une génération qui sait mieux utiliser ces outils là que leurs parents et donc les parents ne savent pas comment faire alors qu'ils voudraient souvent bien le le bien le faire. La deuxième réponse, nous on n' pas choisi l'interdiction.

On n pas choisi l'interdiction majoritairement. Le débat a fait rage sur cette question. Je tiens quand même à rappeler que il y a déjà dans la réglementation française la possibilité d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans.

C'est une loi de monsieur et Marcell, je ne sais plus, c'est ça qui est depuis 2023. Donc ça veut dire que normalement il y a déjà une majorité politique pour le faire. Je ne sais pas si elle a changé en 2 ans, mais a priori le la question va se va se reposer de toute façon.

Mais il n'y a pas eu de décrit d'application. Il y a une attente de l'Union européenne aussi là-dessus. Je crois savoir qu'ils sont en train d'en discuter.

Nous, ce qu'on a préféré privilégier au C, c'est de se dire que si on éduque et si on régule en deux phases déjà responsabiliser plus les plateformes, on sait qu'il y a des efforts qui sont faits et de plus en plus d'année en année, mais on pense qu'on n pas mis le paquet là-dessus que ce soit en France ou que ce soit au niveau de l'Union européenne. Interdire les réseaux sociaux, c'est mettre la responsabilité sur les jeunes eux-mêmes et sur leurs parents. Il me semble que si déjà on mettait une responsabilité sur faire respecter les âges mais aussi faire que les contenus malsins soient supprimés, que il y ait un peu plus de régulation, ce serait important. et qui dit réguler dit aussi des limitations.

Si on va pas jusqu'à interdiction, nous on est pour un couvre-feué de 22h à 8h pour tous les mineurs. C'est-à-dire quand vous avez moins de 18 ans, les réseaux sociaux sont coupés de 22h à 8h. Il y a plein de moyens techniques.

Tech, c'est déjà faisable à l'échelle d'une famille. Si des parents sont conscientisés sur ces questionsl c'est très facile de couper le téléphone des ados de cette heurel. Après ça peut créer du conflit s'il y a pas de discussion.

Mais bien sûr mais encore une fois d' rôle de l'éducation bah c'est c'est la question de mature insincir l'école la technologie disparaîtrait pas. Comment en tant que parent on peut s'adapter à ce malêtre numérique ? Il y a des outils pour pour qu'il faut pas faire concrè la dimension addiction est néfaste.

En fait si on n fait qu'un problème de jeune je pense qu'on a aucune chance de convaincre les premiers concernés. Il y a des chiffres qui sont était l'un et l'autre addict. Ouais il y a des chiffres qui sont sortis.

Même les grands-parents d'aujourd'hui les aînés. C'est pas sur les mêmes réseaux sociaux, c'est plus sur Facebook ou ailleurs en tant d'écran par jour. Bon, ils sont à la retraite, ils sont pas à l'école.

C'est on est à peu près sur la même chose avec un degré de connaissance et de capacité à décellerer le vrai du faux qui est à peu près le même quoi. Voà. Alors, c'est et mais c'est ça qui est important, c'est la capacité à prendre du recul.

Alors, je veux bien évidemment entendre Anna sur cette question parce que vous vous êtes faites partie des de ces influenceuses ou influenceurs dont qui contribuent à une libération de la parole et cetera. Qu'est-ce que vous en pensez vous de cette solution coercitive ? l'interdiction.

Je suis plutôt d'avis moi d'éduquer pour le coup. Euh après bien sûr, il y a aussi tout l'encadrement au niveau des plateformes, enfin les contenus qui circulent. C'est parfois je suis moi-même moi-même choquée alors que j'ai quand même un peu plus de recul, je suis un peu plus âgée et c'est surtout mon métier.

Mais je dirais plus l'éducation et l'encadrement au niveau des plateformes plutôt que l'interdiction parce que c'est quelque chose si s'ils veulent vraiment se connecter, ils se connecteront en fait. s trouveront un moyen de de venir en ligne quoi. Mais est-ce que vous voyez vous avez des témoignages de jeunes qui se retrouvent finalement enfermés avec des contenus qui sont des contenus qui leur nuisent quoi, qui sont néfaces, qui peuvent les enfermer dans des pensées dépressives ou suicidaires ?

Oui, il y a eu ben très récemment justement il y a la ministre qui avait qui avait pris en qui a pris un peu en à bralcor le sujet du skinny talk sur TikTok où c'était vraiment la glamorisation de bah de l'anorexie, des troubles du comportement alimentaire et ça c'est des contenus qui sont souvent revenus et qui ont été mentionnés par par des personnes qui m'ont contacté en en message privé qui ne voyaient que ça en fait sur leur feed et du coup ça intensifia encore plus leur mal-être et c'est Euh c'est un peu il y a un peu de tout quoi. C'est c'est vraiment le souci. Alors je je vous donne la parole tout de suite mais je voudrais vous entendre là-dessus parce que évidemment il y a un il y a enfin quand une dépression, il y a j'imagine un faisceau de de cause, d'indice et cetera, mais est-ce que vous vous avez des voyez des cas où justement cet enfermement dans un réseau social ou des réseaux sociaux est un facteur déclenchant d'une certaine façon ?

Oui. Alors, peut-être qu'on les voit pas beaucoup parce que ces jeuneslà, malheureusement, ils accèdent pas forcément à une prise en charge tant qu'ils vont tant qu'ils vont pas trop mal. Et donc euh l'enjeu, c'est effectivement de les sortir de cette de cette bulle.

Moi, je suis plutôt très inquiet de la trajectoire qu'on prend. On va cumuler du retard parce que ça fait 10 15 ans mais dans 10 ans, il sera trop tard si vraiment c'est une catastrophe. Et je moi j'ai plutôt l'impression pour la santé mentale et d'autres aspects hein, l'éducation en général et la cohésion que on on risque d'être dépassé à un moment donné.

Et c'est sûr qu'il y a pas qu'une seule solution. L'interdiction euh toute simple, ça ne marche pas, mais il y a quand même des choses qu'on peut restreindre. on restreint la vente de l'alcool aux jeunes et c'est plutôt ça même si on narrive pas à le respecter complètement mais ça fait partie des des des outils.

Euh il y a eu un rapport euh à l'Assemblée nationale hein de d'une commission d'enquête sur TikTok en particulier qui propose des quand même des axes de proposition très clair sur même la manière de d'organiser les les flux pour les jeunes pour éviter que ça soit trop addictogène. Enfin, il faut multiplier les les outils et puis surtout proposer des alternatives parce que les jeunes seront moins sur les écrans si on leur dit si on leur propose des choses à faire en dehors de l'écran et donc revenir quand même à des propositions d'activité physique, de loisirs, de culture et ça marche quand on quand on arrive à les faire s'intéresser à autre chose, bah il décroche. Mais c'est un gros effort parce que on a tous perdu.

Vous êtes en train de répondre à une question d'Éliane qui témoigne, qui dit "Mon fils de 29 ans, diplômé, expérimenté en informatique, est au chômage depuis 18 mois, il reste enfermé chez lui, à jouer sur internet, aucun désir, ne s'intéresse à rien, n aucune vie sociale. Je sais pas comment l'aider à à se sortir de là." Vous êtes en train de répondre à cette cet appel que par exemple la sédentarité qui en découle parce que on a 10 fois moins d'activité physique qu'avant et c'est encore amplifié et ça ça veut dire s'abîmer la santé en général.

Donc je crois vraiment c'est des propositions parce qu'on faut pas être que dans le négatif, il faut qu'on organise collectivement euh ça part de l'école évidemment mais il y a tout le tissu social et associatif autour qui est de réorganiser une vie à l'extérieur de la maison quoi, d'une certaine manière parce que les contacts sociaux ont été énormément réduits depuis 15 ans. C'est l'arrivée de l'iPhone he c'est facile à mesurer. Vous savez un livre américain qui a vraiment étudié ça. une corrélation entre l'arrivée de l'iPhone, des réseaux sociaux, les écrans et une dégringolade de des indices de santé mentale surtout de d'anxiété, de perdre de l'estime de soi.

Enfin, il y a tout un tas de d'éléments on parle des politiques publiques dans dans un instant, ce sera notre dernier chapitre mais comme promis Lord Darcose, vous vouliez intervenir ? Oui. Non non, c'est parce que en fait pour répondre aux derniers intervenants, nous aussi on va avoir notre proposition de loi de de Catherine Morin de Saill sur justement les les méfets des écrans et et la surexposition en fait des jeunes donc sur avec les problèmes des réseaux sociaux juste avant Noël hein le 18 le 18 ça passe chez nous avec Serge Chiseron qui a été assez enfin qui a été bien sûr auditionné mais pour revenir à ce que vous disiez la prévention c'est au bout à l'école.

Nous, on on crie depuis des années des années avec les professionnels pour qu'il y ait plus de médecins scolaires, qu'il y ait plus d'infirmière. Bah, je veux dire avant que on en arrive à ce que ces jeunes malheureusement arrivent dans les dans les urgences parce qu'ils ont fait une tentative de suicide où on en parle pas parce que il y a pas que la dépression. Nous, on a beaucoup de ries, c'est aussi un mal-être. a pu exprimer leur violence et leur traumatisme autrement que à coup de machette à la sortie de de d'un établissement scolaire. c'est malheureusement ça participe aussi à ce problème de santé mentale et donc tout ça ça se fait en prévention et si les parents non ne peuvent pas le faire, le premier endroit pour essayer d'alerter c'est dans c'est dans les écoles et ça c'est quand même dramatique sur les les l'aide qu'on peut apporter aux parents qui sont confrontés à à cette situation cette addiction cet enfermement oui j'étais bien sûr tout à fait d'accord avec toutes les réponses apportées mais il me semble que il y a un ou deux sujets qu'on manque et d'ailleurs de depuis le début c'est que dans Tout ça, monsieur est sans emploi si j'ai j'ai bien compris.

Enfin, il y a des facteurs sociaux, des facteurs environnementaux de où on vit, sur quel territoire, dans quel statut et alors là c'est quelqu'un de d'actif et des jeunes actifs et des jeunes inactifs, malheureusement, il y en a aussi beaucoup. et la paupérisation, les conditions sociales qui se réduisent, enfin c'est des vraies politiques publiques et ça touche les enfants parce que donc pour revenir au sujet des enfants et des jeunes, une famille ou un enfant qui grandit dans une famille précaire éloigné tout dans des conditions difficiles, la santé mentale et bien ça a forcément un impact sur leur leur bien-être et surtout leur mal-être en l'occurrence. Et on voit bien qu'on passe plus de temps et c'est souvent la facilité du débat public et notamment des responsables publics, c'est que là on parle de causes structurelles qui demandent de changer des choses de façon massive. c'est vrai que c'est plus facile de s'écharper sur 15 ans, 14 ans, 16 ans pour l'interdiction des réseaux sociaux.

J'ai peur que si demain on interdise les réseaux sociaux, on ralentisse peut-être et on limite l'impact. Mais les données objectives ou les causes structurantes, euh elles dépassent très largement l'usage de TikTok ou autre. Au moment où vous nous parlez, on voit cette statistique 47 % des 159 ans en grande précarité qui souffrent de dépression, 16 % de ceux qui sont sans difficulté économique qui souffrent de dépression.

Voilà le l'importance de la précarité dans l'élément déclencheur de de de ces dépressions. Une question 10or de Salerne, elle est pour vous Antoine Péolo. Est-ce qu'on pourrait faire des bilans psychologiques annuels comme on fait des bilans de santé ?

Absolument. h psychologique et je dirais même jusqu'à psychiatrique parce que il faut vraiment utiliser les mots. Il y a des jeunes qui sont en souffrance et qui ont besoin d'un accompagnement psychologique et c'est un premier niveau.

Il y en a moi j'en vois qui qui arrivent à l'hôpital après 4 ans de dépression grave qu'on aurait dû dépant ou des choses encore plus massives comme des hallucinations, des troupes schizophréniques. On n pas dépisté alors que bon bah voilà, on organise des choses dans les dans la ville. Il y a il y a des il y a beaucoup de manques, c'est sûr, de lieu de soin, mais si on avait des filtres un petit peu pour dépister, alors annuellement c'est lourd hein, c'est clair que on manque de médecine scolaire partout et ça c'est une catastrophe et il faut la renforcer.

Mais en effet, les dépistages enfin les reconnaissances précoces, elles sont essentielles. Alors comme promis, on va s'intéresser à ce qui a été proposé ou mis en place les politiques publiques. C'est Clémentine Louise qui va nous éclairer sur ce sur ce point.

On va voir ensemble. Bonsoir Clémentine qui a été mis en place les dispositifs pour accompagner les jeunes depuis la la crise Covid. Beaucoup de d'annonces.

Euh qu'est-ce qui a été mis en place ? Bref, on s'y perd un petit peu. Dites-nous tout.

Oui, mais il y a eu plusieurs dispositifs qui ont été mis en place depuis 2021. D'abord, santé psyétudiant, un dispositif qui s'adresse aux étudiants, donc qui est porté par le ministère de l'enseignement supérieur depuis février 2021. Il permet aux étudiants de bénéficier de consultation gratu avec leur université.

Alors, comment ça marche concrètement ? Et bien, en fait, les étudiants peuvent directement taper dans Doctolib santé psi étudiant. Ils trouvent un praticien conventionné et ils prennent rendez-vous.

Les séances sont donc gratuites. Le psychologue, lui, est rémunéré par l'université auquelle l'étudiant est rattaché. Sur une année scolaire, un étudiant peut suivre 12 séances.

Un nombre qui a augmenté puisqu'on était à 8 avant 2014 et le compteur est remis à zéro à la rentrée suivante si l'étudiant est toujours inscrit à l'université. Et puis alors ce dispositif, il est cumulable avec un autre qui s'appelle mon soutien mon psi. Oui, mon soutien mon psi c'est un dispositif qui a été lancé en 2022 et cette fois il concerne pas que les étudiants, il concerne tous les jeunes et même plus que ça, il concerne tout le monde puisqu'il y a pas de limite d'âge.

Alors concrètement mon soutien, mon PSI, c'est aussi 12 séances euh 12 séances par an pardon. Remboursé à 60 % par l'assurance maladie, 40 % par la complémentaire santé et puis 2022. Le montant des séances remboursées est passé de 30 à 50 €.

Ça a permis d'inclure plus de praticiens dans le dans le dispositif. Attention par contre cette fois et vous devez avancer les frais et vous serez rembourser ultérieurement. Oui.

Et puis un autre dispositif, c'est le 311 14. Oui, c'est un numéro à retenir. C'est la ligne d'écoute de prévention du suicide.

Elle a été mise en place le 1er octobre 2021. L'appel est gratuit, confidentiel, accessible 7 jours 7 jours sur 7 24h sur 24 et depuis tout le territoire national. Et cette ligne reçoit entre 300 et 400 appels par jour.

Bon, ces dispositifs sont-ils efficaces ? Alors, près de 600000 personnes auraient bénéficié de mon soutien, mon psi. En revanche, les patients suivent en moyenne 4 à 5 séances sur les 12 qui sont prévues.

C'est assez peu. Alors, plusieurs explications à cette moyenne. Soit des troubles psychologiques plutôt légers, soit une réorientation vers des services plus spécialisés vers la psychiatrie par exemple, mais aussi des difficultés d'accès.

La Casse nationale d'assurance maladie faisait un petit peu le point en début d'année. Noter que et bien le dispositif enfin les praticiens qui font partie de ce dispositif se trouvent à 90 % dans des zones urbaines et donc il y a certains territoires qui ne sont pas ou peu couverts par le dispositif. Alors la santé mentale, c'est pour rappel pour rappeler hein, c'est la grande cause nationale de 2025 et puis ça le sera aussi en 2026 puisque le gouvernement a reconduit voilà cette grande cause à l'heure.

Merci Clémentinou. C'est l'une des informations de cette journée lors d'Arcuse qui est vraiment c'est je le disais tout à l'heure mais il faut le détail grande cause nationale 2025. Alors c'est la santé mentale, pas seulement la santé mentale des jeunes mais enfin vous peut-être encore mieux que nous vous en avez vu les faits.

Pas du tout. Pas du tout. Enfin, je à part euh le le la communication, je pense que vraiment euh ça a permis euh de de diriger enfin quelques quelques travaux euh des groupes de travail euh euh des des propositions de loi euh enfin ou des rapports mais euh on y voit on nen voit pas l'effet parce qu'on a l'impression que ce sont des effets d'annonce.

C'est comme euh mon soutien psi euh c'est c'est très bien 12 euh 12 séances mais s'il n'y a pas euh une vraie collaboration du médecin de ville euh du psychiatre du psychologue et puis en effet qu'on puisse euh mailler ça sur l'ensemble du territoire parce que c'est beaucoup plus facile en effet dans les grandes villes. Euh mais qu'est-ce que deviennent en fait ces ces personnes qui ont consulté si derrière il y a pas un suivi euh sauf si en effet ils sont dirigés vers un vrai service psychiatrique ? On on a l'impression que c'est euh bonne belle intention euh mais qu'on reste au milieu du gay parce qu'en fait du coup on ne traite pas le sujet et de prévention et ensuite de suivi beaucoup plus poussé.

Ouais. Antoine Pellissolo, on va pas on va si on compare la santé mentale des jeunes avec la santé mentale en général sur les moyens puisque là on essaie de s'intéresser aux moyens. Est-ce qu'il faut plus de moyens humains quand on s'adresse à finalement à ces 15 29 dont on parle ?

Oui. Euh parce que notamment entre 15 et 20 ans, on a assez peu parce que les autres sources, en gros, ça peut être des médicaments par exemple pour les adultes qu'on a beaucoup moins pour les adolescents parce que c'est plus sensible, c'est il y a moins de de d'études par exemple sur l'utilisation donc c'est restreint et on met avant tout l'accent sur la psychologie, la psychothérapie et puis un accompagnement psychosocial comme on dit. Donc effectivement, c'est toujours toute façon préférable de d'agir avec des moyens psychologiques.

On a heureusement quand il y a besoin des traitements médicamenteux ou d'autres formes de traitement. Mais dans la population des 15, alors les 15 25 ans de toute façon, c'est la population la plus concernée parce que c'est à cet âge-là 80 % des troubles psychiatriques commence entre 15 et 25 ans. Donc c'est normal de il faut à tout prix mettre beaucoup de moyens qui sont en effet des moyens humains.

Et clairement, je vais dire vraiment le compte n'y est pas comme on dit hein, la psychiatrie, c'est la question. La psychiatrie va très mal et la pédopsychiatrie encore plus mal. Euh c'est catastrophique.

Moi je crois que il faut être transparent. Et moi, j'ai vu le le communiqué du premier ministre tout à l'heure. Très bien, on renouvelle.

Saison 2, euh il y a eu de la communication et la communication quand mêmeide c'est bien, il faut que ouvrir la parole. Sauf que ça fait aussi venir plus de monde consultation et derrière il y avait de toute façon je crois que c'était Yannick Neer qui qui avait proposé des mesures en juin en disant il y a 0 € en tout cas pour la psychiatrie et le communiqué du premier ministre. Il y a pas le mot psychiatrie dedans.

Moi, j'étais fou de rage parce que c'est très bien de dire on va faire des colloques en gros. Moi, j'ai fait 15 colloques cette année et là c'est fini. Moi je ferai plus de colloc sauf si on nous fait des annonces qui qui sont des alors une fois encore une fois des moyens humains.

C'est on a besoin de plus d'infirmière, on a besoin de plus de psychologues en tout cas dans le service public et puis après il y a la ville et les autres dispositifs qui sont aussi très importants. Je donne juste un exemple. En effet, dans un hôpital chez moi en le directeur m'avait alerté il y a il y a un an ou deux.

Euh comme il y avait pas de de place bien sûr en service euh psychiatrique euh on mettait ces ces adoss ou ou jeunes adultes dans des services pédiatriques et un avait tenté de réavaler des cachoux mais alors à dose homéopathique parce que c'était pour des bébés donc il avait dévalisé quasiment le placard de la pharmacie de du service en entier mais ça montrait la désérance en fait de euh cette organisation en fait même hospitalière en fait hein qui est qui est compliqué. Donc je et du coup mettre des finalement moi j'ai été confronté avec des gens assez proches sur ces sujets. Soit on a les moyens et on va dans des maisons privées, mais on est confronté à ce moment-là à d'autres sujets parce qu'on en parle pas, mais on peut aussi tomber dans la drogue plus facilement peut-être dans cette mouvance là ou d'influence en fait hein où on est mal ben il y a des drogues qui vont vous permettre d'être je parle pas de médicament là vraiment de vraies drogues ou alors on est dans une désirance totale où il y a pas de place en hôpital on n pas les moyens de prendre un psi donc c'est vraiment très for 2 ans pour un rendez-vous Oui, rendez-vous en pédopsychiatrie.

Oui. Dans les cent de consultation. Euh Anna, je reviens vers vous peut-être pour euh s'appuyer sur soit votre expérience personnelle, soit sur celle de jeunes qui qui ont témoigné sur votre page Instagram sur le suivi.

C'est est-ce queil y a des ruptures dans le suivi faute de moyen humain ? Est-ce que vous l'avez vécu ça ? Bah à titre personnel, oui, parce que ça revient à très cher en fait de voir bah de voir un psychologue en libéral.

Typiquement à Paris, c'est 70 € minimum. Euh, il y a l'attente aussi. Enfin, réussir à trouver le bon psychologue, réussir à trouver aussi le bon psychiatre.

Donc là, c'est encore plus compliqué parce que bah en libéral, c'est encore plus cher, c'est encore moins accessible. Et euh je sais que je suis pas la seule dans ce cas-là parce que j'ai beaucoup de messages que je reçois sur mon compte euh de personnes qui ne savent plus vers qui se tourner en fait pour euh pour se faire suivre. H euh je je vous propose une autre une autre statistique.

On est on est toujours dans les mêmes enquêtes hein sur les sources des angoisses des 159 ans. Elles sont nombreux. 68 % des 159 se disent inquiets pour leur avenir personnel. 77 % des 15-29 ans inquiet pour la crise environnementale et euh 83 % pour l'actualité internationale.

C'est euh une une enquête de l'Institut montienne de la Mutualité française et de l'Institut Terram. Mais évidemment, ça nous ramène cette anxiété lié à l'actualité internationale. Au premier thème de débat dont on a parlé Jonathan sur ce plateau là, c'est-à-dire le risque de guerre, ces annonces qui ont été voilà la déclaration du chef d'état-major des armées, voilà se préparer à perdre nos enfants ou même l'annonce du retour du service militaire volontaire aujourd'hui par le président de la République.

Je veux bien vous entendre là-dessus. Elle noier, est-ce que c'est un discours de vérité qu'il faut tenir aux Français et aux jeunes en général ou est-ce qu'on en rajoute à cette anxiété qui les frappe ? Bah en tout cas, les chiffres du coup ne me surprennent pas vu le débat public qu'il y a depuis plusieurs années.

Euh c'est difficile de ne pas avoir peur, c'est difficile de ne pas ressentir une certaine tension à ce sujet. Euh discours de vérité est toujours un bon discours à avoir. Maintenant la vérité, elle a souvent plusieurs facettes.

Il faut aussi savoir toutes les dire. Un discours guerrier, un discours dans ce sens-là. Encore une fois, moi je m'avancerai pas sur une position parce que je porte une parole collective qui est celle du CE et je ne sais pas quelle est-elle sur un service militaire volontaire.

En revanche, sur les organisations de jeunesse, je sais ce qu'on en pense et globalement, il me semble que si on veut veiller, je crois avoir une force politique, c'est ce que disait le le président, il y a aussi d'autres sujets qui attendent des réponses et globalement on n'y est pas sur la parole peut-être, on va conclure là-dessus, du chef d'étatmajor des armées, Fabien Mandon, c'était lors du congrès des maires, c'était devant devant les élus lors d'Arcos. Bah euh les maires ont tous été extrêmement ébranlés parce que je pense qu'ils ont déjà quand même euh beaucoup de responsabilités sur les épaules. Ils sont comme le dit souvent notre président général Archer à pororté de baffle.

Donc euh eux aussi eux ils ont une charge mentale assez importante. Et donc là on avait l'impression qu'on on les désignait comme porte-parole en fait de du fait qu'il fallait retourner dans leur commune dire à tous les enfants tous n tous nos jeunes à partir de 18 ans qu'ils allaient partir à la guerre. Donc ça été très mal interprété par eux et moi j'ai tout de suite pensé aux jeunes.

Je me suis dit mais c'est absolument terrible. Et donc on prend vraiment les choses complètement à l'envers. Moi je suis très triste que le SNU, le service national universel ait disparu de manière aussi brutale.

Je pense qu'il était très mal fait, très coûteux. On envoyait en fait des gamins ultramarins en Île-de-France et des franciliens en grand dans les grands ests. Enfin, je veux dire à quoi ça leur sert ? pouvent rester dans dans un périmètre proche et il fallait les amener à leur faire comprendre que c'était leur apprendre aussi les valeurs de la République du service et ceux que j'ai pu voir ont été transformés pour vouloir après continuer dans milieu associatif et autres et là ça aurait été autre chose.

Là, on est en train de se dire, on est en train de refaire en fait un service en effet une qui montre une guerre à nos portes et donc ça ça paraît assez loin de juste un un gentil SNU ou même service civique. Ouais, effectivement, on va terminer là-dessus. Merci beaucoup et à bientôt sur sur Public Sénat.

Merci d'avoir participé à notre émission. Bien, je vais rappeler ce numéro gratuit, le 3114. Numéro gratuit confidentiel de prévention du suicide pour l'un de vos proches ou pour vous-même.

N'hésitez pas, il fonctionne, je le rappelle, 7 jours sur 7 et 24h sur 24 gratuité et confidentialité. Merci encore et à bientôt sur notre plateau. Je vous dis à lundi pour un nouveau sens public.

D'ici là, nos débats sont disponibles sur la plateforme publicsena.fr. fr euh vous pouvez réécouter nos émissions en podcast et puis je vous donne l'invité de la matinale de public à demain bah tiens on va certainement parler de de service militaire puisque c'est le général Vincent Desport ancien directeur de l'école de guerre.

Merci beaucoup. C'est parti. [musique] [musique]